Depuis 2001 • No 52 • Montréal • 15.12.2008
Du 17 février au 7 mars 2009

Théâtre d’Aujourd’hui

Le Groupe AD DOC présente :

Le psychomaton, d’Anne-Marie Olivier

mise en scène Véronika Makdissi-Warren

interprétation Paul-Patrick Charbonneau, Hélène Florent,

Érika Gagnon, Éric Leblanc, Édith Paquet  

Créée en 2007 par Le Groupe AD DOC au Théâtre Périscospe à Québec, Le psychomaton a fait salle comble. La comédie dramatique « remasterisée » a repris l’affiche en novembre dernier dans la vieille capitale et voilà qu’elle effectue sa rentrée montréalaise au Théâtre d’Aujourd’hui du 17 février au 7 mars 2009.  

Avec une écriture sensible et décapante, Anne-Marie Olivier nous fait découvrir une galerie de personnages qui, tous plus au moins paumés, sont à la recherche d’un peu de bonté, en quête de réponses, de réconfort ou de miracle. Elle donne une voix à ces solitudes qui ne cherchent qu’à se raconter. L’auteure s’intéresse d’un côté à ceux qui attisent nos préjugés et de l’autre, à ceux qui les véhiculent aussi. Elle creuse pour trouver les racines d’une pensée nombriliste, où montent la droite et l’intolérance. Une chronique, le panorama d’un quartier populaire.  

Derrière le comptoir d’un dépanneur, Josée s’étonne du besoin d’aide criant que vivent les gens de son quartier. Avec le concours de Polo, elle invente une machine qui dépannera littéralement le moral des gens. La machine aux allures de photomaton régurgite un judicieux (!?) conseil, une solution à chaque problème émis lors de la consultation. L’appareil endosse plusieurs fonctions selon les humeurs des clients : refuge, cachette, confessionnal, oreille attentive et fine psychologue pour les uns… ou objet de convoitise, outil d’exploitation… pour les autres. Mais Josée est persuadée du bien qu’elle peut accomplir et susciter : « Ma théorie d’la vie, c’est pas compliqué, c’est qu’on fait partie d’une grande chaîne d’amour sauf qu’on le sait pu! ».  

CE QU'ILS EN ONT DIT...

« La mise en scène alerte propose une série de saynettes qui se succèdent à un bon rythme sur différents tons […] Mais plus que tout, Le Psychomaton repose dur une solide distribution […] » Denise Martel, Le Journal de Québec, Novembre 2008  

« Le jeu est fort, léché et prenant. […] le psychomaton est une métaphore de la création. »

Jean St-Hilaire, Le Soleil, Novembre 2008  

« Avec ses préoccupations sociales et son ton unique, Anne-Marie Olivier prouve de nouveau qu’elle est une des forces montantes de la dramaturgie québécoise. […] la distribution impeccable, dirigée avec inventivité et fraîcheur par Véronika Makdissi-Warren, donne le souffle juste aux mots de la jeune dramaturge. » Patrick Caux, Le Devoir, Avril 2007  
 

« […] on retrouve avec bonheur l’univers si personnel de l’auteure, avec ses formules imagées et son habile dosage entre humour et sensibilité, réalisme et fantaisie. »

Josiane Ouellet, Voir Québec, Avril 2007  

« La direction d’acteurs est excellence, le jeu, engagé et ferme. […] La pièce multiplie les moments touchants ou drôles. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, Avril 2007  

« Crédible, envoûtant, attendrissant et bouleversant, allez vite vous imprégner de l’atmosphère, si bien représentée, du Psychomaton. » Florence Hudon, Québec Hebdo, Avril 2007  

LE GROUPE AD HOC

Le Groupe AD HOC donne la parole à de jeunes auteurs québécois, à des artistes qui s’interrogent, qui fouillent l’âme humaine avec lucidité, humour, tendresse et mordant. Il travaille en étroite collaboration avec ces dramaturges, incarne leur univers avec le plus de justesse possible. Telle la définition de leur nom, Le Groupe AD HOC : convient parfaitement au sujet, à la situation (Larousse). Créé par Édith Paquet, Véronika Makdissi-Warren et Hélène Florent, Le Groupe AD HOC permet à des artistes de concrétiser des fantasmes scéniques.

Le psychomaton

texte

Anne-Marie Olivier

mise en scène

Véronika Makdissi-Warren

interprétation

Paul-Patrick Charbonneau,

Hélène Florent, Érika Gagnon,

Éric Leblanc, Édith Paquet

assistance à la mise en scène et régie

Christian Garon

scénographie

Élise Dubé

costumes

Julie Morel

assistée par

Vanessa Cadrin

éclairages

Christian Fontaine

environnement sonore

Jean-Sébastien Côté

conception vidéo

Mario Villeneuve

© Mario Villeneuve

 

20 - 31 janvier, mardi au samedi à 20 h

La Chapelle

Poursuite, un spectacle de marionnette, masque et ombre signé Marcelle Hudon

www.lachapelle.org

Pour débuter la nouvelle année, La Chapelle vous offre Poursuite, un spectacle de

marionnette, masque et ombre signé Marcelle Hudon. Dans Pousuite, un reporter et une caméraman s’intéressent à la personalité trouble de la célèbre marionnettiste controversée Grödna Kirovograd. Le spectacle est un thriller poétique qui met en évidence la force réelle de la fiction. 

Marcelle Hudon est une spécialiste du théâtre d’ombres et du théâtre d’objets. On lui doit, en autre, Les Portraits de la Renarde, Interludes et Le Requin Blanc se Multiplie. Ses projets ont été remarqués dans plusieurs festivals de marionnettes, d’art interdisciplinaire et de nouveau théâtre. Elle travaille avec des artistes visuels, des vidéastes et des compositeurs renommés pour créer des oeuvres fortes et empreintes de poésie. Hudon a également travaillé comme marionnettiste pour certaines émissions de télévision tels que Passe-Partout et À plein temps

Composition, marionnettes, masques, images et interprétation: Marcelle Hudon

Collaboration à la création et interprétation: Louis Hudon Manipulation de la caméra vidéo: Nathalie Bujold Collaboration à la création: Manon Labrecque

Musique: Martine Crispo et Bernard Falaise

Éclairages: Thomas Godefroid 
 

« On sort émerveillé de cette approche artistique si bien réussie… on pénètre le domaine de l’extraordinaire, sans quitter celui de l’humilité. »

- Le Devoir

Du 20 janvier au 14 février 2009

Espace Go

PRODUCTION BELGIQUE-FRANCE-QUÉBEC
PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE

Lee complexe de Thénardier, de José Pliya

Mise en scène et scénographie de Denis Marleau
Avec Christiane Pasquier + Muriel Legrand

Dehors, c’est la guerre. La Mère accepte d’héberger la jeune Vido, en fuite. Pour se rendre utile, Vido devient fille de maison, femme de ménage, nounou des enfants. Puis, un froid matin d’hiver, Vido choisit de s’en aller. Contre toute logique, contre tout bon sens. La Mère, atteinte du « complexe de Thénardier », fera tout pour l’en empêcher. Coûte que coûte! 

LE COMPLEXE DE THÉNARDIER, dont le titre évoque la relation entre Cosette et le couple Thénardier dans LES MISÉRABLES de Victor Hugo, est une variation contemporaine du rapport « maître-esclave ». La pièce dit avec acuité et hors de toute morale le piège vertigineux de la « reconnaissance » auquel les bienfaiteurs soumettent les victimes de génocides, souvent des femmes, en contrepartie d’un toit, d’une protection. Un lien particulier où s’entremêlent l’humiliation, l’attachement, la

générosité, le pouvoir et la soumission. 

« Le complexe de Thénardier existe. On a pu le rencontrer au cours du siècle dernier, dans l’Europe occupée, au Rwanda, dans l’ex-Yougoslavie... et chez moi dans la maison de mon enfance. » José Pliya 

Duel d’actrices

LE COMPLEXE DE THÉNARDIER est un huis clos entre deux femmes oubliées du monde, qui se livrent une guerre implacable. Pour rendre la démesure de ces personnages, le metteur en scène Denis Marleau a choisi Christiane Pasquier, sa

grande complice (CE QUI MEURT EN DERNIER, OTHELLO, LES REINES), actrice reconnue pour son intensité, sa virtuosité, sa vérité; et la jeune belge Muriel Legrand. 

José Pliya, auteur

Né à Cotonou en 1966, José Pliya est le fils de Jean Pliya, dramaturge, nouvelliste, conteur et romancier béninois. Parallèlement à ses études de lettres à la Sorbonne, José Pliya suit une solide formation théâtrale. Metteur en scène, il crée de nombreux spectacles originaux avec diverses compagnies en Guinée équatoriale, au Niger, à la Dominique et en France (Comédie-Française). Auteur dramatique montant de la nouvelle génération, José Pliya a reçu, en novembre 2003, le Prix du Jeune Théâtre André Roussin de l’Académie française pour LE COMPLEXE DE THÉNARDIER et l'ensemble de son oeuvre, riche à ce jour d’une quinzaine de pièces, traduites en plusieurs langues, jouées dans les théâtres des grandes capitales sur cinq continents et publiées à l’Avant-Scène, collection des Quatre Vents. 

Denis Marleau, metteur en scène

LE COMPLEXE DE THÉNARDIER est le second texte de José Pliya que met en scène Denis Marleau après NOUS ÉTIONS ASSIS SUR LE RIVAGE DU MONDE… pièce qui a connu un beau succès en tournée au Canada (FTA 2005), au Portugal et en France.

Denis Marleau est l’un des metteurs en scène les plus réputés au Canada. Il a aussi acquis une solide reconnaissance en Europe avec les nombreuses tournées qu’il a effectuées au fil des ans au sein de la compagnie qu’il dirige, UBU, compagnie de création. À l’origine de toutes ses recherches scéniques, le rapport de Denis Marleau au texte et à son « étrangeté » est fondamental. Avec LE COMPLEXE DE THÉNARDIER, il poursuit l’exploration d’une oeuvre dans laquelle les personnages prennent la parole au corps pour exister, toujours en tension avec le monde. 

Horaire des représentations

Du 20 janvier au 14 février 2009

Du mardi au samedi à 20 h,

et en matinée le samedi à 16 h

Première médiatique

Le mercredi 21 janvier 2009 à 20 h

Relations de presse

Communications Papineau-Couture

Julie Delorme

514 842-3851

lypapineaucouture@vl.videotron.ca

Informations

ESPACE GO

Luc Chauvette

Directeur des communications

514 845-5455, p. 204

lchauvette@espacego.com

ESPACE GO tient à remercier :

partenaire de saison associé au

rayonnement de la compagnie depuis 1995

partenaire du Fonds de développement

artistique depuis 2001

ESPACE GO remercie son grand

donateur, la Banque Nationale.

ESPACE GO remercie également

de leur appui :

BILLETTERIES

ESPACE GO :

514 845-4890

Du mardi au samedi, de 12 h à 18 h,

jusqu’à 20 h les soirs de représentation

Admission :

514 790-1245

1 800 361-4595

admission.com

Tarifs

Régulier : 31 $

30 ans et moins / 65 ans et plus : 24 $

Forfait GO

3 spectacles ou plus pour

Régulier : 24 $

30 ans et moins : 19 $

65 ans et plus et les professionnels

du spectacle : 21 $

ESPACE GO est situé au

4890, boulevard Saint-Laurent, Montréal

Près de l’intersection Saint-Joseph

LAURIER, sortie Saint-Joseph

Du 3 au 28 février 2009

Théâtre du Rideau Vert

Un récit poignant, basé sur l’histoire vraie d’un travesti est-allemand

Ma femme, c’est moi, de Doug Wright

Dès le 3 février 2009, le Théâtre du Rideau Vert présente Ma femme, c’est moi, première pièce à un personnage récipiendaire d’un prix Pulitzer (2004). L’auteur Doug Wright nous dépeint l’histoire de Charlotte von Mahlsdorf, ce travesti qui a

vécu dans le Berlin des années nazies et communistes, à travers les rencontres de sa vie. 

Celle qui a tué son père à l’âge de quinze ans, vécu sa vie entière de travesti sans maquillage ni artifice et sans jamais chercher à se cacher, sous les deux régimes politiques les plus conformistes du 20e siècle. Née Lothar Berfelde en 1928, Charlotte von Mahlsdorf se considérait dès son plus jeune âge comme appartenant au « troisième » sexe : un esprit de femme enfermé dans un corps d’homme.

En plus de son dilemme sexuel, Charlotte collectionnait les meubles et objets d’époque qu’elle récupérait, entre autres, dans les maisons abandonnées par les Juifs en fuite. Elle réussit donc à sauver une quantité impressionnante d’horloges et de meubles allemands du dix-neuvième siècle. Elle était également passionnée par les objets musicaux anciens : phonographes, gramophones Edison, polyphones, rouleaux de cire et disques gravés. Dans son énorme manoir de pierres, elle avait créé un musée unique en son genre ! 

« Peu importe ce que les gens veulent voir ou entendre. Je vais le montrer ou le faire

jouer. Certaines personnes, elles viennent pour me voir moi, Ich bin Transvestit, mais en très peu de temps, ils regardent les meubles. » 

Voilà l’essence du personnage de Charlotte von Mahlsdorf : « Je suis un travesti ». Encore aujourd’hui cette affirmation demande une bonne dose de courage. Difficile d’imaginer ce que cela représentait à l’époque de la montée du nazisme et plus tard…sous le régime communiste. 

Fasciné par la vie de ce personnage hors du commun, l’auteur américain Doug Wright la porta à la scène dans sa pièce I Am My Own Wife en 2003. Fruit de fastidieuses recherches et de longues heures d’entretien avec Charlotte von Mahlsdorf, la pièce a reçu les plus grands honneurs dont le prix Pulitzer de la dramaturgie, le Tony Award de la meilleure pièce et le prix Drama Desk de la meilleure pièce, en plus de faire une tournée à travers le monde. Wright décida de mettre en scène sa rencontre avec Charlotte à la manière du conteur qui incarne tous les personnages de son récit. 

La représentation de la pièce prend donc l’allure d’un véritable tour de force pour le comédien Serge Postigo. Il interprète une quarantaine de personnages, sans quitter la scène. Il évoque ainsi les différents intervenants de l’histoire de Charlotte von Mahlsdorf, juxtaposés aux événements sociopolitiques de l’époque. Un défi tout en subtilité et en finesse !  

Jean-Guy Legault signe la mise en scène de cette pièce, assisté de Nathalie Godbout. La traduction du texte est assurée par René-Daniel Dubois. Les décors sont de Louise Campeau et les costumes de Fruzsina Lanyi. Beth Kates réalise les éclairages et la musique est de Patrice D’Aragon 

UNE PIÈCE DE DOUG WRIGHT

TRADUCTION DE RENÉ-DANIEL DUBOIS

MISE EN SCÈNE ET ADAPTATION JEAN-GUY LEGAULT

DISTRIBUTION SERGE POSTIGO

DÉCORS LOUISE CAMPEAU

COSTUMES FRUZSINA LANYI

ÉCLAIRAGES BETH KATES

MUSIQUE PATRICE D’ARAGON

ACCESSOIRES MICHÈLE MAGNAN

ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE NATHALIE GODBOUT

Du 22 janvier au 1er février 2009

Cinquième Salle de la Place des Arts

En première canadienne

Molora, de Yael Farber

Briser le cycle de la violence

Est-il possible de briser le cycle de la vengeance? C'est la question au coeur de Molora (« cendre » en langue SeSotho), écrite et mise en scène par la jeune dramaturge sud-africaine Yael Farber. « Je voulais créer une œuvre qui trace le troublant parcours qui va des profondeurs de la souffrance à la délivrance pour enfin parvenir à ce moment crucial où l’être doit choisir : se venger ou pardonner. » Installée à Montréal depuis trois ans, Yael Farber fut témoin de la chute du régime de l’apartheid et de la première Commission de la Vérité et de la Réconciliation. Lors des auditions de la Commission, les confrontations entre victimes et bourreaux se sont déroulées sans le bain de sang que tout le monde prédisait ; Yael Farber fut véritablement interpellée par son déroulement pacifique, par la capacité de pardon des victimes et par la grande humanité qui s’en dégageait. Puis, vint le 11 septembre 2001. Alors qu’une fine poudre blanche tombe inlassablement sur les tours dévastées, la femme de théâtre questionne la réponse belliqueuse de l’administration Bush ; la guerre engendre la guerre et, au bout du compte, il ne reste que des cendres…  

Créée en Afrique du Sud en 2003, la pièce a pris l’affiche en Europe, aux États-Unis et au Japon. Molora sera présentée à la Cinquième Salle de la Place des Arts du 22 janvier au 1er février 2009 en version originale anglaise et en langues indigènes d’Afrique du Sud. 

Molora, c’est une brûlante transposition de la tragédie d’Électre et Oreste dans l’Afrique du Sud post-apartheid avec la présence vibrante d’un chœur traditionnel. Pour Molora, Yael Farber s’est inspirée de cette tragédie grecque, mortelle histoire de vengeance, afin de nous offrir un dérangeant face-à-face entre la fille/oppressée (Electre) et la mère/persécutrice (Clytemnestre). 

Un choeur unique

Toujours dans l’esprit du théâtre antique, Yael Farber intègre un chœur, une présence assumée ici par le Ngqoko Cultural Group, un ensemble de musique traditionnelle Xhosa. Formé de six femmes et d’un homme, le groupe rythme le drame de ses chants venus de la nuit des temps et joue un rôle essentiel dans le dénouement de la pièce.  

«Ce qui est le plus impressionnant, ce sont ces femmes Xhosa du Transkei rural produisant leurs résonances harmoniques, une gamme de sons d’origines animale et humaine, terrestre et divine. Elles hululent, hennissent et trament des harmonies complexes. Elles deviennent à un certain moment un troupeau de bêtes prophètes de malheurs ou une volée d’oiseaux de la jungle remplis de vengeance.»

The Independent 

Fondé en 1980 dans la région de Transkei (Cap Oriental) en Afrique du Sud, le Ngqoko Cultural Group a pour objectif de préserver la musique et la culture Xhosa. L’ensemble s’est produit dans plusieurs villes du monde, notamment à New York et à Washington. Essentiellement vocale, sa musique se distingue par le chant diphonique de femmes qui s’accompagnent d’instruments traditionnels ; le plus important étant le uhadi, un grand arc muni d’un résonateur en calebasse. Sept des 16 membres du Ngqoko Cultural Group sont de la distribution de Molora

Yael Farber et The Farber Foundry

Auteure et dramaturge de réputation internationale, Yael Farber est la fondatrice et directrice de la compagnie sud-africaine The Farber Foundry. Ses pièces et ses mises en scène, fort courues, sont encensées par la critique et suscitent l’enthousiasme du public. Lauréate de plusieurs Best Director Award en Afrique du Sud: pour Shopping & F**king de Mark Ravenhill, pour SeZaR, son adaptation de Jules César, et pour Molora. Elle fut également invitée au Lincoln Theatre Director’s Workshop à New York, puis reçue comme artiste en résidence au réputé Mabou Mines Theatre Company. Toujours à New York, elle met en scène Hello and Goodbye d’Athol Fugard pour la compagnie Access Theatre. Elle est ensuite invitée à créer la pièce Switchtrack au laboratoire Sundance Theatre Laboratory (Utah).  

En 1999, sa pièce A Woman in Waiting prend l’affiche en tournée au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Nord et aux Bermudes. En 2002, à la demande de la Haus der Kulturen der Welt de Berlin, Yael Farber crée He Left Quietly, une œuvre inspirée de la vie de Duma Kumalo, un survivant du couloir de la mort durant l’apartheid. La pièce est présentée partout en Afrique du Sud, en Allemagne, en Irlande et aux Pays-Bas. Puis, Yael Farber crée SeZaR, d’après Jules César de Shakespeare, une œuvre récompensée à plusieurs reprises. Suivra Amajumba, lauréate d’un Herald Angel Award, nominée pour un Drama Desk Award à New York et présentée en tournée au Royaume-Uni, en Australie, en Irlande du Nord et aux Etats-Unis. 

Construite avec brio et audace, Molora plonge au cœur des ténèbres en laissant ultimement entrer la lumière. Portée par des acteurs remarquables et enveloppée par les mystérieux chants du Ngqoko Cultural Group, cette troublante adaptation de l’Orestie sera présentée à la Cinquième Salle de la Place des Arts du 22 janvier au 1er février.  

«Fascinant par ses rituels et chargé d’humanité, ce spectacle est puissamment et fondamentalement théâtral.  Voici un art qui tient du viscéral. Je vous le recommande sans retenue.»

The Times, London 

Cinquième Salle de la Place des Arts

175, rue Sainte-Catherine Ouest 

Renseignements et réservations :

Billetterie de la Place des Arts

514 842-2112 ou 1 866 842-2112

laplacedesarts.com 

Horaire

Du 22 au 24 janvier et du 27 au 31 janvier à 20 heures

Le 25 janvier et le 1er février à 16 heures 

Discussions animées par Guy Sprung, directeur artistique d'Infinitheatre, avec la metteure en scène Yael Farber, le vendredi 23 janvier et le jeudi 29 janvier après les représentations.

Du 13 au 31 janvier 2009

Le Théâtre de l’Ingérence présente :

Cendres sur les mains, de Laurent Gaudé

Extrait 

Fossoyeur 2. On existe pour personne. C’est comme d’être mort ça

Fossoyeur 1. On est vivants, je te dis.

Fossoyeur 2. Et si c’était pire que ça ?

Fossoyeur 1. Qu’est-ce que tu veux dire ?

Fossoyeur 2. Non seulement mort, mais des morts que ça gratte encore.

                                                            Scène 7, Cendres sur les Mains, Laurent Gaudé, Acte Sud-Papiers 

Avec Cendres sur les mains, le Théâtre de l’Ingérence cherche à s’immiscer dans les rouages d’un génocide.  Dans le but de les intégrer à l’action, les spectateurs se verront attribuer un rôle, celui du peuple opprimé. Ils seront à leur tour appelés à s’ingérer dans la représentation. Ce procédé artistique a pour objectif d’augmenter l’empathie des spectateurs face aux thèmes abordés par la pièce. 

L’histoire se déroule dans un pays dévasté par la guerre. Deux petits ouvriers de l’épuration ethnique accomplissent leur tâche avec application : faire disparaître les cadavres en les brûlant. Une femme, rescapée de la grande tuerie, se relève d’entre les morts, elle ne parle pas aux ouvriers, elle ne s’adresse qu’aux morts… 

Le Théâtre de l’Ingérence souhaite s’immiscer dans la vie politique, sociale et culturelle afin de conscientiser le spectateur aux événements de la scène locale et mondiale. De ce fait, le spectateur se verra invité à participer et à prendre position sur l’avenir de la place du citoyen dans le monde. 

Cendres sur les mains

De Laurent Gaudé

Présenté Au bain Saint-Michel

du 13 au 31 janvier 2009 à 20h.

5300 rue Saint-Dominique à Montréal. 

Billeterie

514. 750.4308

régulier 20$ / carte premières 10$

ingerence@gmail.com

ingerence.wordpress.com 

mise en scène Mathieu Marleau

interprétation Jean-Sébastien Courchesne,Étienne Jacques,

Catherine Lavoie, Mathieu Marleau

costumes et accessoires Julie Emery

vidéo et éclairages Eddie Rodgers

conception sonore Josiane Fontaine-Zuchowski

graphisme et photographie Frédérique Ménard-Aubin 

Du 29 novembre 2008 au 11 janvier 2009

MEKIC, galerie d’art et librairie

Exposition Mahmoud Baghaeian - Spirales de la vie

MEKIC, galerie d’art et librairie, est fière de présenter l’exposition Spirales de la vie, du céramiste iranien Mahmoud Baghaeian, du 29 novembre 2008 au 11 janvier 2009. Regroupant une quarantaine d’œuvres, l’exposition invite le public montréalais à entreprendre une incursion inoubliable dans les formes, les volumes et les couleurs de ses céramiques fascinantes.

Après une longue absence de la scène culturelle québécoise et de nombreuses expositions présentées à l’étranger, l’artiste revient à Montréal pour y présenter une magnifique série de ses plus récentes œuvres aux surfaces spiralées. En utilisant, dans ses réalisations, de l’argile, des pigments et des glaçures, Mahmoud Baghaeian veut nous faire redécouvrir une culture millénaire et un savoir-faire réactualisé et personnalisé dans les arts céramiques.

Le style de Mahmoud Baghaeian est unique et remarquable. Tant les formes de ses œuvres que les motifs avec lesquels il les recouvre interpellent et fascinent le regard. Ses céramiques sont tournées avec finesse et subtilité, résultat de son degré de connaissance du matériau, poussé aux limites. Nourri de la rigueur de l’art décoratif persan et de peinture contemporaine, Mahmoud fait preuve d’une grande liberté formelle et d’une maturité évidente caractérisée par une parfaite maîtrise de son art.

Mahmoud est né d’une famille d’artistes iraniens. Il a étudié le design de tapis et la mosaïque ainsi que la peinture et la sculpture. En 1978, il déménage au Canada. Après des études de génie, il découvre l’argile et s’inscrit alors à un programme d’étude de la céramique. Sa première exposition d’importance, en 1990, lui a permis d’effectuer une entrée remarquée sur la scène artistique montréalaise.

Artiste passionné, Mahmoud Baghaeian est membre de la prestigieuse Académie internationale de céramique, dont le siège est à Genève, et ses œuvres ont fait l’objet de multiples publications. Il est récipiendaire de nombreux prix et bourses. Il expose régulièrement, et ses œuvres font partie de collections publiques, privées et corporatives partout dans le monde.

MEKIC, qui est passée du plateau iranien au Plateau Mont-Royal pour faire connaître les arts et les formes d’expression culturelle de cette région méconnue, est fier et heureux d’offrir aux amateurs de céramique la possibilité de plonger dans un univers fascinant de ce premier « art du feu » qui s’exprime dans des coupes, des vases, des bols et des plats. Une invitation autant au voyage qu’au rêve et à la contemplation.

Exposition à la galerie MEKIC, du 29 novembre au 11 janvier 2009

Heures d’ouverture de la galerie :

du mardi au samedi de 11 h à 19 h,

samedi et dimanche de 12 h à 18 h

4438, rue de la Roche, Montréal

Information : 514-373-5777 info@mekic.ca  

Du 14 au 20 décembre 2008

Fonderie Darling

DHC/ART Fondation pour l'art contemporain, en collaboration avec la Fonderie Darling, présente

Christian Marclay - The Sounds of Christmas

DHC/ART est heureuse de présenter en 2008 The Sounds of Christmas de Christian Marclay, après que l'œuvre eut été acclamée dans divers lieux d'exposition tels que le New Museum de New York et la Tate Modern de Londres. Depuis 1999, cette oeuvre de saison circule chaque année, en décembre, dans une ville différente. 

The Sounds of Christmas est une installation élaborée à partir de 1 200 disques vinyles de Noël mis à la disposition des visiteurs. Il s'agit d'une œuvre vidéo à six écrans sur lesquels sont projetés les pochettes d'albums et des extraits des performances précédentes du projet. L'installation présentée durant une semaine impliquera la participation de DJ locaux réputés. Ceux-ci seront invités à remixer des pièces de Noël tirées de la collection de l'artiste, et à transformer la sentimentalité en une expérience sonore. À la fois un projet de société et une installation artistique, The Sounds of Christmas offre aux DJ et aux turntablists un impressionnant fonds d'archives musicales de Noël dans lequel puiser. Cette œuvre métamorphose le paysage musical souvent terne et suranné associé à la période des Fêtes.  

Ce projet est présenté conjointement avec l'exposition REPLAY de Christian Marclay, réunissant les œuvres vidéo majeures de l'artiste, qui se tiendra du 30 novembre 2008 au 29 mars 2009 à DHC/ART. 

Né en Californie en 1955 et ayant grandi en Suisse, Christian Marclay vit et travaille à New York et à Londres. Son œuvre a été présentée à deux reprises à la Biennale de Venise et lors d'expositions majeures à la Tate Gallery, au Centre Pompidou et aux musées Guggenheim. Musicien et DJ, il a collaboré avec divers groupes, tels Sonic Youth et le Kronos Quartet. Précurseur de la musique expérimentale sur tourne-disques, Christian Marclay a produit une œuvre qui se situe au confluent de la musique et des arts visuels. 

LIEU : 
Fonderie Darling 
745, rue Ottawa (à l'angle de la rue Queen)  

HEURES D'OUVERTURE : 
La galerie est ouverte du lundi au dimanche de 12 h à 19 h, jusqu'à 22 h les jeudis. 

PERFORMANCES : 
Dimanche 14 décembre 2008 
De 17 h à 21 h 
Christof Migone 
Mitchell Akiyama 
Slim Williams

 
Avec la participation spéciale de Christian Marclay 

Samedi 20 décembre 2008 
De 17 h à 21 h 
Nancy Tobin 
Martin Tétreault 
Raf Katigbak et Olivier Alary 


www.dhc-art.org / (514) 849-3742 / info@dhc-art.org

Du 9 au 19 juillet 2009

Le groupe drummondvillois Kaïn en vedette au Mondial des cultures en 2009

En grande première cette année, le Mondial des Cultures de Drummondville dévoile un important segment de sa programmation avant le temps des Fêtes. Toute l’équipe est heureuse d’annoncer en primeur que le groupe drummondvillois Kaïn présentera un spectacle sur la Grande Scène SAQ le dimanche 12 juillet prochain dès 21h.  

Cette soirée « Spécial Drummondville », mettra également en vedette à 19h le groupe hôte de l’événement : Mackinaw, qui célèbrera son 35e anniversaire en 2009. Comme le festival désire toujours pousser plus loin l’offre faite au public, il s’agira également de l’occasion idéale pour Mackinaw et Kaïn de concocter un numéro spécial et unique présenté en exclusivité lors de ce spectacle!  

« Je suis drummondvilloise d’origine et suis fière que l’un des plus grands festivals interculturels au monde se déroule dans ma ville. Il était donc primordial pour toute mon équipe et moi de souligner tout le talent et l’énergie qui se dégagent de notre belle région. Pour moi, un spectacle dédié aux drummondvillois allait de soit. Le groupe Kaïn et l’ensemble Mackinaw représentent exactement cette fougue et cette jeunesse si caractéristiques de notre beau Mondial », de commenter Marie-France Bourgeois, directrice générale et artistique.  

L’association avec le groupe le plus populaire des dernières années et la compagnie de danse numéro un de la région était toute naturelle puisque l’un des objectifs principaux de l’organisation consiste à se lier le plus souvent possible à des partenaires régionaux.  

« Mon objectif pour 2009, c’est de faire redécouvrir aux gens l’ampleur et l’unicité du Mondial des Cultures tout en s’assurant d’un constant renouvellement. La présentation d’un spectacle comme celui-là permettra d’éclater le mot culture sous un tout nouvel angle. », de dire Alexandre Cusson, président du conseil d’administration.  

Autre grande première cette année, les festivaliers peuvent d’ores et déjà se procurer le macaron en prévente et des billets pour le spectacle « Spécial Drummondville » à la billetterie du Centre Culturel et au kiosque de vente situé aux Promenades Drummondville pour le temps des Fêtes. Ces offres seront disponibles pour un temps limité. Voici les détails des prix : 

Macaron en prévente (droit d’entrée pour le 11 jours de festivités) 25$ (5$ de rabais)
Abonnement 1er week-end comprenant :

1 macaron en prévente + 1 chaise pour la soirée d’ouverture du 10 juillet + 1 chaise pour la spectacle fusion du 11 juillet + une place debout dans la section réservée pour le spectacle « Spécial Drummondville » avec Kaïn et Mackinaw du 12 juillet

40$ (10$ de rabais)
Abonnement « Spécial Drummondville » comprenant un bracelet d’une journée + une place debout dans la section réservée pour le 12 juillet 25$ (2$ de rabais)
 

C’est un rendez-vous, du 9 au 19 juillet 2009! 

www.mondialdescultures.com

Du 13 janvier au 7 février 2009

Théâtre du Nouveau Monde

Le mariage de figaro, de Beaumarchais

mise en scène Normand Chouinard avec Emmanuel Bilodeau, Bénédicte Décary, Violette Chauveau, Normand D’Amour, Gilles Renaud, Louise Turcot

Une oeuvre joyeusement révolutionnaire, un bouillonnement sensuel et spirituel, un feu d’artifice où fusent l’intelligence et la liberté ! 

Quand manigances, mensonges et tromperies riment avec plaisir ! 

Bienvenue à cette « folle journée » qui voit se succéder les jeux de cache-cache, les fausses confidences, faux billets et faux rendez-vous. Avec une plume a≠ûtée comme une lame et l’e∞cacité de formules ravageuses, Beaumarchais signe, avec Le Mariage de Figaro, une charge décapante contre l’abus aristocratique et les privilèges. La toile de fond de la Révolution française ne porte jamais ombrage à la gaieté d’un texte associant esprit ra≠iné et écriture flamboyante qui va de joutes rapides en parades verbales. Cette grande fête théâtrale, orchestrée par Normand Chouinard, met en lumière le talent époustouflant d’un Emmanuel Bilodeau plus hardi que jamais dans le rôle de Figaro, entouré d’une distribution aussi vive et brillante que son auteur. 

Le « déjoueur » de tours... Le Comte Almaviva est un époux volage ; il convoite la jeune Suzanne, camériste de sa femme et promise de son valet Figaro. Viennent se mêler Chérubin, improbable rival de l’un, et Marceline, épouse forcée de l’autre. Vivacité des intrigues, incessants rebondissements, situations loufoques, le spectacle oscille entre provocation, rire et jubilation avec, en prime, une infinie tendresse pour l’irrévérence des personnages féminins ou pour un Figaro qui apporte, par son regard

philosophique et révolté, une dimension nouvelle aux valets classiques de comédie. Après lecture du Mariage de Figaro, Louis XVI se serait écrié : « Cela ne sera jamais joué... Cet homme déjoue tout ce qu’il faut respecter dans un gouvernement ». Représentée pour la première fois en 1784, la pièce connut un immense succès... qui ne s’est jamais démenti depuis.  

Beaumarchais, entre ombre et Lumières. Beaumarchais a traversé la Révolution et vu s’incarner dans l’Histoire ces idées qu’il avait exprimées dans son théâtre avec tant d’insolence. Mais il n’est pas un rebelle pour autant : sa carrière se déroule à l’ombre des pouvoirs en place, qu’il s’e≠orce de servir afin d’en tirer protection et profit. Figaro partage avec Beaumarchais, son créateur, l’art du quiproquo, des manœuvres obscures et, surtout, de « faire à la fois le bien public et particulier », tel

que déjà exprimé dans Le Barbier de Séville. Tour à tour horloger, inventeur, écrivain, financier, polémiste, agent secret, révolutionnaire et exilé, Beaumarchais eut une vie trépidante, témoignant de sa capacité de travail phénoménale et d’une curiosité insatiable, tant pour l’art et la politique que pour la science. Transformer « l’artisan Caron » en M. de Beaumarchais, conjuguer défense des droits du peuple et aspiration à l’aristocratie, se glisser entre ombre et Lumières, scène et coulisses, libre entreprise et finances publiques, c’est dire l’inépuisable énergie de cet homme habité par le besoin irrépressible de faire éclore son génie créateur. 

Un mariage d’amour et de raison. Voilà qui pourrait décrire le lien qui unit Normand Chouinard au TNM où il a multiplié les grands rôles. Chez lui, instinct et intelligence sont étroitement mêlés, permettant la constante réinvention d’un artiste complet, engagé tout entier dans son art. Il était naturel que Normand Chouinard fasse le saut et devienne l’orchestrateur de ces chefs-d’oeuvre comiques dont il sait si bien huiler les mécanismes d’horlogerie. Avec L’Hôtel du libre-échange de Feydeau (2004), il s’avérait aussi un metteur en scène doté d’un prodigieux sens du rythme.

Ce qu’il démontrait de nouveau avec Ubu roi (2007). Après avoir mis en scène le spectacle dans lequel il « enchansonnait » Claude Gauvreau le printemps dernier avec nul autre que Rémy Girard, le voici donc pour notre plus grand bonheur aux commandes du Mariage de Figaro, une oeuvre qu’il a découverte tout jeune par l’opéra de Mozart, créé en écho deux ans après la pièce. En clin d’oeil au maître, il a rassemblé sous la direction d’Yves Morin un choeur mozartien qui marquera les moments forts de l’action. Entre les « craques » du texte et les dénonciations d’abus

de pouvoir jailliront des petites fleurs de musique ! 

Et toute la compagnie ! Emmanuel Bilodeau incarne le malicieux Figaro et donne tout l’élan et la ruse à cet amoureux excentrique. Celui qui fut Hamlet, Cosmo dans l’adaptation scénique d’Une adoration (Nancy Huston), Dieu lui-même dans Le Visiteur (Eric-Emmanuel Schmitt) et, la saison dernière, l’irrésistible Carluccio de L’Imprésario de Smyrne (Goldoni) est un artiste multiple, jouant entre désinvolture et candeur, ironie et tendresse, fébrilité et fragilité. À ses côtés sur scène, une distribution imposante qui rassemble une formidable dose d’énergie, de fantaisie et

de charme dont Bénédicte Décary en Suzanne, Normand D’Amour (le Comte) et Violette Chauveau (la Comtesse), Louise Turcot (Marceline) et Gilles Renaud (Bartolo), qui forment des couples aussi curieux que mal assortis. Ce grand classique, dans toutes ses extravagances, est aussi l’occasion de belles retrouvailles entre le metteur en scène et sa famille bien-aimée de concepteurs. 

Le Mariage de Figaro est un moment de pur plaisir pour toute la famille,

qui charmera les esprits et réchau≠era les coeurs ! 

Avec Emmanuel Bilodeau + Catherine B. Lavoie + Normand Carrière +

Violette Chauveau + Normand D’Amour + Alexandre Daneau + Bénédicte

Décary + Eve Gadouas + Antoine Gervais + Roger La Rue + Catherine Le

Gresley + Yves Morin + Éric Paulhus + Gilles Renaud + Louise Turcot

Assistance à la mise en scène et régie Geneviève Lagacé

Décor Jean Bard

Costumes Suzanne Harel

Éclairages Claude Accolas

Conception musicale Yves Morin, d’après W. A. Mozart

Accessoires Normand Blais

Conception des maquillages Jacques-Lee Peletier

Perruques Rachel Tremblay

Du 13 janvier au 7 février 2009

Photo Jean-François Gratton

Du 16 au 28 février 2009

4e édition nord-américaine

Festival international – Temps d’images

Seuls, de Wajdi Mouawad

SPECTACLES / CHANTIERS / INSTALLATIONS
PROJECTIONS / DÉBATS / ATELIERS
PERFORMANCES / NUIT BLANCHE

Direction artistique
Danièle de Fontenay et Sylvie Teste

L'image nous grandit et l'image nous dépasse; elle nous rapproche et nous éloigne; nous constitue et nous fractionne.

Pour sa 4e édition, cet événement international croise une fois de plus les arts de la scène aux arts de l’image. Pendant 10 jours, des artistes du monde entier proposent des rencontres inédites et variées pour un public toujours haletant et prêt à déambuler dans tous les espaces de l’Usine C.

« Tempête de mégapixels sur l’Usine C, … l’Usine C invite le public à fouler le sol de cette nouvelle planète image en présentant TEMPS D’IMAGES, un plongeon dans un monde où les artistes carburent au pixel. » Isabelle Paré, Le Devoir, 14 février 2007

« En plein coeur de l’hiver, l’Usine C a eu la bonne idée d’instaurer une tradition stimulante pour les neurones … TEMPS D’IMAGES, programmation internationale où se croisent arts de l’image et arts de la scène. » Sylvie St-Jacques, La Presse, 14 février 2007

Du 13 au 31 janvier 2009

Au Theatre d’Aujourd’hui

Provincetown Playhouse
Juillet 1919, j’avais 19 ans

Un thriller théâtral où miroirs et vidéo fragmentent et distorsionnent le récit pour livrer un cauchemar ludique et éclaté, un dérapage à la David Lynch.

Texte NORMAND CHAURETTE

Mise en scène, mise en espace et vidéo CAROLE NADEAU

Interprétation MARTIN BÉLANGER, CHRISTIAN BRISSON-DARGIS, BENOÎT DROUIN-GERMAIN, ÉRIC FORGET, XAVIER MALO

« C’est du David Lynch, presque. Il y a des apparitions, des figures qui se superposent, ça devient absolument fascinant. C’est une heure vingt de magie scénique. Je pèse mes mots. On appelle ça un tempérament de metteur en scène. » Robert Lévesque, Radio-Canada, Avril 2003  

« Provincetown Playhouse est un spectacle disjoncté, inventif, éclaté, thriller, bédé et collage, revisité par Carole Nadeau, il est en effet méconnaissable. Provincetown Playhouse est à voir. À revoir. Ou à recevoir. » Anne-Marie Cloutier, La Presse, Avril 2003  

« L’effet Nadeau rend Chaurette méconnaissable : ce qui est sans doute le plus beau compliment à faire à un metteur en scène. Car personne d’autre n’aurait pu appréhender ce drame comme elle l’a fait. Avec pour résultat qu’elle en révèle essentiellement la part de monstruosité et de folie, ensevelie sous l’innocente beauté des jeux formels. » Hervé Guay, Le Devoir, Avril 2003  

Présenté pour la première fois en 2003-2004 à Hors Bord et à la Station C à Montréal, à Méduse à Québec en 2004 et au 1er Festival International de théâtre à Montevideo en Uruguay, PROVINCETOWN PLAYHOUSE, JUILLET 1919, J’AVAIS 19 ANS revient à Montréal au Théâtre d’Aujourd’hui pour 3 semaines seulement.  

Charles Charles 38, interné dans un asile de Chicago, joue et rejoue les scènes tragiques de la nuit du 19 juillet 1919, soir de l’unique représentation du Théâtre de l’immolation de la beauté au Provincetown Playhouse. Un enfant y a été tué de 19 coups de couteau.

À l’affût de la technologie, et misant sur une approche ludique, artisanale et inventive, Le Pont Bridge crée des fables urbaines qui agissent sur les sens et la perception du spectateur. À la jonction du théâtre, de l’installation et de la vidéo, on y explore l’interrelation entre la parole, le corps, l’espace et l’image.

Du 14 au 17 janvier 2009

USINE C

This Is What Happens Next : texte et interprétation Daniel MacIvor

Mise en scène et dramaturgie : Daniel Brooks

Daniel MacIvor, récipiendaire du prix Siminovitch 2008, la plus importante récompense annuelle au Canada dans le domaine du théâtre, sera de retour à l’Usine C du 14 au 17 janvier 2009, pour 4 soirs seulement, avec la pièce This Is What Happens Next. Il s’agit de belles retrouvailles puisque depuis 2001 l’Usine C entretient un lien privilégié avec l’auteur : In on It (récipiendaire du GLAAD Award et Village Voice Obie Award) y a été présentée cette année là, puis en 2004 Cul de sac a été créée en résidence à l’Usine C. Plus récemment, Here Lies Henry et A Beautiful View ont fait la joie du public lors de la tournée d’adieu de la compagnie da da kamera (Toronto) qui s’arrêtait entre ses murs.  

Scénographie et conception des éclairages Kimberly Purtell

Conception sonore Richard Feren

Assistance à la conception sonore Michael Laird

Régie Crystal Salverda

Un homme se réveille et ne peut s’empêcher de grandir. Il est plus grand que son lit, puis plus grand que la femme qu’il aime et qu’il haït, puis plus grand que le livre qui a sauvé sa vie. This Is What Happens Next est entièrement basée sur une histoire vraie racontée à travers un conte de fée, trois rêves et d’innombrables mensonges.  

Le tandem Daniel MacIvor / Daniel Brooks constitue l’une des collaborations les plus puissantes et influentes du théâtre canadien. Leurs dernières collaborations incluent Here Lies Henry, House, Monster et Cul-de-Sac.  

DANIEL MACIVOR / © Guntar Kravis

du 12 novembre 2008 au 11 janvier 2009

Dans la présence de Son Excellence, Mme Elena Stefoi Ambassadrice de Roumanie au Canada

L’exposition Dimensions culturelles roumaines – Ofelia Armasu et Oana Comsa

Une manifestation insolite qui célèbre les valeurs spirituelles du folklore roumain Icônes et tapisseries contemporaines, costumes et poteries traditionnels

 Le Musée des maîtres et artisans du Québec et M.A.V.A. – La Marche à l’amour, à la vie et à l’amitié annoncent la tenue de l’exposition DIMENSIONSCULTURELLES ROUMAINES du 12 novembre 2008 au 11 janvier 2009, manifestation culturelle qui veut souligner la fête nationale de la Roumanie.

Exposition
L’exposition DIMENSIONS CULTURELLES ROUMAINES présente des icônes signées par l’artiste-peintre iconographe Ofelia Armasu, des collages de tissus d’inspiration folklorique de l’artiste plastique Oana Comsa et des costumes populaires originaux, des tapisseries et des objets de céramique provenant de différentes régions de Roumanie.

Vernissage
Le soir du vernissage, vendredi le 14 novembre 2008, à 18 heures, Son Excellence, Mme Elena Stefoi, Ambassadrice de Roumanie au Canada, inaugurera l’exposition en compagnie d’autres officiels et personnes de la vie artistique québécoise et canadienne. Les visiteurs pourront aussi entendre le mixage sonore de mélodies inoubliables d’inspiration folklorique, créé spécialement pour cette occasion par le compositeur roumain Dumitru Capoianu.

Les artistes
Ofelia Armasu fait la promotion d’un nouveau style d’icônes orthodoxes roumaines. Si elle respecte les techniques, les thèmes et l’iconographie traditionnelle, elle sait y ajouter une touche d’originalité contemporaine. Dans ses oeuvres, elle donne aux visages un regard vif qui humanise les traits, et les personnages, souvent accompagnés de soleil et de lune, d’étoiles, de feuilles de vigne et de torsades, sont vêtus de costumes populaires ou d’habits de monarques roumains. Ofelia Armasu peint sur plaque de verre et sur bois, en épousant le style naïf propre aux artistes
populaires. En utilisant l’application de feuilles d’or, d’argent et de cuivre, elle obtient des effets lumineux uniques. L’utilisation de couleurs vives donne à ses icônes un ton optimiste et raffiné. Ses icônes sont porteuses de sens profonds et la foi qui s’en dégage leur donne vie et originalité. L’oeuvre d’Ofelia Armasu renouvelle l’art traditionnel des icônes ; son caractère innovateur réside dans l’expressivité particulièrement vibrante, la palette chromatique éclatante, les décorations exubérantes, la technique et les matériaux utilisés.

D’abord artiste peintre, Oana Comsa veut aussi explorer la richesse inestimable des symboles traditionnels par les arts textiles. L’arbre, le disque solaire, l’oiseau, le serpent, le ruisseau, la spirale de l’infini sont stylisés dans des images abstraites, géométriques et anthropomorphiques. La croix, qui se retrouve autant dans la symbolique païenne que dans la symbolique chrétienne, est souvent présente dans ses tapisseries. Dans son travail, Oana Comsa est à la recherche du langage symbolique primaire utilisé par les maîtres initiateurs du peuple roumain et explore les signes ancestraux que l’on retrouve dans les textiles traditionnels roumains. Chargées spirituellement, les oeuvres de Comsa, dans des tons de brun, d’ébène, de beige, de sable et d’anthracite, enchantent l’oeil, enrichissent l’âme et apportent un nouveau souffle de vie. Oana Comsa expose également une collection personnelle de masques traditionnels de Transylvanie qui témoignent des moeurs païennes et chrétiennes primitives.

Conférences
Vendredi le 21 novembre à 18h00
Les icônes roumaines, une tradition folklorique et religieuse chez les Roumains : leur historique, leurs symboles, les genres d’icônes.

Conférencier : Dr. Lucian Turcescu, Président de la Société Canadienne d’Études Patristiques et Professeur au Département d’Études Théologiques de l’Université Concordia. Conférence en français, suivie par des échanges avec le public en français, anglais et roumain.

Samedi le 29 novembre à 14h00
Célébrer la vie, célébrer la mort. Les masques dans les sociétés humaines.
Conférencière : Dr.Elena Gheorghiu, Chargée de cours l’Université de Bucarest, Faculté de Sociologie et Travail Social Conférence en français suivie par des échanges avec le public en français, anglais, italien, roumain et espagnol.
Les artistes Ofelia Armasu et Oana Comsa seront aussi présentes aux conférences pour répondre aux questions du public.

L’exposition se poursuivra jusqu’à 11 janvier 2009 du mercredi au dimanche de 12h à 17h.

Musée des maîtres et artisans du Québec
615, avenue Sainte-Croix, arrondissement Saint-Laurent à Montréal
Renseignements

Otilia Tunaru
Présidente de l’association culturelle M.A.V.A.-La marche à l’amour, à la vie et à
l’amitié

514 884-6530
reception.spectacle@yahoo.fr

Pierre Wilson
Directeur-conservateur
MMAQ- Musée des maîtres et artisans du
Québec
514-747-7367 poste 7201

p.wilson@mmaq.qc.ca

Du 2 au 20 décembre 2008

Au Théâtre La Licorne

Les contes urbains, édition 2008

Mise en contes
Harry Standjofski
Auteurs
Yvan Bienvenue
Josée Bilodeau
André Ducharme
Danette Mackay
Greg MacArthur
Marie-Ève Perron
Harry Standjofski
Avec
Joël Marin
David Boutin
Sébastien René
Linda Roy
Emmanuel Schwartz
Marie-Ève Perron
Didier Lucien

Du 2 au 20 décembre 2008
Les mardis et mercredis à 19 heures
Du jeudi au samedi à 20 heures
Au Théâtre La Licorne

SYNOPSIS DES CONTES
VEUX-TU VRAIMENT ME FAIRE PLEURER?
de Harry Standjofski et Danette Mackay par Linda Roy
Un sourire, par hasard, en plein magasinage de temps des fêtes, fait renaître un souvenir, pour ne pas dire un secret, lourd secret d'un passé lointain qu'une dame n'a aucune envie de partager avec sa fillette, qu'elle mène avec elle en lui tenant la main.

QUEUE DE RACONTE-ART
de Greg MacArthur par Emmanuel Schwartz
Artiste de la rue, un jeune homme se retrouve dans une histoire abracadabrante après avoir répondu à une petite annonce dans le journal. On dit souvent que l'argent vite fait n'est pas nécessairement bien fait et c'est un peu ce que cette histoire confirme.

LE COEUR TORDU D’LA FILLE
de Josée Bilodeau par David Boutin
On a tous ce regret de ne pas avoir agi; d'avoir été là, les bras pendants de chaque côté du corps avec le coeur qui s'emballe, mais de n'avoir rien fait. Voilà ce que nous raconte cette histoire. Et si l'opportunité de se reprendre se présentait? Que ferions-nous? Et si nous faisions quelque chose? Serions-nous ce héros?
M’SSIEU DOUGLÂSSE
de Yvan Bienvenue par Joël Marin
Y a des histoires qu'on raconte des fois, qu'on l'sait ben que… Ben qu'c'est jusse des jokes. Pour le fun. Parce que faut avoir du fun dans vie, mais on raconte pas jusse des jokes. Ca arrive qu'on soit sérieux. Des fois… Souvent même, on aimerait ça qu'nos histoires servent ou aide à r'faire le monde. C'pas toujours aussi clair que ca là, mais… souvent. Ca arrive aussi, d'aut' fois… P't'être moins souvent, mais ca arrive, que c'qu'on raconte, c'est pas des histoires pour erfaire le monde, mais des histoires qui nous montrent le monde se défaire. Des histoires de malheur ordinaire. Trop souvent anonyme dans la grande histoire du monde. Le monde qui essaye de tourner rond pis qui a pas l'temps d'se bâdrer d'histoires où on coupe les coins carrés.

LA SOIRÉE DE LA DINDE
de et par Marie-Ève Perron
Elle reçoit! Pour la première fois, c'est elle qui reçoit. Elle a tout prévu et n'a laissé aucune place pour la surprise. On le sait, la surprise arrive toujours. Et quand la surprise arrive, elle n'arrive jamais seule. Et une fois arrivée, la surprise, elle appelle d'autres surprises… Et ceux qui les font les surprises, ne savent jamais comment ceux qui les reçoivent vont réagir. Voilà un réveillon d'enfer, où la preuve est faite qu'il est toujours plus agréable de donner que de recevoir.

MA SOEUR MANGE DES BOULES
de André Ducharme par Sébastien René
Les histoires les plus agréables sont celles où l'on se reconnait. Certaines autres histoires, à choisir, on aurait préféré ne jamais se les faire raconter. Comme, peut-être, cette histoire, qui vous hantera et vous fera hésiter avant d'ouvrir votre porte, quand on sonnera chez vous par une belle soirée de temps des fêtes. Si malgré tout, vous vous reconnaissez, ou reconnaissez quelque proche… Consultez ou appelez la police!

HONTE
de Harry Standjofski par Didier Lucien
Un job de merde pour une vie de merde. Honte est une douce histoire de vie simple, remplie d'une poésie crue du quotidien gris. S'il est possible de trouver la poésie dans l'ordinaire. Ce ne sont pas tous les gens qui festoient dans le temps des fêtes, il y a aussi ceux qui bossent et ceux chez qui l'on bosse, enfin là où jadis c'était chez ceux.

DIDIER LUCIEN
LE GARS DU PARKING
ÉCRIT PAR YVAN BIENVENUE
CONTES URBAINS ÉDITION 2004

À PROPOS DE URBI ET ORBI
Le Théâtre Urbi et Orbi promeut, produit et diffuse les oeuvres dramatiques d'auteurs québécois et s'emploie à les intégrer dans le processus de production de leur oeuvre dans le but de faire de ceux-ci des hommes et des femmes de théâtre.
Urbi et Orbi a créé le désormais célèbre concept des Contes urbains. Sans doute sa plus grande réalisation. Un auteur, un acteur et une bonne histoire. À la fois hommage et clin d’oeil à la conterie traditionnelle, le concept des Contes urbains a été une petite révolution dans le paysage théâtral, voire culturel. Il ramenait à l’essentiel l’expression de la pratique théâtrale et a marqué le point de départ du renouveau du conte au Québec.
Les Contes urbains c’est avant tout une rencontre entre un auteur et un acteur, puis entre un acteur et un public. Un auteur est invité à écrire un court conte * d’environs dix, quinze minutes, à se choisir un acteur et à diriger ce dernier. L’acteur ayant à réciter un conte urbain doit comprendre une chose très importante : il n’y a pas de quatrième mur. Il est seul en scène avec les mots de l’auteur et doit garder un contact direct avec le public. Un musicien assure les liens musicaux du spectacle, mais il assume aussi un certain rôle de conteur par-delà son médium d’expression. Il peut présenter une ou plusieurs pièces musicales ou chansons durant le spectacle. Un metteur en conte assure la direction d’acteur si besoin il y a. Il se rend disponible pour rencontrer les couples auteur/acteur, et dirige le travail lors des répétitions en groupe.
Note : Pour dissiper toutes confusions, permettez-nous de préciser que chaque édition des Contes urbains est unique. Nous ne reprenons pas le même spectacle chaque année. Il s'agit d'un concept et son protocole. Pour le reste, chaque édition a ses auteurs, conteurs, musiciens, etc.
*Il ne s’agit pas nécessairement d’un conte comme on l’entend de la structure classique du conte. Ça peut être un récit, une historiette, une très courte nouvelle. L’important est que le texte raconte une histoire. Qu’il soit écrit dans une langue se prêtant bien à l’oralité. Plus évidement orale même. Que l’histoire soit en lien direct avec la ville et que l’action se passe dans le temps des fêtes (dans le créneau des spectacles de décembre, à La Licorne, mais on peut écrire des contes urbains qui ne se passent pas dans le temps des fêtes). Il est important que le texte soit le reflet d’une réalité contemporaine. Le ton est en rupture d’avec le folklore. Le spectacle n’a rien de folklorique et doit même s’en éloigner.

Du 13 au 31 janvier 2009

Théâtre d’Aujourd’hui

Pur chaos du désir : texte et mise en scène Gilbert Turp

Liant drame historique et regard intimiste, l’auteur Gilbert Turp a pris la plume pour tracer une fresque qui témoigne de son regard sur le désarroi de notre temps et le chaos de nos désirs.  

L’action commence à Montréal le 6 décembre 1989, la nuit du massacre à la Polytechnique, et se termine un an plus tard. On y suit l’histoire d’un couple pour qui les événements de la Polytechnique déclenchent une remise en question de leurs idéaux et de leur vie amoureuse. Benoît et Rose sont tous deux dans la jeune trentaine. Ils sont scolarisés et pleins d’avenir, mais leur présent est incertain, précaire. Ils sont parents d’un bébé, une petite fille nommée Aurore.  

La pièce témoigne d’un malaise identitaire masculin face à une violence identifiée aux hommes. La pièce réfléchit aussi au chaos que nos désirs (et nos manques) mettent dans notre vie, parfois pour le meilleur, mais parfois pour le pire.

Le collectif Chaos du Désir rassemble autour du projet de création de Pur chaos du désir des camarades de travail dont les affinités et l’amitié se sont confirmées au fil du temps.  

texte et mise en scène Gilbert Turp

interprétation Guillaume Champoux & Catherine Florent

Scénographie et costumes Cynthia Saint-Gelais

Assistance à la mise en scène et éclairages Judith Allen  

À la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui  

BILLETTERIE > 514 282 3900  

© Sasha Brunelle

Du 6 au 13 fevrier 2009

8e Édition du Festival Voix d’Amériques : Marie-Jo Thério invitée d’honneur

Le Festival Voix d’Amériques prend cette année un tournant encore plus fou et éclaté, axé sur la performance, l’interdisciplinarité, la poésie, et des voix puissantes et différentes. 

On aime Marie-Jo Thério pour son côté fantasque, sa liberté, sa douce folie, sa fébrilité. Le FVA offre une occasion exceptionnelle de la voir dans l’intimité de La Sala Rossa pour un spectacle sans filet avec des invités, des amis, et des surprises. 

Des nouveautés…

L’aventure se poursuivra avec le spectacle d’un nouveau band appelé Poètes publics qui réunit des musiciens improvisateurs chevronnés comme Bernard Falaise, Diane Labrosse, Michel F Côté, Martin Tétreault et de jeunes poètes performeurs intenses comme Danny Plourde, Renée Gagnon, Khyro et Catherine Lalonde. 

… et le retour des incontournables

Les classiques reviennent bien entendu, dont un Combat contre la langue de bois , toujours arbitré par le champion Jacques Bertrand et qui s’annonce particulièrement relevé. Bien que le concept ait pullulé un peu partout sous diverses formes depuis sa création au FVA, il y a quatre ans déjà, - tant mieux si l’idée a été inspirante ! - il ne sera jamais aussi intense et affirmé que dans son berceau de la Sala Rossa !

Pour la soirée Body and Soul (lire : des filles hot sur scène, des corps qui s’assument) cette année le FVA fait place aux danseuses… qui parlent. Et suite au succès fulgurant du Cabaret DADA de l’année dernière, l’aventure se poursuit avec un Cabaret DADA Surréaliste animé par la délinquante Nathalie Claude. 

Une nouveauté à ne pas manquer cette année, le spectacle Le Miracle de Brahmine, une création théâtrale inclassable dans la tradition de Méliès, Houdini, des Cabinets des curiosités et du spiritisme du 19e siècle. Il faudra conserver son sang-froid car tables et chaises risquent de s’envoler au plafond et le public d’entrer en transe ! 

Des 5 à 7 et des Shifts de nuit offerts gratuitement pour prolonger la soirée

Pour combattre la morosité de la crise économique, le FVA a décidé d’offrir tous les spectacles présentés à la Casa del Popolo gratuitement. En effet, terminé les petites caisses et la collecte du 3$ symbolique des Shifts de nuit. Faisons comme si nous étions riches ! Maintenant c’est gratuit, c’est ouvert, c’est la fête. Parlant de Shifts de nuit, l’incontournable Michel Vézina sera de retour pour les animer : attention, il a fait ses classes l’année dernière et devrait se déchaîner (et sévir) de manière spectaculaire cette année ! Les 5 à 7 « Band et poésie », fort appréciés l’an dernier, reviennent mettre à l’honneur des groupes de la relève. 

« On veut des noms ! On veut des noms ! »

Eh bien il faudra attendre la conférence de presse et le dévoilement de la programmation complète en janvier. Mais enfin, après sept éditions, le FVA s’est montré capable d’en surprendre plus d’un ! Toujours à l’affût et branché sur les nouvelles voix, les marginaux, les atypiques, c’est souvent au Festival Voix d’Amériques qu’on fait des découvertes que l’on ne sera pas prêt d’oublier !  
 

Photo : D. Kimm, directrice du FVA, et l’invitée d’honneur de cette 8e édition, Marie-Jo Thério 

© Rolline Laporte

Du 9 au 20 décembre 2008

Théâtre d’Aujourd’hui

Le premier Clou d’une résidence de trois ans au Théâtre d’Aujourd’hui !

Assoiffés, de Wajdi Mouawad

Afin de développer un créneau spécifique de théâtre pour tous, le Théâtre d’Aujourd’hui offre au Théâtre Le Clou et à son codirecteur Benoît Vermeulen, l’opportunité d’une nouvelle vitrine sur Montréal, qui permettra au grand public de découvrir le travail remarquable de ce créateur incontournable.

texte : Wajdi Mouawad
mise en scène et collaboration au texte : Benoît Vermeulen
avec : Sharon Ibgui, Benoit Landry et Martin Laroche
scénographie et costumes : Raymond Marius Boucher
assisté de Jasa Baka et Isabelle Duguay
éclairages : Mathieu Marcil
environnement sonore : Nicolas Basque
environnement vidéo : Martin Lemieux

Après avoir sillonné avec succès les routes du Québec, de la France et de l’Italie, la pièce Assoiffés de Wajdi Mouawad s’arrête à Montréal avant de repartir de plus belle; elle tiendra l’affiche du Théâtre d’Aujourd’hui, du 9 au 20 décembre prochain ! Le Théâtre Le Clou accroît ainsi le rayonnement de son travail en tout public en amorçant une résidence de trois ans entre les murs du Théâtre d’Aujourd’hui, institution de création québécoise qui célèbre cette année ses quarante ans.

Assoiffés, la neuvième création du Théâtre Le Clou, a obtenu une nomination aux Masques 2007 et vient de remporter, dans la catégorie Jeunes publics, le prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre.

Assoiffés mêle réalité et fiction, humour et drame dans un univers empruntant au fantastique. Un spectacle percutant qui aborde des thèmes riches : le sens de la vie, l’inquiétude par rapport à l’avenir mais surtout la soif de vivre. Assoiffés donne à entendre une parole singulière, lucide et engagée. Benoît Vermeulen, après Au moment de sa disparition et Romances et karaoké, propose à nouveau une forme étonnante où la barrière entre la réalité et la fiction se dissout, les frontières du temps explosent, la force de vivre triomphe de l’inertie.

Boon, un anthropologue judiciaire, témoigne d’une découverte étrange qui a fait basculer ses convictions et sa vie. À travers l’histoire de Murdoch, adolescent incapable d’arrêter de parler, et celle de Norvège, personnage affligé d’une transparente vulnérabilité, Boon replonge dans sa propre adolescence d’où ressurgit le fantôme d’un rêve abandonné.

Une création du en codiffusion avec le Théâtre d’Aujourd’hui

 « Assoiffés est l'une de ces productions essentielles dont on ne sort pas indemne, une sorte de grand cru grinçant. Pourquoi un grand cru? Parce qu'on n'oubliera pas de sitôt la vigueur du cri qu'on y entend. Parce que Murdoch, le jeune ado révolté, est l'un des plus beaux personnages de théâtre qu'on ait vu ici. Parce que la mise en scène de Benoît Vermeulen est éblouissante […]. Parce que la scénographie de Raymond Marius Boucher est exceptionnelle et que tout l'ensemble parle aux ados
dans une langue qui est la leur et qui vient les chercher dans ce qui les révolte. »
Michel Bélair, Le Devoir, 21 novembre 2006

« Assoiffés, c’est une oeuvre dans laquelle il n’y a pas de compromis, autant dans la symbolique qu’on vous sert que dans les réflexions qu’on vous propose et dans l’histoire. On n’est pas dans la caricature. On ne tente pas de faire du langage “ado”. C’est très réussi ! Et je vous dirais que c’est redoutablement efficace et que, même sans ado, allez-y. C’est du grand théâtre ! C’est une oeuvre très, très forte ! »
Martine Côté, Retour sur le monde, Première chaîne de Radio-Canada, Mars 2007

« Assoiffés a été écrite par Wajdi Mouawad, mais la structure éclatée du texte est l’oeuvre du metteur en scène Benoît Vermeulen. Le premier provoque des réflexions essentielles avec sa plume, le second crée des atmosphères intrigantes en multipliant les mouvements entre le passé et le présent, le réel et l’imaginaire. Le langage [du personnage] de Murdoch est vraiment celui de l’adolescence; on y reconnaîtra les expressions, la vitalité, la spontanéité, la force, le ton sans compromis. » Valérie Lesage, Le Soleil, Mars 2007

« Voilà une pièce dont le propos porte, et dont les personnages sont inspirants. Assoiffés s’adresse aux adolescents de 14 ans et plus, mais elle résonnera tout autant chez les adultes qui auront envie de s’arrêter, un moment, pour faire l’inventaire de leurs choix, de quelques-uns de leurs destins avortés, des conséquences possibles de certains gestes passés. »
Josée Bilodeau, Radio-Canada.ca, Mai 2008

Du 13 et 30 décembre 2008

salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

Les Grands Ballets canadiens de Montréal

Casse-Noisette de Fernand Nault

avec l’Orchestre des Grands Ballets canadiens de Montréal sous la direction du chef Allan Lewis

Longue vie à Casse-Noisette ! Fidèle à la tradition, le Casse-Noisette des Grands Ballets canadiens de Montréal illumine chaque année le temps des fêtes par sa splendeur. Depuis 1964, ce ballet intemporel a combléplus de deux millions d’individus et a souvent été le premier contact avec la danse pour nombre d’entre eux. Le Casse-Noisette des GBCM fracasse en outre des records nationaux ! Il s’agit du spectacle qui a tenu le plus longtemps l’affiche dans une même salle dans tout le Canada.

Entre le 13 et 30 décembre 2008, prenez l’express des Grands Ballets en direction de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts pour un nouveau rendez-vous avec ce spectacle familial par excellence. La musique de Tchaïkovski sera interprétée par l’Orchestre des Grands Ballets canadiens de Montréal, sous la direction d’Allan Lewis. En compagnie de Clara, de Fritz et d’une ribambelle d’enfants, découvrez un univers fantasmagorique. Escale au Pays des neiges, séjour inoubliable au Royaume des friandises et audience avec le roi des Bonbons et la fée Dragée sont au programme ! Cette fête pour les yeux, héritage du regretté Fernand Nault (1920-2006), brille toujours de tous ses feux.

Le Casse-Noisette d’Hoffmann
Au cours d’une fête de famille donnée la veille de Noël, la petite Clara reçoit de son parrain, le docteur Drosselmeyer — qui, dit-on, a des pouvoirs magiques — un joli casse-noisette. Dans un élan de jalousie, Fritz, le frère de Clara, s’empare du cassenoisette et le casse accidentellement. Le bon parrain-magicien s’empresse de le réparer… La fête terminée, alors que tous sont endormis, Clara descend au salon et s’endort avec sa poupée de bois. Des souris et des rats envahissent bientôt la pièce et s’engagent dans une bataille contre des soldats de plomb. Soudain, le casse-noisette s’anime et vient à la rescousse de Clara. À la fin du combat, il se métamorphose en prince charmant ! Celui-ci emmènera Clara au Pays des neiges, puis au Royaume des friandises, où la petite fille découvrira, en compagnie de la fée Dragée et de son cavalier, un monde de bonheur et de fantaisie.

Une aventure scénique exceptionnelle
Le Casse-Noisette de Fernand Nault et des GBCM est l’une des plus belles versions du conte d’Hoffmann. Les décors sont de Peter Horne, les costumes sont signés François Barbeau et les éclairages sont conçus par Nicholas Cernovitch. La création de Casse-Noisette, c’est toute une aventure car la production se renouvelle d’année en année ! Plus de 300 artistes et artisans — concepteurs, danseurs, répétiteurs, couturiers, techniciens de scène, — s’activent à assurer la grande qualité du spectacle. Une centaine d’enfants et d’adolescents, ayant participé aux auditions publiques de Casse-Noisette à l’automne, se métamorphosent en souris, rats, anges, bonbons-mousse, rennes, moutons, matriochkas, Orientales, ou tout simplement en
enfants de la fête.

Clara, Fritz, la fée Dragée et son cavalier, la reine des neiges et son cavalier… et les autres Alexandrine Lamarre (10 ans) et Camille Pilon Marquez (10 ans) se partageront le rôle de la petite Clara. Jonathan Beaudoin
(11 ans) et Antoine Duchesneau (11 ans) incarneront à tour de rôle Fritz. Lénaïg Guégan et Guillaume Pruneau, Callye Robinson et Jesús Corrales, Mariko Kida et Isaac Monllor, Isabelle Paquette et Marcin Kaczorowski seront tour à tour la reine des Neiges et son cavalier. Rachel Rufer et Edi Blloshmi, Callye Robinson et Jesús Corrales, Mariko Kida et Hervé Courtain, Lénaïg Guégan et Raul Salamanca interpréteront également en alternance la fée Dragée et son cavalier. Aux côtés des 39 danseurs des Grands Ballets, une vingtaine d’interprètes des États-Unis, d’Europe, d’Asie viennent s’ajouter à la distribution et forment une mosaïque culturelle impressionnante.

Souris du jour, souvenir pour toujours
À cette distribution, se joindra, à chaque représentation, la Souris du jour. En guise de prélude à Casse-Noisette, le comédien Jacques Piperni lira le conte d’Hoffmann aux enfants de 5 à 12 ans dans la Salle des pas perdus de la Place des Arts une heure avant chaque représentation. À l’issue de la lecture, on procédera au tirage du nom d’un enfant qui deviendra la Souris du jour et prendra part au premier acte du spectacle, déguisée en souris, avant de regagner sagement sa place à l’entracte. Une
expérience mémorable!

D’autres rendez-vous autour de Casse-Noisette
À partir du 22 novembre, une exposition sur Casse-Noisette sera présentée dans le Hall des pas perdus de la Place des Arts. Les enfants pourront se faire photographier par leurs parents dans le traîneau de Casse-Noisette. Les enfants peuvent de plus assister gratuitement à la lecture du conte Casse-Noisette par le comédien Jacques Piperni le 6 décembre à 11 h au Piano nobile de la Place des Arts dans le cadre de la programmation PDA Junior. Ce sera l’occasion d’admirer les costumes et les décors du spectacle et d’apprendre quelques pas de danse enseignés par des danseurs de la compagnie (laissez-passer obligatoires à la billetterie, valides jusqu’à 15 minutes avant le début de l’activité). À cette même date, le public est convié au kiosque d’information de Casse-Noisette au Complexe Desjardins, où l’on distribuera des ballons aux enfants. Une lecture du conte par Jacques Piperni aura également lieu au Salon des métiers d’art à la Place Bonaventure le 13 décembre à 16 h. L’entrée est gratuite.

Les Grands Ballets canadiens de Montréal
Casse-Noisette de Fernand Nault
avec l’Orchestre des Grands Ballets canadiens de Montréal sous la direction du chef Allan Lewis

Dates et heures des représentations
Les 13, 14, 18, 20, 21, 26, 27, 28, 29 et 30 décembre à 14 h / Les 13, 18, 20, 21, 26, et 27 décembre à 19 h 30
Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
Durée : 2 heures incluant un entracte de 20 minutes
Billets
Adultes : à partir de 35 $ / Enfants de 12 ans et moins : à partir de 19,50 $
Les prix incluent les taxes, les redevances et le montant de 2 $ versé au Fonds Casse-Noisette pour enfants.
En vente à la Place des Arts, 514-842-2112 ou www.pda.qc.ca
Chèques-cadeaux, prix de groupe ou loges privées sur demande : 514-849-0269.
Âge recommandé : 5 ans et plus

Du 22 au 26 avril 2009

A.S. Byatt - Récipiendaire du Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu 2009

La Fondation Metropolis Bleu remettra cette année le Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu 2009 à la romancière, nouvelliste et critique littéraire britannique A.S. Byatt.  

Ce prix, d’une valeur de 10 000$, souhaite ainsi souligner la carrière littéraire de cette auteure de renommée internationale. Byatt recevra le Prix lors du 11e Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu, qui se déroulera du 22 au 26 avril 2009 à l’Hôtel Delta Centre-ville. 

« Je suis enchantée qu’A.S. Byatt ait accepté notre invitation, d’autant plus que le lancement international de son nouveau roman The Children’s Book se déroulera ici, à Montréal, lors de la soirée d’ouverture » a déclaré Linda Leith, présidente et directrice artistique de la Fondation Metropolis bleu. « C’est la première fois que nous remettons notre Grand Prix à un écrivain britannique. Nous n’aurions pu mieux choisir qu’A.S. Byatt, une des plus importantes romancières anglo-saxonnes de notre époque. De plus, les festivaliers auront le plaisir de pouvoir échanger avec elle puisqu’elle parle couramment le français et l’allemand. » 

À propos d’A.S. Byatt

Née dans le Yorkshire en Angleterre en 1936, Antonia Susan Byatt est mieux connue aujourd’hui pour son roman gagnant d’un Prix Booker Possession (1990), qui raconte l’histoire de deux académiciens dont la vie devient le reflet des poètes victoriens qui se retrouvent au centre de leurs études. A.S. Byatt est diplômée du Newham College de Cambridge et du Somerville College de Oxford. Audacieuse et intellectuelle, ses œuvres mélangent souvent le réalisme et la fantaisie. Inspirée de figures historiques et de traditions, Byatt tire souvent des parallèles et des contrastes entre divers siècles passés et le monde contemporain, entremêlant ainsi son intérêt pour l’histoire, la biologie et la philosophie. 

Ses écrits ont été traduits dans plusieurs langues et elle est l’auteur de plus d’une vingtaine de récits de fiction, incluant Des anges et des insectes (1995), Histoires pour Matisse (1997), Le Djinn dans l’oeil-de-rossignol (1999), Le Conte du biographe (2005)), et la série La vierge dans le jardin (1999), Nature morte (2000), La tour de Babel (2001) et Une femme qui siffle (2003). 

Elle a été décorée Dame de l’Empire britannique en 1999 et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2003. 

The Children’s Book

Le lancement international du nouveau roman d’A.S. Byatt se tiendra à Montréal le 22 avril 2009, lors de la soirée d’ouverture du 11e Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu. The Children’s Book (Knopf au Canada) se déroule à l’époque de la Première Guerre mondiale dans un monde edwardien et évoque la perte de l’innocence et les secrets de famille. On y apprend l’histoire d’Olive Wellwood, romancière célèbre, qui rédige un livre pour chacun de ses enfants. Cette saga mémorable et émouvante nous replonge dans les difficultés de l’époque et nous fait voyager au Kent Marshes, à Paris, à Munich et dans les tranchées de Somme. 

Les précédents récipiendaires du Grand Prix littéraire international Metropolis bleu sont Daniel Pennac (2008), Margaret Atwood (2007), Michel Tremblay (2006), Carlos Fuentes (2005), Paul Auster (2004), Maryse Condé (2003), Mavis Gallant (2002), Norman Mailer (2001) et Marie-Claire Blais (2000).  

La Fondation Metropolis bleu

La Fondation Metropolis bleu, basée à Montréal, est un organisme à but non lucratif qui a vu le jour en juin 1997. Sa mission est de réunir des gens de différentes cultures pour partager le plaisir de lire et d’écrire. Pour de plus amples informations sur la Fondation Metropolis bleu, visitez le www.metropolisbleu.org

20 janvier au 14 février 2009

Théâtre Prospero

Le Groupe de la Veillée présente

Coeur de chien, d’après la nouvelle de Mikhaïl Boulgakov

Conception et mise en scène Gregory Hlady

Montage du texte Téo Spychalski

Décor, lumières et costumes Vladimir Kovalchuk

Avec Paul Ahmarani, Annie Berthiaume, Denis Gravereaux,

Frédéric Lavallée, Sergiy Marchenko, Sasha Samar, Nadia Vislykh 

Pour sa deuxième production de la saison 2008-2009, Le Groupe de la Veillée vous invite à découvrir Coeur de chien, un texte caustique et prémonitoire, une fable fantastique et satyrique de l’auteur du roman Le Maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov. Coeur de chien raconte l’histoire d’un chien transformé en humain à la suite d’une expérience scientifique. Nouvelle écrite en 1925, confisquée puis censurée, Coeur de chien fut longtemps occultée par le pouvoir soviétique, justement à cause de sa grande charge antibolchevique et antitotalitaire. 

À Moscou, un chien errant à l’agonie est ramassé dans la rue et renommé Bouboule

par le Professeur Philippe Philippovitch Transfigouratov. Ce dernier étudie le rajeunissement des cellules humaines et est convaincu du rôle prépondérant de

l’hypophyse dans ce domaine. Le Professeur greffe sur le chien celle d’un voyou

fraîchement trépassé ainsi que d’autres organes. Après une phase de convalescence, commence pour la nouvelle créature, « le citoyen Bouboulov », le lent apprentissage de la civilisation. Le chien devenu homme hérite des vices du donateur de l’hypophyse : la vulgarité, l’alcoolisme, le vol, le mensonge. 

Téo Spychalski, directeur artistique du Groupe de la Veillée, voulait depuis longtemps porter ce texte à la scène « Si l’on cherche dans les grandes œuvres littéraires de l’époque moderne, dans celles qui touchent aux fondements et aux sources de l’état du monde actuel avec tous ses développements étonnants, ses failles, ses déboires et ses tragédies, on ne saurait passer à côté de Mikhaïl Boulgakov. D’un côté, le style personnel de Gregory Hlady et de l’autre, l’univers de

cette époque très singulière, devraient se fondre harmonieusement en une oeuvre

théâtrale riche et complexe, en même temps claire et compréhensible pour le public

québécois. » 

Originaire de Kiev et établi au Québec depuis plusieurs années, Gregory Hlady a

obtenu le Prix de l’AQCT1 – meilleure mise en scène pour Le Retour de Pinter,

produit par Le Groupe de la Veillée en 1992. À la Veillée, il a également dirigé

Amerika de Kafka et Le roi se meurt de Ionesco. Il a aussi travaillé régulièrement à

Moscou, à Vienne et en Roumanie. 

Gregory Hlady confie « J’ai toujours eu une certaine réserve et même la peur d’aborder Boulgakov, un véritable auteur culte, parce que je savais ses œuvres toujours porteuses d’une double signification. Coeur de chien imbrique le réalisme

et le « surnaturel » de telle façon qu’ils sont indissociables. Comment donc rendre

fidèlement ce réalisme magique au théâtre ? Comment faire voir dans l’instant présent de la représentation ce qui est invisible à la première, voire la deuxième lecture du roman ? C’est ce que nous recherchons. » 

Mikhaïl Boulgakov 1881-1940

Issu d’une famille d’intellectuels – son père enseignait la théologie –, Mikhaïl Boulgakov entre à la faculté de médecine de Kiev en 1909. Une fois ses études terminées, il s’engage, en 1916, comme volontaire de la Croix-Rouge sur le front de

la guerre 1914-1918. Deux ans après, libéré de ses obligations militaires, il revient

à Kiev où il ouvre un cabinet médical, puis, toujours en tant que médecin, il est réquisitionné par l’Armée blanche en 1920. 

Parallèlement, il commence à écrire des textes fortement inspirés par ses fonctions

et le contexte politique, notamment une première version de Morphine, des Carnets

d’un jeune médecin et de La Garde blanche. C’est en 1921 que Boulgakov abandonne la médecine pour se consacrer à l’écriture. C’est aussi le début de ses soucis. Divers emplois se succèdent : il écrit plusieurs articles traqués par la censure, collabore régulièrement à divers organes de presse en y publiant des récits et travaille à des adaptations scéniques (de ses propres textes mais aussi de ceux de Gogol, de Tolstoï… ). À partir de 1926, date à laquelle son appartement est perquisitionné, Boulgakov ne cesse d’être persécuté par le régime stalinien : ses oeuvres sont confisquées, ses pièces interdites. Il commence malgré tout à écrire Le Maître et Marguerite, son chef-d’oeuvre, qui connaîtra un sort difficile : réécrit six fois en dix ans, en secret, puis mis au banc par les autorités, ce texte foisonnant aux tonalités fantastiques ne sera publié qu’en 1973 en Russie, où il deviendra très vite un roman culte. 

1371, rue Ontario Est

Billetterie (514) 526-6582

Mardi, jeudi, vendredi, samedi 20 h, mercredi 19 h. Jeudi 2 pour 1.

Décembre

Monique Giroux - lauréate du Prix Raymond-Charrette 2008

Le Conseil supérieur de la langue française attribue chaque année le prestigieux Prix Raymond-Charrette à un journaliste oeuvrant à la télévision ou à la radio québécoise. Celui-ci est choisi pour son dévouement à diffuser de l’information dans un français impeccable. Cette année, ce prix a été remis à l’animatrice de renom Monique Giroux, samedi dernier le 6 décembre, dans le cadre du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

 
Raymond Charette (1929-1983) a été reconnu pour ses qualités professionnelles exceptionnelles et pour sa maîtrise exemplaire de la langue française. Deux des émissions qu’il a animées à Radio-Canada l’ont particulièrement fait connaître : Tous pour un, de 1963 à 1966, et Atome et Galaxies, de 1967 à 1969. 

Depuis plus de 20 ans et aujourd’hui quotidiennement à l’antenne d’Espace Musique, la radio musicale de Radio-Canada, Monique Giroux fait partie de ceux et celles qui écrivent l’histoire de la chanson, des arts et de la culture, tant au pays qu’à l’étranger. Ses vastes connaissances de la culture francophone, en font chez nous la référence absolue, la source la plus crédible et la plus consultée dans son domaine. 

De plus, elle est Chevalière des Arts et des lettres de la République Française, membre de l’Ordre des francophones d’Amérique, membre expert-conseil de l’Académie Charles-Cros, et siège au conseil d’administration du Centre de la Francophonie des Amériques. 

Monique Giroux rejoindra Michaëlle Jean, Céline Galipeau, Hugues Poulin, Jean Fugère, Michel Desautels, Daniel Raunet, Claude d’Astous et Julie Miville-Deschênes, au rang de ceux qui ont mérité cet honneur depuis 2000.  

Dès le 18 décembre

TOHU

Birdhouse Factory

La troupe américaine Cirque Mechanics s’installe à la TOHU pour la période des Fêtes !

Pendant le temps des Fêtes, l’équipe de la TOHU vous propose de passer un moment inoubliable… dans une usine ! Dès le 18 décembre 2008, la compagnie américaine Cirque Mechanics présente Birdhouse Factory. Dans cette usine pas comme les autres, on fabrique du rêve et de la folie pour le plaisir des petits et des grands !  

L’histoire de Birdhouse Factory se déroule dans les années ’30, l’époque de la Grande Dépression. Dans une usine, on travaille à la chaîne, machinalement, jusqu’à ce que… Un oiseau qui s’est faufilé à l’intérieur du bâtiment est accidentellement blessé et les ouvriers s’unissent pour le soigner, brisant ainsi la monotonie de leur quotidien.  

La révolution du travail à la chaîne !

La chaîne de montage s’anime alors de numéros qui vous laisseront bouche bée. Dans l’usine métamorphosée, les travailleurs deviennent acrobates, danseurs, ou contorsionnistes, les accessoires leurs servent d’outils, les numéros de cirque, la musique et la danse s’imbriquent parfaitement. Les ingénieux dispositifs et le talent extraordinaire du groupe – formé d’anciens membres du Cirque du Soleil, du Pickle Family Circus et du Cirque de Moscou – transforment l’ordinaire en merveilleux.  

Les concepteurs de Birdhouse Factory se sont inspirés de l’humour du Chaplin des Temps modernes, de l’imagination et de l’inventivité de l’illustrateur Rube Goldberg et de l’esthétique très colorée du muraliste mexicain Diego Rivera, trois artistes qui ont justement produit certaines de leurs plus grandes œuvres pendant les années ’30. L’imagination, l’inventivité et l’humour hérités de ces grands créateurs teintent ce spectacle hallucinant. 

Vous rigolerez devant les pitreries des clowns, serez éblouis par les numéros d’acro-danse, estomaqués par l’utilisation du mur trampoline et enchantés par le récit du spectacle où se mêlent rires, amour, envolées aériennes et… cabanes d’oiseaux. Pas un grain de sable pour coincer l’engrenage de cette machine fort bien huilée dont vous admirerez tous les rouages !  

Spectacle irrésistible pour toute la famille, Birdhouse Factory s’installe à la TOHU pour le temps des Fêtes. À voir dès le 18 décembre 2008. Passez quelques heures de vos vacances à l’usine : à la Birdhouse Factory, on travaille dans la joie ! 

Vernissage de l’exposition Cirque en fresques

Lors de la première médiatique du 18 décembre, vous aurez par ailleurs l’occasion d’assister au vernissage de l’exposition Cirque en fresques du commissaire Pascal Jacob (Fonds Jacob-William). Les affiches sont le premier vecteur de communication du cirque, et cette exposition fait la part belle à quelques très grands formats, empruntés à des périodes différentes de la merveilleuse aventure de la lithographie et de l’offset. Toujours plus fort, toujours plus grand…

Vernissage à 18 h à la TOHU, bienvenue à tous ! 
 

Extrait du spectacle au WWW.TOHU.CA 

HORAIRE

Jeudi 18 décembre, à 19 h 30

Vendredi 19 décembre, à 19 h 30

Samedi 20 décembre, à 14 h

Samedi 20 décembre, à 19 h 30 (Rencontre spéciale avec les artistes immédiatement après cette représentation)

Dimanche 21 décembre, à 14 h

Lundi 22 décembre, à 19 h 30

Vendredi 26 décembre, à 14 h

Samedi 27 décembre, à 14 h

Samedi 27 décembre, à 19 h 30

Dimanche 28 décembre, à 14 h

Lundi 29 décembre, à 19 h 30

Mardi 30 décembre, à 19 h 30

Mercredi 31 décembre, à 14 h

Samedi 3 janvier, à 14 h

Samedi 3 janvier, à 19 h 30

Dimanche 4 janvier, à 14 h  

BILLETS

Adultes : de 29,75 $ à 39 $

Enfants (12 ans et moins) : 20,80 $ à 31,20 $ 

ÂGE RECOMMANDÉ : 7 ans et plus 

DURÉE DU SPECTACLE : 110 minutes 

POUR SE RENDRE À LA TOHU

2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)

Métro Jarry (autobus 193 - Est)

Métro d’Iberville ou Frontenac (autobus 94 - Nord) 

INFORMATION & BILLETTERIE     

TOHU

T. 514 376-TOHU (8648)

Sans frais : 1 888 376-TOHU (8648)

www.tohu.ca 

Réseau Admission

T. 514 790-1245

Sans frais : 1 800 361-4595

www.admision.com 

    *** 

La TOHU bénéficie du soutien de SSQ Groupe financier, partenaire principal, du gouvernement du Canada, du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, du ministère des Affaires municipales et des Régions du Québec et de la Ville de Montréal, ainsi que de La Presse, Métromédia Plus, le Réseau Admission, Uranium Interactive, Univins, la Brasserie McAuslan et les thés Four O’Clock.

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