Depuis 2001 • No 48 • Montréal • 15.08.2008
Du 19 au 25 septembre 2008

L’Association ROCADE, Cinéma du Parc et l'EpaceCinéma au Centre Segal des arts de la scène annoncent

La deuxième édition d’EUROfEST - Le festival international des films de l’Europe de l’Est

Détails sur la programmation et la présentation des films : www.eurofest.ca, www.cinemaduparc.com, www.segalcentre.org

Seuls, de Wajdi Mouawad

Montréal, un pole de la diversité culturelle au Québec, au Canada et en Amérique du Nord, continuera de s’enrichir cette année avec une manifestation cinématographique déjà connue du grand public québécois. En vue de son succès incontestable de sa première édition de 2007, EUROfEST, le festival de films d’Europe de l’Est, aura lieu cette année du 19 au 25 septembre, au Cinéma du Parc et à l'EpaceCinéma au Centre Segal des arts de la scène, pour la présentation de films portant spécialement sur les communautés juives en Europe de l’Est.

Un continent culturel en soit, l’Europe de l’Est rassemble la plus grande diversité de réalités, modes de vie et traditions du vieux continent. Avec le nouvel envol des productions cinématographiques des dernières années, l’Europe de l’Est découvre son immense capacité de création et de « résilience » historique par l’art. On vous présente un cinéma actif et revendicatif, un cinéma d’art et de découvertes.

Organisé par l’association ROCADE en partenariat avec le Cinéma du Parc et l'EpaceCinéma au Centre Segal des arts de la scène, le festival propose au grand public une quarantine de films d’exception – fictions et documentaires – représentant bien plus qu’une douzaine des pays d’Europe de l’Est : la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, l’Hongrie, la Letonnie, la Lituanie, la Pologne, la République Tchèque, la Roumanie, la Russie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie, la Turquie aussi l’Angleterre, l’Allemagne, le Canada et les États -Unis.

En première cette année, le festival comporte deux sections en compétition officielle – Fiction long métrage et Documentaire – et deux sections hors compétition – Panorama et les films présentés au Centre Ségal. Les juries du festival, composé par des réalisateurs, producteurs, journalistes, décerneront deux prix : Le prix pour la meilleure film de fiction et Le prix pour le meilleur documentaire. Preuve du grand attachement de Montréal à l’expression de la diversité culturelle, Le prix spécial du festival sera accordé par la Ville de Montréal.
L’artiste qui a réalisé les trois trophés EUROfEST est M. Oleg Dergachov. Bien connu comme artiste visuel en l’Europe, aussi au Canada et en Amérique du Nord en général, M. Dergachov a imaginé trois yeux (en cristal, en verre et en marbre) pour recompenser les talents decouvert par le Festival EUROfEST 2008.

Vous êtes cordialement invité à découvrir la programmation complète d’EUROfEST, ainsi que ses événements spéciaux et ses invités, lors de la Conférence de presse du 10 septembre 2008, qui aura lieu à partir de 11h00 au Cinéma du Parc.
A l’occasion de la conférence de presse, nous vous convions également au vernissage de l’exposition de photographie intitulé Interférences Montréal : Art Nouveau en Roumanie.

Nous vous attendons en grand nombre, pour faire vivre à Montréal l’énergie et l’expression d’un cinéma d’exception. Pour toute information complémentaire, consultez les sites Internet : www.eurofest.ca, www.cinemaduparc.com, www.segalcentre.org

Pour plus des questions, n’hésitez pas à nous contacter par courriel : info@eurofest.ca ou par téléphone : 514-560-2880 (Référence: Association ROCADE).

Si vous voulez voir la liste des films, veuillez télécharger le document suivant.

Du 17 au 21 septembre

« Minuit », un film inédit sur le vaudou ouvrira le 4e FIFHM

« Ghost of Cité Soleil », le film qui dérange, clôturera le 4e FIFHM

Seuls, de Wajdi Mouawad

C’est le film « MINUIT» qui inaugurera, en première mondiale, ce 4e FIFHM en présence de la réalisatrice Fabienne Colas et de ses acteurs.  Ce film raconte une histoire vaudouesque se déroulant en plein cœur de Montréal. Incapable de traiter son fils Patrick atteint d’une maladie incurable, Charlotte, une prêtresse du vaudou, est prête à tout pour sauver au moins son âme en la transférant dans un autre corps pour le faire revivre… Elle demande l’aide de sa fille Shaina qui a pour mission de séduire et  d’envoûter Nick afin de l’emmener dans la maison où Patrick se meurt… Une course contre la montre et contre les forces du mal !  
 
D’après un scénario original de Sophia Désir, ce long-métrage de fiction entièrement tourné à Montréal, est la toute première réalisation de la comédienne Fabienne Colas (Barikad, Comment Conquérir l’Amérique en Une Nuit, Watatatow) qui y tient également un rôle principal aux côtés de Ralph Prophète, Yanick Dutelly, Sophia Désir, Natacha Noël, Rony Bastien, Emile Castonguay et Sara Rénélik. La soirée d’ouverture se déroulera le 17 septembre prochain, à 19h, à la salle Mirella et Lino Saputo du Centre Leonardo Da Vinci (8350 Boul Lacordaire). 
 
FILM DE CLÔTURE 
Le film « GHOSTS OF CITÉ SOLEIL » (Les Fantômes de Cité Soleil) du réalisateur Asger Leth clôturera le Festival le 21 septembre. Ce documentaire à couper le souffle (qui a été présenté au Festival du Film de Toronto), nous plonge dans Cité Soleil, un bidonville de Port-au-Prince, que l’auteur décrit comme étant l’endroit le plus dangereux de la terre…C’est l’histoire d’un jeune homme armé que l’on utilise pour des causes politiques… Un témoignage de rêves désespérés dans un monde de ghetto où règne la loi de la jungle.  
 
Très attendu et entièrement tourné en Haïti, avec la participation du célèbre chanteur Wyclef Jean, ce film sera projeté à la soirée de clôture et sera précédé de la cérémonie de remise de prix à la salle Mirella et Lino Saputo du Centre Léonardo Da Vinci, à 20h (8350 Boul Lacordaire). 
 
Pour sa 4e édition, qui se déroulera du 17 au 21 septembre, le festival fera découvrir ou redécouvrir le «vaudou» à travers des films (fictions et documentaires) de longs et de courts-métrages; une exposition tridimensionnelle; un spectacle et une conférence-débat. 
 
La programmation officielle du 4e FIFHM est maintenant disponible sur le site Web du Festival au www.festivalfilmhaitien.com

Du 4 au 13 septembre

à la Cinquième Salle de la Place des Arts

La compagnie de théâtre Les Deux Mondes présente

Carnets de voyages - Une odyssée au cœur de la création

Seuls, de Wajdi Mouawad

La compagnie de théâtre Les Deux Mondes célèbre cette année son 35e anniversaire, dont trois décennies sur la route. La Série Cinquième Salle accueille sa toute nouvelle production, née de ces tournées aux quatre coins du monde : Carnets de voyages. Ce spectacle sera présenté les 4, 5, 11, 12 et 13 septembre à la Cinquième Salle de la Place des Arts. Plus que jamais, la compagnie Les Deux Mondes nous emmène ailleurs : au cœur de la création. Issus de l’imaginaire de quatre co-auteurs – Michel Robidoux (musique et sons), Yves Dubé (conception visuelle), Normand Canac-Marquis (texte) et Daniel Meilleur (mise en scène) –, ces Carnets de voyages mettent en vedette Jean-François Casabonne et Véronique Marchand.  

« Un jour, comme toi, j’ai fait ma valise pour ma première tournée à l’étranger.

Le lendemain, 35 ans avaient passé. » 

Deux comédiens partent en tournée, une tournée imaginaire, la tournée des tournées relatée à travers les carnets de voyages accumulés au long des années. Entre la Chine, l’Afrique, l’Europe et Montréal, les comédiens parlent de la vie et de la mort, du théâtre, des hauts et des bas de leurs amours respectives. L’aîné, Jean-François, a 35 ans de métier dans le corps et le cœur ; Véronique, de plusieurs années sa cadette, en est quant à elle à sa première tournée et les événements qu’elle vit remettent en question sa conception du monde.  

Carnets de voyages retrace les étapes du passage menant de la conscience de soi à la conscience des autres, souligne la nécessité de l'imaginaire pour changer le réel. Il y a une vie après la vie. La vie des autres ! Au fil des pages de ces Carnets, on trouvera l’importance de l’ouverture à l’autre, l’exploration de l’étranger, la transmission de la connaissance, le respect du public et cette amitié complice si particulière unissant les acteurs en tournée.  

« J’arrive au point le plus éloigné de mon parcours qui n’est ni le sommet, ni le bout du voyage, mais le moment où je regarde tout autour, et où je te regarde toi. » 

Depuis ses débuts, en 1973, Les Deux Mondes a parcouru la planète, l’œil grand ouvert et l’oreille bien tendue. La compagnie a créé 26 spectacles et donné plus de 3 300 représentations sur les cinq continents. Maintes fois récompensées, ses activités de création et de recherche l’ont menée dans plus de 200 villes et 32 pays. Au point de départ de Carnets de voyages, on trouve donc des images, des histoires, des musiques et des sons recueillis au cours de ces pérégrinations et auxquels s’entremêlent le parcours personnel des artistes du spectacle et l’imaginaire de ses idéateurs. Par la magie du multimédia, de la vidéo et de l’animation 3-D, tous ces éléments réinventent les lieux et les atmosphères et plantent le décor de cette œuvre de théâtre-musical poétique et émouvante.  
 

Les Deux Mondes

Carnets de voyages

4, 5, 11, 12 et 13 septembre 2008, 20 h.

Cinquième Salle de la Place des Arts

175, rue Sainte-Catherine Ouest

Une production Les Deux Mondes, en coproduction avec la Société de la Place des Arts.

www.lesdeuxmondes.com 

Toujours en prise avec les tendances de l’avant-garde artistique, la Série Cinquième Salle est dédiée à la présentation d’œuvres de création d’ici et d’ailleurs, qu’il s’agisse de théâtre, de danse ou de multi-média. À découvrir cette année : Basso Ostinato (Compagnie Caterina Sagna), Molora (Compagnie The Farber Foundry), La chambre blanche (O Vertigo), Phase II (Rubberbandance Group), Patchagonia (Les Ballets C. de la B.), et Norman (lemieux.pilon 4d art). 

Renseignements et réservations :

Billetterie de la Place des Arts

514 842-2112 ou 1 866 842-2112

laplacedesarts.com 

Du 9 septembre au 4 octobre 2008

Au Théâtre d’aujourd’hui

Un capitalisme sentimentale, d’Olivier Asselin ouvre

Seuls, de Wajdi Mouawad

texte, mise en scène et jeu Wajdi Mouawad
dramaturgie Charlotte Farcet

Seuls, de Wajdi Mouawad

Wajdi Mouawad
Pankov
Né au Liban en 1968, Wajdi Mouawad y passe les neuf premières années de sa vie,  avant que sa famille n’effectue un premier exil et s’intalle à Paris. Cinq ans plus tard, la famille émigre à nouveau et vient se fixer définitivement à Montréal, en 1983.
À sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada – diplômé en Interprétation, promotion 1991 - il joue, écrit et met en scène plusieurs spectacles avec Théâtre Ô Parleur, compagnie fondée avec Isabelle Leblanc. En 1990 et 1991, il signe trois oeuvres qui, avec le recul, s’inscrivent dans un premier cycle : Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, Partie de cache-cache entre deux Tchécoslovaques
au début du siècle et Journée de noces chez les Cromagnons. Sa carrière de metteur en scène s’amorce à peu près à la même époque, alors qu’il monte deux pièces de son frère Naji, Al Malja et L’Exil. Par la suite, son parcours de metteur en scène lui donne à explorer des univers aussi riches qu’hétéroclites : Macbeth, Voyage au
bout de la nuit, OEdipe roi, Trainspotting, Le Mouton et la Baleine, Six Personnages en quête d’auteur, et Les Trois Soeurs. En 1997, Wajdi effectue un virage marquant en montant sa pièce, Littoral (idée originale en collaboration avec Isabelle Leblanc);
expérience qu’il renouvelle avec Rêves, puis avec Incendies et Forêts. Ces deux dernières pièces s’inscrivent dans un quatuor dont Littoral constitue le premier volet.
À l’auteur, on doit également un récit pour enfants, Pacamambo, un roman, Visage retrouvé, ainsi que des entretiens avec André Brassard (Je suis le méchant! ). La plupart de ses textes sont disponibles chez Leméac/Actes Sud. On peut également trouver plusieurs de ses écrits traduits en allemand, en anglais, en catalan, en tchèque, en roumain, en géorgien, en...
En septembre 2007, il prend la direction du Théâtre Français du Centre National des Arts à Ottawa et parallèlement s’associe avec Sur les planches du Théâtre d’Aujourd’hui, on a pu voir sa mise en scène de Ma mère chien de Louise Bombardier

CROISER DES HISTOIRES
Seuls est un solo - joué par Mouawad lui-même. Celui d'un homme, Harwan, un Libanais exilé au Québec, qui prépare une thèse sur Robert Lepage, la grande figure du théâtre québécois. C'est l'hiver, il tombe des tonnes de neige, et Harwan n'arrive pas à travailler. Il tourne en rond dans son nouvel appartement, nu ou presque, comme s'il se protégeait des couches de vêtements qu'il doit enfiler quand il sort.
Le téléphone fixe marche mal, et quand il sonne, c'est soit sa soeur, soit son père, qui ne le lâchent pas, soit le directeur de thèse, qui lui demande de terminer son travail au plus vite pour obtenir le poste d'un professeur qui vient de mourir. Mais pour terminer, Harwan veut revoir Robert Lepage, qui prépare un spectacle à Saint-Pétersbourg. C'est là que Seuls réserve une surprise. On s'attend, comme toujours avec Wajdi Mouawad, à partir loin, à rencontrer des gens, à croiser des histoires. Et l'on se retrouve face à un homme seul, qui se dépouille peu  à peu des peaux d'oignon de la parole, pour entrer dans le monde de la performance, en peignant sur son corps autant que sur les murs ce qui l'habite et lui pèse : la vacuité des jours qui se suivent en boucle, le désir d'être soi et autre, l'appel, nourri des souvenirs d'enfance, à une vie qui échapperait à la pesanteur. Une vie d'"étoile filante", comme Harwan rêvait d'en être une, quand il était dans l'instant de la nuit, au Liban.
Harwan, c'est évidemment Wajdi Mouawad. Mais c'est chacun, et Seuls le dit bien, jusque dans ses maladresses, qui étaient incroyablement touchantes, le soir de la première, mardi 4 mars. C'étaient celles de la vie comme elle va, quand on se demande où elle va.

 

texte, mise en scène et jeu Wajdi Mouawad
dramaturgie Charlotte Farcet
collaboration artistique François Ismert
assistante à la mise en scène Irène Afker
scénographie Emmanuel Clolus
éclairage Eric Champoux
costumes Isabelle Larivière
réalisation sonore Michel Maurer
musique originale Michael Jon Fink
réalisation vidéo Dominique Daviet
direction technique Laurent Copeaux
régie générale et plateau Jean Fortunato
régie son Olivier Renet
régie lumière Alain Roy
direction de production Anne Lorraine Vigouroux
les voix
Layla Nayla Mouawad
Professeur Rusenski Michel Maurer
La libraire Isabelle Larivière
Robert Lepage Robert Lepage
Le Père Abdo Mouawad
Médecin Éric Champoux
Musiques et texte additionnels
“Al Gondol” Mohamed Abd-El-Wahab - “Habaytak” Fayrouz - “Una furtiva lacrima” de Donizetti par Caruso
Le texte du “Retour du fils prodigue”, Luc 15-21, est tiré de la traduction de la Bible de Jérusalem.
Le décor
Le décor a été construit par François Corbal, Eric Terrien, Yann Malik, Sébastien Grangereau et Benjamin Leroy Sorrin des ateliers du Grand T à
Nantes.

ENTRETIEN AVEC WAJDI MOUAWAD

Propos recueillis par Rita Freda
pour le Théâtre Forum Meyrin - Janv. 2008
Vous avez écrit Littoral (1997), Incendies (2003) et Forêts (2006) en étroite collaboration avec les comédiens rassemblés pour l’occasion. Comment s’articulent les diverses étapes d’un processus de création dans lequel écriture dramatique et
écriture scénique semblent inextricablement entremêlées ?

«Il est important d’imaginer ce que c’est qu’un groupe de personnes qui, rassemblées pour faire du théâtre ensemble, passent leur temps à se demander si ce qui est en train de se construire est valable ou non. Cette chose sur laquelle nous sommes penchés est un spectacle à venir. Nous le regardons chacun depuis notre
fenêtre, si je puis dire, et nous tentons de dire aux autres ce que nous observons depuis cette fenêtre. L’effort ne consiste donc pas à dire des choses intelligentes, mais à dire réellement ce que nous observons. Il se trouve qu’il faut que cela se fasse en fonction d’un regard qui va servir d’axe à l’ensemble des regards. Ce regard est le mien. C’est-à-dire le regard de l’auteur metteur en scène. À partir du moment où cet état d’esprit est compris et accepté, vécu, on se met à travailler sur un spectacle où l’écriture et la mise en scène se répondent et se relaient. Parfois, l’écriture met en place l’enjeu de l’instant, puis, la mise en scène poursuit par la mise en place d’une atmosphère, d’un esprit. Ce dialogue se construi t d’autant plus que nous comprenons le spectacle sur lequel nous travaillons à mesure que ce dialogue s’approfondit.»

Quelle fable raconte Seuls ? Quelles thématiques vous permet-elle d’aborder ? Comment éclairer entre autres le titre paradoxal que vous avez attribué à ce nouveau spectacle joué en solo, mais dans lequel il est question d’un état ou d’un sentiment de solitude décliné au pluriel ?

«Il m’est extrêmement pénible de répondre aux questions liées à Seuls car je suis en train de le rencontrer. Parlant de lui, j’ai un étrange sentiment d’infidélité. Comme s’il s’agissait d’une tromperie, peut-être parce qu’en vous répondant, je me trouve dans l’obligation de le définir. De l’expliciter. Or c’est comme si vous aviez promis à un fauve de le garder libre et voilà que vous vous mettez à le domestiquer. Expliquer, c’est domestiquer. Taire, c’est garder sauvage. Voilà pourquoi, à ces questions, je
préfère répondre légèrement de biais en vous disant peut-être une banalité à savoir que Seuls raconte l’histoire d’un jeune homme qui va se retrouver enfermé dans un musée une nuit durant.»
© Neil Mota
Comment est né en vous le désir d’écrire, de mettre en scène et d’être l’unique interprète de Seuls ?

«Je ne sais pas trop. Ça ne naît pas, ça se rencontre. C’est là. Une histoire en face de vous qui vous dit «c’est moi». Alors vous ne discutez pas, vous suivez, vous accueillez. Ce n’est pas très compliqué et c’est comme un savon, un poisson qui vous échappe tout le temps. Sinon, il y a des petites choses: j’en avais assez des acteurs et de leurs névroses, de leurs retards et de leurs besoins d’affection, de leur besoin de séduction. Je dis ça avec beaucoup d’amour et sans aucune amertume, mais c’est comme des parents qui, exténués par leurs enfants, vont prendre des vacances «seuls» pour retrouver un état amoureux avec la vie. Je crois qu’au-delà de bien des choses, liées à la langue maternelle et à l’histoire de ce personnage, j’avais envie et besoin de retrouver un état amoureux avec l’acte de jouer, avec le théâtre.»

En quoi le processus de création adopté pour ce solo ressemble-t-il ou diffère-t-il de celui d’une pièce écrite pour une troupe d’acteurs ?

«Essentiellement, c’est le fait de ne pas voir ce que je suis en train de construire. Seuls est un spectacle qui s’écrit de manière polyphonique, c’est-à-dire qui ne repose pas uniquement sur le rapport texte-acteur comme avec Forêts ou Incendies , car là, le texte ne suffit pas. Il y aura d’autres formes d’écritures comme la projection vidéo, les voix off et autres éléments qui, dans le spectacle, agissent comme des écritures alors que dans les autres spectacles, elles agissent comme des appuis au rapport texteacteur. Or, de cette écriture polyphonique, je ne vois rien et ne verrai rien car je suis dedans, acteur. Je n’ai donc que des perceptions dont je me méfie car elles peuvent être trompeuses. Je sais combien les acteurs vivent parfois un décalage entre leur autoévaluation et les notes de jeu qu’ils reçoivent. C’est là que l’équipe avec laquelle je travaille prend une place capitale car, au-delà de leurs «corps de métiers» (scénographe, éclairagiste, assistant, costumière, dramaturge, etc.), ils sont, ensemble, un regard sur lequel je fais rebondir mes perceptions. Ils sont mes yeux.»

Dans vos oeuvres, vous convoquez l’Histoire, le mythe et la légende, vous faites éclater l’espace et le temps. Comment s’est imposé à vous cet univers dans lequel le réel est traversé d’onirisme, le présent saisi à travers l’héritage revisité du passé et l’indécidable avenir ?

«C’est continuellement un désir ardent de vouloir colmater les déchirures, les peines et l’ennui profond que je ressens devant le monde dans lequel je vis. Ce monde m’ennuie et me violente et je n’ai pas d’autres moyens de lui résister qu’en créant des choses qui n’existent pas. C’est la seule voie qui me redonne un lien avec l’enchantement.»

Dans l’ensemble de votre oeuvre dramatique ainsi que dans l’unique roman que vous avez écrit à ce jour (Visage retrouvé , Lémeac/Actes Sud, 2002), vous n’avez de cesse de développer une réflexion sur la quête identitaire. Pourquoi cette thématique vous habitetelle si intimement ? Comment, pour définir ce qui fonde selon vous aujourd’hui votre propre identité, retraceriez-vous les principales étapes de votre parcours?

« Pour les étapes, j’aime bien les vols d’oiseaux. Donc, enfant et enfance au Liban; adolescence, lectures et langue française en France; étude, vie active et théâtre au Québec. Entre tout ça, des exils: le premier dû à la guerre civile libanaise, le second dû à l’expiration et au non-renouvellement des cartes de séjour en France. Bon, mais ce n’est rien et c’est beaucoup se tromper que d’accorder à ce trajet une quelconque importance. Je dirais davantage que je suis Grec par ma passion pour Hector, Achille,
Cadmos et Antigone, et juif par mon admiration pour Jésus et Kafka. Je suis bien sûr chrétien, surtout par Giotto et Shakespeare. Je suis musulman par ma langue maternelle. Tout le reste n’a pas vraiment d’importance et sincèrement rien ne me déprime plus que lorsque l’on me demande pourquoi je suis si obnubilé par la question de l’identité. Car je n’ai pas du tout, mais du tout, l’impression de l’être: ce ne sont en effet jamais des questions que je me pose au quotidien. Je dirais que je suis beaucoup plus habité par la peur et la crainte de perdre la passion et la pureté qui m’habitaient lorsque j’étais adolescent. Je me pose surtout la question de la
manière de vivre encore sans elles et quel sens cela peut-il avoir d’exister sans être enflammé continuellement. N’importe comment, mais être enflammé. C’est beaucoup plus crucial qu’une bête histoire d’identité. Mais je suis à l’intérieur de quelque chose et je me trompe sans doute sur moi-même.»
© Thibaut Baron
CROISER DES HISTOIRES
Seuls est un solo - joué par Mouawad lui-même. Celui d'un homme, Harwan, un Libanais exilé au Québec, qui prépare une thèse sur Robert Lepage, la grande figure du théâtre québécois. C'est l'hiver, il tombe des tonnes de neige, et Harwan n'arrive pas à travailler. Il tourne en rond dans son nouvel appartement, nu ou presque, comme s'il se protégeait des couches de vêtements qu'il doit enfiler quand il sort.
Le téléphone fixe marche mal, et quand il sonne, c'est soit sa soeur, soit son père, qui ne le lâchent pas, soit le directeur de thèse, qui lui demande de terminer son travail au plus vite pour obtenir le poste d'un professeur qui vient de mourir. Mais pour terminer, Harwan veut revoir Robert Lepage, qui prépare un spectacle à Saint-Pétersbourg. C'est là que Seuls réserve une surprise. On s'attend, comme toujours avec Wajdi Mouawad, à partir loin, à rencontrer des gens, à croiser des histoires. Et l'on se retrouve face à un homme seul, qui se dépouille peu  à peu des peaux d'oignon de la parole, pour entrer dans le monde de la performance, en peignant sur son corps autant que sur les murs ce qui l'habite et lui pèse : la vacuité des jours qui se suivent en boucle, le désir d'être soi et autre, l'appel, nourri des souvenirs d'enfance, à une vie qui échapperait à la pesanteur. Une vie d'"étoile filante", comme Harwan rêvait d'en être une, quand il était dans l'instant de la nuit, au Liban.
Harwan, c'est évidemment Wajdi Mouawad. Mais c'est chacun, et Seuls le dit bien, jusque dans ses maladresses, qui étaient incroyablement touchantes, le soir de la première, mardi 4 mars. C'étaient celles de la vie comme elle va, quand on se demande où elle va.

Le mercredi 20 août 2008 de 19 h à 21 h

Tohu

Une flamboyante oeuvre d’art public

La TOHU intègre « SOLEIL », de Micheline Beauchemin, à l’architecture de son pavillon

La TOHU intègre « SOLEIL », de Micheline Beauchemin, à l’architecture de son pavillon

Le vernissage aura lieu le mercredi 20 août 2008 de 19 h à 21 h

Dans le cadre de la Politique d’intégration de l’art à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics du Gouvernement du Québec, la TOHU est fière d’incorporer à la structure de son bâtiment d’une incandescente œuvre de l'artiste Micheline Beauchemin, « SOLEIL ». L’entrée principale sera dorénavant animée grâce à ce ludique et somptueux luminaire sculpté. L’inauguration officielle aura lieu le 20 août 2008 en présence de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Madame
Christine St-Pierre, et de l’artiste.

Conformément à la Politique d'art public du ministère des Communications, de la Culture, et de la Condition Féminine, l'intégration de cette oeuvre avait fait l'objet d'un concours. L’œuvre demandée devait remplir le mandat d’animer l’entrée du pavillon comme une scène principale d’où éclateraient des formes en complicité avec l’esprit débridé de la TOHU et le thème circassien de la transgression. Par ailleurs, l’artiste devait tenir compte du fait que la TOHU est soucieuse des contextes environnemental, économique et social dans lequel elle évolue.

L’oeuvre
« C’est un soleil joyeux, qui lance dans l’espace de la TOHU ses flammes et ses bulles aux couleurs vives, râpées de verre soufflé et de verre éclaté. On perçoit à l’intérieur, emprisonnées dans des grilles d’acier, des fibres optiques et de cuivre émaillé, des feux mystérieux qui échangent leur couleur d’acide jaune-citron, pour du rouge carthame, et du magenta pensif-nordique. Ce soleil suspendu, repose sur une surface de miroir, qui nous renvoie, quand on passe en dessous, une nouvelle image de nous-mêmes. » Micheline Beauchemin, Grondines, 25 juillet 2008

Micheline Beauchemin
Originaire de Longueuil, au Québec, Micheline Beauchemin est souvent définie comme sculpteurlicier, ou peintre-licier. Certaines de ses oeuvres sont de véritables mobiles, en mouvement perpétuel sous l'impulsion des éléments (l'air, le feu...). Au cours des premières années de sa carrière, elle privilégie la laine et ses chauds coloris, mais, au milieu des années 1960, elle la troque pour une gamme de fils ou d’éclats de matières plus diversifiées. Elle tisse des fils métalliques sur sa trame et compose L'Hiver (1962-1963), qu'on offre au président de la République française, le Blanc totem (1977), qu'on présente à la femme du président d'Égypte, ou la Sombre Carapace ailée (1985) qui orne le Centre industriel et culturel de Paris. Son incessante quête d’une expression créatrice la pousse constamment à explorer son art et à aller enrichir ses connaissances aux quatre coins du monde. Elle a ainsi sillonné l’Europe, l’Asie, l’Afrique du Nord et l’Amérique, en quête de nouvelles techniques, ou de sources d’inspiration. Micheline Beauchemin est lauréate de plusieurs prix, dont les prix Saidye-Bronfman (1982) et Paul-Émile-Borduas (2005).

Par la création d'oeuvres d'art intégrées en permanence dans différents établissements publics, le Gouvernement du Québec vise à permettre l'enrichissement du cadre de vie des usagers de ces bâtiments et sites et à soutenir la diffusion de l'art actuel au Québec dans ses diverses formes d'expression.
Il sera possible d’admirer cette sculpture éclatante, l’oeuvre la plus récente de Madame Beauchemin, tous les jours de 9  h à 17 h, au pavillon de la TOHU. L’entrée est libre.

POUR SE RENDRE À LA TOHU : 2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)
Métro Jarry (autobus 193 - Est)
Métro d’Iberville ou Frontenac (autobus 94 - Nord)
INFORMATION : Tél.: 514 376-TOHU (8648)
Sans frais : 1 888 376-TOHU (8648)
www.tohu.ca
***

20 • 24 • 27 • 29 septembre • 2 octobre 2008 à 20 h

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

AUX PREMIÈRES LOGES DE LA MAGIE OPÉRA!

PUCCINI … 150 ANS!

La Fanculla del west, de Giacomo Puccini

NOUVELLE PRODUCTION

La Fanculla del west, de Giacomo Puccini

« Pour un seul baiser de toi,  j’offre un trésor »

 

La rentrée à l’Opéra de Montréal aura des allures de ruée vers l’o…péra ! Pour débuter sa saison 2008-2009, l’Opéra de Montréal a choisi de présenter en grande première La fanciulla del West (La fille du Far West), l’opéra « américain » de Giacomo Puccini dont on souligne cette année le 150e anniversaire de naissance.

Cette nouvelle production de l’Opéra de Montréal de l’une des partitions les plus novatrices de Puccini se déploiera dans des décors et une mise en scène de l’Américain Thaddeus Strassberger qui fera ses débuts à la compagnie. Premier Prix du Concours européen de mise en scène d'opéra 2005, Thaddeus Strassberger promet une mise en scène imagée toute en symboles de l’action originellement campée dans la Californie du XIXe siècle, au temps de la ruée vers l’or.

Pour redonner les lettres de noblesse à ce chef-d’œuvre méconnu du compositeur de La bohème, on compte parmi les rôles principaux : la soprano Susan Patterson (Minnie), le ténor William Joyner (Dick Johnson-Ramerrez), le baryton Luis Ledemsa* (Jack Rance) et le baryton-basse Kristopher Irmiter (Ashby). Keri-Lynn Wilson* dirigera l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et le Chœur de l’Opéra de Montréal; aux costumes, Joyce Gauthier et aux éclairages, Aaron Black*

La Fanciulla del West est le premier opéra de Puccini créé au Metropolitan Opera de New York en 1910. Il comptait parmi sa distribution la soprano Emmy Destinn (Minnie) et Enrico Caruso (Dick Johnson-Ramerrez) sous la direction d’Arturo Toscanini. Ce fut un triomphe ! C’est aussi le premier opéra de Puccini (sauf pour ses comédies) qui finit bien, et où l’héroïne ne meurt pas à la fin !

 

* débuts à la compagnie


LA FANCIULLA DEL WEST
de Giacomo Puccini

ARGUMENT

Au XIXe siècle, en Californie, au temps de la ruée vers l’or. Pour tuer leur ennui, les chercheurs d’or boivent et jouent aux cartes au bar-saloon La Polka sous le regard bienveillant de la tenancière des lieux, la belle Minnie. Elle repousse les avances du shérif Jack Rance car elle rêve d’un vrai et grand amour. Il se présentera en la personne du séduisant Dick Johnson qui est aussi Ramerrez, un bandit notoire recherché par la police... Ce triangle amoureux se résoudra pendant une haletante partie de poker entre Minnie et Jack Rance. L’enjeu : la vie de Dick Johnson.

 

Opéra : La fanciulla del West de Giacomo Puccini (7e opéra du compositeur)
Structure : en 3 actes
Livret : de Civinini et Zangarini d’après The Girl of the Golden West, une pièce de David Belasco
Création : en 1910 au Metropolitan Opera de New York avec Emmy Destinn (Minnie), Enrico Caruso (Johnson-Ramerrez), Pasquale Amato (Jack Rance), sous la direction d’Arturo Toscanini.
Production : nouvelle production de l’Opéra de Montréal, présentée en grande première

 

Notes : La Fanciulla del West  de Puccini présente une richesse orchestrale sans égales dans l’œuvre du compositeur. Dans ce Puccini nouveau pour l’époque, l’audace est toujours compatible avec un lyrisme, ici, plus intense que jamais, et marqué par l’approfondissement du discours musical et la multiplication des scènes de conversation. Toutefois, malgré l’éclat de la première, le succès ne se confirma pas : le thème du Far West, l’audace de son écriture et, étrangement, son « happy end » déroutèrent le public et les critiques. Il fallut toute la volonté d’artistes comme le chef d’orchestre Dimitri Mitropoulos, le ténor Placido Domingo et des musicologues désireux de dépasser les clichés pour tirer de l’oubli cette œuvre remarquable et novatrice. L’amour, thème unique de ses opéras, n’est pas ici voué à l’échec comme dans le reste de son œuvre : c’est la rédemption par l’amour. 

 

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PréOpéra - conférence sur l’œuvre, donnée par le musicologue Pierre Vachon avant chaque représentation, à 18 h 30, au Piano Nobile de la PDA.
MétrOpéra - événement urbain présenté dans le métro, en collaboration avec la STM : 16, 17, 18 septembre, 16 h 30 à 17 h, dans les stations de la STM (à confirmer)
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Vente de Billets
Abonnement
OPÉRA : 4 productions de l’ODM
OPÉRAPLUS: 4 productions  + Starmarnia ou Cosi fan tutte
OPÉRA PLUS: 4 productions  + Starmarnia ET Cosi fan tutte
NOUVEAUTÉ : en s’abonnant le lundi, les abonnés peuvent bénéficier d’une réduction allant jusqu’à 27%.

  1. billetterie de l’Opéra de Montréal uniquement : 514-985-2258 / 1 877 385-2222
  2. offert à partir de 148 $ et en vente du 26 mars au 8 octobre 2008.

Opération 18-30 : l’abonnement pour les 18-30 ans
L’Opéra de Montréal poursuit son offre spéciale d’abonnement destinée aux 18-30 ans : 35 $ pour un premier opéra et 25 $ pour les productions suivantes de la saison régulière, 35 $ pour Starmania et 20 $ pour la production de l’Atelier lyrique. Achat minimal requis de deux opéras de la saison régulière. Abonnements offerts dès le 20 août 2008 à la billetterie de l’Opéra de Montréal, et dès le 9 octobre 2008 à la Place des Arts.

Billets À la Pièce
Billetterie de la Place des Arts : 514-842-2112 • 1 866 842-2112
À partir de 46 $ et en vente dès le 13 août 2008.

operademontreal.com
Pour avoir des renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits PRIMA et corporatifs.
Photo de Pierre Vachon

Le jeudi 14 août 2008

Stephan Moccio courtisé par Canada’s Walk of Fame

Quelques pièces de son album Exposure seront offertes aux intronisés

La corde au cou

Montréal, le jeudi 14 août 2008 –  Suite au succès de son album instrumental Exposure et à la demande du Canada’s Walk of Fame, Stephan Moccio sera à Toronto le samedi 6 septembre pour jouer quelques pièces de son album, lors d’un récital exclusif en l’honneur des intronisés de cette 10e édition. C’est lors d’une cérémonie privée au Sheraton Centre, à Toronto, que Stephan Moccio présentera des pièces de son dernier album pour les intronisés de cette année, dont Bryan Adams, Micheal J. Fox, k.d. Lang, le réalisateur du « Titanic » James Cameron et les comédiens du groupe Kids in the Hall. Les festivités de cette année incluent le déroulement d’un tapis rouge, suivi d’un gala honorifique et du Bal des intronisés.

Stephan Moccio n’est pas étranger aux concerts privés pour des célébrités internationales. Le 19 juillet dernier, à la demande de Robert Redford, il se rendait en Utah pour livrer un concert privé au domicile du célèbre acteur, dans le cadre du festival Sundance.

Pendant des années, on entendit principalement la musique de Stephan Moccio à travers la voix d’autres artistes. Après avoir écrit des chansons et vendu plus de 15 millions d’albums dans le monde par le biais de superstars internationales telles que Céline Dion (« A New Day Has Come »), Sarah Brightman (« What You Never Know ») et Josh Groban (« My Heart Was Home Again »), il est maintenant prêt à se faire connaître en tant qu’interprète talentueux avec  EXPOSURE, son premier album solo de compositions de piano.

L’album « Exposure » s’est vendu à ce jour à plus de 40 000 copies dans tout le Canada et s’est hissé sur le palmarès des ventes canadiennes pour une période de 26 semaines. Il présentera bientôt son album en Europe et au Japon et un lancement est également prévu aux États-unis à l’automne. 

 

 http://www.stephanmoccio.com           
 http://www.myspace.com/stephanmoccio
http://umusic.ca/stephanmoccio/

                                                                             
Source: CNW/Canada’s Walk of Fame

Du 20 aout au 13 septembre, à 20h

Espace Libre

Les Productions Préhistoriques en codiffusion avec Espace Libre présentent

King Lear contre-attaque

Mise en scène : Jacques Laroche

King Lear contre-attaque

Fondées en 1999, Les Productions Préhistoriques ont toujours axé leur démarche artistique autour des univers du clown et du bouffon. Utilisant l’acteur et l’improvisation comme fertilisants créatifs, la compagnie propose un théâtre radical qui explore les différentes possibilités d’évoquer la vie.

Leur première production, Mammouth et Maggie, avait séduit les spectateurs de Premier Acte en 1999, pour ensuite charmer ceux du Théâtre Périscope en 2001 et du Théâtre d’Aujourd’hui en 2003. King Lear contre-attaque fut présenté en 2004 au Théâtre Périscope. Salué par la critique et le public pour sa fraîcheur et son originalité, le spectacle a été mis en nomination au Gala des Masques 2005 dans la catégorie « Meilleure production Québec ».

Texte : Collectif d’auteurs d’après Shakespeare
Mise en scène : Jacques Laroche
Distribution : Alexia Bürger, Catherine Larochelle, Véronika Makdissi-Warren, Sophie Martin, Francis Martineau, Alexandre Morais
Conception : Jean-François Labbé, Julie Morel
En octobre 2002, Les Productions Préhistoriques ont
1 9 4 5 , r u e F u l l um, Mo n t r é a l
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Toutes les fins de semaine du 9 août au 12 octobre 2008

À la Grande Bibliothèque du côté de l'avenue Savoie

L’Allée des bouquinistes accueille ses premiers libraires

King Lear contre-attaque

Le samedi 9 août, BAnQ accueille les premiers libraires qui s'installent à l'Allée des bouquinistes dans des espaces spécialement aménagés sur la façade ouest de la Grande Bibliothèque et donnant sur l'avenue Savoie. Toutes les fins de semaine du 9 août au 12 octobre, les curieux, les bibliophiles et les collectionneurs pourront y dénicher une variété de documents anciens, rares et d'occasion en français, en anglais et en plusieurs autres langues.

Heures d'ouverture de l'Allée des bouquinistes les 9 et 10 août 
Samedi de 11 h à 22 h  
Dimanche de 11 h à 18 h 
Au cours des fins de semaine suivantes, l'Allée des bouquinistes sera également ouverte le vendredi, de 17 h à 22 h.

GRANDE BIBLIOTHEQUE

475, boul. De Maisonneuve Est 
Montréal (Québec) 
H2L 5C4 

PHOTO : Courtoisie http://commons.wikimedia.org

Le mardi 19 août prochain à compter de 20h

A la Maison du jazz

Annie Comtois en trio

King Lear contre-attaque

Spectacle à voir : Annie Comtois en trio à la Maison du jazz 

La talentueuse et charmante Annie Comtois vous invite à son prochain spectacle le mardi 19 août prochain à compter de 20h à la Maison du jazz, 2060, rue Aylmer, accompagnée d’Alexandre Grogg au piano et de François Brisson à la contrebasse. Annie et ses musiciens hors pair vous feront passer une soirée musicale intense et pleine de douceurs. 

Cette jeune chanteuse à la voix riche et suave et à la personnalité pétillante interprète le jazz avec une touche de soul, authenticité et émotions! Son énergie et sa passion sont contagieuses, alors ne vous surprenez pas à sourire ou à taper du pied en l’écoutant!  

Vous pourrez également vous laisser transporter par la complicité musicale existante entre chacun des membres du groupe. Leurs improvisations toujours mélodieuses sur des rythmes de jazz latin et de swing vous donneront à vous aussi le goût de fredonner. Vous serez bercés, entre autres, par des classiques tels Fly Me to the Moon, All of Me, Fever et quelques chansons françaises interprétées avec l’esprit d’improvisation.  

Aussi, la complicité et la sensibilité musicale du trio vous transporteront dans un univers inégalé! Un spectacle à voir et à revoir! 

Entrée : 5 $ 

Pour entendre en un clic de souris des extraits musicaux et connaître les prochaines dates de ses spectacles, visitez le www.myspace.com/anniecomtois 

Du 3 au 7 et du 10 au 12 septembre 2008 à 19 h 30,

Théâtre intime de la maison de Sir-George-Étienne-Cartier
458, rue Notre-Dame Est, Vieux-Montréa

La Baronne et la Bonne, d’après La Baronne et la Truie de Michael Mackenzie

Avec Isabelle Chalifoux et Émilie Fortier
Dans une mise en scène de Jean Boilard

King Lear contre-attaque

En grande première, le lieu historique national du Canada de Sir-George-Étienne-Cartier présente une production théâtrale dans l’intérieur de sa maison bourgeoise.  

À la fin du 19e siècle, une jeune baronne idéaliste et romantique, trop souvent abandonnée par un mari occupé à dresser l’inventaire des colonies africaines, se cherche une bonne cause. Elle trouve une « enfant sauvage » élevée par des cochons et entreprend le long apprentissage qui fera de celle-ci une bonne domestique. À travers un parcours parsemé d’embûches, la baronne verra son vernis bienséant craqueler au contact de la primitive humanité d’Émilie.  

La Baronne et la Bonne, une comédie adaptée de Michael MacKenzie, interroge avec une apparente légèreté les rapports entre la nature et la culture, le vrai et le faux, la sincérité et l’imposture, avec en filigrane la découverte, pour les deux femmes, d’une identité insoupçonnée. Tout le rez-de-chaussée de la maison historique sert de toile de fond à cette production. Les spectateurs sont conviés à vivre une expérience théâtrale dans l’intimité d’un décor fidèlement reconstitué selon les goûts et les usages de la belle société victorienne.  

Tarification

Adultes : 14,20 $

Étudiants, détenteurs de la carte Accès-Montréal ou achat via www.atuvu.ca :11,20 $

Réservations par téléphone au 514 283-2282

Samedi le 13 septembre 2008

Musée des maîtres et artisans du Québec

INGÉNIERIE FOLLE - ARTISANAT D'HUMOUR

Vernissage de l’exposition d’OLEG DERGACHOV

Mise en scène : Jacques Laroche

King Lear contre-attaque

Artiste ukrainien nouvellement installé à Montréal, Oleg Dergachov se passionne avec humour pour les objets de notre quotidien. Sculpteur, peintre et artiste de renommée internationale en dessin animé, Dergachov veut créer pour le musée et ses visiteurs un environnement ludique où les objets sont rois. Cette exposition fera l’objet d’une publication.  

O L E G    D E R G A C H OV

www.dergachov.lviv.ua

Oleg Dergachov a obtenu un grade en Arts graphiques à l’Académie Nationale d’édition de l’Ukraine. En 2005 il s’établit au Québec, il vit et travaille à Montréal. Depuis 1987 il travaille de façon indépendante et participe à quantités d’expositions nationales et internationales de la peinture, de la sculpture, du dessin et des livres d’artiste.  

Il a crée son studio DO PRESS en 1990 où il a réalisé plus de 30 livres d’artiste.  

Il a obtenu plus de 60 récompenses internationales dans le domaine de dessin et de la caricature en en Allemagne, en Australie, en Belgique, en Bulgarie, au Canada, dans la République tchèque, en Italie, en Iran, en France, au Japon, en Pologne, en Roumanie, en Russie, en Slovaquie, en Turquie, en Ukraine, aux États-Unis, et en Yougoslavie.  

Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques internationales telles que Victoria & Albert Museum et National British Library à Londres; Mediotheek de Bobur (Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou) à Paris; Alexandre Pouchkine State National Museum of Fine Arts à Moscou; State Russian Museum à St-Petersbourg; State National Museum à Varsovie, Pologne; Tehran Museum of Contemporary Art, Téhéran, Iran; State City Museum à Padova, Italie; Monchehause Museum of Modern Art in Goslar, Allemagne, etc. 

En 2005 il a exposé ses œuvres à l’exposition consacrée à Don Quichotte à la Grande Bibliothèque de Montréal et il a tenu une exposition personnelle sous le titre « Le Labyrinthe de Temps » à la Victoria Hall à Westmount à Montréal en 2006.  

Sa prochaine exposition personnelle aura lieu en septembre au Musée des maîtres et artisans du Québec à Montréal.

Il est le créateur des trophées EUROfEST-Le festival de l’Europe de l’Est qui a lieu a Montréal au Cinema du Parc (19-25 septembre 2008).  

Informations : Musée des Maîtres et Artisans du Québec

615, avenue Sainte-Croix, arrondissement de Saint-Laurent

Montréal, Qc., H4L 3X6

Près de la station de métro Du Collège

Téléphone : (514) 747-7367 
Télécopieur : (514) 747-8892 
Couriel : info@mmaq.qc.ca

16 septembre au 4 octobre 2008 à 20 h

La scène principale du Théâtre Prospero

Le Théâtre l’Instant présente

Les Combustibles, d’Amélie Nothomb

Mise en scène d’André-Marie Coudou
Avec : Bernard Carez, Philippe Cyr et Stéphanie Cardi

Les Combustibles, d’Amélie Nothomb

Production du Théâtre l’Instant en codiffusion avec Le Groupe de la Veillée

« Brûler ces bouquins que j’ai décortiqués pendant dix ans, puis encensés pendant vingt ans, ça me fait rigoler! »

La jeune compagnie du Théâtre l’Instant ouvre la saison théâtrale 2008-2009 du théâtre Prospero. Cette dernière avait présenté, en octobre 2007, Une heure avant la mort de mon frère de Daniel Keene dans la salle intime. Cette fois, elle propose Les
Combustibles d’Amélie Nothomb sur la scène principale. Que vaut un livre en comparaison d’une vie humaine? Pèse-t-il plus ou moins qu’elle ? Vaut-il mieux brûler de belles phrases pour se réchauffer ou mourir de froid ? Qu’est-on prêt à sacrifier si notre vie est menacée ? Et si une vie humaine vaut davantage qu’un livre ; que vaudra l’humanité si tous les livres disparaissent ? Sera-t-elle en mesure de garder un visage un tant soit peu humain ?

Le metteur en scène André-Marie Coudou – mentionnons qu’il est, tout comme l’auteure, d’origine belge et établi à Montréal depuis quelques années –, revisite ce texte fameux d’Amélie Nothomb, en se demandant si les véritables combustibles, ce ne sont pas, au fond, les trois personnages qui brûlent puis se consument au fur et à mesure de l’avancée de l’action. «On pourrait penser à une pièce traitant essentiellement de la nécessité de la littérature, de son importance, mais ce serait passer à côté de ce que raconte cette pièce. Nous vivons une époque de guerre même si nous croyons être en paix. Si nous ouvrons quelque peu les yeux, nous prenons conscience que la guerre fait partie de notre quotidien. Guerres : guerre économique, guerre alimentaire, guerres qui calcinent les rapports humains. Que sommes nous prêts à faire pour survivre ? » nous dit André-Marie Coudou.

C’est la guerre, c’est l’hiver, il fait froid, dehors les barbares saccagent… Dans un appartement dominé par une bibliothèque, un professeur d’université a recueilli son assistant, Daniel, et l’amante de ce dernier, Marina, une jeune étudiante. Ils crèvent de froid et pour se chauffer, il ne reste plus que les livres à brûler. Le professeur s’accroche à un roman sentimental. Daniel, idéaliste, s’accroche aux idées que le professeur lui a inculquées sur la littérature, mais celles-ci ne lui permettent plus de comprendre le chaos qu’est devenu la vie. Et pour Marina, qui ne veut pas mourir, tout est bon à brûler, même une bibliothèque. Humour, ironie et désespoir sont au
rendez-vous de cette unique pièce d’Amélie Nothomb.

La distribution est assurée par Bernard Carez (Trans-Atlantique, Ferdydurke, deux
productions du Groupe de la Veillée) qui jouera le cynique professeur. Le rôle de Daniel a été confié à Philippe Cyr qu’on a vu dans trois productions d’Alexandre Marine et qui était aussi de la distribution de Trans-Atlantique. Stéphanie Cardi, diplômée de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM, en mai dernier, et dont c’est le premier engagement professionnel, incarnera Marina.

La réputation d’Amélie Nothomb n’est plus à faire. L’auteure belge a su s’imposer dès son premier roman Hygiène de l’assassin en 1992 pour lequel elle a remporté les prix René-Fallet et Alain-Fournier. Dès l’année suivante, elle obtenait trois autres prix pour Le Sabotage amoureux. Enfin, le roman autobiographique Stupeurs et tremblements a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française.

Le Théâtre l’Instant, fondé en 2005, a présenté récemment Le Couloir et Chambres de Philippe Minyana à l’Espace Geordie.

 

Les Combustibles d’Amélie Nothomb
mardi au samedi à 20 h (sauf le mercredi à 19 h)
mise en scène d’André-Marie Coudou
avec Bernard Carez, Philippe Cyr, Stéphanie Cardi

Billetterie (514) 526-6582 / Réseau Admission (514) 790-1245
1371, rue Ontario est

Le samedi 30 août 2008, à 20 h

Tohu

Un capitalisme sentimentale, d’Olivier Asselin ouvre

Nadaka, une fusion naturelle entre l'Orient et l'Occident

un croisement unique de la musique traditionnelle indienne et de jazz fusion

La 37e édition du Festival du nouveau cinéma

La TOHU terminera son été sur de fort belles notes, alors qu’elle présentera Nadaka, un musicien né à Québec en 1958, et vivant en Inde depuis 1974. Avec un spectacle qui ouvre une fenêtre sur la tradition musicale indienne dans un cadre contemporain, Nadaka arrive à nous faire ressentir ce pays mystérieux. Une musique acoustique harmonieuse, à la fois douce et puissante, qui abolit en toute simplicité les barrières entre différentes cultures musicales.

La passion de Nadaka pour la culture indienne l'amène à étudier sa musique, à connaître ses différents instruments, et à découvrir ses techniques vocales. Il a notamment conçu et fabriqué une guitare particulièrement adaptée aux sonorités des ragas indiens. Le chemin se dessine ainsi par lui-même, la musique traçant son propre destin, vers le son à l'état pur. « La fusion Jazz Indien classique est bien vivante et se porte même bien grâce à des musiciens comme Nadaka qui conservent les meilleurs éléments musicaux des années 70 tout en conférant une note contemporaine à leurs compositions. Ces albums constituent des joyaux parmi les enregistrements les plus récents de ce genre. » The Internet Guide to Indian Classical /Jazz Fusion

Pour ce spectacle à la TOHU, Nadaka s’entoure de quatre musiciens qu’il estime comme des artistes d’une même tribu, partageant en musique, et au-delà, un idéal commun. Ensemble, ils offrent le fruit de leur collaboration, ragas traditionnels, chants sanscrits et tamouls, passages électriques, ... etc.

Aux côtés de ces instrumentistes très estimés, Nadaka conjugue deux des grandes traditions classiques de l'Inde, hindoustani et carnatique. En concert, la spontanéité et l'énergie du groupe sont généreusement soulignées. Par dessus tout, sa musique nous touche et véhicule cet esprit.

Un parcours musical jusqu’à Auroville.
En sanscrit, « Nada » signifie l'origine du son, et « Ka », celui qui le porte. La musique fait partie de sa vie depuis toujours. Au Québec d'abord, puis ailleurs, car dès l'âge de 16 ans, il quittera sa terre natale pour parcourir en solitaire les routes du Maroc, d’Iran, d’Afghanistan, jusqu’en Inde qui le retient définitivement. Il s’installe à Auroville en 1974. Durant les premières années, considérées comme les années pionnières, il est de ceux là, qui ont donné, dans un esprit désintéressé, tout ce qu’ils avaient, afin de concrétiser le rêve de cette cité idéale.

Auroville, la cité de l'Aurore, est située à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry dans le Tamil Nadu en Inde. Cette ville, qui a fêté cette année ses 40 ans,
a été créée par Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connue sous le nom de La Mère,
compagne spirituelle de Sri Aurobindo, penseur indien de l’homme nouveau. Cette cité apatride a pour vocation d'être « le lieu d'une vie communautaire universelle, où
hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités ».

Extraits Audio-Vidéo au WWW.TOHU.CA
HORAIRE
Représentation à 20 h
Une rencontre spéciale avec l’artiste aura lieu immédiatement après la représentation.

BILLETS
De 21,25 $ à 25 $
POUR SE RENDRE À LA TOHU
2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)
Métro Jarry (autobus 193 - Est)
Métro d’Iberville ou Frontenac (autobus 94 - Nord)
INFORMATION & BILLETTERIE
Tél.: (514) 376-TOHU (8648)
Sans frais : 1 888 376-TOHU (8648)

www.tohu.ca
Du 8 au 19 octobre

Un capitalisme sentimentale, d’Olivier Asselin ouvre

La 37e édition du Festival du nouveau cinéma

La 37e édition du Festival du nouveau cinéma

Un capitalisme sentimental d’Olivier Asselin (La liberté d’une statue, Le Siège de l’âme) sera le film d’ouverture de la 37e édition du Festival du nouveau cinéma le mercredi 8 octobre prochain. Le film met en vedette Lucille Fluet, Paul Ahmarani, Sylvie Moreau, Frank Fontaine, Harry Standjofski, Alex Bisping et Anne Létourneau Rappelons que le film sera précédé du court métrage Next Floor de Denis Villeneuve lors de cette projection spéciale au Cinéma Impérial. Une soirée d’ouverture sous le signe de la création et de la nouveauté portée par les films ovnis de 2 cinéastes québécois parmi les plus intéressants du moment.

Un capitalisme sentimentalnous transporte dans l’époque baroque des années folles, période d’une intense frénésie où tous les rêves étaient permis, jusqu’à un certain jour d’octobre 1929...  
À l’aube du krach d’octobre 1929, Fernande Bouvier, une jeune femme naïve qui rêve d’amour et de beauté est l’objet d’un sinistre pari entre trois hommes d’affaire. Un spéculateur boursier prétend qu’il peut faire augmenter la valeur de n’importe quoi, même celle d’une pauvre artiste ratée sans talent et sans qualité. « Ce qui importe ce n’est pas l’offre mais la demande, et la demande ça se crée ! »

Le Québec sera décidément à l’honneur de cette 37e édition ! Le Festival du nouveau cinéma a sélectionné les nouveaux films de certains des cinéastes les plus talentueux du Québec. On retrouvera ainsi dans la programmation cette année les nouvelles œuvres de Robert Morin, avec Papa à la chasse aux Lagopèdes, où un requin de la finance (François Papineau) filme sa propre fuite vers le Grand Nord, après avoir escroqué de petits épargnants; Micheline Lanctôt, avec Suzie où la réalisatrice et actrice se transforme en chauffeur de taxi vivant la nuit. Le film met également en vedette Pascale Bussières, Gabriel Gaudreault et Normand Daneau; Louis Bélanger, avec The Timekeeper, premier long métrage en anglais pour le cinéaste qui raconte la vie d’un homme de ferme solitaire, honnête et droit, tentant d’échapper aux diktats de la société moderne, avec Craig Olejnik, Roy Dupuis et Julian Richings; Rodrigue Jean, avec Lost Song, où une suite de mésaventures en apparence banales, jettent une mère dans un désarroi profond et compromet son rapport avec son enfant. Ce 3e long métrage de fiction pour le cinéaste originaire du Nouveau Brunswick met en vedette Patrick Goyette, Suzie Leblanc, Ginette Morin et Louise Turcot; Luc Bourdonavec La mémoire des anges, une expérience unique, à la fois documentaire, poème et essai, qui revisite l’histoire de Montréal; Rappelons également que Elle veut le chaos, 3e long métrage de Denis Côté sera présenté au FNC. Le film aux allures de western campagnard filmé en noir et blanc met en vedette Ève Duranceau, Laurent Lucas et Nicolas Canuel.

2008 ayant été une année particulièrement faste pour le cinéma québécois, le FNC sera fidèle à son mandat de découvreur de talents et réservera également une place de choix aux nouveaux venus aux côtés de ces réalisateurs chevronnés.

La sélection de ces films a été possible grâce à la collaboration des distributeurs suivant : K-Films Amérique, Coop Vidéo de Montréal, Christal Films, Domino Films, Office National du Film du Canada et FunFilm Distribution.

Le 37e Festival du nouveau cinéma est présenté en collaboration avec Ex-Centris et se tiendra à Montréal du 8 au 19 octobre prochain.

Du 12 aout au 6 septembre 2008

Théâtre du Rideau Vert

Le Paradis à la fin de vos jours,
de Michel Tremblay

Le Paradis à la fin de vos jours

Le Théâtre du Rideau Vert ouvre sa 60e saison avec Le Paradis à la fin de vos jours, une création de Michel Tremblay. À compter du 12 août, à quelques jours de la date anniversaire de la création des Belles-soeurs sur la scène du Théâtre en 1968, cette pièce à un personnage est mise en scène par Frédéric Blanchette et met en vedette Rita Lafontaine dans le rôle de Nana, la mère si présente dans l’univers de Tremblay.

Nana est au paradis… depuis 45 ans! Juchée sur son nuage, elle nous donne ses impressions. Non pas que le temps soit important au Paradis. Il coule lentement, laissant la possibilité de parler de tout et de rien, de se vider le coeur et de se souvenir des choses qui comptent… Elle se remémore les événements qui l’ont marquée, elle compare le «vrai» paradis avec la vision qu’elle s’en était fait sur terre. Cette pièce de Tremblay, c’est une lettre d’amour : un hommage à sa mère, mais aussi un remerciement à son public qui l’a passionnément suivi depuis le début.

Michel Tremblay est une figure de proue du théâtre québécois. Premier auteur à porter sur scène le langage de la rue et à présenter la réalité du monde ouvrier, ce précurseur a donné à notre théâtre de grands classiques et lui a permis de se développer une place unique sur la scène internationale. Gagnant de plus d’une cinquantaine de prix, il a entre autres été le récipiendaire de deux prix du Gala Méritas et a été nommé chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France et chevalier de l’Ordre national du Québec. Soulignons qu'ont aussi été créées au Théâtre du Rideau Vert: Albertine en cinq temps (1984), Le vrai monde? (1987), Encore une fois si vous me le permettez (1998) et Bonbons assortis (2006).

Frédéric Blanchette, jeune et talentueux metteur en scène, est aussi auteur, traducteur et acteur. Formé au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Blanchette cumule, en sept ans, une vingtaine de mises en scène remarquées comme Cheech, Appelez-moi Stéphane, L’envie et Le périmètre, dont il est aussi l’auteur et pour laquelle il s’est mérité le Masque du meilleur texte original en 2007. L’an dernier, il a mis en scène Les Grandes Occasions au Théâtre du Rideau Vert. Muse de Michel Tremblay, depuis les Belles-Soeurs, Rita Lafontaine a interprété une quinzaine de rôles marquants de son oeuvre, dont Manon, Albertine, Nana. Seulement au théâtre, elle a incarné plus de 70 personnages du répertoire de Tchekhov, Anouilh, Miller, Williams et tant d’autres, sans compter plusieurs personnages à la télévision et au cinéma (quelque 30 films), qui lui ont valu de nombreux prix. Elle est également membre de l’Ordre du Canada.
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MICHEL TREMBLAY
PHOTO Angelo Barsetti DESIGN Folio et Garetti
UNE CRÉATION DE
MICHEL TREMBLAY
MISE EN SCÈNE DE
FRÉDÉRIC BLANCHETTE
DISTRIBUTION
RITA LAFONTAINE
CONCEPTEURS
DÉCOR
OLIVIER LANDREVILLE
COSTUME
FRANÇOIS BARBEAU
ÉCLAIRAGES
ANDRÉ RIOUX
CONCEPTION SONORE
YVES MORIN
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE
GENEVIÈVE LESSARD
HORAIRE DES REPRÉSENTATIONS
Du mardi au vendredi à 20 h
Le samedi à 16 h et 20 h 30

AU 18 OCTOBRE
Jusqu’au 23 août 2008

1000 chemin du Plan-Bouchard, Blainville

La corde au cou

La corde au cou

De Fanny Britt
Avec : Félix Beaulieu-Duchesneau, Stéphanie Blais,
Luc Bourgeois, Louise Cardinal et Julie Ménard
Mise en scène : Sébastien Gauthier

« Louise Cardinal est une excellente mariée survoltée; Félix Beaulieu-Duchesneau, un mari timide, inquiet et attachant à souhait. Dans les habits de l’intello séducteur malgré lui, le meilleur ami du marié, Luc Bourgeois est tout naturellement hilarant. Mais les plus émouvantes, les plus convaincantes, ce sont Stéphanie Blais et Julie Ménard. Dans leurs robes jaunes de filles d’honneur, les deux comédiennes, qu’on voit trop peu au théâtre, font rire et émeuvent. » - Christian Saint-Pierre, VOIR

« C’est une gentille comédie qui fait sourire, basée sur les relations humaines plutôt que sur la mécanique du rire. » - Marie Labrecque, LE DEVOIR

« Avec La Corde au cou, Fanny Britt signe une comédie romantique qui, sans réinventer le genre, offre des moments d’un délicieux humour où l’on reconnaît l’ironie, le rythme et le regard mordant de l’auteure sur nos travers et nos petites névroses. » - Josée Bilodeau, RADIO-CANADA

Les jeudis, vendredis et samedis
(les jeudis à partir du 31 juillet)
1000 chemin du Plan-Bouchard, Blainville
Entrée régulière : 28$
(plusieurs autres forfaits disponibles)
Billets disponibles: 450-419-8755
Studio François Larivière

Du 21 août au 1er septembre 2008

Le 32e Festival des films du monde

Le Salon international du livre de Québec

234 longs métrages (dont 105 en premières mondiales et internationales), 13 moyens métrages, 208 courts métrages 

Un jury présidé par le réalisateur Mark Rydell,

avec l’actrice Evelyne Bouix, la représentante du public Johanne Dugas, les réalisateurs Xie Fei et Vojtech Jasny et l’écrivain et réalisateur Dany Laferrière 

« Faubourg 36 » de Christopher Barratier en ouverture. 

Des hommages à Alan Ladd Jr. et Tony Curtis

Une « Master class » avec Brian de Palma 

Une importante délégation bavaroise accompagne une sélection riche et diversifiée 

Des comédies musicales russes de l’époque soviétique 

Et tant d’autres plaisirs encore à annoncer 

COMPÉTITION MONDIALE : 21 longs métrages et 12 courts métrages

COMPÉTITION MONDIALES DES PREMIÈRES ŒUVRES : 17 longs métrages

HORS CONCOURS ET SÉANCES SPÉCIALES : 30 longs métrages

REGARDS SUR LES CINÉMAS DU MONDE : 84 longs métrages et 108 courts

DOCUMENTAIRES DU MONDE : 35 longs métrages, 13 moyens et 15 courts

HOMMAGES : 15 longs métrages (Alan Ladd Jr., Tony Curtis, Kashiko Kawakita, comédies musicales de l’époque soviétique)

CINÉMA SOUS LES ÉTOILES : 18 longs métrages

NOTRE CINÉMA À RADIO-CANADA : 15 longs métrages

FESTIVAL DU FILM ÉTUDIANT : 73 courts métrages

JURY DU 32e FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 
 

MARK RYDELL (Président)

Après des études cinématographiques au Neighborhood Playhouse, Mark Rydell choisit de se consacrer à la musique jazz. Il fréquente l'Actor's Studio et se lance ensuite dans une carrière à la télévision. En 1956, il fait ses débuts au cinéma dans FACE AU CRIME de Don Siegel. S'ensuit alors une longue parenthèse de douze ans durant laquelle il se consacre exclusivement à la réalisation de téléfilms. En 1968, il réalise son premier long métrage, LE RENARD, puis enchaîne un an plus tard avec REIVERS, une comédie adaptée d'un roman de William Faulkner. En 1972, il réalise LES COWBOYS dans lequel il dirige le légendaire John Wayne. Puis il revient devant la caméra et joue sous la direction de Robert Altman dans LE PRIVÉ. En 1979, il signe THE ROSE, s'inspirant de la vie de Janis Joplin. Mais la récompense suprême arrive en 1981 avec LA MAISON DU LAC, un drame familial qui réunit Henry Fonda et sa fille Jane, ainsi que Katharine Hepburn, et qui lui rapporte l'Oscar du meilleur réalisateur. Suivront, LA RIVIÈRE  (1984), FOR THE BOYS (1991) et EVEN MONEY (2006). 
 

EVELYNE BOUIX

Enfant, la jeune Evelyne aime se déguiser pour tromper l’ennui. Mais il lui faut attendre le lycée pour qu’un surveillant la prenne sous son aile et l’amène dans un cours d’art dramatique à Paris. Elle se prend au jeu et, à 16 ans, elle débute dans la pièce Malatesta, de Montherland, à la Comédie-Française. Elle rèlevera d’autres défis sur scène. En 1976, elle tient un rôle dans RENÉ LA CANE de Francis Girod. En 1980, Claude Lelouch la dirige dans LES UNS ET LES AUTRES. Elle le retrouve dans EDITH ET MARCEL, VIVA LA VIE , UN HOMME ET UNE FEMME, VINGT ANS APRÈS, TOUT ÇA POUR ÇA. Evelyne Bouix poursuit entre-temps une carrière théâtrale. Après quelques téléfilms et une suite ininterrompue de présences sur scène, elle fait un retour au cinéma. On la retrouve dans MUSÉE HAUT, MUSÉE BAS, de Jean-Michel Ribes. 

JOHANNE DUGAS

Depuis plus de vingt ans, cette globe-trotter s’affaire à explorer, d’un continent à l’autre, la condition humaine et part à la recherche d’univers singuliers. Travaillant dans le domaine des affaires diplomatiques et consulaires, cette diplômée des Hautes Études Commerciales, grande passionnée du 7e Art, effectue aussi des voyages immobiles où elle est transportée par des poètes de l’image et des peintres d’atmosphères. À chacun des tourbillons de la rentrée, sa grande curiosité l’amenait à faire l’école buissonnière pour ne rien manquer du festival auquel elle est toujours restée fidèle. Plusieurs de ses souvenirs sont associés à des films qu’elle a vus et ces films sont aussi devenus de bons souvenirs. Le cinéma est pour elle une représentation de la réalité, jamais trop loin du réel, mais juste assez pour faire rêver et réfléchir. 
 

XIE FEI

Né à Shaanxi, en Chine, Xie Fei est l’un des plus importants cinéastes chinois de la «Cinquième génération». Diplômé en 1965 de l’Académie de cinéma de Beijing, il commence très tôt une carrière de metteur en scène à la scène et à l’écran. En 1976, il retourne à l’Académie de Beijing où il enseigne depuis. Ses films sont diversifiés tant sur le plan formel que thématiques. On lui doit des longs métrages souvent récompensés dans des festivals internationaux: FIRE BOY (1978), OUR FIELDS (1983), BEN MIN NIAM (1990, Ours d’Argent à Berlin), THE WOMEN FROM THE LAKE OF SCENTED SOULS (1993, programmé au Festival des films du monde de Montréal, également Ours d’Or à Berlin), UNE HISTOIRE DE MONGOLIE (1995, programmé au Festival des films du monde de Montréal), SONG OF TIBET (2000). 
 

VOJTECH JASNY

Né à Kelc (Moravie orientale, dans l’ancienne Tchécoslovaquie), Vojtech Jasny étudie la philosophie et le russe avant d’entrer à la FAMU, l’Académie tchèque  de cinéma. C’est là qu’il tourne son premier film en 1949 avec Karel Kachyna. Il dirigera LES NUITS DE SEPTEMBRE (1956), puis remportera un succès international avec DÉSIR (1958), qui aura un problème avec la censure. Après LA PROCESSION À LA VIERGE (1961), il s’imposera avec UN JOUR, UN CHAT (1963),Grand Prix spécial du jury au Festival de Cannes. Il arrive aux États-Unis en 1984 et réalise le documentaire MILOS FORMAN: A PORTRAIT AND THE MAKING OF VALMONT. Au Canada, pour les Productions La Fête, il réalisera C’EST PAS PARCE QU’ON EST PETIT QU’ON PEUT PAS ÊTRE GRAND (1986), de la célèbre série Contes pour tous, le documentaire POURQUOI HAVEL? (1991). Ensuite GLADYS (1998) et LE RETOUR AU PARADIS (1998), présentés au Festival des films du monde de Montréal, ainsi que PEKLO NA ZEMI (2001). 

DANY LAFERRIÈRE

Écrivain prolifique, Haïtien d’origine, Québécois d’adoption et Nord-Américain impénitent, Dany Laferrière s’est d’abord fait connaître par un premier roman, Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer, qui l’a rapidement propulsé sous les feux de la rampe. Il en a par la suite signé l’adaptation cinématographique. Son œuvre littéraire chemine entre les sociétés haïtienne, québécoise et nord-américaine, et Laferrière pose sur elles un regard empreint de lucidité. Il a réalisé COMMENT CONQUÉRIR L’AMÉRIQUE EN UNE NUIT, son premier long métrage de fiction, présenté au Festival des films de Montréal. Écrivain, homme de radio et de télévision, sa conception du monde et de la vie s’illustre particulièrement dans ses écrits. Parmi ses nombreux romans et nouvelles, on soulignera Chronique de la dérive douce, Pays sans chapeau, La chair du maître, Le charme des après-midi sans fin, Le cri des oiseaux fous, Vers le sud, adapté à l’écran par le cinéaste français Laurent Canet. 

HOMMAGES 

TONY CURTIS

De son vrai nom Bernard Schwartz, né le 3 juin 1925 dans le Bronx, à New York. Rendu célèbre par son physique de jeune premier et son accent typiquement new-yorkais, son nom restera associé à son interprétation dans CERTAINS L’AIMENT CHAUD avec Jack Lemmon et Marilyn Monroe.Il a figuré dans plus de cent films depuis 1949. L’acteur finit par faire la preuve de son talent dans des films d’exception comme dans The Sweet Smell of Success et dans son rôle d’un évadé de prison enchaîné à Sidney Poitier dans The Defiant ones, qui lui a valu une nomination aux Oscars. 

Depuis le début des années 1980, Tony Curtis mène une seconde carrière de peintre. Il a son étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard et a été fait chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1995 en France. 

Le Festival des films du monde remettra un Prix spécial à Tony Curtis pour l’ensemble de sa carrière. 
 

ALLAN LADD JR.

Durant sa carrière couronnée de succès, Allan Ladd Jr. fait croître et éclore un nombre remarquable d’œuvres de qualité en sol américain et à l’international, notamment les titres de la série LA GUERRE DES ÉTOILES de George Lucas, ALIEN et BLADE RUNNER de Ridley Scott, ainsi que LA TOUR INFERNALE d’Irvin Allen, LA MALÉDICTION de Richard Donner, QUE LE SPECTACLE COMMENCE de Bob Fosse, LES CHARIOTS DE FEU de Hugh Hudson et L’ÉTOFFE DES HÉROS de Philip Kaufman.  

Allan Ladd Jr. est membre actif de la Producer’s Guild of America, du American Film Institute Second Decade Counctil et de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Impliqué dans des institutions d’enseignement, il a contribué à établir le profil académique du programme de critique cinématographique. 

Le Festival des films du monde remettra un Prix spécial à Allan Ladd Jr. pour l’ensemble de sa carrière. 
 

HOMMAGE POSTHUME À Mme KASHIKO KAWAKITA

Fondé à l’initiative de Madame Kawakita pour promouvoir le cinéma japonais à l’étranger, le Kawakita Film Institute a pour vocation de collecter et préserver les films et autres archives cinématographiques pour les mettre à la disposition du public. Depuis 1974, l’Institut organise des programmations itinérantes et thématiques de films japonais. Pérennisés par leur succès, ces manifestations circulent annuellement jusqu’en 1992 dans le monde entier, établissant la réputation internationale du Kawakita Memorial Film Institute. Coopérer avec les festivals de films pour faire voyager le cinéma japonais à l’étranger est aujourd’hui l’une des activités phare de l’Institut qui, par ailleurs, s’emploie à faciliter les démarches des directeurs de festivals à toutes les étapes de leur sélection. 
 

LE CINÉMA BAVAROIS

Unique dans sa diversité

Les 100 ans d’histoire cinématographique du plus grand état allemand est riche en styles, en genres et en thèmes abordés. Des noms tels que Doris Dörrie et Sönke Wortmann sont devenus célèbres à travers le monde. Au cours des quelques dernières années, les films bavarois ont obtenu de nombreux prix sur la scène cinématographique internationale. À titre d’exemple, Florian Hencke von Donnersmarck, Caroline Link et Florian Gallenberger se sont particulièrement distingués. 

10 longs métrages produits grâce à l’appui du FilmFernsehFonds Bayern et 2 courts métrages (portraits croisés avec l’INIS) seront présentés dans différentes sections. Une importante délégation conduite par le Ministre d’État et Chef de la Chancellerie de la Bavière, M. Eberhard Sinner viendra au Festival  
 

COMÉDIES MUSICALES RUSSES DE L’ÉPOQUE SOVIÉTIQUE 

7 longs métrages montrant le meilleur des comédies musicales de l’époque soviétique seront présentés. Cinéma de divertissement par excellence, les Soviétiques, tout comme les Américains ont été friands de ce cinéma fait pour oublier le quotidien.

 

MASTER CLASS AVEC BRIAN DE PALMA 
 

Brian de Palma viendra donner une « leçon de cinéma » pendant le Festival. 

Brian De Palma est sans aucun doute le plus hitchcokien des cinéastes américains. Le voyeurisme chez lui est essentiel, source première du cinéma. Mais en même temps, ses premiers films révèlent un profond intellectuel de la caméra (MURDER A LA MOD). Le succès vient lorsqu’il produit des effets plus gros comme dans CARRIE, FURY, THE PHANTOM OF PARADISE ou même SCARFACE et DRESSED TO KILL. 

Travellings, panoramiques, plongées fabuleuses, telles sont quelques perfections techniques du cinéma de De Palma. Sur ce point, l’historien, journaliste et critique de cinéma Jacques Siclier parle à son sujet de « camera prima donna : la caméra filme avec la virtuosité la plus brillante comme une prima donna chante en se jouant des compositions musicales les plus périlleuses.»  

En effet, sa filmographie constitue un bréviaire de la virtuosité technique. À titre d’exemples, de SŒURS DE SANG à REDACTED, en passant pas LES INCORRUPTIBLES, RAISING ARIZONA, L’IMPASSE et MISSION : IMPOSSIBLE. 

 

PROGRAMMATION DU 32e FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 
 

Le Festival des Films du Monde a rassemblé pour sa 32e édition une moisson de films de qualité qui correspondent exactement à ce qu’on attend d’un événement dont le credo est l’ouverture sur le monde et le compréhension entre les peuples.  

Plus de 2000 films ont été visionnés, soit au cours de voyages dans les pays de production, soit aux bureaux de Montréal. Les nouvelles technologies permettent à un grand nombre de jeunes de réaliser des films avec des structures légères. Ce qui est vrai pour les premières œuvres l’est encore davantage pour les courts métrages. Fidèle à sa tradition, le Festival des Films du Monde donne aussi une chance aux cinématographies émergeantes.  

COMPÉTITION MONDIALE 

Les 20 longs métrages choisis pour la Compétition, tous présentés en premières mondiales ou internationales, démontrent que l’être humain, quel que soit le contexte, est au cœur des préoccupations des réalisateurs et scénaristes.  

« FAUBOURG 36 » de Christophe Barratier (réalisateur du film « Les Choristes ») qui sera présenté en ouverture. Dans un faubourg populaire du nord de Paris en 1936, l’élection printanière du gouvernement du Front populaire fait naître les plus folles espérances et favorise la montée des extrêmes. C’est là que trois ouvriers du spectacle au chômage décident d’occuper de force le music-hall qui les employait il y a quelques mois encore, pour y monter un spectacle “à succès”. Le lieu sera la théâtre de la plus éphémère des belles entreprises. 

Deux films québécois ont été sélectionnés pour la « Compétition mondiale ».

« EN PLEIN COEUR » de Stéphane Géhami met en scène Benoît et Jimi, un grand gars de 32 ans et un petit homme de 14 ans. Ces deux écorchés cherchent à être aimés. Ils volent des Jeeps pour un réseau. Leur amitié se développe et se transforme. À coups de poings, à coups de gueule et à coups de coeur. 

« CE QU’IL FAUT POUR VIVRE » de Benoît Pilon se situe au début des années 50. Tivii, un chasseur inuit atteint de tuberculose, est déraciné et transporté dans un sanatorium de Québec. Affaibli, séparé de ses proches, incapable de communiquer dans sa langue, confronté à une culture dont il ne connaît rien et qui ne connaît rien de la sienne, il décide de se laisser mourir et devient son pire ennemi. Un ennemi que l’infirmière Carole combattra avec la force de sa détermination. 

L’être humain pris dans un conflit qui le dépasse est la thématique récurrente de plusieurs films. Le film allemand « L’INVENTION DE LA SAUCISSE AU CURRY » de Ulla Wagner avec Barbara Sukowa, nous présente l’être humain avec ses ambiguïtés dans un contexte de guerre, en l’occurrence la 2e Guerre mondiale. « LA TOURNÉE » de Goran Markovic (Grand Prix des Amériques du Festival des Films du Monde 2003 avec « Cordon ») nous présente une troupe de comédiens en tournée alors que l’éclatement de la Yougoslavie provoque une lutte fratricide. Dans le film espagnol « TODOS ESTAMOS INVITADOS » de Manuel Gutierrez Aragon, un jeune militant d’un clan terroriste basque qui a perdu la mémoire au cours d’un attentat, est recruté pour une nouvelle mission par ses anciens compagnons. Le film israélien « WISPERING EMBERS » du réalisateur palestinien Ali Nassar nous présente un couple mis en péril par le militantisme de l’époux qui néglige sa femme pour tout d’abord le communisme avant d’être entraîné par un groupe intégriste.  

Le couple et la difficulté de se comprendre est également une thématique centrale de plusieurs films. Dans le film flamand « (N)IEMAND / NOWHERE MAN » de Patrice Toye, une homme décide de disparaître sans laisser de trace par peur que sa femme, qu’il trouve trop belle pour lui, le quitte un jour. Dans le film argentin « LLUVIA / RAIN » de Paula Hernandez, une jeune femme qui a décidé de tout quitter et un homme venu à Buenos Aires pour quelques jours enterrer son père qu’il n’a jamais connu, se rencontre par hasard alors que la pluie les isole du reste du monde. Ils apprennent à se connaître, entre méfiance et besoin d’affection. Dans le film israélien « TOUT COMMENCE À LA MER » de Eitan Green, chacun des membres d’une famille doit faire face aux divers défis de la vie: l’amitié, l’amour, le sexe, la mort. Dans le film japonais « OKURIBITO » de Yojiro Takita, un violoncelliste au chômage trouve un travail dans un salon funéraire, ce qui rend sa femme mal à l’aise. Graduellement, en étant si proche de la mort, l’importance de la vie et l’amour des proches prend tout son sens. Dans « NOBODY TO WATCH OVER ME » de Ryoichi Kimizuka, second film japonais en compétition, les Funamuras forment une typique famille de banlieue. C’est du moins ce qu’ils croient avant que la police ne cogne à leur porte pour arrêter leur aîné, un adolescent de 18 ans sur le point de passer ses examens d’entrée au collège. Le film chinois « LES FEMMES DE NIMA » réalisé par Zhuo Gege est un tendre drame. Alors que les hommes ont pris la clef des champs, laissant leurs femmes derrière eux. Deux sœurs habitent maintenant avec leur mére de 85 ans. Elles souhaitent lui annoncer des nouvelles réjouissantes. L’aînée lui présente son fiancé et la cadette tombe amoureuse d’un berger. Mais la mise en scène destinée à provoquer le contentement maternel n’échappe pas à la perspicacité de la vieille dame.  

Le monde contemporain, son manque d’humanité et la course pour la survie sont également des thématiques centrales de plusieurs films. Le film espagnol « BIENVENIDO A FAREWELL-GUTMAN » de Xavi Puebla  est une fable sur les thèmes de l’ambition et des sévices moraux créés par la quête effrénée de l’ascension professionnelle et particulièrement sur la névrose contemporaine de la dépendance au travail, à l’alcool et au sexe. La lute pour la survie est le thème central du film mexicain « EL VIAJE DE TEO » de Walter Doehner dans lequel le petit Teo, 9 ans, traverse illégalement avec son père (récemment sorti de prison) la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Dans le film philippin « SELDA / LE PRISONNIER » de Paolo Villaluna et Ellen Ramos, un homme est incarcéré pour avoir accidentellement causé la mort d’un jeune garçon. Sans possibilité de se défendre, Il doit affronter très vite l’univers impitoyable de la prison. Après sa sortie, un des prisonniers qui l’avait protégé et avec lequel il s’était lié d’amitié, vient le rejoindre dans sa famille. 

Le film suédois « VARG / LE LOUP » de Daniel Alfredson avec l’acteur Peter Stormare, bien que très différent du film québécois « CE QU’IL FAUT POUR VIVRE » de Benoît Pilon, exploite également le thème de la nordicité.  Les Samis (ou Lapons) ont leur propre culture qui repose en grande partie sur l’élevage des rennes. Klemens tient à conserver son troupeau, mais on tente de le persuader de le vendre et de laisser son neveu Nejla, 18 ans, aller à l’école au lieu de s’occuper des rennes. Un jour le troupeau est attaqué. Les deux hommes réagissent sans avoir recours à la loi. 

Le film indien « CHATURANGA » réalisé par Suman Mukhopadhyay est adapté d’un livre de Rabindranath Tagore. Dans le Bengale du début du 20ème siècle, le film raconte la quête spirituelle d’un jeune homme divisé entre le positivisme radical et le mysticisme religieux. 

« YOUR NAME HERE » réalisé par Matthew Wilder avec l’acteur Bill Pullman raconte les derniers jours de l’auteur de science-fiction William J. Frick. Au cours de l’été 1974, fauché et vivant dans des conditions misérables, il doit finir son chef-d’œuvre. Son inspiration sera l’acrice Nikki Principal, une figure qui l’obsède. Après une visite impromptue d’un agent du fisc, Bill a un coup de barre et se réveille dans une limousine aux côtés de Nikki Principal en personne, qui lui apprend que le travail littéraire qu’il est en train de produire va changer la face du monde… Il réalise qu’il vit maintenant dans l’un des mondes qu’il a créés, et qu’il voyage maintenant dans son propre délire littéraire. 

Inspiré d’une histoire vécue, « FRÈRES DE SANG / BLOEDBROEDERS » de Arno Dierickx se situe par un bel été des années soixante. Simon, seize ans, d’origine modeste, est subjugué par les frères Arnout et Victor van Riebeeck et passe du bon temps dans leur demeure prospère. Au grenier de la villa, ils cachent leur ami Ronnie, un délinquant juvénile qui fuit la police. Mais les choses se compliquent lorsque Ronnie devient encombrant et qu’il commence à les harceler.

 

COMPÉTITION MONDIALE DES PREMIÈRES ŒUVRES 

17 premiers longs métrages ont été sélectionnés pour la Compétition des premières œuvres. Véritable tête chercheuse du Festival, cette section offre une sélection de films de pays aussi divers que l’Australie, l’Allemagne, la Bolivie, l’Iran, la Hongrie, la Russie, la Turquie ou le Canada. On dénote souvent parmi des réalisateurs de premiers films, un désir de raconter les choses autrement, de développer un langage, un style qui soit au service d’une histoire.  

Un grand nombre de premiers films nous ont été proposés. Le numérique permet aux jeunes talents d’avoir de l’audace et de se lancer dans les projets qu’il auraient peut-être eu de la difficulté à faire aboutir avec les anciennes techniques plus lourdes. 

HORS CONCOURS 

La section « Hors Concours » regroupe une trentaine de longs métrages, certains de réalisateurs déjà récompensés dans le passé au Festival des Films du Monde. Pas moins de 5 longs métrages allemands figurent dans cette section, dont « BAVARIAN REBEL » du Bavarois Marcus H. Rosenmüller, « LE MIRACLE DE BERLIN » de Roland Suso Richter, déjà récompensé au FFM avec le film « Le Tunnel », « CHERRY BLOSSOM – HANAMI » de Dorris Dörrie dont plusieurs films antérieurs ont été appréciés par le public du FFM. « LISSI AND THE WILD EMPEROR » de Michael « Bully » Herbig est un film d’animation irrévérencieux sur la célèbre « Sissi ». « DIE WELLE / LA VAGUE » de Dennis Gansel est un film qui fait des vagues et qui saura captiver le public. 

Le réalisateur argentin Eliseo Subiela a été plusieurs fois récompensé au Festival. Il nous offre cette fois-ci « NO MIRES PARA ABAJO / DON,T LOOK DOWN » qu’on peut qualifier de guide de pratiques sexuelles avec pendant les trois quart du temps un couple en train de faire l’amour. Mais il n’y a rien de vraiment scandaleux ni d’impur dans ces scènes. 

Avec « ALL INCLUSIVE », le réalisateur chilien Rodrigo Ortuzar Lynch nous présente une famille dont les rapports s’étiolent pendant des vacances dans un hôtel du Yucanta. Chacun des membres vivra durant les vacances une expérience qui fera ressortir un trait de caractère disfonctionnel. 

« LONG TUNE » du réalisateur originaire de Mongolie, Hasichoalu, est un film émouvant sur le rapport de l’homme avec la nature, la vie et la mort. En Mongolie, une chamelle donne naissance à un petit. À Beijing, une cantatrice mongole, Qiqige, charme les spectateurs pendant que son conjoint, Batu, veut emmener un cheval difficile vers les plaines de la Mongolie. 

« PAINTED SKIN » de Gordon Chan (Chine/Hong-Kong/Singapour) est un film d’art martiaux dans la veine de « Tigre et Dragon ». Quand le général Wang sauve la belle Mei-ling, il est loin de se douter que le soir venu elle prend la forme d’un renard et chasse les hommes pour leur dévorer le coeur. 

« LA NUIT DU BABY DOLL », film égyptien de Adel Adeeb met en scène une brochette impressionnante d’acteurs égyptiens. Cette histoire foisonnante peur se résumer ainsi : le rêve d’un homme devient inaccessible dans ce monde devenu fou alors qu’il ne rêve que d’une nuit avec sa femme afin qu’ils puissent concevoir l’enfant tant désiré. 

« EL POLLO, EL PEZ Y EL CANGREJO REAL (LE POULET, LE POISSON ET LE CRABE ROYAL » de José Luis Lopez-Linares (Espagne) et un documentaire produit par Antonio Saura. Le concours pour le Bocuse d’Or, la plus haute distinction pour les chefs de cuisine professionnels, remise tous les deux ans à Lyon, dans le cadre d’une grande finale, est un prétexte pour faire le portrait de personnages savoureux. L’édition 2007 se déroule comme un véritable polar avec un humour irrésistible. 

Dans le film finlandais « THE HOME OF DARK BUTTERFLIES » de Dome Karukoski, le jeune Juhani, 14 ans, est hanté et opprimé par une expérience traumatisante. Trimballé d’une famille d’accueil à l’autre pendant six ans, il finit dans un centre d’accueil pour garçons, L’Île. L’établissement est tenu par un homme impitoyable.  

Trois films français font partie de la section « Hors Concours », dont « LE VOYAGE AUX PYRÉNÉES » de Jean-Marie & Arnaud Larrieu. Depuis un voyage en Italie, une célèbre actrice interprétée par Sabine Azéma est sujette à des crises de nymphomanie incontrôlables. Pour la guérir de cette libido galopante, qui ne convient point à son âge, son mari Jean-Pierre Darroussin, également comédien, organise un voyage en gîte à la montagne.  « MES STARS ET MOI » de Laetitia Colombani avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Kad Merad et Rufus. Passionné par les actrices, Robert est sans doute le fan le plus collant du cinéma français. Agent de service la nuit dans une grande agence artistique, il consacre toutes ses journées à ses stars, qu’il suit sans relâche.  « ÈLÉVE LIBRE » de Joachim Lafosse met en scène le jeune Jonas, 16 ans, qui vit un nouvel échec scolaire. Il rencontre Pierre, une trentenaire qui, touché par sa situation, va le prendre en charge. C’est à la fois un film sur les tourments adolescents et un film sur les névroses, les désillusions et les perversions du monde adulte.  

Emir Kusturica célèbre dans « MARADONA BY KUSTURICA » l’incroyable histoire de Diego Maradona: héros sportif, dieu vivant du football, artiste de génie, champion du peuple, idole déchue et modèle pour des générations du monde entier. Grâce à un accès privilégié à l’homme, le grand réalisateur Serbe nous amène dans la vie personnelle et professionnelle du dieu du football. 

Deux films israéliens  sont présentés dans la section « Hors concours ». « LES CITRONNIERS / LEMON TREE » de Eran Riklis (Gagnant du Grand Prix au FFM en 2004 avec « La Fiancée syrienne »). Salma Zidane vit dans un petit village palestinien de la Cisjordanie. Elle a 45 ans, elle est veuve, ses enfants sont partis. Lorsque le ministère israélien de la défense se fait construire une maison de l’autre côté de la ligne verte, les citronniers de Salma sont soudain dans la ligne de mire de sa garde rapprochée... 

Dans « FOR MY FATHER » de Dror Zahavi, Tarek, un jeune Arabe de Tulkarem, et membre d’un groupe terroriste, arrive au marché Carmel de Tel-Aviv, prend un bon souffle et tire sur le dispositif pour se faire exploser. Mais ça ne fonctionne pas. Il est donc forcé de rester le week-end à Tel-Aviv parmi les résidents du marché. Tarek est accueilli par Monsieur Katz, un vieil électricien qui a perdu son fils dans l’armée israélienne. Le jeune homme fait la connaissance de Karen, jeune fille de parents orthodoxes qui a fui de chez elle pour recommencer sa vie. Tarek partage avec elle ses peurs les plus intimes. 

L’Italie est présente dans la section « Hors Concours » avec deux films. « I DEMONI DI SAN PIETROBURGO / LES DÉMONS DE ST-PETERSBOURG » de Giuliano Montaldo se situe en 1860. L’écrivain Fedor Mikhailovitch Dostoïevski  essaie de démonter un attentat planifié contre un membre de la famille impériale. Ses livres provoquent les révolutionnaires: ne sont-ils pas plus révolutionnaires que des manifestes? Dans « SANGUEPAZZO, UNE HISTOIRE ITALIENNE » de Marco Tullio Giordana (réalisateur de « Nos Meilleures années »), a l’aube du 30 avril 1945, cinq jours après la Libération, on découvre, dans la banlieue de Milan, les corps d’Osvaldo Valenti et de Luisa Ferida, exécutés quelques heures auparavant par les partisans. Qui étaient-ils? 

Dans le film japonais « L’HEURE MAGIQUE » de Koki Mitani, un gangster qui a enlevé la petite amie de son patron essaie de se racheter en lui livrant un assassin professionnel. À la place, il engage un acteur qui doit se faire passer pour le tireur d’élite… 

« LOSS » du lituanien Maris Martinsons se situe en Irlande et en Lituanie. En Irlande, un curé fait la connaissance d’une femme mystérieuse originaire de Lituanie. Cette rencontre lui rappelle un secret de son propre passé. 

« THE KAUTOKEINO REBELLION », co-production Norvège-Suède-Danemark, réalisé par Nils Gaup (dont « Misery Harbour » était présenté au FFM en 1999), À Kautokeino, l’entrepreneur suédois Ruth possède un comptoir commercial où on sert, entre autres, des boissons alcoolisées. Au yeux des Sami, une tribu nomade autochtone, c’est l’endroit le plus important du village. La jeune Elen, femme de forte conviction, refuse d’acheter les biens de l’établissement de Ruth, car elle rend cet endroit responsable de l’état d’ébriété constant de Mathis, son mari. 

Le dernier film d’Andrzej Wajda, « KATYN » raconte l’histoire de ces officiers polonais massacrés, près de Katyn, par les services secrets du NKVD soviétique, ainsi que le destin des membres de leurs familles. Après l’invasion de la Pologne par l’armée allemande, le 1er septembre 1939, suivie quelques semaines plus tard par l’occupation de l’Est de la Pologne par l’Armée rouge à la suite du pacte entre Hitler et Staline, tous les officiers de l’armée polonaise se retrouvèrent prisonniers de l’Union soviétique... 

Karen Shakhnazarov a réalisé « THE VANISHED EMPIRE » dans lequel un triangle amoureux entre étudiants à Moscou  au début des années 70. Ils ne se doutent pas que l’URSS dans laquelle ils évoluent est sur le point d’être rayée de la carte du monde. 

Le dernier film du réalisateur de Singapour Eric Khoo, « MY MAGIC », dont les films précédents ont été présentés au FFM est, selon Eric Khoo, son film le plus personnel. Il voulait faire un film sur les relations père-fils, les obstacles rencontrés dans leur relation et comment ils de rejoignent malgré les difficultés. 

« ROMAN POLANSKI : WANTED AND DESIRED » de Marina Zenovich (U.S.A.) porte sur la condamnation publique du cinéaste Roman Polanski pour avoir eu des rapports sexuels avec une mineure il y a trente ans. La documentariste avance la thèse que le juge qui prononcé la sentence agissait d’avantage pour donner une punition exemplaire à un personnage hautement médiatisé que pour donner réparation à la victime. 

Dans « VICKY CRISTINA BARCELONA » de Woody Allen avec Javier Bardem, Patricia Clarkson, Penelope Cruz et Scarlett Johansson, deux jeunes Américaines sont venues passer l'été sous le soleil d’Espagne. Vicky est sérieuse, sur le point de se marier; Christina est à l’écoute de ses pulsions, de ses instincts. Elles rencontrent le séduisant Juan Antonio, un sensuel qui leur offre une aventure qu’elles ne peuvent refuser… 

Séance spéciale 

« LE BANQUET » de Sébastien Rose avec Alexis Martin, Raymond Bouchard, Frédéric Pierre, Benoit McGinnis, Catherine de Léan. Dans une ville où les valeurs se perdent, que transmet un père à sa fille, un professeur à ses étudiants, un leader étudiant à ses troupes? Bertrand est un professeur aussi passionné que désabusé. Le recteur de l’université n’a qu’une idée en tête: étouffer la contestation étudiante et développer son université. Louis-Ferdinand, leader étudiant, est tiraillé entre son cœur et sa tête, les aspirations des étudiants et les siennes. Natacha veut refaire sa vie. 
 

REGARDS SUR LES CINÉMAS DU MONDE 

À la fois véritable panorama de la production mondiale et la section la plus éclectique du Festival, « Regards sur les cinémas du monde » offre une multitude d’œuvres de tous les horizons.  

Les nouvelles œuvres de réalisateurs déjà appréciés dans le passé au FFM ou ailleurs font partie de cette section, dont : « RUNAWAY HORSE » de Rainer Kaufman, « ABSURDISTAN » de Veit Helmer, « PEACEFUL TIMES » de Neele Leana Vollmar« LES LARMES DE MA MÈRE » d’Alejandro Cardenas, « L’ÉTANGER EN MOI » d’Émily Atef d’Allemagne, « LA RABIA » d’Albertina Carri d’Argentine, Jan Verheyen de Belgique avec deux films, « VERMIST » et « LOS », Walter Lima Junior du Brésil avec « OS DESAFINADOS ». Quatre longs métrages représentent la Chine dans cette section : « NICK OF TIME (OLD FISH) » de Gao Qunshu présente la nouvelle réalité de la Chine entre profit à tout prix et lutte contre les mafias locales. « TWO MEN’S CLASSROOM » de Dong Lin, « LE XANADU BLEU »  de Gege Zhuo. « LOST AND FOUND » de Ma Liwen. José Corbacho et Juan Cruz d’Espagne présentent « COBARDES », de France, on retrouve René Ferret (COMME UNE ÉTOILE DANS LA NUIT), Edouard Niermans (LE 7e JURÉ), Tonie Marshall (PASSE PASSE), Jean-Claude Brisseau (À L’AVENTURE). Plusieurs films russes montrent avec éloquence le renouveau de ce cinéma avec des réalisateurs comme Bakur Bakuradze avec « SHULTES », Anne Melikian avec « LA SIRÈNE », Ivan Solovov avec « ELDER WIFE ». Le cinéma suédois traite de la violence du monde moderne avec « LEO » de Josef Fares et « KING OF PING-PONG » de Jens Jonsson. Le cinéma turc est plus créatif que jamais et les films présentés montrent la nouvelle génération : Özcan Alper (AUTOMNE), Dervis Zaïm (NOKTA) et Mehmet Güreli (OMBRE).  Quatre films américains indépendants font partie de cette section : « THE MISSING PERSON » de Noah Buschel, « HOME » de Mary Haverstick, « MISCONCEPTIONS » de Ron Satlof et « REZ BOMB » de Steven Lewis Simpson. Le réalisateur vénézuélien Alberto Arvelo qui a déjà eu une film en compétition au FFM, présentera « CYRANO FERNANDEZ ». Le film vietnamien « THE LITTLE HEART » de Thanh Van Nguyen a déjà été obtenu de nombreux prix dans son pays d’origine. 

DOCUMENTAIRES DU MONDE 

Le Canada se taille la part du lion parmi les documentaires proposés. En effet, 14 longs et moyens métrages documentaires ont été produits au Canada. Fidel à sa tradition, l’Office national du film offre plusieurs documentaires dans des registres très différents : « FOLLE DE DIEU » de Jean-Daniel Lafond dessine un portrait étonnant de Marie de l’Incarnation, qui quitte la France après avoir abandonné son fils pour devenir missionnaire au Canada, au milieu du 17e siècle. Véritable thriller spirituel, le film accompagne la comédienne Marie Tifo à la recherche de ce personnage hors du commun. 

Plusieurs documentaires présentés au FFM ont un rapport direct avec la création et les médias. Parmi ceux-ci deux films sur le cinéma québécois produits par Télé-Québec : « LE CINÉMA - L’IVRESSE DES DÉBUTS » et « LE CINÉMA – LA POLITIQUE » réalisés par Georges Privet, Jean Roy et Yvonne Dufour.  

Le film français « DISCORAMA, SIGNÉ GLASER » de Esther Hoffenberg. Tout au long des années 60, des millions de Français ont regardé avec assiduité, en famille, l’émission de Denise Glaser Discorama. Les monstres sacrés de la chanson française y défilèrent: Piaf, Aznavour, Gréco, Brel. Mais aussi des jeunes comme Moustaki, Hardy, Le  Forestier... 

Le film allemand « CONTRECHAMPS – LA RÉBELLION DES CINÉASTES » de Dominik Wessely et Laurens Straub. C’est à Munich, en 1971, qu’est  fondée la Filmverlag der Autoren, une compagnie de production qui comporte trois membres dont on retiendra les noms: Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders. Ils transformeront le visage du cinéma allemand. 

Certains cinéastes sont à l’écoute du monde et offrent aux spectateurs des documents où l’information et la compassion sont liées : « REFUGE » d’Alexandre Trudeau, « CHILDREN OF THE PYRE » du réalisateur indien Rajesh S. Jala, « WAR, LOVE, GOD & MADNESS » du réalisateur iraquien Mohamed Al-Daradji, « RAIN OF THE CHILDREN » du célèbre réalisateur Vincent Ward (Nouvelle-Zélande), « WAR CHILD » de Karim Chrobog trace le portrait d’Emmanuel Jal, un enfant-soldat de la guerre civile soudanaise et star montante du hip-hop qui est devenu le porte-parole de la paix au Soudan. « THE END OF POVERTY ? » de Philippe Diaz recherche les causes véritables de la faim dans le monde, avec le parti pris qu’il s’agit d’une machination délibérée héritée du colonialisme. 

Plusieurs films étudient les phénomènes sexuels dans leurs expressions les plus extrêmes comme la pornographie : « 9 TO 5 – DAYS IN PORN » de Jens Hoffmann, « THE PRICE OF PEASURE » de Chyng Sun, tandis que d’autres étudient les comportements sexuels dans des sociétés qui les répriment, comme le film de Rosa von Praunheim « DEAD GAY MEN AND LIVING LESBIANS » et « BE LIKE OTHERS » de Tanaz Eshaghian.

PROJECTIONS GRATUITES 

Par ailleurs, comme chaque année, le Festival présentera des films en plein air sur l’esplanade de la Place des Arts.  

De plus, le programme gratuit de cinéma québécois « Notre Cinéma à Radio-Canada » sera installé à l’intérieur du Complexe Desjardins.  

La programmation de ces 2 volets gratuits sera annoncée ultérieurement. 

 

COMMENT VOIR BEAUCOUP DE FILMS

AU FESTIVAL DES FILMS DU MONDE SANS SE RUINER

Attention : quantité limitée à bas prix 
 

LES SALLES  

CINÉMA IMPÉRIAL, 1430, rue de Bleury (Métro Place des Arts)

      Pavillon Sandra & Leo Kolber, Salle Lucie et André Chagnon

THÉÂTRE MAISONNEUVE, Place des Arts (métro Place des Arts)

CINÉMA QUARTIER LATIN (9 salles), 350 rue Emery (métro Berri-UQAM)

CINÉMA ONF, 1564, rue St-Denis (Métro Berri-UQAM) 

LES PRIX D’ENTRÉE 

Le Festival des Films du Monde veut continuer à rendre la culture cinématographique accessible au plus grand nombre. Les coupons échangeables contre des billets sont déjà disponibles. 

Les 30 coupons disponibles au tarif de 150.$ vous feront faire une économie de 50% sur le prix du billet individuel de 10.$ 

Les 10 coupons disponibles au tarif de 60.$ vous feront faire une économie de 40% sur le prix du billet individuel de 10.$ 

Une quantité limitée à tarif réduit d’ensembles de 10 coupons et 30 coupons sont déjà en vente à plusieurs endroits (réseau Admission, au Cinéma Quartier Latin et aux guichets de la Place des Arts,. Le bon de commande est disponible sur le site Internet du Festival (www.ffm-montreal.org). Pour ceux qui ne peuvent pas venir chercher leurs coupons, Il est également possible de commander les coupons à partir du site Internet d’Admission (www.admission.com) qui peut les envoyer à domicile. 

Les coupons pourront être échangés contre des billets pour des séances précises à partir du samedi 16 août aux endroits suivants : Cinémas Quartier latin, Cinéma Impérial, Place des Arts. 

Des laissez-passer « Cinéphile » sont en vente au prix de 250.$ (jusqu’au 15 août) et ensuite au prix régulier de 300.$.  Des laissez-passer « Cinéphile étudiant » sont en vente au prix de 150.$ (jusqu’au 15 août) et ensuite au prix régulier de 200.$ 

Le bon de commande pour les laissez-passer et carnets de coupons est disponible sur le site Internet du Festival (www.ffm-montreal.org). 

Pour renseignements : (514) 848-3883

Du 28 octobre au 30 novembre 2008

UNE CRÉATION DU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI

Bob, de René Richard Cyr

TEXTE RENÉ-DANIEL DUBOIS
MISE EN SCÈNE DE RENÉ RICHARD CYR

AVEC MICHELLE ROSSIGNOL, BENOÎT MCGINNIS, ÉTIENNE
PILON, ROBERT LALONDE, CHRISTIANE PROULX, MARC BEAUPRÉ,
MATHIEU GOSSELIN, AGATHE LANCTÔT, JEAN-MOÏSE MARTIN,
CYRIL FONSECA ET 4 AUTRES INTERPRÈTES

COLLABORATEURS : FRANÇOIS BARBEAU, ETIENNE BOUCHER, ALAIN DAUPHINAIS, MARIE-HÉLÈNE DUFORT, PIERRE-ÉTIENNE LOCAS ET PIERRE MIGNOT

Dramaturge, metteur en scène, comédien, traducteur, scénariste, professeur, poète et pamphlétaire, René-Daniel Dubois a écrit plus d’une vingtaine de pièces de théâtre, dont Ne blâmez jamais les Bédouins pour laquelle il a reçu le Prix du Gouverneur général en 1984. Sa pièce Being at home with Claude a été adaptée pour le cinéma par Jean Beaudin en 1992. René-Daniel Dubois a été traduit en anglais, en espagnol, en italien et en tchèque, lu et joué au Québec, au Canada anglais, aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Europe. Il a signé de nombreuses mises en scène notamment Les guerriers de Michel Garneau (Centre Georges-Pompidou à Paris), Kean d'Alexandre Dumas (TNM), Le roi se meurt d’Ionesco et La demande d'emploi de Michel Vinaver (l’Espace Go). Il a adapté plusieurs pièces, traduit des auteurs tels Tim othey Findley, Moises Kaufman, Edward Thomas, Eric Overmyer et signé de nombreux articles et textes pour le cinéma, la télévision et la radio.

Ses parutions les plus récentes sont Entretiens (Leméac, 2006) et Le trajet d’un hobbit, l’un des deux textes composant Post-scriptum (Dramaturges Éditeurs, 2007), livre qui accompagne le DVD du documentaire Un sur mille que Jean-Claude Coulbois a réalisé à son sujet. Comme interprète, René-Daniel Dubois a travaillé sous la direction d’André Brassard, Paul Buissonneau, Gilbert Lepage, Roland Laroche, Andrée Saint-Laurent, Marc Drouin, Michel Marc Bouchard, Robert Morin, Bernard Émond, Jacques Godbout et Gilles Carle. De lui, le Théâtre d'Aujourd'hui a déjà présenté Adieu, docteur M ünch (1988), dans une mise en scène de Joseph Saint-Gelais et Panique à Longueuil (1990), dans une mise en scène de Denise Filiatrault.

Photo: NEIL MOTA
Du 25 juin au 30 août

Théâtre le Patriote

Coup de Ciseaux

Le Salon international du livre de Québec

Avec cette version québécoise du remarquable succès « Shear Madness », venez découvrir par vous même pourquoi cette comédie policière a été acclamée par plus de 8 millions de spectateurs à travers le monde, et homologuée d’un record « Guinness ». 

L’action de « Coup de Ciseaux » se déroule à toute vitesse dans un salon de coiffure où se croisent des personnages plus farfelus les uns que les autres : un coiffeur extravagant (François-Étienne Paré), une manucure ambitieuse (Anne Casabonne), une dame à l’air digne (Louise Deschâtelets), un antiquaire mystérieux (Éric Hoziel), un client curieux (Claude Maher) et un jeune homme affable (Marc St-Martin).  

Drôle! Brillant! Surprenant!   Coup de Ciseaux, un spectacle différent où le fin limier en vous aura à se révéler. 

Après Boston, Londres, New York, Madrid, San Fransisco, Mexico, Washington et Chicago, voici à Sainte-Agathe, ce thriller aux rebondissements étonnants. Coup de ciseaux,  Coup de théâtre et Coup de maître à ne pas manquer.

Titre original : Shear Madness  
Auteur : Paul Portner 
Mise en scène originale: Bruce Jordan 
Mise en scène et adaptation québécoise : Claude Maher

Horaire : du 25 juin au 30 août, mercredi au samedi, à 20 h 30. Entrée à partir de 29$ (théâtre), à partir de 59$ (souper théâtre) (taxes incluses).  

           Renseignements à la billetterie du  Le Patriote

(819) 326-3655,
1-888-326-3655

Réseau Admission

(514) 790-1245. 

Du 25 septembre au 5 octobre 2008

À l’Usine C

Danse

enfin vous zestes- La nouvelle création de Louise Bédard

enfin vous zestes

Après le succès de Ce qu’il en reste à l’Usine C en octobre 2005, et une nomination à titre de finaliste en danse au Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal, Louise Bédard nous revient avec une nouvelle oeuvre de danse. Dans cet univers aux multiples couches, inspiré par la peinture, rien n’est tout à fait ce que l’on voit. Le mouvement des corps dissimule tout autant qu’il révèle et les personnages jonglent constamment avec leur part d’ombre et celle de lumière. Chorégraphe d’expérience, à l’imaginaire débridé, Louise Bédard propose des mondes qui frôlent le tragique, embrassent le drôle et le désopilant, tout en étant toujours neufs, toujours étonnants.

Direction artistique et chorégraphie ~ Louise Bédard / Musique ~ Diane Labrosse / Costumes et maquillages ~ Angelo Barsetti / Lumières ~ Bruno Rafie / Vidéo ~ David Fafard / Scénographie ~Geneviève Lizotte / Danse ~ Tom Casey, Jean-François Déziel, Marie-Claire Forté, Victoria May, Ken Roy et Sarah Williams

Du 25 septembre au 5 octobre 2008
Jeudi au samedi à 20h00, Dimanche à 15h00
À l’Usine C ~ 1345, avenue Lalonde, Montréal, Canada
(au sud d'Ontario, entre de la Visitation et Panet ~ métro Beaudry)
Billetterie : 514.521.4493 / Admission : 514.790.1245
Prix des billets : 30$ régulier, 26$ aînés, 24$ étudiants, Groupes de 10 personnes et plus 15$

Photo : Angelo Barsetti
Saison 2008-2009

La TOHU - une 5e saison cirque éblouissante!

TOHU

Depuis l’ouverture de ses portes en 2004, la TOHU a su s’imposer comme un présentateur majeur en termes d’arts du cirque et se démarquer grâce à la tenue d’événements qui reflètent sa triple mission : culturelle, environnementale et communautaire. À l’aube de sa cinquième saison, la TOHU est plus que jamais enthousiaste et entend bien continuer de proposer des spectacles créés par des compagnies mondialement renommées, mettre en valeur les artistes de la relève et offrir toujours davantage d’activités « vertes » et rassembleuses. Toujours en effervescence, la TOHU présente encore, en 2008-2009, une programmation diversifiée et stimulante, qui ne manquera pas d’éblouir les Montréalais.

LES 7 DOIGTS DE LA MAIN INAUGURENT LA 5E SAISON
Après avoir fait un malheur à la TOHU avec leurs spectacles LOFT et TRACES, LES 7 DOIGTS DE LA MAIN donnent le coup d’envoi de la saison 2008-2009! La troupe québécoise, qui inaugurait la TOHU en 2004, est de retour dès le 23 septembre avec La Vie, un spectacle qui flirte avec le cabaret et qui a affiché complet au Festival
International de Wellington (Nouvelle-Zélande) après avoir passé l’été dernier à New York. Offert en tournée internationale, La Vie animera la TOHU avec ses 90 minutes de folie, de surprise et d’émotion. « Ce spectacle nocturne et osé mélange de musique, théâtre, danse et acrobatie, possède […] l’urgence et l’intimité du théâtre. » (The Dominion Post, Nouvelle-Zélande) « Une rêverie érotique de haute voltige. » (Talkin’ Broadway off, États-Unis)

LA VRAIE MAGIE DU TEMPS DES FÊTES ? NE CHERCHEZ PLUS ET FONCEZ À LA TOHU !
À partir du 18 décembre, la troupe américaine Cirque Mechanics invite petits et grands à l’étrange Birdhouse Factory, une usine singulière et irrésistiblement drôle inspirée du film Les Temps modernes, de Charlie Chaplin. Il faut voir les contorsionnistes s’affairer sur une table tournante actionnée par des monocyclistes, une trapéziste s’envoler grâce à un engrenage mis en marche par un acrobate et des
saltimbanques défier les lois de la physique à l’aide d’un mur trampoline. Les dispositifs ingénieux et le talent extraordinaire du groupe – anciens membres du Cirque du Soleil, du Pickle Family Circus et du Cirque de Moscou – transforment l’ordinaire en merveilleux.

VILLE LUMIÈRE ET ÉTOILES DU CIRQUE
Pour la troisième année, la TOHU s’associe au Festival Montréal en Lumière. Et puisque celui-ci rend hommage à Paris en 2009, la TOHU a choisi de présenter des artistes s’étant illustrés lors du prestigieux Festival Mondial du Cirque de Demain, à Paris. Référence mondiale incontestée, le festival parisien accueille depuis trente ans, dans la capitale française, les artistes de cirque les plus talentueux du monde. Le spectacle mettra en vedette une sélection d’artistes ayant impressionné le jury du fameux festival et remporté de prestigieux prix lors des éditions précédentes, des numéros actuels et des prouesses intemporelles. Cet événement, présenté du 17 au 28 février 2009 et conçu spécialement pour souligner le 30e anniversaire du Festival Mondial du Cirque de Demain, présentera tout simplement la crème de la crème!

CHAPEAU LES FINISSANTS !
Enfin, comme à chaque fin de saison, la TOHU fait honneur aux finissants de l’École nationale de cirque. Du 1er au 13 juin 2009, il faut voir ces nouveaux artistes, venus des quatre coins de la planète pour profiter de l’enseignement de l’une des écoles de cirque contemporain les plus réputées en Occident, se lancer sans filet dans l’aventure circassienne. L’atmosphère y est unique, car le public découvre et célèbre la virtuosité et la fougue de ces jeunes, aspirant à la conquête du monde. De plus, pour la saison 2008-2009, le spectacle annuel se multiplie par deux ; l’École offrira en effet deux spectacles différents, présentés en alternance. Deux fois plus d’ambiance, et deux incontournables pour les amateurs de nouveau cirque!

LES ESCALES CIRQUE
Excellente occasion de découvrir des petites et moyennes formes en arts du cirque, le volet Escales Cirque accueille des talents de Belgique (Baladeu’x) et d’Australie (C!RCA). L’ensemble belge Baladeu’x offrira Double Tour, un duo… à trois, pour une femme, un homme et… une porte! Alchimie tendre née de la rencontre entre danse et jonglerie, Double tour sera à l’affiche de la TOHU du 22 au 26 octobre 2008 et sera ensuite présenté en tournée québécoise. Du côté des Australiens, le groupe C!RCA proposera By The Light of Stars That Are No Longer…, une oeuvre désarmante évoquant notre rapport intime avec le ciel. Le spectacle combine virtuosité physique, une trame sonore saisissante et l’utilisation magistrale de la technique du clair-obscur pour une expérience visuelle renversante. By The Light of Stars That Are No
Longer… sera présenté à la TOHU du 15 au 19 avril 2009 dans le cadre d’une tournée à travers le Canada.

ÉVÉNEMENT SPECIAL : LE PROJET FIBONACCI
Les 18, 19 et 20 juillet, le collectif Les 7 doigts de la main investit la TOHU avec un atelier de création mettant en piste les troupes Artcirq (Nunavut) et Cirko De Mente (Mexico) pour un spectacle alliant cirque, musique, danse et théâtre. Inspiré de la suite de Fibonacci, une séquence mathématique observée dans les schèmes de croissance de la majorité des organismes vivants, le projet est fondé sur la conviction que l’art a le pouvoir de créer des ponts entre les cultures. Le Projet Fibonacci, comme une plante qui s’étofferait sans fin, est une création en mouvement qui se nourrit de collaborations avec des artistes des quatre coins du monde. Le Projet s’installe pour deux semaines à la TOHU où plus de 20 artistes inuits, mexicains et québécois vont collaborer 7 jours sur 7, et presque 24 heures sur 24, afin de combiner leurs idéaux individuels en une création collective.

LA TOHU : DES ACTIVITÉS EN PERMANENCE
Il se passe toujours quelque chose à la TOHU, hiver comme été, beau temps, mauvais temps. En plus des spectacles mettant en valeur la diversité de l’offre circassienne nationale et internationale, la TOHU propose des expositions et d’innombrables activités gratuites. En été, on s’y retrouve pour des événements comme la Fête Bio Paysanne, la FALLA, l’Éco-Fête, les Vendredis latins et les Dimanches en famille.

Pour ne rien manquer, procurez-vous la brochure de la TOHU ou téléchargez-la au www.tohu.ca. Vous verrez, vous aurez l’embarras du choix!
Pour se rendre à la TOHU: 2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)
Métro Jarry (autobus 193 - Est)
Métro d’Iberville (autobus 94 – Nord)
Information et billetterie : 514 376-TOHU (8648)

Du 18 juin au 27 août

Concerts gratuits tous les mercredis midi au centre-ville

Les Midis Financière Sun Life : un rendez-vous musical de choix!

Les Midis Financière Sun Life

À compter du 18 juin prochain, et ce, jusqu’au 27 août, les Midis Financière Sun Life seront de retour pour le plaisir des travailleurs du centre-ville de Montréal, des passants et des touristes. Présentés gratuitement tous les mercredis midi, de 12 h 10 à 13 h, au square Dorchester, les concerts proposent une heure de lunch musicale avec des artistes talentueux, des rythmes entraînants et des styles musicaux qui varient chaque semaine. En cas de pluie, le spectacle est remis au lendemain.

Une heure de lunch qui fait du bien

Véritable moment de détente, de ressourcement, de découvertes et d’amicales rencontres avec des collègues, des amis ou des membres de la famille, les concerts donnent l’occasion de transformer l’heure du lunch en une pause qui fait du bien. Présentés en plein air, au square Dorchester, dans le décor enchanteur d’un parc urbain situé face à l’édifice de la Financière Sun Life, un des fleurons architecturaux de Montréal, ces rendez-vous musicaux offrent un doux moment de plaisir et de bonheur.

Une programmation riche et audacieuse

Pour cette 11e édition, les Midis Financière Sun Life offrent des prestations musicales aux couleurs du monde avec des découvertes d’ici et d’ailleurs. La présentation des onze concerts permet aux amateurs de musique d’apprécier et de découvrir une grande variété de styles musicaux et de jouir d’une belle proximité avec les artistes invités.

Dates

Artistes

Style musical

18 juin

Angel Forrest

Blues

25 juin

Andrea Lindsay

Répertoire francophone

 2 juillet

Guy Bélanger

Blues

 9 juillet

Moonlight Girls

Swing et jazz

16 juillet

Empire Isis

Reggae

23 juillet

Roberto Lopez Project

Nu Afro Latin

30 juillet

Pastel

Pop Rock

 6 août

Iba

Musique africaine

13 août

3 GARS SU’L SOFA

Musique folk francophone

20 août

Jim Zeller

Blues

27 août

Harshmellow

Pop alternatif

La fête au centre-ville de Montréal

Intégrés au calendrier estival des manifestations d’envergure tenues à Montréal, les Midis Financière Sun Life attirent chaque année plus de 50 000 amateurs de musique qui participent avec enthousiasme aux concerts. Présentés depuis maintenant onze ans, les Midis Financière sont devenus, au fil des ans, une véritable tradition estivale au centre-ville de Montréal, ayant rejoint plus d’un demi-million de personnes qui ont profité de ce cadeau musical de choix.

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