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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 9 • Montréal • 15.05.2005 |
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Visites nocturnes organisées par Pierre Malo Quartier Éphémère vous présente
OBSOLESCENCE Anciens silos du Canada Maltage Du 12 mai au 18 juin, Quartier Éphémère est heureux de présenter un nouveau projet pour la mise en valeur de ruines urbaines, Osboslescence, installation lumineuse des anciens silos du Canada Maltage, par Axel Morgenthaler. Situés aux abords du Canal de Lachine, les inspirants silos du Canada Maltage, à l’abandon depuis 20 ans, s’offrent aujourd’hui à la création avec de plus la présentation d’une exposition à la Maison de la Culture Marie-Ugay, regroupant les œuvres d’Anthony Dalterio, Scott MacLeod, David Miller, Diana Shearwood, Lorraine Simms. Axel Morgenthaler, concepteur lumière, interviendra dans les petites maisons suspendues au-dessus des silos. Cherchant à insuffler la vie à ces anciennes cabines de convoyeurs à grains, il créera l’illusion d’un petit village suspendu en pleine activité. Différentes ambiances occuperont les espaces par l’utilisation de sources de lumières stroboscopiques et fluorescentes. Obsolescence favorisera le rayonnement des anciens silos à travers la ville et compte tenu de sa masse imposante, de multiples points de vue s’offriront, particulièrement de la rue Saint-Patrick aux abords du Canal de Lachine. Des visites nocturnes seront organisées par Pierre Malo, urbaniste et historien de l’architecture industrielle montréalaise, qui remettra en contexte les anciens silos du Canada Maltage à l’époque industrielle du Canal de Lachine. Bien connu du monde du spectacle, Axel Morgenthaler est l’un des concepteurs visuels les plus innovateurs. La qualité de ses créations associée à sa personnalité hybride lui ont permis de travailler tant avec des chorégraphes tels Édouard Lock, Marie Chouinard et Ginette Laurin, qu’avec des metteurs en scène comme Robert Lepage, Gilles Maheu ou Wajdi Mouawad. Il a également collaboré à des projets d’opéra, de télévision et de musées. Depuis quelques années, il s’intéresse à l’architecture par la mise en lumière de bâtiments comme l’une de ses récentes réalisations dans la ville de Québec l’a montré. Avec Obsolescence, il continue son travail comme sculpteur de lumière dans les espaces publics suite aux installations Photonic Playground, Beam Beat et son exposition dans le fort Lièdot sur l’Ile d’Aix en France. Bien qu’étant en ruine, les anciens silos du Canada Maltage présentent des éléments architecturaux remarquables notamment ses magnifiques silos en terre cuite, les derniers en Amérique du Nord. Il borde le Canal de Lachine comme de nombreux bâtiments de l’ère industrielle, dont certains ont pu être sauvés par leur réhabilitation. La destinée du Canada Maltage est plus que compromise car l’état avancé de sa dégradation ne permet plus d’entreprendre de le rénover. C’est pourquoi Quartier Éphémère a imaginé le projet d’Obsolescence afin de lui rendre un dernier hommage. Organisme actif à Montréal depuis 1994, Quartier Éphémère axe ses réflexions et ses recherches sur le rôle de l’art et la présence des artistes au cœur de la ville. Par des interventions artistiques sur des friches industrielles ou rebus urbain, Quartier Éphémère cherche à éveiller la conscience du grand public et invite à poser un nouveau regard sur le patrimoine. Avec ses nombreux projets in situ tels Panique au Faubourg, Silophone, Tunnel, Plan Large et la Fonderie Darling, Quartier Éphémère favorise la réhabilitation d’anciens bâtiments au profit de l’art et redonne vie à des éléments urbains significatifs. Quartier Éphémère tient à remercier tous ses partenaires pour leur précieuse collaboration dont le Conseil des Arts et des Lettres du Québec, le Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Québec, l’arrondissement du Sud-Ouest, la Fondation Phyllis Lambert, le Cirque du Soleil, la Brasserie McAuslan et Monsieur Steven Quon, propriétaire du bâtiment. Cronique
HTMlles 07e Le festival international de cyberart par Tina Armaselu L’art, la technologie et la sensibilité féminine sont au rendez-vous depuis hier, dans le cadre de la biennale internationale HTMlles « périphéries + proximités » qui se déroulera à Montréal, du 18 au 21 mai. La séance d’ouverture a eu lieu au Monument National, 1182 boulevard Saint Laurent, institution jouant un rôle important dans l’histoire du féminisme au Québec, et a réuni des artistes, des représentants de la presse, du public et du Studio XX, un centre d’artistes féministe fondé à Montréal en 1996, l’organisateur principal de la manifestation. Le festival comportera des conférences, des tables-rondes, des vernissages, des performances, des micro-actions, la plupart en entrée libre, dont le but serait de familiariser le grand public avec l’impact social et culturel des nouvelles technologies, à travers une série de projets inédits créés principalement par des femmes. Le programme inclura une participation d’artistes provenant d’une dizaine de pays. Après une présentation des projets et des groupes de support qui animeront le festival, la soirée a été conclue par une courte démonstration de Jessica Findley sur le projet Millefiore Effect (Afrique du Sud, Etats Unis, Suède) envisageant les combats de l’avenir comme des formes rituelles dans un environnement interactif commandé par la voix, et par une « avant-première » du spectacle Immanence (Canada), de Susan Kozel et Mesh Performance Practices, proposant un nouveau type d’expérience esthétique réunissant la danse, les techniques de visualisation médicale et la capture numérique en temps réel du mouvement du corps humain. La soirée a représenté une bonne introduction à cet événement qui se veut, selon M-me Karen Wong, co-directrice du festival, une occasion d’explorer, de deviner, d’extrapoler, d’interférer poétiquement.Montréal la 7e édition du Festival HTMlles
Le Festival HTMlles - 7e édition Une biennale internationale de cyberart:
où les technologies rapprochent les continents, libèrent des voix créatrices Le Studio XX est heureux de dévoiler la programmation de la 7e édition du Festival HTMlles qui se tiendra du 18 au 21 mai 2005 à Montréal. Cette année, le Festival HTMlles prend un nouvel envol sous la forme d'une biennale internationale de cyberart. Événement unique au Québec, il représente une occasion inédite de découvrir les créations de femmes travaillant avec les multiples facettes des technologies numériques et du Web. Inspirée par le thème «périphéries + proximités», la programmation propose un parcours novateur qui questionne l'effet des technologies sur les rapports sociaux et leur impact sur nos modes de vie. Performances, projets Web, conférences, installations interactives et micro-actions composent le programme, avec des artistes en provenance d'une dizaine de pays seront prposés au public en l’espace de seulement 4 jours! Occasion inédite de partager et d’explorer les possibilités créatives du cyberart et des nouveaux médias, le Festival HTMlles représente un lieu de rencontres à la croisée de l'art, des technologies, de l'histoire des femmes et des perspectives sociales actuelles. Venez explorer avec nous ce programme fort relevé en découvertes et en émotions! C'est un rendez-vous! Lieux et parcours Au Monument-National, dans le Studio Hydro-Québec, nous présenterons également en première mondiale une commande d'oeuvre d'envergure conçue spécialement pour les HTMlles: Immanence de Susan Kozel et Mesh Performance Practices où la danse, embrassant les nouvelles technologies, se transforme en performance interactive. La promesse d'un spectacle surprenant et envoûtant, d'une artiste canadienne de renommée internationale! À la Balustrade, un groupe d'artistes belges, Constant, établira son poste de travail pour une micro-action qui durera plus d'une semaine: une recherche sonore et mobile qui les amènera vers le public pour documenter la culture du travail chez les femmes par un questionnaire retransmis sur le Web. Les HTMlles bénéficient cette année d'une généreuse collaboration du centre d'artistes pour femmes, La Centrale: elles nous ouvrent les portes de leur espace, boulevard Saint-Laurent, pour une soirée toute spéciale de performances. Avec des artistes qui explorent le lien entre les instruments musicaux traditionnels et les technologies actuelles: Raylene Campbell, entre l'accordéon et le multimédia; les Nathalie, Dion et Derome, entre la parole, la musique et la vidéo; Suzanne Binet-Audet et ses collaboratrices avec une performance visuelle accompagnée des ondes Martenot et d'une conception sonore électronique. Une série inédite et originale qui promet chaleur et découverte! Au Cinéma ONF se tiendra un événement spécial présenté en collaboration avec le Groupe Intervention Vidéo: un programme triple avec une programmation de vidéos inscrits sous le thème: Je t'ai à l'oeil – Surveillance(s) et technologie(s), suivi d'un cocktail qui précédera la première québécoise du long métrage de Caroline Martel Le Fantôme de l'OPÉRATRICE. Ce documentaire onirique nous fait découvrir une main-d’œuvre invisible qui a traversé le XXe siècle — celle des téléphonistes. En soirée de clôture des HTMlles, venez découvrir au Studio du Musée Juste pour rire des artistes exceptionnelles qui sculptent le son sur des rythmes divers: les montréalaises DJ Cyan, DJ Jasmine, Alice + the Serial Numbers, K-project et des artistes venues de Croatie spécialement pour le public des HTMlles, GNU Girl Power Collective. Ce collectif d'artistes mélange avec humour logiciels libres, féminisme, DIY et raffinement, lançant des messages «copyleft» au public et jouant de la musique électro, low-fi, trash et dansante! Une première présence en sol montréalais à ne pas manquer! Au Studio XX et au CDÉACF, deux micro-actions qui prennent la forme d'ateliers et de démonstrations techniques. Au Studio XX, Suzanne Binet-Audet fera découvrir les mystères des ondes Martenot et au CDÉACF, Isabelle Massu initiera les participant-e-s au logiciel libre SPIP, outil de publication sur Internet. périphéries + proximités Le corps futur Le groupe d'artistes et de chercheurs brésiliens, Corpos Informaticos, offrira au public des HTMlles une performance en téléprésence et en direct durant 2 heures. Ce projet inédit, Ctrl-C Ctrl-C, explore les possibilités d’une interaction poétique dans un environnement télématique. Un questionnement et un imaginaire liés à la déterritorialisation du corps... Est-il seulement question d'une soumission aux demandes de la machine? Les jeux de territoire¬ Après Bruxelles, Utrecht et Berlin, Michelle Teran développe son projet Life: A User's Manual spécifiquement pour Montréal. Cette performance est un parcours dans la ville au cours duquel les spectateurs arpentent les rues avec Michelle qui utilise un appareil à balayage pour diffuser en direct, sur un moniteur télé, les images captées des caméras de surveillance sans-fil qu'elle aura repérées au cours des jours précédents l'événement. Dans l'installation War Game Room, Tamara Vukov utilise le jeu de simulation d’entraînements militaires Full Spectrum Warrior, aujourd'hui commercialisé, pour rendre compte de l’imagerie guerrière qui façonne actuellement notre culture. Culture sociale Le projet Histoire Orales ou La «nouvelle» technologie est-elle vraiment nouvelle?, initié par Valerie Walker et Chantale Dumas en collaboration avec le Studio XX, propose une réflexion sur les relations intergénérationnelles. Deux équipes d’interviewers, des adolescentes ainsi que des femmes d’âges variés, ont réalisé une série de documentaires radiophoniques, retransmis également sur le Web, relatant l'expérience personnelle d’aînées et leur rapport à la technologie. Présenté en lien avec le projet Histoires orales, une correspondance via Internet avec le Nunavut, présentée par Igloolik Isuma Productions, nous fera découvrir en direct des femmes de diverses générations qui collaborent actuellement au tournage d'un film et au développement d'un site Internet qui documentent la culture orale des Inuits. Une rencontre surprenante et rare, avec des jeunes femmes et des femmes âgées pour une discussion sur leur rapport à la technologie et à la culture. Sons et images libres Dans une soirée spéciale, trois performances avec des artistes qui explorent le lien entre les instruments musicaux traditionnels et les technologies actuelles. Nathalie Derome et Nathalie Dion ont créé pour les HTMlles Le bon voisinage, une performance inédite, sonore et visuelle, divisée en trois parties : les chantillons - petites chansons ludiques - interprétées par Nathalie Derome; la performance poétique, dansée et chantée, de Nathalie Dion; et leur duo d’improvisation vocale, visuelle et vidéo. Billetterie et infos générales Le Festival HTMlles est une production du Studio XX. Studio XX est un centre d’artistes féministe, engagé dans l’exploration, la création et la critique en art technologique. Fondé à Montréal en 1996, il favorise la création et la diffusion d’œuvres d’arts technologiques, numériques et audionumériques créées par les femmes. Il initie de plus en plus de gens au monde numérique en offrant des ateliers de formation générale et professionnelle en nouvelles technologies, en particulier avec les logiciels «Open Source». Studio XX permet ainsi aux femmes non seulement d’utiliser les nouvelles technologies mais plus encore de façonner et de contaminer — à leur manière — l’espace numérique. |
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