Metteur en scène et écrivain d’origine roumaine,
Cristina Iovita fonde en 1999 à Montréal le Théâtre
de l’Utopie, une compagnie structurée sur le modèle
des troupes permanentes européennes dont les membres poursuivent
une recherche de style et une pratique cohérente inspirées
des méthodes de la Renaissance italienne et française.
Depuis sa date de fondation, le Théâtre de l’Utopie
a donné à la scène montréalaise, sous
la baguette de Cristina, huit productions témoignant de son
apport novateur au répertoire universel, classique et contemporain,
telles que Isabelle, trois caravelles et un charlatan de Dario Fo,
Communication à une académie d’après Franz
Kafka, Escurial de Michel de Ghelderode, Jacques le fataliste d’après
Denis Diderot, Romania III de Cristina Iovita, La Parlerie des mercenaires
I et II, d’après Ruzante, Francesco Andreini et Platon,
Ce fou de Platonov d’après A.P. Tchékhov. Lauréate
de prix internationaux de mise en scène (Skopje, 1992) et d’écriture
dramatique (Rod Parker Award, Boston, 1994) ainsi que de bourses aux
artistes accordées par le Conseil des arts du Canada, Cristina
poursuit sa carrière scénique par la création
d’oeuvres originales inspirées des réalités
de son pays d’adoption telles que Le costume neuf de l’empereur,
conte théâtral inspiré des Contes d’Andersen
et Argent et sentiments, oeuvres qui seront représentées
durant les deux prochaines saisons du Théâtre de l’Utopie.
Cristina Iovita est également créatrice d’un système
original d’entraînement de l’acteur qu’elle
enseigne avec passion et dévouement dans le cadre des Ateliers
de l’Utopie destinés aux acteurs professionnels désireux
d’enrichir leurs moyens artistiques.