Depuis 2001 • No 50 • Montréal • 15.10.2008
du 12 novembre 2008 au 11 janvier 2009

Dans la présence de Son Excellence, Mme Elena Stefoi Ambassadrice de Roumanie au Canada

L’exposition Dimensions culturelles roumaines – Ofelia Armasu et Oana Comsa

Une manifestation insolite qui célèbre les valeurs spirituelles du folklore roumain Icônes et tapisseries contemporaines, costumes et poteries traditionnels

 Le Musée des maîtres et artisans du Québec et M.A.V.A. – La Marche à l’amour, à la vie et à l’amitié annoncent la tenue de l’exposition DIMENSIONSCULTURELLES ROUMAINES du 12 novembre 2008 au 11 janvier 2009, manifestation culturelle qui veut souligner la fête nationale de la Roumanie.

Exposition
L’exposition DIMENSIONS CULTURELLES ROUMAINES présente des icônes signées par l’artiste-peintre iconographe Ofelia Armasu, des collages de tissus d’inspiration folklorique de l’artiste plastique Oana Comsa et des costumes populaires originaux, des tapisseries et des objets de céramique provenant de différentes régions de Roumanie.

Vernissage
Le soir du vernissage, vendredi le 14 novembre 2008, à 18 heures, Son Excellence, Mme Elena Stefoi, Ambassadrice de Roumanie au Canada, inaugurera l’exposition en compagnie d’autres officiels et personnes de la vie artistique québécoise et canadienne. Les visiteurs pourront aussi entendre le mixage sonore de mélodies inoubliables d’inspiration folklorique, créé spécialement pour cette occasion par le compositeur roumain Dumitru Capoianu.

Les artistes
Ofelia Armasu fait la promotion d’un nouveau style d’icônes orthodoxes roumaines. Si elle respecte les techniques, les thèmes et l’iconographie traditionnelle, elle sait y ajouter une touche d’originalité contemporaine. Dans ses oeuvres, elle donne aux visages un regard vif qui humanise les traits, et les personnages, souvent accompagnés de soleil et de lune, d’étoiles, de feuilles de vigne et de torsades, sont vêtus de costumes populaires ou d’habits de monarques roumains. Ofelia Armasu peint sur plaque de verre et sur bois, en épousant le style naïf propre aux artistes
populaires. En utilisant l’application de feuilles d’or, d’argent et de cuivre, elle obtient des effets lumineux uniques. L’utilisation de couleurs vives donne à ses icônes un ton optimiste et raffiné. Ses icônes sont porteuses de sens profonds et la foi qui s’en dégage leur donne vie et originalité. L’oeuvre d’Ofelia Armasu renouvelle l’art traditionnel des icônes ; son caractère innovateur réside dans l’expressivité particulièrement vibrante, la palette chromatique éclatante, les décorations exubérantes, la technique et les matériaux utilisés.

D’abord artiste peintre, Oana Comsa veut aussi explorer la richesse inestimable des symboles traditionnels par les arts textiles. L’arbre, le disque solaire, l’oiseau, le serpent, le ruisseau, la spirale de l’infini sont stylisés dans des images abstraites, géométriques et anthropomorphiques. La croix, qui se retrouve autant dans la symbolique païenne que dans la symbolique chrétienne, est souvent présente dans ses tapisseries. Dans son travail, Oana Comsa est à la recherche du langage symbolique primaire utilisé par les maîtres initiateurs du peuple roumain et explore les signes ancestraux que l’on retrouve dans les textiles traditionnels roumains. Chargées spirituellement, les oeuvres de Comsa, dans des tons de brun, d’ébène, de beige, de sable et d’anthracite, enchantent l’oeil, enrichissent l’âme et apportent un nouveau souffle de vie. Oana Comsa expose également une collection personnelle de masques traditionnels de Transylvanie qui témoignent des moeurs païennes et chrétiennes primitives.

Conférences
Vendredi le 21 novembre à 18h00
Les icônes roumaines, une tradition folklorique et religieuse chez les Roumains : leur historique, leurs symboles, les genres d’icônes.

Conférencier : Dr. Lucian Turcescu, Président de la Société Canadienne d’Études Patristiques et Professeur au Département d’Études Théologiques de l’Université Concordia. Conférence en français, suivie par des échanges avec le public en français, anglais et roumain.

Samedi le 29 novembre à 14h00
Célébrer la vie, célébrer la mort. Les masques dans les sociétés humaines.
Conférencière : Dr.Elena Gheorghiu, Chargée de cours l’Université de Bucarest, Faculté de Sociologie et Travail Social Conférence en français suivie par des échanges avec le public en français, anglais, italien, roumain et espagnol.
Les artistes Ofelia Armasu et Oana Comsa seront aussi présentes aux conférences pour répondre aux questions du public.

L’exposition se poursuivra jusqu’à 11 janvier 2009 du mercredi au dimanche de 12h à 17h.

Musée des maîtres et artisans du Québec
615, avenue Sainte-Croix, arrondissement Saint-Laurent à Montréal
Renseignements

Otilia Tunaru
Présidente de l’association culturelle M.A.V.A.-La marche à l’amour, à la vie et à
l’amitié

514 884-6530
reception.spectacle@yahoo.fr

Pierre Wilson
Directeur-conservateur
MMAQ- Musée des maîtres et artisans du
Québec
514-747-7367 poste 7201

Les 20, 21 et 22 novembre 2008

Montréal

M pour Montréal 2008: le monde débarque!

Dévoilement de la programmation de la troisième édition

M pour Montréal

Tous les yeux (et les oreilles) seront rivés sur Montréal du 20 au 22 novembre prochain alors que se tiendra la troisième édition de M pour Montréal, une présentation de SIRIUS Radio Satellite Canada en collaboration avec Astral Média. L’événement international prend de l’ampleur cette année en se produisant sur trois jours et en offrant son lot de nouveautés, de quoi rassasier le public avide de connaître avant tout le monde les artistes qui retiendront l’attention musicalement dans les prochaines années.

Ils seront une quinzaine de groupes montréalais à s’alterner sur les scènes du Cabaret et du Studio Juste pour rire les 20 et 21 novembre et des Foufounes Électriques (dans deux salles différentes) le 22. Comme programmation pour les trois jours, on ne pouvait trouver mieux: Duchess Says, Beast, Pas Chic Chic, Radio Radio, Chinatown, Winter Gloves, The National Parcs et Les Dales Hawerchuk (d’autres artistes seront annoncés dans les semaines à venir). Tous des groupes montréalais au meilleur de leur forme, la crème de la crème dans ce qui se fait ici musicalement, prêts à montrer leur savoir-faire lors d’un spectacle de type showcase pour épater la galerie. Car le public ne sera pas seul au rendez-vous: plus de 50 délégués internationaux, soigneusement triés sur le volet, seront aussi de la partie.

Comme la formule de l’événement faisait l’envie ailleurs au Canada, M pour Montréal a donc décidé d’innover en créant cette année la plateforme T pour Toronto. Woodhands, The Mark Inside et Arkells (et d’autres à venir) se joindront les 20 et 21 novembre à la liste déjà impressionnante de groupes montréalais, enrichissant ainsi l’offre internationale et créant des liens entre les deux villes les plus culturellement prolifiques du pays.

Comme si ce n’était pas déjà assez, les organisateurs renchérissent avec un grand spectacle de clôture le samedi 22 novembre intitulé (il va de soi) M pour Métropolis. Ce spectacle, pour le moins éclectique, réunira notamment sur la scène du Métropolis Karkwa, We Are Wolves et nul autre que Pierre Lapointe (ainsi que quelques invités surprises qui seront dévoilés sous peu). M pour Montréal désire offrir au public et aux participants internationaux une chance unique de voir ces artistes aux styles musicaux divers, bref le meilleur de la musique montréalaise, sur une seule et même scène.

Enfin, pour son volet industriel, «M» poursuit ses activités professionnelles et éducatives par la tenue de deux panels, l’un portant sur le travail d’un superviseur musical (avec de prestigieux invités du métier hollywoodiens et newyorkais) et le second, sur l’état de l’industrie française du spectacle. Les panels auront lieu le 20 novembre à l’hôtel Opus Montréal.

Les billets de tous les spectacles, de même que des panels, seront en vente dès le vendredi 24 octobre à midi sur les réseaux Admission et Ticketpro. Plus de détails sur les forfaits disponibles dans la section Billets au www.mpourmontreal.com. À noter qu’un nombre limité de passeports spectacles pour les 3 jours combinés sera disponible pour le public à prix spécial.

Parmi les délégués internationaux qui ont déjà confirmé leur participation cette année à M pour Montréal, notons la présence de représentants du Glastonbury Festival, du magazine NME, de Xfm et du journal The Guardian (Angleterre), du Coachella Valley Music and Arts Festival, The Windish Agency et du Central Park Summerstage (États-Unis), du Festival de Rock les Eurockéennes de Belfort, du Printemps de Bourges et des Inrockuptibles (France), du Paradiso (Pays-Bas), du Sziget Festival (Hongrie), du Festival Primavera Sound (Espagne), du Dour Festival (Belgique), du Spiegel Online (Allemagne), du Provinssirock (Finlande) et des DF Concerts (Écosse) pour ne nommer que ceux-là!

M pour Montréal ne serait possible sans la générosité des partenaires suivants: SIRIUS Radio Satellite Canada, Astral Média, Solotech, Groupe Spectacles Gillett, Joli-Coeur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre Avocats, High Food, Third Side Music, l’Hôtel Opus de Montréal, Appartements Trylon, MUSICACTION, la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles du Québec), le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, FACTOR, le ministère des Affaires municipales et des Régions du Québec, Patrimoine canadien et Affaires étrangères et Commerce international Canada.

M pour Montréal est une initiative d’exportation et de réseautage fondée en 2006 par Sébastien Nasra (Avalanche Productions) en consultation avec le légendaire programmateur anglais Martin Elbourne (Glastonbury Festival, The Great Escape et cofondateur avec Peter Gabriel du WOMAD Festival). En plus de réunir à Montréal une délégation internationale d’acheteurs, médias et acteurs influents de l’industrie musicale, «M» propose une expérience concert unique et enlevante pour les amateurs de découvertes et les fans de soirées musicales festives. Pour plus d’informations sur l’historique et la formule unique de l’événement, veuillez consulter les archives sur notre site Internet: www.mpourmontreal.com.

1, 5, 8, 10, 13 novembre 2008 à 20 h

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

Les pêcheurs de perles, de Georges Bizet

Karina Gauvin incarne la prêtresse Leïla - une prise de rôle pour la soprano québécoise – et la coqueluche britannique de la mode Zandra Rhodes signe décors et costumes

Seuls, de Wajdi Mouawad

Pour la deuxième production de sa 29e saison, l’Opéra de Montréal présente, dans une distribution idéale et entièrement canadienne, le premier ouvrage important de Georges Bizet, Les pêcheurs de perles. Karina Gauvin, cette perle rare du chant ici, interprète le rôle de la prêtresse Leïla. Il s’agit d’une prise de rôle pour la soprano. Elle chante aux côtés du ténor Antonio Figueroa, qui a récemment triomphé dans le rôle de Nadir en Europe, du baryton Philip Addis en Zurga, et du baryton-basse Alexandre Sylvestre qui incarne Nourabad.  

Après avoir dirigé au Metropolitan Opera de New York, le chef Frédéric Chaslin* fait ses débuts à notre compagnie à la tête de l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal. Cette production colorée et séduisante est signée par la célèbre designer britannique Zandra Rhodes* (décors et costumes). La mise en scène est d’Andrew Sinclair*, les chorégraphies, évocatrices de la Polynésie, de John Malashock*, et les éclairages sont de Ron Vodicka*.  

Présenté sans récitatifs, dans une succession ininterrompue d’airs de grande qualité, et livrant ce suave mélange de lyrisme français et d’exotisme oriental, Les pêcheurs de perles demeure encore à ce jour une œuvre qui séduit. Pour les mélomanes montréalais, l’Opéra de Montréal a choisi cette production conçue par Zandra Rhodes pour le San Diego Opera et le Michigan Opera Theatre, et tout le déploiement d’effectifs que commande l’œuvre de Bizet qui se situe à Ceylan (Sri Lanka). Les pêcheurs de perles est sans conteste un opéra des plus sensuels, fascinant et romantique qui chante l’amour, l’amitié, la jalousie et la rédemption.  

Deux extraits ont notamment consacré Les pêcheurs de perles et le génie mélodique de Bizet : le duo Zurga-Nadir de l’acte I, Au fond du temple saint, et La Romance de Nadir, chef-d’œuvre de pureté mélodique requérant de la part du ténor un rare sens des nuances. Moins connus mais tout aussi remarquables : le duo Leïla-Nadir de l’acte II Le jour est loin encore, et à l’acte III, celui de Zurga-Leïla Je frémis, je chancelle méritent d’être redécouverts. Quant aux importantes interventions du chœur, soulignons celles concluant l’acte II, Voici les deux coupables et Brahma, divin Brahma, ainsi que Sombres divinités à l’acte III.  

* débuts à la compagnie.

 

LES PÊCHEURS DE PERLES  
de Georges Bizet

A R G U M E N T 

Sur les lointains rivages de Ceylan s’accomplissent les rituels sacrés des pêcheurs de perles, qui viennent de choisir leur nouveau chef, Zurga. Arrive son meilleur ami, Nadir, puis une mystérieuse prêtresse qui doit, par ses chants, apaiser les fureurs de la mer. Zurga et Nadir la reconnaissent : c’est Leïla, la femme que tous les deux ont aimée autrefois. Ils choisissent de renoncer encore à cet amour qui met en péril leur amitié. Mais Nadir ne peut résister et revoit Leïla en secret. Zurga les surprend et, furieux, les condamne à mort. Déchiré entre l’amour et l’amitié, Zurga ira-t-il au bout de sa vengeance? 

Opéra : Les pêcheurs de perles de Georges Bizet (7e opéra du compositeur)

Structure : en 3 actes

Livret : Eugène Cormon et Michel Carré

Création : Théâtre lyrique de Paris, le 30 septembre 1863

Production : San Diego Opera & Michigan Opera Theatre

Dernière production à la compagnie : septembre 1996 

Note : Le livret originel prévoyait une issue tragique. Il fut remanié pour la reprise de l’œuvre en 1893 où triomphe l’amitié de Zurga. Bien qu’il ait fait emprisonner Leïla et Nadir, il n’hésite pas à incendier le temple du village, afin de provoquer une diversion et faciliter leur fuite. Une conclusion tout aussi dramatique où le tragique cède le pas à la noblesse !

************************************************************************

PréOpéra - conférence sur l’œuvre, donnée par le musicologue Pierre Vachon avant chaque représentation, à 18 h 30, au Piano Nobile de la PDA.

MétrOpéra - événement urbain présenté dans le métro, en collaboration avec la STM, les 28, 29 et 30octobre. Stations à confirmer.

************************************************************************

Le Gala – 13e édition

Événement-bénéfice annuel

précédé de l’intronisation au Panthéon canadien de l’art lyrique

d’une personnalité marquante du milieu canadien de l’opéra

Dimanche 7 décembre 2008 à 14 h

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts 

Prochaine production 

L’OBSESSION DU POUVOIR

Macbeth

de Giuseppe Verdi

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

31 janvier · 4 · 7 · 9 · 12 février 2009 à 20 h

NOUVELLE PRODUCTION

une coproduction Opéra de Montréal / Opera Australia 

Opéra de Montréal | Saison 0809 

Pour ne rien perdre de l’intrigue, tous les opéras sont présentés en langue originelle, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène. 

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (PDA)

Bizet - Les pêcheurs de perles  | 1, 5, 8, 10, 13 novembre 2008 à 20 h

Le Gala  | 13e édition, le 7 décembre 2008 à 14 h 
Verdi - Macbeth  | 31 janvier, 4, 7, 9, 12 février 2009 à 20 h 
Donizetti - Lucia di Lammermoor  | 23, 27, 30 mai, 1, 4 juin 2009 à 20 h 
Plamondon/Berger - Starmania Opéra | 14, 18, 21, 23, 26 mars à 20h + 28 mars 2009 à 14 h 

Monument-National

Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal

Mozart - Cosi fan tutte  | 28, 30 mars, 1, 2, 4 avril 2009 à 20 h 

Vente de Billets

Billets À la Pièce

Billetterie de la Place des Arts : 514-842-2112 • 1 866 842-2112

À partir de 46 $. 

Opération 18-30 : l’abonnement pour les 18-30 ans

L’Opéra de Montréal poursuit son offre spéciale d’abonnement destinée aux 18-30 ans : 35 $ pour un premier opéra et 25 $ pour les productions suivantes de la saison régulière, 30 $ pour Starmania et 20 $ pour la production de l’Atelier lyrique. Achat minimal requis de deux opéras de la saison régulière. Abonnements offerts à la Place des Arts. 

operademontreal.com

Pour avoir des renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits PRIMA et corporatifs.

Du 11 novembre au 6 décembre 2008

Au Théâtre PROSPERO

Le Groupe de la Veillée présente :

L’heure du lynx, de Per Olov Enquist

Traduit du suédois par Àsa Roussel

Seuls, de Wajdi Mouawad

Le Groupe de la Veillée présente du 11 novembre au 6 décembre sa première production de la saison, L’heure du lynx de l’auteur suédois Per Olov Enquist. Le metteur en scène Téo Spychalski s’est entouré des interprètes François Arnaud, Marthe Turgeon, Isabelle Tinkler et Gaétan Nadeau. Un jeune homme a commis un crime grave. Il a tué. Incarcéré dans une institution depuis quelques années, il est maintenant soumis à une thérapie expérimentale. Deux femmes, l’une psychologue et l’autre femme pasteur, tentent de le comprendre. Les propos du jeune homme, d’une extraordinaire approche au sacré, et ses révélations mettent les deux femmes face à des questionnements existentiels qui perturbent leur conception de la vie.

Notes du metteur en scène.
« On se trouve certainement ici devant un éclatement psychique qui s’est produit
progressivement, dans l’esprit de ce garçon, au fil d’événements vécus avec une grande intensité. Ces événements ont pris source dans son enfance et sa jeunesse.
À l’institut psychiatrique où on l’a interné, il place tout son attachement et son amour dans un animal. Puis il construit en lui-même une suite très subjective en même temps que logique dans sa subjectivité, qui justifie, à ses propres yeux, son départ de ce monde, un monde qui l’a repoussé, pour aller retrouver un paradis de l’enfance : la vie dans la maison de son grand-père. Cette éruption mystique dans la confession du jeune homme est si irrésistible que la femme pasteur, atteinte par ce feu, ne peut plus croire à Dieu d’une façon conventionnelle. On trouve là, par quel chemin le mysticisme, réel ou obsessionnel, illuminé ou maladif – selon la manière dont on le perçoit-, peut nous atteindre. » Téo Spychalski

Genèse de la pièce / propos d’Àsa Roussel, la traductrice
« La pièce a été écrite à Paris en 1980. Au départ, Enquit voulait l’intituler Dans la maison de mon grand père . Cela indique bien que plusieurs détails de la pièce prennent source dans les souvenirs de son enfance. Per Olov Enquist est né dans l’extrême nord de la Suède. Il a perdu son père très tôt et fut élevé par sa mère qui appartenait à une faction protestante. Il reçut donc une éducation assez sévère. Ce qui n’était pas nécessairement extraordinaire à l’époque. Lorsqu’Enquist m’a fait lire sa pièce, j’ai été extrêmement impressionnée, très prise et très engagée. Pour moi, cette pièce pose des questions essentielles, je la vois comme ça. Elle donne à réfléchir, qu’on soit protestant, catholique, musulman ou autre, elle pose des questions essentielles sur la vie, la croyance, les rapports avec autrui, sur la foi, bien entendu. »

Per Olov Enquist
Il est né dans le petit village de Hjoggböle dans le Västerbotten au nord de la Suède, le 23 septembre 1934. Il est sans aucun doute l'un des dramaturges les plus productifs et les plus en vue de la scène nordique avec La nuit des tribades (1975), Les serpents de pluie (1981), Pour Phèdre (1980), L’Heure du lynx (1988), Le cercle magique et Tupilak (1994), une réécriture de Marie Stuart de Schiller (1994), Selma (2001). L’ensemble de son oeuvre lui a valu une renommée internationale, de nombreux prix et des lecteurs dans plus de 30 pays. Après des romans psychologiques et allégoriques parmi lesquels on retrouve La Route [Färdvägen, 1963], Enquist compose deux oeuvres pseudo documentaires : Le Cinquième hiver du magnétiseur 1964] et Hess [1966] où il analyse les mécanismes de la manipulation et du fascisme. Son engagement politique à gauche l'entraîne à écrire de véritables romans documentaires dont il cherche à éliminer les éléments de fiction et où il entend dévoiler la réalité sous de nouveaux aspects.
Tout en s’emparant de faits réels de la vie de ces personnages historiques, Per Olov Enquist éclaire ceux-ci d’une lumière nouvelle et singulière, en mêlant au sein de la fiction des éléments de sa propre biographie. Ses romans, documentaires, enquêtes, fictions, scénarios de films, à la croisée de l’intime et de l’histoire, sont autant d’interrogations sur l’âme humaine et de manières de courir après l’insaisissable.

Du 11 au 16 novembre 2008

Usine C

La Trilogie des flous, de  Daniel Danis

Je ne / Sommeil et rouge / Reneiges

La Trilogie des flous, de Daniel Danis

La Trilogie des flous de Daniel Danis est composée de trois textes : Je ne, Sommeil et Rouge, Reneiges. Cette création poético-performentielle mettra en scène une danseuse, des actants, des performeurs et des technologues. Cette expérience, d’environ 1 h 40, tentera de pousser plus loin la manifestation de la représentation en questionnant la présence de l’être, le geste, la parole et le déroulement du temps.

La trajectoire des actes posés variera selon les différents points de repère associés au poème, au comportement des images ou à des sources sonores.

Conception sonore Jean-Michel Dumas
Avec comme actants principaux Daniel Danis, Huy-Phong Doan
Artistes en arts visuels Massimo Guerrera, Martin Dufrasne
Ingénieurs en informatique Sébastien Roy, Lucie Bélanger

« En parfait chef d’orchestre, Daniel Danis, formé aux arts visuels, au théâtre et à la danse, optimise les nouvelles technologies de l’image et du son pour réinventer la scène, le jeu d’acteurs et la perception d’un texte. Quand on l’interroge sur sa démarche, le metteur en scène assure que « la technologie n’est pas une entrave, comme trop souvent on le pense, mais permet des avancées vers l’être et sa profondeur ». - Cécile Levivier, La Gazette du Nord, Lille.

 

À L’USINE C
514 521 4493

Du 3 octobre au 16 novembre 2008

La galerie MEKIC

Resurgir – 38 tableaux de Khosro Berahmandi

Seuls, de Wajdi Mouawad

Un an après le franc succès de sa dernière exposition aux couleurs d’argile étincelante, Khosro Berahmandi revient à la galerie MEKIC avec ses plus récentes œuvres inspirées, cette fois-ci, par les thèmes de la renaissance. Du 3 octobre au 16 novembre 2008, l’artiste présente une série de 38 tableaux et 12 dessins et invite le public montréalais à entreprendre, une fois de plus, une incursion fascinante dans l’infini du détail minutieux duquel émerge une mythologie personnelle, unique et captivante.

L’exposition présentée est composée de trois «couloires». Les deux premiers intitulés respectivement Vie de l’œil et Iris de la vie déploient devant le spectateur une série de diptyques et de triptyques habités par les créatures mystérieuses dont la poétique du regard, tisse les fils d’amour, de conception, de naissance et de la mort. Prenant appui sur les lignes dorées qui accaparent l’espace de la toile, sous le cercle rouge du soleil, ou sous un croissant de lune, le pinceau de l’artiste suspend le mouvement afin de permettre à la vie de resurgir avec majesté et puissance. Le troisième«couloire», propose quant à lui, une série de tableaux qui a servi de source d’inspiration pour le spectacle multidisciplinaire Éclats nocturnes présenté au printemps passé dans le cadre du Festival Accès Asie. Sensuel, délicat et poétique, il ouvre devant nous, l’univers où la danse, la musique et la couleur susurrent, s’imposent et interpellent nos sens.

Dans cette exposition, une fois de plus, Khosro se lance dans des improvisations d’un raffinement extrême afin de nous offrir sa propre lecture de ce qu’est la resurgence. Il nous invite à explorer ce qui unit  lumière, obscurité et éternel retour de la création. L’artiste, utilise le mot perse taro-poud, qui veut dire « le Fond », pour parler de l’Indissociable entre la vie et la mort, deux fils tissant l’histoire de notre univers. Les œuvres de Khosro Berahmandi évoquent la symbolique orientale, la sensualité primitive et le merveilleux légendaire qui sillonnent, à travers les richesses des cultures occidentale et orientale, ainsi qu’une innovation. L’exposition est une véritable cure de simplicité pour tous ceux qui rêvent.

D’origine iranienne, Khosro Berahmandi explore l’univers de la peinture depuis l’âge de 25 ans. Il fait ses études en beaux-arts à l'Université Western Ontario, puis termine sa formation universitaire à l'Université Concordia de Montréal et à l'Université Paris VIII. Disciple heureux des maîtres tel que Peterson Ewen et autres, Khosro Berahmandi a su développer un style unique qui témoigne de ses origines et de son parcours singulier. De l’Iran il conserve l’héritage culturel et la tradition picturale millénaire des miniatures qui ont imprégné son enfance. L’Europe et l’Amérique, quant à elles, lui ont ouvert les yeux sur l’art occidental et contemporain. Établi à Montréal depuis 1990, Khosro Berahmandi est engagé dans la vie culturelle de la métropole et poursuit activement son parcours artistique. De plus, il enseigne la peinture et travaille en tant que directeur adjoint du Festival Accès Asie.

Artiste prolifique, il a à son actif plusieurs expositions collectives et en solo en Europe, aux États-Unis et au Canada. À Montréal, le public a pu apprécier son travail lors de nombreuses expositions dont les plus récentes Pâturage lunatique, (Gesù-Centre de Créativité, Art sacré 2004) et Tremblement d’œil (Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, 2006) ont connu un grand succès auprès des amateurs d’art qui ont souligné l’originalité de son œuvre. Il a également collaboré avec des poètes iraniens tels que Yadola Royai, Hossein Sharang et Bahman Sadighi afin d’orner de ses toiles leurs livres de poésie. La plus récente de ces collaborations Le même à l’écart paraîtra au mois d’octobre prochain.

La galerie d’art et librairie MEKIC est heureuse de s’associer au parcours de cet artiste authentique dont la nouvelle exposition est une véritable ode à la beauté.

L’exposition se tient à la galerie MEKIC, du 3 octobre au 16 novembre 2008,

du mardi au samedi, de 11 h à 19 h, samedi et dimanche de 12 h à 18 h

4438, rue de la Roche, Montréal

Information : (514) 373 5777 info@mekic.ca

www.mekic.ca   

25 - 29 novembre 2008 - mardi au samedi 20 h

La Chapelle

Une production : MANDALA SITÙ/DAVE ST-PIERRE

Warning

Warning

La Chapelle présente, dès le 25 novembre, WARNING la toute dernière création de la compagnie MANDALA SITÙ. L’oeuvre conçue pour quatre danseuses est issue d’une collaboration entre MANDALA SITÙ et le provoquant créateur Dave St-Pierre. La jeune compagnie propose une oeuvre chorégraphique où les performances physiques et théâtrales cohabitent dans un univers digne d’Alice au pays des merveilles. WARNING questionne la condition de la femme en cette ère d’hypersexualisation, de surconsommation, d’individualisme et de compétition.

MANDALA SITÙ a pour mandat de sensibiliser le public à la danse contemporaine, tout en se faisant un point d’ordre de le divertir, afin de transgresser l’idée  réconçue que cette forme d’art s’adresse à un groupe hermétique d’élite intellectuelle. En 2007, la compagnie remportait le prix Tangente de la meilleure oeuvre chorégraphique pour son spectacle L’oeil du Pigeon présenté au Festival Fringe.

Direction artistique: Mélanie Haché
Chorégraphie et mise en scène: Dave St-Pierre
Interprètes: Geneviève Bolla, Émilie Gratton-Beaulieu, Mélanie Haché et Marie-Gabrielle Ménard
Musique originale: Dave St-Pierre
Bandes originales d’Henry Mancini
Lumières: Anne-Marie Rodrigue-Lecours
Scénographie et costumes: Dave St-Pierre

Une production de la compagnie MANDALA SITÙ Danse en partenariat avec Dave St-Pierre, Emploi-Québec, Le Cirque du Soleil et Louise Lapierre Danse. Créée en résidence à La Chapelle.

Du 12 novembre au 4 decembre 2008

Québec

Tcheka -Le Capverdien en tournée québécoise avec son album Lonji

Déhanchement par-ci, petit regard coquin par là, Iris Gagnon-Paradis, Le Voir Québec, 10 juillet 2007
(Suite au passage de Tcheka au Festival d’Été de Québec)

Après un premier passage remarqué au Festival d’Été de Québec, en 2007, l’artiste capverdien est de retour en sol québécois avec deux musiciens et... un nouvel album! Tcheka transpose avec sa guitare des rythmes habituellement joués par les percussions et nous offre un blues lunaire, à l’image des paysages de Santagio, son île natale au Cap-Vert. Lors d’une exceptionnelle tournée, initiative du Conseil francophone de la chanson, en collaboration avec le Réseau Centre, Tcheka parcourra 14 villes québécoises, entre le 12 novembre et le 4 décembre prochains, avec son spectacle inspiré de son plus récent album, Lonji, disponible depuis le 17 juin dans les bacs des disquaires québécois. Surveillez son passage près de chez vous!

Tcheka – de son vrai nom Manuel Lopes Andrade – est né en 1973 dans une bourgade rurale de l’île de Santiago. Issu d’une famille qui compte de nombreux musiciens, Tcheka apprend à jouer de la guitare acoustique dès l’âge de 8 ans. Comme tant d’autres jeunes Capverdiens, il ne peut poursuivre ses études secondaires par manque de moyens financiers et passe son adolescence à pêcher, plonger et explorer la côte aux alentours de sa ville natale. C’est à cette époque qu’il commence à composer des chansons. En 2002, avec la parution d’un premier album solo intitulé Argui [Debout!], Tcheka confirme au Cap-Vert sa réputation de virtuose de la guitare et d’auteur compositeur à l’inspiration singulière. Le succès pousse Tcheka à se consacrer à plein temps à la musique et s’ensuit, en 2005, l’album Nu Munda. Aujourd’hui, avec la parution de Lonji, Tcheka invite les auditeurs et spectateurs québécois à entrer dans un ailleurs, un paysage sonore de sa propre
création.

Plus de renseignements au www.myspace.com/tchekacaboverde
ou au www.tchekaonline.com

12 novembre Montréal (Coup de Coeur francophone - La TOHU) (514) 376-8648
13 novembre La Tuque (Complexe culturel de La Tuque) (819) 523-2600
14 novembre Laval (Maison des arts) (450) 667-2040
15 novembre Granby (Théâtre Palace) (450) 375-2262
18 novembre Québec (Palais Montcalm) 1 800 659-6710
19 novembre Saguenay (L’Opéra) (418) 549-3910
21 novembre Gatineau (La Basoche) (819) 243-8000
22 novembre Joliette (L’Envol) (450) 759-6202
25 novembre Drummondville (Centre culturel de Drummondville) (819) 477-5412
26 novembre Sherbrooke (Salle Maurice-O’Bready) (819) 820-1000
27 novembre Longueuil (Théâtre de la Ville) (450) 670-1616
28 novembre LaSalle (Centre culturel et communautaire Henri-Lemieux) (514) 367-5000
29 novembre Trois-Rivières (Maison de la culture) (819) 380-9797
4 décembre St-Jean-sur-Richelieu (Cabaret-Théâtre) (450) 358-0065

Du 17 au 30 novembre

La 10e édition du Festival les coups de théâtre

La 10e édition du Festival les coups de théâtre

Événement unique et fort attendu, le Festival international des arts jeune public/LES COUPS DE THÉÂTRE a lieu du 17 au 30 novembre prochain. Cette 10e édition présente des spectacles de théâtre, de musique et de danse venant de France, de Belgique, du Canada, de Norvège et du Québec. Au total, une vingtaine de compagnies se sont données rendez-vous à Montréal pour présenter leur dernière production et témoigner de la vivacité de la création jeune public au plan national et international. Selon les perspectives du fondateur et directeur artistique de l’événement, Rémi Boucher, le public qui fréquente LES COUPS DE THÉÂTRE peut s’attendre à être époustouflé par la gamme d’émotions que propose cette 10e édition qui promet d’être haute en couleurs.

 

Le choc Pommerat !
Le coup d’envoi de l’édition 2008 se fait avec la présentation en première nord-américaine du magnifique spectacle de la compagnie française Louis Brouillard  Le petit chaperon rougeécrit et mis en scène par le directeur artistique de la compagnie Joël Pommerat.  Véritable objet culte depuis sa création en 2006, Le petit chaperon rouge continue de susciter un vif intérêt à travers le monde et un véritable engouement partout où il passe. Une démarche exceptionnelle de création, une équipe d’acteurs de premier ordre, un spectacle qui renouvelle l’approche pour les jeunes publics;autant d’éléments qui façonnent le caractère unique de cette production qui est présentée à l’Usine C en ouverture du Festival.

L’Espace GO, en tandem avec Le Festival Les Coups de Théâtre, présente la pièce Cet enfantdu même auteur, spectacle pour adultes à l’affiche du 26 au 29 novembre.

Dix créations québécoises en première mondiale !
Pour souligner sa dixième édition, le Festival Les Coups de Théâtre s’associe à dix compagnies du Québec pour lancer dix nouvelles productions. Ce parti pris de la création, véritable pierre d’assise du Festival Les Coups de Théâtre, réunit des créateurs de tous les horizons et de toutes les disciplines. Entre autres, la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) et la compagnie Qui va là  se sont associées pour créer La Fugue, spectacle musical s’adressant aux jeunes ados. Entre autres originalités, la structure dramatique de l’œuvre est calquée sur la structure musicale d’une fugue. Ce spectacle est créé à l’Usine C dès le 19 novembre.

Suivra Variations Mécaniques, la nouvelle création du chorégraphe Harold Rhéaume, directeur artistique de la compagnie Le fils d’Adrien danse. Ce solo dansé d’une qualité exceptionnelle s’adresse aux petits dès l’âge de cinq ans.

La compagnie Mathieu, François et les autres… nous revient avec un nouveau texte de Jean-Rock Gaudreault,  prix du Gouverneur Général 2005, La migration des oiseaux invisibles dans une mise en scène de Jacinthe Potvin. Spectacle fort attendu du tandem Potvin/Gaudreault, cette production prend l’affiche de la Place des Arts dès le 20 novembre.

Après le formidable succès remporté dans le monde entier par Journal intime, spectacle d’ouverture du Festival en 2006, la compagnie Cas Public lance sa nouvelle création Le cabaret dansé des vilains petits canards. S’inspirant de la rencontre du célèbre conte d’Andersen Le vilain petit canard et l’histoire du Lac des cygnes, la chorégraphe et directrice artistique Hélène Blackburn aborde pour la première fois l’univers de la petite enfance. Ce spectacle est présenté en collaboration avec Tangente et s’adresse aux enfants dès l’âge de quatre ans.

 Autre  temps fort  de cette nouvelle édition, la dernière création du Théâtre Le Clou lance le volet ado de l’événement. C’est sur une musique originale de Yann Perreau que la troupe présente Isberg, un texte de Pascal Brullemans mis en scène par Sylvain Scott. On se souviendra tous du choc ressenti par la présentation de Assoiffés de Wajdi Mouawad, créé au Festival en 2006. Cette fois, le Théâtre Le Clou récidive et nous revient avec un spectacle destiné aux pré-adolescents. Isberg est présenté à la Place des Arts dès le 18 novembre.

 

Christian Duchange et Les malheurs de Sophie
L’édition 2008 marque le retour à Montréal de la compagnie l’Artifice de Dijon en France avec une nouvelle création de Christian Duchange,  Un malheur de Sophie, les petits poissons. Fort du succès remporté par la présentation de Crasse-Tignasse au dernier Festival, Christian Duchange, le premier metteur en scène français à remporter un Molière pour un spectacle jeune public, nous propose cette fois sa vision toute personnelle du fameux livre de la Comtesse de Ségur. Ce nouvel opus de Duchange est créé à l’Usine C en toute fin du Festival.

Spectacle événement : Bulles
L’esplanade de la Place des Arts s’anime par la présence de centaines d’enfants venus assister, la nuit, au parcours/spectacle Bulles, une production du Théâtre Motus. Trois contes issus des cultures inuit, amérindienne et québécoise prennent forme à l’intérieur d’immenses bulles extérieures qui prennent vie à la tombée du jour. Sous ces structures insolites, des personnagesétranges entourés de micro-marionnettes font vivre ces histoires et légendes aux enfants qui pénètrent l’atmosphère de Bulles.
Un déambulatoire hivernal inusité et plein de surprises.
Jeunes montréalais, à vos tuques!

 

Lieux partenaires
Le Festival Les Coups de Théâtre se déroule à l’Usine C, à la Place des Arts, à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, à la Maison de la culture Frontenac et à Tangente, lieux de diffusion partenaires de l’édition 2008.

Du 28 octobre au 30 novembre 2008

Théâtre d’Aujourd’hui

Bob, de René Richard Cyr

mise en scène de René Richard Cyr
avec :Michelle Rossignol, Benoît McGinnis, Étienne Pilon, Robert Lalonde, Christiane Proulx, Marc Beaupré, Frédéric Blanchette, Charles Dauphinais, Mathieu Gosselin, Agathe Lanctôt, Milène Leclerc, Jean-Moïse Martin, Véronic Rodrigue et Cyril Fonseca
collaborateurs : François Barbeau, Etienne Boucher, Alain Dauphinais, Marie-Hélène Dufort, Pierre-Étienne Locas et Pierre Mignot
surtout à se passer d’elle.
MOT DE L’AUTEUR
Écriture longue
C’était le 9 mai, c’était une splendide soirée. Et nous en étions en 1991. Elle me demanda si j’aurais envie d’écrire un scénario. Une histoire qui la turlupinait depuis longtemps: celle d’une rencontre. Un très vieil acteur de théâtre n’en a plus pour longtemps à vivre. Un jour, une toute jeune comédienne se pointe chez lui, venue lui remettre un paquet. Reconnaissant dans la décoration du salon un accessoire de théâtre, elle lance une réplique. Il lui lance la réplique suivante. Elle répond. Tous deux se mettent à jouer. Sans témoins. Des jours et des nuits durant. Quand elle ressort de chez lui, sa vie à elle est changée pour toujours. Et lui est mort. En jouant. Le thème m’avait immédiatement parlé. Il mettait le doigt en plein sur une image qui m’obsède depuis des lustres: le passage de l’aruma. Il m’a fallu des années rien que pour comprendre que ce ne devait pas être un vieil acteur, mais une vieille actrice, pas une jeune actrice, mais un jeune acteur. Puis des années pour achever l’écriture. Voilà, c’est terminé. Dix-sept ans après une belle soirée de mai, voici Bob. L’histoire d’un passage.
René-Daniel Dubois
MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Première lecture – comme un coup aux côtes.
Comme un coup de foudre.
Ébranlé.
Comme un plongeon en eau froide. Comme un geyser d’eau chaude.
De l’idéal, du romantisme
Un legs.
La magie. Pas de truc. Tout dans les poches, tout dans les mains.
L’amour. Rare.
L’art. Rare.
Jamais lu.

Deuxième lecture, quelques jours plus tard
Tourbillons, étourdissements, fascination.
J’essaie d’écrire. Les instincts, les perceptions, les compréhensions…
Les nommer, les coucher ! Vite !
Avant de trop connaître la pièce !
J’essaie de retenir les traces qu’elle laisse à celui qui la côtoie depuis peu.
Comme le spectateur à la sortie du théâtre,
avant la nuit qui ralentira le pouls.
Qu’est-ce qu’il a retenu?
Depuis plusieurs décennies, le théâtre parle d’incommunicabilité.
Il s’assoit dessus. Il jase de la difficulté d’entrer en véritable relation avec l’autre.
Certains dépassent le constat, questionnant même la vérité de ce désir.
Mais si, au fond, cette solitude, pourtant décriée, était un rempart pour préserver notre quiétude ?
Et si le coup de foudre arrivait, et l’illumination, la (point point point) rencontre, serions nous en mesure de les percevoir ?
Et si oui, est-ce que nous ne prendrions pas nos jambes à notre cou, effrayé par
le chamboulement que cela impliquerait ?
Le mot ensemble est-il un leurre?
Bob fait le pari de reconnaître
De représenter
De signifier
Les conséquences
Les joies
Les tourments
D’une rencontre vivante entre vivants (l’utilisation double du mot vivant est volontaire).
Au-delà de ce qu’ils sont, de qui ils sont.
C’est une célébration. Un conte.
J’essaierai d’être à la hauteur de ce que je pressens.
« N’attends rien et ne renonce jamais »
Je ne me relis pas… je corrigerais.
René Richard Cyr

MOT SUR LA CRÉATION-PHARE DU 40E ANNIVERSAIRE : BOB
On peut parfois avoir l’impression que le monde qui nous entoure en est un de résignations tranquilles et d’amours anecdotiques. On se croise, on entre dans le rang et l’on ne se parle plus. De rien. Le désir bruyant n’y tient qu’une place de pion sans grande importance; besoin sexuel pouvant être commercialisé comme toute autre chose. Pourtant, en chacun de nous gronde une musique qui appelle celle des autres à venir partager nos secrets. Avec Bob, René-Daniel Dubois veut redonner une place royale à ces appels délicats, à notre profond désir « d’entrer dans l’énigme de l’autre » par des voies obscures et rares, pour qu’enfin nous ne soyons plus les seuls à porter nos mystères uniques et parfois douloureux.

C’est l’été. Chaud. Montréal est une étuve, et en son centre deux messagers à vélo
s’entrechoquent. Bob et Andy. Un impact originel. Après l’accident, Andy l’assoiffé fuit, revient, s’accroche à Bob la forteresse, mais fuit à nouveau, incapable de vivre ni dans le vertige de sa présence ni en son absence. Le schéma est temporairement classique : longues promenades, révélations de ce que sont l’un et l’autre, au compte-gouttes, en dialogues haletants, drôles et maladroits. Mais rapidement, tout cela devient un véritable plongeon en apnée dans les dédales du désir. Les premières dates deviennent gouffre, guerre; on ne sait plus si le regard des deux hommes est tendresse ou volcan qui les marque au fer rouge pour mieux les réduire à néant, ou pire encore, les réduire en quelqu’un qu’ils ne sont pas.

Incroyable fresque de chocs humains chuchotée à notre oreille, Bob est en effet une pièce qui soulève la question de la dureté de notre regard. Comment le regard inévitable que nous posons sur l’autre peut-il détruire, mais aussi animer? Comment est-il encore possible de se mettre en danger, de s’exposer à son frère humain en toute vérité – car il est de son devoir de le faire, sinon tout n’est que trahison envers soi-même – comme l’acteur qui porte les destins tragiques de ses personnages doit se révéler au public avec la plus grande authenticité? Ici, cette quête de vérité, intime et dantesque, est celle d’un homme, Bob, pris dans l’étau de sa violence et de son désir. Tout en le fuyant, il cherche le regard sacré qui pourrait se poser sur lui, comme un sens divin donné à son monde que tous tentent de ruiner avec leurs discours nihilistes ou carrément absents. Il ose encore chercher la beauté, la magie, l’art, et, surtout, un interlocuteur privilégié, un être humain avec qui il pourrait briser le silence mensonger. Andy est son catalyseur. La musique qu’il compose permet à Bob de voir qu’ils ont peutêtre le même regard triste, tendre et lucide sur le monde. Première constatation de souffrances communes, d’une intériorité à partager. Le souvenir d’Agnès revient alors frapper son coeur. Actrice âgée, autrefois célèbre, elle porte elle-même l’amour d’un homme dont le regard seul aura suffi à la mettre au monde : Hans, le muet au passé cruel, l’homme pour qui elle aura été tempête et berceuse. Alors que la mort s’annonce comme un couperet sans rémission pour l’actrice dépossédée de son unique interlocuteur, Bob croise sa route, avec toute sa jeunesse, sa douleur interminable et sa peur, et devient malgré lui une promesse d’une vie à venir, à réanimer sans attendre. Car cette pièce, pays de jouissances, désespérément lumineuse, fa it le choix de la vie. Même à la mort de chacun de nos mondes solitaires, même quand s’éteignent les yeux de celui ou de celle qui nous a un jour révélé notre plus profonde splendeur, la vie EST, comme une superbe brûlure prête à embraser nos espaces trop silencieux.
Jean-Philippe Lehoux
RENÉ-DANIEL DUBOIS / AUTEUR
Dramaturge, metteur en scène, comédien, traducteur, scénariste, professeur, poète et pamphlétaire, René-Daniel Dubois a écrit plus d’une vingtaine de pièces de théâtre, dont Ne blâmez jamais les Bédouins pour laquelle il a reçu le Prix du Gouverneur général en 1984. Sa pièce Being at home with Claude a été adaptée pour le cinéma par Jean Beaudin en 1992. René-Daniel Dubois a été traduit en anglais, en espagnol, en italien et en tchèque, lu et joué au Québec, au Canada anglais, aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Europe. Il a signé de nombreuses mises en scène notamment Les guerriers de Michel Garneau (Centre Georges-Pompidou à Paris), Kean d'Alexandre Dumas (TNM), Le roi se meurt de Ionesco et La demande d'emploi de Michel Vinaver (l’Espace Go). Il a adapté plusieurs pièces, traduit  des auteurs tels Timothey Findley, Moises Kaufman, Edward Thomas,
Eric Overmyer et signé de nombreux articles et textes pour le cinéma, la télévision et la radio. Ses parutions les plus récentes sont Entretiens (Leméac, 2006) et Le trajet d’un hobbit, l’un des deux textes composant Post-scriptum (Dramaturges Éditeurs, 2007), livre qui accompagne le DVD du documentaire Un sur mille que Jean-Claude Coulbois a réalisé à son sujet. Comme interprète, René-Daniel Dubois a travaillé sous la direction de André Brassard, Paul Buissonneau, Gilbert Lepage, Roland Laroche, Andrée Saint-Laurent, Marc Drouin, Michel Marc Bouchard, Robert Morin, Bernard Émond, Jacques Godbout et Gilles Carle. De lui, le Théâtre d'Aujourd'hui a déjà présenté Adieu, docteur Münch (1988), dans une mise en scène de Joseph Saint-Gelais et Panique à Longueuil (1990), dans une mise en scène de Denise Filiatrault.
RENÉ RICHARD CYR / METTEUR EN SCÈNE
Comédien, metteur en scène, auteur, réalisateur, animateur, René Richard Cyr fut directeur artistique et codirecteur général du Théâtre d'Aujourd'hui de 1998 à 2004. Il a également assumé la codirection artistique du Théâtre PàP (Petit à Petit) de 1981 à 1998. Au cours des vingt-cinq dernières années, il a signé plus d'une centaine de mises en scènes au théâtre, création et répertoire confondus, à l'opéra et dans le domaine du show-business, dont récitals, galas et spectacles télévisés. Il a de plus
signé plusieurs réalisations pour la télévision. Il a écrit et mis en scène le spectacle Zumanity présenté depuis 2003 à Las Vegas révélant une autre facette du Cirque du Soleil. Ses créations lui ont valu plusieurs distinctions et une quinzaine de prix prestigieux.

MICHELLE ROSSIGNOL / ACTRICE
Reconnue pour son talent de comédienne au théâtre, au cinéma et à la télévision
depuis bientôt cinquante ans, pour son talent de metteur en scène de diverses pièces, pour son remarquable travail de directrice artistique du Théâtre d'Aujourd'hui pendant dix ans et pour son aide à lancer et à aider de nouveaux jeunes auteurs créatifs tout en défendant les grands classiques du répertoire, le travail de Michelle Rossignol est vraiment digne de mention, pour ne pas dire tout simplement
exceptionnel. La saison dernière, elle revenait au Théâtre d’Aujourd’hui, sur les planches, dans la création Bacchanale d’Olivier Keimed. Cette année, elle incarnera « la vieille actrice oubliée de tous, mentor de Bob », dans la création-phare de la
saison anniversaire du Théâtre d’Aujourd’hui : Bob.
©Neil Mota
©Neil Mota
©Laurence Labatt
ÉTIENNE PILON / ACTEUR
Après sa sortie de l'Option théâtre du Collège Lionel-Groulx, Etienne se joint au théâtre de l'Opsis et présente en tournée le spectacle Oreste à travers le temps, mis en scène par Alice Ronfard et Claude Poissant. C’est ensuite avec Mme Ronfard
qu’il travaillera sur divers projets tels que Le Mahabarata, La faim Artaud, Palmyra Island et Une Nuit en mer. Par la suite Etienne a participé à deux projets de création avec la jeune metteure en scène, Geneviève L. Blais et le Théâtre à
Corps Perdus. Les qualités de ce jeune comédien ont pu être observées dans le spectacle jeune-public, Paradoxus, qui a été en nomination au Gala des Masques édition 2006 et présenté en tournée au Québec. A l'automne 2006, il était de
la distribution de la pièce Au retour des oies blanches, présenté par le théâtre du Rideau Vert et mis en scène par Louise Marleau. Tout récemment, Étienne a participé au spectacle Je voudrais me déposer la tête, produit par le théâtre Petit-a-Petit et mis en  scène par Claude Poissant. Étienne a fait sa première apparition au petit écran dans la série Nos étés où il campait le rôle de Martin. Dans Bob, la création-phare du 40e anniversaire du Théâtre d’Aujourd’hui, il tient le rôle-titre.
BENOIT MC GINNIS / ACTEUR
Ce comédien de la promotion 2001 de l'École nationale de théâtre a foulé les planches du Théâtre d'Aujourd'hui dès sa sortie, jouant sous la direction de René Richard Cyr dans Titanica, la robe des grands combats, Edmund C. Asher, Londres, 1968 de Sébastien Harrisson. Depuis cette première production, il a joué dans plus d’une quinzaine de pièces. En 2001, il a incarné Nils dans Le Goûteur de
Geneviève Billette, dirigé par Claude Poissant, puis a joué en 2003 dans Les Oiseaux du mercredi de Marc-Antoine Cyr. En 2004, on l’a vu dans Les Femmes savantes, de Molière, au Théâtre Denise-Pelletier. La même année, il incarnait le
rôle-titre dans la pièce Avec Norm au Théâtre d’Aujourd’hui -ce qui lui a valu une nomination au Gala des Masques 2005 dans la catégorie interprétation masculine de l’année-, et toujours sous la direction de René Richard Cyr, il s’aventurait dans une production musicale : Frères de sang. Dernièrement, on a pu admirer le talent de Benoît Mc Ginnis dans les pièces Les Feluettes de Michel Marc Bouchard, Britannicus de Racine, de Serge Boucher, Le vrai monde de Michel Tremblay et l’été dernier dans Silence en coulisses ! un texte de Michaël Frayn mis en scène par Benoît Brière. À la télévision, il était de la mini-série Smash écrite par Daniel Lemire, et pour une troisième saison il incarne le chanteur pop Jean- Sébastien Laurin dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin. Au cinéma, il a été dirigé à
deux reprises par Sébastien Rose dans les films La Vie avec mon père et tout récemment Le Banquet. Fidèle complice de René Richard Cyr, il campera le rôle d’Andy dans Bob, la créationphare du 40e anniversaire du Théâtre d’Aujourd’hui.
© Marc-Antoine Zouéki
 « Savoir qu’on aime. C’est savoir pour quels yeux on vit. »
René-Daniel Dubois

© Neil Mota

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2007. Tous droits réservés