Depuis 2001 • No 55 • Montréal • 15.03.2009
Du 1er mai au 6 juin 2009

Le Festival Accès Asie mettra à l’honneur la diaspora tibétaine

Du 1er mai au 6 juin 2009, le Festival Accès Asie mettra à l’honneur la diaspora tibétaine avec une foule d’événements qui témoigneront de la richesse de cette culture en exil, dans le cadre du Mois du patrimoine asiatique. Le Festival Accès Asie désire, entre autres, faire découvrir cette petite mais très vivante communauté tibétaine montréalaise qui est composée d’environ 200 Tibétains réfugiés et de Tibétains nés en exil. 

Au programme, plusieures performances et présentations rendront hommage à cette nation en péril par le biais de la photographie, le chant, la musique, la danse, l’art culinaire, un fi lm documentaire et des conférences. Entre autres, la photographe

Kiran Ambwani présentera des images captées à Dharamsala, en Inde, siège du gouvernement tibétain en exil. Les artistes tibétains Kalsang Dolma, bien connu

par le documentaire Ce qu’il reste de nous, dans lequel elle porte un message du Dalaï-Lama aux Tibétains vivant toujours dans la “région autonome” du Tibet, et Gyamtso, Tibétain réfugié, qui s’est lié avec une québécoise en Inde avant de venir s’établir à Montréal, interprèteront des chants traditionnels tibétains accompagnés de leurs instruments. La danseuse indienne Deepali Lindblom racontera en mouvements une histoire inspirée des majestueux paysages du Tibet. 

En plus de faire découvrir de talentueux artistes, le festival propose de déguster des

mets tibétains cuisinés par la chef Lhamo, du Restaurant Tibetan Om, d’assister à la

conférence sur les mandalas donnée par le professeur de bouddhisme Indo-tibétain

à l’université McGill, Lara Braitstein, ou encore de discuter des enjeux de la culture

tibétaine avec Dawn Bramadat et Thubten Samdup, président de la Fondation du

Dalaï-Lama—Canada. Sur une note un peu moins sérieuse, le documentaire L’équipe interdite relate les péripéties de la première équipe de football tibétaine. Du jamais vu à la FIFA! 

En plus de ce regard porté sur le Tibet, le festival présentera aussi le délirant spectacle pop-punk japonais Le Manège de l’utérus hanté, à Tangente, conçus par les artistes Tomomi Morimoto, Maya Kuroki, Joshua Lamb et Patrick Graham. À la galerie Mekic, le photographe Cornelis Van Voorthuizen proposera des images de l’hospitalité iranienne. Puis, dans un esprit plus réfl exif le festival propose de se pencher sur le rôle et la position des artistes d’origine asiatique dans la sphère des arts médiatiques avec Attends... une minute !, une table ronde électronique réunissant des artistes de Montréal et de Toronto. Pour clore sa saison 2009 en grand, le Festival Accès Asie invite tous les Montréalais et les Montréalaises dans une extravagance théâtrale hors du commun intitulée VIVA CONFUSION, avec le réputé acteur indien et psychiatre, Dr. Mohan Agashe, qui tentera de trouver des remèdes aux malaises provenant d’une certaine confusion culturelle, présentée au Gesù, le 6 juin 2009.

Du 20 mai au 6 juin 2009

Le Festival TransAmériques FTA 2009

Le pouls de la création internationale en 25 spectacles!

Du 20 mai au 6 juin prochain, une véritable avalanche de propositions artistiques en provenance de douze pays et de quatre continents se déversera sur Montréal alors que la troisième édition du Festival TransAmériques battra son plein. Le rendez-vous printanier de la création contemporaine en danse et en théâtre donnera à voir une foule d’oeuvres percutantes créées par des metteurs en scène et chorégraphes qui se jouent des conventions et s’ouvrent aux énergies venues de la musique, de l’image, de la performance et même des arts martiaux. S’y succèderont, pendant dix-huit jours, 25 spectacles audacieux dont une nouvelle manifestation consacrée aux courtes formes. Le Festival se déploiera à travers la ville dans douze théâtres et à ciel ouvert, sur la rue Émery et dans le Vieux-Port. Marie-Hélène Falcon signe une programmation inédite en phase avec notre époque, un concentré d’esthétiques qui défie la morosité ambiante !

Aux confins du théâtre et de la danse 

En première nord-américaine, le Festival TransAmériques présente le très attendu Éonnagata, une fascinante création dans laquelle Sylvie Guillem, étoile rebelle du ballet classique, Robert Lepage, le polyvalent défricheur de scènes, et Russell Maliphant, la star des chorégraphes britanniques, redonnent vie au Chevalier d’Éon, l’espion qui a su malicieusement jongler avec les identités masculine et féminine. À travers le prisme de l’onnogata, technique du théâtre Kabuki qui permet aux acteurs masculins d’incarner des femmes, les trois créateursinterprètes tenteront de percer son mystère. Ce trio de choc embrasera la scène du Théâtre Maisonneuve de la

Place des Arts. 

Enfin à Montréal avec une pièce de groupe, L’orgie de la tolérance, le grand créateur flamand Jan Fabre nous sert une oeuvre sulfureuse à l’humour corrosif sur les effets pervers du libéralisme, le conformisme et l’aseptisation. Il met au jour le vide abyssal de petites vies nivelées — les nôtres ? Voir une pièce de cet artiste polymorphe qui est à la fois metteur en scène au théâtre et à l’opéra, chorégraphe, auteur, plasticien et performeur, c’est « être projeté dans un champ de bataille où la beauté entretient un troublant cousinage avec la cruauté et le corps en excès ». Ce pamphlet contre le consensus mou n’y fait pas exception et promet de déchaîner les passions! 

Chorégraphes indociles

Pièce charnière dans l’oeuvre magistrale de la chorégraphe berlinoise Sasha Waltz, le mythique Körper, créé avec treize danseurs, nous livre une vision singulière de l’Histoire à travers les multiples représentations du corps. Dans cette fresque humaine plus grande que nature, point de récit, de personnages, mais une chair d’empoigne, métaphore vivante des turbulences du monde. Sasha Waltz dissèque l’enveloppe humaine avec une dextérité de virtuose et nous réserve une prolifération d’images fortes et totalement lucides. Pour deux représentations exceptionnelles! 

L’israélienne Yasmeen Godder, jeune chorégraphe des plus talentueuses, livre avec Singular Sensation une danse convulsive et haletante qui ressemble à un rituel de purification. Godder et ses cinq formidables interprètes que l’on sent dévorés par l’urgence de trouver un chemin vers l’autre, tentent d’échapper aux diktats de séduction de nos sociétés. Un puissant antidote à l’engourdissement du spectateur.

Après Is you me, le magnifique duo créé l’an dernier au FTA, le chorégraphe et interprète Benoît Lachambre s’associe maintenant à la Vancouveroise Su-Feh Lee, maître du Qi Gong, pour Body-Scan. En totale symbiose avec quatre autres danseurs, ils s’aventurent dans les zones les plus secrètes du corps humain et entament un dialogue sensible entre la mystérieuse trame de leur anatomie et le monde extérieur. Une ode à l’éveil des sens. 

Sous l’égide du tout jeune chorégraphe brésilien Bruno Beltrão aguerri au hip-hop, les neuf desperados du Grupo de Rua déjouent dans H3 les codes de la danse de rue. Exit les artifices musicaux et visuels, le discours unique de la virtuosité, la voici réinventée et délestée de ses clichés. La substantifique moelle du hip-hop reste intacte, le chorégraphe préservant ses figures reconnaissables et l’énergie à haut voltage de ses breakers
 

Cultivant le paradoxe et l’ironie, l’air de ne pas y toucher, le maître d’oeuvre de Gravel Works, Frédérick Gravel, met en scène les « bons et mauvais coups » de la danse contemporaine entre virtuosité brute et coexistence des genres artistiques. Figure montante de la danse d’ici, il orchestre un présentoir d’humeurs, d’humour, d’états de corps, de chansons pop et d’impertinences sympathiques. Chorégraphie et musique live, pour la tête, le coeur et le sexe. 

Le lien entre un gourou, des pendus, des éléphants, des quais et une caravane ? Ces éléments hétéroclites colorent tous Le show poche, la nouvelle courtepointe chorégraphique de la Montréalaise Catherine Tardif où ridicule et transcendance riment naturellement. Par une suite de séquences impressionnistes livrées par quatre

hommes et une femme, cette maîtresse de l’absurde nous conduit dans les méandres de l’âme humaine pour mieux nous en révéler les failles. Un spectacle de danse résolument théâtral qui offre une occasion sans pareille de muscler son imaginaire. 

Ame Henderson, chorégraphe aventurière de Toronto, fait mouche avec /Dance/Songs/, un concert rock qui n’en est pas vraiment un, où trois déconcertants performeurs vont jouer de la musique avec leurs corps, traduire en mouvements toute la fougue et la démesure associées à ce type de prestation musicale. Une oeuvre débridée et décoiffante en 12 morceaux, rappel inclus. 

Du théâtre atypique et revigorant

The Sound of Silence est un fabuleux spectacle musical entièrement joué sans paroles qui ouvrira le Festival le 20 mai à l’Usine C. L’époque du Flower Power, en République socialiste soviétique de Lettonie, y est recréée avec tendresse et drôlerie par le metteur en en scène letton Alvis Hermanis, l’une des forces vives de la scène

européenne. Un opus théâtral poétique et festif, magnifiquement cadencé par la musique de Simon et Garfunkel qui n’a pas son pareil pour nous replonger en 1968, juste avant la commémoration du bed-in de Montréal!  

Figure de proue du théâtre italien, Pippo Delbono est un phénomène en soi. Il explore un théâtre proche de la vie en intégrant à ses spectacles des « accidentés de l’existence », hommes brisés ou handicapés au geste sincère.  

Spectacle de clôture du Festival, Questo Buio Feroce est une oeuvre bouleversante sur la mort, non plus considérée comme une perte, une douleur, mais comme une conscience lucide, profonde de la vie. Entre sarabande funèbre, et carnaval baroque et bigarré, défilent des tableaux d’une très grande beauté, jusqu’à l’explosion, la catharsis, telle une danse macabre endiablée.  

Quatorze ans après les mémorables Maîtres anciens, le prolifique et raffiné metteur en scène Denis Marleau renoue avec la férocité de Thomas Bernhard pour la création d’Une fête pour Boris, une fable à l’humour dévastateur sur le pouvoir, l’hypocrisie et la mort. Sur scène, trois acteurs vivants plongés dans des jeux de déguisement et de métamorphoses technologiques, animent un microcosme carnavalesque qui révèle le vide grimaçant du monde. Cette coproduction du FTA s’envolera ensuite pour le Festival d’Avignon. 

Farce doublée d’une fable, L’opéra paysan nous convie à une noce qui dérape sur fond de musiques populaires hongroises et tziganes, interprétés par une bande d’acteurs, chanteurs et danseurs « lâchés lousses ». Détournant la forme de l’opéra baroque au profit d’une radioscopie de la société hongroise, ce voyage proprement

jubilatoire est la production emblématique de Béla Pintér, un acteur, dramaturge et metteur en scène qui galvanise la scène alternative de son pays. Du théâtre musical qui emprunte à la fois à Brecht et Kusturica, narquois et réjouissant à souhait!

Cristalliser le temps et découper le mouvement en parcelles photographiques, telle est l’entreprise obsessionnelle d’Eadweard Muybridge, le « père du cinéma ». Or, quelques spectres du passé (un meurtre glacial, un abandon) entreront dans son univers bien rangé… Avec Studies in Motion, mise en scène par Kim Collier, l’énergique Electric Company Theatre de Vancouver déploie une éblouissante fresque théâtrale où s’entremêlent la parole, le dense paysage sonore et les chorégraphies finement fractionnées de Crystal Pite. S’arrimant au récit de Kevin Kerr, les innombrables trouvailles visuelles, à l’instar de l’oeuvre de Muybridge, viennent peu à peu ébranler nos certitudes quant à la perception de la réalité, la fabrication du sens et la persistance de la mémoire. 

Après avoir conquis l’Europe, la troupe new-yorkaise Nature Theater of Oklahoma fait escale au FTA avec Rambo Solo, un ovni théâtral à l’humour décalé dans lequel un homme raconte le récit époustouflant et tarabiscoté du roman à l’origine du film, First Blood, en y greffant son propre imaginaire. Avec le corps et la voix, un iPod vissé aux oreilles, l’acteur Zachary Oberzan, magnétique et désarmant, réécrit fiévreusement cette histoire « aussi universelle que Hamlet » parce qu’elle est imprégnée des figures de la solitude et de la rédemption. 

L’auteur-metteur en scène chilien Guillermo Calderón sabre dans le futile et l’ostentatoire avec deux pièces de chambre qui réconcilient l’intime et le politique et font entendre l’écho des violences qui cognent à la porte. Dans Neva, la veuve de Tchekhov et deux amis acteurs jonglent avec la vie et l’oeuvre de l’auteur russe pendant que dehors des manifestants sont matés dans un bain de sang. Diciembre nous transporte en pleine nuit de Noël 2014 alors que le Chili et le Pérou sont en guerre. Deux métaphores sur les terreurs du dehors et les abîmes du dedans, un doublé subjuguant livré par trois acteurs éblouissants de vérité. 

C’est autour de la figure de Sophie Calle que se cristallisent aujourd’hui les retrouvailles entre la metteure en scène Brigitte Haentjens et la comédienne Anne-Marie Cadieux. Signée par l’artiste française qui se plaît à mêler vie publique et vie privée dans son oeuvre, Douleur exquise dresse trente-cinq fois le récit d’une rupture et nous convie au périple intérieur d’une femme, de la déception amoureuse à la catharsis artistique. Avec cette œuvre de rédemption, caustique et impudique, Brigitte Haentjens poursuit sa réflexion scénique sur les blessures infligées au corps et s’aventure plus profondément dans la pénombre des âmes.

Revisitant de façon exquise le théâtre de chambre, Bioboxes de l’imaginative compagnie vancouveroise Theatre Replacement, nous immerge dans de minuscules « cabinets de curiosités » peuplés d’objets bigarrés et d’étranges historiettes qui évoquent le déracinement, la résilience et la quête de petits bonheurs. Dans ce face-à-face théâtral ludique, le spectateur cède aux charmes de ces nano-récits livrés par un seul acteur. 

À travers Gesties impies, une étrange « cérémonie baroque en plusieurs tableaux », c’est le désir d’échapper à l’émiettement du sens que révèle le Théâtre de la Pire Espèce. Versée dans le théâtre d’objets, la voyageuse compagnie montréalaise fusionne ici l’humain et la matière. Affublés d’étranges prothèses de papier, sept acteurs font surgir sous nos yeux des personnages en déroute. Dans un nouvel esprit fellinien, entremêlant le théâtre d’ombres, le jeu clownesque et la danse, Francis Monty et ses acolytes cherchent à ré-enchanter le monde. 

Chez Julie Andrée T., quand la performance-installation rencontre le théâtre, l’amalgame qui en résulte désarçonne et captive. L’artiste, dont la démarche iconoclaste est appréciée ici comme à l’étranger, éclabousse la scène avec deux créations hybrides où paroles, séries d’actions et agrégats d’images insolites

distillent progressivement leur poésie. Dans Not Waterproof, le corps de l’artiste, soumis à une série d’épreuves, devient « espace de rêve » et nous parle tout bas du caractère transitoire de nos vies. Rouge, tableau monochrome excessif, fait aussi du corps le vecteur du surgissement poétique, mais cette fois par l’exploration du

chaos. Une oeuvre ensorcelante, habitée par une douce folie et une quête d’infini. 

Formule nouvelle

Pour sa troisième édition, le Festival TransAmériques innove avec une nouvelle manifestation multidisciplinaire dédiée aux courtes formes. Microclimats est une expérience de hauts contrastes où l’inattendu, l’imprévu et l’éphémère peuvent surgir au moindre détour. Sous l’impulsion inspirée de douze équipes artistiques, cette soirée festive entraînera le spectateur dans une suite de miniatures et autres éclairs artistiques. Trois heures durant, il pourra arpenter, de la cave au grenier, les multiples recoins du mythique Monument-National, envahi par une kyrielle de metteurs en scène, chorégraphes, interprètes, performeurs et musiciens issus de toutes générations. Un plongeon au coeur de la création ! 

À ciel ouvert et gratuit

La danse en ligne ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec Le grand continental, cette folle entreprise où Sylvain Émard prend le pari de mixer son écriture chorégraphique à cette danse populaire qui passionne des milliers de québécois. Ce chef de file de la danse contemporaine québécoise fera déferler une vague de fraîcheur sur la rue Émery, qui réunira plusieurs générations de passionnés et mêlera quelques interprètes professionnels à une cinquantaine de danseurs amateurs. Les 29, 30 et 31 mai en soirée, accompagnée de Diane Labrosse, DJ. 

Transports exceptionnels, un improbable duo entre un danseur et une pelle mécanique, concrétise un fantasme d’enfance du chorégraphe français Dominique Boivin en poétisant le monde industriel par l’union de l’homme et de la machine. Ce rituel étonnant qui ne cesse de fasciner petits et grands se déroulera à cinq reprises du 20 au 24 mai, sur le site enchanteur du Vieux-Port de Montréal. 

Outre les spectacles, il y aura des rencontres avec les artistes en salle après les représentations, une série de rencontres privilégiées avec de multiples créateurs au Quartier Général, des 5 à 7, des projections de films à la Cinémathèque québécoise et au Goethe-Institut ainsi que des lectures publiques présentées en association avec

le Centre des auteurs dramatiques (CEAD), la compagnie de création Abé carré cé carré et le Théâtre du Nouveau Monde. 

De plus, les festivaliers sont invités à se retrouver autour d’un verre, à casser la croûte et à se défouler sur la piste de danse du Quartier Général du Festival qui, cette année encore, est abrité par l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences de l’UQAM (175, av. Président Kennedy). 

Pré-vente exclusive des forfaits dès le 31 mars à 15h 3 spectacles et plus /disponibles jusqu’à épuisement

Billets à l’unité en vente dès le vendredi 10 avril à 10h

Du 22 au 26 avril 2009

à l’Hôtel Delta Centre-Ville

FESTIVAL LITTÉRAIRE INTERNATIONAL DE MONTRÉAL METROPOLIS BLEU

La 11e édition du Festival Littéraire International Metropolis Bleu se tiendra du 22 au 26 avril 2009 prochain à l’Hôtel Delta Centre-Ville à Montréal. Plus de 250 écrivains, traducteurs, caricaturistes, nouvellistes et éditeurs du monde entier seront à Montréal pour 5 journées d’événements littéraires en français, anglais, espagnol et autres langues. Le 11e Festival compte sur l’appui des gouvernements : Patrimoine Canadien, Conseil des Arts du Canada, Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Conseil des arts et des lettres du Québec, Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Ville de Montréal, Conseil des arts de Montréal. 
 

FAITS SAILLANTS 

Thème : La force des mots  

Quel est le rôle de la littérature, de la lecture et de l’écriture en ces temps difficiles pour la culture? Metropolis bleu croit maintenant plus que jamais à la force des mots pour transmettre ses valeurs : diversité, engagement, identité, communauté et par-dessus tout, le plaisir. Dans une période de crise, les mots permettent de faire la part des choses. Ils valent la peine d’être écrits, lus, cités et enseignés. Ce sont eux qui animent les œuvres romanesques, poétiques, philosophiques et journalistiques des auteurs présents lors de ce 11e Festival Metropolis bleu. 

Grand Prix littéraire international Metropolis bleu 2009  

La romancière et essayiste britannique A.S. Byatt recevra le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du 11e Festival qui se déroulera le mercredi 22 avril à 18 h. Cet événement sera co-animé par Eleanor Wachtel (CBC Radio One), Jean Fugère (Radio-Canada) et Linda Leith (fondatrice et directrice artistique de la Fondation). L'auteure recevra un prix de 10 000 $, soulignant l'importance de l'ensemble de son oeuvre. Le lancement international de son nouveau roman, The Children's Book, et celui de L'ombre du soleil, traduction de son premier ouvrage, se dérouleront également lors de cet événement. Au cours des festivités, A.S. Byatt participera à deux entrevues : en français avec Danielle Laurin, le vendredi 24 avril à 17 h 30, et en anglais le samedi 25 avril à 14 h avec Eleanor Wachtel.

Vedettes littéraires internationales  

Pas moins de 15 pays seront représentés lors du 11e Festival Metropolis bleu: le Canada, la Belgique, la France, le Maroc, le Guatemala, l’Argentine, le Nicaragua, la Hongrie, l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Italie, les États-Unis, Israël, la Syrie et l’Allemagne. Nous accueillerons également des auteurs canadiens d’origine iranienne, palestinienne, irakienne, libanaise, haïtienne, polonaise et pakistanaise.  

La liste des vedettes littéraires internationales qui participeront entre autres à des entrevues, discussions et lectures comprend Laure Adler (France), Tariq Ali (Pakistan), Donald Antrim (États-Unis), Stéphane Audeguy (France), Johannes Auer (Allemagne), Giles Blunt (Canada), Pablo De Santis (Argentine), Tijs Goldschmidt (Pays-Bas), Marek Halter (France), Nikahang Kowsar (Iran), János Lackfi (Hongrie), Margaret MacMillan (Canada), Daniel Mendelsohn (États-Unis), Khireddine Mourad (Maroc), Jean-Luc Outers (Belgique), Linda Polman (Pays-Bas), Sergio Ramirez (Nicaragua), Reza (Iran), Nino Ricci (Canada), Erika Ritter (Canada), Meir Shalev (Israël), Domenico Starnone (Italie), Zakaria Tamer (Syrie), Krisztina Tóth (Hongrie), François Vallejo (France), M.G. Vassanji (Canada), A.B. Yehoshua (Israël).

Vedettes québécoises

Les auteurs québécois – francophones, anglophones, autochtones et d’origines diverses –  tiendront une place importante dans la programmation du Festival. Lors de cette édition du Festival, de nombreuses tables rondes, lectures, entrevues sur scène, soirées de poésie et ateliers d'écriture mettront en vedette des auteurs québécois de toutes les générations et de toutes les cultures, dont Monique Proulx, Jean-Claude Germain, Arlette Cousture, Eric Dupont, José Acquelin, Marie-Célie Agnant, Antonio D'Alfonso, Stéphane Dompierre et Catherine Mavrikakis.

Écrivains en péril

Écrivains en péril, une série d’événements lancée en 2008 qui explore et met à jour la notion de liberté d’expression, est présenté en collaboration avec Média@McGill et Reporters sans frontières. Des écrivains, journalistes, animateurs radio, photographes et artistes bd discuteront de leurs situations lors d’entrevues sur scène ou de tables rondes. On y entendra, entre autres, Margaret MacMillan sur la censure en Chine, Nikahang Kowsar, le caricaturiste iranien controversé exilé au Canada, Marek Halter, écrivain, défenseur des droits de l'homme et cofondateur de SOS Racisme, le photojournaliste Reza qui a connu la prison, la torture et l'exil, Jan J. Dominique, journaliste et romancière, forcée de fermer Radio-Haïti en 2003 à la suite de l'assassinat de son père et Zakaria Tamer, l'un des plus importants nouvellistes du monde arabe.

Sciences et nouvelles technologies

Le public découvrira cette année, lors de performances, de tables rondes et d'ateliers, des artistes hypermédiatiques et leurs œuvres. Les plus audacieux sont invités à s'inscrire à l'atelier d'écriture hypermédiatique animé par l'artiste new-yorkaise Aya Karpińska, qui s'intéresse entre autres à la création de contes numériques pour les enfants.  

Le projet interactif de poésie numérique free lutz!, conçu par l'artiste allemand Johannes Auer, sera présenté le 25 avril. À partir de mots tirés du Château de Kafka, l’œuvre free lutz! génère des phrases aléatoires formant un texte qui sera lu en français par le slammeur Mathieu Lippé. Cette œuvre interactive nous permet de reflechir sur l'évolution de la littérature électronique entre le premier texte généré sur ordinateur en 1959 par Theo Lutz et la culture numérique contemporaine. 

À l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Charles Darwin et du 150e anniversaire de la publication de L’origine des espèces, Metropolis bleu présente un événement avec l'auteur et biologiste néerlandais Tijs Goldschmidt, expert internationalement reconnu dans le domaine de la biologie de l'évolution.

Prix littéraire arabe Metropolis bleu 

Cette année, le nouvelliste d’origine syrienne Zakaria Tamer est le lauréat du prix littéraire arabe Al Majidi Ibn Dhaher Metropolis bleu. Le prix est commandité par Abu Dhabi Authority for Culture and Heritage, et sera remis lors d’une cérémonie qui se tiendra le jeudi 23 avril. Tamer est l’un des nouvellistes les plus lus et l’écrivain arabe pour enfants le plus important. La plupart de ses histoires traitent de l’inhumanité de l’homme envers lui-même, de l’oppression des pauvres par les riches et des plus faibles par les plus forts. Les précédents récipiendaires de ce prix littéraire sont Elias Khoury (2007) et Saadi Youssef (2008). 

Metropolis Azzurro 

Metropolis Azzurro, vitrine de la littérature italienne et italo-canadienne, prend chaque année de plus en plus d’importance. Cette année Domenico Starnone, lauréat du prix Strega, donnera une entrevue sur scène. L’Association des écrivain(e)s italo-canadien(ne)s présentera, lors de lectures et d’une table ronde, des auteurs du patrimoine canadien, notamment Rita Amabili-Rivet, Elettra Bedon, Licia Canton, Antonio D’Alfonso, Marcello Di Cintio et Nino Famà. Vous pourrez également découvrir la force des images et des mots à l’italienne lors de la 4e remise des prix de la revue Accenti

Metropolis Azul 

Depuis longtemps Metropolis bleu accueille de grands écrivains latino-américains tel que Carmen Berenguer, Sergio Pitol et Antonio Skármeta. En 2004 Carlos Fuentes a reçu le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu. Nous sommes fiers cette année de présenter deux auteurs renommés : Sergio Ramirez et Pablo De Santis. Sergio Ramirez est un intellectuel et un écrivain nicaraguayen majeur. Il a publié plus de deux douzaines de romans, recueils de nouvelles et essais. Il a également été vice-président du Nicaragua entre 1985 et 1990. Né à Buenos Aires, Pablo De Santis a travaillé comme journaliste et bédéiste avant de devenir éditeur en chef d’un des magazines de bandes-dessinées les plus connus d’Argentine. Ce dernier est récipiendaire du Prix Planeta-Casa de America de Narrativa qui récompense le meilleur roman latino-américain pour The Paris Enigma. Metropolis bleu accueille également plusieurs journalistes latino-américains dont, Flavia Costa, Juana Libedinsky, et la journaliste guatémaltèque Carol Zardetto

Les écrivains hongrois au Metropolis bleu 

Le 11e Festival présente une délégation hongroise composé de deux écrivains et d’un éditeur, qui participeront à des événements en français, en anglais et en hongrois. Récipiendaire de plusieurs prix, Krisztina Tóth est une des poètes hongroises les plus influentes. Son œuvre a été traduite dans plusieurs langues et publiée en anglais par Bloodaxe. Né à Budapest János Lacfi est écrivain, professeur à l’université catholique Péter Pázmány et éditeur du journal Nagyvilág. L’éditeur hongrois Miklós Nagy participera au Forum international des éditeurs.  

Les écrivains israéliens au Metropolis bleu 

Le Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu a noué des liens très étroits avec le milieu culturel juif montréalais et présente depuis 11 ans des écrivains  de la diaspora. Cette année, nous sommes ravis de recevoir les écrivains A.B. Yehoshua et Meir Shalev qui participeront à six événements en français, en anglais et en hébreu.  

Les écrivains d’Asie du Sud au Metropolis bleu 

Le Festival Metropolis bleu a toujours présenté des auteurs d’Asie du Sud : le romancier canadien d’origine Sri-lankaise  Michael Ondaatje, le dramaturge et écrivain d’origine pakistanaise Suhayl Saadi et les écrivains indiens Anita Rau Badami, Manil Suri et Amitav Ghosh. En 2008, Metropolis bleu a ajouté un volet indien à sa programmation en invitant des auteurs venant d’Inde mais également issus de la diaspora indienne. Cette année, Tariq Ali, Rana Bose et Saleema Nawaz seront présents. 

Ateliers de création littéraire 

Le Festival permet de faire la rencontre de nombreux auteurs, mais également de développer les talents d’écriture par l’entremise des ateliers de création littéraire. Cette année, Aya Karpińska animera une session de littérature électronique, Khirredine Mourad animera deux ateliers reliés à la poésie, Mercedès Roffé présentera un atelier en espagnol et Donald Antrim animera un atelier concernant l’écriture de fiction. La participation à ces ateliers exige une pré-inscription. Pour de plus amples renseigments, visitez le www.metropolisbleu.org.   

Programmes éducatifs 

Les jeunes occupent une place de choix au Festival Metropolis bleu, car ils représentent les écrivains et les passionnés de lecture de demain. S’adressant aux étudiants du primaire au collégial, en français et anglais, les programmes éducatifs Metropolis bleu sont des activités littéraires qui répondent aux besoins des jeunes et qui comblent les attentes des enseignants : ateliers de création littéraire, lectures et séminaires, rencontres et discussions avec des écrivains et artistes renommés.  

Le Programme littéraire étudiant (ateliers de création littéraire en petits groupes et rencontres avec des auteurs) se déroulera du 22 au 24 avril sur le site du Festival et dans les bibliothèques de Montréal. Plongez avec nos auteurs dans des univers riches et variés. Les romanciers Stéphane Dompierre et Eric Dupont, Aya Karpińska et sa littérature électronique, l’auteur et musicien Phil Jenkins, l’auteur Adam Leith Gollner, le slameur Mathieu Lippé, la poète Carolyn Marie Souaid et tant d’autres seront présents pour vous faire découvrir la force des mots. Nous aurons également plusieurs événements spéciaux avec la venue d’auteurs internationaux, mais aussi une nouvelle collaboration avec les bibliothèques de la ville de Montréal pour des rencontres littéraires offertes aux jeunes de différents arrondissements de la ville. Michel Vézina et le musicien Vander y présenteront leur projet Dub et Litté tandis que les auteurs Matthieu Simard, Marie Hélène Poitras, Sophie Bienvenu et l’illustratrice Alexandra Myotte nous feront découvrir la nouvelle série Epizzod

Le lancement du livre Québec Roots : The Place Where I Live 2009 aura lieu le jeudi 23 avril à 14 h. Cette anthologie réunit les créations d’étudiants anglophones de tout le Québec. Pendant plus de cinq mois, chapeautés par leurs enseignants, ils ont travaillé en étroite collaboration avec des photographes et écrivains qui les ont aidés à créer textes et images présentant leurs communautés. Venez fêter avec nous la sortie de leur livre et achetez-le à la librairie du Festival ! 

Le nouveau programme Voices from Quebec, créé en collaboration avec Quebec Anglophone Heritage Network, propose à des étudiants québécois, du Nunavik à la basse Côte-Nord, de travailler avec des auteurs, un producteur radiophonique et un ingénieur du son. Les documentaires sonores réalisés par les étudiants seront offerts en primeur aux festivaliers grâce à des postes d'écoute placés sur le site du Festival. Le résultat de leurs créations sera également disponible en ligne sous forme de balladodiffusion sur www.metropolisbleu.org.  

Lieu de convergence 

Depuis sa création en 1998, le Festival Metropolis bleu joue un rôle primordial sur la scène littéraire montréalaise en mettant de l’avant le travail des créateurs, artistes, écrivains, poètes, éditeurs, illustrateurs, traducteurs, journalistes, bref de tous les artisans oeuvrant localement, nationalement et internationalement dans le domaine littéraire.  

Découvrez ou redécouvrez la séance de traduction en direct Le dire autrement / Translation Slam qui a fait la renommée de Metropolis bleu et qui est maintenant présenté à New York dans le cadre de notre partenariat avec le PEN World Voices Festival. Émile Martel animera cette table ronde sur la traduction avec les poètes Oana Avasilichioaei et Marc-André Brouillette et les traducteurs Hugh Hazelton, Patricia Claxton, Nicole Perron-Martel et Louise Desjardins.

Deux événements mettront à l’honneur la traduction littéraire lors du Festival. L’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada (ou ATTLC) présente une lecture bilingue célébrant le travail de leurs membres. Aussi, ne manquez pas le traditionnel Atelier international de traduction qui met en vedette les traducteurs de renommée internationale Daniel Shapiro, directeur de l’Americas Society, et Esther Allen, directrice du Columbia’s Translation Centre, ainsi que la traductrice du français vers le russe Ludmila Proujanskaia et la romancière et traductrice Hélène Rioux.  

Les éditeurs auront aussi leur place au Festival, lors du Forum international des éditeurs qui aura lieu le vendredi de 14 h à 17 h. C’est pour permettre un rayonnement international de la littérature québécoise que Metropolis bleu organise chaque année un tel événement, qui rassemble des éditeurs anglo-canadiens et étrangers autour de rencontres formelles et informelles avec des éditeurs québécois. Ces contacts favorisent l’ouverture de nouveaux marchés pour les éditeurs québécois et anglo-canadiens.  

Lancements de livres

La majorité des lancements se feront dans la salle Les Courants. 

Mercredi 22 avril, 18 h, lors de la Soirée d’ouverture

The Children’s Book d’A.S. Byatt (Random House Canada / Knopf Canada)

L’ombre du soleil d’A.S. Byatt (Flammarion) 

Jeudi 23 avril, 19 h

Stripmalling, une nouvellle de Jon Paul Fiorentino (ECW Press) 

Vendredi 24 avril, 17 h

Lancement collectif (Mémoire d'encrier) 

Samedi 25 avril, 17 h

Fences in Breathing, traduction de La Capture du sombre de Nicole Brossard

(Coach House Books) 

Dimanche 26 avril, 14 h

Lancement collectif par Nick McArthur, Eva Moran, Angela Szczepaniak et Gillian Sze

(DC Books)  

La Fondation Metropolis bleu, basée à Montréal, est un organisme sans but lucratif qui a vu le jour en juin 1997. Sa mission est de réunir des gens de différentes cultures pour partager le plaisir de lire et d’écrire. Pour de plus amples informations sur la Fondation Metropolis bleu, visitez le www.metropolisbleu.org

 

Du 5 au 18 avril

À surveiller en THÉÂTRE à Vue sur la relève

LUNDI 6 AVRIL… THÉÂTRE

GYMNASE 20 H

QU’EST-CE QUI RESTE DE MARIE-STELLA ?

La jeune compagnie Abat-Jour Théâtre, dont les membres sont des diplômés de

l’Option Théâtre de Lionel-Groulx (2007), présente Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella ?. Ce drame à teneur musicale est écrit et mis en scène par Simon Boulerice, et traite de l’hypersexualisation chez les préadolescentes. Interprétation de Édith Arvisais, Sophie Desmarais et Gabriel Lessard. 

MARDI 7 AVRIL… MULTIDISCIPLINAIRE

GYMNASE 17H

LANCEMENT DES ALBUMS DE DANIEL ROA ET MODIBICK

MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC 20H

BLITZ D’AXES

Valises, première création de Blitz D’axes, est l’adaptation théâtrale d’une bande dessinée dont on conserve les caractéristiques et l’on y traite de l’obsession… sous toutes ses formes. 

BARTHÉLÉMY GLUMINEAU

La république des rêves, de Barthélémy Glumineau, nous amène à la rencontre de la danse, du cirque et du théâtre. Il nous fait découvrir un univers où le corps et l’objet

cohabitent pour le plus grand plaisir de nos sens. 

L’EAU DU BAIN

Par la fenêtre, la forêt, de la compagnie L’eau du bain, présente des personnages qui sont des archétypes des hommes et des femmes du Québec du début des années 1900. C’est par eux qu’est racontée la Grande histoire. 

VENDREDI 10 AVRIL … THÉÂTRE

MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC 19H30

THÉÂTRE DE LA TORTUE NOIRE

Le Grand OEuvre, du Théâtre de la Tortue Noire, théâtre de marionnettes et de manipulation d’objets, nous fait pénétrer dans l’univers mystérieux d’un alchimiste qui s’adonne à un rituel lui permettant d’accéder à l’immortalité. 

CHALIWATÉ

Joséphina, de la compagnie Chaliwaté, est l’histoire, rêvée ou passée d’un homme et

d’une femme, présentée par le biais du jeu subtil entre la parole et l’expression du corps. Partons à la rencontre de la danse contemporaine, du jeu clownesque et du théâtre d’objets… 

CATHERINE DAJCZMAN

Passage raconte le parcours d’une jeune femme à la croisée des chemins, décidant

d’entreprendre un voyage au coeur d’elle-même. Catherine Dajczman vous convie à une mise en lecture de son premiertexte où elle se dévoile de façon ludique et profonde. 

MARDI 14 AVRIL … THÉÂTRE

LA TULIPE, 20H

CAROLINE BERNIER-DIONNE

L’Ironie du tort, de Caroline Bernier-Dionne et des Ouvriers Théâtre, traite de la survie à la suite du suicide d’un proche. Réapprendre le présent, redonner un sens à sa vie en l’absence de l’autre… 

THÉÂTRE À BOUT PORTANT

Les Immondes sont une espèce rare mais commune qui nous permet leur

observation et qui porte un regard à la fois drôle et inquiétant sur les états

de notre solidarité. Un travail corporel où le geste prend la parole. 

JUSTIN LARAMÉE

La pièce 4 fois Mélanie ½, de Justin Laramée, est un portrait de la femme

contemporaine. Les quatre Mélanie, toutes interprétées par Émilie Gilbert,

nous offrent leur univers poétique et vulgaire. 

Vue sur la Relève du 5 au 18 avril

Tous les billets , au coût de 10 $ , sont en vente via le Réseau Admission (514.790.1245).

Les billets du 7 au 17 avril sont également disponibles à la billetterie de La Tulipe (514.529.5000).

Les billets du 18 avril sont disponibles à la billetterie du Théâtre TELUS (514.764.2680).

Tous les spectacles présentés au Gymnase sont gratuits !

www.vuesurlareleve.com

Communications Papineau-Couture

Sara Dignard

514 842-3851

saradignard@papineau-couture.com

Du 28 avril au 23 mai 2009

Théâtre Prospero

Le Groupe de la Veillée présente

Blackbird, de David Harrower

Une première canadienne!

À compter du 28 avril et jusqu’au 23 mai 2009 Le Groupe de la Veillée présente, sur la scène principale du théâtre Prospero, Blackbird du dramaturge écossais David Harrower. Blackbird sera mis en scène par Téo Spychalski dans une traduction québécoise de Étienne Lepage. Blackbird est un huis clos, une confrontation, le dénouement d’une aventure amoureuse illicite, traitée sans concession ni condamnation facile, interprétée par un duo relevé, Gabriel Arcand et Catherine-Anne Toupin. La distribution sera complétée par Rebecca Vachon dans le rôle

d’une jeune fille. 

L’HISTOIRE - Dans une cantine jonchée de déchets, à l’image sans doute du passé qui hante les personnages de ce duel, une femme s’amène inopinément pour confronter l’homme avec qui elle a eu une aventure érotique, quinze ans plus tôt, à un âge beaucoup trop jeune pour que cela reste sans conséquences graves. Aujourd’hui, s’agit-il de retrouvailles ou d’un règlement de comptes ? Se dévoiler, se montrer telle qu’elle est maintenant, grande et mûre ? La confrontation de Una et Ray déclinera toutes les facettes de cet événement qui a marqué à jamais leurs vies

respectives. Mais rien de définitif ne pourra en être dit. Il demeurera à jamais impossible d’en sceller la signification avec des mots. 

DAVID HARROWER UNE VOIX SINGULIÈRE DE LA DRAMATURGIE BRITANNIQUE ACTUELLE.

Son écriture n’est pas emblématique de celle de sa génération. Ses pièces se distinguent par un travail sur le langage qui atteint à la condensation et à la poésie et qui cherche à exprimer le chaos des consciences et de la vie. Son écriture hachurée et elliptique laisse un espace mystérieux entre les mots, à jamais indéchiffrables, reflétant ainsi l’ambiguïté qui traverse nos existences. La langue de Harrower compose « un ballet étrange qui progresse en spirale, les sujets s’enchaînant parfois apparemment sans logique, reproduisant le fouillis et la confusion de deux êtres submergés par le passé qui revient », observe le traducteur

québécois Étienne Lepage. 

Harrower est né à Édimbourg en 1966 et vit actuellement à Glasgow. Il connaît à 28

ans un succès international avec Knives in Hens (Des couteaux dans les poules). Lauréat de prix prestigieux, il est considéré à 40 ans comme l’un des dramaturges les plus talentueux de Grande-Bretagne. Blackbird a été et est monté actuellement dans plusieurs pays. Sa pièce prenait l’affiche du Albery Theatre de Londres, dans une mise en scène de Peter Stein, durant trois mois en 2006. Il poursuit son travail d’écriture dramatique pour des commandes du Royal Court Theatre, du Royal National Theatre et du Royal Shakespeare Company, à  Londres. 

TÉO SPYCHALSKI PROPOSE UN TEXTE CLANDESTINEMENT SUBVERSIF. « Il ne s’agit pas uniquement et encore d’une autre vision de l’amour illicite, thème récurrent, épousant différentes formes selon les époques. C’est comme si Harrower avait expressément choisi un thème qui évoque en apparence la télé romanesque pour montrer comment on peut éviter la banalité, par la façon dont les deux personnages, Una et Ray, se parlent. Bien sûr, le syndrome de Lolita flotte dans l’air, mais sans jamais être nommé. On ne verse pas ici dans les bonnes intentions, ni dans les condamnations faciles. La femme n’est pas simplement une victime ou – certainement pas – uniquement la victime. Elle ne veut pas de ce rôle et doit s’en

délivrer. Elle veut être pleine et complète. Elle veut, si l’on peut dire, être complétée. Tous deux retrouvent leurs ambiguïtés. Ils découvrent les malentendus et les malchances du passé. Sous un tas de résistances, d’interdits, de blocages, la femme, Una, veut découvrir l’authenticité et pourquoi pas, la pureté de ses impulsions d’enfance. Et l’homme ? » 

UN DUO D’INTERPRÈTES FASCINANT. Dans le rôle de la jeune femme, Catherine-Anne Toupin également auteure dramatique et membre fondatrice du Théâtre ni plus ni moins, collabore pour la première fois avec Le  Groupe de la Veillée. Gabriel Arcand, dans le rôle de l’homme d’âge mûr, relève un nouveau défi après de

nombreux autres rôles marquants. Rebecca Vachon complètera la distribution en tenant le rôle d’une toute jeune fille. 

Mission du Groupe de la Veillée

Fondé en 1974, Le Groupe de la Veillée est une compagnie dont la mission s’articule autour de la création et l’exploration d’oeuvres issues de territoires culturels peu fréquentés, l’une se nourrissant de l’autre. Puisant souvent à des textes non dramaturgiques, la Veillée contribue ainsi à la création d’oeuvres scéniques originales qui donnent à voir et à entendre des univers différents, en plaçant le travail de l’acteur au centre du processus de création. Le Groupe de la Veillée présente chaque saison trois productions dans son propre lieu, le théâtre Prospero qui offre une programmation annuelle où se retrouvent cinq à neuf spectacles de compagnies

en accueil. Vous pouvez consulter la programmation sur le site Internet au www.laveillee.qc.ca

Du 29 avril au 2 mai 2009

l’Usine C

L’Invisible, de Marie Brassard

Texte, mise en scène et interprétation Marie Brassard

« Je n’ai pas de mandat précis, ni de mode d’emploi au regard de la manière dont les

choses doivent être faites. Je sais seulement que quelque chose doit sortir de moi et je laisse cela arriver publiquement, devant le monde. Si j’avais à rédiger un manifeste, je l’intitulerais: Tout peut arriver. » MARIE BRASSARD 

En formant sa compagnie Infrarouge, Marie Brassard, figure unique et audacieuse de notre scène, s’est dotée d’un véritable outil de création. Elle a maintes fois été acclamée sur la scène de l’Usine C, avec ses solos Jimmy, créature de rêve, La

Noirceur, Peepshow et la pièce dédiée à son ami acteur Louis Negin, The Glass Eye. Sa notoriété n’est plus à faire, ses spectacles tournent partout dans le monde et y sont chaleureusement accueillis. Autriche, Allemagne, Italie, Mexique, Irlande, Écosse, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Suisse, Australie, UK, Suède, Belgique, France, elle est une ambassadrice phare du Québec. 

Après quatre productions qui ont fait d’elle une voix singulière et incontournable du théâtre contemporain, Marie Brassard poursuit son oeuvre avec L’Invisible, sa dernière création. L’Usine C est très heureuse d’accueillir entre ses murs cette actrice et créatrice de talent. Elle revient vers ce lieu de diffusion polyvalent qui lui va si

bien avec son dernier solo, après l’avoir présenté au FTA à Montréal, puis à Genève, Toronto, Vancouver et Calgary. 

Texte, mise en scène et interprétation Marie Brassard • Composition musique et son, interprétation live Alexander MacSween • Lumières, composition musique et son, interprétation live Mikko Hynninen • Dramaturge Daniel Canty• Scénographie Simon Guilbault • Film 16mm Karl Lemieux • Assistante à la scénographie Julie Measroch • Direction technique Frédéric Auger

Du 27 au 31 mai

Mutek_10 - édition anniversaire

Plus de 50 concerts, performances et événements prendront l’affiche

Le moment est enfin arrivé. L'édition montréalaise de MUTEK célèbrera du 27 au 31 mai prochain dix ans de savoir-faire.  Entre récolte et renouveau, MUTEK aborde avec MUTEK_10 sa deuxième décennie, forte de l'expérience acquise par son équipe dans l'organisation d'un festival qui a su rapidement devenir un incontournable à l'agenda des amateurs et spécialistes internationaux en créativité numérique et musique électronique. 

Plus que jamais auparavant, MUTEK promet de faire vivre aux montréalais et aux visiteurs des expériences inédites et excitantes. Que ce soit par l'accès à de plus grandes salles ou en donnant à tous l'occasion de découvrir toujours plus de nouveaux talents internationaux dans le cadre d'événements extérieurs, l'intention du festival est encore cette année de se dépasser et de célébrer, non seulement les 10 ans de MUTEK, mais aussi Montréal comme ville phare en matière de culture et d'innovation.  

Avec à peine plus de onze semaines avant le lancement de cette très attendue édition anniversaire de son festival,  MUTEK est fière d'annoncer un premier contingent de 28 artistes à l'affiche :  

ADAM MARSHALL (CA) / Akufen (CA) / ALVA Noto (DE) / Appleblim (UK) / Artificiel (CA) / AtomTM (DE) / Beat Pharmacy (US) / Byetone (DE) / Carl Craig (US) / Cyclo [Carsten Nicolai + Ryoji Ikeda] (DE/JP) / dOP (FR) / ERNESTO FERREYRA (CL) / GAS (DE) / Ghislain Poirier (CA) / Herman Kolgen (CA) / Jahcoozi (DE) / Jaki Liebezeit & Burnt Friedman (DE) / Mathew Jonson vs Dandy Jack (CA/CL) / Mike Shannon (CA) / Modern Deep Left Quartet (CA) / Modeselektor + Apparat = Moderat (DE) / NEGO MOÇAMBIQUE (BR) / Nortec Collective Presents Bostich & Fussible (MX) / ORIGINAL HAMSTER (CL) / Thomas Fehlmann (DE) / tobias. (DE) / Trus'me (UK) / Zombie Zombie (FR) 

    TRADITION INTERNATIONALE ET VITRINE POUR LA RELÈVE  

Si la liste est impressionnante, elle n'est jamais qu'un avant-goût des plus de 50 concerts, performances et événements qui auront lieu pendant les cinq jours que durera MUTEK_10. La programmation de cette année constitue une véritable apothéose qui mélange subtilement les nombreux genres et courants que MUTEK a su mettre de l'avant au fil des années. En plus des prestigieux invités internationaux, le festival continuera d'offrir une vitrine aux nouveaux venus d'ici et d'ailleurs qui méritent la reconnaissance du public. Plusieurs nouveautés sont également au programme, élargissant ainsi les horizons du festival pour la décennie qui commence.  

Le savoir-faire de MUTEK se révèle dans cette édition anniversaire, au confluent de tout ce qui a été mis en place depuis 10 ans, que l'on parle des précédentes éditions montréalaises du festival ou des nombreux événements que MUTEK organise partout sur la planète. Avec un festival annuel au Mexique et des productions présentées en Amérique latine, en Europe et même en Chine, la réputation de MUTEK dépasse largement nos frontières, comme en témoignent les  54% de ses visiteurs provenant de l'extérieur de Montréal. Tourisme Montréal annonçait récemment la nomination de MUTEK parmi les finalistes régionaux du Grand Prix 2009 du tourisme québécois dans la catégorie “Festivals et événements touristiques, Budget d'exploitation de moins de 1 M$”. 

10 ANS À L'AVANT-GARDE 

MUTEK_10 est non seulement le fruit de dix ans de récolte mais cette édition anniversaire est surtout l'occasion rêvée de poser les grandes lignes de la prochaine décennie que l'organisation souhaite bâtir en continuant à créer des ponts, à innover et, plus que jamais à l'affut des découvertes, à étendre la portée de ses interventions. Le nouveau site web dévoilé aujourd'hui (www.mutek.org) et l'approche graphique inédite de notre nouvelle affiche témoignent de ce renouveau.  

      

En outre, MUTEK_10 accueillera les 25 et 26 mai la première rencontre officielle nord-américaine de l'International Cities for Advanced Sound (ICAS), une conférence à laquelle prendront part des représentants de festivals du monde entier dans le but de renforcer les liens entre ceux qui font vivre les arts et la culture numériques. 

Enfin, MUTEK organise une tournée nord-américaine qui traversera le continent du 8 au 18 avril. La caravane rassemblera des artistes canadiens de renommée internationale qui seront, dans chaque ville-étape, accompagnés par des artistes locaux. La tournée MUTEK_10 est donc un avant-goût du festival pour le public nord-américain et devrait lui donner envie de venir vivre l'« expérience Montréalaise » du 27 au 31 mai prochain.     

Avec MUTEK_10, Montréal et MUTEK confirment leur statut de têtes de pont de la créativité numérique et de l'innovation et se mettent sur leur 31 pour recevoir artistes et professionnels invités, ambassadeurs et publics de partout sur la planète. 
 

PASSEPORTS DISPONIBLES À PRIX RÉDUIT 

Les PASSEPORTS MUTEK et les FORFAITS WEEK-END sont maintenant disponibles sur la toute nouvelle mouture du site www.mutek.org. Les passeports donnent cette année accès à plus de concerts et de performances que jamais auparavant, incluant la soirée de clôture officielle de retour le dimanche soir. Ceci en fait le moyen le plus économique de découvrir ou revoir l'ensemble des innombrables talents présents à Montréal pendant ces cinq jours qui s'annoncent d'une rare intensité. Les passeports à tarif réduit ne sont disponibles que jusqu'au 14 avril. 

Le PASSEPORT MUTEK est disponible au tarif réduit de 195$ CDN et donne droit à l'ensemble de la programmation des cinq jours, qui inclut cette année onze programmes distincts, ainsi qu'aux tables-rondes et  ateliers. Pour 125$ CDN, les détenteurs du FORFAIT WEEK-END ont accès à l'ensemble de la programmation du vendredi 29 au dimanche 31 mai (soit sept programmes). 

Du 14 au 25 avril 2009 à 19 h

l’Usine C

Adaptation et mise en scène Jean-Marie Papapietro

Auteur phare du XXe siècle - Robert Pinget à Montréal

Avec : Roch Aubert, Claire Gagnon, Christophe Rapin, Paul Savoie

En fondant le Théâtre de Fortune, Jean-Marie Papapietro a choisi de recueillir l’attention du public autour de grandes voix de la littérature contemporaine comme Marguerite Duras, Thomas Bernhard, Robert Walser, Kafka ou Lydie Salvayre. Sa dernière mise en scène, qui a connu un vif succès, proposait un collage de pièces de Beckett, Comédie, Berceuse et Catastrophe. Il poursuit sa mission avec la création Théo ou le temps neuf, qu’il présente ce printemps à l’Usine C, où il a créé La Promenade en 2004 et Histoire de Marie en 2006 et 2008. Il revisite l’oeuvre marquante de Robert Pinget, un auteur majeur du XXe siècle, très lié à Beckett, qui résumait son admiration pour son ami par ces mots : « PINGET, C’EST DE L’ORFÈVRERIE ». 

THÉO OU LE TEMPS NEUF

Théo ou le temps neuf, met en scène un vieil écrivain continuant de travailler malgré les ravages du temps, les nuits difficiles, la piqûre quotidienne, les pertes de mémoire et les lubies qui inquiètent son entourage. Le dialogue s’anime grâce à la présence, à ses côtés, d’un enfant, Théo, aussi peu naïf que possible et c’est de cet échange que naît peu à peu le désir aigu de rompre avec le passé pour s’ancrer dans le « temps neuf ». En fin de compte, ce que nous suggère Pinget dans ce texte drôle et grave à la fois et qui peut se lire comme une fable, c’est que l’enjeu profond de l’écriture échappe au livre. L’enjeu n’est pas littéraire. Le projet n’est pas de faire un livre de plus, mais d’approcher un lieu où il ne serait pas question de dire, mais d’être. 

« Par l'aisance et la spontanéité de son écriture, qui n'exclut naturellement pas le travail mais en efface les traces une fois l'oeuvre réalisée, par la vigueur et la sûreté de sa force comique, qui semble n'être jamais cherchée mais toujours venir d'elle-même, Robert Pinget occupe une place à part, et une place éminente, dans ce qu'on a appelé naguère le « nouveau roman » et la « littérature de l'absurde ». – Clément Rosset, philosophe 

ROBERT PINGET, l’un des plus grands et des plus secrets écrivains français, disait de lui-même : « Je n’ai absolument rien à dire. Toute ma vie a passé dans mes livres. »

Né à Genève en 1919, il avait cependant accepté de rédiger une notice biographique lapidaire, réduite à l’essentiel : « Enfance magnifique en famille. Études classiques au collège, puis études de droit jusqu’au brevet d’avocat. Mobilisé en 39-45. Installé à Paris en 1946. Y travaille d’abord la peinture, puis reprend définitivement la littérature. Sa première publication date de 1951, avec ses nouvelles Entre Fantoine et Agapa. ». 

En 1956 il rejoint les Éditions de Minuit où il publiera toutes ses oeuvres aux côtés de Beckett, Nathalie Sarraute, Michel Butor, Claude Simon et Alain Robbe-Grillet. Prix des critiques en 1963 pour L’Inquisitoire, le Prix Femina en 1965 pour Quelqu’un, le

Grand Prix National des Lettres en 1990, le Festival d’Avignon lui a rendu hommage et a présenté, en 1987, une grande partie de ses pièces. 

Une production de Théâtre de Fortune en coproduction avec l’Usine C • BILLETTERIE

(514) 521.4493

Du 12 au 21 mars

Tentatives - la toute dernière création de la compagnie Pétrus

La Chapelle est fière de présenter Tentatives la toute dernière création de la compagnie Pétrus. Tentatives, c’est deux courtes pièces, l’une réaliste et l’autre plus abstraite, qui se répondent.

Dans deux situations différentes, le même homme, désespérément comme tout le monde, essaie de rester à la surface et d’y apprécier l’allégresse. En miroir, parole et silence, foule et individualité, réalisme et abstraction dialoguent pour nourrir une idée, cette intrigante quête d’une direction.

La compagnie Pétrus a été fondée en 2005 par Jérémie Niel, diplômé en mise en scène du conservatoire d’art dramatique de Montréal. Pétrus produit et diffuse des oeuvres scéniques contemporaines que ce soit à partir de textes déjà écrits ou de créations originales. Sa première production fut La campagne de Martin Crimp, présentée au MAI en mai 2005 et reprise en janvier 2006. À l’hiver 2007, Son visage soudain exprimant de l’intérêt, de Franz Xaver Kroetz et Philippe Ducros, était présentée à La Chapelle. Depuis septembre 2008, Pétrus est la compagnie en résidence permanente à La Chapelle.

Conception (en collaboration avec les comédiens) et mise en scène: Jérémie Niel
Interprétation: Evelyne de la Chenelière, Denis Gravereaux, Eric Robidoux, Eric Forget et Marika Lhoumeau.
Environnement sonore: Alexandre St-Onge
Lumière: Erwann Bernard

Costumes: Lise Vézina

Du 18 au 28 février 2009

27e Edition des Rendez-vous du cinéma québécois

L’HIVER PLEIN LA VUE

Du 18 au 28 février 2009, en plein cœur de l’hiver, les Rendez-vous du cinéma québécois vous convient à venir célébrer en grand et au chaud la 27e édition de leur festival annuel. Présentés pour une neuvième année consécutive par la SAQ, les Rendez-vous du cinéma québécois lèvent le voile sur une programmation plus dense, originale et diversifiée que jamais: 350 films projetés dont une centaine de primeurs, un tout nouvel espace cocktail prêt à accueillir de prestigieuses Leçons de cinéma, de séduisants 5 @ 7 et des Nuits aussi longues qu’endiablées. Sans oublier un Grand Rendez-vous de la télé, des ateliers professionnels, des expositions grand public ainsi qu’une multitude d’activités gratuites pour tous. 
 

Ça y est, la glace est brisée: la flamboyante comédienne et nouvelle porte-parole des Rendez-vous du cinéma québécois Suzanne Clément invite tous les Montréalais et les visiteurs à se jouer de l’hiver et à venir faire partie du générique de cette 27e édition à la Cinémathèque québécoise, au Cinéma ONF, au Cinéma Beaubien, au Cinéma du Parc, au Centre Segal ainsi qu’à la Grande Bibliothèque pour dix jours de festivités uniques en leur genre! 

TAPIS ROUGE DU DÉBUT…

Parce que les Rendez-vous n’ont pas froid aux yeux, le festival s’ouvrira en grandes pompes (funèbres!) le 18 février prochain avec le très attendu long métrage d’Érik Canuel, Cadavres. Scénarisée par Benoît Guichard d’après un roman de François Barcelo, cette comédie noire et cynique met en vedette Patrick Huard et Julie Le Breton dans les rôles d’un frère et d’une sœur pris au piège d’un destin cruel. Lors de cette soirée d’ouverture, les Rendez-vous sont aussi très heureux de présenter en primeur mondiale le court métrage de Guy Édoin La Chambre d’à côté avec Laurent Lucas, Céline Bonnier, François Papineau et Macha Grenon. Beau tapis rouge en perspective… 

…À LA FIN! 

Le 28 février, la plus grande célébration de notre cinéma se clôturera de la plus belle des façons avec la présentation en primeur mondiale du long métrage documentaire Les petits géants d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier. Les petits géants, ce sont cinq enfants de cinquième et sixième année du primaire qui doivent accomplir une tâche colossale: interpréter l’opéra Le Bal Masqué de Verdi devant une immense salle pleine à craquer. Un film sur mesure pour terminer sur une excellente note cette 27e édition! 

UNE PROGRAMMATION QUI FAIT BOULE DE NEIGE

Les 350 œuvres sélectionnées au festival se déclinent en des dizaines de séries et programmes thématiques, regroupés pour la plupart en un même lieu de projection et un même créneau horaire. À la Cinémathèque québécoise, au cœur des Rendez-vous, les salles Claude-Jutra et Fernand-Séguin se partagent plusieurs séries de longs métrages de fiction (Vues d’auteurs, Nouvelle vague, En première) et documentaires (Voir le monde/ici, Voir le monde/ailleurs, Les Voix de la création) de même que la série Nos plus beaux films de… sport, regroupant des classiques de notre cinématographie sportive. D’alléchants programmes de courts métrages, de films d’art et expérimentation, de films d’animation et d’œuvres étudiantes viennent compléter la programmation à la Cinémathèque. Tout à côté, le Cinéma ONF sera l’hôte de la série 100 % indépendant, une sélection éclectique de films indépendants, des très attendues séries de documentaires Incontournables docs et Primeurs docs ainsi que de divers programmes de courts. 

Le Cinéma Beaubien, grâce à de toutes nouvelles salles, accueille deux fois plus de films des Rendez-vous cette année. Au Beaubien 1 sera présentée la série Box-Office regroupant les dix longs métrages les plus populaires de l’année, alors que le Beaubien 2 sera le lieu d’un Premier Rendez-vous: dix œuvres originales signées par des cinéastes qui en sont à leurs premières armes en matière de long métrage. Au Cinéma du Parc, la série A Taste of Rendez-vous met de l’avant le meilleur du cinéma québécois à la portée de la communauté anglophone: une dizaine de longs métrages forts, en plus d’un percutant programme de courts, en langue anglaise ou sous-titrés en anglais. Enfin, rendez-vous au Centre Segal pour la série Québec Pluriel, une sélection de longs, de courts et de documentaires sur le visage métissé du Québec d’aujourd’hui. 

UNE AVALANCHE DE PRIMEURS 

Les Rendez-vous sont heureux de présenter la première mondiale de Carcasses de Denis Côté, l’histoire d’un ferrailleur excentrique qui reçoit de la visite pour le moins inattendue. Également en primeur mondiale, À trois, Marie s’en va d’Anne-Marie Ngô, très beau premier long métrage d’une cinéaste à surveiller. Et pourquoi pas Bar Code de Neil Kroetsch, soit un chassé-croisé se déroulant downtown Montréal, ou encore Fossé de Charles Barabé, une improbable comédie musicale produite et réalisée à Victoriaville? 

Aussi, les primeurs neigent dans la catégorie documentaire. À ne pas manquer: De l’Office au Box-Office de Denys Desjardins, un passionnant documentaire sur la fiction qui invite à réfléchir sur les débuts de la privatisation de notre cinéma, Ex Machina en Russie de Jocelyn Langlois, qui nous transporte au pays des Soviets en compagnie du dramaturge Robert Lepage, et aussi l’émouvant Terre d’asile de Karen Cho qui nous fait vivre de l’intérieur les tourments de réfugiés politiques. 

Enfin, côté courts, c’est une véritable déferlante de primeurs! À voir absolument: L’ordre des choses d’Anne Émond, Le temps des récoltes de Jeanne Leblanc, Janine de Myriam Magassouba, Un petit goût de sel de Danny Glimore et Barcelona de Christian Laurence. À voir aussi: Emma Fire de David Latreille, avec Karine Vanasse dans le rôle-titre. 

DES PROJECTIONS «TRÈS» SPÉCIALES 

C’est un rendez-vous avec l’histoire au cinéma 2 de l’ONF du 19 au 28 février, alors que sera présenté en primeur montréalaise et tout à fait gratuitement Champlain retracé, une œuvre en 3 dimensions de Jean-François Pouliot. Alliant savamment prise de vue réelle, techniques d’animation, effets à l’écran bleu et autres effets numériques, il s’agit de la première fiction en stéréoscopie de l’Office national du film du Canada. Un beau cadeau de l’ONF pour souligner son 70e anniversaire et, surtout, une occasion historique pour tous les cinéphiles montréalais! Parmi les autres activités et projections spéciales à surveiller, la série Coups de chapeau célèbre divers anniversaires: les 10 ans de liberté créatrice de Christian Laurence, les Dix ans d’Amazone Film, les Dix ans d’Off-Courts de Trouville, les Cinq ans du Wapikoni mobile et le lancement de la trilogie Les affluents de Guy Édoin. Enfin, les adultes avertis ne voudront pas manquer, le 21 février, la présentation très spéciale de Bianca Beauchamp All Access 2: Rubberized, un documentaire très chaud de Martin Perreault sur la grande prêtresse du latex. 

COUP DE CHALEUR: FOCUS Mexique 

Parlant de chaleur et de projections spéciales, les RVCQ sont très heureux de présenter du 19 au 22 février la série Focus Mexique, dans le cadre d’un programme d’échange entre les Rendez-vous du cinéma québécois et le Festival Internacional de Cine en Guadalajara. Six films mexicains d’exception sont à l’affiche: Párpados azules, premier long métrage d’Ernesto Contreras le 19 février; Desierto adentro, second long métrage de Rodrigo Plà le 20 février ainsi que Lake Tahoe, un film de Fernando Eimbcke récipiendaire du prix FIPRESCI à la 58e Berlinale et sélectionné à la 43e Semaine de la critique de Cannes, présenté aux Rendez-vous en collaboration avec Festivalissimo en avant-première québécoise le 21 février. La Frontera Infinita, premier long métrage documentaire de Juan Manuel Sepúlveda sera également présenté le 21 février. Los Bastardos, long métrage d’Amat Escalante sélectionné au Festival de Cannes en 2008, sera quant à lui présenté en avant-première québécoise en collaboration avec Festivalissimo le 22 février. Finalement, Mi vida dentro de Lucia Gaja, documentaire projeté à la Semaine de la critique de Cannes et récipiendaire de nombreux prix internationaux, sera présenté le même jour. Focus Mexique: un regard passionné sur la crème du jeune cinéma mexicain! 

LE GRAND RENDEZ-VOUS DE LA TÉLÉ 

Les Rendez-vous innovent cette année en présentant un mini-festival au sein de son grand festival. Plus que jamais, notre télé déborde de créativité et de nombreux réalisateurs, scénaristes et acteurs de talent ne cessent d’en émerger, mais aucun festival québécois n’avait osé célébrer notre télé… jusqu’à aujourd’hui! Le Grand Rendez-vous de la télé, événement gratuit, se déroulera tous les soirs du 23 au 27 février à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque: autant d’occasions de voir sur grand écran des épisodes de vos séries télé préférées –dont certains en primeur!– et de rencontrer les comédiens et créateurs d’exception de Tout sur moi, Les Invincible, François en série, Nos étés et Le Négociateur. Ouvertes à tous, ces soirées de projections et de discussions seront animées en alternance par Marie-Christine Trottier et Josée Bournival.

Du 18 au 27 février, en entrée libre à la salle R-515 de la Grande

Bibliothèque, ne manquez pas Les Invincibles: au cœur de New Big City, une

présentation inédite des planches BD de l’illustrateur Jean-Sébastien

Duberger, alias Dub, tirées de chacun des opus de la trilogie de la

désormais série télé culte Les Invincibles. L’illustre bédéiste donnera

également un atelier-conférence sur la BD le 21 février à l’Auditorium de la

Grande Bibliothèque. 

LES 5 @ 7 DES RENDEZ-VOUS 

C’est désormais une tradition bien établie: tous les jours à compter de 17 h, cinéphiles aguerris et festivaliers d’un jour sont invités à participer à des rencontres privilégiées avec les artistes et artisans les plus en vue de notre cinématographie. Venez en apprendre plus sur Les stars de l’underground (20 février), Un écran trop blanc pour un Québec métissé? (21 février), Un enfant, ça vous décroche un rôle… (22 février), De l’écrit à l’écran (23 février), La Nouvelle vague québécoise (24 février), Festivals au bord de la crise de nerfs (25 février), Fiction au féminin (26 février) et Passeurs de cinéma (28 février). Avec notamment Anaïs Barbeau-Lavalette, Patrick Boivin, Fabienne Colas, Denis Côté, Philippe Falardeau, Izabel Grondin, Micheline Lanctôt, Antoine L’Écuyer, Didier Lucien, André Melançon, Rafaël Ouellet, Patrick Sénécal et Guillaume Vigneault, le tout animé par Marie-Louise Arsenault. Le 27 février, la formule habituelle fait relâche pour un 5 @ 7 Spécial Fais ça court! Tout le monde est invité à venir assister à l’enregistrement des deux demi-finales de la saison hiver 2009 de la populaire émission de Télé-Québec et, bien entendu, à visionner les courts métrages réalisés par les deux équipes de finalistes durant les Rendez-vous. 

NUITS CHAUDES EN VUE 

Quoi de mieux pour affronter les rigueurs de l’hiver que de prolonger les soirées de festivités jusqu’aux petites heures? C’est ce que proposent Les Nuits des Rendez-vous: pas moins de dix soirées gratuites remplies de performances musicales, cinématographiques et multimédia où tous les sens sont sollicités. Parmi les Nuits à ne pas manquer, With All Due Respect + thisisnotdesign le 19 février  promet d’en mettre plein la vue et les oreilles aux amateurs de rythmes électro. Le Cabaret sexxx et cinéma fera fondre inhibitions et tabous le 20 février avec son alléchant menu sucré salé, alors que le lendemain on continuera d’avoir chaud avec la Fiesta Mexicana et le groupe Sonido Nordico. Le 23 février, Tekstyle, Timo, Jacobus et Lekx de Radio Radio débarquent aux Rendez-vous pour casser la baraque avec leur beat et leur chiack. Le 24, c’est la soirée du hockey avec les comparses du Sportnographe. Le 25, place à Cinédanse: une foule de performances chorégraphiques librement inspirées du 7e art. Enfin, le 27 février, Dans un party près de chez vous promet une envolée musicale intergalactique avec l’équipage de Dans une galaxie, dont Didier Lucien, Sylvie Moreau, Stéphane Crête et Réal Bossé. 

LEÇONS EN QUATRE TEMPS 

D’édition en édition, le succès des Leçons de cinéma des Rendez-vous ne se dément pas. Et cette année ne fera pas exception! Les RVCQ offrent aux professionnels de l’industrie comme à tous les cinéphiles quatre grandes Leçons, autant de classes données par des personnalités de renom du cinéma d’ici et d’ailleurs. 

Le 21 février, on débute en force avec une Leçon en tandem donnée par le cinéaste Arturo Ripstein et son épouse et scénariste Paz Alicia Garciadiego. L’illustre couple mexicain lèvera le voile sur vingt-trois années de collaboration cinématographique… et sur quelques-uns de leurs secrets de création. Le 22 février, fraîchement débarqué de l’Hexagone, le réputé musicien et compositeur Jean-Michel Bernard propose une magistrale Leçon de musique. Après sa Leçon, ce proche collaborateur du cinéaste Michel Gondry offrira en prime un concert intimiste au public des Rendez-vous. À surveiller également, la Leçon de scénario de Bernard Émond du 25 février. Anthropologue de formation et réalisateur prolifique, celui-ci a également signé le scénario du film Ce qu’il faut pour vivre de Bernard Pilon, film qui s’est rendu sur la liste des neuf finalistes pour l’Oscar 2009 du meilleur film de langue étrangère. 

Enfin, pour la quatrième et dernière Leçon, les Rendez-vous s’offrent et vous offrent, le 28 février, une admirable Leçon de production donnée par nulle autre que la très respectée et anti-conformiste productrice américaine Christine Vachon. Celle dont la feuille de route ne cesse d’impressionner (elle a produit plus de 30 films, dont Velvet Goldmine, Far from Heaven et I’m not There de Todd Haynes, I Shot Andy Warhol de Mary Harron et Happiness de Todd Solondz) est aussi l’auteure de deux ouvrages sur la production indépendante. 

JOUER AVEC LES PROS 

Qu’ont en commun les créateurs du 7e art et les créateurs de jeu vidéo? Comment peuvent-ils se nourrir mutuellement de leurs expériences artistiques? En collaboration avec Ubisoft, les Rendez-vous du cinéma québécois invitent les artistes et artisans des industries du cinéma et du jeu vidéo à répondre à ces questions à travers quatre Ateliers cinéma et jeu vidéo animés par Bruno Guglielminetti, réalisateur à Radio-Canada et spécialiste des nouvelles technologies. Au programme: Créer l’illusion de la réalité ou l’art de jouer avec la comédienne Pascale Bussières et l’animateur 3D Jean-François Malouin, Créer un univers esthétique avec le cinéaste Kim Nguyen et le level designer Vincent Monnier, Redéfinir les limites du divertissement numérique avec le réalisateur Érik Canuel et le concepteur de jeu Philippe Therien de même que Construire un univers par l’image avec la directrice photo Claudine Sauvé et le directeur artistique de jeu vidéo The Chinh Ngo. Entrée libre et gratuite les 19 et 20 février à la Cinémathèque québécoise. 

UN 3e PETIT RENDEZ-VOUS AVEC LA FRANCOPHONIE CANADIENNE

Une fois de plus cet hiver, les Rendez-vous accueillent une délégation de cinéastes franco-canadiens en provenance des quatre coins du pays, venus partager leurs histoires et leurs rêves. Au menu: huit films accompagnés de leurs créateurs, la Nuit festive des Rendez-vous avec le groupe acadien de l’heure Radio Radio ainsi que trois rencontres professionnelles avec les cinéastes francophones hors Québec Fabienne Lips-Dumas (Vancouver), Carol Ann Pilon (Ottawa) et Laurence Véron (Île-du-Prince-Édouard) dans le cadre du projet Fauteuil réservé. 

LES RENDEZ-VOUS DANS LES ÉCOLES

Du 5 au 17 février, tout juste avant la tenue de leur grand festival hivernal, les Rendez-vous iront à la rencontre des jeunes du primaire, du secondaire et du collégial pour une cinquième année consécutive. Au tableau: des ateliers pédagogiques stimulants, des rencontres avec des professionnels allumés et des découvertes cinématographiques insoupçonnées pour nourrir les cinéphiles –et les cinéastes– de demain. Une activité essentielle, rendue possible grâce au soutien de la Régie du cinéma. 
 

DES PRIX À LA PELLE! 

De nombreux prix seront remis aux Rendez-vous cette année: Prix Pierre et Yolande Perreault pour le meilleur espoir documentaire, Prix à la création artistique du Conseil des arts et lettres du Québec pour le meilleur film d’art et expérimentation, Prix Coop Vidéo, Prix à l’innovation ONF et Prix Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) / Rendez-vous, destinés aux meilleurs courts métrages de fiction,  ainsi que le Prix Vox – Premières vues pour la meilleure œuvre étudiante. Enfin, comme à chaque année, les Rendez-vous sont heureux d’accueillir l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC) qui en profitera pour remettre ses prix annuels. La cérémonie de remise de prix aura lieu le vendredi 27 février, à 11 h, à la Cinémathèque québécoise.

Du 10 mars au 4 avril 2009

Théâtre du Nouveau Monde

Mise en scène Lorraine Pintal

La charge de l’orignal épormyable, de Claude Gauvreau

Avec : éric bernier, céline bonnier, francis ducharme, didier lucien, pascale montpetit, sylvie moreau, françois papineau

« Il faut poser des gestes d’une si complète audace que même ceux qui les réprimeront devront admettre qu’un pouce de délivrance a été conquis pour tous. » –Mycroft Mixeudeim

Lorraine Pintal revient à la charge ! Avec La Charge de l’orignal épormyable, Lorraine Pintal redonne vie à la voix ample et puissante de Claude Gauvreau, poursuivant le vibrant dialogue amorcé avec Les oranges sont vertes, Le Vampire et la Nymphomane puis L’Asile de la pureté. Féroce coup de gueule contre l’étouffant climat du Québec des années 50, La Charge de l’orignal épormyable se révèle un violent et émouvant plaidoyer contre l’oppression et la terreur, dans un langage extrêmement personnel qui a toutes les audaces et qui garde son élégance jusque dans sa fureur. Privilégiant de nouveau l’extraordinaire modernité du texte et mettant en lumière la force et la puissance des répercussions qu’il a encore aujourd’hui, Lorraine Pintal a rassemblé une distribution flamboyante : François Papineau, Éric Bernier, Céline Bonnier, Francis Ducharme, Didier Lucien, Pascale Montpetit et Sylvie Moreau.

Un auteur gigantesque. Claude Gauvreau occupe une place unique dans la dramaturgie québécoise. Solitaire et farouche, visionnaire et possédé, à la fois libre de par son génie créateur et entravé dans un monde qui ne l’entend pas toujours, il a laissé beaucoup en bien peu de temps. Il a déconstruit le vocabulaire, créé le langage exploréen, combattu le conformisme et la tiédeur ambiante, et porté ardemment le flambeau de l’automatisme au Québec. Il s’est révélé intensément au monde à travers une langue rebelle et nouvelle : poète, dramaturge, polémiste... ogre, titan, géant. Il a vécu un amour fou et terrible qu’il a perdu tragiquement. Tout
ce temps, il s’est débattu contre la maladie mentale, aux limites de la souffrance, et traversé l’expérience douloureuse des électrochocs et de l’internement. À travers son oeuvre, composée d’un roman, de poèmes, de textes radiophoniques et dramaturgiques, Claude Gauvreau n’a jamais voulu traduire sa folie, il a surtout cherché à nous dire qu’il n’était pas fou.

Un « sauvage besoin de libération ». Mycroft Mixeudeim a des allures de colosse, mais pourtant, c’est un être pur et naïf que l’on dépossède de son âme et dont on saccage les rêves, transformé en cobaye par quatre pseudo-analystes du comportement humain. Abusé, privé de ses droits, persécuté par les autres personnages, il fonce, telle une créature fantastique et formidable cherchant à fracasser les murs entre lesquels on tente de l’enfermer. Bien que cette tentative de mise à mort ait lieu sous nos yeux, on assiste tout de même à la victoire de l’amour sur l’humiliation et la haine : parce qu’il a su garder intact son adoration pour une femme, Mycroft a préservé la meilleure part en lui, sa profonde humanité, qui le distingue en cela de l’animal terrassé. La Charge de l’orignal épormyable a marqué l’histoire du théâtre québécois, au même titre que le projet automatiste a marqué celle du Québec, surtout avec le Refus global dont Claude Gauvreau était l’un des signataires les plus engagés. Ce manifeste, dont on célébrait les 60 ans en 2008, dénonçait les deux idéologies qui régnaient en maîtres sur le Québec : le régime religieux du catholicisme et le conservatisme de l’Union nationale de Duplessis. Faisant appel à la sensibilité de ceux et celles qui favorisaient l’innovation, le Refus global a contribué à ce que le peuple québécois puisse enfin rejoindre les courants
sociaux et culturels internationaux.

Des acteurs et des actrices à la stature de géants ! D’une oeuvre à l’autre, Lorraine Pintal sait déployer dans l’espace théâtral la démesure poétique de Gauvreau, donner à voir une parole magnifiée par son inventivité et sa verve, et faire entendre les rouages grinçants des mécanismes du pouvoir qui font de l’homme une bête. Dans la peau de Mycro◊ Mixeudeim, l’alter ego de Gauvreau, nul autre que François Papineau pour porter ce texte à bout de bras, lui qui a incarné au TNM Ulysse et Achille (L’Iliade et L’Odyssée), le Comte Almaviva (Le Barbier de Séville) et Stanley Kowalski (Un tramway nommé Désir). À ses côtés, quelques-uns des plus
solides interprètes du Québec, fidèles compagnes et loyaux compagnons, tous frères et soeurs de création : Éric Bernier, Céline Bonnier, Francis Ducharme, Didier Lucien, Pascale Montpetit et Sylvie Moreau. Au final : une dose d’énergie à l’état pur, explosive et détonante ! Une invitation à défoncer les murs !

Photo Jean-François Gratton

Du 14 mars au 28 mars 2009

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

L’Opéra de Montréal célèbre les 30 ans du légendaire opéra rock

Starmania Opera, de de Luc Plamondon et Michel Berger

Pour souligner ses 30 ans, le légendaire opéra rock Starmania du tandem Luc Plamondon (livret) et Michel Berger (musique) sera présenté dans sa version lyrique sur la grande scène de l’Opéra de Montréal du 14 mars au 28 mars 2009, à 20 h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. La distribution rassemble les étoiles lyriques du Québec : la soprano Marie-Josée Lord sera Marie-Jeanne, le ténor Marc Hervieux, Zéro Janvier, le baryton Étienne Dupuis, Johnny Rockfort, la soprano Lyne Fortin, Stella Spotlight, le ténor Pascal Charbonneau, Ziggy, la soprano Raphaëlle Paquette, Cristal, et la mezzo-soprano Krista de Silva, Sadia. Starmania opéra est sous la direction musicale du compositeur et chef d’orchestre Simon Leclerc, qui en assure également l’orchestration alors que la mise en scène a été confiée aux scénographes et concepteurs multimédia, artistes multidisciplinaires, Michel Lemieux et Victor Pilon. Anne-Séguin Poirier dessine les costumes et cosigne la scénographie, les éclairages sont conçus par Alain Lortie et la chorégraphie est réalisée par Stéphane Boko. Dans la fosse : l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal; sur scène : le Choeur de l’Opéra de Montréal. Une coproduction Opéra de Montréal / Opéra de Québec.

STARMANIA OPÉRA DE PLAMONDON/BERGER
L’action se déroule à Monopolis, une ville imaginaire où s’affrontent le bien et le mal à travers des personnages futuristes en butte à la solitude et à la corruption. La lutte de deux jeunes amants contre les méfaits du vedettariat.

Luc PLAMONDON, auteur
Après des études à l’Université Laval, l’Université de Montréal et dans plusieurs villes d’Europe, Luc Plamondon passe une année aux États-Unis où il se gave de comédies musicales et tombe sous le choc de Hair, l’étincelle qui l’amènera dix ans plus tard à écrire Starmania. En revenant à Montréal en 1970, il écrit sa première chanson, Dans ma Camaro. Il débute vraiment comme parolier pour la grande diva Monique Leyrac. C’est en Diane Dufresne cependant qu’il trouvera son interprète fétiche, pour qui il écrira 75 chansons. Considéré comme le premier parolier rock de la langue française, il est appelé dans les années 80 à travailler pour un grand nombre d’artistes. Sa carrière atteint un sommet en 1992, avec Dion chante Plamondon. Distribué dans le monde entier, il se vend à 2 000 000 exemplaires. Outre Starmania, il a collaboré sur cinq autres comédies musicales : Lili Passion, La Légende de Jimmy, Sand et les Romantiques, Cindy et bien sûr Notre-Dame de Paris, qui connaît depuis 10 ans un succès international. Tous ces spectacles ont lancé en France comme au Québec plusieurs carrières de chanteurs et chanteuses. Il a été fait Chevalier de l’Ordre du Québec en 1989, Officier de l’Ordre du Canada en 2002, et décoré de la Légion d’Honneur en France en 1994 en plus d’être récipiendaire de plusieurs autres distinctions et prix de musique au Canada et en Europe.

Michel BERGER, compositeur (1947-1992)
Michel Berger se fait connaître en tant que chanteur dans les années 1960 avant de passer à la production chez EMI et Warner. En 1973, il produit un album pour Françoise Hardy, ce qui relancera la carrière de cette dernière. En 1974, il commence à écrire pour France Gall qui deviendra son épouse en 1976; il produira tous ses albums à partir de 1975. En 1985, il produira l'album Rock 'n' Roll Attitude pour Johnny Hallyday dont il mettra en scène son spectacle avant de réaliser celui de France Gall en 1987. Entre temps, il compose Starmania, dont le texte est de Luc Plamondon. L’album studio sort en 1978. L e spectacle remporte un vif succès en 1979, réitéré en 1988 et lors des reprises dans les années 1990. En 1990, il met en scène un nouveau spectacle musical : La Légende de Jimmy, inspiré de la vie de James Dean. Il composera aussi plusieurs musiques de films. Il est mort subitement à l’âge de 44 ans en 1992. Musicien et compositeur visionnaire, il restera un pilier de la chanson française de la deuxième moitié du XXe siècle.

 

DISTRIBUTION
Marie-Jeanne
Marie-Josée Lord, soprano (Canada)
Ancienne membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, Marie-Josée Lord faisait ses débuts dans Liù (Turandot) à l’Opéra de Québec, puis chantait Julia (Passionnément) à l’Opéra de Rennes. En 2004, elle est Mimì (La bohème) à l’Opéra de Montréal, puis Liù, interprète Marie-Jeanne dans la version symphonique de Starmania, plus tard présentée au Palais des Congrès de Paris, puis à l’Opéra de Québec dans la version lyrique la saison dernière. En 2005, elle a reçu le Prix de la Fondation de l’Opéra de Québec. Dernière présence à la compagnie : Gala (2008)

Johnny Rockfort
Etienne Dupuis, baryton (Canada)
Ancien membre l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, il chante Énée (Dido and Aeneas), puis chante pour l’Opéra de Montréal les rôles de Marullo (Rigoletto) et du Mandarin (Turandot). Il a aussi été Lescaut (Manon Lescaut) pour le New Israeli Opera, Papageno (La flûte enchantée) au Vancouver Opera, Mercutio (Roméo et Juliette) au Hawaii Opera Theatre et Figaro (Le barbier de Séville) à l’Opéra de Marseille. Récemment, il incarnait Johnny Rockfort (Starmania) à l’Opéra de Québec, de même que Silvano (Un bal maqué) qu’il chantera à l’Opéra de Paris. Dernière présence à la compagnie : Gala (2008).

Zéro Janvier
Marc Hervieux, ténor (Canada)
Depuis que Valery Gergiev l’a choisi pour chanter Alfredo (La traviata) à Saint-Pétersbourg, la carrière de Marc Hervieux connaît un bel essor et il chante dans la plupart des maisons lyriques canadiennes. Récemment, il chantait le rôle-titre dans Faust au Calgary Opera, Alfredo (La traviata) au Edmonton Opera, Zéro Janvier (Starmania Opéra) à l’Opéra de Québec et Alfredo (La traviata) à Opera Ontario. Au cours de la présente saison, il sera Turridu (Cavalleria rusticana) à l’Opéra de Québec et soliste au concert Bravissima au Roy Thompson Hall. Il a joint la troupe du Metropolitan en 2006. Dernière présence à la compagnie : Gala (2008).
Stella Spotlight

Lyne Fortin, soprano (Canada)
L’une des cantatrices canadiennes les plus en vue, Lyne Fortin chante de nombreux rôles à l’Opéra de Montréal, entre autres le rôle-titre dans Thaïs, Gilda (Rigoletto), Violetta (La traviata), Fiordiligi (Così fan tutte), la Comtesse Almaviva (Les noces de Figaro) et plus récemment Agrippine en 2005. Elle se produit sur la plupart des scènes canadiennes (Vancouver Opera, Opera Saskatchewan, Calgary Opera, Edmonton Opera, Opera Hamilton, Opéra de Québec, américaines (Baltimore Opera, Seattle Opera, Connecticut Opera, Opera Pacific, Arizona Opera, Michigan Opera Theater) et européennes (De Vlaamse Opera, Scottish Opera). Elle a récemment chanté Fiordiligi (Cosi fan tutte) au Michigan Opera Theatre, Juliette à Opera Pacific et Leïla (Les pêcheurs de perles) au Baltimore Opera. Elle se produit en concert et comme soliste d’orchestres canadiens, est l’invitée des réseaux français et anglais de la radio et de la télévision de Radio-Canada. Dernière présence à l’OdM : Don Giovanni (2007).

Cristal
Raphaëlle Paquette, soprano (Canada)
Elle a chanté Adele (La chauve-souris) au Vermont International Opera Festival et en tournée au Québec et en Ontario, Oscar (Un bal masqué) à l’Opéra de Québec et Cristal (Starmania) avec l’Orchestre symphonique de Montréal à Montréal et Paris, l’Orchestre symphonique de Québec, l’Orchestre du Centre national des Arts à Ottawa, le Seoul Symphony Orchestra et l’Opéra de Québec. Ses autres emplois sont Nadia et Missia (La veuve joyeuse), Frasquita (Carmen), Rosalinde (La chauve-souris), Lucy (The Telephone), Olympia (Les contes d’Hoffmann) et Amelia (Amelia goes to the Ball). Fait ses débuts à la compagnie.
Ziggy
Pascal Charbonneau, ténor (Canada)
Ancien membre de l’Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, Pascal Charbonneau a chanté Don Ottavio (Don Giovanni), Tamino (La flûte enchantée), Peter Quint (The Turn of the Screw), Jupiter (Semele), Don Ramiro (La Cenerentola) et Gonzalve (L'heure espagnole). Au cours des récentes saisons, ses rôles ont été Pedrillo (L’enlèvement au sérail) avec Opera Ontario et le Aspen Music Festival, Brighella (Ariane à Naxos) et le Remendado (Carmen) pour l’Opéra de Montréal et Journal d’un disparu de Janacek au Aspen Music Festival. Il se produit également avec Les Violons du Roy, Tafelmusik, le Cincinnati Opera, l’Opéra des Flandres et en récitals à Bruxelles et en Espagne. Dernière présence à la compagnie : Carmen (2005).

Sadia
Krista de Silva, mezzo-soprano (Canada)
Krista de Silva détient une maîtrise en interprétation – opéra de l’Université McGill. Elle a tenu le rôle-titre dans of Mignon au Summer Opera Lyric Theatre, de même que plusieurs rôles à Opéra McGill dont Idamante (Idoménée) et le rôle-titre dans Radamisto. Elle s’est également produite en Estonie et en Sicile avec Les Jeunes Ambassadeurs Lyriques et a récemment tenu le rôle de Effie dans la première canadienne de The Ballad of Baby Doe au Calgary Opera. Elle a chanté aux Galas de l’Opéra de Québec (2005, 2006) et chantait le même rôle dans la première mondiale de Starmania Opéra à l’Opéra de Québec en mai dernier. Fait des débuts à la compagnie.


Roger Roger
James Hyndman, rôle parlé virtuel (Canada)
Au théâtre: Lenny (Le Retour) à l’Espace la Veillée (qui lui a valu d’être finaliste au Prix de la Critique à titre de révélation de l’année en 1992); L’Homme laid au Quat’Sous; Le Temps et la Chambre au Théâtre du Nouveau Monde; L’Abdication, La nuit juste avant les forêts. Au cinéma: Eldorado, Caboose, Le Polygraphe, Rowing Through (qui lui vaudra d’être finaliste aux Prix Génie de la meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien), Souvenirs intimes, La Beauté de Pandore. Télévision: Ces enfants d’ailleurs, Sous le signe du lion, Diva, Deux frères, Le Coeur a ses raisons, Rumeurs.

Chef + orchestrateur
Simon Leclerc (Canada)
Simon Leclerc est issu du milieu populaire en tant que chanteur pour des artistes comme Céline Dion. Il fait ensuite de l’arrangement pour plusieurs chanteurs québécois, gagnant, en 2001, un Félix de l’arrangeur de l’année pour l’album C’est ici que je veux vivre de Marie-Michèle Desrosiers. Il a aussi composé la musique du documentaire Rencontres avec les baleines du St-Laurent, qui a remporté un prix, la musique pour le film IMAX Lost Worlds et a dirigé la musique de Star Trek: Voyager et Star Trek: Enterprise. Directeur musical pour la production des Misérables, il a écrit la musique de la comédie musicale Dracula et a dirigé la musique pour une série de concerts de Charles Aznavour. Il a aussi dirigé plusieurs fois des artistes populaires qui se sont produits avec l’Orchestre symphonique de Montréal, de même que la version symphonique de Starmania et de Notre-Dame de Paris. Débuts à la compagnie.

Mise en scène + décors
Michel Lemieux (Canada)
Lemieux est reconnu internationalement pour l’originalité et l’accessibilité de ses créations, alliant les nouvelles technologies aux arts de la scène et aux installations multimédias muséologiques. Son audace et sa grande connaissance des moyens techniques lui ont permis de concevoir bon nombre de spectacles, installations et méga événements extérieurs. Depuis vingt ans, avec sa compagnie de recherche artistique lemieux.pilon 4dart, il a produit des spectacles mixmédias comme Norman, Anima, Orféo et Pôles. En collaboration avec Victor Pilon, on lui doit nombre de spectacles multimédias. Il a scénarisé ou réalisé nombre de courts métrages, vidéos, publicités et émissions télé. Parmi les spectacles à grand déploiement : La Nuit de Montréal (1992), dans le cadre des célébrations du 350e de Montréal, Harmony 2000, célébrant l’arrivée du nouveau millénaire. En 2004, Lemieux/Pilon assuraient la direction artistique de Soleil de minuit, le spectacle de clôture du Festival International de Jazz de Montréal. Toujours avec Victor Pilon, il signe la mise en scène de Delirium, une création du Cirque du Soleil. Débuts à la compagnie.

Mise en scène + décors
Victor Pilon (Canada)
Victor Pilon travaille en tant que metteur en scène, scénographe, concepteur visuel et photographe, autant pour la scène que pour de grands événements publics. En 1990, il joint l'équipe de Michel Lemieux comme codirecteur artistique et fonde avec ce dernier la compagnie lemieux.pilon 4dart. Ensemble, ils ont travaillé sur des spectacles mixmédias tels Norman, Anima, Orféo, Pôles, lesquels ont effectué des tournées un peu partout à l’étranger, de même que La Tempête, les Planètes, Harmony 2000, Soleil de Minuit. Parmi ces réalisations, on compte de nombreux spectacles et installations permanentes présentées à Montréal, Québec et dans d’autres grandes villes. Ils se sont également associés au Cirque du soleil pour Delirium. Débuts à la compagnie. Virot Pilon est le photographe officiel des visites de la famille royale britannique et a fait la couverture de nombreuses visites officielles de chefs d’État.
Starmania Opéra
Livret de Luc Plamondon, musique de Michel Berger.
En français avec surtitres français et anglais.

Du 5 au 18 avril 2009

La 14e édition de Vue sur la Relève

Sous la présidence d’honneur de Tomás Jensen, un ancien de Vue sur la Relève, l’événement rassemble les jeunes créateurs les plus prometteurs dans les domaines de la chanson, de la musique, de la danse, du théâtre et des autres disciplines des arts de la scène. Cette année, Vue sur la Relève propose pas moins de 43 artistes/groupes, qui se partagent 13 passionnantes soirées. Chacune d’entre elles compte entre 3 et 6 prestations différentes pour le prix – dérisoire – de 10 $
la soirée. À noter, la présence de Tomás Jensen, le 8 avril, à la maison de la culture Frontenac, Damien Robitaille, le 15 avril, à La Tulipe, et Nicolas Titley, animateur de la soirée du 17 avril, à La Tulipe. Soyez parmi les premiers à les découvrir, du 5 au 18 avril 2009, à la maison de la culture Frontenac, au Cabaret La Tulipe, au Gymnase et au Théâtre TELUS.

UNE FENÊTRE SUR L’EUROPE
Pour une deuxième année, Vue sur la Relève s’ouvre aux talents d’ailleurs; ainsi, le festival reçoit le Français Modibick, auteur-compositeur-interprète, et la Compagnie Chaliwaté, une troupe de théâtremime belge.

LES 5 À 7 PROFESSION : ARTISTE
Très en demande, les 5 à 7 Profession : Artiste sont de retour ! Assistez aux conférences/échanges entre des professionnels de l’industrie du disque et du spectacle et des artistes et artisans des arts de la scène en début de carrière. Rendez-vous les 5, 6 et 13 avril 2009, au Gymnase, c’est gratuit et ouvert à tous !

UNE PREMIÈRE À VUE SUR LA RELÈVE : UN LANCEMENT D’ALBUM
Pour la première fois, Vue sur la Relève permettra à deux artistes de lancer conjointement leur 1er album. Il s’agit de Daniel ROA, du Manitoba, qui lancera Même si… et de Modibick, de France, qui lancera Les Pilules du bonheur. Le lancement de ces deux albums aura lieu le mardi 7 avril 2009, à 17 h, au Gymnase.
Engagé dans le développement et la promotion des artistes émergents, le festival Vue sur la Relève a servi de tremplin à des artistes tels que Daniel Boucher, Pierre Lapointe, Mes Aïeux, Fred Pellerin, Karkwa, Évelyne de la Chenelière, Estelle Carleton et de nombreux autres. Du 5 au 18 avril, venez découvrir qui seront les grands noms de demain !

En chanson/musique

Ariane Mahrÿke Lemire (Alberta)
Auteure-compositrice-interprète autodidacte venant de l’Ouest canadien, Ariane Mahrÿke marie les mots à une musique où fusionnent jazz, blues et folk. En puisant à la fois dans ses racines francophone et anglophone, elle nous offre un premier disque double de balades intimistes et fantaisistes.
Bambara Trans
Avec Khalouna, le groupe multiethnique de neuf musiciens démontre par ses chansons festives que la musique n’a pas de frontière… Voyageons avec eux du Québec au Maroc, en faisant halte en France puis en Nouvelle-Écosse. Coups de coeur du Festival des musiques du Maghreb en 2007 et du festival Musique
Multi-Montréal en 2008, ils sauront vous faire bouger !
Boom JACAK
Cinq personnes, cinq voix, plusieurs tonalités différentes… Quand la bouche devient instrument de musique, c’est Boom JACAK qui occupe la scène.
Bujo
Bujo se définit comme étant un rockeur urbain-techno et « chansonneur ». Il dévoile son plus récent matériel musical… à découvrir !
Caroline d’été
Cette ambassadrice du bonheur nous livre le sien : La Fenêtre. Ses textes poétiques et sa douce mélodie nous donnent le goût d’en demander encore et encore…
Cindy Doire (Ontario)
D’une grande sensualité, La vie en bleu contient des chansons teintées d’un style jazzy. La chanteuse franco-ontarienne installée à Toronto n’est pas sans nous rappeler Carla Bruni et Janis Joplin.
Daniel ROA (Manitoba)
Même si…, le tout premier album solo de l’auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste manitobain, rassemble tous les talents de cet amoureux de la vie et des mots.
Dynamo Coléoptera
Tamagoléoptera émerveille par la créativité tant au niveau scénique que musical. Le collectif mi-japonais, mi-québécois multiplie notre plaisir en alliant l’art visuel, le théâtre, la poésie et la vidéo à leur prestation musicale.
Émilie Clepper
En 2008, Émilie Clepper était en première partie de Feist au Festival d’été de Québec. Jeune auteurecompositrice-interprète qui partage sa vie entre le Québec et Austin, au Texas, elle propose, avec Things May Come, poésie et sensibilité.
Karim Ouellet
Son tout premier album solo séduit par sa musique unique dont les sources d’inspiration sont aussi variées que le hip hop, le jazz, le folk, le reggae et la musique électronique. Un son unique !

Kevin McIntyre (Nouveau-Brunswick)
Le monde est truqué offre des mélodies parfois accrocheuses et planantes, du rock français aérien qui explore des espaces tranquilles et des recoins bruyants.
Kevin Thompson
D’abord connu comme guitariste du chanteur Moran, finaliste de Ma première Place des Arts et récipiendaire du prix Innovation Télé-Québec dans le cadre du Festival en chanson de Petite-Vallée, Kevin Thompson livre, avec son premier album éponyme, des textes différents, touchants et humains sur des mélodies recherchées et accrocheuses.
La Patère Rose
Avec des sonorités rock sans basse et sans guitare, des claviers Vintage et une charmante chanteuse qui écrit des textes qui parlent d’amour, il n’est pas surprenant que ce groupe éclectique ait raflé tous les prix aux dernières Francouvertes : le Prix du public, le Prix de la chanson primée de la SOCAN ainsi que le Grand Prix.
Les Patates Impossibles
Mixés au pop-rock-funky, les textes de Joël Martel sont pertinents, irrévérencieux et mordants.
Maude
C’est son souci de préserver la langue française et son intérêt pour l’écriture qui ont amené cette jeune femme, à la fois auteure et interprète, à innover dans le mouvement hip hop francophone depuis 10 ans.

En théâtre
Abat-Jour Théâtre
La jeune compagnie Abat-Jour Théâtre, dont les membres sont des diplômés de l’Option Théâtre de Lionel-Groulx (2007), présente Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella ?. Écrite et mise en scène par Simon Boulerice, cette pièce traite de l’hypersexualisation chez les préadolescentes. Interprétation de Édith Arvisais, Sophie Desmarais et Gabriel Lessard.
Blitz D’axes
Valises, première création de Blitz D’axes, est l’adaptation théâtrale d’une bande dessinée dont on conserve les caractéristiques. On y traite de la problématique de l’obsession sous toutes ses formes.
Caroline Bernier-Dionne et des Ouvriers Théâtre
L’Ironie du tort, de Caroline Bernier-Dionne et des Ouvriers Théâtre, traite de la survie à la suite du suicide d’un proche. Réapprendre le présent, redonner un sens à sa vie en l’absence de l’autre…
Catherine Dajczman
Passage raconte le parcours d’une jeune femme à la croisée des chemins, décidant d’entreprendre un voyage au coeur d’elle-même. Catherine Dajczman vous convie à une mise en lecture de son premier texte où elle se dévoile de façon ludique et profonde.
Chaliwaté (Belgique)
Joséphina, de la compagnie Chaliwaté, est l’histoire, rêvée ou passée d’un homme et d’une femme, présentée par le biais du jeu subtil entre la parole et l’expression du corps. Partons à la rencontre de la danse contemporaine, du jeu clownesque et du théâtre d’objets…
Justin Laramée
La pièce 4 fois Mélanie ½, de Justin Laramée, est un portrait de la femme contemporaine. Les quatre Mélanie, toutes interprétées par Émilie Gilbert, nous offrent leur univers poétique et vulgaire.
L’eau du bain
Par la fenêtre, la forêt, de la compagnie L’eau du bain, présente des personnages qui sont des archétypes des hommes et des femmes du Québec du début des années 1900. C’est par eux qu’est racontée la Grande histoire.
Théâtre à Bout Portant
Les Immondes sont une espèce rare mais commune qui nous permet leur observation et qui porte un regard à la fois drôle et inquiétant sur les états de notre solidarité. Un travail corporel où le geste prend la parole.
Théâtre de la Tortue Noire
Le Grand OEuvre, du Théâtre de la Tortue Noire, théâtre de marionnettes et de manipulation d’objets, nous fait pénétrer dans l’univers mystérieux d’un alchimiste qui s’adonne à un rituel lui permettant d’accéder à l’immortalité.

 

En danse
Andrew Turner
Dans Duet for One plus Digressions, le chorégraphe et danseur Andrew Turner, en l’absence d’une partenaire, doit user d’imagination et de talent pour la remplacer sur scène…
Anne Thériault
Annexe 2…, d’Anne Thériault, nous projette dans un univers où règne un climat particulier. Deuxième épisode de la trilogie Valeur ajoutée, Annexe 2… est un espace-temps où deux femmes bioniques s’éclatent en trois phases.
Brice Noeser
Brutus et Sabulle, par Brice Noeser, est la rencontre d’un duo au physique distinct qui donne lieu à un langage abstrait où la grande recherche corporelle du chorégraphe se marie à la poétique gestuelle des interprètes.
Carmen Ruiz et Zuzana Burianova
Dans Trazos, les chorégraphes et danseuses Carmen Ruiz et Zuzana Burianova, d’origines colombienne et slovaque, forment un intime et poétique duo dans lequel le tango rencontre la danse contemporaine et la musique : un pur plaisir pour les sens…
Christiane Bourget
Christiane Bourget, bachelière en danse contemporaine de l’Université Concordia, a présenté ses dernières créations à Montréal (Tangente et Studio 303), à Québec, à Toronto et au Portugal. Dans 74 directions, seule sur scène, elle met en mouvement les traces du passé et le reflet du présent.
Geneviève Gagné et Emily Honegger
Le lancer du nain, de Geneviève Gagné et Emily Honegger, réunit deux styles, la danse contemporaine et le breakdance. Dans un univers ludique, chaque danseuse repousse ses propres limites physiques.
Geneviève Smith-Courtois
J’t’ventre T’emb, de Geneviève Smith-Courtois, la fait performer dans un lieu qui n’est pas la scène. Favorisant les rencontres multidisciplinaires, c’est par une approche directe avec le public que J’t’ventre T’emb traite des agressions sexuelles.
Meena Murugesan
Le spectacle AVAL (« Elle » en tamoul) , de la danseuse et chorégraphe Meena Murugesan, revisite avec modernité une forme de danse classique originaire de l’Inde. Elle explore la quête d’identité des femmes sud-asiatiques de son âge.

Multidisciplinaire
Barthélémy Glumineau
La république des rêves, de Barthélémy Glumineau, nous amène à la rencontre de la danse, du cirque et du théâtre. La fusion des trois nous fait découvrir un univers où le corps et l’objet cohabitent pour le plus grand plaisir de nos sens.

Mandoline Hybride
Dans Slinky, une oeuvre où se voisinent danse contemporaine, création musicale, projections vidéo et théâtre, quatre personnages caricaturés tentent de fuir la monotonie.
Un orteil dans le vide
Un orteil dans le vide, réunissant Sandy Bessette et Frédéric Lemieux-Cormier, aborde le thème de la mort par l’union de la danse, du théâtre, de la musique et des prouesses techniques. Les deux interprètes forment un trio avec une roue omniprésente sur les planches.
Vision Diversité

Création plurielle est une création originale et multidisciplinaire basée sur le mariage des rythmes et des expressions. De la chanson et de la musique, du conte et du slam, de la danse… autant d’expressions aux saveurs multiples qui composent ce courant de métissage et de diversité de notre culture d’aujourd’hui.

Du 25 mars au 11 avril

Théâtre La Chapelle

36 auteurs, 36 scènes, 36 situations dramatiques, un spectacle unique!

Les 36 - Inspiré des 36 situations dramatiques de Georges Polti

Mise en scène de Catherine Vallée‐Grégoire

L’Incorruptible.Théâtre, une nouvelle compagnie de théâtre dynamique, est fière de présenter sa toute première création au Théâtre La Chapelle du 25 mars au 11 avril! Les 36 situations dramatiques proposées par Georges Polti il y a plus d’un demi‐siècle deviennent ici l’occasion d’encourager les artisans et la relève québécoise tout en dépeignant la société d’aujourd’hui à travers des thèmes d’actualité.

La théorie de Polti veut que pour tout type de scénario, il existe 36 situations dramatiques de base. 36 auteurs québécois, dont plusieurs font partie de la relève prometteuse, se sont vus attribuer aléatoirement une des ces situations pour ensuite élaborer chacun un scénario ne dépassant pas cinq minutes. Le grand défi et l’intérêt de la pièce que vous propose l’Incorruptible.Théâtre fut de lier ces histoires pour  créer un tout cohérent et surtout, signifiant. Ainsi, sous la direction de Catherine Vallée‐Grégoire et à travers une panoplie de genres, allant du théâtre réaliste à l’absurde en passant même par le théâtre de marionnettes, l’amour, la haine, la violence, la vengeance, la passion, la religion et la mort sont traités de façon complètement éclatée afin d’offrir une expérience unique au spectateur. « Cela fait trois ans que nous travaillons sur Les 36, un projet réunissant plus d’une cinquantaine d’artistes. Mettre en scène cette oeuvre ne fut pas une mince affaire, mais il est enfin venu le temps de partager avec vous cette ambitieuse folie », explique la metteure en scène.

Fondé en 2006, L’Incorruptible.Théâtre a pour mission première de mettre la relève au coeur du processus créateur. Que ce soit sur le plan de l’écriture, de l’interprétation ou de la production, nous voulons donner la parole aux jeunes artistes et artisans de la scène théâtrale. Nourris par l’inspiration de la relève, nous cherchons également à présenter des spectacles dans une forme et une esthétique
Novatrice

 

Les 36 auteurs Simon Boulerice, Olivier Choinière, Julie Vincent, François‐Étienne Paré, Josée Plourde, Vincent Bolduc, Dominick Parenteau‐Leboeuf, Anne‐Marie Savoie, Marie‐Christine Lê‐Huu, Philippe Robert, Hugo Bélanger, Isabelle Doré, Eugénie Gaillard, Geneviève Billette, Isabelle Leblanc, Louise Bombardier, Marylin Perreault, François Bernier, Alexandre Goyette, Évelyne de la Chenelière, Martin Laroche et Stéphane Allard, Fannie Bellefeuille, Éloïse Corbeil, Simon Boudreault, Maryvonne Cyr, Christian Vanasse, Emma Haché, Emmanuel Reichenbach, Patrick Drolet, Annie Ranger, Jean‐François Nadeau, Sébastien Guindon, Mathieu Gosselin, Mathieu Plante, Marcelle Dubois et Simon Boudreault.

Du 13 au 29 mars

Quinzaine de la poésie 2009

Calendrier des représentations et descriptifs des événements Exposition – photographie
Les grands cimetières I : Le ciel n'est qu'un détour à brûler
Ce premier volet du projet Les grands cimetières est une suite de courts poèmes (tous un peu différents) et de photographies (toutes un peu pareilles). La poète Martine Audet y poursuit son travail sur l'appartenance au monde en explorant, cette fois, le lié et le rompu, ainsi que la patience et l'effort joyeux du geste poétique.

Du jeudi 12 mars au samedi 11 avril
Entrée libre

Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal
465 avenue du Mont-Royal Est
Renseignements : 514 872-2266

Exposition - Multidisciplinaire
Rang X
Plus grands que nature. Flacons de liniment, bouteilles d'eau de Cologne, d'alcool, boîtes de métal. Véritables petits sanctuaires où rien ne semble vouloir mourir. Ces images vestiges retracent à elles seules notre faste histoire du quotidien. À même la forêt, déterrer puis photographier ces neuf tableaux surplombent une table mise où boules de cheveux, cornes limées et autres s'organisent en un presque cabinet de curiosités. Ici, la poésie est bien vivante. Une exposition de Louise Marois.


Du mercredi 12 mars au dimanche 26 avril
Entrée libre

Maison de la culture Marie-Uguay
6052 boulevard Monk
Renseignements : 514 872-2044


Monstrer
Poésie, projections et performances
Les poètes québécois Renée Gagnon, Mylène Lauzon, Steve Savage et leurs invités font découvrir au public une poésie écrite pour être lue et entendue, pour être montrée et vue.

Le vendredi 13 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 27 février*

Maison de la culture Frontenac
2550 rue Ontario Est
Renseignements : 514 872-7882

Le samedi 14 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 28 février*

Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce
3755 rue Botrel, Auditorium
Renseignements : 514 872-2157

Le samedi 21 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 7 mars*

Maison de la culture de Côte-des-Neiges
5290 chemin de la Côte-des-Neiges
Renseignements : 514 872-6889

Le dimanche 29 mars, 14 h
Entrée libre

Salle de diffusion Parc-Extension
421 rue Saint-Roch
Renseignements : 514 872-6131

Visions de/of Kerouac
Normand Guilbeault
Véritable performance multimédia, ce concert est le résultat de l'engagement passionné de Normand Guilbeault pour le créateur Jack Kerouac et ses oeuvres.
Quinze année d'une recherche patiente permettent aujourd'hui de présenter en musiques, paroles et images, la formidable modernité de l'oeuvre de Jack Kerouac, auteur du roman On the Road.

Le samedi 14 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 28 février*

Auditorium Le Prévost
7355 avenue Christophe-Colomb
Renseignements : 514 872-6131

 


Pas de silence
Jean Maheux et Le coeur à l'ouvrage
Entouré des trois excellents musiciens du groupe Le coeur à l’ouvrage, Jean Maheux nous livre un spectacle dans lequel chants et poèmes (Michel Garneau, Philippe Soupault, Serge Fiori, Gilles Vigneault, Jacques Brel, Alain Bashung, etc.) s’entremêlent afin de créer un véritable festin pour l’ouïe et la vue.
Comédien et chanteur au charisme remarquable, Jean Maheux, qui s’est mérité un Masque pour son interprétation dans L’Homme de la Mancha, se distingue au théâtre comme au petit écran. Dans ce spectacle authentique, il évoque le bonheur de vivre mais, surtout, il prend parti pour des thèmes qui lui sont chers, notamment la notion de responsabilité individuelle. De la poésie et de la chanson pour l’âme.
Avec : Stéphane Aubin, piano; Bernard Falaise, guitares; et Normand Guilbeault, contrebasse.


Le dimanche 15 mars, 16 h
Prix des billets : 13 $ – en vente aux bureaux Accès Saint-Léonard (au comptoir ou par téléphone : 514 328-8400)

Théâtre Mirella et Lino Saputo
8350, boul. Lacordaire
Renseignements : 311

Le jeudi 19 mars, 20 h
Prix régulier:25 $, Forfait multispectacles:20 $

Théâtre Outremont
1248 rue Bernard Ouest
Renseignements : 514 495-9944

Le dimanche 22 mars, 15 h
Laissez-passer disponible dès le 8 mars à 13 h au 6707, avenue De Lorimier*

Maison de la culture Rosemont—La Petite-Patrie, Salle Jean-Eudes
3535, boulevard Rosemont
Renseignements : 514 872-1730

Le mardi 24 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 2 mars*

Centre Henri-Lemieux
7644, rue Édouard, Théâtre du Grand Sault
Renseignements : 514 367-5000

Le jeudi 26 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 11 mars à 18 h*

Maison de la culture Marie-Uguay
6052 boulevard Monk, Studio
Renseignements : 514 872-2044

Le vendredi 27 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 13 mars pour les citoyens de Montréal-Nord et dès le 20 mars pour les citoyens des autres arrondissements de Montréal*

Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord
12004, boulevard Rolland
Renseignements : 514 328-5640

La chair des arbres
Une production du Théâtre Aller Simple
À travers un parcours théâtral où le geste, la parole et l'émotion sont conjugués sous plusieurs temps, Stéphane Séguin nous dévoile certains jardins secrets de notre littérature. Grâce aux mots des Réjean Ducharme, Jacques Ferron, Saint-Denys Garneau, Anne Hébert, du frère Marie-Victorin et plusieurs autres, il nous invite à un voyage expressionniste: un plongeon au coeur des arbres et des fleurs pour mieux aborder l'Homme et ses passions.
Textes : Réjean Ducharme, Jacques Ferron, Saint-Denys Garneau, Anne Hébert, frère Marie-Victorin et plusieurs autres.
Un spectacle conçu et interprété par Stéphane Séguin mis en scène avec la collaboration d’Isabel Dos Santos.


Le mercredi 18 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 3 mars à 18 h*

Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
10 300 Lajeunesse 1er étage
Renseignements : 514 872- 8749

Le jeudi 19 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 4 mars à 18 h*

Maison de la culture Marie-Uguay
6052 boulevard Monk
Renseignements : 514 872-2044

Le samedi 21 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 17 mars à 13 h*

Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal
465 avenue du Mont-Royal Est
Renseignements : 514 872-2266

Le mercredi 25 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 11 mars*

Maison de la culture de Côte-des-Neiges
5290 chemin de la Côte-des-Neiges
Renseignements : 514 872- 6889

Émergence poétique
Une production de la Maison de la poésie en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal en tournée
Conçue comme un manifeste en faveur de l'écrit, Émergence poétique donne à entendre les voix singulières de jeunes poètes se démarquant par la qualité littéraire de leurs textes. Avec les poètes Mario Brassard, Véronique Cyr, Isabelle Gaudet-Labine, Rosalie Lessard, Tristan Malavoy-Racine et Dany Plourde et le multi-instrumentiste Frédéric Lebrasseur.


Le jeudi 19 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 12 mars à 17 h*

Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal
465 avenue du Mont-Royal Est
Renseignements : 514 872-2266

Le samedi 21 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 7 mars à 13 h*

Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
10 300 Lajeunesse 1er étage
Renseignements : 514 872-8749

Le mardi 24 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 10 mars*

Maison de la culture Frontenac
2550 rue Ontario Est
Renseignements : 514 872-7882

Le mercredi 25 mars, 19 h 30
Entrée libre

Bibliothèque de L'Île-Bizard
500, montée de l'Église
Renseignements : 514 620-6257

Le dimanche 29 mars, 14 h
Laissez-passer disponible dès le 11 mars, à 18 h*

Maison de la culture Marie-Uguay
6052 boulevard Monk, Studio
Renseignements : 514 872-2044

Zoom in zoom out sur la ville
Comment habitons-nous la ville? De quelle façon sommes-nous traversés par elle? Chaque jour, la ville nous altère et nous confronte à l'espace de l'autre. Qu'elle soit fortement inscrite ou plus discrètement disséminée dans les plis et replis d'un poème, l'urbanité donne à voir les traces d'une ville transfigurée par le poète.
Du détail obsédant à la vue panoramique, cinq poètes et un musicien nous proposent des espaces sonores et photographiques, autant d'instantanés et de visions fugitives d'une ville dans ce qu'elle a de plus minimaliste, d'abstrait, de lyrique ou d'hystérique.
Conception et réalisation : Linda Bonin et Denis Lavalou


Le jeudi 19 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 26 février à 13 h*

Maison de la culture Maisonneuve
4200 rue Ontario Est
Renseignements : 514 872-2200

Électro Beatniks
À l'ère des technologies et d'Internet, Karen Young et Éric Auclair troquent la Chevrolet de Kérouac pour une hybride plus moderne afin de nous entraîner pour un voyage fondateur.Un surprenant périple à travers la musique des mots et la poésie des sons.


Le vendredi 20 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 7 mars*

Église Saint-Joseph
10050 boulevard Gouin Est
Renseignements : 514 872-9814

*N.B. L’obtention de laissez-passer gratuits exige la présentation d’une preuve d’adresse à Montréal


Quinzaine de la poésie 2009 Calendrier des représentations et descriptifs des événements
Atomes
Productions Rhizome
Les quatre performances interdisciplinaires constituant le projet Atomes sont le fruit d'une collaboration de poètes belges et québécois. Solyvène Targamé, de Bertrand Pérignon, est une lecture haletante où un personnage lutte contre la pétrification urbaine. Dans Standon, Pascal Leclercq plonge dans l'expérience fondamentale et fondatrice du passage de l'individuel à l'universel. Fade out, de Simon Dumas, retrace le récit d'une disparition et des trahisons de la mémoire. Thomas Israël, projections.
Cet événement bénéficie du soutien de l’Entente sur le développement culturel de Montréal entre la Ville de Montréal et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.


Le vendredi 20 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 13 mars à 13 h*

Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal
465 avenue du Mont-Royal Est
Renseignements : 514 872-2266

Le samedi 21 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 7 mars*

Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce
3755 rue Botrel, Auditorium
Renseignements : 514 872-2157

Le dimanche 22 mars, 14 h
Laissez-passer disponible dès le 11 mars à 18 h*

Maison de la culture Marie-Uguay
6052 boulevard Monk, Studio
Renseignements : 514 872-2044

Le mercredi 25 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 11 mars*

Maison de la culture Frontenac
2550 rue Ontario Est
Renseignements : 514 872-7882

Le samedi 28 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 14 mars à 13 h*

Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
10 300 Lajeunesse 1er étage
Renseignements : 514 872-8749

Quinzaine de la poésie 2009 Calendrier des représentations et descriptifs des événements
Le violon brisé
Récital Émile Nelligan
Une rencontre de grands artistes québécois. Un comédien chevronné, pourvu d'une voix peu commune, Albert Millaire, une violoniste de renom, Anne Robert, et un poète au coeur prématurément meurtri et à la sensibilité exacerbée, Émile Nelligan. Laissez-vous bercer par cette atmosphère baignée de paroles, de musique et d'émotion. Une soirée inoubliable.


Le dimanche 22 mars, 15 h
Laissez-passer disponible dès le 8 mars*

Auditorium Le Prévost
7355 avenue Christophe-Colomb
Renseignements : 514 872-6131

*N.B. L’obtention de laissez-passer gratuits exige la présentation d’une preuve d’adresse à Montréal
Slam session animée par Ivy
Une nouvelle saison de slam-poésie s’ouvre avec SLAMONTRÉAL. Un rendez-vous avec la créativité dans l’art du langage, avec le verbe et la verve d'Ivy et de deux autres slameurs invités. Ayant chacun son style, ils présentent des textes savoureux et percutants.


Le vendredi 27 mars, 20 h
Laissez-passer disponible dès le 2 mars*

Centre Henri-Lemieux
7644, rue Édouard, Théâtre du Grand Sault
Renseignements : 514 367-5000

Du 31 mars au 25 avril 2009

Espace Go

Les pieds des anges, sur un texte d’Evelyne de la Chenelière

Mise en scène d’Alice Ronfard

La pièce LES PIEDS DES ANGES traite du rêve individuel et collectif et met en scène une jeune femme qui tente de comprendre son entourage comme s’il s’agissait de systèmes solaires… mais le problème c’est que tout le monde veut être le soleil.

CRÉATION MONDIALE
Marie rédige une thèse de doctorat sur l’apparition des pieds des anges dans l’art de la Renaissance. Plus elle tente de comprendre, de raisonner et d’analyser, plus elle glisse vers l’incertitude et la mélancolie. Marie va-t-elle se mettre à croire aux anges? Pour reprendre pied dans la réalité, elle décide de s’inscrire à un cours de danse, plaque tournante de destinées et de corps hétéroclites, loisir de l’intimité accidentelle et encadrée, rassemblement d’une collectivité qui se surprend à rêver ensemble…

« Écoutez, je vais être obligée d’arrêter, ça a rien à voir avec vous, c’est juste que je suis inconfortable avec la proximité. Je suis pas faite pour ça, moi, la danse, j’ai aucun abandon, aucun lâcher prise, je suis perpétuellement crispée, d’ailleurs c’est la même chose avec le sexe, ça se passe très mal à ce niveau-là, et je vous remercie d’avoir eu la délicatesse de faire comme si de rien était, je veux dire comme si tout était normal. » Marie

Evelyne de la Chenelière est l’une des figures les plus significatives de sa génération et de la dramaturgie québécoise actuelle. Ses textes sont des rendez-vous attendus par le public parce qu’ils sont débordants d’inventivité, d’humour, d’émoi, de réflexions inattendues sur la condition humaine et la fragilité du monde. On lui doit, entre autres, les pièces DES FRAISES EN JANVIER, AU BOUT DU FIL, L’HÉRITAGE DE DARWIN, HENRI & MARGAUX, BASHIR LAZHAR, LE PLAN AMÉRICAIN et DÉSORDRE PUBLIC, pièce présentée à ESPACE GO en 2006 dans une mise en scène d’Alice Ronfard. Evelyne de la Chenelière a également fait partie du collectif d’auteurs du spectacle d’ouverture de la saison 2004-2005 d’ESPACE GO, LES HOMMES AIMENT-ILS LE SEXE, VRAIMENT, AUTANT QU’ILS LE DISENT?

La curiosité insatiable d’Alice Ronfard l’engage dans une recherche théâtrale audacieuse. Elle convie le public à un nouvel étonnement à chacune de ses mises en scène. À travers la trentaine de pièces qu'elle a dirigées, elle a exploré les auteurs classiques (Molière, Rostand, Marivaux), ceux du répertoire (Schiller, Claudel), les contemporains (Gombrowicz, Koltès, Vinaver), de même que les dramaturges québécois (Chaurette, Garneau, Dubois). Son travail fut maintes fois récompensé : on pense, entre autres, au Masque de la meilleure mise en scène pour YVONNE, PRINCESSE DE BOURGOGNE de Gombrowicz (Théâtre du Trident, 1998), au Prix de la meilleure mise en scène de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour L’ANNONCE FAITE À MARIE de Claudel (ESPACE GO, 1989), et au Grand Prix du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal pour LA TEMPÊTE de Shakespeare (ESPACE GO, 1988).

Avec Enrica Boucher + Sophie Cadieux +
Mireille Deyglun + Diane Lavallée +
Hubert Proulx + André Robitaille + Isabelle Roy +
Mani Soleymanlou + Erwin Weche
Assistance à la mise en scène et régie :
Guillaume Cyr

Du 9 au 25 avril 2009

Espace Libre

Maldoror – Paysage, une production Trois Tristes Tigres

« [Il est] assez difficile de distinguer le bouffon du mélancolique, la vie elle-même étant un drame comique ou une comédie dramatique […] » Lautréamont, Les Chants de Maldoror

Isidore, jeune étudiant de quinze ans, est rejeté et conspué par son entourage. Meurtri par cette exclusion violente, il s’invente un double surhumain, dont la cruauté ne connaît pas de limites : Maldoror. À partir des Chants de Maldoror de Lautréamont (1869), le spectacle présente une fresque de la cruauté, mais aussi de l’imaginaire salvateur. En lutte contre tous – dont le Créateur lui-même –, Maldoror dévaste les paysages des hommes en ne poussant, au fond, qu’un seul cri : celui de sa libération.

Les Trois Tristes Tigres, toutes griffes dehors, attaquent cette fois l'oeuvre de Lautréamont. Ils s'intéressent particulièrement à ce qui, dans Les Chants de
Maldoror, remet en question l'ordre établi. Théâtre de la présence, théâtre de la performance, Maldoror-Paysage se veut une fresque, une pièce-paysage dans laquelle des actions multiples se déroulent devant les spectateurs. Toutes ces actions tournent autour d'une figure-pivot, celle de Maldoror, métaphore de l'artiste qui, aux prises avec un monde qu'il refuse d'accepter comme tel, se défend à grand renfort de cris de libération. Par ailleurs, les formes modernes de narration (slam, spoken word, voix modifiées) ne sont pas écartées, et au contraire témoignent du souci de rendre la pièce accessible et contemporaine — nul hermétisme dans cette démarche exploratoire, ni académisme classique!

Dirigé par Olivier Kemeid et Stéphanie Capistran-Lalonde, Trois Tristes Tigres propose un théâtre de création nourri par des préoccupations éthiques ou historiques. La compagnie a produit L'Énéide (2007), les Cabarets CLIM (2005) et Tout ce qui est debout se couchera (2004). Cet été, les Trois Tristes Tigres ont été invités par le Centre national des écritures du spectacle (CNES), basé à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, à présenter quatre Cabarets CLIM sur « l'Europe des barbares » dans le cadre du Festival d'Avignon 2008.

Auteur Lautréamont
Montage du texte et mise en scène Olivier Kemeid
Distribution Mathieu Gosselin, Pierre Limoges,
Jean-François Nadeau, Vincent-Guillaume Otis, Elkahna Talbi
Assistance à la mise en scène Stéphanie Capistran-Lalonde
Scénographie et accessoires Jonas Veroff Bouchard
Costumes Romain Fabre
Conception sonore Philippe Brault
Éclairages Erwann Bernard

Du 31 mars au 25 avril

Théâtre d’Aujourd’hui

Le bruit des os qui craquent, de Suzanne Lebeau

www.fifem.com

La nouvelle création du Théâtre Le Carrousel et du théâtre  ’Aujourd’hui a été créée en France en janvier 2009 au Centre culturel Marcel Pagnol de Fos-sur-Mer. La pièce a reçu un accueil enthousiaste auprès de la critique et du public français.

 

Elikia est une enfant parmi tant d'autres qui a vu sa vie basculer du jour au lendemain dans une guerre civile chaotique et sans lois. La petite enlevée à sa famille devient enfant soldat. Victime, elle est aussi bourreau dans une situation intenable qui brouille les lois les plus élémentaires de l'éthique. Comment grandir et rester humain quand les repères s'effacent devant une brutalité quotidienne sans espoir? C'est le petit Joseph, le plus jeune enfant à parvenir au camp de rebelles, qui lui rappelle son enfance, sa famille, son village, son humanité et qui lui donne le courage de briser la chaîne de violence dans laquelle elle a été entraînée.
Le bruit des os qui craquent est un texte à deux voix. Si Joseph et Elikia vivent la fuite, les doutes, les peurs et le retour à une vie civile civilisée où les enfants peuvent grandir comme des enfants, Angelina, l'infirmière qui les reçoit à l'hôpital où ils se réfugient, met en perspective cette réalité douloureuse et ouvre la fenêtre sur une lumière incertaine, mais lumière tout de même.

SUZANNE LEBEAU
Auteure de plus de vingt-cinq pièces originales et cofondatrice de la compagnie de théâtre le Carrousel, Suzanne Lebeau est reconnue mondialement comme l’un des chefs de file de la dramaturgie pour jeunes publics et compte parmi les auteurs québécois les plus joués à travers le monde : Une lune entre deux maisons (1979), première pièce canadienne écrite spécifiquement pour la petite enfance et traduite en cinq langues; Salvador (1994), pièce présentée entre autres sur Broadway au New Victory Theatre et qui a connu quatre traductions; L’ogrelet, créée en français, en anglais, en italien et en espagnol par le Carrousel, a aussi ses versions allemande, grecque, maya, portugaise et russe et a été publiée en Argentine, en France et au Mexique. L’importance de l’oeuvre de Suzanne Lebeau et sa contribution exceptionnelle à l’épanouissement de la dramaturgie pour jeunes publics, au pays comme à l’étranger, lui valent de nombreux prix et distinctions : Chalmers Children’s Play Award (Les petits pouvoirs/Little victories, 1986); Prix Francophonie Jeunesse (Salvador, 1995); Masque du texte original (L’ogrelet, 2000); Prix littéraire de la citoyenneté de Maine et Loire (Salvador, 2002); nominations au Prix du Gouverneur général pour cinq de ses pièces. En 1998, l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française lui décerne le grade de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade pour l’ensemble de son oeuvre. Cette reconnaissance lui attire de nombreuses invitations en France, en Belgique, au Mexique, en Argentine et en Espagne. Suzanne Lebeau a aussi enseigné l’écriture pour jeunes publics à l’École nationale de théâtre du Canada pendant 13 ans et elle agit comme conseillère auprès des jeunes auteurs d’ici et d’ailleurs, contribuant ainsi à l’émergence de nouvelles écritures pour enfants.

MISE EN SCÈNE GERVAIS GAUDREAULT
AVEC EMILIE DIONNE, SÉBASTIEN RENÉ ET LISE ROY
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE STÉPHANIE CAPISTRAN-LALONDE ++ SCÉNOGRAPHIE STÉPHANE LONGPRÉ ++ COSTUMES LINDA BRUNELLE ++ LUMIÈRE DOMINIQUE GAGNON ++ ENVIRONNEMENT SONORE NANCY TOBIN ++ MAQUILLAGES FRANÇOIS CYR ++ COIFFURES ANIK GÉNÉREUX ++ RÉGIE GÉNÉRALE, SON ET PROJECTIONS ÉRIC GENDRON ++ RÉGIE DES ÉCLAIRAGES RÉGIS GUYONNET

Juin - 2009

Les Grands Ballets canadiens en tournée à travers le monde

Après avoir conquis le tout-Paris l’été dernier avec seize représentations au Grand
Palais à l’invitation du festival Les Étés de la danse, Les Grands Ballets canadiens de Montréal entreprendront une autre tournée d’envergure en juin avec trois programmes différents, à Tel-Aviv, dans le cadre des célébrations du centenaire de la ville et du 60e anniversaire des relations bilatérales entre le Canada et l’État d’Israël, à Jérusalem, puis au Caire, en République d’Égypte, avant de s’envoler pour l’Europe, à Ljubljana, en Slovénie, et à Baden-Baden, en Allemagne. Il s’agit d’un événement de taille pour la compagnie, qui a décidément le vent en poupe : c’est la première fois en effet, depuis leur création, que Les Grands se produisent au Moyen-Orient. Pour marquer cette présence exceptionnelle, une invitation a été lancée au président de l’État d’Israël, Monsieur Shimon Peres, et à la première dame de la République d’Égypte, Madame Suzanne Mubarak.

Première escale, et non la moindre, Tel-Aviv, où Les GBCM donneront les 1er et 2 juin deux représentations sur la scène extérieure du Suzanne Dellal Centre for Dance and Theatre, principale scène de danse de la capitale israélienne et port d’attache de la compagnie de danse Batsheva. Les GBCM y présenteront un programme de deux pièces majeures de leur répertoire : Noces de Stijn Celis et Cantata de Mauro Bigonzetti. Dans Noces, grand succès de la compagnie en tournée, vingt-quatre danseurs se pavanent et s’affrontent brutalement dans une délirante noce paysanne balkanique, expressionniste et intense, sur l’envoûtante partition éponyme d’Igor Stravinski.
« Noces est extraordinaire », affirmait John Rockwell du New York Times. «…C’est la chair de poule garantie », renchérit Stéphanie Brody dans La Presse. « Celis, Stravinski et Les Grands Ballets génèrent un irrésistible champ de forces sur la scène. » Los Angeles Times. « Explosive de vitalité et de passion » (Voir), Cantata, commandée par le Ballet Gulbenkian en 2001, est inscrite au répertoire des GBCM depuis deux ans. Sur des airs populaires napolitains interprétés live par les chanteuses du groupe Assurd, Cantata explore, au moyen d’une danse instinctive et viscérale, les multiples facettes des relations entre hommes et femmes, de la séduction à la jalousie. « Cantata est un hommage à la culture italienne et à sa tradition musicale, populaire dans le plus noble sens du terme », explique le chorégraphe italien Mauro Bigonzetti. La pièce inclut la musique italienne des XVIIIe et XIXe siècles, des berceuses aux pizziche du Salento, en passant par les sérénades napolitaines. « Cantata est une oeuvre explosive », selon le Times (Londres).

Ce même programme sera également présenté au Jerusalem Centre for the Performing Arts le 5 juin lors du Festival d’Israël, et à l’Opéra du Caire, en Égypte les 9, 10, 11 et 12 juin. Offert à l’Égypte par le Japon, après l’incendie du premier opéra du Caire en 1971, ce bâtiment à l’architecture islamique moderne, a été inauguré en 1988. Il comprend sept salles, et Les GBCM se produiront dans le Grand Théâtre de 1 200 places.

Après le Moyen-Orient, la compagnie s’envolera vers l’Europe où elle présentera le 16 juin au Cankarjev Dom à Ljubljana (Slovénie) un double programme Stijn Celis, composé de Noces et du Sacre du printemps, dont ce sera la première européenne, après sa première mondiale au Théâtre Maisonneuve à Montréal le 26 mars. Dans sa troisième création pour Les Grands Ballets, le chorégraphe Stijn Celis s’attaque à cette oeuvre phare de Stravinski, qui a inspiré les plus grands chorégraphes du XXe siècle. Enfin, la tournée se terminera au Festspielhaus de Baden-Baden en Allemagne par trois représentations d’un programme Mauro Bigonzetti les 19, 20 et 21 juin. Outre Cantata, la compagnie interprétera également Les Quatre saisons, sur la célébrissime musique de Vivaldi, oeuvre commandée par Les Grands Ballets et créée en mai 2007 au Théâtre Maisonneuve, où Bigonzetti relève le défi d’aborder une oeuvre mille fois exploitée, en y laissant jaillir « les saisons intérieures de l’homme, ses états d’âme et ses revirements ».

Photos : Serguei Endinian, Robert Etcheverry

Du 9 au 19 juillet 2009

Le groupe drummondvillois Kaïn en vedette au Mondial des cultures en 2009

En grande première cette année, le Mondial des Cultures de Drummondville dévoile un important segment de sa programmation avant le temps des Fêtes. Toute l’équipe est heureuse d’annoncer en primeur que le groupe drummondvillois Kaïn présentera un spectacle sur la Grande Scène SAQ le dimanche 12 juillet prochain dès 21h.  

Cette soirée « Spécial Drummondville », mettra également en vedette à 19h le groupe hôte de l’événement : Mackinaw, qui célèbrera son 35e anniversaire en 2009. Comme le festival désire toujours pousser plus loin l’offre faite au public, il s’agira également de l’occasion idéale pour Mackinaw et Kaïn de concocter un numéro spécial et unique présenté en exclusivité lors de ce spectacle!  

« Je suis drummondvilloise d’origine et suis fière que l’un des plus grands festivals interculturels au monde se déroule dans ma ville. Il était donc primordial pour toute mon équipe et moi de souligner tout le talent et l’énergie qui se dégagent de notre belle région. Pour moi, un spectacle dédié aux drummondvillois allait de soit. Le groupe Kaïn et l’ensemble Mackinaw représentent exactement cette fougue et cette jeunesse si caractéristiques de notre beau Mondial », de commenter Marie-France Bourgeois, directrice générale et artistique.  

L’association avec le groupe le plus populaire des dernières années et la compagnie de danse numéro un de la région était toute naturelle puisque l’un des objectifs principaux de l’organisation consiste à se lier le plus souvent possible à des partenaires régionaux.  

« Mon objectif pour 2009, c’est de faire redécouvrir aux gens l’ampleur et l’unicité du Mondial des Cultures tout en s’assurant d’un constant renouvellement. La présentation d’un spectacle comme celui-là permettra d’éclater le mot culture sous un tout nouvel angle. », de dire Alexandre Cusson, président du conseil d’administration.  

Autre grande première cette année, les festivaliers peuvent d’ores et déjà se procurer le macaron en prévente et des billets pour le spectacle « Spécial Drummondville » à la billetterie du Centre Culturel et au kiosque de vente situé aux Promenades Drummondville pour le temps des Fêtes. Ces offres seront disponibles pour un temps limité. Voici les détails des prix : 

Macaron en prévente (droit d’entrée pour le 11 jours de festivités) 25$ (5$ de rabais)
Abonnement 1er week-end comprenant :

1 macaron en prévente + 1 chaise pour la soirée d’ouverture du 10 juillet + 1 chaise pour la spectacle fusion du 11 juillet + une place debout dans la section réservée pour le spectacle « Spécial Drummondville » avec Kaïn et Mackinaw du 12 juillet

40$ (10$ de rabais)
Abonnement « Spécial Drummondville » comprenant un bracelet d’une journée + une place debout dans la section réservée pour le 12 juillet 25$ (2$ de rabais)
 

C’est un rendez-vous, du 9 au 19 juillet 2009! 

www.mondialdescultures.com

Du 22 au 26 avril 2009

A.S. Byatt - Récipiendaire du Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu 2009

La Fondation Metropolis Bleu remettra cette année le Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu 2009 à la romancière, nouvelliste et critique littéraire britannique A.S. Byatt.  

Ce prix, d’une valeur de 10 000$, souhaite ainsi souligner la carrière littéraire de cette auteure de renommée internationale. Byatt recevra le Prix lors du 11e Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu, qui se déroulera du 22 au 26 avril 2009 à l’Hôtel Delta Centre-ville. 

« Je suis enchantée qu’A.S. Byatt ait accepté notre invitation, d’autant plus que le lancement international de son nouveau roman The Children’s Book se déroulera ici, à Montréal, lors de la soirée d’ouverture » a déclaré Linda Leith, présidente et directrice artistique de la Fondation Metropolis bleu. « C’est la première fois que nous remettons notre Grand Prix à un écrivain britannique. Nous n’aurions pu mieux choisir qu’A.S. Byatt, une des plus importantes romancières anglo-saxonnes de notre époque. De plus, les festivaliers auront le plaisir de pouvoir échanger avec elle puisqu’elle parle couramment le français et l’allemand. » 

À propos d’A.S. Byatt

Née dans le Yorkshire en Angleterre en 1936, Antonia Susan Byatt est mieux connue aujourd’hui pour son roman gagnant d’un Prix Booker Possession (1990), qui raconte l’histoire de deux académiciens dont la vie devient le reflet des poètes victoriens qui se retrouvent au centre de leurs études. A.S. Byatt est diplômée du Newham College de Cambridge et du Somerville College de Oxford. Audacieuse et intellectuelle, ses œuvres mélangent souvent le réalisme et la fantaisie. Inspirée de figures historiques et de traditions, Byatt tire souvent des parallèles et des contrastes entre divers siècles passés et le monde contemporain, entremêlant ainsi son intérêt pour l’histoire, la biologie et la philosophie. 

Ses écrits ont été traduits dans plusieurs langues et elle est l’auteur de plus d’une vingtaine de récits de fiction, incluant Des anges et des insectes (1995), Histoires pour Matisse (1997), Le Djinn dans l’oeil-de-rossignol (1999), Le Conte du biographe (2005)), et la série La vierge dans le jardin (1999), Nature morte (2000), La tour de Babel (2001) et Une femme qui siffle (2003). 

Elle a été décorée Dame de l’Empire britannique en 1999 et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2003. 

The Children’s Book

Le lancement international du nouveau roman d’A.S. Byatt se tiendra à Montréal le 22 avril 2009, lors de la soirée d’ouverture du 11e Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu. The Children’s Book (Knopf au Canada) se déroule à l’époque de la Première Guerre mondiale dans un monde edwardien et évoque la perte de l’innocence et les secrets de famille. On y apprend l’histoire d’Olive Wellwood, romancière célèbre, qui rédige un livre pour chacun de ses enfants. Cette saga mémorable et émouvante nous replonge dans les difficultés de l’époque et nous fait voyager au Kent Marshes, à Paris, à Munich et dans les tranchées de Somme. 

Les précédents récipiendaires du Grand Prix littéraire international Metropolis bleu sont Daniel Pennac (2008), Margaret Atwood (2007), Michel Tremblay (2006), Carlos Fuentes (2005), Paul Auster (2004), Maryse Condé (2003), Mavis Gallant (2002), Norman Mailer (2001) et Marie-Claire Blais (2000).  

La Fondation Metropolis bleu

La Fondation Metropolis bleu, basée à Montréal, est un organisme à but non lucratif qui a vu le jour en juin 1997. Sa mission est de réunir des gens de différentes cultures pour partager le plaisir de lire et d’écrire. Pour de plus amples informations sur la Fondation Metropolis bleu, visitez le www.metropolisbleu.org

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