234 longs métrages (dont 105 en premières mondiales et internationales), 13 moyens métrages, 208 courts métrages
Un jury présidé par le réalisateur Mark Rydell,
avec l’actrice Evelyne Bouix, la représentante du public Johanne Dugas, les réalisateurs Xie Fei et Vojtech Jasny et l’écrivain et réalisateur Dany Laferrière
« Faubourg 36 » de Christopher Barratier en ouverture.
Des hommages à Alan Ladd Jr. et Tony Curtis
Une « Master class » avec Brian de Palma
Une importante délégation bavaroise accompagne une sélection riche et diversifiée
Des comédies musicales russes de l’époque soviétique
Et tant d’autres plaisirs encore à annoncer
COMPÉTITION MONDIALE : 21 longs métrages et 12 courts métrages
COMPÉTITION MONDIALES DES PREMIÈRES ŒUVRES : 17 longs métrages
HORS CONCOURS ET SÉANCES SPÉCIALES : 30 longs métrages
REGARDS SUR LES CINÉMAS DU MONDE : 84 longs métrages et 108 courts
DOCUMENTAIRES DU MONDE : 35 longs métrages, 13 moyens et 15 courts
HOMMAGES : 15 longs métrages (Alan Ladd Jr., Tony Curtis, Kashiko Kawakita, comédies musicales de l’époque soviétique)
CINÉMA SOUS LES ÉTOILES : 18 longs métrages
NOTRE CINÉMA À RADIO-CANADA : 15 longs métrages
FESTIVAL DU FILM ÉTUDIANT : 73 courts métrages
JURY DU 32e FESTIVAL DES FILMS DU MONDE
MARK RYDELL (Président)
Après des études cinématographiques au Neighborhood Playhouse, Mark Rydell choisit de se consacrer à la musique jazz. Il fréquente l'Actor's Studio et se lance ensuite dans une carrière à la télévision. En 1956, il fait ses débuts au cinéma dans FACE AU CRIME de Don Siegel. S'ensuit alors une longue parenthèse de douze ans durant laquelle il se consacre exclusivement à la réalisation de téléfilms. En 1968, il réalise son premier long métrage, LE RENARD, puis enchaîne un an plus tard avec REIVERS, une comédie adaptée d'un roman de William Faulkner. En 1972, il réalise LES COWBOYS dans lequel il dirige le légendaire John Wayne. Puis il revient devant la caméra et joue sous la direction de Robert Altman dans LE PRIVÉ. En 1979, il signe THE ROSE, s'inspirant de la vie de Janis Joplin. Mais la récompense suprême arrive en 1981 avec LA MAISON DU LAC, un drame familial qui réunit Henry Fonda et sa fille Jane, ainsi que Katharine Hepburn, et qui lui rapporte l'Oscar du meilleur réalisateur. Suivront, LA RIVIÈRE (1984), FOR THE BOYS (1991) et EVEN MONEY (2006).
EVELYNE BOUIX
Enfant, la jeune Evelyne aime se déguiser pour tromper l’ennui. Mais il lui faut attendre le lycée pour qu’un surveillant la prenne sous son aile et l’amène dans un cours d’art dramatique à Paris. Elle se prend au jeu et, à 16 ans, elle débute dans la pièce Malatesta, de Montherland, à la Comédie-Française. Elle rèlevera d’autres défis sur scène. En 1976, elle tient un rôle dans RENÉ LA CANE de Francis Girod. En 1980, Claude Lelouch la dirige dans LES UNS ET LES AUTRES. Elle le retrouve dans EDITH ET MARCEL, VIVA LA VIE , UN HOMME ET UNE FEMME, VINGT ANS APRÈS, TOUT ÇA POUR ÇA. Evelyne Bouix poursuit entre-temps une carrière théâtrale. Après quelques téléfilms et une suite ininterrompue de présences sur scène, elle fait un retour au cinéma. On la retrouve dans MUSÉE HAUT, MUSÉE BAS, de Jean-Michel Ribes.
JOHANNE DUGAS
Depuis plus de vingt ans, cette globe-trotter s’affaire à explorer, d’un continent à l’autre, la condition humaine et part à la recherche d’univers singuliers. Travaillant dans le domaine des affaires diplomatiques et consulaires, cette diplômée des Hautes Études Commerciales, grande passionnée du 7e Art, effectue aussi des voyages immobiles où elle est transportée par des poètes de l’image et des peintres d’atmosphères. À chacun des tourbillons de la rentrée, sa grande curiosité l’amenait à faire l’école buissonnière pour ne rien manquer du festival auquel elle est toujours restée fidèle. Plusieurs de ses souvenirs sont associés à des films qu’elle a vus et ces films sont aussi devenus de bons souvenirs. Le cinéma est pour elle une représentation de la réalité, jamais trop loin du réel, mais juste assez pour faire rêver et réfléchir.
XIE FEI
Né à Shaanxi, en Chine, Xie Fei est l’un des plus importants cinéastes chinois de la «Cinquième génération». Diplômé en 1965 de l’Académie de cinéma de Beijing, il commence très tôt une carrière de metteur en scène à la scène et à l’écran. En 1976, il retourne à l’Académie de Beijing où il enseigne depuis. Ses films sont diversifiés tant sur le plan formel que thématiques. On lui doit des longs métrages souvent récompensés dans des festivals internationaux: FIRE BOY (1978), OUR FIELDS (1983), BEN MIN NIAM (1990, Ours d’Argent à Berlin), THE WOMEN FROM THE LAKE OF SCENTED SOULS (1993, programmé au Festival des films du monde de Montréal, également Ours d’Or à Berlin), UNE HISTOIRE DE MONGOLIE (1995, programmé au Festival des films du monde de Montréal), SONG OF TIBET (2000).
VOJTECH JASNY
Né à Kelc (Moravie orientale, dans l’ancienne Tchécoslovaquie), Vojtech Jasny étudie la philosophie et le russe avant d’entrer à la FAMU, l’Académie tchèque de cinéma. C’est là qu’il tourne son premier film en 1949 avec Karel Kachyna. Il dirigera LES NUITS DE SEPTEMBRE (1956), puis remportera un succès international avec DÉSIR (1958), qui aura un problème avec la censure. Après LA PROCESSION À LA VIERGE (1961), il s’imposera avec UN JOUR, UN CHAT (1963),Grand Prix spécial du jury au Festival de Cannes. Il arrive aux États-Unis en 1984 et réalise le documentaire MILOS FORMAN: A PORTRAIT AND THE MAKING OF VALMONT. Au Canada, pour les Productions La Fête, il réalisera C’EST PAS PARCE QU’ON EST PETIT QU’ON PEUT PAS ÊTRE GRAND (1986), de la célèbre série Contes pour tous, le documentaire POURQUOI HAVEL? (1991). Ensuite GLADYS (1998) et LE RETOUR AU PARADIS (1998), présentés au Festival des films du monde de Montréal, ainsi que PEKLO NA ZEMI (2001).
DANY LAFERRIÈRE
Écrivain prolifique, Haïtien d’origine, Québécois d’adoption et Nord-Américain impénitent, Dany Laferrière s’est d’abord fait connaître par un premier roman, Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer, qui l’a rapidement propulsé sous les feux de la rampe. Il en a par la suite signé l’adaptation cinématographique. Son œuvre littéraire chemine entre les sociétés haïtienne, québécoise et nord-américaine, et Laferrière pose sur elles un regard empreint de lucidité. Il a réalisé COMMENT CONQUÉRIR L’AMÉRIQUE EN UNE NUIT, son premier long métrage de fiction, présenté au Festival des films de Montréal. Écrivain, homme de radio et de télévision, sa conception du monde et de la vie s’illustre particulièrement dans ses écrits. Parmi ses nombreux romans et nouvelles, on soulignera Chronique de la dérive douce, Pays sans chapeau, La chair du maître, Le charme des après-midi sans fin, Le cri des oiseaux fous, Vers le sud, adapté à l’écran par le cinéaste français Laurent Canet.
HOMMAGES
TONY CURTIS
De son vrai nom Bernard Schwartz, né le 3 juin 1925 dans le Bronx, à New York. Rendu célèbre par son physique de jeune premier et son accent typiquement new-yorkais, son nom restera associé à son interprétation dans CERTAINS L’AIMENT CHAUD avec Jack Lemmon et Marilyn Monroe.Il a figuré dans plus de cent films depuis 1949. L’acteur finit par faire la preuve de son talent dans des films d’exception comme dans The Sweet Smell of Success et dans son rôle d’un évadé de prison enchaîné à Sidney Poitier dans The Defiant ones, qui lui a valu une nomination aux Oscars.
Depuis le début des années 1980, Tony Curtis mène une seconde carrière de peintre. Il a son étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard et a été fait chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1995 en France.
Le Festival des films du monde remettra un Prix spécial à Tony Curtis pour l’ensemble de sa carrière.
ALLAN LADD JR.
Durant sa carrière couronnée de succès, Allan Ladd Jr. fait croître et éclore un nombre remarquable d’œuvres de qualité en sol américain et à l’international, notamment les titres de la série LA GUERRE DES ÉTOILES de George Lucas, ALIEN et BLADE RUNNER de Ridley Scott, ainsi que LA TOUR INFERNALE d’Irvin Allen, LA MALÉDICTION de Richard Donner, QUE LE SPECTACLE COMMENCE de Bob Fosse, LES CHARIOTS DE FEU de Hugh Hudson et L’ÉTOFFE DES HÉROS de Philip Kaufman.
Allan Ladd Jr. est membre actif de la Producer’s Guild of America, du American Film Institute Second Decade Counctil et de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Impliqué dans des institutions d’enseignement, il a contribué à établir le profil académique du programme de critique cinématographique.
Le Festival des films du monde remettra un Prix spécial à Allan Ladd Jr. pour l’ensemble de sa carrière.
HOMMAGE POSTHUME À Mme KASHIKO KAWAKITA
Fondé à l’initiative de Madame Kawakita pour promouvoir le cinéma japonais à l’étranger, le Kawakita Film Institute a pour vocation de collecter et préserver les films et autres archives cinématographiques pour les mettre à la disposition du public. Depuis 1974, l’Institut organise des programmations itinérantes et thématiques de films japonais. Pérennisés par leur succès, ces manifestations circulent annuellement jusqu’en 1992 dans le monde entier, établissant la réputation internationale du Kawakita Memorial Film Institute. Coopérer avec les festivals de films pour faire voyager le cinéma japonais à l’étranger est aujourd’hui l’une des activités phare de l’Institut qui, par ailleurs, s’emploie à faciliter les démarches des directeurs de festivals à toutes les étapes de leur sélection.
LE CINÉMA BAVAROIS
Unique dans sa diversité
Les 100 ans d’histoire cinématographique du plus grand état allemand est riche en styles, en genres et en thèmes abordés. Des noms tels que Doris Dörrie et Sönke Wortmann sont devenus célèbres à travers le monde. Au cours des quelques dernières années, les films bavarois ont obtenu de nombreux prix sur la scène cinématographique internationale. À titre d’exemple, Florian Hencke von Donnersmarck, Caroline Link et Florian Gallenberger se sont particulièrement distingués.
10 longs métrages produits grâce à l’appui du FilmFernsehFonds Bayern et 2 courts métrages (portraits croisés avec l’INIS) seront présentés dans différentes sections. Une importante délégation conduite par le Ministre d’État et Chef de la Chancellerie de la Bavière, M. Eberhard Sinner viendra au Festival
COMÉDIES MUSICALES RUSSES DE L’ÉPOQUE SOVIÉTIQUE
7 longs métrages montrant le meilleur des comédies musicales de l’époque soviétique seront présentés. Cinéma de divertissement par excellence, les Soviétiques, tout comme les Américains ont été friands de ce cinéma fait pour oublier le quotidien.
MASTER CLASS AVEC BRIAN DE PALMA
Brian de Palma viendra donner une « leçon de cinéma » pendant le Festival.
Brian De Palma est sans aucun doute le plus hitchcokien des cinéastes américains. Le voyeurisme chez lui est essentiel, source première du cinéma. Mais en même temps, ses premiers films révèlent un profond intellectuel de la caméra (MURDER A LA MOD). Le succès vient lorsqu’il produit des effets plus gros comme dans CARRIE, FURY, THE PHANTOM OF PARADISE ou même SCARFACE et DRESSED TO KILL.
Travellings, panoramiques, plongées fabuleuses, telles sont quelques perfections techniques du cinéma de De Palma. Sur ce point, l’historien, journaliste et critique de cinéma Jacques Siclier parle à son sujet de « camera prima donna : la caméra filme avec la virtuosité la plus brillante comme une prima donna chante en se jouant des compositions musicales les plus périlleuses.»
En effet, sa filmographie constitue un bréviaire de la virtuosité technique. À titre d’exemples, de SŒURS DE SANG à REDACTED, en passant pas LES INCORRUPTIBLES, RAISING ARIZONA, L’IMPASSE et MISSION : IMPOSSIBLE.
PROGRAMMATION DU 32e FESTIVAL DES FILMS DU MONDE
Le Festival des Films du Monde a rassemblé pour sa 32e édition une moisson de films de qualité qui correspondent exactement à ce qu’on attend d’un événement dont le credo est l’ouverture sur le monde et le compréhension entre les peuples.
Plus de 2000 films ont été visionnés, soit au cours de voyages dans les pays de production, soit aux bureaux de Montréal. Les nouvelles technologies permettent à un grand nombre de jeunes de réaliser des films avec des structures légères. Ce qui est vrai pour les premières œuvres l’est encore davantage pour les courts métrages. Fidèle à sa tradition, le Festival des Films du Monde donne aussi une chance aux cinématographies émergeantes.
COMPÉTITION MONDIALE
Les 20 longs métrages choisis pour la Compétition, tous présentés en premières mondiales ou internationales, démontrent que l’être humain, quel que soit le contexte, est au cœur des préoccupations des réalisateurs et scénaristes.
« FAUBOURG 36 » de Christophe Barratier (réalisateur du film « Les Choristes ») qui sera présenté en ouverture. Dans un faubourg populaire du nord de Paris en 1936, l’élection printanière du gouvernement du Front populaire fait naître les plus folles espérances et favorise la montée des extrêmes. C’est là que trois ouvriers du spectacle au chômage décident d’occuper de force le music-hall qui les employait il y a quelques mois encore, pour y monter un spectacle “à succès”. Le lieu sera la théâtre de la plus éphémère des belles entreprises.
Deux films québécois ont été sélectionnés pour la « Compétition mondiale ».
« EN PLEIN COEUR » de Stéphane Géhami met en scène Benoît et Jimi, un grand gars de 32 ans et un petit homme de 14 ans. Ces deux écorchés cherchent à être aimés. Ils volent des Jeeps pour un réseau. Leur amitié se développe et se transforme. À coups de poings, à coups de gueule et à coups de coeur.
« CE QU’IL FAUT POUR VIVRE » de Benoît Pilon se situe au début des années 50. Tivii, un chasseur inuit atteint de tuberculose, est déraciné et transporté dans un sanatorium de Québec. Affaibli, séparé de ses proches, incapable de communiquer dans sa langue, confronté à une culture dont il ne connaît rien et qui ne connaît rien de la sienne, il décide de se laisser mourir et devient son pire ennemi. Un ennemi que l’infirmière Carole combattra avec la force de sa détermination.
L’être humain pris dans un conflit qui le dépasse est la thématique récurrente de plusieurs films. Le film allemand « L’INVENTION DE LA SAUCISSE AU CURRY » de Ulla Wagner avec Barbara Sukowa, nous présente l’être humain avec ses ambiguïtés dans un contexte de guerre, en l’occurrence la 2e Guerre mondiale. « LA TOURNÉE » de Goran Markovic (Grand Prix des Amériques du Festival des Films du Monde 2003 avec « Cordon ») nous présente une troupe de comédiens en tournée alors que l’éclatement de la Yougoslavie provoque une lutte fratricide. Dans le film espagnol « TODOS ESTAMOS INVITADOS » de Manuel Gutierrez Aragon, un jeune militant d’un clan terroriste basque qui a perdu la mémoire au cours d’un attentat, est recruté pour une nouvelle mission par ses anciens compagnons. Le film israélien « WISPERING EMBERS » du réalisateur palestinien Ali Nassar nous présente un couple mis en péril par le militantisme de l’époux qui néglige sa femme pour tout d’abord le communisme avant d’être entraîné par un groupe intégriste.
Le couple et la difficulté de se comprendre est également une thématique centrale de plusieurs films. Dans le film flamand « (N)IEMAND / NOWHERE MAN » de Patrice Toye, une homme décide de disparaître sans laisser de trace par peur que sa femme, qu’il trouve trop belle pour lui, le quitte un jour. Dans le film argentin « LLUVIA / RAIN » de Paula Hernandez, une jeune femme qui a décidé de tout quitter et un homme venu à Buenos Aires pour quelques jours enterrer son père qu’il n’a jamais connu, se rencontre par hasard alors que la pluie les isole du reste du monde. Ils apprennent à se connaître, entre méfiance et besoin d’affection. Dans le film israélien « TOUT COMMENCE À LA MER » de Eitan Green, chacun des membres d’une famille doit faire face aux divers défis de la vie: l’amitié, l’amour, le sexe, la mort. Dans le film japonais « OKURIBITO » de Yojiro Takita, un violoncelliste au chômage trouve un travail dans un salon funéraire, ce qui rend sa femme mal à l’aise. Graduellement, en étant si proche de la mort, l’importance de la vie et l’amour des proches prend tout son sens. Dans « NOBODY TO WATCH OVER ME » de Ryoichi Kimizuka, second film japonais en compétition, les Funamuras forment une typique famille de banlieue. C’est du moins ce qu’ils croient avant que la police ne cogne à leur porte pour arrêter leur aîné, un adolescent de 18 ans sur le point de passer ses examens d’entrée au collège. Le film chinois « LES FEMMES DE NIMA » réalisé par Zhuo Gege est un tendre drame. Alors que les hommes ont pris la clef des champs, laissant leurs femmes derrière eux. Deux sœurs habitent maintenant avec leur mére de 85 ans. Elles souhaitent lui annoncer des nouvelles réjouissantes. L’aînée lui présente son fiancé et la cadette tombe amoureuse d’un berger. Mais la mise en scène destinée à provoquer le contentement maternel n’échappe pas à la perspicacité de la vieille dame.
Le monde contemporain, son manque d’humanité et la course pour la survie sont également des thématiques centrales de plusieurs films. Le film espagnol « BIENVENIDO A FAREWELL-GUTMAN » de Xavi Puebla est une fable sur les thèmes de l’ambition et des sévices moraux créés par la quête effrénée de l’ascension professionnelle et particulièrement sur la névrose contemporaine de la dépendance au travail, à l’alcool et au sexe. La lute pour la survie est le thème central du film mexicain « EL VIAJE DE TEO » de Walter Doehner dans lequel le petit Teo, 9 ans, traverse illégalement avec son père (récemment sorti de prison) la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Dans le film philippin « SELDA / LE PRISONNIER » de Paolo Villaluna et Ellen Ramos, un homme est incarcéré pour avoir accidentellement causé la mort d’un jeune garçon. Sans possibilité de se défendre, Il doit affronter très vite l’univers impitoyable de la prison. Après sa sortie, un des prisonniers qui l’avait protégé et avec lequel il s’était lié d’amitié, vient le rejoindre dans sa famille.
Le film suédois « VARG / LE LOUP » de Daniel Alfredson avec l’acteur Peter Stormare, bien que très différent du film québécois « CE QU’IL FAUT POUR VIVRE » de Benoît Pilon, exploite également le thème de la nordicité. Les Samis (ou Lapons) ont leur propre culture qui repose en grande partie sur l’élevage des rennes. Klemens tient à conserver son troupeau, mais on tente de le persuader de le vendre et de laisser son neveu Nejla, 18 ans, aller à l’école au lieu de s’occuper des rennes. Un jour le troupeau est attaqué. Les deux hommes réagissent sans avoir recours à la loi.
Le film indien « CHATURANGA » réalisé par Suman Mukhopadhyay est adapté d’un livre de Rabindranath Tagore. Dans le Bengale du début du 20ème siècle, le film raconte la quête spirituelle d’un jeune homme divisé entre le positivisme radical et le mysticisme religieux.
« YOUR NAME HERE » réalisé par Matthew Wilder avec l’acteur Bill Pullman raconte les derniers jours de l’auteur de science-fiction William J. Frick. Au cours de l’été 1974, fauché et vivant dans des conditions misérables, il doit finir son chef-d’œuvre. Son inspiration sera l’acrice Nikki Principal, une figure qui l’obsède. Après une visite impromptue d’un agent du fisc, Bill a un coup de barre et se réveille dans une limousine aux côtés de Nikki Principal en personne, qui lui apprend que le travail littéraire qu’il est en train de produire va changer la face du monde… Il réalise qu’il vit maintenant dans l’un des mondes qu’il a créés, et qu’il voyage maintenant dans son propre délire littéraire.
Inspiré d’une histoire vécue, « FRÈRES DE SANG / BLOEDBROEDERS » de Arno Dierickx se situe par un bel été des années soixante. Simon, seize ans, d’origine modeste, est subjugué par les frères Arnout et Victor van Riebeeck et passe du bon temps dans leur demeure prospère. Au grenier de la villa, ils cachent leur ami Ronnie, un délinquant juvénile qui fuit la police. Mais les choses se compliquent lorsque Ronnie devient encombrant et qu’il commence à les harceler.
COMPÉTITION MONDIALE DES PREMIÈRES ŒUVRES
17 premiers longs métrages ont été sélectionnés pour la Compétition des premières œuvres. Véritable tête chercheuse du Festival, cette section offre une sélection de films de pays aussi divers que l’Australie, l’Allemagne, la Bolivie, l’Iran, la Hongrie, la Russie, la Turquie ou le Canada. On dénote souvent parmi des réalisateurs de premiers films, un désir de raconter les choses autrement, de développer un langage, un style qui soit au service d’une histoire.
Un grand nombre de premiers films nous ont été proposés. Le numérique permet aux jeunes talents d’avoir de l’audace et de se lancer dans les projets qu’il auraient peut-être eu de la difficulté à faire aboutir avec les anciennes techniques plus lourdes.
HORS CONCOURS
La section « Hors Concours » regroupe une trentaine de longs métrages, certains de réalisateurs déjà récompensés dans le passé au Festival des Films du Monde. Pas moins de 5 longs métrages allemands figurent dans cette section, dont « BAVARIAN REBEL » du Bavarois Marcus H. Rosenmüller, « LE MIRACLE DE BERLIN » de Roland Suso Richter, déjà récompensé au FFM avec le film « Le Tunnel », « CHERRY BLOSSOM – HANAMI » de Dorris Dörrie dont plusieurs films antérieurs ont été appréciés par le public du FFM. « LISSI AND THE WILD EMPEROR » de Michael « Bully » Herbig est un film d’animation irrévérencieux sur la célèbre « Sissi ». « DIE WELLE / LA VAGUE » de Dennis Gansel est un film qui fait des vagues et qui saura captiver le public.
Le réalisateur argentin Eliseo Subiela a été plusieurs fois récompensé au Festival. Il nous offre cette fois-ci « NO MIRES PARA ABAJO / DON,T LOOK DOWN » qu’on peut qualifier de guide de pratiques sexuelles avec pendant les trois quart du temps un couple en train de faire l’amour. Mais il n’y a rien de vraiment scandaleux ni d’impur dans ces scènes.
Avec « ALL INCLUSIVE », le réalisateur chilien Rodrigo Ortuzar Lynch nous présente une famille dont les rapports s’étiolent pendant des vacances dans un hôtel du Yucanta. Chacun des membres vivra durant les vacances une expérience qui fera ressortir un trait de caractère disfonctionnel.
« LONG TUNE » du réalisateur originaire de Mongolie, Hasichoalu, est un film émouvant sur le rapport de l’homme avec la nature, la vie et la mort. En Mongolie, une chamelle donne naissance à un petit. À Beijing, une cantatrice mongole, Qiqige, charme les spectateurs pendant que son conjoint, Batu, veut emmener un cheval difficile vers les plaines de la Mongolie.
« PAINTED SKIN » de Gordon Chan (Chine/Hong-Kong/Singapour) est un film d’art martiaux dans la veine de « Tigre et Dragon ». Quand le général Wang sauve la belle Mei-ling, il est loin de se douter que le soir venu elle prend la forme d’un renard et chasse les hommes pour leur dévorer le coeur.
« LA NUIT DU BABY DOLL », film égyptien de Adel Adeeb met en scène une brochette impressionnante d’acteurs égyptiens. Cette histoire foisonnante peur se résumer ainsi : le rêve d’un homme devient inaccessible dans ce monde devenu fou alors qu’il ne rêve que d’une nuit avec sa femme afin qu’ils puissent concevoir l’enfant tant désiré.
« EL POLLO, EL PEZ Y EL CANGREJO REAL (LE POULET, LE POISSON ET LE CRABE ROYAL » de José Luis Lopez-Linares (Espagne) et un documentaire produit par Antonio Saura. Le concours pour le Bocuse d’Or, la plus haute distinction pour les chefs de cuisine professionnels, remise tous les deux ans à Lyon, dans le cadre d’une grande finale, est un prétexte pour faire le portrait de personnages savoureux. L’édition 2007 se déroule comme un véritable polar avec un humour irrésistible.
Dans le film finlandais « THE HOME OF DARK BUTTERFLIES » de Dome Karukoski, le jeune Juhani, 14 ans, est hanté et opprimé par une expérience traumatisante. Trimballé d’une famille d’accueil à l’autre pendant six ans, il finit dans un centre d’accueil pour garçons, L’Île. L’établissement est tenu par un homme impitoyable.
Trois films français font partie de la section « Hors Concours », dont « LE VOYAGE AUX PYRÉNÉES » de Jean-Marie & Arnaud Larrieu. Depuis un voyage en Italie, une célèbre actrice interprétée par Sabine Azéma est sujette à des crises de nymphomanie incontrôlables. Pour la guérir de cette libido galopante, qui ne convient point à son âge, son mari Jean-Pierre Darroussin, également comédien, organise un voyage en gîte à la montagne. « MES STARS ET MOI » de Laetitia Colombani avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Kad Merad et Rufus. Passionné par les actrices, Robert est sans doute le fan le plus collant du cinéma français. Agent de service la nuit dans une grande agence artistique, il consacre toutes ses journées à ses stars, qu’il suit sans relâche. « ÈLÉVE LIBRE » de Joachim Lafosse met en scène le jeune Jonas, 16 ans, qui vit un nouvel échec scolaire. Il rencontre Pierre, une trentenaire qui, touché par sa situation, va le prendre en charge. C’est à la fois un film sur les tourments adolescents et un film sur les névroses, les désillusions et les perversions du monde adulte.
Emir Kusturica célèbre dans « MARADONA BY KUSTURICA » l’incroyable histoire de Diego Maradona: héros sportif, dieu vivant du football, artiste de génie, champion du peuple, idole déchue et modèle pour des générations du monde entier. Grâce à un accès privilégié à l’homme, le grand réalisateur Serbe nous amène dans la vie personnelle et professionnelle du dieu du football.
Deux films israéliens sont présentés dans la section « Hors concours ». « LES CITRONNIERS / LEMON TREE » de Eran Riklis (Gagnant du Grand Prix au FFM en 2004 avec « La Fiancée syrienne »). Salma Zidane vit dans un petit village palestinien de la Cisjordanie. Elle a 45 ans, elle est veuve, ses enfants sont partis. Lorsque le ministère israélien de la défense se fait construire une maison de l’autre côté de la ligne verte, les citronniers de Salma sont soudain dans la ligne de mire de sa garde rapprochée...
Dans « FOR MY FATHER » de Dror Zahavi, Tarek, un jeune Arabe de Tulkarem, et membre d’un groupe terroriste, arrive au marché Carmel de Tel-Aviv, prend un bon souffle et tire sur le dispositif pour se faire exploser. Mais ça ne fonctionne pas. Il est donc forcé de rester le week-end à Tel-Aviv parmi les résidents du marché. Tarek est accueilli par Monsieur Katz, un vieil électricien qui a perdu son fils dans l’armée israélienne. Le jeune homme fait la connaissance de Karen, jeune fille de parents orthodoxes qui a fui de chez elle pour recommencer sa vie. Tarek partage avec elle ses peurs les plus intimes.
L’Italie est présente dans la section « Hors Concours » avec deux films. « I DEMONI DI SAN PIETROBURGO / LES DÉMONS DE ST-PETERSBOURG » de Giuliano Montaldo se situe en 1860. L’écrivain Fedor Mikhailovitch Dostoïevski essaie de démonter un attentat planifié contre un membre de la famille impériale. Ses livres provoquent les révolutionnaires: ne sont-ils pas plus révolutionnaires que des manifestes? Dans « SANGUEPAZZO, UNE HISTOIRE ITALIENNE » de Marco Tullio Giordana (réalisateur de « Nos Meilleures années »), a l’aube du 30 avril 1945, cinq jours après la Libération, on découvre, dans la banlieue de Milan, les corps d’Osvaldo Valenti et de Luisa Ferida, exécutés quelques heures auparavant par les partisans. Qui étaient-ils?
Dans le film japonais « L’HEURE MAGIQUE » de Koki Mitani, un gangster qui a enlevé la petite amie de son patron essaie de se racheter en lui livrant un assassin professionnel. À la place, il engage un acteur qui doit se faire passer pour le tireur d’élite…
« LOSS » du lituanien Maris Martinsons se situe en Irlande et en Lituanie. En Irlande, un curé fait la connaissance d’une femme mystérieuse originaire de Lituanie. Cette rencontre lui rappelle un secret de son propre passé.
« THE KAUTOKEINO REBELLION », co-production Norvège-Suède-Danemark, réalisé par Nils Gaup (dont « Misery Harbour » était présenté au FFM en 1999), À Kautokeino, l’entrepreneur suédois Ruth possède un comptoir commercial où on sert, entre autres, des boissons alcoolisées. Au yeux des Sami, une tribu nomade autochtone, c’est l’endroit le plus important du village. La jeune Elen, femme de forte conviction, refuse d’acheter les biens de l’établissement de Ruth, car elle rend cet endroit responsable de l’état d’ébriété constant de Mathis, son mari.
Le dernier film d’Andrzej Wajda, « KATYN » raconte l’histoire de ces officiers polonais massacrés, près de Katyn, par les services secrets du NKVD soviétique, ainsi que le destin des membres de leurs familles. Après l’invasion de la Pologne par l’armée allemande, le 1er septembre 1939, suivie quelques semaines plus tard par l’occupation de l’Est de la Pologne par l’Armée rouge à la suite du pacte entre Hitler et Staline, tous les officiers de l’armée polonaise se retrouvèrent prisonniers de l’Union soviétique...
Karen Shakhnazarov a réalisé « THE VANISHED EMPIRE » dans lequel un triangle amoureux entre étudiants à Moscou au début des années 70. Ils ne se doutent pas que l’URSS dans laquelle ils évoluent est sur le point d’être rayée de la carte du monde.
Le dernier film du réalisateur de Singapour Eric Khoo, « MY MAGIC », dont les films précédents ont été présentés au FFM est, selon Eric Khoo, son film le plus personnel. Il voulait faire un film sur les relations père-fils, les obstacles rencontrés dans leur relation et comment ils de rejoignent malgré les difficultés.
« ROMAN POLANSKI : WANTED AND DESIRED » de Marina Zenovich (U.S.A.) porte sur la condamnation publique du cinéaste Roman Polanski pour avoir eu des rapports sexuels avec une mineure il y a trente ans. La documentariste avance la thèse que le juge qui prononcé la sentence agissait d’avantage pour donner une punition exemplaire à un personnage hautement médiatisé que pour donner réparation à la victime.
Dans « VICKY CRISTINA BARCELONA » de Woody Allen avec Javier Bardem, Patricia Clarkson, Penelope Cruz et Scarlett Johansson, deux jeunes Américaines sont venues passer l'été sous le soleil d’Espagne. Vicky est sérieuse, sur le point de se marier; Christina est à l’écoute de ses pulsions, de ses instincts. Elles rencontrent le séduisant Juan Antonio, un sensuel qui leur offre une aventure qu’elles ne peuvent refuser…
Séance spéciale
« LE BANQUET » de Sébastien Rose avec Alexis Martin, Raymond Bouchard, Frédéric Pierre, Benoit McGinnis, Catherine de Léan. Dans une ville où les valeurs se perdent, que transmet un père à sa fille, un professeur à ses étudiants, un leader étudiant à ses troupes? Bertrand est un professeur aussi passionné que désabusé. Le recteur de l’université n’a qu’une idée en tête: étouffer la contestation étudiante et développer son université. Louis-Ferdinand, leader étudiant, est tiraillé entre son cœur et sa tête, les aspirations des étudiants et les siennes. Natacha veut refaire sa vie.
REGARDS SUR LES CINÉMAS DU MONDE
À la fois véritable panorama de la production mondiale et la section la plus éclectique du Festival, « Regards sur les cinémas du monde » offre une multitude d’œuvres de tous les horizons.
Les nouvelles œuvres de réalisateurs déjà appréciés dans le passé au FFM ou ailleurs font partie de cette section, dont : « RUNAWAY HORSE » de Rainer Kaufman, « ABSURDISTAN » de Veit Helmer, « PEACEFUL TIMES » de Neele Leana Vollmar, « LES LARMES DE MA MÈRE » d’Alejandro Cardenas, « L’ÉTANGER EN MOI » d’Émily Atef d’Allemagne, « LA RABIA » d’Albertina Carri d’Argentine, Jan Verheyen de Belgique avec deux films, « VERMIST » et « LOS », Walter Lima Junior du Brésil avec « OS DESAFINADOS ». Quatre longs métrages représentent la Chine dans cette section : « NICK OF TIME (OLD FISH) » de Gao Qunshu présente la nouvelle réalité de la Chine entre profit à tout prix et lutte contre les mafias locales. « TWO MEN’S CLASSROOM » de Dong Lin, « LE XANADU BLEU » de Gege Zhuo. « LOST AND FOUND » de Ma Liwen. José Corbacho et Juan Cruz d’Espagne présentent « COBARDES », de France, on retrouve René Ferret (COMME UNE ÉTOILE DANS LA NUIT), Edouard Niermans (LE 7e JURÉ), Tonie Marshall (PASSE PASSE), Jean-Claude Brisseau (À L’AVENTURE). Plusieurs films russes montrent avec éloquence le renouveau de ce cinéma avec des réalisateurs comme Bakur Bakuradze avec « SHULTES », Anne Melikian avec « LA SIRÈNE », Ivan Solovov avec « ELDER WIFE ». Le cinéma suédois traite de la violence du monde moderne avec « LEO » de Josef Fares et « KING OF PING-PONG » de Jens Jonsson. Le cinéma turc est plus créatif que jamais et les films présentés montrent la nouvelle génération : Özcan Alper (AUTOMNE), Dervis Zaïm (NOKTA) et Mehmet Güreli (OMBRE). Quatre films américains indépendants font partie de cette section : « THE MISSING PERSON » de Noah Buschel, « HOME » de Mary Haverstick, « MISCONCEPTIONS » de Ron Satlof et « REZ BOMB » de Steven Lewis Simpson. Le réalisateur vénézuélien Alberto Arvelo qui a déjà eu une film en compétition au FFM, présentera « CYRANO FERNANDEZ ». Le film vietnamien « THE LITTLE HEART » de Thanh Van Nguyen a déjà été obtenu de nombreux prix dans son pays d’origine.
DOCUMENTAIRES DU MONDE
Le Canada se taille la part du lion parmi les documentaires proposés. En effet, 14 longs et moyens métrages documentaires ont été produits au Canada. Fidel à sa tradition, l’Office national du film offre plusieurs documentaires dans des registres très différents : « FOLLE DE DIEU » de Jean-Daniel Lafond dessine un portrait étonnant de Marie de l’Incarnation, qui quitte la France après avoir abandonné son fils pour devenir missionnaire au Canada, au milieu du 17e siècle. Véritable thriller spirituel, le film accompagne la comédienne Marie Tifo à la recherche de ce personnage hors du commun.
Plusieurs documentaires présentés au FFM ont un rapport direct avec la création et les médias. Parmi ceux-ci deux films sur le cinéma québécois produits par Télé-Québec : « LE CINÉMA - L’IVRESSE DES DÉBUTS » et « LE CINÉMA – LA POLITIQUE » réalisés par Georges Privet, Jean Roy et Yvonne Dufour.
Le film français « DISCORAMA, SIGNÉ GLASER » de Esther Hoffenberg. Tout au long des années 60, des millions de Français ont regardé avec assiduité, en famille, l’émission de Denise Glaser Discorama. Les monstres sacrés de la chanson française y défilèrent: Piaf, Aznavour, Gréco, Brel. Mais aussi des jeunes comme Moustaki, Hardy, Le Forestier...
Le film allemand « CONTRECHAMPS – LA RÉBELLION DES CINÉASTES » de Dominik Wessely et Laurens Straub. C’est à Munich, en 1971, qu’est fondée la Filmverlag der Autoren, une compagnie de production qui comporte trois membres dont on retiendra les noms: Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders. Ils transformeront le visage du cinéma allemand.
Certains cinéastes sont à l’écoute du monde et offrent aux spectateurs des documents où l’information et la compassion sont liées : « REFUGE » d’Alexandre Trudeau, « CHILDREN OF THE PYRE » du réalisateur indien Rajesh S. Jala, « WAR, LOVE, GOD & MADNESS » du réalisateur iraquien Mohamed Al-Daradji, « RAIN OF THE CHILDREN » du célèbre réalisateur Vincent Ward (Nouvelle-Zélande), « WAR CHILD » de Karim Chrobog trace le portrait d’Emmanuel Jal, un enfant-soldat de la guerre civile soudanaise et star montante du hip-hop qui est devenu le porte-parole de la paix au Soudan. « THE END OF POVERTY ? » de Philippe Diaz recherche les causes véritables de la faim dans le monde, avec le parti pris qu’il s’agit d’une machination délibérée héritée du colonialisme.
Plusieurs films étudient les phénomènes sexuels dans leurs expressions les plus extrêmes comme la pornographie : « 9 TO 5 – DAYS IN PORN » de Jens Hoffmann, « THE PRICE OF PEASURE » de Chyng Sun, tandis que d’autres étudient les comportements sexuels dans des sociétés qui les répriment, comme le film de Rosa von Praunheim « DEAD GAY MEN AND LIVING LESBIANS » et « BE LIKE OTHERS » de Tanaz Eshaghian.
PROJECTIONS GRATUITES
Par ailleurs, comme chaque année, le Festival présentera des films en plein air sur l’esplanade de la Place des Arts.
De plus, le programme gratuit de cinéma québécois « Notre Cinéma à Radio-Canada » sera installé à l’intérieur du Complexe Desjardins.
La programmation de ces 2 volets gratuits sera annoncée ultérieurement.
COMMENT VOIR BEAUCOUP DE FILMS
AU FESTIVAL DES FILMS DU MONDE SANS SE RUINER
Attention : quantité limitée à bas prix
LES SALLES
CINÉMA IMPÉRIAL, 1430, rue de Bleury (Métro Place des Arts)
Pavillon Sandra & Leo Kolber, Salle Lucie et André Chagnon
THÉÂTRE MAISONNEUVE, Place des Arts (métro Place des Arts)
CINÉMA QUARTIER LATIN (9 salles), 350 rue Emery (métro Berri-UQAM)
CINÉMA ONF, 1564, rue St-Denis (Métro Berri-UQAM)
LES PRIX D’ENTRÉE
Le Festival des Films du Monde veut continuer à rendre la culture cinématographique accessible au plus grand nombre. Les coupons échangeables contre des billets sont déjà disponibles.
Les 30 coupons disponibles au tarif de 150.$ vous feront faire une économie de 50% sur le prix du billet individuel de 10.$
Les 10 coupons disponibles au tarif de 60.$ vous feront faire une économie de 40% sur le prix du billet individuel de 10.$
Une quantité limitée à tarif réduit d’ensembles de 10 coupons et 30 coupons sont déjà en vente à plusieurs endroits (réseau Admission, au Cinéma Quartier Latin et aux guichets de la Place des Arts,. Le bon de commande est disponible sur le site Internet du Festival (www.ffm-montreal.org). Pour ceux qui ne peuvent pas venir chercher leurs coupons, Il est également possible de commander les coupons à partir du site Internet d’Admission (www.admission.com) qui peut les envoyer à domicile.
Les coupons pourront être échangés contre des billets pour des séances précises à partir du samedi 16 août aux endroits suivants : Cinémas Quartier latin, Cinéma Impérial, Place des Arts.
Des laissez-passer « Cinéphile » sont en vente au prix de 250.$ (jusqu’au 15 août) et ensuite au prix régulier de 300.$. Des laissez-passer « Cinéphile étudiant » sont en vente au prix de 150.$ (jusqu’au 15 août) et ensuite au prix régulier de 200.$
Le bon de commande pour les laissez-passer et carnets de coupons est disponible sur le site Internet du Festival (www.ffm-montreal.org).
Pour renseignements : (514) 848-3883