Depuis 2001 • No 42 • Montréal • 15.02.2008
entre 15 et 20 mars 2008

Journée Internationale de la Francophonie au Québec

La Roumanie marque
“la Journée Internationale de la Francophonie” au Québec

un périple culturel roumain à Montréal, à Moncton et à Québec

Vandoren

Montréal, le 14 mars 2008 - Le Ministère des Affaires Etrangères de Roumanie– Direction Affaires Francophones, l’Ambassade de Roumanie au Canada et le Consulat Général de la Roumanie à Montréal présente, entre le 15 et 20 mars, dans le cadre de « la Journée Internationale de la Francophonie », un périple culturel roumain à Montréal, Moncton et Québec.

Les manifestations dédiées à « la Journée Internationale de la Francophonie » commencerons à Montréal le samedi 15 mars, à 19h00, au Théâtre-etudiant « Café Inn » (Cégep André-Laurendeau, 1111 rue Lapierre, arrondissement La Salle), avec « La leçon » de Eugène Ionesco, pièce de théâtre jouée en français par une équipe d’acteurs roumains. Cette création est une production de la Chaire UNESCO – l’Institut International de Théâtre de Bucarest. Avec une mise en scène par Anca-Maria Colteanu et une scénographie signée Imelda Manu, la pièce de théâtre réuni de jeunes acteurs roumains : Adrian Nour, Monica Tîrnacop, Alina Grigore. Le spectacle a été réalisé sous la coordination de la réputée Catalina Buzoianu.

Dans le cadre des célébrations de la Journée internationale de la Francophonie au Nouveau-Brunswick (CANADA), la Roumanie a accepté d’être le pays à l’honneur. Plusieurs manifestations, notamment des rencontres scolaires et évènements culturels.

Lundi 17 mars 2008, 19h30 : Projection gratuite du film "Fiancées de l’Amérique" (Logodnicii din America), par FILM ZONE. Film de Nicolae Margineanu (Roumanie, 2007, 80 min). Avec : Marcel Iures, Maria Ploae, Tamara Cretulescu. En VO originale roumaine avec sous-titre en français. Lieu : Amphithéâtre du Pavillon Jacqueline Bouchard de l’Université de Moncton. Pour plus d’information : infos@ficfa.com ou 855-6050.

Du lundi 17 au jeudi 20 mars 2008 : Exposition roumaine d’art populaire. Le Musée du Village "Dimitrie Gusti", en collaboration avec le Ministère de la Culture et des Cultes de Roumanie, est fier de présenter une exposition roumaine d’art populaire à l’Hôtel de Ville de Dieppe. L’entrée est gratuite pendant les heures d’ouverture de l’hôtel de Ville. Lieu : 333, avenue Acadie, Dieppe (N.-B.). Pour plus d’information : Annie Belliveau au (506) 877-7952 ou par courriel au annie.belliveau@dieppe.ca

Mardi 18 mars 2008, 20h00 : Le théâtre l’Escaouette accueille l’Institut international de théâtre UNESCO pour une représentation de "La Leçon" d’Eugène Ionesco. Les billets gratuits sont disponibles auprès de la billetterie du Théâtre l’Escaouette(170, rue Botsford à Moncton. Tél. : (506) 855-0001.

Mardi 18 mars 2008, une conférences universitaires aura lieu à l’Université de Moncton. Pour plus de renseignements : Benoît Bourque aux relations internationales. Tél. : (506) 863-2052. 

La série de manifestations à Québec sera ouverte mercredi, le 19 mars, à 19h30, au Théâtre Petit Champlain (68-78, rue du Petit-Champlain Québec QC G1K 4H4), avec la représentation de la pièce « La leçon » de Eugène Ionesco, une production de la Chaire UNESCO - l’Institut International de Théâtre Bucarest. 

Dans le contexte d’une série des événements (spectacles de théâtre, projections de films, des expositions de la photographie) organisés par les institutionels de Roumanie, une projection unique du film OCCIDENT, le premier long-métrage réalisé par Cristian Mungiu, aura lieu le jeudi 20 mars à 19h30, au Cinéma Clap à Québec (www.leclap.ca).  

Cet événement clôturera le périple culturel roumain à Montréal, Moncton et la ville de Québec. Ces manifestations ont comme but la promotion de la cinématographie roumaine dans le milieu francophone au Canada, étant donné l’ouverture créée par la Palme d’Or accordée à Cristian Mungiu pour son dernier film « 4 mois, 3 semaines et 2 jours ». 

L’entrée est libre pour chaque événement, dans la limite des places disponibles. Nous vous prions de réserver vos places pour le spectacle de théâtre par courriel à association.rocade@yahoo.ca (pour Montréal) et à crq@reper-romanesc.org (pour Québec). Ces actions sont soutenues dans les deux villes par l’Association ROCADE et la Communauté roumaine du Québec.

Du 27 mars au 5 avril

l’Espace Dell’Arte

8e série Jazz en Rafale et Concours de la Relève Jupiter - Vandoren

Vandoren

Jazz Services, la Maison du Jazz et CIBL Radio Montréal sont fiers de présenter la huitième édition de la série Jazz en Rafale, ainsi que la troisième édition de son Concours de la Relève présentée par Jupiter et Vandoren. Cette année, la série Jazz en Rafale se déroulera les 27, 28, 29 mars et 3, 4, 5 avril à l’Espace Dell’Arte.  En plus de présenter le meilleur du jazz de la scène locale, les concerts seront placés sous le signe de la rencontre avec pas moins de 5 projets avec invités spéciaux sur les 7 concerts de la série. La plupart de ces concerts seront précédés de la prestation des finalistes du Concours de la Relève Jupiter - Vandoren (programmation ci-dessous). 

Série Jazz en Rafale 2008 présentée par la Maison du Jazz et CIBL 
Les concerts se dérouleront les 27, 28, 29 mars et 3, 4, 5 avril 2008 
à L’Espace Dell’Arte (40 Jean-talon est, Mtl – Métro : Jean-Talon ou de Castelnau) 

  20h00 21h00
27 mars Simon Legault 4tet Yves Léveillé 6tet avec Paul McCandless (USA)

(enregistré par CBC)

28 mars Finaliste Concours de la Relève Jupiter Vandoren Jazz en Rafale Karen Young avec Sylvain Provost trio
29 mars Finaliste Concours de la Relève Jupiter Vandoren Jazz en Rafale Joe Sullivan avec George Garzone (USA)
3 avril Finaliste Concours de la Relève Jupiter Vandoren Jazz en Rafale Jazzlab avec Reg Schwager (Toronto)
4 avril Finaliste Concours de la Relève Jupiter Vandoren Jazz en Rafale François Bourassa 4tet avec Rémi Bolduc et Aboulaye Koné

(enregistré par Radio Canada)

5 avril Finaliste Concours de la Relève Jupiter Vandoren – Jazz en Rafale  
David Binney (USA)
 
 

Pour cette huitième édition, le porte-parole est la chanteuse, comédienne et animatrice radio Dorothée Berryman. 

Billets : 20$

Réseau Admission : http://www.admission.com/  / (514) 790-1245

Espace Dell'Arte : http://www.dell-arte.net/accueil-f.html / (514) 490-9613 ext. 101 

Concours de la Relève Jupiter-Vandoren - Jazz en Rafale 

Ce concours, qui connaîtra cette année sa 3e édition, participe à l’émergence d’artistes jazz du Québec. Il est ouvert aux jeunes musiciens et opère comme un véritable tremplin puisqu’il accompagne ces jeunes artistes dans la voie de la professionnalisation. Les deux premiers gagnants du concours, NDE et le Simon Legault Quartet, se sont vus offrir l’enregistrement d’un album et une place dans le catalogue Effendi, au milieu d’artistes qu’ils écoutent depuis des années (Michel Donato, François Bourassa, Rémi Bolduc…). Mais c’est aussi et surtout l’occasion de voir apparaître de nouvelles têtes et de jauger la qualité de la pépinière québécoise en matière de jazz.

Les participants qui s’inscrivent doivent être âgés entre 18 et 30 ans et former un groupe de 3 à 6 musiciens. Les groupes finalistes assureront la première partie des soirées de la série Jazz en Rafale 2007.  Le gagnant du concours se verra remettre un prix équivalent à 10,000$. Toutes les informations complémentaires sont disponibles sur le site : www.jazzenrafale.com 

Concours de la Relève Jupiter-Vandoren – Jazz en Rafale

½ finales du Concours de la Relève Jupiter-Vandoren à la Maison du Jazz, les lundi 25 février, 3 et 10 mars 2008 en direct sur CIBL Radio-Montréal 101,5 FM dans l’émission de Caroline Gagné Jazzmontréal de 19h à 21h.

Entrée gratuite 

Soirée de clôture Jazz en Rafale et dévoilement des gagnants du Concours de la Relève Jupiter Vandoren à la Maison du Jazz le lundi 7 avril 2008.

Entrée gratuite 

Maison du Jazz

2060 Aylmer, Montréal - métro McGill

(514) 842-8656 

- COMMANDITAIRES PRINCIPAUX -

La Maison du Jazz, CIBL Radio Montréal, Jupiter et Vandoren

Caisse de la Culture – TWIGG – Sennheiser  
Poste d’Écoute - Québec Audio & Vidéo - Coup de Foudre

Espace Musique - CBC - Effendi Records - Sortiesjazznights.com 
Studio Victor - Espace Dell’Arte

Conseil des Arts de Montréal - Conseil des Arts et des Lettres du Québec  
Conseil des Arts du Canada - Musicaction 

Les projets produits, organisés et appuyés par Jazz Services, sont réalisés essentiellement pour le développement et l'avancement du jazz québécois à l'échelle nationale et internationale.

Du 11 au 29 mars 2008

l’Espace La Risée

La nouvelle création des Indigestes

Contes en tranches, séparés mécaniquement

Contes en tranches, séparés mécaniquement

C’est à l’Espace La Risée, du 11 au 29 mars 2008, que Créations les Indigestes vous accueilleront pour leur plus récente production : Contes en tranches, séparés mécaniquement. En six tableaux, nous vous ferons découvrir le conte dans une approche indigeste par des textes de Max-Antoine Proulx, Jean-François Boisvenue et Mathieu Lepage, mis en scène par Julie-Ange Breton. Encore une fois, Créations les Indigestes nous en mettent plein la gueule par leur audace et leur créativité, sans cesse renouvelées pour un public avide d’expériences théâtrales distinctes.  

Contes en tranches, séparés mécaniquement expose la réalité quotidienne, pas toujours facile à avaler. S’inspirant de la tradition orale des contes, ils traitent de sujets bien ancrés dans l’actualité : la quotidienneté, la simplicité, la douceur, la violence, le rejet. Ils seront abordés de façon crue, directe et parfois agressive, à l’image de la société dans laquelle nous vivons. Nous prendrons le temps de s’arrêter et de savourer un moment touchant et émouvant, mais il faudra également recevoir en pleine figure la violence gratuite que, sans le désirer, nous croisons quotidiennement. Ce sont donc six histoires bien simples, racontées sans prétention, juste pour se rappeler que ce qui fait le plus mal, c’est l’indifférence. Sans vouloir faire la morale, sans vouloir dicter quoi faire ou penser, juste pour essayer de comprendre la détresse des autres. Sans les prendre en pitié, juste pour comprendre.

Créations les Indigestes produisent des spectacles de théâtre professionnels et créatifs dans un esprit de collaboration.  

Créations les Indigestes créent des spectacles qui ne sont pas prédigérés, afin de combattre, avec leur propre arme, le « trop plein » qui se fait sentir dans notre société actuelle. Depuis ses tous débuts, en 2003, Créations les Indigestes s’appliquent activement à faire vivre les oeuvres de jeunes créateurs d’ici ainsi que d’offrir une vitrine professionnelle aux artisans de la relève du milieu théâtral. Contes en tranches, séparés mécaniquement constitue leur cinquième création à titre professionnel suivant À douze ans, j’ai mangé un modèle à coller et Une pomme en pleine gueule, présentées respectivement en mai et en novembre 2007.  
 

Photo: Julie-Ange Breton, metteur en scène 
crédit: Julie Parent

Du 26 au 31 mars

à la Salle Ludger-Duvernay du Monument-National

L’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, en collaboration avec l’École nationale de théâtre du Canada et le Monument-National, présente

L’heure espagnole de Maurice Ravel

et Le secret de Suzanne de Ermanno Wolf-Ferrari

les 26, 28, 29, 31 mars 2008 à 20 h

et 30 mars 2008 à 14 h

Pour une quatrième année, les jeunes chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal et les finissants de l’École nationale de théâtre du Canada (ENT) proposeront leur propre production, deux œuvres lyriques drôles en un acte : L’heure espagnole de Maurice Ravel, au ton truculent et au mélange de caricature et de théâtre de boulevard, et Le secret de Suzanne d’Ermanno Wolf-Ferrari, opéra bouffe qui annonce sur une note enjouée l’émancipation des femmes. Ces deux comédies s’attardent à la vie conjugale après le mariage, où les amants se cherchent et se désirent. Ici pas de héros éthérés et d’héroïnes évanescentes, les personnages ne parlent plus d'amour, ils le font !

Pour leurs débuts à la compagnie, le chef Alain Trudel dirigera l’Orchestre de l’Opéra de Montréal et Gilbert Turp assurera la mise en scène. Moïka Sabourin (ENT) a imaginé un décor unique pour les deux opéras, transposé en 1910, et Cynthia Saint-Gelais (ENT) a conçu les costumes et accessoires. Une production de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal en collaboration avec l’École nationale de théâtre du Canada et le Monument-National. 

Scènes de vie conjugale chantées sur fond de jalousie et d’émancipation

L’heure espagnole

Comédie musicale en un acte de Maurice Ravel (Ciboure , 7 mars 1875 –  Paris, 28 décembre 1937)

Livret de Franc-Nohain - Création le 19 mai 1911, Opéra-Comique, Paris

Chanté en français avec surtitres français et anglais

Distribution, en alternance : Concepcion, épouse de Torquemada : Mireille Lebel/Sarah Myatt (mezzo-sopranos) ; Gonzalve, poète et amant de Concepcion : Antoine Bélanger (ténor) ; Torquemada, horloger : Thomas Macleay (ténor) ; Ramiro, muletier : Pierre-Etienne Bergeron (baryton) ; et Don Inigo Gomez, banquier : Stephen Hegedus (baryton-basse).

Une boutique où les horloges ont des oreilles et une horlogère qui a du ressort !

L'action se déroule dans la boutique de l'horloger Torquemada. Concepcion (qui n’a rien d’Immaculée !) rappelle à son mari Torquemada, qu'il doit aller, comme chaque jeudi, régler les pendules municipales. Celui-ci prie le muletier Ramiro, venu faire réparer ses deux horloges, de l'attendre dans sa boutique, ce qui contrarie fort Concepcion, qui avait prévu un rendez-vous galant avec son amant, le poète Gonzalve. Concepcion aura fort à faire pour se débarrasser de visiteurs importuns. S’en suit un jeu de déménagements et de cachettes à l’intérieur des horloges où se dissimulent les prétendants. À cela s’ajoutent la ruse du riche banquier Don Inigo, venu faire sa cour à l’horlogère, et la rentrée inopinée du mari. Et pour finir, Concepcion prendra pour nouvel amant Ramiro, son poète étant plus fort en parole qu’en acte… Coucou, cocu, il faut (bien) vivre sa vie !

Ravel, maître des sonorités raffinées et du renouvellement du langage musical

Ravel compte avec Debussy parmi les compositeurs français les plus importants de sa génération. Il a contribué au renouvellement du langage orchestral, en donnant vie à de nouvelles impulsions musicales. Dans L’heure espagnole, la présence de cloches, de carillons, fouets, célesta, sarrussophone... d'instruments "nouveaux" ainsi que le traitement particulier des autres instruments (cors en sourdine, glissandi de trombone...) transmettent un riche vocabulaire sonore qui sera très prisé par les compositeurs contemporains. Malgré sa renommée mondiale, ce premier opéra de Ravel, composé en hommage à son père, ne reçu pas les louanges du public et de la critique qui jugèrent l’œuvre trop osée, voire «pornographique».

Le secret de Suzanne (Il Segreto di Susanna)

Opéra bouffe en un acte de Ermanno Wolf-Ferrari (Venise, 12 janvier 1876 – 21 janvier 1948)

Livret de Enrico Golisciani - Création en 1909 à Munich

En italien avec surtitres français et anglais

Distribution, en alternance : les jeunes mariés, Suzanne : Caroline Bleau/Leticia Brewer (sopranos) et le comte Gil : Patrick Mallette/Sébastien Ouellet (barytons). Santa : Oriol Tomas (comédien – rôle muet).

« Si l’œil est trompé, le nez lui ne l’est point » ... et encore !

À l'heure de l’ère anti-tabac, Le secret de Suzanne se reporte à une époque où fumer pour les femmes relevait de l'interdiction. Si une odeur de fumée se répandait dans une pièce, elle ne pouvait venir que d'un homme, sauf que… Convaincu d’avoir vu son épouse Suzanne dehors malgré son interdiction de sortir, Gil, un jeune comte marié depuis peu, soupçonne sa femme d’avoir un amant. Ses suspicions sont renforcées par une odeur de tabac qui flotte dans l’appartement… et de plus Suzanne sent la cigarette ! Il finira par découvrir un tout autre secret… Et l‘objet de discorde deviendra alors un calumet de paix.

Wolf-Ferrari, maître du burlesque et de la résurrection de l’opera buffa

Compositeur fécond et grand défenseur du patrimoine lyrique italien, Ermanno Wolf-Ferrari, musicien cultivé, n’adhérait pas aux courants avant-gardistes de son temps (pas plus qu’à la politique culture du Troisième Reich). Il aimait distraire et s’opposait au monumentalisme sonore de son époque, préférant les petits orchestres, assurant ainsi plus de transparence. Le secret de Suzanne mêle dialogues parlés, récitatifs et ariosos. Maître en matière de rythme, il s’impose ici comme un orchestrateur né, doué d’un sens aigu de la comédie, créant maints contrastes entre l'agitation des échanges entre les protagonistes et le calme et la sensualité du plaisir solitaire.  

Distribution

Les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal | Les finissants de l’École nationale de théâtre du Canada

CHEF D’ORCHESTRE - Alain Trudel (Canada)

Il dirige orchestres symphoniques et chambristes sur trois continents, dans des œuvres couvrant toutes les époques. En 2006, il devient chef titulaire de l'Orchestre de la Radio de Radio-Canada et de l'Orchestre symphonique de Laval. Le Manitoba Chamber Orchestra vient de le nommer conseiller artistique pour les saisons 2007 à 2009. Depuis 2004, il est chef du Toronto Symphony Youth Orchestra. Il a dirigé la plupart des orchestres canadiens, de même que des orchestres internationaux : Orchestre de chambre de Hong Kong, Orquesta Sinfonica de Guatemala, Orchestre de chambre métropolitain de Tokyo, Northern Sinfonia de Grande-Bretagne et plusieurs autres. Au disque Alain Trudel apparaît comme tromboniste et chef d'orchestre sous étiquettes Naive, ATMA, Warner et Naxos.

METTEUR EN SCÈNE - Gilbert Turp (Canada)

Comédien, écrivain et professeur d’art dramatique depuis maintenant 30 ans, Gilbert Turp a mis à profit son amour de la musique depuis 2006 en mettant en scène deux spectacles d’opéra. Une version pour enfants des Noces de Figaro de Mozart, qu’il a adaptée et mise en scène en décembre 2006 pour l’Orchestre symphonique de Laval, sous la direction d’Alain Trudel, avec les chanteurs de l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal et en mars 2007, l’Atelier d’opéra du Conservatoire de musique de Montréal, qui présentait Les mamelles de Tirésias, de Francis Poulenc, précédé d’une courte farce de Jacques Ibert, Angélique. À l’automne 2006, il a publié un essai portant sur l’art dramatique : La culture en soi (Leméac).

Du 7 au 11 mai 2008

La galerie Wilder & Davis

Recollections: memory streams and the reconstructed portrait

Exposition: Dita Kubin

Arlecchino

 La galerie Wilder & Davis a l'honneur de présenter Recollections: memory streams and the reconstructed portrait, photographies de Dita Kubin, du 15 février au 4 avril 2008. Seront exposés pour la deuxième fois à Montréal, les mystérieux portraits noir et blanc de la série Recollections, ainsi qu'une sélection des plus récents travaux de l'artiste, dans lesquels elle explore la couleur, combinée à sa technique propre de reconstitution et de collages photographiques. 

     La technique des collages photographiques de Dita Kubin témoigne d'une ingénieuse combinaison de la technique argentique traditionnelle et de la manipulation numérique. Grâce à cela, l'artiste tente d'explorer la silhouette humaine en mouvement, dans l'espace et dans le temps. En définitive, elle reconstitue ces portraits aux dimensions multiples en réunissant les traces mnésiques qu'elle a du sujet, ses souvenirs qui, d'une façon paradoxale, sont abstraits et détaillés. 

     Les photographies de Dita Kubin semblent éthérées, teintées de nostalgie et font appel à un obsédant travail méditatif. D'abord fragmentées puis reconstituées grâce à la mémoire visuelle, elles forment un univers fascinant. Elles amènent le spectateur à saisir l'immédiateté de l'instant et lui permettent de vivre une expérience visuelle presque surréaliste. Le processus holographique de superposition d'images transcende la réalité et participe à une recherche de continuité dans son travail qui, après tout, ne se veut pas un témoignage fidèle, mais plutôt l'approche holistique d'une intention artistique.

      Le grand public et les médias sont cordialement invités à rencontrer l'artiste à l'occasion du vernissage, vendredi 15 février à partir de 18 h.

L'artiste tchèque Dita Kubin vit actuellement à Montréal et travaille comme photographe indépendante en arts. Elle s'installe à Montréal pour faire ses études et complète en 1998 au Collège Dawson, un programme en photographie de trois ans. Son travail a déjà fait la couverture des magazines Photo Life et Photo Sélection, et elle a récemment remporté le grand prix du 27th Annual Spring Photography Contest, concours commandité par le Photographer's Forum et Canon. Elle vient de présenter son travail à Tenerife en Espagne, à l'occasion de la biennale Fotonoviembre 2007. 

Pour plus d'informations, veuillez contacter Elizabeth Barbosa, directrice de la galerie. 

Heures d'ouverture : du lundi au samedi de 9 h 30 à 18 h 00 

Photo : Soma, 2006

Du 8 mars jusqu’à 11 avril 2008

La galerie Inter Pallas

L’exposition Évasion

La marche à l’amour et à l’amitié

Le Groupe Versus est composé d’artistes passionnés et dynamiques où sa force se trouve dans la diversité, le respect et la richesse des expériences partagées.  Les propositions picturales pleines d’audace alliant la figuration et le travail formel démontrent une solidarité, le respect mutuel et l’entière liberté de création des membres du groupe.  Cette complicité se fait sentir lorsque nous observons la passion qu’ils ont pour l’art. 

Le Groupe Versus réunit une dizaine d’artistes professionnels pleins d’énergie et très enthousiastes qui vous proposent, au printemps, à partir du 8 mars 2008 à la galerie Inter Pallas, située au 3550 Côte-des-Neiges à Montréal, l’exposition Évasion. 

Le Groupe Versus : Denis Bergeron, Claire Boily, Andrée Bonard, Oana Comsa, Marcelle D’Amours, Renée Lefrançois, Raluca Pilat, Peggie Reason(LuhPegg) et Carolyne Vaudry, vous invitent à pénétrer dans leur imaginaire.  Ils vous offriront une exposition éclatée, riche et diversifiée pleine d’atmosphères, d’espaces virtuels intrigants, où ils expérimentent la matière, questionnent le temps et la représentation de leur monde intérieur par le geste. Unique à l’artiste, ce geste est intime et révélateur des préoccupations sociales, émotionnelles et spirituelles. Venez découvrir Le Groupe Versus.  Une visite et vous serez conquis. 

Le Groupe Versus : 1040 rue Cassandre, Deux-Montagnes (Québec) J7R 6X6

Téléphone : (450) 491-4593  Télécopie : (450) 491-3542  Courriel : vaudry.f@videotron.ca

Du 26 fevrier au 30 mars 2008

Danielle Oddera et Jean Marchand proposent

Je persiste et signe… Brel

Je persiste et signe… Brel

L’année 2008 marque le 30e anniversaire du départ de Jacques Brel. Trente ans plus tard, il est plus vivant que jamais. Danielle Oddera et Jean Marchand vous invitent à entrer dans son univers avec Je persiste et signe… Brel, qui sera présenté le vendredi 11 avril  2008 à 20h au Lion d’Or,  

Danielle Oddera est l’une des rares personnes à avoir chanté auprès de Brel. En plus de connaître l’œuvre, elle a connu l’homme. C’était son ami. C’est pour cela que la force de ses interprétations est acclamée par tous : « J’ai eu le privilège de ces tête-à-tête où il m’a raconté son enfance, ses passions et ses espoirs. Je serai toujours reconnaissante à la vie de l'avoir  connu  On dirait qu’il est toujours là» 

En1980, Danielle Oddera rencontre Jean Marchand. Cette rencontre s’inscrit dans les  coups de coeur de sa vie. Marchand, comédien et musicien jusque dans l’âme, est d’une sensibilité peu commune. Oddera-Marchand  deviennent les interprètes passionnés de l'univers de Brel  tant ici qu'à l'étranger et chaque fois avec la même énergie, le même amour. 

Crée au Théâtre de Quat’Sous, Je persiste et signe... Brel doit sa première mise en scène au regretté Gaétan Labrèche. . Oddera-Marchand nous reviennent après une absence de dix ans sur Montréal. 

Je persiste et signe…..Brel est résolument un des rendez-vous musicaux du printemps à ne pas manquer. 

Autant Brel a été fidèle à la vie, autant Danielle Oddera et Jean Marchand sont fidèles à l’homme et à l’œuvre, dans leur émouvant spectacle où ils chantent, disent et jouent Brel…

Brel, Oddera, Marchand, voilà un trio inoubliable.  - LE DEVOIR 

Quoiqu’ils en pensent, malgré leurs craintes, les amateurs, les inconditionnels même de Brel passeront, j’en suis sûr, une excellente soirée. C’est inévitable.  - LA PRESSE 

Oddera et Marchand se complètent à merveille. Ils sont excellents, Voilà un show de qualité et l’on comprend que Je persiste et signe…Brel soit prolongé.  - JOURNAL DE MONTREAL

Les billets sont disponibles au coût de 25$ plus taxes  à la Billetterie Articulée au (514) 844-2172 ou au 1-866-844-2172 et sur le Réseau Admission au 514 790 1245 .

Dès samedi 2 et dimanche 3 février 2008, 15H00

Cinéma du Parc

Les week-ends du film roumain

Arlecchino

L’Association ROCADE, en collaboration avec le Centre National de la Cinématographie de Roumanie et le Cinéma du Parc, organisera « Les Week-ends du Film Roumain ». Dès les 2 et 3 février, nous présentons des films de la cinématographie roumaine au Cinéma du Parc, à raison d’un weekend par mois. Grâce au succès des derniers événements : « EUROf EST– Le Festival de Films de l’Europe de l’Est » (25 mai – 2 juin 2007), et le « Festival du Film Roumain à Montréal» (2 – 8 novembre 2007) », nous lançons en 2008 ce projet dédié aux films réalisés par « les classiques » du cinéma roumain.  Vous verrez donc des films de Lucian Pintilie, Nicolae Margineanu, Stere Gulea et Liviu Ciulei. Les objectifs principaux des « Week-ends du Film Roumain » sont de préserver et de favoriser les échanges culturels entre la Roumanie et le Québec (la majorité des films ont des sous-titres français) ainsi que de valoriser le potentiel et la spécificité de la cinématographie roumaine dans l’espace multiculturel montréalais. C’est aussi de mieux faire connaître la communauté roumaine vivant à Montréal, par ses valeurs, avec les films de la nouvelle vague de réalisateurs comme Cristian Mungiu, de Corneliu Porumboiu, Cristian Nemescu, Cristi Puiu et Catalin Mitulescu. Pour débuter ce programme, nous avons présenté le film de M. Pintilie, Le Chêne. Viendra le film artistique inspiré de la vie et l'œuvre du peintre roumain Stéphane Luchian, qui sera présenté les samedi 8 et  dimanche 9 mars, 15H00).

(Référence : Association ROCADE) 

Programmation : 

Samedi 8 et Dimanche 9 mars, 15H00: Stéphane Luchian/ Ştefan Luchian

Roumanie, 1981, 100 minutes, Projection numérique, v.o. roumaine avec s.-t. français et anglais

Réalisateur : Nicolae Margineanu (PrixCIDALC, Festival de Karlovy Vary, 1982) 

Samedi 5 et Dimanche 6 avril, 15H00 : La Famille de Moromete/  Moromete

Roumanie, 1987, 142 minutes, Projection numérique, v.o. roumaine avec s.-t. français

Réalisateur Stere Gulea (Prix pour interprétation masculin, Festival de San Remo, Italie, 1988, Prix II, Festival de Santarem, Portugal, 1988) 

Samedi 10 et Dimanche 11 mai, 15H00 : La Forêt des pendus / Pădurea spânzuraţilor

Roumanie, 1964, Noir et Blanc, 114 minutes, Projection numérique, v.o. roumaine avec s.-t. français

Réalisateur Liviu Ciulei (Sélection officielle et Prix de la mise en scène Festival de Cannes, 1965) 

Samedi 8 et dimanche 9 mars 2008 

  • Rendez-vous à 15h00 au Cinéma du Parc

Stéphane Luchian

Roumanie, 1981, 100 minutes, sous-titré en français (samedi) et en anglais (dimanche).

Réalisateur : Nicolae Margineanu

Distribution: Ion Caramitru, Maria Ploae, George Constantin, Victor Rebenciuc, Monica Ghiuta

Le film évoque la vie d’un des plus grands peintres roumains – Stéphane Luchian, toute une vie placée sous le signe spectaculaire du succès, d’une part, et de la tristesse, d’une autre. De la chance également! Un héritage important épargne le jeune Luchain de tout souci matériel. Il mène ainsi une vie peut-être super floue, mais tout à fait exceptionnelle…  Après le refus du Salon Officiel de peinture de Bucarest de présenter ses œuvres, Luchian organise avec d’autres jeunes artistes une exposition des « Indépendants », qui provoque un scandale, mais qui leur procure de la notoriété auprès du grand public.

Mais son destin change vite… Menant une vie extravagante, il dépense tout son héritage. Les premiers signes de la paralysie apparaissent. C’est le début de la fin. Son amante le laisse, les amis disparaissent… Tout ce qu’il lui reste est la peinture, sur laquelle Luchian va se concentrer pour le reste de sa vie. Sa peinture est magnifique. Quand la paralysie attaque ses doigts, il continue à peindre avec le pinceau attaché à son bras. Les modèles recourrants dans ses peintures sont les fleures. « Les anémones », une des peintures les plus connues, est crée dans cette période.

Ce film a gagné le Prix CIDALC au grand Festival International de Film de Karlovy Vary en 1982.

Nicolae Margineanu s’est fait remarqué dans le paysage cinématographique roumain avec des films importants, tels que: Un homme en loden (Un om în loden), Quelque part dans l’est (Undeva in Est), Mara, Le fameux paparazzi (Faimosul paparazzi), Que la prison soit bénie (Binecuvantata fii inchisoare !).

Il réalise Stéphane Luchian en 1981, un film d’exception, qui marque son entrée dans la panoplie des grands cinéastes roumains. Le personnage principal est interprété par Ion Caramitru, maintenant Directeur Général du Théâtre National de Bucarest, un acteur d’exception, aussi présent sur la scène cinématographique internationale : Mission impossible.

Nicolae Margineanu a été présent à Montréal et à Québec à l’occasion du Festival du Film roumain (2 - 15 novembre 2007), organisé par l’association ROCADE

Dès le 1er avril

Théâtre d’Aujourd’hui

Mise en scène Daniel Brière

Oreille tigre et bruit, d’ Alexis Martin

Distribution Christian Bégin, Evelyne de la Chenelière, Éloi Cousineau, Patrick Drolet, Fanny Mallette et François-Étienne Paré

La marche à l’amour et à l’amitié

 Assistance à la mise en scène et régie Nadia Bélanger // Scénographie et accessoires Jonas

Verof Bouchard // Costumes Claire Geoffrion // Éclairages Nicolas Descôteaux // Musique

originale John Réa // Vidéo Yves Labelle 

Hubert Alain est animateur de radio. Sur le plateau de son émission, Le cercle de Montréal, il reçoit des romanciers, des chercheurs, des universitaires... des personnages qui tiennent et «retiennent » des discours. Hubert Alain entend donc beaucoup de mots. Des tonnes de mots. Mais il entend aussi un bruit. Un bruit de fond que ni lui, ni son médecin n’arrivent à expliquer. Est-ce que c’est possible qu’il y ait une quantité limitée de mots… de sons qu’on puisse absorber ? Je veux dire, peut-être, que si on dépasse, si on crève un certain plafond, l’oreille bloque. Hubert Alain est saturé. Quand il se lève la nuit pour profiter du silence, il réveille, malgré lui, sa femme Claire et la nécessaire communication recommence. Et dans son oreille,

il y a toujours le même bruit.  

Avec la pièce d’Alexis Martin, on plonge dans le subtil bourdonnement de l’ère de la

communication. Les personnages tanguent avec finesse entre une thèse et sa caricature, multipliant les discours jusqu’à l’abîme, la pièce devenant un discours sur le discours, entre autres, par les discours radiophoniques des invités du Cercle de Montréal. L’humour se mêle avec brio à une réflexion complexe sur les mots, leur pouvoir et leur valeur. Quel poids ont les mots qu’on dit à la radio ? À son médecin ? À sa femme ? Lesquels sont les plus vrais ? Lesquels contribuent au bruit de fond ambiant ? (Si, bien sûr, une telle chose existe…) Peut être qu’à force de dérapage verbeux, le langage et les thèses peuvent s’user et devenir du bruit. Comme celui qu’entend Hubert Alain. La solution, c’est alors de foncer dans la poésie, la fable. De partir avec le Dr Ming, l’acuponcteur, à la recherche de la cause du bruit et de trouver le tigre… Oreille, tigre et bruit déborde de fantaisie, de sens et de non-sens.

C’est une pièce qui déroute et amuse. Un texte qui pose avec humanité le problème de l’hypercommunication. 

Les moyens de communication se multiplient. Il y a les cellulaires, les messages textes, les messageries en ligne. Les sources d’informations aussi se multiplient : les chaînes télé, l’information en continu, les différentes radios, les sites internet. Partout et tout le temps ou presque, il est possible d’entrer en communication et de recevoir de l’information. On peut donc présumer que la quantité de mots que l’on émet et que l’on reçoit dans une vie a radicalement augmenté, pas nécessairement les idées ou les propos, simplement les mots…Et s’il y en avait trop? Si les mots polluaient? Si le bavardage ambiant devenait un bruit de fond obsédant? Dans Oreille, tigre et bruit, le personnage central est victime de ce bruit de fond. Hubert Alain anime une table ronde à la télévision. Sur son plateau, les intellectuels défilent, les

discours aussi. Cette accumulation de discours, judicieux mélange d’opinions et de théories, crée un tourbillon autour de l’animateur. Plutôt que de construire du sens, ce tourbillon semble créer une distance avec la réalité : le fait que tous les discours s’équivalent donne l’impression qu’il n’y pas de prises possibles sur le monde. Les mots ne sont plus des repères mais des sons qui nourrissent le bruit dans l’oreille d’Hubert Alain. Épuisé, il en viendra à se réveiller la nuit pour profiter du silence. Il veut fuir le bruit de fond. Être dans la paix. S’habiter. Habiter son intériorité, le vide. On comprend. Mais qui fait encore ça aujourd’hui? En tout cas, ça réveille et inquiète sa femme, Claire. À l’évocation de son besoin de silence, Claire ne manquera pas de rappeler à Hubert combien, eux, ils sont constamment dans un silence relatif. Ils ne se parlent plus. Et voilà qu’il se réveille la nuit pour profiter du silence? Ça a quelque chose d’étrange… Elle cherchera avec lui des explications. « Je suis peut-être devenu un bruit de fond. On est tous le bruit de fond de quelqu’un d’autre, j’imagine. » Dans

cette réflexion croisée sur le couple et le monde de l’hyper-communication, le rapport à soi, c’est le silence, le rapport à l’autre; le bruit. Le couple devient alors inconfortable, le rapport à l’autre; omniprésent. La quête de paix se transforme en un nécessaire mais préoccupant repli sur soi. L’hyper-communication ne semble plus enrichir le lien avec l’autre, mais au contraire, elle le brouille d’interférences et l’achève prématurément. Dans un monde trop bruyant l’échange est difficile. Assommé par les idées vides, le bavardage, coupé du sentiment de pouvoir aussi

instinctivement donner du sens à sa vie, l’humain n’est plus dans le monde, mais en dehors. C’est ce qui arrive à Hubert Alain. Jusqu'à ce que la fable revienne et que la prise sur le réel soit à nouveau possible. Il faut ici un tigre, un symbole, un récit bien à soi pour guérir.  

Avec Oreille tigre et bruit, Alexis Martin trace un portrait fouillé de ce monde explosivement volubile, qui à la fois nous enivre et nous étourdit.

Catherine Léger 

Comédien, metteur en scène, auteur et scénariste, Alexis Martin conjugue ses multiples talents, tant à la scène qu'à la télévision et au cinéma. Fidèle complice du regretté Jean-Pierre Ronfard, il a cosigné avec lui les pièces Parade et Transit section 20. Il a aussi signé les adaptations de L’odyssée (en collaboration avec Dominic Champagne) et de L’Iliade d’Homère, présentées sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde. On lui doit, entre autres, les pièces Hitler, Tavernes et Bureaux, dont la reprise était présentée au Théâtre d’Aujourd’hui en 2005. À titre d’interprète, il a participé à plus de trente productions dont L’hiver de Force de Réjean Ducharme, En attendant Godot de Samuel Beckett, Le Procès de Kafka et L’asile de la pureté de Claude Gauvreau. Multipliant les rôles à la télévision (Vice caché, Temps dur, Tabou, Un gars, une fille, Fortier) et au cinéma (L’audition, Nô, Un 32 août sur terre) l’auteur de Matroni et moi est aussi codirecteur artistique du Nouveau Théâtre Expérimental et membre fondateur du Groupement forestier du théâtre. Cette saison, il est de la distribution de Sacré Coeur présenté au NTE, dont il assume la mise en

scène et cosigne le texte avec Alain Vadeboncoeur. Vous pourrez aussi le voir prochainement au grand écran dans Une Galaxie Près de Chez vous II (réalisé par Philippe Gagnon), Comme une flamme (réalisé par Sébastien Rose) et Babine (réalisé par Luc Picard).  

Comédien, auteur et metteur en scène, Daniel Brière est également codirecteur artistique du Nouveau Théâtre Expérimental et membre fondateur du Groupement forestier du théâtre. Il a participé à près de vingt-cinq productions théâtrales

dont Durocher le milliardaire de Robert Gravel, Les oranges sont vertes de Claude Gauvreau, Matroni et moi d’Alexis Martin et Talk-Radio d’Eric Bogosian. Il a mis en scène Au bout du fil, Des fraises en janvier et, au théâtre d’Aujourd’hui, Bashir Lazhar d'Evelyne de la Chenelière, avec qui il était aussi complice au texte et à la mise en scène d’Henri et Margaux et du Plan américain. Après avoir dirigé Taverne d’Alexis Martin, il a cosigné avec lui le texte et la mise en scène de La marche de Râma présenté au Nouveau Théâtre Expérimental. À la télévision, on l'a vu entre autres dans Les Bougons, Cauchemar d'amour, Un gars, une fille, Annie et ses hommes et Caméra café. Au cinéma, il est de la distribution de nombreux longs métrages dont Le Déclin de l'empire américain de Denis Arcand, Gaz Bar Blues de Louis Bélanger et La moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau, qui le dirigeait

aussi l’ automne dernier dans C'est pas moi j'le jure. 

Assistance à la mise en scène et régie Nadia Bélanger

Scénographie et accessoires Jonas Verof Bouchard

Costumes Claire Geoffrion

Éclairages Nicolas Descôteaux

Musique originale John Réa

Vidéo Yves Labelle 

Photographies : Neil Mota

Du 7 au 11 mai 2008

Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts

Piccolo Teatro de Milan 

Arlecchino servitore di due padroni,
de Carlo Goldoni

Mise en scène GIORGIO STREHLER

Arlecchino

 REMISE EN SCÈNE PAR FERRUCCIO SOLERI AVEC LA COLLABORATION DE STEFANO DE LUCA

AVEC FERRUCCIO SOLERI 

UNE PRÉSENTATION DE LA PLACE DES ARTS ET DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE

EN COLLABORATION AVEC L’INSTITUT CULTUREL ITALIEN DE MONTRÉAL ET LA CHAMBRE DE COMMERCE ITALIENNE AU CANADA 

La Place des Arts et le Théâtre du Nouveau Monde, en collaboration avec l’Institut Culturel Italien de Montréal et la Chambre de commerce italienne au Canada, sont heureux de s’associer pour présenter Arlecchino servitore di due padroni de Carlo Goldoni, la mythique production du Piccolo Teatro de Milan, l’un des théâtres les plus prestigieux au monde, dans une mise en scène signée par le maestro Giorgio Strehler. Jouée à peu près sans relâche depuis 1947, cette production virtuose, époustouflante de liberté et d’invention, est rendue de manière éclatante par seize acteurs, accompagnés de cinq musiciens sur scène. Arlequin est interprété par nul autre que l’acteur Ferruccio Soleri qui, depuis plus de quarante ans, joue d’un méridien à l’autre le rôle voltigeant du coquin serviteur de deux maîtres, insufflant son éternelle jeunesse au personnage le plus célèbre de tout le théâtre italien. Trois cents ans après la naissance de Goldoni, soixante ans après la recréation de cette pièce immortelle, dix ans après la mort de Strehler, cette production, présentée partout à travers le monde et qui prendra l’affiche à Montréal du 7 au 11 mai au Théâtre Maisonneuve, est l’occasion unique de voir ou de revoir ce classique du théâtre italien, mené allegro vivace par le grand maître de la commedia dell’arte. 

TEATRO GIGANTISSIMO!

Le Piccolo Teatro, fondé en mai 1947 par Giorgio Strehler et Paolo Grassi, représente hors de tout doute un chapitre incontournable de l’histoire du théâtre italien et européen. Ce lieu de création a connu au fil des décennies une histoire riche d’exploits : plus de 200 mises en scène, plus de 20 000 représentations et surtout, au-delà des chiffres, un répertoire réunissant des dizaines de spectacles qui ont fait date pour la grande nouveauté et l’importance des mises en scène ainsi que pour le succès obtenu lors des tournées internationales. En Italie, le Piccolo a représenté un nouveau modèle de théâtre pour la société de l’aprèsguerre et, grâce à Strehler, il a vite dépassé les frontières nationales. Théâtre populaire exemplaire, son caractère exceptionnel vient de la défense et illustration d’un théâtre de qualité, mais destiné à un vaste public. 

MAESTRO STREHLER

L’Italie a donné au monde Leonardo da Vinci, Michelangelo, Vivaldi, Verdi, Fellini

et… Giorgio Strehler! Le répertoire que ce metteur en scène hors du commun a

exploré au fil de ses cinquante ans de carrière est vaste, très vaste. On retiendra,

parmi ses mises en scène célèbres, Le Roi Lear et La Tempête de Shakespeare,

La Cerisaie de Tchekhov et Le Balcon de Jean Genet, sans oublier La Grande

Magia d’Eduardo De Filippo, présenté au Théâtre Maisonneuve de la Place des

Arts à Montréal en janvier 1991. Car il ne faut pas oublier que jamais Strehler

n’aura cessé de proposer des relectures des classiques du théâtre italien, à

commencer bien sûr par les chefs-d’oeuvre de Goldoni. Strehler partage la

direction du Piccolo jusqu’en 1969 puis il en devient l’unique directeur en 1972.

Dès lors, au Piccolo ou ailleurs dans le monde, il enchaîne une série de

spectacles mémorables, qui ont fait l’un des grands maîtres de la mise en scène,

récompensé du prix Europe, la plus haute distinction internationale remise à un

artiste de théâtre. 

♦♦ EN SCÈNE DEPUIS 60 ANS! ♦♦

Mis en scène par Giorgio Strehler pour la première fois en 1947, année de

fondation du Piccolo, Arlecchino servitore di due padroni est devenu au fil du

temps l’ambassadeur de ce théâtre sur les scènes du monde. Tel le phénix

renaissant de ses cendres, ce spectacle, à la fois toujours le même et toujours

différent, est un pied de nez lancé au caractère éphémère du théâtre sans pour

autant être devenu une oeuvre de musée. L’idée d’un spectacle comme

« organisme vivant » revient tel un leitmotiv dans les déclarations de Strehler

comme pour signifier la nécessité de son évolution, qui a abouti à onze versions

différentes, jouées presque en continuité depuis soixante ans et dont la dernière

version a survécu à la mort du metteur en scène.

Communiqué de presse (suite) 

♦♦ ARLEQUIN, MON COQUIN! ♦♦

Écrite en 1745, Arlequin serviteur de deux maîtres n’est d’abord qu’un canevas,

une série de situations types servant de guide aux improvisations des comédiens,

avec des personnages réduits à des « masques ». La pièce fut ensuite

entièrement rédigée et publiée en 1753. Ainsi Goldoni a-t-il pu intégrer un certain

nombre de trouvailles issues directement des représentations : Arlequin qui sert

deux repas à la fois avec une frénésie déchaînée, lutte avec une mouche, fait,

défait et mélange deux malles, mime la préparation d’un festin, etc. La pièce, qui

se passe à Venise, n’est qu’une succession de rebondissements : une jeune

femme, Béatrice, travestie en homme, sème le désordre dans les arrangements

matrimoniaux de Pantalon et du docteur Lombardi; un impétueux provoque des

duels; des amants ne cessent de se croiser sans parvenir à se retrouver; et

Arlequin, valet fantasque et perpétuellement affamé, sert à leur insu deux maîtres

à la fois. Mais ce ne sont là que les principales composantes de l’oeuvre,

destinées à laisser le champ libre aux lazzi, ces morceaux de bravoure

clownesques rendus de manière éclatante par les acteurs. 

♦♦ ALLEGRO VIVACE! ♦♦

On a dit d’Arlequin qu’il était « toujours en l’air ». La virtuosité et les qualités

acrobatiques des acteurs italiens qui ont pris en charge le rôle restituent tout à fait

la tradition de la commedia dell’arte. Mais s’il en est un qui a poussé cette

incarnation jusqu’à la perfection, une perfection renouvelée depuis des décennies,

c’est bien Ferruccio Soleri qui, depuis plus de quarante ans, interprète le rôle

voltigeant d’Arlequin dans la mise en scène de Giorgio Strehler. C’est lui qui, lors

de cette visite exceptionnelle du Piccolo Teatro à Montréal, jouera Arlecchino, lui

qui est « entré en Arlequin » comme on entre en religion! Déjà, durant les

répétitions de l’édition « des adieux » en 1987, Giorgio Strehler disait à Soleri une

chose que l’acteur n’est pas près d’oublier : « Ferruccio, je ne comprends pas. Toi,

tu vieillis, mais ton Arlequin est toujours jeune. Comment fais-tu donc? » Ultime

vision du chef-d’oeuvre de Goldoni, cette production acrobatique et virtuose,

bondissante et enlevante, présentée dans les grandes villes du monde et à

Montréal dans les années soixante, jouit maintenant de cinq représentations

exceptionnelles ! 

ARLECCHINO SERVITORE DI DUE PADRONI

de Carlo Goldoni

Mise en scène de Giorgio Strehler

dirigée par Ferruccio Soleri, avec la collaboration de Stefano de Luca

Pantalone de’ Bisognosi Giorgio Bongiovanni

Clarice, sa fille Annamaria Rossano

Docteur Lombardi Tommaso Minniti

Silvio, son fils Stefano Onofri

Beatrice, Turinoise en habit masculin sous le nom de Federigo Rasponi Giorgia Senesi

Florindo Aretusi, son amant Sergio Leone

Brighella, aubergiste Enrico Bonavera

Smeraldina, femme de chambre de Clarice Alessandra Gigli

Arlecchino, serviteur de Beatrice puis de Florindo Ferruccio Soleri

Un valet de l’auberge, un porteur Francesco Cordella

Valets Giorgio Sangati, Giulia Valenti

le Souffleur Stefano Guizzi

Musiciens Gianni Bobbio

Franco Emaldi

Paolo Mattei

Francesco Mazzoleni

Elisabetta Pasquinelli

Décor Ezio Frigerio

Costumes Franca Squarciapino

Musique Fiorenzo Carpi

Chorégraphies Marise Flach

Éclairages Gerardo Modica

Assistante aux décors Leila Fteita

Masques Amleto and Donato Sartori

Régisseur Andrea Levi

Accessoiriste Valentina Lepore

Machiniste Agostino Biallo

Opérateur d’éclairage Claudio De Pace

Habilleuse Alice Agrimonti

Perruques et maquillage Monica Capitanio

Directeur de tournée Andrea Cortiana

Crédits photos Diego et Luigi Ciminaghi 

Arlequin et le Piccolo

Un spectacle peut-il devenir

l’emblème d’un théâtre ?

Peut-il en symboliser cinquante

ans de vie? La réponse est oui si

l’on prend le cas d’Arlequin, un

Arlequin toujours jeune, un

Arlequin magnifique, l’Arlequin débordant d’humanité qui porte l’empreinte incomparable de Giorgio Strehler, l’Arlequin de Marcello Moretti qui, depuis tant

d’années, est celui de Ferruccio Soleri. Ce spectacle, cependant, ne doit pas être considéré comme une pièce de musée, figée dans une perfection glaciale et lointaine. Au contraire, ce qui a fait l’incroyable fortune d’Arlequin serviteur de deux maîtres (son véritable titre) c’est justement une inépuisable vitalité qui devient un langage universellement compréhensible. C’est un lieu commun, diront certains. N’est-ce pas

avec ce texte que Goldoni abandonne le filon traditionnel de la commedia dell’arte pour se consacrer avec bonheur au théâtre de caractères ? Sans doute. Le secret de la fortune d’Arlequin dans le monde entier, de son irrésistible pouvoir, que nous qualifierions aujourd’hui de médiatique, de captiver les spectateurs, jeunes ou vieux, quelle que soit leur culture ou leur niveau social, est peut-être dans le « secret » de Goldoni : savoir concentrer la génialité de l’expression théâtrale en prenant ses personnages dans les « livres de la Vie et du Théâtre ». La Vie et sa représentation, donc, à l’intérieur du cercle magique de la scène, miroir du monde dans lequel des générations d’acteurs et de spectateurs se sont reconnus. Il faut chercher l’autre motif de ce succès dans la créativité exceptionnelle de son metteur en scène, capable de réinventer chaque fois, pour lui et pour les autres, cette histoire

d’intrigues et de masques, de faim et de difficultés sentimentales. En outre, Strehler a toujours su trouver les interprètes qu’il fallait, cueillir l’esprit du temps en présentant ce spectacle comme un travail en devenir. Goldoni, dans son esprit, était un auteur « stratégique » dans la production du Piccolo Teatro, car il pouvait restituer aux spectateurs l’apparente facilité de transformer le Monde en Théâtre. (…) 

C’est donc un spectacle exceptionnel, un fil conducteur dans la genèse bouillonnante du théâtre italien moderne, un véritable « roman » qui jalonne les principales étapes de l’histoire du Piccolo, mais aussi celles de l’homme et de l’artiste Strehler. (…) Inoubliable la représentation parisienne de mars 1998, quelques mois après la disparition de Strehler, au Théâtre de l’Odéon où le public a applaudi à tout rompre pendant un quart d’heure les jeunes et les vieux interprètes d’Arlequin

dans une immense ovation à la mémoire de son créateur et à la jeunesse indestructible du spectacle. (…) En cette lointaine année 1947, Strehler recherche ce qui reste des techniques oubliées des acteurs comiques italiens d’autrefois, leur manière de ponctuer et de synchroniser l’action avec la voix, essayant de retrouver la force expressive du geste dans des rythmes joyeux et effrénés, non pas dans une répétition servile de schémas, mais comme invention absolue. Si certains ne

voient dans ce premier Arlequin qu’un spectacle haut en couleurs, d’autres le considèrent comme une véritable recherche anthropologique. Ce spectacle donne à l’acteur une occasion extraordinaire de s’entraîner, car il doit aussi se mesurer avec le masque. Il représente la première incursion, peut-être involontaire, de Strehler dans l’effet de distanciation que la simplicité des décors de Gianni Ratto accentue : une estrade délimitée par des toiles de fond et des coulisses peintes, que les acteurs changent eux-mêmes sous les yeux des spectateurs.

Marcello Moretti a été le premier Arlequin de l’après-guerre. Ancien élève de l’Académie de Silvio D’Amico, il représente un nouveau modèle d’acteur qui a rompu avec la tradition et qui est à la recherche consciente de lui-même. (…) En 1961, entre la troisième et la quatrième édition, la mort de Moretti constitue une douloureuse rupture. Mais le jeune Ferruccio Soleri est déjà prêt à prendre la relève. Il sort, lui aussi, de l’Académie et il a pu profiter de l’expérience de Moretti.

Après une sévère période d’apprentissage, c’est désormais un Arlequin à part entière (…)

Plus tard, Arlequin, à qui Moretti a insufflé son souffle vital et dont il a intériorisé le calme et l’équilibre, le goût pour la réflexion, la mélancolie, un Arlequin qui a grandi, emporté par l’élan poétique et les prouesses acrobatiques, rencontrera Ferruccio Soleri. Ce jeune acteur toscan réalisera un exploit apparemment impossible: remplacer dans le coeur, dans le regard, dans l’imaginaire des spectateurs, mais aussi de Grassi et de Strehler, l’Arlequin de Moretti. Ce personnage n’était pas un étranger pour lui, car, à l’époque où il jouait le rôle du ga rçon d’auberge, il restait dans les coulisses pour l’épier (suivant un conseil de Moretti lui-même). (…) La personnalité, la jeunesse, le physique plus impétueux de Soleri, son penchant pour les acrobaties, poussent le metteur en scène à chercher de nouveaux lazzis et à remplacer ceux, désormais archi-connus, de Moretti. Pour Soleri, Strehler a dû revoir entièrement l’organisation du spectacle. L’Arlequin de Soleri a peu à peu pris forme, symbole d’une évolution personnelle, mais aussi d’une sensibilisation à une situation

humaine particulière, à une époque donnée. (…) Et le spectacle continue, Arlequin est parti en tournée à travers le monde car les spectacles vivent leur vie, au-delà de celle de leurs créateurs et de leurs interprètes. Aujourd’hui, le voici de retour, toujours sous le regard attentif de Soleri qui est l’incarnation vivante de ce spectacle, tout à la fois mythique et bien ancré dans le réel. Témoin d’une longue histoire humaine et artistique, où les triomphes sont la juste récompense d’un travail acharné, où la mélancolie se mêle à la tendresse, Arlequin, avec sa resplendissante

théâtralité, dit adieu au vingtième siècle et, par l’un de ses bonds prodigieux, fait une entrée joyeuse et impatiente dans le nouveau millénaire.

Maria Grazia Gregori

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Arlequin serviteur de deux maîtres ou le lumineux objet du désir is en scène pour la première fois en 1947 par Giorgio Strehler, Arlequin serviteur de deux maîtres est

devenu au fil du temps l’ambassadeur du Piccolo Teatro de Milan sur les scènes du

monde entier. Ce spectacle, toujours le même et toujours différent, est un défi à

l’éphémère du théâtre sans pour autant être un spectacle-musée. Au contraire, la

conception de ce spectacle comme « un organisme vivant » revient tel un leitmotiv dans les déclarations de Strehler pour signifier la nécessité de son évolution, de ses changements, de ses relectures qui ont abouti à dix versions différentes : celles-ci intègrent l’évolution d’une pratique, testent les innovations au niveau de l’écriture scénique expérimentées ailleurs, racontent les transformations d’une troupe et le regard toujours nouveau de son metteur en scène, mais lui lancent aussi des défis. Les nouvelles versions proposées sont donc fondamentales pour la continuité et la vitalité d’un spectacle qui est à la fois exemplaire d’une forme de théâtre typiquement italienne mais aussi, pour parler comme Goldoni, « une mémoire mise en action ». (...)

Au commencement donc de l’histoire du Piccolo, il y a Arlequin. Le texte de Goldoni fut, en fait, appréhendé comme un prétexte pour réinventer une tradition perdue, une tradition qui privilégiait le jeu, le masque, la virtuosité des acteurs et comme Strehler l’a souvent dit « le bonheur de jouer » et le « bonheur d’exister » (...) Alors la scène de cet Arlequin toujours recommencé, exprimera « l’enfance de l’art du théâtre » que le public du monde entier comprend et ne veut pas

abandonner. Car si ce spectacle continue aujourd’hui comme hier, c’est que le public ne veut pas le lâcher parce qu’il y reconnaît, dans les péripéties, les facéties, les naïvetés, les inventions et les ruses du personnage d’Arlequin, une partie de lui-même qu’il croyait perdue. Le fait que, en plus de soixante ans de présence de ce spectacle sur les scènes du monde entier, le rôle d’Arlequin n’ait été interprété que par deux acteurs, Marcello Moretti et Ferruccio Soleri, accroît encore son caractère exceptionnel et sa dimension singulière d’art de la mémoire. Mais cette particularité met surtout en évidence le rapport intrigant entre l’acteur et le masque. (…) Moretti et Soleri sont deux virtuoses de la scène qui ont travaillé et qui travaillent leurs corps et leur voix comme des musiciens.

Depuis 1963, Soleri a remplacé Moretti. S’il a repris à son compte des jeux de scène qu’il a reçu en héritage, il a forgé son propre Arlequin en nous signifiant ainsi que la tradition et la fidélité au modèle ne sont pas, dans ce cas, un obstacle à l’invention.

Aujourd’hui, Ferruccio Soleri est le seul acteur de la troupe qui a travaillé toute

sa vie avec Strehler et qui est, lui aussi, « entré en Arlequin » comme on

embrasse une vocation : en ce sens il est devenu le passeur, pour les jeunes

acteurs qui l’entourent et qui se sont formés à l’école du Piccolo, de l’énergie

et des secrets que lui a transmis le metteur en scène. Son corps, qui à force d’exercices et d’imagination a appris à montrer ce que son visage masqué ne pouvait exprimer, est porteur de la mémoire du travail accompli. Ainsi, le spectacle peut continuer malgré la disparition de Strehler en décembre 1997 et continuer à être pour le public ce lumineux objet de son désir de spectateur. (…)

Myriam Tanant

Université Sorbonne de Paris

Du 4 au 29 mars 2008

Théâtre du Nouveau Monde

La Petite Pièce en haut de l’escalier

mise en scène Lorraine Pintal

La marche à l’amour et à l’amitié

 

FÉMININ PLURIEL

Carole Fréchette fait son entrée au TNM avec une pièce qui est tout à la fois un suspense, une fable, un drame de moeurs et une exploration des méandres d’un théâtre intérieur. Seule auteure québécoise à avoir remporté le prestigieux prix Siminovitch, la plus haute récompense décernée à un artiste de théâtre au Canada, traduite dans pas moins de quatorze langues, elle a été jouée du Liban à l’Islande, du Sénégal à la Biélorussie, et même en Palestine, où sa pièce Le Collier d’Hélène fut présentée récemment. Lorraine Pintal, qui a multiplié les créations et recréations de textes québécois au cours de sa carrière et signé des mises en scène de textes de Chaurette, Dubé, Gauvreau et Nancy Huston, aborde pour la première fois l’oeuvre fascinante de Carole Fréchette, qui nous entraîne dans un monde à mi-chemin de la réalité et du fantasme. C’est à la comédienne Isabelle Blais, qui a joué Juliette, Ophélie et Elvire sur la scène du TNM, que revient le défi de donner vie à Grâce, cette femme pleine de grâce sur qui plane l’ombre terrifiante d’un prince charmant

porteur de très grands secrets, interprété par Henri Chassé. Autour d’Isabelle Blais : Louise Turcot, Julie Perreault, Tania Kontoyanni, la scénographe Danièle Lévesque1, la conceptrice de costumes Linda Brunelle, une équipe majoritairement composée de femmes qui, sous le regard attentif de Lorraine Pintal, s’unissent pour faire entendre la parole troublante et ensorcelante de Carole Fréchette, qui explore une fois de plus la part de mystère tapi dans la vie quotidienne. 

LE SECRET DE LA CHAMBRE OBSCURE

Grâce semble vivre un conte de fées. Henri, un homme beau, séduisant et riche, lui a proposé le mariage après seulement quelques mois de fréquentation. Il lui a offert des voyages et le luxe de multiples propriétés, dont celui d’une immense maison de vingt-huit pièces. Ces noces ont comblé les rêves de la mère de Grâce, Jocelyne, issue d’un milieu modeste, et nourri la rage de sa soeur Anne, mariée à un homme plus humble et qui consacre ses énergies à des actions communautaires. Grâce est heureuse dans sa nouvelle maison, en compagnie de la bonne, Jenny, qui répond à tous ses caprices. Il y a toutefois une condition au bonheur de Grâce : Henri lui a défendu d’ouvrir la porte de la petite pièce en haut de l’escalier, qui est son refuge, son antre, sa chambre secrète. Qu’y a-t-il donc de si redoutable et de si attrayant dans cette pièce en haut de l’escalier ? Mystère. 

UNE PAROLE TROUBLANTE ET ENSORCELANTE

Depuis Baby Blues en 1991, Carole Fréchette accumule les succès et sillonne la planète. Les Quatre Morts de Marie, Les Sept Jours de Simon Labrosse, La Peau d’Élisa, Jean et Béatrice, Le Collier d’Hélène : des pièces qui, presque toujours, portent un prénom dans le titre et qui témoignent du souci de l’auteure d’ancrer ses drames dans un destin individuel. Mais ici, avec La Petite Pièce en haut de l’escalier, Carole Fréchette se livre également à une réécriture du mythe de Barbe-Bleue et propose un objet fabuleux, au sens propre du terme : une pièce qui fait craquer les coutures du réel et transforme les personnages en créatures de fable, porteuses de nos désirs et de nos terreurs les plus profonds. 

LES VOIX DE LA CRÉATION

Directrice artistique du TNM depuis 1992, Lorraine Pintal a toujours fait place à la création des textes d’ici. Ainsi a-t-on pu assister à la naissance d’œuvres de Chaurette, Tremblay, Michel Marc Bouchard et Robert Lalonde, à la renaissance des oeuvres de Robert Gravel et de Wajdi Mouawad, sans oublier les créations de Robert Lepage. Fidèle à son désir de participer à l’affirmation d’un véritable répertoire québécois, Lorraine Pintal et tous les artistes engagés dans cette création nous livrent un conte énigmatique et fascinant sur nos recoins cachés et nos peurs intérieures, sur les zones d’ombre de notre conscience et les fantômes enfouis dans les petites pièces de notre édifice  psychique. Ils nous entraînent dans une maison obscure, une maison dont nous serons amenés à découvrir progressivement la vraie nature. Là, en haut de l’escalier, se trouve une pièce… comme on n’en a jamais vue! 

Avec Isabelle Blais / Henri Chas é / Tania Konto yanni /

Julie Perrea ult / Jean Régnier / Louise Turcot

Assistance à la mise en scène et régie Beth zaïda Thomas /

Décor Dani èle Lévesq ue / Costumes Linda Brunelle /

Éclairages Cla ude Courno yer / Musique Michel Smith /

Accessoires Normand Blais / Maquillages Jacq ues -Lee Pelletier /

Perruques Rachel Trembla y 

Du mardi au vendredi à 20 h H Les samedis à 15 h et 20 h

Réservations 514.866.8668 H www.tnm.qc.ca

une communication d’orangetango | photos jean-françois gratton 

« Dans une maison immense, il y a un escalier dérobé. En haut de l’escalier, il y a

un couloir étroit. Au bout du couloir étroit, il y a une porte fermée. Devant la porte fermée, il y a Grâce, qui regarde, comme hypnotisée. » — grâce 

1REPÈRES La collaboration, vieille de près de vingt ans, entre Lorraine Pintal et la scénographe Danièle Lévesque a engendré de nombreux coups d’éclat, à commencer bien sûr par HA ha !… de Ducharme en 1990, suivi, pour ne parler que des spectacles présentés au TNM, d’Ines Pérée et Inat Tendu et L’Hiver de force du même Réjean Ducharme, des Oranges sont vertes et de L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau, des Beaux Dimanches de Dubé, d’Andromaque de Racine, Jeanne Dark de Brecht, Les Sorcières de Salem de Miller, Stabat Mater II de Chaurette, Une adoration de Nancy Huston et Don Juan de Molière, présenté au cours de la saison dernière. 

À surveiller

~ Conférences aux Belles Soirées de l’Université de Montréal

Diane Pavlovic le lundi 3 mars : À la rencontre de Barbe-Bleue

Carole Fréchette et Lorraine Pintal le lundi 10 mars : Histoire d’une création

~ Théâtre à lire Une nouvelle série produite par le CEAD et la BanQ

combine la mise en lecture et la rencontre d’auteur dramatique.

Carole Fréchette initie cette série le mercredi 19 mars.

~ Publication de La Petite Pièce en haut de l’escalier chez Leméac /

Actes Sud — Papiers

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE www.tnm.qc.ca

Du 26 fevrier au 30 mars 2008

Texte et mise en scène David Gow 

Relative Good

Distribution: Don Anderson, Christine Aubin Khalifah, Marcel Jeannin, Stephanie McNamara, Mikel Mroué

La marche à l’amour et à l’amitié

 « Dans Relative Good, Gow réagit clairement au troublant climat politique actuel; or, le résultat de cette colère lancinante est aussi

une pièce dont la signification transcende la réalité internationale. »

    Zachary Pincus-Roth, New York 

Mohammed El Rafi (Mikel Mroué), un Canadien d’origine syrienne, n’a rien d’un militant politique. Père de deux enfants, cet ingénieur consciencieux oeuvre dans le secteur de la technologie de l’hydrogène ; il se trouve tout simplement au mauvais endroit, au mauvais moment. Catalogué en raison de son appartenance culturelle et religieuse, il est détenu lors d’une escale à l’aéroport JFK de New York. Il subit alors un effroyable interrogatoire qui finit par provoquer son extradition en Syrie. Les autorités  consulaires canadiennes ne peuvent (ou ne veulent) pas le faire libérer, ni même lui obtenir un traitement équitable. Graduellement, El Rafi s’enfonce dans un imbroglio kafkaïen où le jargon de la Sûreté côtoie les procédures tortueuses du ministère des Affaires extérieures. Se tisse alors une trame bureaucratique complexe où s’entrelacent inextricablement humour et ironie… 

Troublante d’actualité, la toute nouvelle pièce du dramaturge montréalais David Gow jette un regard réaliste et personnel sur les enjeux politiques entourant la sécurité. Elle dépeint la peur, l’angoisse et la déshumanisation infligées aux proches d’un homme jugé sur son nom et ses origines. RELATIVE GOOD explore les diverses questions qui assaillent les citoyens de part et d’autre de la frontière : comment établir un équilibre entre la sécurité nationale et les droits individuels ? Quel est le coût humain du profilage ethnique ? Le « bien relatif » de la société autorise-t-il l’État à empiéter sur les droits humains fondamentaux ? 

Comédien, metteur en scène et dramaturge, DAVID GOW a fait ses débuts au Centaur en 1996 avec The Friedman Family Fortune. Depuis lors, ses oeuvres ont pris l’affiche des théâtres canadiens les plus réputés, dont le Tarragon, le Factory, le Touchstone et le Manitoba Theatre Centre (MTC). Ses pièces ont également tourné aux quatre coins des États-Unis, notamment à New York, à Los Angeles, à Chicago, à Philadelphie et à Washington, et ont même été jouées en Israël. Sa pièce Cherry Docs a figuré au programme du Vaganten Bühne de Berlin pendant plus de deux ans. Au début de 2007, elle a simultanément fait l’objet de deux mises en scène en Allemagne et de plusieurs autres en Pologne. Cherry Docs a également été adaptée par l’auteur pour la radio, et diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Récemment, David Gow a consacré plusieurs années à la réalisation de son premier long-métrage, Steel Toes (mettant en vedette David Strathairn et Andrew W. Walker), projeté dans plusieurs festivals un peu partout aux États-Unis. La qualité exceptionnelle de ce film lui a valu une reconnaissance pourtant difficile à acquérir dans le domaine hautement compétitif du cinéma : il a remporté à ce jour une demi-douzaine de prix (toutes catégories confondues) pour ce premier opus à l’écran. Parmi ceux-ci, on compte notamment le prix du meilleur long-métrage au Beverly Hills Film Festival en 2007 et le prix du meilleur scénario au Method Fest en 2007. La distribution de Relative Good met en vedette Mikel Mroué (Les Fourberies de Scapin, Théâtre Répercussion) dans le rôle de Mohammed El Rafi pour une première prestation au Centaur ; Christine Aubin Khalifah (Laila El Rafi, épouse d’El Rafi) pour la première fois sur scène; Marcel Jeannin (Jenkins, responsable de la sécurité intérieure) vétéran du théâtre, du petit écran et du doublage; Stephanie McNamara (Claire Hopkins, avocate d’El Rafi) ; et Don Anderson (dans divers rôles de diplomates). L’équipe technique est formée de Vincent Lefèvre (The Caretaker), scénographe, de Ginette Grenier, costumière, de Spike Lyne, concepteur d’éclairage, et de L. Kalo Gow, metteure en scène adjointe. Christina Hidalgo oeuvre en tant que régisseuse, avec Sarah-Marie Langlois comme apprentie. 

au Centaur (453, rue Saint-François-Xavier)

Personne-ressource : Kika Armata, directrice des communications, kika@centaurtheatre.com ou 514 288-1229, p. 277 

Avant-premières : 26 et 27 février

Première : 28 février

Dernière représentation : 30 mars

Soirées : du mardi au samedi, 20 h

Dimanche, 19 h – 16 mars

Matinées : samedi, 14 h – 1, 8, 15, 22, 29 mars

Dimanche, 14 h – 2, 9, 23, 30 mars

Mercredi, 13 h – 12, 19 février

Le 16 février 2008

Aréna Denis Savard, 4110 Boul. LaSalle

installation vidéo / danse / performance _ première canadienne

La marche à l’amour et à l’amitié, 2e édition

Le tour du monde et du coeur dans une seule journée et dans une soirée unique

La marche à l’amour et à l’amitié

 M.A.V.A.-La Marche à l’amour, à la vie et à l’amitié et Empreintes d’artistes, en collaboration avec l’arrondissement de Verdun, les artistes du Centre Wellington et les poètes de Société paroles sont heureux de vous convier à l’événement La Marche à l’amour et à l’amitié, qui aura lieu le samedi 16 février, dans la salle de réception de l’aréna Denis Savard. Les activités se succéderont dans le cadre d’un projet novateur mis sur pied à la Saint Valentin en 2007 lors d’une soirée-spectacle qui a proposé de mettre en évidence la fête de l’amour en toute simplicité, en excluant tout aspect commercial.

La Marche à l’amour et à l’amitié poursuivra son but principal : transmettre au public des valeurs spirituelles comme l’amour, l’amitié, la paix, la tolérance, l’interculturalisme par le biais des manifestations artistiques. La 2e édition propose des activités structurées en deux volets :

 JOURNÉE DE CRÉATION où le public est invité à connaître des artistes peintres et leurs démarches artistiques dans le cadre de l’atelier CRÉATION-INTERACTION
(15h00-17h00). Quatorze artistes montréalais de diverses origines -Oleg Dergachov,
Christine Viens, Luz Garcia, Artur Gorishti, Eva Halus, Desa Lozo, Joseph André, Gilles Roberge, Paul Cormier, Lovina Thomas, Ann Hibbard, Ioan Oprut, Modest Bursucianu et Adrian Valdés Montalvan- feront transparaître les nuances de l’amour tout en mettant leur touche originale.

 SOIRÉE DE MUSIQUE ET DE POÉSIE qui débutera avec la présentation des oe uvres conçues lors de l’atelier d’arts visuels. À partir de 19h30, toute la sensibilité enivrante de l’amour vibrera à travers l’incantation des poèmes et par le biais de la musique.

Anic Proulx, la femme au coeur d'escargot,* propose des mélodies et des textes de sa plume, qui sont remplis de joie de vivre et d’espoir; l’auteure-compositrice-interprète montréalaise d’origine colombienne Alexandra Delgado chantera dans plusieurs langues la paix intérieure, l’amour romantique et maternel; les compositions originales de l’auteure-compositrice-interprète Shola Doummar sont des témoignages sincères et des voyages exotiques, qui amènent dans l’espace LIBERTÀ **; le duo d’amoureux Jonathan Ginter et Rocio Tamezz propose des balades dans un style bossa nova, agençant sensualité, douceur et romantisme.

Le nom du projet puise sa force dans le titre-métaphore du texte La marche à l’amour de Gaston Miron, le plus lu des poètes québécois. Une pléiade de poètes seront au rendez-vous le soir du 16 février 2008, pour sublimer l’intensité des sentiments dans l’écho de leurs poèmes. Un récital poétique intense, L'amour au temps des chamans et des sérénades, sera présenté par les écrivains de Société paroles : Yolanda Boj, Maggy Mettelus, Franz Benjamin, Wesley Rigaud, Lenous Suprice, Dary Jean-Charles, Henri-Robert et Frantz Mars; les saisons de l’amour défileront sur le fond de la musique d’Éric Satie. La poétesse Brenda Garcia âgée de 13 ans lira un poème qu’elle a composé sur le thème de la paix; Christine Viens interprétera une ode a l’amitié; Luz Garcia exprimera la passion en espagnol, en français et en anglais; l’artiste d’origine américaine Jason Steger -alias Pato- transmettra dans ses rimes le message « Peace, Love, Friendship ». La soirée sera clôturée par un tandem électrisant, qui allie la musique et la poésie dans un moment artistique inoubliable, Rouge d’amour et lumière tendre; les poésies de Yves Alavo et les chansons de Shola Doummar se donneront la réplique, dans un élan vertigineux de vivre la frénésie de l’amour et la liberté d'être.

À partir de 21h30, MICRO OUVERT au public pour passer des messages qui font chaud au coe ur. La soirée sera animée par la jeune artiste Christine Stefanesco, dont la personnalité énergique s’associe à  l’effervescente de la Marche à l’amour et à l’amitié, qui est une marche spirituelle, de longue haleine. Les porte-parole de l’événement sont l’artiste de renom ARMAND VAILLANCOURT -qui fait éclater les normes de la sculpture et des arts de notre époque- et l’art-thérapeute PASCALE ANNOUAL -qui amène les gens ordinaires à créer et à résoudre leurs problèmes de façon créative. Il est dit que l'amour est aveugle, mais que l'amitié voit loin. Marchons à l'amour et à l’amitié, dans une soirée artistique frissonnante où les gens se retrouvent pour mieux se découvrir, où de nouveaux talents peuvent faire surface. Soyez du nombre!

M.A.V.A. est un organisme à but non lucratif qui a pour mission la création, la diffusion et la promotion d’événements culturels mettant en valeur des activités pluridisciplinaires. L’entreprise culturelle soutient les artistes débutants et les artistes immigrants en facilitant les échanges entre eux et l’intégration dans la société multiethnique québécoise et canadienne. Empreintes d’artistes est un groupe multidisciplinaire et multiethnique de Verdun, autrefois Les Argoulets, qui existe depuis cinq ans et compte parmi ses membres des artistes de renommée internationale.

Aréna Denis Savard, 4110 Boul. LaSalle (coin Boul. De L’Église), Métro de l’Église
*La femme au coeur d’escargot, spectacle présenté par Anic Proulx le 17 mai 2007
**LIBERTÀ, le titre de l’album et du groupe musical de Shola Doummar. Le terme italien exprime la recherche de soi-même, la quête de sens et de vérité.

Entrée libre. Contribution volontaire appréciée
Renseignements et réservations :
Otilia Tunaru, Présidente de l’association culturelle
M.A.V.A.-La marche à l’amour, à la vie et à l’amitié
Tél : 514 884 6530
reception.spectacle@yahoo.fr
LUZ Garcia
Présidente du regroupement d’artistespeintres
Empreintes d’artistes
Tél : 514 767-7142

lumar52@hotmail.com
Du 26 février au 1er mars 2008

Usine C

installation vidéo / danse / performance _ première canadienne

l’ange de la mort

(BELGIQUE)

conception, mise en scène et textes Jan Fabre
chorégraphie Jan Fabre, Ivana Jozic
interprète Ivana Jozic

interprète du film William Forsythe

l'ange de la mort

L’éminent créateur belge innove une fois de plus avec cette performance-installation interactive. La sensationnelle danseuse Ivana Jozic et le public (assis sur des coussins) sont entourés de quatre écrans géants. Un dialogue s’installe entre la danseuse sur scène et le célèbre chorégraphe William Forsythe à l’écran qui danse en récitant le texte l’Ange de la mort. Identités et perceptions se confrontent dans cette audacieuse exploration de l’iconographie, de la célébrité et de la vie d’artiste, qui intègre des images de Jan Fabre lui-même et d’Andy Warhol.
« Artiste de la métamorphose, Jan Fabre (…) est l’un des créateurs les plus captivants du panorama européen actuel. Son oeuvre scénique pourrait être décrite comme une quête permanente de la beauté absolue et de la spiritualité dans un espace de tension entre l’ordre et le chaos. » Temporada-alta.net Sa compagnie est présentée pour la première fois à Montréal.

« Son Ange de la mort est une danse macabre rudement vivante, presque drôle dans sa rage de mordre là où ça risque de faire mal… »
Rosita Boisseau, Le Monde, France, juillet 04

« It is a hallucinatory experience. » De Tijd, Belgium
« Somewhere between the anatomic cinema of Cronenberg and the mutating maniacal creativity of Matthew Barney,.. » Il Tirreno, Italy

Jan Fabre est connu, tant en Belgique qu'à l'étranger, pour être un des artistes les plus d'avant-garde et protéiformes de son époque. Depuis 25 ans, il se distingue en tant qu'artiste de performance, forgeron de théâtre et d'opéra, chorégraphe, auteur et artiste plasticien. Quel que soit le genre qu’il aborde, il en déplace systématiquement les frontières. Fin des années soixante-dix, le jeune Jan Fabre se fait remarquer avec ses « Money performances » où il brûle des liasses de billets que le public lui prête en bonne foi pour créer des dessins avec les cendres ainsi obtenues. En 1982, il pose avec Het is theater zoals te verwachten en te voorzien was une bombe à fragmentation qui ébranle les fondations du théâtre de l'époque. Deux ans plus tard, il est invité à participer à la Biennale de Venise où il persiste et signe avec De Macht der Theaterlijke Dwaasheden. Ces deux œuvres entrent dans les annales du théâtre contemporain et font le tour du monde. Depuis, Fabre s'est taillé une place de choix parmi les artistes les plus multidisciplinaires de la scène artistique internationale. Il rompt avec les canons du théâtre classique en y introduisant des « real time performances » et explore les possibilités chorégraphiques radicales pour revisiter la danse traditionnelle. Ses textes de théâtre constituent un recueil peu banal de miniatures métaphoriques et ses productions récentes Je suis sang et Tannhäuser ont été présentées respectivement au festival d'Avignon, dont il a été artiste associé en 2005, et au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles.

UNE PRÉSENTATION DE L’USINE C. UNE PRODUCTION DE TROUBLEYN/JAN FABRE EN COPRODUCTION AVEC DESINGEL (BELGIQUE)

© Wonge Bergmann
Du 6 au 16 mars

26e FIFA : Pour tout l’art du monde

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le www.artfifa.com

Festival Voix d’Amériques

C’est avec passion et fierté que René Rozon, directeur et fondateur du Festival International du Film sur l’Art (FIFA), dévoile aujourd’hui la programmation de la 26e édition, qui se déroulera du 6 au 16 mars 2008. Près de 300 films en provenance d’une trentaine de pays seront présentés dans 8 salles à Montréal. Des personnalités du milieu des arts et du cinéma, localement et mondialement, sont attendues.

Présidente d’honneur / président DU C.A.

Christiane Germain, coprésidente du Groupe Germain et dirigeante des opérations de tous les hôtels répartis sous les bannières Le Germain et ALT, assure cette année la Présidence d’honneur. D’autre part, Pierre Mantha, président d’Investissements Trévi et vice-président du Conseil d’administration de Gestion de placement Eterna, agit à titre de président du Conseil d’administration.  

membres du jury et porte-parole

Stéphane Bourguignon, scénariste et auteur à succès québécois, présidera le Jury de la 26e édition, appuyé de Catherine Bédard (France), historienne et critique d’art, François Bugingo (Québec), journaliste d’enjeux internationaux, Bettina Ehrhardt (Allemagne), productrice et réalisatrice de films documentaires, et François Lévy-Kuentz (France), cinéaste. Finalement, madame Lorraine Pintal, comédienne, metteure en scène, réalisatrice et auteure bien connue, a accepté avec plaisir le rôle de porte-parole.  

PAYS ET DISCIPLINES ARTISTIQUES

Le FIFA est l’événement annuel le plus important au monde dans son domaine. Cette année, les pays représentés sont : l’Algérie, l’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, la Belgique, la Bulgarie, le Brésil, le Canada, le Danemark, l’Espagne, les États-unis, la Finlande, la France, la Hongrie, l’Inde, Israël, l’Italie, le Japon, le Mali, la Mauritanie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Russie, la Slovaquie, la Suède, et la Suisse. 

L’art sous toutes ses formes sera représenté à travers plusieurs disciplines : animation, archéologie, architecture, art actuel, art brut, art du cirque, art et science, arts graphiques, art vidéo, cinéma, danse, design, galeristes, histoire de l’art, jazz, littérature, métiers d’art, mode, musées, musique, peinture, performance, photographie, poésie, sculpture et théâtre.

AVANT-PREMIÈRE

Les festivités du 26e FIFA seront lancées en grande pompe alors que les artistes du Cirque du Soleil seront mis à l’honneur lors de la soirée-bénéfice du 28 février. Le film de cette Avant-première,  Flow: A Tribute to the Artists of “O”, se veut un hommage aux artistes et une immersion poétique dans l'univers aquatique de «O», au-dessus de la sinueuse rivière Colorado! Dans cette rêverie métaphorique de la présence humaine sur la planète bleue, les artistes de «O» se consacrent à l'expression et à l'exploration de l'intimité qu'ils partagent avec les quatre éléments : le feu, l'air, la terre et l'eau.

OUVERTURE  / CLÔTURE

Le FIFA ouvrira sa 26e édition avec la présentation d’Achever l’inachevable du réalisateur québécois Jean Bergeron. Enquête passionnante autour d’une œuvre à la perspective irrésolue d’Escher, ce film est un pont novateur entre l’art et la science, tout en empruntant les obscurs méandres de l’intuition humaine. Le film de clôture, En attendant les hommes, de la réalisatrice Kati Lena Ndiaye, entraînera les cinéphiles dans l’univers de Khady, Massouda et Cheicha, qui vivent en Mauritanie et, en l’absence de leurs conjoints, peignent leurs maisons et s’expriment avec une surprenante liberté sur leurs relations avec eux.

 

LE FIFA EN 6 SECTIONS

Les sections au catalogue sont réparties comme suit :

Compétition / page 33

Panorama international / page 79

Hommage / page 119

Arts médiatiques / page 127

Regard sur le 7e art / page 149

Rétrospective / page 157 

12 ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX À NE PAS MANQUER!

Voir les détails en page 3 de la grille-horaire.

20e anniversaire : les productions du Louvre

Architectures: les enjeux d’une collection

Le bestiaire d’Obomsawin

Cirque du soleil : L’univers d’ « O »

Les feux de la rampe : Gilles Pelletier

Glenn Gould et le Grand Nord

Ken Russell : une vie de cinéma

Léandre Bergeron : Parcours

Musique! On tourne…

Propositions spatiales : Guy Blackburn

Un Art insensé

L’univers de Louise Bourgeois 

VIDÉOTHÈQUE

Encore cette année, le FIFA offrira la possibilité de visionner tous les films programmés dans les sections Compétition, Panorama international et Regards sur le 7e art. Ce service sera offert du 6 au 16 mars 2008, à l’Hôtel du XIXe siècle, au coeur du Vieux-Montréal. Stratégique, ce point de rendez-vous constitue un véritable lieu de maillage, de marché et d’échanges pour les professionnels du milieu de la production, de la distribution et de la diffusion de films sur l’art. Un service informatisé renfermant l’ensemble des consultations sera encore accessible à tous les participants du Festival. Les accrédités peuvent également bénéficier de l’assistance d’un préposé pour la prise de rendez-vous avec les producteurs, réalisateurs, distributeurs et diffuseurs présents. 

LE CAFÉ DES ARTS

Pour stimuler les rendez-vous, les tête-à-tête et les liens d’affaires, le FIFA a mis sur pied le Café des pros, au coeur de l’Hôtel XIXe siècle. Cet espace confortable permet aux participants et invités du FIFA de prendre un verre, de se rencontrer et d’échanger en toute convivialité.

SITE INTERNET /  BILLETTERIE

Les films de l’édition 2008 seront diffusés au Centre Canadien d’Architecture, au Cinéma ONF, à la Cinémathèque québécoise, au Goethe-Institut, à la Grande Bibliothèque, au Musée d’Art Contemporain, au Musée des beaux-arts et à la Place des Arts. Les billets seront disponibles dès le vendredi 22 février, à midi, aux guichets de la Place des Arts, ainsi qu’en ligne au www.artfifa.com ou par téléphone au 514 842-2112. Le coût est de 12$ l’unité et de 60 $ pour l’achat d’un carnet pour 6 séances. Un tarif jeunesse est aussi disponible pour les 25 ans et moins, soit 10$ le billet et 50$ le carnet de 10 séances. Les billets seront également disponibles dans les diverses  salles de représentation une heure avant chaque projection.  

Le site dévoile aujourd’hui ses nouvelles couleurs. Complètement refondu et mis à jour afin d’y ajouter toute l’information relative à la 26e édition. Venez surfer au www.artfifa.com pour constater l’ampleur de sa programmation, consulter la grille-horaire quotidienne, les index, les archives des dernières séditions et pour y visionner la bande-annonce. D’ailleurs, il sera possible d’y retrouver toutes les informations concernant la venue des participants : artistes, diffuseurs, producteurs, réalisateurs et distributeurs locaux et internationaux. 

Le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est une société à but non lucratif vouée à la promotion et à la diffusion, à l’échelle mondiale, des films sur l’art et des arts médiatiques. Sa principale activité consiste en la tenue à Montréal d’un événement annuel, réputé le plus important du monde dans son domaine, où sont présentées pendant dix jours, les meilleures productions provenant de tous les points du globe. Le Festival, qui donne lieu à un palmarès établi par un jury international, est le rendez-vous par excellence des artistes et artisans du milieu des arts et de la cinématographie aussi bien que des amateurs d’art et de cinéma.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le www.artfifa.com.

Photo Yvon Turcot, Annick Laberge, Alain Robichaud, Stéphane Bourguignon, René Rozon, Pierre Mantha et Lorraine Pintal

Crédit photo : OSA Images

du 6 au 16 mars 2008

Jury du 26e FIFA

Stephane Bourguignon – President

Stephane Bourguignon – President

René Rozon, directeur et fondateur du Festival International du Film sur l’Art (FIFA), dont la 26e édition se déroulera du 6 au 16 mars 2008, est heureux d’annoncer la  nomination de Stéphane Bourguignon, scénariste et auteur à succès québécois, à titre de Président du Jury. Catherine Bédard (France), historienne et critique d’art, François Bugingo (Québec), journaliste spécialisé en enjeux internationaux et Bettina Ehrhardt (Allemagne), journaliste, réalisatrice de films documentaires et productrice pour la télévision et FrançoisLévy-Kuentz (France), cinéaste, composent le prestigieux Jury du 26e FIFA.

Stéphane Bourguignon s’est fait surtout connaître comme scénariste de la populaire télésérie La Vie, la vie, véritable création à succès, qui a bouleversé la tradition du téléroman au Québec et qui lui a valu deux prix Gémeaux. Il a aussi été récompensé par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision pour l’écriture de Tout sur moi, actuellement en ondes à la société d’État. Ses quatre romans, L’Avaleur de sable, Le Principe du geyser, Un peu de fatigue et Sonde ton cœur, Laurie Rivers ont tous été salués par la critique.

Catherine Bédard dirige le programme d’expositions du Centre culturel canadien à Paris depuis 1993 et est chargée, en France, de la promotion des arts visuels pour le Ministère des Affaires Étrangères du Canada. Elle a organisé une soixantaine d’expositions monographiques et collectives présentées au Canada, en France et dans divers pays d’Europe. Elle a collaboré aux magazines Parachute, la Revue d’Esthétique, Critique, Visuel(s), et contribué à de nombreux ouvrages collectifs et catalogues d’exposition, dont L’œuvre en programme (CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux) et Image & Imagination (Le Mois de la Photo 2005, Montréal).

François Bugingo est un journaliste possédant une vaste expérience dans la couverture des conflits et enjeux internationaux. Au cours des dernières années, il a été journaliste et coscénariste des documentaires Dalaï-lama, derrière le sourireet Trois jours d’humanité. Il a également animé les magazines Points chauds et Ici... le monde à Télé-Québec. En mars 2006, il est élu vice-président monde de Reporters sans frontières, en plus d’assurer la présidence de la section canadienne depuis novembre 2005. Il remplace régulièrement l’animatrice Christiane Charrette à la barre de l’émission culture et société de la Première chaîne de Radio-Canada.

Bettina Ehrhardt réalise des films sur l’art aussi bien que des reportages. Dans le domaine du film sur l’art, elle travaille avec des artistes tels que la percussionniste américaine Robyn Schulkowsky, le trompetiste Nils Petter Molvær, avec des metteurs en scène, Yoshi Oida et Peter Konwitschny, des musiciens, Bobby McFerrin et Chick Corea, le pianiste Maurizio Pollini et le chef d’orchestre Claudio Abbado. Deux de ses réalisations ont été primées au FIFA : Un sillage sur la mer  — Abbado. Nono. Pollini(2001), Prix du jury au 20e FIFA en 2002 et Intolleranza Un regard sur l’action scénique de Luigi Nono (2004), Prix du meilleur essai au 23e FIFA en 2005.

François Lévy-Kuentz est auteur et réalisateur. Il collabore à plusieurs émissions de télévision, telles que Ramdam (France 3) et le Cercle de Minuit (France 2), pour lesquelles il réalise une cinquantaine de portraits d’artistes ou d’écrivains. De 1994 à 1996, il réalise le magazine Aux arts et cætera, diffusé par la chaîne Paris Première. Son film, Yves Klein, la révolution bleue (2006), remporta le Prix du meilleur portrait au 25e FIFA. Il termine actuellement le film Quand l’art prend le pouvoir, sur l’aventure de la figuration narrative (Centre Pompidou/ARTE), ainsi qu’un portrait du sculpteur Alexander Calder (Centre Pompidou/France 5), qui accompagnera sa rétrospective prévue en 2008 à Paris et New York.

Le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est une société à but non lucratif vouée à la promotion et à la diffusion des meilleures productions mondiales de films sur l’art et d’arts médiatiques. D’une durée de 10 jours et de nature compétitive, le FIFA est l’événement annuel

le plus important au monde dans son domaine. Il est le rendez-vous des artistes et artisans du milieu des arts et de la cinématographie aussi bien que des amateurs d’art et de cinéma.
Du samedi 1er au dimanche 2 mars, entre 23 h et 5 h

Huit activités complètement sautées sont proposées gratuitement!

Nuit blanche à la Place des arts

Stéphane Bellavance devient le porte-parole de cette nuit inoubliable

Nuit blanche à la Place des arts

Pour la quatrième année consécutive, la Place des Arts s’éclate avec l’évènement NUIT BLANCHE, qui clôture avec panache le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE durant la nuit du samedi 1er au dimanche 2 mars prochain. Entre 23 h et 5 h du matin, fêtards, noctambules et insomniaques sont invités à prendre d’assaut la Place des Arts alors que pas moins de huit activités complètement sautées sont proposées tout à fait gratuitement.

Le comédien Stéphane Bellavance agit comme porte-parole de ce grand happening nocturne cette année. Lauréat d’un Prix Gémeaux en 2006 pour son animation énergique de la populaire émission jeunesse Méchant changement à VRAK.TV, Stéphane Bellavance a joué dans une quinzaine de pièces de théâtre. Il est aussi directeur artistique et copropriétaire du Théâtre des Marguerites. Dans le cadre de NUIT BLANCHE, on le retrouve à la barre de l’activité festive IMPROVISEZ LA NUIT, de 23h30 à 1 h sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe. Avec ses imprévisibles complices, il promet rien de moins que de réinventer l’improvisation.

Vous êtes un fan de la nouvelle musique pop québécoise ? Que diriez-vous de siroter un verre en assistant à l’un ou l’autre des trois concerts de POPINSOMNIA présentés dans le magnifique foyer de la Salle Wilfrid-Pelletier ? Alfa Rococo lance le bal de 23h30 à 1 h, Jérôme Minière prend le relais de 1h30 à 3 h et Misteur Valaire termine le tout en beauté entre 3h30 et 5 h. Et rien ne vous empêche de voir les trois spectacles ! C’est gratuit !

Du karaoké sur une scène de la Place des Arts ? Cela semble impensable, mais en cette NUIT BLANCHE, tout est possible. Foulez les planches de la Salle D et chantez comme les vrais pros, accompagné par de vrais musiciens s’il vous plaît ! Avec l’activité KARAOKÉ « LIVE », le talent n’est pas obligatoire. Les animateurs David Savard (le méchant Johnny de la série télé Les Lavigueur – La vraie histoire) et Olivier Aubin (Marie-Antoinette, Harmonium) seront présents de minuit à 4 h pour détendre l’atmosphère avec leur sens de l’humour débridé. Le pianiste et directeur musical Benoît Sarrasin (Ma Première Place des Arts, L’Homme de la Mancha) et ses musiciens ne ménageront aucun effort pour appuyer les interprètes, prometteurs ou non…

Les amateurs de danse pourront également se rassasier avec UNDERWORLD, un spectacle tout à fait spécial offert par le Rubberbandance Group, les artistes en résidence de la Cinquième Salle, entre 1 h et 5 h. Mêlant les influences du breakdance, du ballet classique et de la danse contemporaine, la troupe du chorégraphe Victor Quijada et de sa complice Anne Plamondon recrée l’ambiance des boîtes de nuit dans une salle de répétition la Salle E du sous-sol de la Place des Arts. Au programme : des extraits de leur répertoire et des échanges avec le public.

L’ambiance électrisante de NUIT BLANCHE est un contexte idéal pour visionner les meilleurs courts métrages internationaux du dernier Festival Fantasia. Le programme DJ XL5’S Kaleidoscopic Zappin’ Party propose de l’animation et des films ludiques. More Celluloid Experiments promet une expérience onirique inusitée. Au Théâtre Maisonneuve, de 23 h à 5 h.

Avec Vie et mort du Petit chaperon rouge en 8 minutes ralenties, l’auteur Dany Lefrançois réinterprète de façon tordue et irrévérencieuse ce conte de notre enfance en théâtre d’objets. Présenté lors de l’édition 2007 du Festival Vue sur la relève, ce court mais drôle et intense spectacle y a fait un véritable malheur. C’est à ne pas manquer à la Salle F de la Place des Arts, à minuit, minuit 30, 1h, 2h, 2h30 et 3h.

La SACEF (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) participe à la NUIT BLANCHE depuis 2004 et l’activité qu’elle met sur pied est toujours très appréciée du public. Cette année, François Guy et Manuel Brault proposent d’écouter Les 100 meilleures chansons québécoises au Studio-théâtre de minuit à 3 h. Les animateurs pimenteront leur présentation de commentaires historiques et d’anecdotes particulièrement savoureuses.

Également de retour cette année, Karine Giboulo présente l’installation All You Can Eat  dans le Hall des Pas perdus, entre 23 h et 5 h. Avec la ville comme toile de fond, l’artiste confronte le spectateur à des problématiques comme la consommation outrancière, l'affairisme, l'exploitation ouvrière et l'environnement.                                    

L’édition 2008 de NUIT BLANCHE à la Place des Arts est un événement à nul autre pareil. Les 8 activités proposées durant la nuit du samedi 1er au dimanche 2 mars prochains sont tout à fait gratuites et donnent l’occasion de s’éclater jusqu’à 5 heures du matin. C’est le moment rêvé pour faire le plein de découvertes artistiques étonnantes et se divertir en humour et en originalité. Pour plus d’informations, visitez notre site laplacedesarts.com
La 29e saison 2008-2009

L’Opéra de Montréal s’associe à l’Opéra de Québec pour présenter en coproduction

Starmania opéra, de Luc Plamondon et Michel Berger

Starmania opéra

L’Opéra de Montréal est heureux de souligner le 400e anniversaire de la Ville de Québec en coproduisant Starmania opéra avec l’Opéra de Québec, instigateur du projet. Le légendaire opéra rock Starmania de Luc Plamondon et Michel Berger sera ainsi présenté dans sa version lyrique (avec chanteurs d’opéra et mise en scène) en première mondiale en mai 2008 à l’Opéra de Québec, puis à Montréal en mars 2009, dans le cadre de la 29e saison de l’Opéra de Montréal. Starmania opéra est sous la direction musicale de l’arrangeur, orchestrateur et chef d’orchestre, Simon Leclerc, qui en assure également l’orchestration alors que la mise en scène a été confiée aux metteurs en scène, scénographes et concepteurs multimédia, artistes multidisciplinaires, Michel Lemieux et Victor Pilon. Anne-Séguin Poirier dessine les costumes et cosigne la scénographie, les éclairages sont conçus par Alain Lortie et la chorégraphie est réalisée par Stéphane Boko. Sur scène, les étoiles lyriques du Québec : la soprano Marie-Josée Lord sera Marie-Jeanne, le ténor Marc Hervieux, Zéro Janvier, le baryton Étienne Dupuis, Johnny Rockfort, la soprano Lyne Fortin, Stella Spotlight, le ténor Pascal Charbonneau, Ziggy, la soprano Raphaëlle Paquette, Cristal, et la mezzo-soprano Krista de Silva, Sadia.

À Montréal, six (6) représentations se tiendront les 14, 18, 21, 23, 26 mars 2009, à 20 h, et le 28 mars à 14 h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, avec le Choeur de l’Opéra de Montréal et l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.

À Québec, sept (7) représentations sont prévues : le 16 et 17 mai 2008 à 19 h, et les 19, 20, 22, 24 et 26 mai 2008, à 20 h, avec le Choeur de l’Opéra de Québec et l’Orchestre symphonique de Québec.

Photo : le ténor Marc Hervieux qui interprétera Zéro
Photographe : Yves Renaud

Du 21 février au 1er mars 08

Usine C

3e Édition nord-américaine

Festival temps d’images

Festival  temps d’images

« Ce nouveau siècle ne se pense pas, ne se dit pas de la même manière…
Il est à voir autrement. » Daniel Danis- auteur et metteur en scène, porte parole édition 2006 et 2008

L'Usine C, premier partenaire en Amérique du festival TEMPS D'IMAGES qui réunit neuf pays européens, inscrit du même coup Montréal dans un réseau international qui encourage la circulation des oeuvres et des artistes, favorise le partage des expériences et développe de nouvelles solidarités. L’édition montréalaise 2008 réunit des artistes en provenance de sept pays : Mexique, Espagne, Pays de Galles, Belgique, France, Allemagne et Canada qui questionnent et témoignent de l'évolution féconde des rapports entre la scène et l'image filmée. Cette relation dialectique - parfois interactive - est au coeur des interrogations de la troisième édition de TEMPS D'IMAGES, plus que jamais ouverte sur la création issue des quatre coins du monde.
L'image nous grandit et l'image nous dépasse ; elle nous rapproche et nous éloigne ; nous constitue et nous fractionne. L'image gagne à être pensée comme une perspective et comme un contexte. Alors que l'envahissement de notre quotidien par les nouvelles technologies apparaît souvent aliénant, à l'inverse, de plus en plus de créateurs s'en emparent pour se libérer des formes et des normes de la représentation traditionnelle et transforment le rôle passif du spectateur en une relation interactive avec l'oeuvre à travers des expériences multisensorielles et multidimensionnelles. Plasticiens, metteurs en scène, chorégraphes, comédiens, danseurs, vidéastes, musiciens, réalisateurs, tous confrontent leurs pratiques à travers ce constat que l'image en mouvement et les arts de la scène ne sont pas des univers séparés mais ne cessent au contraire de se croiser dans des espaces où la technologie s'appréhende comme un outil de libération et non d'aliénation. Daniel Danis, auteur québécois récompensé à trois reprises du Prix du Gouverneur général, ayant acquit une réputation internationale pour ses créations audacieuses, est pour une seconde fois porte parole de cet événement unique à Montréal. Présent un peu partout dans le monde, ses pièces ont été jouées à Toronto, Vancouver, Calgary, Edmonton, ainsi qu'en Écosse, en Irlande, en Belgique, en France et en Allemagne.
Daniel Danis, est le porte parole de TEMPS D’IMAGES 2008 (il l’était également pour la première édition de TEMPS D’IMAGES Montréal en 2006). De par ses recherches actuelles en tant qu’auteur et metteur en scène, Daniel Danis est un artiste pleinement représentatif des explorations menées par les créateurs programmés dans TEMPS DIMAGES Montréal. Il a également été artiste invité des éditions de TEMPS D’IMAGES en France (2003) et en Belgique (2004).

« En plein coeur de l’hiver, l’Usine C a eu la bonne idée d’instaurer une tradition stimulante pour les neurones …TEMPS D’IMAGES, programmation internationale où se croisent arts de l’image et arts de la scène. »
Sylvie St-Jacques, La Presse, février 07

SPECTACLES

SCARFACE ( Eddie Ladd – Pays de Galle)
KOKO DOKO (Kubilaï Khan Investigations et Ludica – France/Allemagne)
EL CASO DEL ESPECTADOR (Maria Jerez – Espagne)
L’ANGE DE LA MORT (Troubleyn / Jan Fabre - Belgique)

PERFORMANCE
DIGIT (Julien Maire – France)

PROJECTIONS
TABLEAUX EN MOUVEMENTS
Artistes programmés : Daishi Saito, Karl Lemieux, Jean-Claude Labrèque,
Pierre M. Trudeau, David Rimmer, Théodore Ushev, Steven Woloshen (Canada)

JAN FABRE, L’HOMME QUI MESURE LES NUAGES
documentaire de Caroline Haertel et Mirjana Momirovic, Allemagne/France, 2003

CHANTIERS
AUTO PLAYBACK (Jérôme Minière et Dan Popa - Canada)
BIPOLAIRE (Emmanuel Sévigny - Canada)

INSTALLATIONS
+ TEMPS D’ÉCOLES D’IMAGES :
DÉFAIRE L’HÉRITIÈRE – Marie Hendriks (France)
LA CLEPSYDRE – Sylvie Chartrand (Canada)
FLOR – Eduardo Melendez (Mexique)
TRILOGIE STROBOSCOPIQUE – Antonin De Bemels (Belgique)
+ LES MAINS (Michaël Cros / La Métacarpe – France)

DÉBAT
BAR LITTÉRA-CULTURE

ATELIERS
INITIATION AUX TECHNIQUES DE LA PERFORMANCE
(Eddie Ladd – Pays de Galle)
L’HISTOIRE ET SON DOUBLE : RÉALISATION DE SCÉNARIOS POUR LA
SCÈNE ET L’ÉCRAN (Maria Jerez – Espagne)

NUIT BLANCHE
MATCHS D’IMPROS : DANSE, VJ, DJ
Les Imprudanses, DJ Nans et VJ Liberty (Canada)
ÉVÉNEMENT INTERNATIONAL CRÉÉ EN 2002 PAR LA CHAÎNE EUROPÉENNE ARTE ET LA FERME DU BUISSON - SCÈNE NATIONALE DE MARNELA-VALLÉE (FRANCE)

Du 9 février au 11 mars

Centre Les Impatients

L’événement Parle-moi d’amour célèbre sa 10e année !

Un  peu de tendresse, bordel merde!

Les coprésidents d’honneurs Gabor Szilasi, Doreen Lindsay et  Magalie Ross ainsi que Clémence Desrochers, porte-parole et les Impatients ont le plaisir d’inviter les médias à venir célébrer la 10e année de l’événement Parle-moi d’amour. Le prévernissage aura lieu le mardi 5 février 2008 à 17 h 30 dans la salle Rona du Centre Les Impatients, 100 rue Sherbrooke Est, bureau 4000, à Montréal. L’exposition sera ouverte au grand public du 9 février au 11 mars 2008. 

L’exposition-encan Parle-moi d’amour, qui se déroule chaque année durant la période de la Saint-Valentin, connaîtra sa 10e édition cette année. Cet événement unique en arts visuels réunit des artistes professionnels et des personnes qui fréquentent nos ateliers. Plus d’une centaine d’artistes en arts visuels s’impliquent généreusement dans cette cause depuis 10 ans. Ils font don de leur œuvre qui est vendue lors de l’encan.  Parmi eux, Madeleine Arbour, Pierre Gauvreau, René Derouin, Laurence Cardinal, Jaber Lutfi, Éliane Excoffier, Raymonde Godin, Denis Juneau, David Lafrance, Marc Seguin… 

Dans le cadre des ateliers d’art thérapie et pour cette occasion particulière, les Impatients, sont invités à travailler sur un canevas de 25 cm x 25 cm et ont la liberté d’écrire, de peindre, de coller ou d’assembler avec les matériaux de leur choix, un message d’amour.  Les artistes professionnels offrent une œuvre respectant ce même format. 

Ce collectif d’œuvres d’artistes et d’Impatients constitue l’originalité de l’exposition Parle-moi d’amour. Un encan silencieux permet aux visiteurs de l’exposition de miser sur une ou plusieurs œuvres et ce, jusqu’au mardi 11 mars à 20 h. 

Cette exposition-encan a pour but de recueillir des fonds pour permettre aux Impatients de poursuivre leur double mission : offrir un lieu d’expression artistique et thérapeutique aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale et de favoriser les échanges avec la communauté par la diffusion de leurs réalisations. 

Au-delà de l’impact financier de l’événement, il s’agit pour Les Impatients de sensibiliser le grand public aux réalités des personnes connaissant des problèmes de santé mentale, problèmes qui touchent une personne sur cinq au Québec. 

Exposition-encan Parle-moi d’amour du 9 février au 11 mars 2008

Prévernissage :mardi 5 février à 17 h 30.

Salle Rona-Les Impatients

100, rue Sherbrooke Est, bureau 4000, Montréal

Pour informations : 514-842-1043

Du 19 février au 1er mars 2008

La TOHU présente

En première nord-américaine

Flash, une création de Jerry Snell

Un portrait nouveau de l’Asie contemporaine

Flash

Le nouveau visage de l’Asie brise les règles et bouleverse les traditions dans

l’univers inattendu de FLASH. Après Les Anges de l’orage, un spectacle réussi qui a marqué les amateurs de cirque en tous genres, Jerry Snell est de retour à la TOHU avec FLASH, une nouvelle oeuvre créée entièrement en Asie. Métissant les genres et les arts, FL􀕐SH offre des images fortes de l’Asie contemporaine dans un spectacle circassien où se mêlent les esthétiques orientales et occidentales et où la tradition des arts du cirque asiatique cohabite avec une vision audacieuse et contemporaine.

Cette explosive création de Jerry Snell met en scène chorégraphies acrobatiques époustouflantes, arts martiaux à haute vitesse, numéros aériens sensuels, danse contemporaine, musiques orientales classiques, rock ou urbaines et projections d’un VJ. Pour cette nouvelle production, Snell a pu compter sur des collaborateurs de longue date comme son assistant James Tanabe, aussi équilibriste sur cannes, et le

musicien et compositeur Michel F. Côté. Il a réuni une troupe d’artistes aux parcours souvent marginaux : issus de la rue, d’écoles d’arts martiaux ou du milieu du hip-hop, autodidactes multidisciplinaires et acrobates formés à l’École nationale de cirque de Montréal ou ailleurs en Asie. En provenance du Canada, des États-Unis, du Vietnam, du Japon, de Taiwan et de Thaïlande, les performeurs incarnent les tendances les plus récentes en arts martiaux, acrobatie, danse moderne, cirque et multimédia. 

LE SPECTACLE

Après Les Anges de l’orage créé en 2004 à la TOHU, Jerry Snell a développé le projet circassien multimédia FL􀕐SH en puisant dans des textes guerriers millénaires. Sun Tzu, grand stratège militaire chinois du IVe siècle av. J.-C. et auteur de L’art de la guerre, affirmait qu’en période de guerre, on doit « bouger aussi rapidement

que le vent, se tenir aussi droit qu’un arbre dans la forêt dans les moments d’arrêt, être aussi féroce qu’une flamme lors de l’attaque et être aussi inébranlable qu’une montagne quand vient le temps de se défendre ». 

Acronyme illustrant le vent (Feng), la forêt (Lin), le feu (Hua) et la montagne (Shan), FL􀕐SH est un spectacle haut en couleurs et en lumières qui symbolise à la fois ces éléments mythiques et le choc des civilisations entre l’Est et l’Ouest.

À l’image de valeureux combattants, les artistes et acrobates de FL􀕐SH pratiquent avec force et souplesse le kung-fu, la contorsion, les bâtons de feu, la roue Cyr, le trapèze, les sabres, le cerceau et le cube aérien. « Le meilleur du nouveau cirque (...) un régal pour les yeux et l'âme (...) un des meilleurs spectacles en ville. »

- Taipei Times, novembre 2007 

JERRY SNELL

Véritable artiste multidisciplinaire, Jerry Snell est acteur au cinéma et au théâtre, musicien et compositeur. Ses créations témoignent d’une recherche artistique approfondie qui décuple les possibilités du théâtre physique. Ses créations fusionnent une théâtralité qui carbure à l’énergie rock avec les disciplines artistiques asiatiques traditionnelles et les philosophies orientales. Sa compagnie, Jerry Snell Industries, New Circus Asia, produit des spectacles et des événements d’envergure internationale. Depuis 2006, il est directeur artistique du Open-Air International Arts Festival de Taipei. C’est dans ce contexte que FL􀕐SH a été présenté en première mondiale en novembre 2006, puis repris à la demande générale en novembre 2007. Plus de 70 000 spectateurs ont pu voir le spectacle en extérieur. FL􀕐SH sera présenté pour la première fois en salle, à la TOHU, à compter du 19 février 2008, à 20 h. 

FL􀕐SH est une production de Jerry Snell Industries, New Circus Asia.

RENCONTRE AVEC LES ARTISTES

Après la représentation du jeudi 21 février en soirée, les spectateurs sont invités à rencontrer les artistes et créateurs de FL_SH dans le cadre d’une discussion ouverte à tous. 

HORAIRE

Du 19 février au 1er mars 2008, à 20 h (Relâche dimanche et lundi)

Mercredi 20 février 2008, 20 h : Première média

BILLETS 

Adultes : de 26,25 $ à 39 $

Enfants (12 ans et moins) : de 15,75 $ à 31,20 $

Économisez jusqu’à 30 % grâce au Forfait TOHU.

Réseau Admission : 514 790-1245 / admission.com

Billetterie TOHU : 514 376-TOHU (8648) 

ÂGE RECOMMANDÉ

7 ans et plus 

POUR SE RENDRE À LA TOHU

2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)

Métro Jarry (autobus 193 - Est)

Métro d’Iberville (autobus 94 - Nord)

Le stationnement de la TOHU est payant lors des événements.

INFORMATION ET BILLETTERIE

Tél. : 514 376-TOHU (8648)

Sans frais : 1 888 376-TOHU (8648) 

www.tohu.ca

Du 26 février au 9 mars 2008, 20 h (dimanche 15 h)

Théâtre La Chapelle, 3700 St-Dominique,(514) 843-7738

TERRE DES HOMMES PRÉSENTE SON TOUT PREMIER SPECTACLE

Le Silence de la mer

Une pièce de VERCORS

Mise en scène MARC BEAUPRÉ

Interprété par RENAUD PARADIS, RENÉ-DANIEL DUBOIS et

SYLVIE DE MORAIS-NOGUEIRA

Concepteurs ÉTIENNE BOUCHER et PATRICIA RUEL

Le Silence de la mer

LE SILENCE DE LA MER : UN DRAME SIMPLE ET BOULEVERSANT

Juin 1940. La France est occupée par l’Allemagne victorieuse. Deux Français se voient dans l’obligation d’héberger un officier allemand. Collaboration oblige, si l’on ne veut pas être dénoncé et déporté ! Mais, pour résister contre cet homme qui représente la négation de la liberté, les maîtres de maison choisissent de garder le silence, d’agir comme si cet intrus n’existait pas.  

Même si la résistance passive s’organise, un terrible jeu commence, car ce militaire, musicien averti, passionné de littérature, croit, comme eux, en l’art et la fraternité des peuples. Ainsi, pendant une année, cet officier s’acharnera à tenter de briser le silence, le silence d’un oncle et de sa nièce, le silence de la mer, afin de réaliser l’union de la France et de l’Allemagne. Y réussira-t-il avant que les nazis arrivent, et avec eux, le bruit, la haine, l’intolérance, le cynisme ?  

Le silence de la mer a été publié clandestinement en 1942, en plein coeur de la Deuxième Guerre mondiale, alors que le régime d’Adolf Hitler était sur le point de gagner sa bataille contre la démocratie. Écrite par le résistant Jean Bruller, aussi co-fondateur des Éditions de Minuit, la nouvelle a été publiée sous le pseudonyme de Vercors, afin d’éviter à l’auteur d’être arrêté et certainement exécuté par la Gestapo.  

Il y a deux ans, nous célébrions les soixante ans de la Libération, et pourtant, cette pièce, inspirée par le besoin de promouvoir la beauté de l’art et d’opposer l’esprit à l’avidité de pouvoir et de destruction, reste d’une actualité étourdissante, car les idées hitlériennes critiquées dans Le silence de la mer semblent encore bien vivantes de nos jours.  

TERRE DES HOMMES : UNE COMPAGNIE THÉÂTRALE À VOCATION HUMANISTE

Terre des hommes est une jeune compagnie de théâtre, nommée en hommage au livre de Saint-Exupéry et fondée en 2006 entre autre par Marc Beaupré, qui en est le directeur artistique. Sa mission est de nommer et de préserver la beauté, beauté que distillent les oeuvres humanistes.  

LE SILENCE DE LA MER : UNE PREMIÈRE AU QUÉBEC

Le silence de la mer donne le coup d’envoi de la production théâtrale de Terre des hommes. Marc Beaupré en assurera la mise en scène, qui sera d’ailleurs sa première mise en scène professionnelle. Comédien depuis déjà plusieurs années, il est particulièrement connu pour le rôle qu’il a interprété dans l’émission 2 frères, pour lequel il fut récipiendaire d’un Gémeaux en l’an 2000.  

Renaud Paradis, que l’ont voit entre autre depuis plusieurs années dans l’émission L’Auberge du chien noir, interprétera le rôle de l’Officier allemand, qui semble avoir été créé sur mesure pour lui, tant il en partage le caractère noble et compatissant de ce féru d’art. René-Daniel Dubois, comédien, auteur et metteur en scène bien connu du public, ainsi que Sylvie De Morais-Nogueira, une jeune comédienne de la relève que l’ont verra bientôt dans la nouvelle émission Les Kiki Tronic à Télé-Québec, interpréteront respectivement les rôles de l’oncle et de la nièce.

La conception du spectacle sera réalisée par Étienne Boucher et Patricia Ruel, qui travaillent régulièrement à des projets monumentales, tels que ceux du Cirque du Soleil ou de Robert Lepage, mais que leur souci d’authenticité ramènent fréquemment à des spectacles plus intimes, comme Le silence de la mer.

Théâtre La Chapelle, 3700 St-Dominique,(514) 843-7738

Du 12 janvier au 9 mars 2008

Un panorama émouvant de la vie en Haïti

Comment ça va? de Caroline Hayeur et Jean-François Leblanc

Musiques du monde aux rythmes ensoleillés

La TOHU présente du 12 janvier au 9 mars 2008 Comment ça va? Des photographes Caroline Hayeur et Jean-François Leblanc, de l’Agence Stock Photo. S’échelonnant sur une période de 20 ans, les oeuvres de cette exposition proposent un panorama émouvant de la vie en Haïti, issu de la vision personnelle de chacun des photographes. Leurs travaux reflètent des côtés tantôt durs, tantôt touchants de la vie en Haïti, sans jamais tomber dans le misérabilisme. À travers des thèmes sociaux variés, incluant des scènes de la vie quotidienne, la spiritualité et la politique, Caroline Hayeur et Jean-François Leblanc ont à coeur de partager avec nous la richesse d’âme et de culture des habitants de ce pays de contrastes. Cette exposition profondément humaine devrait avoir des résonance s bien particulières à Montréal, ville où réside le plus grand nombre d’Haïtiens au Canada. Comment ça va? sera présentée dans l’Espace SSQ de la TOHU, du samedi 12 janvier au dimanche 9 mars 2008. Le vernissage aura lieu le vendredi 18 janvier à 18 h en présence des artistes.

 COMMENT ÇA VA?
Haïti fascine, charme et déconcerte tout à la fois. D’une beauté saisissante avec son paysage montagneux et ses plages paradisiaques, ce pays figure parmi les plus pauvres au monde. Malgré tout, Haïti démontre une vitalité peu commune et offre une culture parmi les plus originales et les plus colorées de la planète. Souhaitons-lui de conquérir sa vraie liberté.

CAROLINE HAYEUR

Caroline Hayeur découvrit Haïti à l'occasion de la première biennale d'art contemporain AfricAméricA à Port-au-Prince en février 2000. Tout en couvrant l’événement, elle prend le pouls de la ville et commence à constituer sa mosaïque urbaine. Avec un groupe de photographe de l’Agence Stock Photo, elle participe ensuite en 2002 à l’exposition Stock en Haïti : Quinze ans au Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH) à Port-au-Prince, une nouvelle occasion pour elle de tenter de capter l’essence d’Haïti en photos. Les images qu’elle a rapportées de ses voyages sont rassemblées au sein d’une murale constituée d’une cinquantaine de photos, qu’elle a intitulée Panorama haïtien. Ses oeuvres témoignent de la vie, de l’intensité, des joies et des peines de gens au quotidien plein d'espoir.

 JEAN-FRANÇOIS LEBLANC

Le travail présenté par Jean-François Leblanc pour Comment ça va? s’étend sur vingt ans. Le cofondateur de l’Agence Stock Photo effectue son premier voyage en Haïti en 1987, afin de couvrir la première tentative d’élections démocratiques en 35 ans. Le photographe retournera en Haïti à plusieurs reprises au cours des années suivantes: En 1989 et 1992 afin de réaliser des reportages sur les braceros, ces Haïtiens coupeurs de canne à sucre surexploités dans les plantations de la République Dominicaine; en 1990 et 2007, il parcourt le pays pour l’ACDI (Agence Canadienne de Développement International); en 1991, il couvre l’assermentation du nouveau président Jean-Bertrand Aristide; en 2002 avec ses collègues du collectif Agence Stock Photo, il présente une exposition au Musée national de Port-au-Prince et réalise une série de reportages avec des journalistes de l’agence alternative Alter-Presse. Au printemps 2003, il est mandaté par Oxfam Québec afin d’illustrer deux projets axés sur l’environnement.

Pour Comment ça va?, Jean-François Leblanc regroupe ses oeuvres selon la thématique de chacun de ses voyages, abordant tantôt des enjeux politiques, sociaux ou environnementaux. Ses travaux ouvrent une formidable fenêtre sur la réalité quotidienne des Haïtiens, en constant bouleversement depuis les 20 dernières années.

Une exposition pour tous, à ne pas manquer du 12 janvier au 9 mars 2008, de 9 h à 17 h, dans l’Espace SSQ de la TOHU. L’entrée est libre. Vernissage, le vendredi 18 janvier 2008, à 18 h.
www.tohu.ca
www.agencestockphoto.com

POUR SE RENDRE À LA TOHU : 2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)
Métro Jarry (autobus 193 - Est)
Métro d’Iberville (autobus 94 - Nord)
INFORMATION : Tél.: 514 376-TOHU (8648)
Sans frais : 1 888 376-TOHU (8648)
www.tohu.ca

Le Dimanche 24 février

La Bibliothèque Langelier

« Faisons mieux connaissance à travers notre histoire ! »

Mini-colloque sur l’histoire de différentes communautés québécoises.

« Faisons mieux connaissance à travers notre histoire ! »

En signe d’apport au dialogue entre diverses communautés, les Ami(e)s de Référence pour une Éducation transculturelle invitent les Montréalais à un mini-colloque sur l’histoire de la présence de différentes communautés au Québec. Cet événement qui sera ouvert gratuitement au public et qui se veut une contribution pratique à des relations interculturelles harmonieuses et constructives, sera organisé à la bibliothèque Langelier, le dimanche 24 février prochain, à compter de 15 heures.

Ce moment d’échanges organisé par les Ami(e)s de Référence pour une Éducation Transculturelle, en partenariat avec le Conseil des relations interculturelles (gouvernement du Québec), et avec l’appui de la Ville de Montréal, se fera en deux temps :

- un exposé sur l’histoire de la présence au Québec de différentes communautés sera présenté par cinq chercheurs ou professeurs d’histoire, soit Charles Dupuy (la communauté haïtienne), David Bensoussan (la communauté Juive), Abdelghani Dades (la communauté maghrébine), Paul Brown (les premières communautés noires) et Constantinidis Stefanos (la communauté grecque).

- des intervenants d’autres communautés, dont le professeur d’histoire Jose Del Pozo (la communauté latino-américaine), M. Oumar Dioume, professeur d’histoire noire africaine, M. Pascuale Iacobaci du Centre culturel italien Casa Ditalia..., les rejoindront ensuite pour un panel de discussions durant lequel le public pourra poser des questions.

Cet espace interactif, ouvert à la participation d’organismes partageant les objectifs de l’initiative, a lieu en levée de rideau à d’autres événements à venir sur le même thème, autour de l’histoire de diverses communautés (grecque, juive, haïtienne, asiatique, latino-américaine, italienne, libanaise, noire-africaine, maghrébine, franco-québécoise, anglo-saxonne, etc.), de même que les nations autochtones et de leur apport au développement du Québec, sans oublier le reste du Canada. Ce colloque vise à contribuer à la reconstitution des bases d’une histoire commune, soit celle partagée par tous les Québécois, peu importe leurs origines.

En raison du nombre limité de places la participation à cette activité est gratuite, sur invitation.

du 19 février au 15 mars 2008

au Théâtre d’Aujourd’hui

Une mise en scène de Frédéric Dubois

Bacchanale

Texte Olivier Kemeid

Bacchanale

« Qu’est-ce qui se serait passé si Albertine, au lieu de souffrir le calvaire, avait eu la possibilité de jouir ? Je vais vous dire ce que j’en pense : le Plateau Mont-Royal aurait brûlé au grand complet. C’est ce feu que je veux montrer sur scène. » (Olivier Kemeid)

« Les sénateurs romains condamnaient les rites orgiaques des bacchantes pour une seule raison : les hommes qui y étaient initiés étaient si débauchés qu’ils ne pouvaient plus tenir une arme. Ne plus pouvoir tenir une arme, juste pour cela, il n’y a rien de plus beau qu’une bacchanale. » (Marie-Thérèse Fortin)

Avec Violette Chauveau, Johanne Haberlin, Marie-Claude Giroux, Michelle Rossignol, Isabelle Roy et Isabelle Vincent
Dramaturgie Stéphane Lépine
Assistance à la mise en scène Maude Labonté
Scénographie Olivier Landreville
Costumes Linda Brunelle
Éclairages Martin Gagné
Environnement sonore Ludovic Bonnier
Création Théâtre d’Aujourd’hui

Du 5 février au 1er mars 2008

Au Théâtre du rideau vert

Une comédie romantique sur la vie de couple, interprétée par des acteurs de grand talent

Les grandes occasions, de Bernard Slade

Les grandes occasions

Le Théâtre du Rideau Vert est fier de présenter Les grandes occasions, une pièce de l’Américain d’origine canadienne, Bernard Slade, traduite par Michel Tremblay. Cette oeuvre présente la dérive d’un couple, magnifiquement interprété par deux comédiens chevronnés, qui ont marqué tant le monde du théâtre que celui du cinéma et de la télévision, Louise Marleau et Gilbert Sicotte. De grandes occasions en grandes occasions, ces deux personnages n’en finissent pas de se perdre et de se retrouver. Leurs enfants, qu’on ne voit jamais, sont le fil conducteur, un lien essentiel les attachant l’un à l’autre. Pour le spectateur, ils sont une porte d’entrée sur cette vie de couple pas si atypique qu’il n’y paraît. Personne ne restera indifférent devant les échanges parfois vifs et mordants, tendres ou nostalgiques, drôles ou cyniques entre deux êtres meurtris, à la recherche d’eux-mêmes et du bonheur. Au fil de la pièce, les années passent, les personnages évoluent et le lien qui les unit se transforme sous nos yeux. L’observation de Slade sur la vie conjugale est juste, remplie de finesse et d’humour. L’auteur de La Sœur volante et de Same time next year possède le sens du punch et du timing. La traduction de Michel Tremblay a donné aux dialogues une actualité et un élan, tout en respectant les références culturelles et la couleur originale du texte. La pièce se déroule dans un milieu aisé américain et jette un regard cru sur les effets du matérialisme et de la routine sur l’amour et la vie de couple.

À la mise en scène, Frédéric Blanchette, un jeune et talentueux homme de théâtre, qui est aussi auteur, traducteur et acteur. Formé en JEU au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Blanchette cumule, en sept ans, une vingtaine de mises en scène remarquées comme Cheech, Appelez-moi Stéphane, L’envie et Le périmètre, dont il est aussi l’auteur et pour laquelle il s’est mérité le Masque du meilleur texte original en 2007. Comme acteur, il a joué dans une dizaine de pièces au théâtre, dont Trains Fantômes (spectacle solo) ainsi qu’au cinéma et à la télévision, notamment dans Les étoiles filantes (1er rôle). Il a réuni une équipe de concepteurs passionnés pour cette production. Ensemble, ils ont relevé le défi de faire sentir au spectateur l’évolution du temps sur les personnages (une décennie en onze scènes), de présenter une multiplicité de lieux et de changements de ton. Les décors d’Olivier Landreville (mis en nomination au Gala des Masques 2007), les costumes de Michel Robidas, les arrangements musicaux d’Yves Morin (Cabaret, My Fair Lady et Neuf), les éclairages d’André Rioux et les accessoires de Patricia Ruel permettent de suivre les parcours différenciés de ces deux personnages, de visualiser leur mutation… - 30

LES GRANDES OCCASIONS, UNE PIÈCE DE Bernard Slade
TRADUCTION DE Michel Tremblay
MISE EN SCÈNE DE Frédéric Blanchette
ASSISTÉ DE Geneviève Lessard
DISTRIBUTION : Louise Marleau, Gilbert Sicotte
CONCEPTEURS : Olivier Landreville, Michel Robidas, André Rioux, Yves Morin

Horaire des representations
Du mardi au vendredi à 20 h
Le samedi à 16 h et 20 h 30

GRAND PARTENAIRE
PHOTO Angelo Barsetti DESIGN Folio et Garetti

du 6 au 16 mars 2008

Dans le cadre du 26e FIFA

Un Hommage aux artistes de «O»

Un Hommage aux artistes de «O»

La TOHU présente du 12 janvier au 9 mars 2008 Comment ça va? Des photographes Caroline Hayeur et Jean-François Leblanc, de l’Agence Stock Photo. S’échelonnant sur une période de 20 ans, les oeuvres de cette exposition proposent un panorama émouvant de la vie en Haïti, issu de la vision personnelle de chacun des photographes. Leurs travaux reflètent des côtés tantôt durs, tantôt touchants de la vie en Haïti, sans jamais tomber dans le misérabilisme. À travers des thèmes sociaux variés, incluant des scènes de la vie quotidienne, la spiritualité et la politique, Caroline Hayeur et Jean-François Leblanc ont à coeur de partager avec nous la richesse d’âme et de culture des habitants de ce pays de contrastes. Cette exposition profondément humaine devrait avoir des résonance s bien particulières à Montréal, ville où réside le plus grand nombre d’Haïtiens au Canada. Comment ça va? sera présentée dans l’Espace SSQ de la TOHU, du samedi 12 janvier au dimanche 9 mars 2008. Le vernissage aura lieu le vendredi 18 janvier à 18 h en présence des artistes.

 COMMENT ÇA VA?
Haïti fascine, charme et déconcerte tout à la fois. D’une beauté saisissante avec son paysage montagneux et ses plages paradisiaques, ce pays figure parmi les plus pauvres au monde. Malgré tout, Haïti démontre une vitalité peu commune et offre une culture parmi les plus originales et les plus colorées de la planète. Souhaitons-lui de conquérir sa vraie liberté.

CAROLINE HAYEUR

Caroline Hayeur découvrit Haïti à l'occasion de la première biennale d'art contemporain AfricAméricA à Port-au-Prince en février 2000. Tout en couvrant l’événement, elle prend le pouls de la ville et commence à constituer sa mosaïque urbaine. Avec un groupe de photographe de l’Agence Stock Photo, elle participe ensuite en 2002 à l’exposition Stock en Haïti : Quinze ans au Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH) à Port-au-Prince, une nouvelle occasion pour elle de tenter de capter l’essence d’Haïti en photos. Les images qu’elle a rapportées de ses voyages sont rassemblées au sein d’une murale constituée d’une cinquantaine de photos, qu’elle a intitulée Panorama haïtien. Ses oeuvres témoignent de la vie, de l’intensité, des joies et des peines de gens au quotidien plein d'espoir.

 JEAN-FRANÇOIS LEBLANC

Le travail présenté par Jean-François Leblanc pour Comment ça va? s’étend sur vingt ans. Le cofondateur de l’Agence Stock Photo effectue son premier voyage en Haïti en 1987, afin de couvrir la première tentative d’élections démocratiques en 35 ans. Le photographe retournera en Haïti à plusieurs reprises au cours des années suivantes: En 1989 et 1992 afin de réaliser des reportages sur les braceros, ces Haïtiens coupeurs de canne à sucre surexploités dans les plantations de la République Dominicaine; en 1990 et 2007, il parcourt le pays pour l’ACDI (Agence Canadienne de Développement International); en 1991, il couvre l’assermentation du nouveau président Jean-Bertrand Aristide; en 2002 avec ses collègues du collectif Agence Stock Photo, il présente une exposition au Musée national de Port-au-Prince et réalise une série de reportages avec des journalistes de l’agence alternative Alter-Presse. Au printemps 2003, il est mandaté par Oxfam Québec afin d’illustrer deux projets axés sur l’environnement.

Pour Comment ça va?, Jean-François Leblanc regroupe ses oeuvres selon la thématique de chacun de ses voyages, abordant tantôt des enjeux politiques, sociaux ou environnementaux. Ses travaux ouvrent une formidable fenêtre sur la réalité quotidienne des Haïtiens, en constant bouleversement depuis les 20 dernières années.

Une exposition pour tous, à ne pas manquer du 12 janvier au 9 mars 2008, de 9 h à 17 h, dans l’Espace SSQ de la TOHU. L’entrée est libre. Vernissage, le vendredi 18 janvier 2008, à 18 h.
www.tohu.ca
www.agencestockphoto.com

POUR SE RENDRE À LA TOHU : 2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)
Métro Jarry (autobus 193 - Est)
Métro d’Iberville (autobus 94 - Nord)
INFORMATION : Tél.: 514 376-TOHU (8648)
Sans frais : 1 888 376-TOHU (8648)
www.tohu.ca

Du 6 au 16 mars 2008

Lorraine Pintal, porte-parole

26e édition du Festival International du Film sur l’Art (FIFA)

Lorraine  Pintal

René Rozon, fondateur et directeur général du Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est heureux d’annoncer Lorraine Pintal à titre de porte-parole de la 26e édition, qui se déroulera du 6 au 16 mars 2008. Comédienne, metteur en scène, réalisatrice et auteur bien connue, Lorraine Pintal est enchantée de s’associer au FIFA et d’agir en tant qu’ambassadrice du Festival.

Son talent de grande communicatrice et son enthousiasme contagieux sont des atouts qui permettront au FIFA de rayonner davantage auprès des médias et du public : «J’aime le Festival du Film sur l’Art parce qu’il est multiple dans sa forme, ludique dans sa facture, novateur dans son contenu.  Il me procure à chaque fois l’enchantement de l’enfance face à ces artistes créateurs venus de partout dans le monde et qui font de Montréal un ancrage à l’expression prismatique de leur culture.»

Très impliquée au sein de la communauté artistique, Lorraine Pintal est tantôt au théâtre, tantôt à la télévision et même au cinéma. Depuis la saison 1992-1993, elle est directrice générale et artistique du TNM. Du côté de la télévision, elle a réalisé Rachel et Réjean de Anne et Claire Dandurand ainsi que Le Grand Remous de Mia Riddez. Elle a adapté pour la télévisionses mises en scène au théâtre de Hosanna ! de Michel Tremblayet de Tartuffe de Molière. Comme comédienne, elle a occupé la majorité des scènes québécoises sous la direction de metteurs en scène aussi réputés que André Brassard, Jean-Pierre Ronfard, Olivier Reichenbach et François Barbeau.

René Rozon est ravi de pouvoir compter sur Lorraine Pintal : « Le dynamisme, l’enthousiasme et la passion de Lorraine Pintal concordent avec l’essence même du Festival. Je me réjouis d’associer cette personnalité aussi énergique à l’effervescence du 26e FIFA. »

Le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est une société à but non lucratif vouée à la promotion et à la diffusion des meilleures productions mondiales de films sur l’art et d’arts médiatiques. D’une durée de 10 jours et de nature compétitive, le FIFA est l’événement annuel le plus important au monde dans son domaine. Il est le rendez-vous des artistes et artisans du milieu des arts et de la cinématographie ainsi que des amateurs d’art et de cinéma.

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