Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 8 • Montréal • 15.04.2005

 

ARCHIVE

5-8 mai 2005

Un festival tzigane à Montréal

Festival Tzigane Romani Yag

Depuis plusieurs siècles déjà, la musique tzigane (ou Romani) est très appréciée en Europe. Cette tendance s’est encore accrûe depuis une vingtaine d’années. De ce fait, de nombreux festivals et autres événements culturels dédiés cette culture sont apparus sur tout le continent européen.

À Montréal, par contre, leur musique ne connaît un essor fulgurant que depuis peu. Le Festival Tzigane Romani Yag arrive donc au moment où le public montréalais est déjà conscient de l’existence de ce peuple, et montre un vif intérêt pour celui-ci, sans en connaître les traits ou les racines. Ce festival répondra à leurs questions en leur apportant de l’information au moyen d’événements divertissants.

Dans les années à venir, l’un des buts de notre O.B.N.L. sera de permettre à des enseignants Romani de donner cours universitaires sur leur culture dans les universités à Montréal (comme il en existe déjà dans de nombreuses villes à travers le monde). Nous souhaitons également créer un lien entre les communautés et groupes de soutien tziganes, non seulement de Vancouver, Toronto et Montréal, mais aussi d'autres pays. De plus, nous allons inviter des intervenants Roma d’autres pays à venir participer au Festival Tzigane Romani Yag dès 2005, afin de permettre un échange de points de vue sur cette culture entre tziganes (ou Roma) et non-tziganes d'ici et d'ailleurs.

GRILLE HORAIRE ET ADRESSES

Jeudi Thursday 5
19:30 Programme double Double bill
Lion D’Or A : 25 $ E : 17 $*
«Fuego Bohemio» (spectacle show Caravane)
«Con Nuestro Cariño» (spectacle show)

21:30 Lubo Alexandrov’s Kaba Horo (concert)
Divan Orange A : 10 $ E : 7 $

Vendredi Friday 6
19h30 Programme triple Triple bill
Lion D’Or A : 25 $ E : 17 $*
«Romano Drom, la route des tziganes» (spectacle show)
Les Gitans de Sarajevo (concert)
Carmen Piculeata et son ensemble (concert)

Samedi Saturday 7
Toute la journée / All day
Exposition photo exhibit Roma en / in Europe
Café Sarajevo
12h00 Papilles auditives (repas-écoute - lunch and listen
Café Sarajevo A/E : 10 $
14h00 «Tziganes et gadjé» (conférence G. Princigalli)
UQÀM, DS-M425 Gratuit Free
15h30 Atelier de guitare manouche Gypsy guitar workshop (F. Rousseau)
Divan Orange A : 17 $ E : 12 $
18h00 «Qui sont les Roma ?» (conférence S. Barbieux, Caravane)
UQÀM, DS-M425 Gratuit Free
20h30 Hot Club de ma rue (concert)
Divan Orange Contributionvolontaire
20h30 Les Gitans de Sarajevo (concert)
Petit Café Campus A/E : 10 $

Dimanche Sunday 8
Toute la journée / All day Café Sarajevo
Exposition photo exhibit Les Roma et la / and the Bastille
12h00 Papilles auditives (repas-écoute - lunch and listen)
Café Sarajevo A/E : 10 $
12h00 «Opre Roma» & «Japigia Gagì» (films)
UQÀM, DS-M425 Gratuit Free
14h00 «Romani Phuu - la terre tzigane» (conférence J.M. Turine, D. Novak, A. Gaudi) UQÀM, DS-M425 Gratuit Free
15h30 Atelier d'accordéon tzigane Gypsy accordion workshop (S. Popa)
Divan Orange A : 17 $ E : 12 $
16h00 "Les Roma descendent des oiseaux" (lecture de contes reading of tales S.
Barbieux, Caravane - spectacle show)
Café Sarajevo A : 10 $ E : 7 $
19h30 Soleil tzigane (concert)
Café Sarajevo A : 10 $ E : 7 $
21h30 Maânouche Swing (concert)
Café Sarajevo Contribution volontaire

 

ADRESSES / VENUES:
Lion D'Or, 1676, Ontario est
UQàM, Pavillon J.-A. De Sève, 320, Ste-Catherine est
Le Divan Orange, 4234, St-Laurent
Café Sarajevo, 2080, Clark
Café Campus 57, Prince-Arthur est

Pour plus renseignements, consultez le: www.romaniyag.com

2005-2006

TOHU, la Cité des arts du cirque,
annonce ses activités pour 2005-2006

Tina Armaselu

Historique et mission

Fondée en 1999 par En Piste (le rassemblement national des arts du cirque), l'École nationale de cirque et le Cirque du Soleil, la Cité des arts du cirque de Montréal est un organisme regroupant, en un même lieu, des infrastructures de création, de formation, de production et de diffusion des arts du cirque. En 2003, après quatre années d'activités, l’organisme adopte un nouveau nom, TOHU, inspiré du mot tohu-bohu qui reflète, selon ses initiateurs, le caractère dynamique et novateur du projet et la pluralité de sa mission. Placée dans le quartier Saint-Michel de Montréal, la TOHU définit sa mission par trois volets, culturel, environnemental et communautaire, visant le développement des arts du cirque, la réhabilitation d’un grand site d'enfouissement de déchets urbains, l’ancienne carrière Miron, et l’implication de la population de Saint-Michel dans la vie culturelle et économique de la TOHU.

Annonce des activités, le 19 avril 2005

Dans le cadre d’une session d’annonces tenue le 19 avril 2005 dans la salle circulaire de la TOHU, la Cité des arts du cirque a présenté ses prochaines activités pour 2005 – 2006. L’événement déroulé avec la participation de Madame Francine Senécal, responsable de la culture et du patrimoine à la Ville de Montréal, de Monsieur Paolo Tamburello, maire de l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, de Madame Ève Giard, secrétaire générale de SSQ Groupe financier et partenaire principal de la TOHU, a réuni des représentants de la TOHU, de la presse et du public. La manifestation a été clôturée par un vin d’honneur et un mini-spectacle de break-dance présenté par la troupe montréalaise Tactical Crew.

Activités, avril 2005- avril 2006

Dans l’esprit de sa triple mission amalgamant le cirque, la terre et l’humain, la TOHU nous invite à une suite d’activités variées qui mêlent la magie du cirque, le soin pour l’environnement et le charme des fêtes à saveur foraine.
Un premier volet prévoit présenter au grand public des troupes de provenance locale et internationale. On pourrait ainsi mentionner la participation de la troupe française Les Acrostiches en avril, le spectacle annuel de l’Ecole nationale du cirque en juin, la présence de la troupe AAAtchoum de Québec à la fin d’automne, le spectacle Cirkus Inferno de la troupe torontoise Daredevil Opera Company pour le temps des fêtes, le stage des finissants de l’Ecole nationale du cirque au début de l’année 2006, les spectacles 99% Unknown de la troupe suédoise Circus Cirkör et Hahaha de la troupe Okidok2 au printemps 2006.
L’agenda de la TOHU inclut également une série d’événements spéciaux, congrès et expositions, prévus pour l’automne 2005 tels que : Le 15-e Congrès et Festival Mondial des Arts pour la Jeunesse, Les Journées de la culture à la TOHU et La semaine de réduction des déchets.
Le troisième volet prévoit de grandes festivités estivales qui nous invitent à retrouver le charme des fêtes foraines : Eco-fête à la TOHU, Cinéma sous les étoiles, Les Dimanches à la TOHU, La Fête Bio Paysanne, La Falla de Saint-Michel.
Une suite d’expositions permanentes ou temporaires ainsi que l’organisation de visites guidées à thématique culturelle et environnementale complètent ce riche panorama d’activités.
C’est à nous de répondre à l’invitation lancée par la Cité des arts du cirque : ENTREZ DANS LA TOHU !

Pour plus d’information sur le programme détaillé des activités, voir: http://www.tohu.ca

From April 18 to 23, 2005

at Library and Archives Canada, 395 Wellington Street

Ottawa Citizen present

Ottawa International Writers Festival, Spring Edition

Featuring the best in fiction, poetry, non-fiction, film and drama, the annual Ottawa International Writers Festivals are Ottawa's Festivals of Ideas.


Schedule


Monday, April 18

8:00 pm
Opening Celebration featuring Jagdish Bhagwati
$10 / $8 for Students or Seniors / $5 for Festival Members


Tuesday, April 19

6:00 pm
Patrick Watson (Canada)
Host: Ken Rockburn
$10 / $8 for Students or Seniors / $5 for Festival Members

 

7:30 pm Writing Life #1
Ludwig Laher (Austria)
Felicia Mihali (Romania)
Patrick Watson (Canada)
$12 / $10 for Students or Seniors / $8 for Festival Members

 

9:30 pm
Max Middle Sound Project
$5 / Free for Festival Members


Wednesday, April 20

 

6:00 pm
Barry Callaghan (Canada)
Host: Ken Rockburn
$10 / $8 for Students or Seniors / $5 for Festival Members

7:30 pm Book Launch: Dancing Alone: Selected Poems
William Hawkins and friends including
Bruce Cockburn, Sandy Crawley, Sneezy Waters and more!
Host: Roy MacSkimming
A FREE EVENT


Thursday, April 21

6:00 pm
Documentary Film: Capidava
Dr. Cristian Matei (Romania)
A FREE EVENT

 

7:30 pm Writing Life #2
David Gilmour (Canada)
Hiromi Goto (Canada)
BÈa Gonzalez (Canada)
Sheila Heti (Canada)
Host: Melanie Little
$12 / $10 for Students or Seniors / $8 for Festival Members

 

9:30 pm Poetry Cabaret
John Terpstra (Canada)
Erik Linder (Netherlands)
Taja Kramberger (Slovenia)
Host: David O'Meara
$5 / Free for Festival Members


Friday, April 22

6:00 pm - Lecture:
Romanians in the Habsburg Army; Forgotten soldiers and officers
Professor Liviu Maior, Ambassador of Romania
A FREE EVENT

 

7:30 pm Writing Life #3
John Metcalf (Canada)
Kathryn Kuitenbrouwer (Canada)
Nalini Warriar (Canada)
Dionne Brand (Canada)
$12 / $10 for Students or Seniors / $8 for Festival Members

 

9:30 pm Write Across Canada
Sheila Heti
Tess Fragoulis
Nalini Warriar
Alan Cumyn
Host: Sean Wilson
A FREE EVENT


Saturday, April 23

11:00 am BIG IDEA: CanadaEuropa
Cultural Diversity Panel Ludwig Laher (Austria)
Ambassador Sasko Nasev (Macedonia)
Taja Kramberger (Slovenia)
$5 / Free for Festival Members

 

2:00 Poets and Parliament
A Literary Walking Tour
with Steven Artelle (Canada)
$5 / Free for Festival Members

 

4:30 pm Gleams Theatre production
The Guitar Woman by Jon Fosse
$10 / $8 for Students or Seniors / $5 for Festival Members

 

6:00 pm The Macedonian Language
from the end of the Ottoman Empire to the dawn of Cyberspace
Prof. Christine Kramer (Macedonia)
A FREE EVENT

 

7:30 pm Writing Life #4
Tess Fragoulis (Canada)
Charlotte Gill (Canada)
Andrew Pyper (Canada)
$12 / $10 for Students or Seniors / $8 for Festival Members

Authors
Ottawa International Writers Festival, Spring Edition 2005


Steven Artelle
Steven Artelle is the Director of the Ottawa Literary Heritage Society, an organization dedicated to the continuity and advancement of the region's impressive multicultural literary history. Their broad mandate is to promote the civic and national significance of this history, through literary commemoration, education, documentation, and communication.


Jagdish Bhagwati
Jagdish Bhagwati is a Professor at Columbia University and Senior Fellow in International Economics at the Council on Foreign Relations. He was Economic Policy Adviser to the Director General, GATT (1991-93) and also served as Special Adviser to the UN on Globalization and External Adviser to the Director General, WTO. Currently, he is a member of UN Secretary General Kofi Annan's High-level Advisory Group of the NEPAD process in Africa . Five volumes of his scientific writings and two of his public policy essays have been published by MIT press. He has published more than three hundred articles and fifty volumes. His most recent book, In Defense of Globalization, has attracted worldwide acclaim.

 

Dionne Brand
Born in Trinidad, Dionne Brand has lived in Canada since 1970, and is renowned as a poet. Her books of poetry include No Language Is Neutral, a finalist for the Governor General's Award, and Land to Light On, winner of the Governor General's Award and the Trillium Award. She is also the author of the acclaimed novels In Another Place, Not Here, which was shortlisted for the Trillium Award, At the Full and Change of the Moon and most recently, What We All Long For. Her works of non-fiction include Bread Out of Stone and A Map to the Door of No Return. Dionne Brand lives in Toronto.


Barry Callaghan
Novelist, poet and publisher Barry Callaghan is also one of Canada's great journalists. He has received every major award that the country's journalists can offer - more than a dozen National Magazine awards, seven of them gold - and in the United States, he has been given the White Award in New York, the Lowell Thomas Award and the Pushcart Prize. He was awarded the inaugural W.O. Mitchell Award in 1998. His works include Hogg: The Poems and Drawings; The Black Queen Stories; When Things Get Worst; A Kiss is Still a Kiss and the memoir Barrelhouse Kings. His writing has been published around the world and translated into seven languages. His latest book is Raise You Five: Essays 1964-2004 Volume One. Barry Callaghan lives in Toronto with the artist Claire Weissman Wilks

 

Tess Fragoulis
Tess Fragoulis was born in Heraklion, Crete and grew up in Montreal, Quebec, where she currently lives. Her first book, Stories to Hide from Your Mother, garnered rave reviews and a nomination from the Quebec Writer's Federation for Best First Book. One of the stories has been adapted for the erotic TV series, Bliss. In 1983, she returned to her homeland, where she encountered all manner of gods and monsters, who appear in various incarnations in her first novel, Ariadne's Dream.


Charlotte Gill
Charlotte Gill was born in London, England, and raised in the United States and Canada. She is a graduate of the M.F.A. program in Creative Writing at the University of British Columbia. Her work has appeared in Event, The Fiddlehead, Grain, Zygote, and in Best Canadian Stories. Her non-fiction has been broadcast on CBC Radio. Charlotte's short story "Hush" was one of the finalists for the 2003 Writers' Trust of Canada/McClelland & Stewart Journey Prize, and is included in Ladykiller, her recently published first book. She lives in Vancouver, and is currently working on her first novel.


David Gilmour
David Gilmour's latest book, a novel, is A Perfect Night to Go to China. David's pervious novels include Back on Tuesday, How Boys See Girls and Lost Between Houses which was nominated for the Trillium Book Award. He holds an Honors BA in French, a B.Ed., and did graduate work at Victoria College, studying Comparative Literature under Northrop Frye. For many years he has been a fixture on Canadian television: as a film critic for The Journal and The National and most recently, the weekend host for the Documentary Channel. He lives in Toronto with his wife Tina Gladstone and their two children.


Gleams Theatre
Gleams Theatre (Montreal) is proud to present The Guitar Woman by Award-Winning Norwegian author Jon Fosse. The original theatrical approach of director Constantin Sokolov, enables the audience to experience a performance within the aspects of the European theatre tradition combined with modern and experimental theatrical view. This production, starring Ira Sokolova, also features her original music


Hiromi Goto
Hiromi Goto was born in Chiba-ken, Japan, and immigrated to Canada with her family in 1969, eventually arriving in Alberta. Since publishing her groundbreaking first novel - Chorus of Mushrooms in 1995, a regional winner of the Commonwealth Writers' Prize for Best First Book and co-winner of the Japan-Canada Book Award - she has released two further novels and garnered the James Tiptree, Jr. Award and a Sunburst Award nomination. Her latest is Hopeful Monsters, a collection of short fiction. Hiromi was recently Writer-in-Residence at the Emily Carr Institute of Art + Design.


William Hawkins
William Hawkins has lived most of his life in Ottawa, with side trips to Vancouver, Toronto, Tallahassee and Mexico. He is a veteran driver of the Blue Line taxi corps and includes prominent MPs, judges, journalists and bagmen among his regular clients. In recent years, Hawkins made a CD of his best songs, also titled Dancing Alone, and was subject of an onstage tribute at the Ottawa Folk Festival for his contributions to the music scene. Hawkins was also the central figure of a richly creative Ottawa-based music scene. His fugitive pickup bands included Bruce Cockburn, David Wiffen, Colleen Peterson, Amos Garrett, Darius Brubeck and Sneezy Waters. Hawkins calls himself "a semi-retired hard rocker and high roller." His latest book, Dancing Alone: Selected Poems, includes a Preface by Bruce Cockburn and an Introduction by Roy MacSkimming. His previous collections of poetry include Ottawa Poems, and The Gift of Space.


Sheila Heti
Sheila Heti is the author of the critically acclaimed short story collection, The Middle Stories, which was published in Germany, France, the Netherlands, the United States, and Spain. Her most recent book is the novel, Ticknor. Her fiction has been published in Nerve, Brick, Crowd, McSweeney's, and various literary anthologies. She is also the creator of the popular Toronto and New York-based lecture series, Trampoline Hall, and in Fall 2005, her musical, "All Our Happy Days Are Stupid," which was commissioned by Nightwood Theatre and includes songs by Destroyer's Dan Bejar, will have its Canadian premiere. Visit her on-line at www.sheilaheti.net


Taja Kramberger
Taja Kramberger is a poet, historical anthropologist, essayist and translator. She is the editor-in-chief of the Monitor ISA: Review of Historical, Social and other Anthropologies (in Slovenian ZSA), lives in Ljubljana and is a teaching assistant in the Faculty of Humanities at the University of Littoral in Koper. Born in 1970 in Ljubljana, she took up PhD studies in historical anthropology at the University of Littoral in Koper, where she was awarded a number of postgraduate fellowships in Paris and Budapest. Her fifth collection of poetry, a multi-lingual work, Mobilizacije/ Mobilizations/ Mobilisations/ Mobilitazioni, is due to be published soon.
Kathryn Kuitenbrouwer
Kathryn Kuitenbrouwer has worked as a treeplanter in Northern Ontario and a lumberjack in Belgium. She has written features and reviews for The Globe & Mail, The Toronto Star, Maisonneuve Magazine and Bookninja.com. Her acclaimed collection of stories, Way Up, was published in 2003. Her first novel, The Nettle Spinner has just been published. She lives in Toronto.


Erik Linder
Erik Linder is a poet. He was born in The Hague, Holland, in 1968. He has been reading his work on several poetry-festivals in The Netherlands, England, France, Germany and Taiwan.. His most recent collection is Tafel ('Table'), published in 2004. In 2003 he compiled the first anthology of Dutch poetry in French translating to appear in France: Le verre est un liquide lent . He has worked as a teacher of creative writing on the Rietveld Art Academy in Amsterdam and helped to compile a website for his publisher www.dichterbijdebezigebij.nl. He currently lives in Amsterdam, in the former house of the painter Willem Witsen.
Liviu Maior
Ambassador Liviu Maior was born in Romania, Bistrita Nasaud County, in 1940. He studied at the Faculty of History-Philosophy of Cluj-Napoca, "Babes Bolyai" University, where he earned his Ph.D. in History. A Professor and diplomat, he is the author of 10 history books and more than 150 articles and studies. In 1994 he received the Award of the Romanian Academy for his work: "Alexandru Vaida-Voevod between Belvedere and Versailles". His most recent book is Romanians in the Habsburg Army; Forgotten soldiers and officers


Cristian Matei
Cristian Matei was born in Craiova, Dolj county in 1956. In 1993 he earned his PhD in in history and cultural anthropology from Bucharest University. A former Professor and consultatnt for the Discovery Channel, he is currently a Diplomat in the Romanian Ministry of Foreign Affairs. His many publications include more than 80 scientific papers, numerous articles and three books: Archaeology. Technique and Method; The Ancient History of Romania; Capidava and the Danube: The Ancient port installation. He was the Scientific consultant and author of the script for "Capidava" which has been presented at the International Festivals of Archaeological Documentary Films in Algeria and Italy.


John Metcalf
John Metcalf is one of Canada's most influential literary personalities. Born in Carlisle, England, and educated at the University of Bristol, he emigrated to Canada in 1962. Senior Editor of Porcupine's Quill, he is the author of more than a dozen works of fiction and non-fiction. His most recent publications are An Aesthetic Underground: A Literary Memoir and Standing Stones: The Best Stories of John Metcalf.


Max Middle
Max Middle is an Ottawa based poet, performer, musician and photographer. He is not easily charmed but loves magic. In his spare time, he enjoys swimming, watching snails gallop, eating green vegetables, sleeping and dreaming. Recently, Max has been conducting investigations into sound poetry and improvised music with some very talented collaborators. He is a founding member of the musical and poetry performance experiment, The Max Middle Sound Project. This year, a chapbook, entitled A Creation Song. Visit him online at www.maxmiddle.com


Felicia Mihali
Felicia Mihali was born in Romania, where she published her first three books. She graduated from University of Bucharest, Romania with a Bachelor degree in French studies as well as a Bachelor degree in Chinese and Dutch. In the year 2000, she immigrated to Montreal, Quebec, where she continued her studies. In 2003, she obtained her Master's Degree in Postcolonial studies from University of Montreal. In 2002, her first novel Le Pays du fromage, which she translated herself, was published. Two years later, another novel, Luc, le Chinois et moi, was launched. Felicia Mihali is the managing editor of Terra Nova, an on-line monthly cultural magazine.


Ludwig Laher
Ludwig Laher is an Austrian novelist and poet and vice president of the European Council of Artists.


Andrew Pyper
Andrew Pyper is the author of Lost Girls, his highly acclaimed first novel that was a bestseller in Canada, in the Top 10 on the TimesUK paperback list and in the Top 30 of The New York Times paperback bestseller list. The novel was selected as a Notable Book of the Year by The Globe and Mail and The New York Times and is currently being adapted for the screen. His second novel, The Trade Mission, was selected as a Top 10 Best Book of the Year by the Toronto Star and was published in Canada, the US and the UK to great acclaim. Pyper is also the author of Kiss Me, a collection of short stories. While researching and writing The Wildfire Season, he spent three of the past five summers living in the Yukon. His home is in Toronto. Visit his website at www.andrewpyper.com.


John Terpstra
John Terpstra has published seven books of poetry, including The Church Not Made With Hands (1997) and Devil's Punch Bowl (1998). His first book of creative non-fiction, Falling into Place, recently won the 2003 Hamilton & Region Literary Award for non-fiction. Terpstra was the winner of the 1988 Bressani Prize for poetry and the 1992 CBC Literary Competition. He was born in Brockville, Ontario, and now makes his home in Hamilton, where he works as a writer and cabinet-maker. His most recent collection, Disarmament, was nominated for the 2004 Governor General's Award for Poetry.


Nalini Warriar
Nalini Warriar was born in Kerala, India, and grew up in Assam and Bombay. A molecular biologist, she lived in Germany and France before settling in Canada in 1986. She won the 2002 Quebec Writers' Federation McAuslan First Book Prize for Blues From the Malabar Coast. She has a doctorate from Laval University in Quebec City, where she now lives with her husband and their two children. She has completed her first novel, The Enemy Within, and is working on her second./p>


Patrick Watson
Patrick Watson, Commissioning Editor for History Television, is the host and narrator for the CANADIANS series. The veteran television producer, actor, host and best selling author was the first independent chairman of the CBC. Best known for his work in current affairs (Close Up, The Watson Report), and documentary film (Struggle for Democracy, The 700 Million), Watson has maintained an active interest in dramatic production and acting. His series, Witness to Yesterday, a dramatic television series of encounters with great figures from the past, was created for History Television in 1997, featuring entirely new confrontations with some of history's most fascinating figures. He has most recently produced and directed The Conjurer, a magical spectacle starring David Blaine. His latest books are This Hour Has Seven Decades, a memoir and Wittgenstein and the Goshawk: A Fable.


James Bartleman
James Bartleman rose from humble circumstances in Port Carling, Ontario, to become Foreign Policy Advisor to the Prime Minister in 1994. He is the author of the prize-winning memoir Out of Muskoka. In 2002 he became the Lieutenant-Governor of Ontario. Mr. Bartleman is donating his 2004 royalties to the Munk Centre for International Studies at the University of Toronto to support a lecture series entitled "Political Power and Mental Health", designed to engage the public in discussion on issues central to "Shared Citizenship" in Canada.


Anne Giardini
Anne Giardini is a lawyer, a writer and a mother of three school-age children. A columnist for the National Post for three years, she has written numerous articles, stories and essays on wide-ranging topics. The Sad Truth About Happiness, her first novel, will be published in the U.S. and the U.K. by Fourth Estate. The daughter of author Carol Shields, Anne lives in Vancouver


Judith Katzir
Judith Katzir was born in 1963 in Haifa, Israel. She studied General Literature and Cinema at Tel Aviv University. She is currently an editor for Hakibbutz Hameuchad/Siman Kriah Publishing House and teaches Creative Writing at Tel Aviv University. She began publishing short stories in the Israeli press in the 1980s and has been awarded literary prizes for both individual stories and her collection, Closing the Sea. Her books are outstanding bestsellers in Israel, and she was awarded both the Platinum and the Golden Book Prizes, by the Book Publishers Association. Katzir was awarded the Prime Minister`s Prize for literature (1996), and the WIZO Prize in France for Matisse Has the Sun in His Belly (2004).


Janet Morgan
Since 1995, when Captain Bruce's files were rediscovered, Janet Morgan has spent most of her spare time searching the Continent for his agents' descendants, deciphering coded letters and secret reports, examining maps, timetables, moonlight diagrams and methods of escaping from prison camps, and learning about railways, espionage, pigeons and ballooning.
The greater part of her working life, meanwhile, is spent as a director of various public companies in the telecommunications, transport, construction, financial and energy industries. She lives in Scotland and, like Madame Rischard, is a housewife.
Her other books include the four-volume edition of the Crossman Diaries and the authorized biographies of Agatha Christie and Edwina Mountbatten; The Secrets of Rue St Roch is a jigsaw puzzle on an even bigger scale.


David T. Suzuki
David T. Suzuki PhD, Chair of the David Suzuki Foundation, is an award-winning scientist, environmentalist and broadcaster. David has received consistently high acclaim for his thirty years of award-winning work in broadcasting, explaining the complexities of science in a compelling, easily understood way. He is well known to millions as the host of the Canadian Broadcasting Corporation's popular science television series, The Nature of Things. An internationally respected geneticist, David was a full Professor at the University of British Columbia in Vancouver from 1969 until his retirement in 2001. He is professor emeritus with UBC's Sustainable Development Research Institute. From 1969 to 1972 he was the recipient of the prestigious E.W.R. Steacie Memorial Fellowship Award for the "Outstanding Canadian Research Scientist Under the Age of 35". The author of more than 30 books, David Suzuki is recognized as a world leader in sustainable ecology. He lives with his wife, Dr. Tara Cullis, and two children in Vancouver.


Michel Therien
Ottawa poet Michel Therien initially published literary magazines and newspapers while a student at the University of Ottawa. A finalist for the Trillium Award and the Prix Christine Dumitriu-Van-Saanen his collections include Corps sauvage, Eaux d'»ve and L'arditÈ des fleuves. The Wilderness Within, translated by Rachelle Reneaud, is his first collection in English.


DU 14 AU 24 AVRIL 2005

Chronique du festival par Julie Beaulieu

Qui a volé la pluie?

 

Deux fictions, deux publics, mais aussi deux approches distinctes pour démontrer l’importance que revêt l’eau dans la vie quotidienne en Afrique. L’arbre aux esprits et Massaï : les guerriers de la pluie racontent chacun à leur façon la poursuite de l’esprit de la pluie. Préoccupation centrale au continent africain, l’eau se fait ici personnage de légendes traditionnelles ou de mythes ancestraux.

 

15 avril 2005


L’excitation du public est palpable à l’entrée de la salle où jeunes et moins jeunes se sont massés avec empressement. Les enfants rigolent, en petits groupes fermés, des étudiants de Concordia discutent des détails de la production.


C’est dans la petite salle remplie à craquer de l’ONF qu’a eu lieu l’avant-première de L’Arbre aux esprits, un court métrage d’animation 3D scénarisé et réalisé par Cilia Sawadogo. C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle nous dit avoir attendu ce moment depuis cinq ans. Professeure adjointe à la Mel Hoppenheim School of Cinema (programme d’animation) de l’Université Concordia, Cilia Sawadogo signe ici une fiction pour enfants (6-12 ans) qui n’a surtout pas manqué de les faire rire.


Inspiré des croyances populaires d’Afrique de l’Ouest et d’Amérique du Nord, l’Arbre aux esprits raconte les aventures de Kodou et Tano, deux enfants qui font la rencontre d’Ayoka, la gardienne d’un arbre centenaire qu’un entrepreneur égoïste menace de couper. Grâce à Ayoka qui lui sert de guide, Kodou fera la rencontre des ancêtres. Dans cet univers où la nature est investie d’un esprit et d’une vie intérieure, les enfants apprendront que le baobab géant sert de passage entre deux mondes. Au cours de cette aventure, ils apprendront aussi que les ancêtres ne sont que des guides. Les enfants devront donc trouver eux-mêmes les solutions aux problème de la sécheresse de la savane. Sans le baobab, arbre sacré, l’esprit de la pluie demeurera prisonnier de l’esprit de la sécheresse et ne pourra remonter à la surface de la terre. Si Kodou et Tano ne délivrent pas l’esprit de la pluie et n’interrompent pas les plans diaboliques de l’entrepreneur avare de l’eau comme de l’argent, qu’adviendra-t-il de l’équilibre naturel ?


Le film joue entre deux eaux – pour ne pas dire entre deux mondes –, là où les éléments de la légende arrivent à connecter avec les préoccupations modernes, comme les problèmes reliés à l’environnement et à l’exploitation des plus démunis. Cette oscillation entre le traditionnel et le moderne permet non seulement de discuter d’une problématique de premier plan en plus de communiquer des valeurs importantes, dont l’amitié et de l’entraide, que partagent Kodou, Tano et Ayoka. En quête d’enrichissement monétaire, l’entrepreneur et son engin destructeur, qui ressemble à une bête féroce, incarnent la figure du mal qui n’arrivera toutefois pas à triompher du bien, l’humain et la nature étant plus forts que tout lorsqu’ils se serrent la main. Kodou, Tano, Ayoka et le petit singe sont donc les grands vainqueurs de ce périple qui nous sort efficacement des histoires de Disney auxquelles nous sommes tous plus qu’habitués.

 

16 avril 2005


Nombreux sont ceux qui ont applaudi chaleureusement l’aventure initiatique Massaï : les guerriers de la pluie, du documentariste animalier français Pascal Plisson. L’instant du film – qui est d’ailleurs vite passé –, les spectateurs sont transportés au cœur de la vallée du Rift, dans une région que l’on nomme l’Afrique des Hautes Terres, là où, entre le Kenya et la Tanzanie, huit cent mille Massaï, peuple de bergers semi-nomades, se partagent le territoire et les traditions ancestrales.


L’étendu de la plaine sauvage sur laquelle un peuple peu connu, les Massaï, ont fondé leurs villages, attise la curiosité. Que connaissons-nous de ce peuple ? Le réalisateur Pascal Plisson passe plus de la moitié de l’année en Afrique à traquer les bêtes avec sa caméra en compagnie de guerriers Massaï. Il connaît donc très bien leurs coutumes et leur mode de vie, en plus de parler un de leurs dialectes (kiswahili). Pour ce film, il a choisi de ne pas enfiler l’habit de l’anthropologue. Il met en scène une histoire fictive qui colle de près à la réalité quotidienne Massaï, d’où le réalisme étonnant des guerriers personnifiés par de réels guerriers Massaï. C’est d’ailleurs sur ce plan et grâce aux décors naturels que l’aspect documentaire rejoint celui de la fiction, alors que l’aventure initiatique des jeunes guerriers à la poursuite d’un lion mythique et féroce, Vitchoua, est totalement inventée. Vitchoua, l’incarnation du Dieu Rouge (Dieu de la vengeance), doit être tué par les guerriers pour mettre fin à la malédiction dont est victime le village : la sécheresse. Devant le film, le spectateur est vite confronté à la réalité documentaire qui se dégage des images. Les costumes, les maquillages, les parures naturelles (les lobes d’oreilles allongés) et les coiffures sont authentiques bien que la mise en scène soit très étudiée. Les images ne sont donc pas prises sur le vif. Cet heureux mélange entre la réalité et la fiction est rendu possible grâce au jeu habile des guerriers Massaï qui se sont adaptés aux rouages du cinéma : ils ont dû jouer et faire de la savane une scène de théâtre sur laquelle s’est déroulé un drame qui dépassait leur propre réalité. De là la création d’un récit dont la portée réaliste ne se joue pas de la fiction, mais fait corps avec elle. De là, il va s’en dire, la réussite de ce spectacle qui n’aurait sans doute pas été le même sans l’apport de la bande sonore (Yvan Cassar), qui envoûte et invite à la danse, et la qualité de la photographie (Manuel Teran), qui y sont pour beaucoup.


Tourné en langue Massaï, il est toutefois dommage que nous n’ayons pas eu droit à la version originale sous-titrée, qui nous aurait permis de découvrir ses intonations inconnues, mais à celle doublée en français. Il n’empêche que la découverte de ce peuple ancestral, de ses valeurs (le courage, l’entraide, l’amitié, la solidarité) comme de ses croyances (la nature est investie d’un esprit), vaut assurément le déplacement.

 

Une militante inconnue


Lundi 18 avril

Réalisée par Dalila Ennadre, la vidéo Fama… une héroïne sans gloire (2004) a l’étoffe du document. Ce moyen métrage fait le portrait d’une marocaine libre qui a fuit son mariage à l’âge de dix-huit ans. Prônant l’acceptation de la différence, Fama est un personnage atypique, une véritable institution sociale mobile (aux dires d’un proche), qui s’est complètement reniée pour mieux s’abandonner aux autres. Son premier combat : la justice. Elle défendra la cause des femmes tout autant que celle des hommes dans un pays qu’elle avoue libéré des Espagnols et des Français, mais toujours sous l’occupation des ignorants et des fanatiques. Cette « petite vieille usée », comme elle se plaît à le dire, attachante et pleine d’humour, porte littéralement le film sur ses épaules. Avec cette vidéo, Ennadre participe à l’écriture de l’histoire des militantes marocaines.


Lorsque les djinns jouent des mauvais tours


Lundi 18 avril

Êtes-vous sous l’emprise des djinns ? Vivre les invisibles (2003) de Dirk Dumon nous plonge dans un univers parallèle, celui des esprits aussi appelés djinns, à l’origine de plusieurs malaises. Que l’on vive à Bruxelles, à Paris ou au Maroc, jeunes ou moins jeunes, les djinns (des êtres invisibles masculins ou féminins) s’attaquent aux gens comme une sorcière jette un mauvais sort.

On n’évoque à peine la lampe magique d’Aladin ou les génies bienfaisants pour se concentrer sur les nombreux problèmes que causent, selon les croyances religieuses musulmanes et populaires, les djinns : la peau qui pèle, les blessures, les problèmes de drogues ou la légère folie. On fait appel à la médecine traditionnelle, au spécialiste marocain qui, par téléphone, prodigue des conseils dignes d’un médium charlatan ou à des rituels religieux tout aussi sophistiqués qu’onéreux. On cherche à expliquer, par les invisibles, le malheur de tous et chacun qui perturbe le quotidien, tout autant qu’on cherche à comprendre la manifestation des djinns en compagnie d’anthropologues qui fouillent la question, les us et coutumes. Il s’agit d’un documentaire efficace qui ne tend pas à banaliser les manifestations des invisibles.

 

La chambre noire ou la culture de la peur

 

21 avril 2005

Sortie l’an dernier au Maroc, La chambre noire d’Hassan Benjelloun a suscité l’intérêt du public tout autant qu’une discussion politico-cinématographique. Très généreux de ses commentaires à la suite de la projection, Benjelloun a visiblement su répondre aux attentes des spectateurs. Touchés, plusieurs d’entre eux ont témoigné leur appréciation du film qui dépeint une époque plutôt sombre du Maroc (les années de plomb), une période refoulée dans la conscience et les mémoires populaires, qui sont toujours sous le joug d’un État policier. C’est ainsi que Kamal (Mohamed Nadif) et Najat (Hanane Ibrahimi), qui travaillent ensemble à l’aéroport, verront leur projet d’avenir échoué à la suite de l’arrestation soudaine de Kamal, emprisonné et torturé pendant plusieurs mois sur le compte de son passé marxiste-léniniste.

 

Pharmacien de métier (il faut bien faire vivre sa famille), Benjelloun se sent privilégié. La pharmacie est non seulement un excellent thermomètre de la société, nous dit-il, mais elle lui permet aussi de se rapprocher du peuple, de ses petits bonheurs comme de ses souffrances. De retour à la maison après une journée de travail, il écrit ; les gens qui le visitent sont sa première source d’inspiration.

 

Pour La chambre noire, Benjelloun s’est librement inspiré du récit autobiographique de l’écrivain marocain Jaouad Mdidech, La chambre noire ou Derb Moulay Chérif (paru en 2000). Cette adaptation libre respecte l’esprit du livre sans toutefois coller au texte, dont l’histoire se passe uniquement en prison. À ce propos, Benjelloun souligne que pour offrir un spectacle cinématographique satisfaisant sur le plan dramatique, il a choisi d’aménager l’histoire de Kamal. Il adopte ainsi plusieurs points de vue et ajoute des personnages, dont celui de Najat, amoureuse fidèle de Kamal, ce qui lui permet par le fait même de développer une intrigue parallèle, et ainsi sortir de la prison. En réponse aux commentaires du public qui interroge les choix du réalisateur lors du passage du texte au film, Benjelloun se défend bien de trahir le livre en prétextant avoir emprunté des personnages (Najat) à des témoignages de prisonniers ou membres de leur famille pour le bien du public qui, selon lui, se serait peut-être ennuyé devant un huit clos en milieu carcéral – ce qui reste à voir. Il a donc opté pour un scénario « à relais », selon son expression, préconisant des personnages qui prennent tour à tour le relais de l’histoire, du dedans (prison) au dehors (famille, amis) comme du dehors au dedans. Pour Benjelloun, c’était la seule manière de raconter l’histoire. La mise en scène sert donc davantage l’enchaînement des différents épisodes, on mise – malheureusement – sur l’action, bien plus que sur la psychologie des personnages, quoique la profondeur de Kamal, de son père et de Najat sert bien le propos du film : la culture de la peur.

 

Benjelloun a voulu montrer la nature du régime marocain en dénonçant l’arbitraire et l’absurdité des arrestations survenues au Maroc dans les années 70, de même que les mauvais traitements infligés aux prisonniers, sans compter l’impartialité et l’injustice des tribunaux. À cet égard, la scène finale (le procès) nous semble tout à fait fantaisiste tant elle est inimaginable – elle a tout de même eu lieu et fait partie du livre. Pour le spectateur québécois, il est inconcevable que de telles injustices aient été commises, et pires encore, qu’on tente (l’État) par tous les moyens de masquer des souvenirs aussi douloureux que choquants. Évidemment, un tel film est important, puisqu’il sert la commémoration de ces atrocités inconnues de la majorité des Québécois et des spectateurs du monde entier, ce pourquoi le réalisateur précise qu’il ne s’agit pas d’un film destiné uniquement aux Marocains, mais un film que tout le monde doit voir. La chambre noire sert aussi l’inscription d’une mémoire collective, douloureuse certes, dont il faut encore aujourd’hui discuter pour ainsi éviter de répéter les erreurs du passé.

 

Avec un sujet aussi délicat à traiter sur grand écran – le film le montre bien, les jeunes ne doivent pas se mêler de la politique car c’est beaucoup trop dangereux –, on aurait pu crier à la censure. Benjelloun confirme plutôt le contraire. Le film a été neuf semaines à l’affiche au Maroc en plus d’avoir passé à la télé. Toutefois, est-il besoin de mentionner que personne n’a voulu commanditer le film. Les chaînes de télé marocaines ont refusé de coproduire le film, Royal Air Maroc n’a pas voulu s’impliquer, d’où les images de synthèse, sans compter le refus d’utiliser les uniformes et voiture de police des années 70 (il aurait fallu couper dans le scénario). Autant dire que personne n’a voulu y participer, de peur de se compromettre, ce qui n’a pas froissé le moins du monde Benjelloun, qui nous a avoué comprendre parfaitement leur position. Il était plutôt ravi de l’accueil que lui ont réservé le public marocain et les chaînes de télévision (après coup), et plus encore d’apprendre que le film a suscité un débat sérieux entre parents et enfants à la suite de la projection. On peut donc dire mission accomplie !


DU 14 AU 24 AVRIL 2005

Communiqué de presse

Les 21èmes JOURNÉES

VUES D’AFRIQUE CE N’EST PAS QUE DU CINEMA…
DU CINÉMA AFRICAIN ET CRÉOLE!

Du 14 au 24 avril prochain, Vues d’Afrique présente les 21èmes Journées du cinéma africain et créole avec une sélection des plus enthousiasmantes. Pour célébrer la diversité culturelle, plus de 110 oeuvres sont au programme en provenance de 21 pays: des longs métrages, des courts et moyens métrages de fiction et documentaire répartis dans les sections Cinéma africain et créole, Regard du monde et Regard d’ici sur les pays africains et créoles, un spécial Sénégal et de nombreux événements spéciaux.

 

Soirée-événement pour l’ouverture
Pour donner le coup d’envoi des 21èmes Journées du cinéma africain et créole, l’équipe de Vues d’Afrique est heureuse d’être de retour au Cinéma Impérial (Centre Sandra & Léo Kolber, Salle Lucie et André Chagnon). C’est le 14 avril prochain dès 19h et en présence du parrain et de la marraine 2005, d’artistes invités, de hauts responsables africains et de personnalités du milieu du cinéma, que débuteront les festivités avec la présentation des films Pourquoi? de Sokhna Amar et Massaï, les guerriers de la pluie de Pascal Plisson. Lors de cette soirée inaugurale le chanteur King Mensah, étoile montante de la musique togolaise, viendra pimenter la soirée et entrainer la foule grâce à ses morceaux endiablés. De plus, pour célébrer l’hommage rendu au Sénégal lors de ces 21èmes Journées, un avant-goût de la mode contemporaine sénégalaise sera présenté. Tout un programme à ne pas rater! (Informations : www.vuesdafrique.org ou sur le programme officiel). Réservez donc votre soirée!

 

Les parrains des 21èmes Journées
À l’aube de ces 21èmes Journées, Vues d’Afrique unit une nouvelle fois avec brio, deux personnalités d’ici, sensibles à la culture africaine et créole.
Passionnée par le continent africain, Dominique Payette devient avec enthousiasme la marraine des 21èmes Journées du cinéma africain et créole. En tant que journaliste elle a collaboré à de nombreux reportages pour la radio et la télévision à TVA et Radio-Canada. Dominique Payette est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’Afrique : La dérive sanglante du Rwanda, un essai sur le génocide rwandais ou encore Un été aux couleurs de l’Afrique, un roman jeunesse.
Widemir Normil, comédien d’origine haïtienne installé au Québec depuis déjà de nombreuses années, cultive l’esprit rassembleur et festif de la métropole montréalaise. On a récemment pu le voir dans le long métrage de Dany Laferrière Comment concquérir l’Amérique en une nuit ainsi qu’au théâtre où il se produit régulièrement. Widemir Normil est également chroniqueur à l’émission C’est dans l’air à la télévision de Radio Canada.

Fiction: long métrage
Une vingtaine de longs métrages de fictions sont programmés pour les 21èmes Journées du cinéma africain et créole. Parmi ceux-ci, 13 films se retrouvent en compétition dans la section Cinéma africain et créole. Et, force est de constater l’importance de la production de films à caractère social ou politique en Afrique avec entre autres : le dernier film de la talentueuse réalisatrice burkinabé Fanta Régina Nacro, La Nuit de la Vérité abordant la question des conflits inter-éthniques; Les Suspects de Kamal Dehane et Viva Laldjérie du, toujours aussi provocant, réalisateur algérien Nadir Moknèche, qui relatent tous deux les difficultés de reconstruction d’une Algérie marquée par la guerre civile; les films venus du Maroc, La Chambre Noire de Hassan Benjelloun et L’Enfant endormi de Yasmine Kassari, qui remportait en 2004 le prix du public au Festival International du film francophone de Namur; ou encore la comédie musicale Les Habits neufs du gouverneur du réalisateur congolais Mweze Dieudonné Ngangura.
De plus, notons que dans la section Cinéma africain et créole, les films présentés reflètent l’évolution du cinéma africain. Depuis quelques années, en effet, grâce à une meilleure accessibilité au matériel numérique, les productions « maison » se multiplient en Afrique et les cinéastes n’attendent plus le financement du Nord. Les films tels : Sofia ou Traque à Ouaga du réalisateur burkinabé Boubakar Diallo, connaissent d’énormes succès populaires. Ils sauront sans aucun doute amuser également le public montréalais!
Dans la section Regard d’ici, notons la présentation spéciale de plusieurs films s’inscrivant dans la tendance du cinéma québécois à produire des films portant sur les cultures du Sud. Fidèle à son mandat de faciliter les contacts entres les cinéastes africains et les professionnels canadiens et de poursuivre ces échanges une fois avérés, Vues d’Afrique tient à souligner ce phénomène.

 

Fiction: court métrage
21 courts ou moyens métrages seront présentés au cours de cette 21e édition.
Drôles, comme Pleine lune à Volga Plage de Camille Mauduech ou touchants, tel Safi la petite mère de Raso Ganemtore, les courts métrages présentés cette année sont tous représentatifs de la modernisation des productions africaines. Le film ougandais Lamokowang de Ndaliko Katondolo Petna questionne d’ailleurs cette réalité. Et, l’on retrouve ainsi dans la section court métrage, tout comme pour les longs métrages, des films représentatifs de nouveaux modes de production en Afrique avec notamment la présentation spéciale de INA de Valérie Kaboré, série télévisée produite sur place. Cette modernisation est également marquée par l’utilisation des diverses technologies accessibles. Ainsi, on retrouve dans la programmation 2 films d’animation : L’arbre aux esprits de Cilia Sawadogo, présenté en première mondiale et Prince Loseno de Jean-Michel Kibushi.

 

Documentaire
Continent de contrastes, l’Afrique inspire de nombreux cinéastes du Sud comme du Nord. Cette année, pas moins de 50 documentaires seront présentés. Toujours très représentatifs des modes de vie et des difficultés rencontrées en Afrique, plusieurs documentaires, cette année, abordent la question du viol comme arme de guerre : Un amour pendant la guerre de Oswalde Lewat-Hallade; Viols sur ordonnance de Myriam Lamotte;Nous sommes nombreuses de Moussa Touré...
On trouve également de nombreux documentaires à thématique politique:GNB contre Attila de Arnold Antonin, des images percutantes qui relatent les événements entourant le départ du Président Aristide en Haïti; Le Malentendu colonial de Jean-Marie Teno; Le Plafond de verre de Yamina Benguigui; Sorcière la vie de Monique Mbeka Phoba; Oubliés et trahis : les prisonniers de guerre coloniaux et nord-africains de Violaine Dejoie-Robin.
Dans la section Regard canadien, on peut noter la présence de fortes productions anglophones canadiennes avec notemment : Their Brother’s Keepers de Catherine Mullins; Soldiers for the Streets de Ngardy Conteh; I made a Wow de Juanita Peters; ou encore Story of a beautiful Country de Khala Matabane.

Le Sénégal à l’honneur!
Après avoir rendu hommage au Burkina Faso lors des 20èmes Journées du cinéma africain et créole, Vues d’Afrique met le Sénégal à l’honneur cette année. En présentant près de 30 films et un défilé de mode avec les créations de designers sénégalais organisé lors de la soirée inaugurale le 14 avril, c’est une véritable ode au Sénégal que propose les 21èmes Journées du cinéma africain et créole. Figure pionnière et emblématique de l’avant garde du cinéma noir africain (grâce notamment à Ousmane Sembène considéré comme le doyen des cinéastes et à Safi Daye, première femme d’Afrique noire à avoir réalisé un film), le cinéma sénégalais occupe encore aujourd’hui un rôle prépondérant en matière de production et de diffusion du cinéma en Afrique. Et, les nombreux cinéastes sénégalais présents à Montréal pour le Festival en seront de fiers portes drapeaux. Organisé en collaboration avec les autorités sénégalaises, cet hommage saura sans aucun doute reflèter le dynamisme et la diversité des voix du cinéma sénégalais.

Événements spéciaux
Les soirées Silence on court!
Inventifs et tous plus surprenants les uns que les autres, les courts métrages des 21èmes Journées du cinéma africain et créole, présentés avec la collaboration spéciale de Silence, on court! (la plate-forme courts métrages de l’ONF sur le web, www.SilenceOnCourt.tv), accapareront votre regard d‘explorateur du 7e Art. Ces soirées auront lieux les samedi 16 avril, mardi 18 et mercredi 20 à 18h30 et le vendredi 22 à 21h au cinéma Beaubien. L’animation sera assurée par Michel Coulombe et Julie Huguet. Les internautes seront aussi conviés à découvrir sur le site un webzine inédit avec le cinéaste burkinabé Raso Ganemtore qui sera à Montréal pour y présenter son court métrage Safi, la petite mère.

 

Soirée Créole
Suite à la projection, en première, du film Marron d’André Gladu, le samedi 16 avril à 21h au Cinéma Beaubien, les festivaliers seront conviés à une soirée toute spéciale pour découvrir les musiques créoles au Baobar.

 

Discussions
Dimanche 17 avril – entrée libre
• Projection du film GBN contre Attila d’Arnold Antonin à 15h30 au cinéma Beaubien et débat sur la controverse entourant le départ du Président Bertrand Aristide en Haïti, qui promet d’être animé.

 

Lundi 18 avril – entrée libre
• Projection du film J’ai serré la main du diable de Peter Raymont à 18h00 au Cinéma ONF. Débat sur la question de la multiplication des génocides dans le monde. Comment les arrêter?
Avec la participation de Parlons Génocide(s).

 

Mardi 19 avril – entrée libre
• Projection, en première canadienne, du film Le Prix de la Paix de Paul Cowan à 18h30 au Cinéma ONF. Débat sur la situation en République démocratique du Congo.

 

Samedi 23 avril – entrée libre
• Projection du film Algérie, Pauvre à milliards de Thierry Leclère à 15h30 au Cinéma Beaubien. Débat sur la situation sociale et économique en Algérie et l’impact de la mondialisation.

 

Colloque
Les jeudi 21 et vendredi 22 avril , un colloque intitulé L'Afrique réconciliée. Images et mémoires réunira universitaires et cinéastes autour de la question des représentations de l'Afrique tant au cinéma qu'en littérature, le lien entre images et récits de l'Afrique, les modes de représentation de la violence à l'heure des génocides, et la mise en scène de la mémoire dans le cinéma africain.
Pour plus d’informations, visitez le site: www.sociocritique.mcgill.ca/afrique.php ou contactez: colloqueafrikmemoire@yahoo.ca

 

Atelier de maître
Dans le cadre de l’hommage rendu au Sénégal lors des 21èmes Journées du cinéma africain et créole, un atelier de maître sera animé par le Professeur Sada Niang du Département d’études françaises de l’Université de Victoria. Vendredi 22 avril à 9h00 au Cinéma ONF. Entrée sur invitation.
Pour plus d’informations et inscription, contactez: programmation@vuesdafrique.org

 

Les Prix
Les Prix qui seront décernés cette année sont :
Section Panorama du cinéma africain et créole
• Longs et courts métrages de fiction. Offert par Radio-Canada
• Images de Femmes fiction, Prix Micheline Vaillancourt – Par le CIRTEF et le magazine Amina.
• Prix de la Communication interculturelle – Documentaires africains et créoles. Par TV5.
• Prix Images de Femmes – Documentaire. Par Oxfam Québec et le magazine Amina.
Section Regard du monde
• Prix Vues d’Afrique
Section Regard d’ici
• Prix ONF au meilleur film et bourse spéciale à la meilleure production indépendante. Offert par l’ONF (programme Déclic)
Tous les lauréats recevront entre autres récompenses, un trophée apprécié : un inutkshuk inuit.

 

 

CINEMA, SPECTACLES, MUSIQUE, ARTS VISUELS : DES ACTIVITES TOUT AU LONG DE L’ANNÉE !

LE RALLYE-EXPOS
1er février - 30 juin 2005 – entrée libre
16 expositions de photos, sculptures et peintures sont proposées gratuitement au public durant 5 mois.
Les œuvres d’artistes d’origine africaine et créole sont exposées dans divers lieux de la ville et même au-delà : galeries, musées, centres culturels, … Une véritable course à la découverte !
Un passeport est disponible gratuitement dans chaque lieu d’exposition et permet, dès qu’il compte 12 visas, de gagner deux billets pour les Journées du cinéma africain et créole et de participer à un tirage au sort pour gagner le Grand Prix du Rallye-Expos: 2 billets aller-retour en Afrique de l’Est (pays au choix) offert par Ethiopian Airlines (départ de Washington). Le tirage aura lieu le samedi 9 juillet 2005 à 19h au Théâtre de Verdure du Parc Lafontaine lors des Ciné-spectacles au clair de lune.

VUES D’AFRIQUE FÊTE L’ÉTÉ
7 – 10 juillet 2005 – Les Ciné-spectacles au clair de lune – entrée libre
En plein été, au théâtre de Verdure du Parc Lafontaine : 4 soirées de fête en plein air !
Une première partie musicale avec des chanteurs et danseurs d’ici d’origine africaine et créole.
Pendant l’entracte une dégustation de plats exotiques qui ravissent les sens!
Sitôt la nuit tombée place au cinéma avec la projection d’un long métrage.

PROGRAMMES JEUNESSE
Les programmes Jeunesse de Vues d'Afrique, c'est une pédagogie par les arts, pour découvrir et se découvrir, fraterniser et agir.
Des Goûts et des Couleurs
Depuis plusieurs années, ce programme pluridisciplinaire donne l'occasion au jeune public montréalais de rencontrer les cultures de l'Afrique et de la diaspora africaine d'ici et d'ailleurs. Expositions interactives, cinéma, contes africains ou antillais, fabrication de masques, initiation aux percussions et danses. Autant de couleurs à ajouter à la palette de nos artistes en herbe !
Ces ateliers se déroulent dans le cadre scolaire, parascolaire ou dans des lieux culturels.
Les Matinées Ciné-jeunesse
Pendant le Festival, du 18 au 22 avril, au cinéma Beaubien, des projections de films sont proposées aux étudiants des écoles primaires, secondaires et des Cégeps. Visant à faire découvrir le cinéma africain et créole au jeune public, ces projections sont également une occasion pour les jeunes de rencontrer les cinéastes pour questionner, échanger et débattre. Sensibilisation, rapprochement interculturel, tolérance, respect de l’autre et ouverture sur le monde sont autant de buts visés par les Matinées Ciné-Jeunesse.
Cette année, chaque séance sera accessible au prix exceptionnel de 3,50 $ par personne.

PROGRAMME D’ACTION ON TOURNE 2004-2005
Pour la première fois cette année, Vues d’Afrique est particulièrement heureux de participer au programme d’Action on tourne 2004-2005 du Conseil des Arts de Montréal. La plus importante tournée qui se fait dans les arrondissements, organisée par le Conseil des Arts, permet chaque année à des organismes culturels d’aller à la rencontre du public. C’est le 8 avril prochain que se terminera cette tournée à Pointe Claire avec un programme amusant d’animation pour tous et en présence de la cinéaste Cilia Sawadogo.

EN AFRIQUE
D’autre part, Vues d’Afrique organise en Afrique des stages de perfectionnement en scénarisation et production de séries télé sur les enjeux de développement.

Billetterie et informations générales
Les Ciné-cartes (4 séances pour 25$) sont en vente, pour la première fois, dans les 12 librairies Renaud Bray de Montréal, où le programme est également distribué et au bureau de Vues d’Afrique. Les billets (7$) sont en vente dans les salles dès le 5 avril (Cinéma ONF et Cinéma Beaubien) ou dès maintenant en ligne sur le site : www.cinemabeaubien.com

Pour plus d’informations, téléphonez à la ligne Info-festival (514) 990-3201 ou encore visitez notre site internet pour organiser votre horaire détaillé au www.vuesdafrique.org

La programmation sera, cette année, concentrée sur quatre salles: au Cinéma Beaubien (3 salles) et au Cinéma ONF.

Le programme officiel du festival est disponible, dans un tout nouveau format, dans les 12 librairies Renaud Bray de Montréal et dans les lieux du festival. L’affiche (8$) et les nombreux produits dérivés de Vues d’Afrique (carte-postale, T-shirt adulte et enfant, épinglette, sac à dos, porte-clé et foulard) seront en vente dans les cinémas du 15 au 24 avril.

 

LIEUX

Montréal du 14 au 24 avril 2005

CINÉMA BEAUBIEN Tél. : (514) 721-6060
2396, rue Beaubien Est Fax : (514) 721-6684
Montréal (Québec) H2G 1N2 www.cinemabeaubien.com

CINÉMA ONF Tél. : (514) 496-6887
1564, rue Saint Denis Fax : (514) 283-0225
Montréal (Québec) H2X 3K2 www.onf.ca

SALLE DE PRESSE Tél. : 514 842 8581, poste 6059
Hôtel Crowne Plaza
505, rue Sherbrooke Est
Montréal (Québec)
H2L 4N3

Québec du 18 au 21 avril 2005

MUSÉE de la CIVILISATION du Québec Tél. : (418) 643-2158
85, rue Dalhousie Fax : (418) 646-7229
Québec (Québec) www.mcq.org

Gatineau du 15 au 19 avril 2005

MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS Tél. : (819) 776-7000
100, rue Laurier Tél. sans frais : 1 800 555-5621
Gatineau (Québec) www.civilization.ca


Sambata 23 aprilie : orele 10 :00 – 12 :00 ; 14 :00 – 17 :00
Duminica 24 aprilie : orele 10 :30 – 12 :00 ; 14 :30 – 17 :00

5122 Côte-des-Neiges

Prima intalnire anuala a asociatiilor romanesti din Canada, Centrul Comunitar Cote-des-Neiges


In program :
Tematici de discutii
1) Particularitatile comunitatilor romanesti canadiene in functie de orasul sau zona geografica a Canadei, de durata existentei lor, de numarul membrilor, de proportia intre imigrantii romani de dinainte de 1989 si de dupa.
2) Imaginea, impactul si reprezentativitatea actuala a asociatiilor romanesti in comunitatile din care fac parte. Schimb de experienta privind diversele tipuri de activitati organizate pentru promovarea culturii si a solidaritatii romanesti. Partenerii nostri si modalitatile de finantare.
3) Posibilitatea construirii unui program comun de actiune pentru revendicarea unor drepturi sau facilitati privind obtinerea permisului de conducere si echivalarea diplomelor acordate in Romania.
4) Infiintarea de scoli in limba romana in diverse regiuni ale Canadei.
Conferinta de presa
Conferinta de presa se va desfasura duminica 24 aprilie intre orele 16 :00 – 17 :00, invitatia de participare fiind adresata nu numai presei comunitare romanesti ci si publicului in general. Se va prezenta un bilant al acestei intalniri, dorinta noastra fiind de a asigura o cat mai mare transparenta a procesului si protocolului de colaborare intre asociatii.

 

création et réalisation par Cristian Nistor

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