Les corps comme des arbres
attachés au poème
entre la route et la maison
vieillissent à la vitesse
des chevaux qui s’éloignent
dans ma tête
par-delà les collines
j’hume un parfum
l’intérieur d’un rêve
où les couleurs se mélangent
et deviennent
des émotions
tu es l’endroit où je veux être
ma résidence sur la terre
où j’arrive à moi-même
où je regarde par la fenêtre
les livres où j’erre
ma mémoire d’encre
ce soleil noir
les routes devant moi
vers des destinations inconnues
à la recherche d’un dieu
d’une bataille contre l’indifférence
des enfants jouent dans le jardin
une femme se tient debout sur un perron
des mélodies murmurées au crépuscule
des chaises se berçant
des chiens couchés dans l’herbe
attachés au poème
attachés à ma vie

