Depuis 2001 • No 47 • Montréal • 15.07.2008
Juillet 2008

Les écrivains migrants et le français

Felicia Mihali

Il y a quelques jours, une de mes amies, qui fait une maîtrise en création littéraire dans une université francophone de Montréal, me racontait au téléphone le résultat de sa dernière rencontre avec son coordonnateur de thèse. Depuis qu’elle travaille sur sa pièce de théâtre qui lui permettrait d’obtenir ce diplôme, elle en a vu de toutes les couleurs : je pense que, maintenant, elle en est à sa sixième variante. La première fois que son professeur l’a lue, il lui a dit qu’il devrait exister dans cette pièce une histoire d’amour : ensuite qu’il devrait y avoir un meurtre. Par la suite, j’ai perdu la liste de ses suggestions.
 
Moi, j’ai lu la première version et je l’ai beaucoup aimée. Il est vrai que je n’écris pas de pièces de théâtre, mais j’ai longtemps travaillé comme chroniqueuse de théâtre et, sans fausse modestie, je considère que je comprends lorsqu’une pièce est nulle : ce n’était pas du tout le cas. Je considère cette amie une écrivaine, surtout une poétesse, extrêmement douée, et ce n’est pas mon opinion seulement. Je ne défends pas son texte en tant qu’amie, car j’en ai beaucoup qui écrivent, et lorsque je n’aime pas leurs textes, je sais leur dire sans ménagement. 

Lors de leur dernière rencontre, le coordonnateur de mon amie n’a pu se retenir d’émettre ses vraies opinions. Parmi d’autres, il lui a dit qu’elle ne connaissait rien au théâtre, qu’elle était toujours à côté du sujet et qu’elle devrait cesser de s’entêter. Son irritation a été provoquée par l’intention de mon amie de s’inscrire au doctorat dans le même département. Son professeur lui a dit franchement que le français n’était pas sa langue maternelle et que pour cette raison elle ne serait jamais capable de grands exploits dans cette langue. En plus, pourquoi veut-elle faire un doctorat? À quoi lui servirait-il par la suite?

Je ne suis pas étonnée que cette opinion vienne de ce département. Quelque temps auparavant, une autre spécialiste en littérature issue du même département disait que les écrivains immigrants, bien qu’ils renoncent à leur langue maternelle et embrassent le français comme langue d’écriture, resteront toujours des citoyens de deuxième ordre. J’ai eu vent de cette qualification en Italie, lors d’une conférence, car cette remarque figure dans une anthologie de littérature québécoise publiée en italien.

Il y a un mois, à la libraire Gallimard de Montréal j’ai assisté à une rencontre avec Tecia Werbowski, écrivaine montréalaise d’origine polonaise, à l’occasion de la réédition de trois de ses romans par Les Allusifs. Née en Pologne pendant la Deuxième Guerre mondiale, Tecia a vécu longtemps à Prague, où elle séjourne encore occasionnellement. En 1968, les événements survenus en Europe de l’Est l’ont déterminée à émigrer au Canada. À Montréal, Tecia a travaillé toute sa vie comme assistante sociale, avant qu’une rencontre avec l’œuvre de  Nina Berberova l’incite à se dédier au roman. Ses premiers livres ont été écrits en anglais, mais aucune maison d’édition canadienne ne lui a répondu favorablement. Ensuite, un de ses amis a eu l’idée de la traduire en français.  Présentement, Tecia Werbowski est publiée chez Actes Sud avec beaucoup de succès. Malgré le fait qu’elle écrit en polonais et en anglais, elle est devenue très connue dans le monde francophone. Son exemple est un cas particulier de transgression des frontières linguistiques et nationales des livres. Les sujets doivent circuler librement, peu importe la langue dans laquelle ils sont créés. Depuis qu’on vit dans le village global, les éditeurs sont moins exigeants en ce qui concerne la trahison de la langue maternelle.  Si c’était le cas, la littérature serait beaucoup plus pauvre. 

Mon aventure littéraire québécoise parle de soi de cette généreuse tolérance. En 2002, lorsque XYZ Éditeur a eu le courage de me publier malgré tous les inconvénients de mon origine est-européenne et le travail qu’ils ont mis à la correction des premières épreuves, mon français boitait beaucoup. Même après plusieurs livres écrits en français, j’en suis au cinquième, mon éditeur doit porter une attention particulière à mon écriture. À part le fait qu’il aime mes livres et qu’il lutte pour les imposer, il me fait aussi confiance. Cela vient en totale contradiction avec l’attitude de certains professeurs d’université qui ont envers leurs étudiants immigrants, écrivains en herbe, la même attitude que celle mentionnée au début de mon article. Pour moi, en tant qu’écrivaine professionnelle, le fait qu’un critique fasse de méchantes remarques sur mon français n’est pas plaisant, mais je peux y survivre : il y en a d’autres qui sont beaucoup plus généreux et ouverts à mon égard. Mais pour quelqu’un qui est en début de carrière, qui est à ses premiers tâtonnements, si difficiles, ces remarques sont mortelles. Mon amie ne pense pas aller parler à son ombudsman : elle veut renoncer à l’écriture et changer le département. Elle pense même que son professeur lui voulait du bien en lui conseillant une autre carrière que celle littéraire.

Juillet 2008

Le mouvement masculiniste au Québec

Par Lucie Poirier
Journaliste-analiste

Rétrospective Jeanne Moreau : la lumineuse

Mouvement social et politique, à la fois vaste et disparate, exprimé par des actes individuels et collectifs, sous diverses dénominations, avec l’appui généralisé des médias complaisants, de politiciens passéistes, de documentaristes sans probité, d’universitaires chauvins et avec la pitié inquiète de célébrités peu informées, le masculinisme rallie des militants misogynes, des fanatiques patriarcaux, qui protestent contre le féminisme et contre les femmes en les déclarant responsables de misères vécues par des hommes. Comme tout mouvement réactionnaire, il réclame un retour en arrière vers les stéréotypes tels que le boxeur, le militaire, le policier, dans un déni de justice, d’égalité et de possibilités d’être et de devenir en dehors du modèle mâle musclé, ignare et violent. (1) Leurs revendications ont pour but la persistance de leur contrôle sur les femmes, sur leur femme, sur leur famille, sur la société et sur l’État.

Malgré les rares améliorations de quelques unes de leurs conditions de vie obtenues après de longues années de lutte légale, les femmes restent les êtres les plus pauvres et les plus dénigrées de notre société. Elles ne sont pas majoritairement présentes dans les instances décisionnelles des divers pouvoirs. Au cours de l’Histoire, quand les mouvements progressistes ralentissent, que l’argent est de plus en plus difficile à gagner, que le conservatisme se renforce, le coupable est toujours la femme.

Devant l’influence grandissante de ce dangereux et rétrograde mouvement Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri ont réuni les contributions de neuf autres auteures qui ont analysé le discours masculiniste et repéré les faussetés sur lesquelles il s’appuie et dont il fait la propagande. Les expertes démontrent l’inexactitude et l’incongruité des propos anti-féministes dans l’ouvrage : Le mouvement masculiniste au Québec publié aux éditions du Remue-Ménage.

En rappelant la Révolution Française, Ève-Marie Lampron explique que ce que les masculinistes brandissent comme une nouvelle crise d’identité masculine est un habituel relent qui réapparaît quand des femmes, telles que les féministes du 18e siècle et du 21e siècle, revendiquent.

Diane Lamoureux appuie cette évidence en évoquant l’antiféminisme de la contestation du suffrage des femmes, l’opposition femmes et féministes mise de l’avant par le mouvement des Yvettes en 1980, la vindicte des journalistes contre les féministes dans le traitement de l’information, particulièrement à la suite de la tuerie de la Polytechnique, la pensée dite postféministe qui prétend que tout a été trop fait pour les femmes. Elle cite Wendy Brown qui «définit ainsi la politique du ressentiment comme une tentative de trouver des boucs émissaires à sa propre impuissance sociale»p.71.

Mélissa Blais démontre que le tueur Marc Lépine est présenté comme un héros, un martyr, une victime du féminisme. Déresponsabilisé de sa violence, il est considéré comme un fou; pourtant, certains n’hésitent pas à encourager la poursuite de son «œuvre». La force politique de son geste n’est pas identifiée. (2) Par divers dénis, on «évite de comprendre la tuerie comme un acte de violence masculine comparable, dans une certaine mesure, à ces violences dont les femmes sont quotidiennement les cibles» p.79.

Louise Brossard analyse des discours masculinistes récents et québécois. Avec discernement et perspicacité, par des contre-exemples, des statistiques, des preuves historiques, elle s’oppose aux impositions. Elle démonte l’argumentation pour mettre en évidence les failles, les non-sens, les incohérences et les contradictions.

Grâce à Internet, remarque Mathieu Jobin, les plaisanteries vulgaires, les insultes haineuses, les menaces réelles et les souhaits de mort de l’offensive langagière du discours masculiniste participent à la violence envers les féministes et les femmes.Ce discours se répand uniformément, systémiquement(3) et internationalement en renforçant les «dynamiques hiérarchiques qui déterminent les rapports sociaux de sexe».p.113.

«L’idéal masculin présenté par les masculinistes est-il libérateur pour tous les hommes?»p. 128 demande Janik Bastien Charlebois à la lecture des livres de Bly, Cornaud et Dallaire. À cause de la spécialisation sexuelle des tâches, de la hiérarchisation physique, politique, économique et raciste de cet idéal, de nombreux hommes, dont les homosexuels dits efféminés, dérogent à cet idéal d’une virilité exacerbée.

Ces derniers, ainsi que les Amérindiens sont ignorés par les masculinistes qui récupèrent une prévalence du suicide masculin pour l’attribuer à l’influence du féminisme surtout lors d’une rupture de couple. Pour Francis Dupuis-Déry, cette explication est simpliste, réductrice et fausse puisque, selon des statistiques, des «mobilisations féministes ont aidé à réduire, relativement, le nombre de suicides chez les hommes»p.162 (4).

Constatant l’antiféminisme de l’État, Karine Foucault dénonce l’endossement sans révision par le ministère de la Santé et des Services sociaux du rapport masculiniste Rondeau et la participation de groupes injurieux aux audiences du projet de refonte du Conseil du statut de la femme pour fragiliser les acquis des féministes. Les gouvernements prétextent les demandes masculinistes de la population pour renforcer leurs décisions défavorables aux femmes (5).

Josianne Lavoie analyse des principes juridiques qui sous-tendent les lois (du système patriarcal) concernant la garde des enfants au Québec. En effet, «certains juges font abstraction des éléments de violence conjugale lorsqu’il s’agit de favoriser la garde partagée» p.204 ce qui inflige à des mères des contacts avec leur agresseur et inculque à des enfants l’approbation de comportements violents de la part des hommes envers des femmes, exemple réitératif du pouvoir de la condition masculine (6).

Certains masculinistes utilisent les plaintes en diffamation et les poursuites judiciaires pour contrer les féministes; d’autres utilisent la violence verbale et physique. Émilie St-Pierre relate des cas d’intimidations, harcèlements, menaces, représailles, noyautages, attaques, projet de kidnapping, accentuant la peur des femmes à s’impliquer dans les actions féministes et «les avertissant qu’elles ont suffisamment parlé» p.221.

Marie-Ève Surprenant rappelle la nécessité d’investir l’espace médiatique parce qu’il importe de «déconstruire les discours antiféministes et rétablir les faits, mais il est aussi impératif d’affirmer nos revendications» p.235.

Solidement documenté, le livre est un outil d’information et de travail conçu pour faciliter l’utilisation des données transmises. Certes, la table des matières apparaît au début de l’ouvrage mais, surtout, les notes en bas de page permettent d’accéder à la référence sans se rendre à la fin du livre à chaque fois. On trouve des repères tels qu’une liste d’auteurs masculinistes p.28, le parcours de 4 féministes du 18e siècle p.38 et l’importance de la participation d’hommes proféministes p.223.

Je considère ce livre essentiel non seulement pour le Québec mais aussi internationalement. Souhaitons-lui une large diffusion et un solide impact car l’ampleur et la gravité des propagandes et actions des masculinistes rappellent le cycle de la violence conjugale, la vindicte du Ku Klux Klan, le fanatisme du nazisme; des luttes, hélas efficaces, pour empêcher l’égalité.

Cet ouvrage prouve, une fois de plus, que le féminisme n’a pas obtenu suffisamment de victoires. Faites un test avec une blague, un titre de journal, une intervention gouvernementale, une chanson hip hop, remplacer le mot femme par le mot juif ou handicapé, aîné, noir, environnementaliste, nain, homosexuel, immigrant; est-ce qu’il y aurait le même cautionnement tacite? La violence de la mentalité aboutit à la violence des actes. Incluant verbale et psychologique, à quand la criminalisation de toutes les formes d’agression envers les femmes?

Sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri Le mouvement masculiniste au Québec l’antiféminisme démasqué, Les éditions du remue-ménage, 2008, 259 pages.

 

(1) Les hommes se refusent entre eux le droit de se développer selon des valeurs intellectuelles, empathiques, artistiques; de telles attributions ont des connotations féminines et des hommes sont dévirilisés lorsqu’ils les affirment. Être Rambo ou être «tapette» est aussi restrictif qu’être maman ou être putain. Mais il n’y a pas encore de groupes d’hommes pour dénoncer ce carcan des stéréotypes qui contraint aussi les petits garçons dans leur développement tout comme il n’y a pas de groupes d’hommes pour réclamer la cessation de la circoncision alors qu’il existe des groupes de femmes luttant contre les mutilations génitales des fillettes (clitoridectomie, infibulation) au nom de convictions religieuses.

(2) On admet la violence de Lépine mais pas sa misogynie. Depuis l’événement on parle de contrôle d’armes à feu alors qu’on occulte l’influence de l’antiféminisme inhérent à la mentalité et à sa conviction dans l’élaboration de ses actes planifiés pendant des mois. Il n’a pas agi impulsivement.

(3) Il n’y a pas d’erreur avec le mot systémiquement. En effet, une violence qui vient d’un système se répand systématiquement; une violence dont la fréquence devient un système se répand systémiquement; la violence n’est pas seulement un résultat, elle est un engendrement. L’habitude banalisée entraîne la norme reproduite.

(4) En février 2007, dans un article sur la dépression, je mentionnais que les femmes entreprennent plus d’actes suicidaires que les hommes mais leurs tentatives aboutissent moins. Elles utilisent des moyens lents permettant des interventions : absorption de pilules, coupure des veines, asphyxie avec le gaz alors que les hommes choisissent des façons plus rapides et irréversibles : pendaison, « crash » en auto, sauts dans le vide, armes à feu.

(5) Ce favoritisme explique aussi pourquoi les gouvernements, les médias et la population prennent plus au sérieux des bouffons avec leurs costumes et leurs actes illégaux (dont le blocage de pont) que des femmes qui rédigent des mémoires, réclament des projets de lois, présentent des rapports de recherches, organisent des manifestations légales et des marches jusqu’au parlement.

(6) Même dans les cas de viols, le système judiciaire oblige les mères à revoir l’assaillant. Dans l’intérêt de l’enfant, les tribunaux ordonnent que la fillette ou le garçon subisse l’influence des convictions misogynes du père. Les valeurs transmises lors des principes édifiants d’une telle éducation ne sont pas remises en question. Les chances que l’enfant s’épanouisse avec un modèle de relations égalitaires sont compromises.
Juillet 2008

La diversité artistique montréalaise répertoriée : 167 mondes à découvrir

Par Otilia Tunaru

Ville de savoir et d’innovation, Montréal renforce sa vocation de pole multiculturel d’excellence. Le 12 juin 2008 j’ai assisté au lancement du Répertoire de la diversité culturelle de Montréal intitulé « 167 mondes à découvrir ». Offert gratuitement aux artistes professionnels, ce répertoire a été réalisé grâce aux efforts orchestrés de CAM (Conseil des arts de Montréal), CRI (Conseil des relations interculturelles- Gouvernement du Québec), DAM (Diversité artistique Montréal) et Conseil interculturel de Montréal.  

L’événement a rassemblé plusieurs artistes qui proviennent des différentes communautés culturelles ainsi que des personnes qui oeuvrent pour la promotion de la pluralité culturelle. Après une série de discours,  sur la scène de la Maison Théâtre. j’ai vu défiler des représentations de danse, musique, poésie, conte et théâtre. Plusieurs langues, rythmes et styles différents ont évoqué des pays lointains et ont mis en évidence l’exubérance colorée du multiculturalisme.  

Le lancement de la variante en papier du « Répertoire de la diversité culturelle de Montréal » a été conçu comme une célébration de la pluralité artistique montréalaise et de la créativité foisonnante. M. Franz Benjamin, le maître de cérémonie et le président sortant du Conseil interculturel de Montréal a levé le voile sur le travail dans les coulisses : « Quand on est sur la scène, il y a toujours un petit trac, mais tout c’était bien déroulé. J’ai eu plusieurs personnes avec qui j’ai bien travaillé, que ce soit les artistes, des professionnels de la scène, que ce soit les techniciens. […] Ce qui a été pour moi le plus intéressant, c’était de regarder à partir des coulisses tous ces artistes sur la scène. Dans le cas d’Irem Bekter, que je connais déjà, c’était pour moi un grand plaisir de la présenter, les autres aussi d’ailleurs. […] À titre de membre du Comité d’évaluation des dossiers, j’ai donné un coup de main. J’aimerais avant tout saluer les partenaires qui ont pensé à œuvrer un outil concret pour les artistes de la diversité culturelle montréalaise. »  

Connu également pour son implication dans la vie culturelle et pour ses recueils de poésies, M. Franz Benjamin a présenté un moment poétique intitulé « Montréal vu par ses poètes ». Dans la préface du répertoire, il a souligné l’aspect unique en son genre du patrimoine artistique montréalais : « La richesse de l’identité montréalaise est fortement marquée par l’empreinte des apports de la diversité des expressions culturelles des communautés ethnoculturelles montréalaises. […] Parce qu’une ville qui n’est pas dite, écrite, dansée, filmée, jouée, chantée n’existe pas. Parce que la ville sans ses artistes est fantôme. Parce que Montréal est désormais la ville aux milles teintes. Parce que Montréal doit pouvoir compter sur une relève artistique dynamique et diversifiée. » 

Mme Louise Roy, la Présidente du Conseil des arts de Montréal, a déclaré pour Terra Nova magazine : « C’est un projet qui est né depuis déjà deux ans de notre volonté de faire connaître la richesse de tous ces artistes montréalais dans les réseaux plus traditionnels. Nous avons repéré les artistes qui ont des pratiques professionnelles, et nous avons mis sur pied un comité pour les sélectionner. Ce répertoire qui est en version papier nous donne 167 artistes de 53 communautés différents, dans tous les domaines, autant les arts visuels que le théâtre, la danse, le cinéma, la littérature ; les aspects multidisciplinaires sont également représentés. On s’en va sur le web avec la collaboration de DAM (Diversité artistique Montréal), qui est une petite équipe et qui va donc poursuivre notre œuvre. Ce sont eux qui vont mettre le répertoire sur le web, faire en sorte qu’il soit mis à jour, qu’il y a d’autres artistes qui peuvent envoyer leurs CV et éventuellement être choisis pour apparaître dans ce répertoire. […] Je conseille à tous les artistes qui viennent d’arriver, qui ne connaissent pas le milieu artistique montréalais, qu’ils contactent DAM. Il y a de la place pour eux, ils trouveront chez DAM un service approprié pour eux ; sa mission est d’aider les artistes à repérer les informations, les lieux de diffusion... »  

Mme Monika Majewski, la Coordonnatrice de DAM (Diversité artistique Montréal) nous a donné plus de détails concernant la version électronique du répertoire : « Les artistes professionnels et/ou en voie de la professionnalisation peuvent soumettre leurs candidatures pour le répertoire virtuel de la Diversité Artistique Montréal via notre site Web qui devrait être en ligne vers la fin de l'été. Le répertoire virtuel de DAM contiendra tous les profils publiés le 12 juin par le Conseil des Arts de Montréal en version papier, et continuera à étendre et grandir de là.  Un lancement officiel pour le site Web de DAM, qui contiendra le répertoire, des informations et des nouvelles de DAM et de la communauté culturelle de Montréal, aussi bien qu'une liste de ressources utiles pour des artistes, est prévu pour la mi-septembre. La date et le lieu restent à confirmer. L'adresse de notre site sera www.diversiteartistique.org »

 
Je vous invite à vous procurer le répertoire « 167 mondes à découvrir » et à surveiller sa parution en version électronique. L’ouvrage s’est avéré un outil représentatif et indispensable pour ceux qui s’intéressent au domaine culturel. Présentement, il est possible de le consulter sur le site Internet du Conseil des Arts de Montréal :

www.artsmontreal.org 

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2007. Tous droits réservés