Depuis 2001 • No 41 • Montréal • 15.01.2008
Janvier 2008

L’archipel Chatillon

Jean-Sébastien Ménard

Avec Île était une fois : carnet d’un écrivain, Pierre Chatillon se livre dans toute son intimité et sa musique. Au fil des textes oscillant entre nouvelle, poème en prose et journal intime, il fait part au lecteur de son voyage annuel en Floride, qu’il effectue afin de sortir du « ventre de l’hiver » pour aller écouter la symphonie turquoise de la mer. En se baladant sur les plages de l’île d’Anna Maria, calepin sous le bras, il y note des « fragments de phrases qui [lui] traversent l’esprit. Les jours de chance, [il revient] de [ses] promenades avec un poème entièrement composé ». En réalité, grâce à ses envolées sur l’art, la poésie, la peinture et la musique, Chatillon nous permet de goûter à la magie que provoquent chez lui ces disciplines.  

Pour Chatillon, « quand un écrivain dépeint un paysage, il ajoute à celui-ci les colorations de son âme ». De fait, lorsqu’il nous parle des grands compositeurs, de Brahms à Debussy, on apprend autant, sinon plus, sur lui que sur ceux dont il évoque les œuvres.  

En parlant de Mozart, Chatillon se remémore ainsi une histoire intitulée « La voix », qu’il a écrite il y a plusieurs années et qu’il nous offre. On y apprend qu’il habite sur une île près de Trois-Rivières, où il exerce le métier de disquaire (est-ce vrai?), lui qui est, par ailleurs, aussi compositeur et professeur d’université. Ce texte, qui est un des passages savoureux du recueil, contient par ailleurs le récit de sa rencontre avec Lucia del Sol, la cantatrice, dont il « captura [la] voix dans la cage de sa tête », ce qui explique pourquoi le concert de cette dernière à l’amphithéâtre de Lanaudière, ce soir-là, fut le dernier.  

Chatillon relate aussi sa rencontre avec Beethoven alors qu’il avait 29 ans, ce qui est « bon, car tout homme, pour échapper au désespoir, a besoin d’un Maître qui lui apprend à chanter une ode à la Joie ».  

Alors qu’il se laisse transporter par les œuvres de compositeurs comme Dvorak, qu’il écoute comme si sa musique peignait l’âme de l’Amérique, Chatillon se remémore des poèmes de Baudelaire ou de Rimbaud avant parfois de plonger littéralement dans les toiles de grands peintres tels Monet ou Turner.  

Pour tout dire, cet homme qui aurait « préféré vivre dans la Grèce antique ou à l’époque de la Renaissance », mais qui se considère chanceux puisque « c’est toujours la Renaissance, en effet, quand on est en amour », nous fait passer un excellent moment. Visiter son « archipel », lire sa musique, est une pure détente.  

En refermant le livre, avec lui, on s’interroge à savoir si nous sommes « plus réels dans l’univers de nos rêves que dans ces travaux qui constituent notre activité de tous les jours ». Et surtout, dans son sillage, on a envie de s’asseoir, de prendre le temps d’écouter un disque et de savourer la vie.

Janvier 2008

Claude Péloquin, l’homme qui vivait sa poésie

Jean-Sébastien Ménard

Claude Péloquin « vécrit » toujours avec la même sensibilité. Son dernier recueil de poésie, Sur l’îlot de Cupidon, s’avère ainsi, à nouveau, être une porte vers son univers intérieur. Le lire, c’est entendre sa voix nous parler et nous exposer une vision du monde qui lui est propre. Ses poèmes sont tantôt des souvenirs, tantôt des essais où il expose ses « théories », pour ne pas dire ses « prophéties », quant à l’existence.  

Péloquin est un être sans tabou, à l’opposé de toute rectitude politique, et il écrit tout ce qu’il pense, ne raturant jamais, au risque de provoquer, comme il l’a fait lors de son récent passage à l’émission radiophonique de Christiane Charrette. Il avait alors été à l’origine d’un débat à propos de l’immigration au Québec, où les réactions de l’animatrice et de ses invités, Franco Nuovo, Joël Le Bigot, ainsi que celles de nombreux auditeurs s’étaient enflammées. La grande majorité des gens étaient en fait outrés par ses propos qui appelaient à une fermeture des frontières du Québec, avant qu’il ne soit trop tard et que les francophones « finissent » dans des réserves comme les Amérindiens.  

Certes, Péloquin bouscule et fait régulièrement sursauter. Le lecteur est souvent en désaccord avec ce que celui-ci écrit, et il peut très rapidement refermer le livre et le laisser tomber sans dépasser cette houle, caractéristique de l’homme et de l’auteur, qui semblent se faire un devoir de toujours poser leur regard sur les dysfonctionnements de la société et d’écrire leur opinion sans détour, au risque de se faire bien des ennemis. Souvenons-nous, à ce titre, de sa fameuse phrase inscrite dans la murale du Grand Théâtre, à Québec : « Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ! » Comme en témoigne un récent reportage diffusé sur les ondes de Radio-Canada, son affirmation dérange encore 40 ans plus tard. Certains vont même jusqu’à demander qu’on l’efface carrément de l’œuvre de béton de Jordi Bonnet. 

L’auteur ne se résume toutefois pas à son côté polémique. Derrière ce versant de son être et de son œuvre se cache un homme sensible, à fleur de peau, qui aime la vie et l’embrasse de toutes ses forces, à tout moment. Il est un être authentique se livrant sans voile dans une poésie articulée autour, entre autres, de souvenirs et de notes sur l’existence, l’écriture, l’amitié, l’amour, le sexe, la mort et le pourquoi de sa présence sur terre.  

Péloquin proclame : « Je ne suis libre que quand j’écris, je serai libéré quand j’arrêterai. » Sa voix, dans ce recueil, en est une fragile et empreinte d’une profonde mélancolie. Péloquin semble habité d’un mal de vivre que seule l’écriture peut apaiser.  

Il faut absolument lire cet ouvrage pour découvrir ou redécouvrir la sensibilité de ce poète qui affirme que « nous sommes tous beaux ». Et, pour compléter le périple Péloquin, il faudrait aussi lire Cœur Everest, un recueil publié en même temps que Sur l’îlot de Cupidon. Il présente l’homme et son œuvre; l’on y retrouve ses poèmes, parmi les plus beaux, écrits pour des entreprises telles le Cirque du Soleil, les restaurants Saint-Hubert, GL&V, Excentris, Vol de Nuit et VIA Rail Canada.  

Janvier 2008

Mordecai Richler, un certain sens du ridicule qui charme

Jean-Sébastien Ménard

Est paru cet automne aux éditions Boréal Un certain sens du ridicule, un recueil d’essais de Mordecai Richler. Traduits de l’anglais par Dominique Fortier et choisis par Nadine Bismuth, à qui l’on doit Les gens fidèles ne font pas les nouvelles et Scrapbook, les textes, tirés de six ouvrages publiés entre 1961 et 1998, permettent aux lecteurs de se familiariser avec ce grand écrivain du Québec trop souvent associé à ses positions polémiques quant à la question nationale et linguistique. Ici, rien de tel, au contraire! À travers ses souvenirs de jeunesse, on découvre en fait un Richler qu’on ne soupçonnait pas.

En ouverture, dans un essai intitulé « Un certain sens du ridicule », Richler parle de l’époque où Paris était « sa fête », pour reprendre l’expression d’Ernest Hemingway. Après avoir rencontré un ami, il se remémore ses deux années passées dans la capitale française. Au fil de ses souvenirs, on le découvre bohème, « beat » avant l’heure, fréquentant les auteurs de la Paris Review, dont Georges Plimpton et de futurs écrivains tels Terry Southern, Mavis Gallant, Alexander Trocchi, James Baldwin et Allen Ginsberg. Comme Richler le souligne: « Ce serait agréable, ce serait tout attendu, de dire avec le recul que nous formions un groupe uni par une même rage politique, une même philosophie littéraire ou un même dégoût esthétique pour tout ce qui était américain, mais, en vérité, nous nous étions choisis les uns les autres uniquement parce que nous partagions un certain sens du ridicule. » Richler nous offre là un témoignage de la vie des jeunes écrivains anglophones du Paris du début des années 1950, vie qu’il associe à celle animant le Greenwich Village du New York de la même époque.

Dans les autres essais du livre, Richler relate sa perception, en tant que Canadien, de l’Expo 67 et de ce qui l’a entourée. Il parle aussi du prix du gouverneur général qu’il a reçu, des cours de création littéraire qu’il a donnés, de ces tournées d’universités où les écrivains courent le risque de devenir « mieux connus pour "faire leur numéro", comme on dit, que pour leur œuvre ». On apprend, entre autres, que Richler n’avait pas de diplôme universitaire, mais qu’il a « survécu » au Sir George Williams College, où il a complété, sans trop de succès, son secondaire.

En répondant à la question « Pourquoi écrire ? », Richler se remémore la publication de son premier roman. Il nous parle aussi de son père, nous livre des parcelles de son quotidien grâce à des extraits de son journal, critique certains livres et films, écrit sur Saul Bellow, John Cheever, Truman Capote, J.D. Salinger, Ernest Hemingway, tout en nous parlant continuellement de lui-même.

On découvre un Richler attachant, drôle et critique, qui nous donne envie d’aller plus loin avec lui, de retourner à  son œuvre complète ou de la découvrir. Un certain sens du ridicule est dans cet esprit un excellent ouvrage pour qui veut se familiariser avec cet écrivain montréalais qui gagne à être lu et apprécié.

Janvier 2008

Yann Perreau et sa plume sous influence

Jean-Sébastien Ménard

Récemment, Yann Perreau publiait un premier livre, Perreau & la plume, chez VLB Éditeur. Outre les paroles de ses chansons, l’auteur-compositeur offre aux lecteurs les notes de son road trip, au cours duquel il a traversé l’Amérique de Montréal à San Francisco sur les traces de Jack Kerouac, auteur phare de la Beat Generation et précurseur des hippies. Pour Perreau, Kerouac semble être, avant tout, celui qui est à la recherche d’extase, de filles et de drogues. À San Francisco, il visite City Lights Books et le Vesuvio Bar que fréquentait le poète beat et il loge dans un hôtel où ce dernier a vécu et beaucoup écrit, le San Remo. Il déambule aussi de par la ville et « dévore chaque parcelle d’espace et de temps, sans mauvaise surprise. »

Ailleurs dans le recueil, il nous livre, sur un ton personnel, d’autres notes de voyage, quelques anecdotes biographiques, comme ce texte où il explique pourquoi il joue du piano et un court récit intitulé « la douche » où il relate le récit d’une relation sexuelle qu’il a eue à Marseille.

En ouverture, nous découvrons aussi sa poésie qui rappelle celle d’un Lucien Francoeur ou encore d’un Denis Vanier. À leur instar, Perreau s’exprime dans un langage cru et corporel, pour ne pas dire sexuel, tout en insérant dans ses vers des mots de langue anglaise comme par exemple : « P’tits tits greatest hits ». De plus, il n’hésite pas à accompagner certains poèmes de bandes dessinées, ce qui est un écho au fanzine Steak Haché, créé par Vanier, dans lequel on retrouve souvent des dessins de Jack Drill, pour ne nommer que lui, au côté de divers poèmes.

L’univers de Perreau, meublé de drogues, de sexe et de Rock n’Roll est intéressant et nous révèle un auteur intègre qui semble vivre ce qu’il écrit, il vécrit pour reprendre une expression de Jacques Godbout. Toutefois, dans sa manière de vivre, d’écrire et de prendre la route, il semble captif des clichés.

La route, par exemple, est pour lui un lieu frénétique, où tout peut arriver. C’est celle des années soixante, celle où l’on partait pour se libérer du système de consommation et vivre autrement, celle que l’on emprunte pour partir « tripper ». Elle correspond à une image déjà faite, formatée par les récits issus des années beats et hippies où Perreau, semble-t-il, aurait aimé vivre.

Et, c’est là le seul grand problème du recueil. Il a été écrit et vécrit à la suite des autres, sous influence. Il semble issu d’une autre époque. Ainsi, au-delà de ses qualités, on arrive à la fin avec l’impression de lire le travail d’un autre « enfant » de Jim Morrison.

Janvier 2008

Felicia Mihali

Sweet, Sweet China

Vivre en Chine comme sur une autre planète

La mer de la Tranquillité

« Moi, Sakiné, la Déesse du regard, je suis le Narrateur de cette histoire. Moi, je suis la première personne de toutes les histoires. […]Je débute cette aventure aux côtés de Désirée, la Déesse du goût, et de Flora, la Déesse de l’odorat […] Nous allons donc suivre une femme en Chine afin de consigner un bref épisode de sa vie. »

Placée sous la surveillance de trois déesses, mais à son insu, Augusta entreprend de raconter son séjour de dix mois en Chine à titre de professeure de français pour les Chinois qui veulent émigrer au Canada. Vivre en Chine, c’est aborder une autre planète. Et bien qu’Augusta ait des rudiments de la langue chinoise, elle est constamment décontenancée par les codes d’une culture qui lui est totalement étrangère. Elle nous raconte donc de long en large sa difficile, sinon impossible, intégration. On ne s’étonnera pas, par ailleurs, qu’Augusta, pour se protéger de cette quasi impossible communication avec les Chinois, choisisse parfois de se réfugier dans un monde imaginaire. Et ces voyages, ils sont souvent magnifiques. Particulièrement ceux qui concernent Mei (Fleur de prune), une Chinoise de la Chine ancienne, dont Augusta nous raconte les péripéties.

Entrez dans ce livre étrange (accompagné de plusieurs photos de l’auteure). Découvrez un pays aussi insondable que l’abîme. Et puis lisez en prime les incursions de la narratrice dans la Chine ancienne du temps où les grands propriétaires terriens pouvaient voir leur nouvelle maîtresse disparaître dans le paysage d’un tableau !

L’auteure :
Journaliste, romancière et professeure, Felicia Mihali vit présentement à Montréal. Après des études en français, en chinois et en néerlandais, elle s’est spécialisée en littérature postcoloniale à l’Université de Montréal, où elle a également étudié l’histoire de l’art et la littérature anglaise. Son premier roman, Le pays du fromage, a été publié en 2002 chez XYZ éditeur, suivi par Luc, le Chinois et moi en 2004, et La reine et le soldat, en 2005.

Felicia Mihali,
Sweet, Sweet China,
roman,
Montréal, XYZ éditeur,
janvier 2008, 330 p., 28 $.
ISBN 978-2-89261-503-6
Photo : Miréla Ivanciu

Janvier 2008

Édouard H. Bond

Prison de poupées

Ilustrate din America

C’est une pénétration à vif dans l’univers ensanglanté d’une prison pour femmes où les prisonnières tentent de survivre aux fantasmes d'une directrice et de sa meute, toutes plus animées les unes que les autres par des instincts sauvages…
Un roman décapant, à ne pas mettre entre toutes les mains.

Edouard H. Bond tient une chronique dans le journal Bang Bang et collabore à Urbania. Il est connu pour ses interventions sur Internet et ses blogues et a publié des tas de nouvelles dans plusieurs fanzines.

Coups de tête n°6 - 10,95$
Janvier 2008

Hédi Bouraoui

Paris Berbère

À travers l’histoire d’un couple français-algérien, celui de Téophile Deviau et de Tassadit Aït Mohand, l’ouvrage nous introduit non seulement dans l’histoire d’un homme et d’une femme, mais aussi dans l’histoire des différences qui les unissent et les séparent. Le titre Paris Berbère dit bien la confrontation des colons et des colonisés et la porte de sortie par l’amour et la dignité. Le sort tragique des combattants algériens pour la France, occulté de part et d’autre, est souligné dans un contexte romanesque à la trame complexe, où se croisent et s’entrecroisent de nombreux thèmes. Hedi Bouraoui.est poète et romancier. Il vit à Toronto et enseigne à l’Université York.

Janvier 2008

Rentrée hiver-printemps 2008

Nota Bene

La poésie immédiate de Pierre Nepveu regroupe une série d’articles de l’auteur paru dans le magazine Spirale au fil des ans. Recueil qui trace, à sa manière, la petite histoire de la poésie québécoise très contemporaine.

La radio X, Les médias et les citoyens. Dénigrement et confrontation sociale, un livre très chaud sur le phénomène de la radio de confrontation, signé Diane Vincent, Marty Laforest et Olivier Turbide.

Le roman vu par les romanciers, collectif sous les plumes d’Isabelle Daunais, François Ricard, Yvon Rivard, Michel Biron, Lakis Proguidis… On y parle de Gide, Kundera, Proust,Marcel Aymé, Julien Gracq, Mauriac, Jacques aurent, Nathalie Sarraute, Claude Simon et Alain Robbe-Grillet.

Précarité de Brault , Sous la direction de François Hébert et Nathalie Watteyne un recueil  de textes consacrés à Jacques Brault .

 

Traduire depuis les marges/Translating from the margins, collectif . Textes de Denise Merkle, Jane Koustas, Sherry Simon et Glen Nichols. Textes en français et en anglais. Un essai majeur signé Sherry Simon ouvre le livre.
Le lancement des Cahiers du Centre de poésie Hector de Saint-Denys-Garneau (sous la responsabilité du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises, CRILCQ, site de l’Université Laval) avec deux titres :
Poèmes de François-Xavier Garneau (inédits à ce jour).

Enseigner la poésie sous la direction de Vincent Charles Lambert.
Les voix du temps et de l’espace de Jeannet den Toonder et Hilligje van’t Land, collectif portant sur des études littéraires et historiques.

Le deuxième numéro de la revue internationale Les Cahiers du XIXe siècle. Ce numéro est sous la direction de M. Rainier Grutman et est intitulé : Quels XIXe siècle? Considérations inactuelles . Avec des textes de Michel Pierssens, Anthony Glinoer, Olaf Müller, Doris Y. Kadish, Isabelle Daunais, Benoît Léger, Michel Brix, Geneviève Madore, Jean-Jacques Hamm, Maxime Prévost, Cynthia Harvey et Nelson Charest.

Lire du fragment un collectif dirigé par Carlo Lavoie, qui porte sur le fragment littéraire (Collection « Terre américaine », dirigée par Jean Morency de l’université de Moncton).

 

MARS
L’heure des vaches et autres récits du terroir. Anthologie très spéciale signée par Denis Saint-Jacques et Marie José des Rivières.

Écritures migrantes et identités culturelles de Clément Moisan , une réflexion sur la question de l’écriture migrante qui vient enrichir le paysage littéraire québécois.

Nouvelle masculinité d’Isabelle Boisclair, un ouvrage collectif original consacré à la masculinité.

Janvier 2008

Mona Latif-Gattas

Les chants modernes du bien-aimé

Inspiré de la tradition poétique des mystiques d’orient qui ont chanté à son paroxysme l’art de l’amour, l’ouvrage célèbre, à travers une voix de femme, le bien-aimé. Images incantatoires, jeu de contrastes entre allégresse et souffrance diffuse, réel sublimé dans ce rêve de perfection accessible uniquement aux rêveurs impénitents.

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