Depuis 2001 • No 40 • Montréal • 15.12.2007
Du 16 au 19 janvier 2008

Usine C

danse / théâtre

Un peu de tendresse, bordel merde!

Un  peu de tendresse, bordel merde!

deuxième partie du triptyque SOCIOLOGIE ET AUTRES UTOPIES CONTEMPORAINES
première partie LA PORNOGRAPHIE DES ÂMES

de Dave St-Pierre
en collaboration avec plus d’une vingtaine d’artistes
concepteur sonore Emmanuel Schwartz / texte Enrica Boucher
musique Pierre Lapointe, Emmanuel Schwartz, Dave St-Pierre, Cat Power et Arvö Part
costumes Eugénie Beaudry et Dave St-Pierre
direction technique et conception lumière : Alexandre Pilon-Guay
régisseur et technicien de son : Benoît Bisaillon

Après La pornographie des âmes, Dave St-Pierre, ce jeune chorégraphe au parcours fulgurant, nous revient  avec le second volet d’une trilogie sur les relations amoureuses où il explore notre irrépressible besoin d’amour et d’attention de la part de l’autre. Et il le fait franchement, avec un langage chorégraphique cru, décomplexé et audacieux. Fausses blondes, femmes implorant pour un peu de tendresse, corps nus glissant à foison sur un plateau détrempé… le public découvre ces handicapés du coeur, des hommes et des femmes qui s’accrochent comme des noyés à des bouées qui ont tôt fait de couler avec eux. Une oeuvre provocante et pleine d’humour à ne pas manquer !

« Le langage de St-Pierre est aussi éloquent que brutal. C’est à la fois euphorisant
et dérangeant. Une oeuvre rare et saisissante qui mérite certainement le détour. »
Catherine Cardinal, VOO.CA, octobre 2004 Dave St-Pierre a commencé à danser à l’âge de cinq ans. En 1992, il fait son entrée aux Ateliers de danse moderne de Montréal comme boursier, et quitte l’école en 1993 pour aller travailler avec Brouhaha Danse. Il dansera ensuite auprès de plusieurs chorégraphes, dont, Harold Rhéaume, Mia Maure Danse, Jean-Pierre Perreault, Estelle Clareton, Alain Francoeur. C’est avec les chorégraphies de Daniel Léveillé, Amour, Acide et
Noix et La pudeur des Icebergs que Dave se forge une renommée internationale. Il crée plusieurs pièces, dont Le no man’s land show en 2003, mais c’est avec La pornographie des âmes que Dave fait sa marque. De 2004 à 2006, cette oeuvre est présentée à Tangente, à l’Usine C, à l’Agora de la danse, au FTA 2005 et au Festival Montréal en lumière 2006. Cette pièce a été vue dans plusieurs festivals de renom en Allemagne, en Autriche, dans les Pays-bas, en Italie, en Suisse, en Suède et en France. La pièce remporte le prix Mouson Award 2005 à Francfort. Il est nommé personnalité de l’année 2004-2005 par Radio-Canada, le Mirror, The Gazette, le ICI, la
Presse, le Devoir et le magazine allemand Balletanz. Un peu de tendresse bordel de merde! a été présentée en première pour l’ouverture du Festival Dance 2006 de Munich, puis à Francfort, Ottawa et Scène Québec, FTA 2007 et à Amsterdam pour le festival Julidans. La compagnie s’apprête à partir en tournée cet automne et présentera simultanément les deux dernières pièces au Danemark, en Italie, en Suède, en Hongrie et en Slovénie. Dave St-Pierre fut nommé « Personnalité de la semaine » par La Presse en mai dernier.

UNE PRÉSENTATION DE L’USINE C. EN COPRODUCTION AVEC L’AGORA DE LA DANSE (CANADA), L’USINE C (CANADA), LA MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (CANADA), SZENE SALZBURG (AUTRICHE), JULIDANS (PAYS-BAS), SCÈNE QUÉBEC (CANADA), CENTRE NATIONAL DES ARTS (CANADA), MOUSON KÜNSTLERHAUS MOUSONTURM FRANKFURT (ALLEMAGNE), DANCE FESTIVAL MUNICH (ALLEMAGNE), THÉÂTRE SÉVELIN 36 (SUISSE)

 

© Dave St-Pierre
Décembre 2007

La TOHU se joue de l’hiver!

Musiques du monde aux rythmes ensoleillés

Musiques du monde aux rythmes ensoleillés

Au programme : Yousy Barbara Ruiz, La loi des cactus, Oztara & Roberto López Project Montréal, le 11 décembre 2007 – Janvier se terminera sous le soleil à la TOHU avec une série de 4 spectacles de musiques du monde aux rythmes ensoleillés et festifs. Se succèderont dans la salle circulaire de la TOHU, la salsa enlevante de Yousy Barbara Ruiz le vendredi 18 janvier; les rythmes chauds de la formation La loi des cactus le samedi 19 janvier; la folle musique festive du groupe Oztara le vendredi 25 janvier; et l’univers musical irrésistible du Roberto López Project le samedi 26 janvier. Une belle façon de réchauffer les froides soirées d’hiver!

YOUSY BARBARA RUIZ
Le vendredi 18 janvier 2008, à 20 h
Étoile montante à Cuba, la Cubaine d'origine et Québécoise d'adoption Yousy Barbara Ruiz est souvent comparée à la légendaire Célia Cruz par sa voix inoubliable et sa présence élégante. Gagnante du Festival de la chanson latino-américaine en 2005 (Ottawa), elle est accompagnée sur scène par des musiciens hors pairs. Elle enchaîne jazz, salsa, merengue, rumba et guaracha : des rythmes chauds, pour un déhanchement assuré!
www.showcaseyourmusic.com/barbararuiz
www.reverbnation.com/barbara

LA LOI DES CACTUS
Le samedi 19 janvier 2008, à 20 h
La loi des cactus est un groupe formé de cinq jeunes musiciens qui se sont donnés le mandat de faire danser et bouger les foules. Nul ne peut résister à leurs musiques contagieuses, vibrantes et leurs rythmes chauds reggae, ska et latins. Des refrains accrocheurs, d’heureuses mélodies de trompette, une énergie inépuisable… Une formation qui a du piquant, une machine à festoyer!
www.laloidescactus.com

OZTARA
Le vendredi 25 janvier 2008, à 20 h
Sur des airs de guitare, d’accordéon, de contrebasse et de percussions, Oztara s’envole vers une douce folie, empreinte de voyage, de liberté, d’humour et d’engagement. Laissez-vous emporter par la folle musique festive de ce groupe fanfardesque qui déplace de l’air! Que la fête commence, et qu’elle ne s’arrête jamais!
www.oztara.net

ROBERTO LÓPEZ PROJECT
Le samedi 26 janvier 2008, à 20 h
Roberto López Project est un orchestre polyculturel qui rassemble un arsenal de rythmes et de couleurs sonores afin de créer un univers musical des plus surprenants. Puissant et mélodique, le style Nu Afro Latin mélange la musique afro-colombienne et afro-cubaine jusqu'au hip-hop urbain, au boogaloo, au jazz et à la musique électronique... Toutes s'harmonisent ensemble dans un cocktail pétillant.
www.robertolopez.ca
www.myspace.com/robertolopezproject

LAISSEZ-PASSER GRATUITS
Laissez-passer gratuits offerts en primeur, deux semaines avant chaque spectacle, aux résidants du quartier Saint-Michel, et une semaine avant chaque spectacle pour les résidants de l'île de Montréal à la billetterie de la TOHU au 514 376-TOHU (8648). Les places sont limitées, faites vite!

POUR SE RENDRE À LA TOHU : 2345, rue Jarry Est (angle d’Iberville)
Métro Jarry (autobus 193 - Est)
Métro d’Iberville (autobus 94 - Nord)
INFORMATION : Tél.: 514 376-TOHU (8648)
Sans frais : 1 888 376-TOHU (8648)

www.tohu.ca
Décembre 2007

Talisman Théâtre se met aux nus pour financer sa production 2008

Down Dangerous Passes Road

Le site de Talisman Théâtre (www.talisman-theatre.com/artsale) annonce sans scrupule : "Hébergez un nu pour les Fêtes et soutenez le théâtre anglophone!". Les nus sont créés par Lyne Paquette, directrice artistique de Talisman. Souffrant du manque de support financier généralisé au théâtre anglophone, Paquette dit en plaisantant : "Nous n’en sommes pas à vendre notre chemise… du moins pas encore!" Un nombre limité de croquis envoûtants et d’oeuvres originales sur papier est offert au public afin d’amasser des fonds pour la production 2008 de la pièce de Michel Marc Bouchard Down Dangerous Passes Road, mise en scène par celle qui défraye la chronique à Montréal, Emma Tibaldo. "Nous voulons offrir quelque chose de palpable à nos donateurs privés en réponse à leur générosité et les nus semblent être un symbole approprié pour les conditions maigres en chair des productions théâtrales trop affamées, sans soutien corporatif".

A partir de modèles vivants, Paquette est inspirée par la simplicité complexe des lignes de la forme humaine : "Le corps humain, tout comme le cerveau, a un regard vers l’intérieur sur lui-même et cette dualité interne/externe génère un univers d’illusion et de paradoxe. Les grecs savaient que la beauté n’a pas de formule, ce n’est qu’une forme ordonnée émergeant du chaos. La pièce de Bouchard regorge d’images profondes, de tourbillons et de virevoltes poétiques."

Paquette, âgée de 44 ans, ayant obtenu un BAC en ingénierie de l’université McGill en 1986, a enfin réalisé son rêve d’être scénographe. Depuis sa graduation de l’École nationale de théâtre en 2003, elle se bâti une réputation à Montréal et à Stratford avec ses conceptions novatrices et minimalistes. Ses décors, accessoires et costumes ont pu être vus sur les scènes du Centre Saidye Bronfman, de la Cinquième Salle de la Place-des-Arts, du Moyse Hall, du Monument National, de l’Espace Geordie, du Théâtre Ste-Catherine, du Club Soda, du Bain St-Michel et dans d’autres salles à Montréal.

Talisman Théâtre à été fondé par Lyne Paquette et Emma Tibaldo en 2005 pour prêter une voix en anglais aux auteurs francophones du Québec. Le succès de Talisman en 2006 avec That Woman (Cellelà) de Daniel Danis, traduit du français par Linda Gaboriau a été repris en 2007 en co-production. Down Dangerous Passes Road (Le chemin des passes dangereuses) marquera la troisième production pour Talisman Théâtre.

PDF version: http://www.talisman-theatre.com/artsale/press/pr-01122007.pdf
Press photos: http://www.talisman-theatre.com/artsale/press/photos
Contact Lyne Paquette: lpaquett(at)axess.com / 514-846-0402
http://www.lynepaquette.com
http://www.talisman-theatre.com

http://www.talisman-theatre.com/artsale
Du 15 janvier au 2 février 2008

au Théâtre d’Aujourd’hui

Le Théâtre Sortie de Secours présente,
en codiffusion avec le Théâtre d’Aujourd’hui,

Santiago - sur la route de Compostelle

Texte: Hélène Robitaille
Mise en scène: Philippe Soldevila

Santiago

Présentée au printemps 2007 au Théâtre Périscope à Québec,  et publiée en octobre 2007 par L’instant même, Santiago - sur la route de Compostelle sera à l’affiche du Théâtre d’Aujourd’hui, en première montréalaise, dès le 15 janvier 2008. Le retour du Théâtre Sortie de Secours au Théâtre d’Aujourd’hui avec Santiago – sur la route de Compostelle est la poursuite d’une collaboration qui dure depuis plus de 5 ans. Exils y avait tenu l’affiche en 2000. Puis, Philippe Soldevila a signé une remarquable mise en scène d’un texte de Évelyne de la Chenelière, Des fraises en janvier, un des plus grands succès public du Théâtre d’Aujourd’hui. Jusqu’à ce jour, Santiago – la route de Compostelle a  su plaire à un vaste public. Cette production a reçu quatre nominations lors du 21e gala des Prix d’excellence des arts et de la culture et deux prix ont été décernés aux artisans (Fonds du Théâtre du Vieux-Québec et Bernard-Bonnier).

Dans un Moyen Âge quelque peu magique, entre la France et l'Espagne, Santiago nous entraîne dans une histoire fantaisiste et pleine d'humour, peuplée de personnages à la fois frustes et délicats. Ces personnages, des pèlerins, marchent vers Saint-Jacques de Compostelle (Santiago, en espagnol), chacun trimbalant dans son baluchon ses fautes et ses espoirs. Mais la forêt n'abrite pas que les morts et les brigands : elle déborde aussi d'étoiles et de coquilles Saint-Jacques, d'amour, de remords... et de mystères!

HÉLÈNE ROBITAILLE - Auteur
Hélène Robitaille collabore avec le Théâtre Sortie de Secours depuis quelques années déjà; Santiago – sur la route de Compostelle est la première pièce qu'elle écrit pour la compagnie. En décembre 2005, La Joie de l’homme aux écailles a fait l’objet d’une lecture publique dans le cadre de l’événement Impressions d’ici, du Théâtre Périscope. En mars 2001, la Société Radio-Canada lui attribuait la bourse Yves-Thériault pour le synopsis de Café new-yorkais avec Harry Travers. Récemment, Hélène Robitaille publiait son premier recueil de nouvelles, Les Cigales en hiver, aux éditions L’instant même. Par ailleurs, elle enseigne depuis quatre ans la littérature et le théâtre au Cégep de Lévis-Lauzon.

PHILIPPE SOLDEVILA - Metteur en scène
Philippe Soldevila assure la direction artistique du Théâtre Sortie de Secours depuis sa fondation, en 1989. Metteur en scène et auteur polyvalent, il a signé, avec Sortie de Secours, les mises en scène de Tauromaquia, Le Miel est plus doux que le sang (Meilleure mise en scène des Prix d’Excellence de la Culture de la région de Québec, 1996), Exils, Le Temple (Meilleure mise en scène des Prix d’Excellence de la Culture de la région de Québec, 2002), Chroniques de la Vérité Occulte, ¡Anarquista! et Bhopal. En dehors de Sortie de Secours, il a mis en scène, entre autres, Doldrum Bay (Théâtre La Licorne), Des Fraises en Janvier (Théâtre d'Aujourd'hui, Compagnie Jean Duceppe et Centaur Theater), Quatuor (Théâtre du Rideau Vert) et Les Parents Terribles (Théâtre du Trident et Centre National des Arts du Canada). Côté Jeune Public, Philippe Soldevila a dirigé et écrit Conte de la Lune (Masque de la Production Jeune Public en 2006 et prix ZOF de la Fédération Culturelle Canadienne-Française). Il a également fait la mise en scène de Partie de Quilles chez la Reine de Coeur de Jean-Frédéric Messier (Masque des Enfants Terribles en 2000), ainsi que celle de Iana et le Mur de Pascal Chevarie. En 1998, il a reçu le Prix John Hirsch du Conseil des Arts du Canada. Antérieurement, Philippe Soldevila a longtemps été associé à Robert Lepage.

...drôle, festif, dramatique, tragique, fantasmagorique...
Isabelle Guilbault, Radio-Canada

... une catharsis qui prend des airs de rédemption.
Mireille Plamondon, Jeu

...ruptures de ton saisissantes, des passages d'une
ravissante drôlerie et des éclairs de poésie et
d'éblouissement...
Jean St-Hilaire, Le Soleil

© : Louise Leblanc
SANTIAGO – SUR LA ROUTE DE COMPOSTELLE
Texte : Hélène Robitaille
Mise en scène : Philippe Soldevila
Assistance à la mise en scène : Marjolaine Guilbert
Distribution : Frédérick Bouffard, Normand Poirier, Pierre Potvin, Lucien Ratio,
Marie-France Tanguay, Marjorie Vaillancourt et Réjean Vallée
Décor et éclairages : Christian Fontaine
Costumes : Erica Schmitz
Musique et environnement sonore : Pascal Robitaille
Coordination des mouvements : Harold Rhéaume
Régie : Katia Talbot

THÉÂTRE D’AUJOURDHUI
(3900, rue Saint-Denis, Montréal)
Billetterie : (514) 282-3900

www.theatredaujourdhui.qc.ca
Janvier - Février 2008

Une rencontre transculturelle

A fleur de peau

A fleur de peau

Sous le regard de la chorégraphe et artiste en art numérique Isabelle Choinière et de la photographe Christine Bourgier, une dizaine de femmes de diverses communautés culturelles se retrouvent pour travailler sur la thématique de la peau et du toucher.  C'est en photographie que ces femmes traduiront leur travail de création qui sera exposé :

Vernissage : 20 novembre 2007 de 17h à 19h, Maison de la Culture du Plateau Mont Royal 465 Av. Mont-Royal Est (en face du Métro Mont-Royal), Tél : 514 872 2266
Du 21 novembre au 20 janvier 2007 à la Maison de la Culture du Plateau Mont Royal
Du 25 janvier au 15 février 2008 Au Consulat général d’Algérie à Montréal.

Les artistes de cette création sont : Meryem Aouli, Khadija Baker, Nureyla Kama, Gilda Monreal, Elisa Monreal, Judith Privé, Beatrice Naas-Ziegler.

Avec la participation de : Mounia Bouhali, Rachel Minville, Marie Tebbs.
Avec la présence du Consul général d’Algérie, M. Abdelaziz Sebaa.

Le cocktail est généreusement offert par le consulat général d’Algérie.
Ce projet a bénéficié du soutien financier de l'Entente sur le développement culturel de Montréal intervenue entre la Ville de Montréal et le ministère de la Culture et des Communications du Québec.
Ainsi que :
Du Consul général d’Algérie à Montréal, Monsieur Abdelaziz Sebaa,
De madame la Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles,
De madame la Ministre de la Culture,
De l’UQAM, département de danse,
Du Studio Danse Montréal, Monsieur Mohammed Mhirit.

 

    
Nureyla Kama

SOURCE DE LA VIE…TERRE…
On vient de la terre et on y retourne. Notre renaissance reprend vie dans un corps de l’arbre ou d’un pétale d’une rose.

« Dieu a créé l’homme avec la terre»  disait mon père. Grâce à lui, j'ai découvert l'art d'aimer la nature et surtout de sentir le parfum de la terre. La terre est la source de la vie et du berceau de la mort, celle qui nous accueille chaleureusement avec ses deux bras à la fin de la vie.

En travaillant avec l'argile, je découvre la magie de créer des personnages. J'ai envie de leur donner une âme qui nous raconte des histoires, mon histoire, celle de mon peuple Kurde qui a ni début, ni fin.

Dans mon travail, je me concentre sur l'expression qui a besoin de s'envoler de moi. Avec ce médium, on peut donner la parole à la tristesse, à la souffrance ou simplement au bonheur avec un doux sourire sur les lèvres et un peu d'espoir dans le regard de notre personnage. Tout est possible avec l'argile qui devient complice avec moi et mes histoires.

 

Travailler sur un modèle vivant en argile, m'a permis d’essayer différentes mises en scène plus théâtrales. Mes images vous parlent de la naissance, de la disparition et de la recherche de sa racine qui se trouve dans la terre.

Je suis intéressée à la recherche de textures bousculées et un peu dur à regarder. Malgré ce désir, la douceur et la tendresse sont présentes dans mes histoires. L’écorce d’un arbre et les tissus s’harmonisent bien avec l’argile. La texture grise foncée de l’écorce avec ses multiples rides,  représente pour moi un visage d’une femme kurde fatiguée prématurément de la vie.
« Comme un arbre perdu sans terre »
Nureyla Kama

Création: Nureyla Kama

Photographie  par  Christine Bourgier

Nureyla Kama – Biographie

Nureyla Kama, kurde de la Turquie , est travailleuse sociale ,depuis 1991.
Elle est arrivée à Montréal en 2000 et travaille comme assistante de productions et agente de communication avec les artistes et présente leurs projets artistiques auprès des organismes et des diffuseurs culturels. ( Irem Bekter, artiste multidisciplinaire, danses argentines et Guy Pierre, artiste, sculpteur) . Elle suit  la formation Coaching d'affaires pour les femmes artistes de toutes disciplines, Centre d'entrepreneuriat féminin du Québec( www.cefq.ca). En même temps, elle continue à travailler comme intervenante psychosociale dans le milieu communuataire.

En 2005, . Après avoir pratiqué plusieurs activités artistiques, elle a décidé de suivre les cours de sculpture en argile donné par Guy Pierre, artiste sculpteur et elle a participé à l'exposition de sculpture d'ASSL où le juri a choisi son buste en argile ''Femme Africaine'' dans la catégorie de débutant pour le meilleur prix. Depuis 2006, elle continue à faire le modelage et le  moulage en argile dans l'atelier de Jean-Louis Emond, artiste sculpteur et aimerait finir ses études du certificat en art plastique à l'UQAM qu'elle avait commencé en 2006.

En 2006-2007, elle a travaillé au Centre culturel de Pierrefonds, Ville de Montréal comme agente de projets-promotions et événements spéciaux dans le cadre du  programme de parranaige professionnel. Cette expérience lui a permis d'acquérir des expériences en gestion et programmation culturelle, de compétences de promotion des artistes dans le milieu culturel , artistique et développer de réseautage. (Participation des réunions au CAM, Ville de Montréal, SOCAN, ADISIM, C.I.N.A.R. Etc.)

Elle a acquis des expériences en gestion et en organisation culturelle en faisant du bénévolat dans les événements culturels comme dans le cadre du Festival de l'Europe de l'Est EUROfEST, en partenariat avec Cinéma du Parc, Théâtre Gésu et L'Association ROCADE. le festival des filmes Roumaines, le Tohu, Marche à l'amour et à l'amitié etc.

En même temps, elle travaille pour ses productions et développe des projets artistiques et culturels avec la collaboration des artistes.

Dernièrement, elle a participé à l'exposition des photos ''à fleur de peau'' à la maison de la culture Plateau Montréal avec quatre photos de sa création artistique. (  du 21 novembre au 20 janvier 2007 à la Maison de la Culture du Plateau Mont Royal  et du 25 janvier au 15 février 2008 au Consulat général d’Algérie à Montréal.)
Du 6 au 16 février 2008

Usine C

En première nord-américaine

Homme sans but, de Arne Lygre

Mise en scène: Claude Régy

Homme sans but

APRÈS SA CRÉATION À L’ODÉON-THÉÂTRE DE L’EUROPE, PARIS, EN SEPTEMBRE DERNIER, HOMME SANS BUT, LA TOUTE NOUVELLE CRÉATION DE CLAUDE RÉGY, ARRIVE ENFIN À MONTRÉAL !

 « C’est l’un des maîtres du théâtre français : Claude Régy. À 84 ans, sa vigueur et son goût de la découverte restent inentamés. »LE MONDE, 2 oct. 07

 

Après sa prodigieuse mise en scène de 4.48 Psychose de Sarah Kane avec Isabelle Huppert dans le rôle-titre (Masque de la production étrangère 2005), Claude Régy, un des maîtres du théâtre français, revient à Montréal avec Homme sans but du jeune auteur norvégien Arne Lygre entouré d’une équipe d’acteurs familiers depuis longtemps de son exigence, pour interpréter cette écriture sobre et claire qui construit par petites touches un vertige à la fois très concret et presque métaphysique.

Jeune écrivain norvégien né en 1968, ARNE LYGRE est l’auteur de 4 pièces (Maman et moi et les hommes; Soudain l'éternité; L'ombre d'un garçon; Homme sans but), d’un recueil de nouvelles (Il est temps, Prix Brage 2004), et d’un roman (Un dernier visage). Homme sans but est publié en français chez L’Arche Éditeur (2007). La pièce a été créée au Théâtre National d'Oslo / Torshovteatret en 2005, mise en scène Alexander Mørk-Eidem. Elle a également été montée au Theater Am Neumarkt (Mann ohne Aussichten) à Zürich - 2006 – par le metteur en scène Marc von Henning. En septembre dernier, Homme sans But mis en scène par Claude Régy a été créé à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, à Paris. Les prochaines villes à accueillir cette mise en scène en 2007-2008 sont Genève (Comédie de Genève –Théâtre du Loup), Anvers (deSingel), Villeurbanne (Théâtre National Populaire – Villeurbanne) et
Montréal (Usine C).

Découvreur d’écriture contemporaine, l’homme de théâtre CLAUDE RÉGY a conquis les plus grands plateaux européens. On lui doit des lectures fascinantes de maints auteurs et dramaturges qu’il a souvent aidé à faire connaître dont Jon Fosse, Edward Bond ou Tom Stoppard. Il est l’un des premiers à avoir mis en scène des oeuvres de Marguerite Duras (1960), Nathalie Sarraute (1972), Harold Pinter (1965), Peter Handke (1973), Botho Strauss (1980) ou David Harrower (2000).

« Dans la pièce, tout est donné simplement, comme un état du monde. Nous voyons là, dans une accélération du temps, une cité se construire sur une terre vierge. Et puis cet empire d'un homme fortuné, frappé par la mort, est réduit au pillage, à la destruction. Les objets pourraient laisser la place à des êtres. Mais les êtres, eux-mêmes réduits à l'infime pellicule d'une apparence éphémère, sont devenus des objets marchands. On est très au-delà du jugement. Sans doute tout est imaginaire. » CLAUDE RÉGY

Le parcours de BULLE OGIER est fait de rencontres essentielles. Rencontres qui déterminent d’autres rencontres déterminantes. Peu à peu se dessine une trajectoire sans équivalent. Elle tourne avec André Téchiné, René Allio, André Delvaux, Alain Tanner et aussi avec Luis Bunuel, Barbet Schroeder, Daniel Schmidt, Rainer-Werner Fassbinder, Werner Shroeter, Raoul Ruiz, Manoel de Oliveira, Xavier Beauvois. Elle a aussi connu, au théâtre, d’autres metteurs en scène, ou plutôt d’autres personnes, Claude Régy, Luc Bondy, Patrice Chéreau.

Après la pièce Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas présentée à l’Usine C en 2006, JEANQUENTIN CHÂTELAIN est de retour à Montréal. Au théâtre il joue entre autres sous la direction de Jean-Louis Hourdin, Bernard Bloch, Bruno Bayen, André Engel, Bernard Sobel, Jean-Claude Fall, Darius Peyamiras, Adel Hakim, Jorge Lavelli, Stuart Seide, Michel Froehly, Emmanuel Schaeffer, Claude Aufaure, Valère Novarina, Jean-Michel Meyer et Joël Jouanneau dans La Dédicace, Le Bourichon, L'Idiot et La Tragédie de Coriolan. Il poursuit également une carrière au cinéma et à la télévision.

« Claude Régy, défricheur inlassable, … plus que jamais, dirige musicalement les comédiens. Six personnalités fortes, uniques et unies. Quelque chose de fascinant, comme la proximité de la mort, et de torturant, comme l'approche de la vérité. » LE FIGARO, 1er oct. 07

« Admirablement mis en mystère par Claude Régy ... le travail des acteurs est prodigieux. »TÉLÉRAMA, 6 oct. 07

« Jean-Quentin Chatelain, acteur irradiant dans le rôle de Peter. » LE MONDE, 2 oct. 07

« Bulle Ogier, actrice fétiche du metteur en scène, est, malgré le mystère qui l’entoure, d’une stupéfiante luminosité. » TÉLÉRAMA, 10 oct. 07

mise en scène Claude Régy

avec Jean-Quentin Chatelain, Redjep Mitrovitsa, Axel Bogousslavsky, Bulle Ogier, Marion Coulon et Bénédicte Le Lamer

scénographie Sallahdyn Khatir
lumière Joël Hourbeigt et son Philippe Cachia

À L’OCCASION DE LA VENUE DE CLAUDE RÉGY ET DE SON ÉQUIPE, L’USINE C PROPOSE :
+ une rencontre/conférence avec Claude Régy
+ des projections de films à la Cinémathèque québécoise
+ un master class à l’École supérieure de théâtre de l’UQÀM.
Pour plus d’informations, consultez le site internet de l’Usine C dès janvier www.usine-c.com

 

© PASCAL VICTOR / ArtComArt
Du 1 au 8 février 2008

Le poète new-yorkais John Giorno sera l’invité d’honneur

7e édition - Festival Voix d’Amériques

Festival Voix d’Amériques

Pour sa 7e édition, le Festival Voix d’Amériques (FVA) amorce une ouverture vers l’international, avec comme invité d’honneur le  poète new-yorkais John Giorno. Un cadeau du FVA au public montréalais, qui accueillera ainsi une des figures majeures de la poésie performée depuis plus de 50 ans. On en entend de plus en plus parler, mais la poésie performée n’est pas née avec la création du Festival Voix d’Amériques, du slam ou la venue de Grand Corps Malade au Québec ! La poésie performée existe depuis longtemps et possède déjà son histoire. Le poète John Giorno est l’un des derniers héritiers de la fameuse Beat Generation, qui a bouleversé le milieu culturel américain avec les voix puissantes de Burroughs, Ginsberg et Kerouac.

Agé de 72 ans, John Giorno est plus actif que jamais et continue de performer sa poésie partout dans le monde. Dans le cadre du Festival Voix d’Amériques, il présentera un spectacle solo et participera à une soirée de poésie réunissant des poètes anglophones canadiens… mais aussi à une soirée de poésie en collaboration avec la crème des poètes francophones montréalais. Une rencontre historique et énergisante.

DU 1ER AU 8 FÉVRIER 2008, PLUS D’UNE CENTAINE D’ARTISTES PERFORMEURS AU FESTIVAL VOIX D’AMÉRIQUES
Fondé en 2002 et dirigé par D. Kimm et Les Filles électriques, le FVA est aujourd’hui le plus important festival de spoken word et de poésie performée au Canada. Du 1 au 8 février 2008, plus d’une centaine d’artistes performeurs du texte, accompagnés de musiciens improvisateurs, viendront s’éclater sur les scènes de la Sala Rossa et de la Casa del Popolo. Dans l’ambiance chaleureuse qui caractérise si bien le Festival, ils livreront leurs textes, leurs émotions et leurs revendications dans l’esprit festif du cabaret.

Fidèle à sa mission, le Festival innove encore cette année avec des projets audacieux et inspirants. Une reprise du spectacle La Salle des pas perdus présenté à Berlin, un Combat contre la langue de bois encore plus mordant, une carte blanche à Jérôme Minière, un Body and Soul dérangeant avec le/la l’étrange chanteuse musicienne performeuse américaine Baby Dee, et un Cabaret DADA !!!

Né en 1935 à New York, JOHN GIORNO a créé en 1965 le Giorno Poetry Systems, une société de disques qui publiera plus de quarante vinyles et CD de poètes et de musiciens performeurs dont John Cage, William S. Burroughs, Allen Ginsberg et Laurie Anderson. Quelques années plus tard, il met également au point un système original de poésie téléphonée, Dial-A-Poem, qu’il expérimente dans de nombreux lieux. Des milliers de personnes appellent pour écouter de la poésie. John Giorno n'a de cesse, depuis quarante ans, de faire sortir la poésie du registre confidentiel et élitiste. Gravitant autour du Pop Art, Giorno en appliquera les idées à la poésie. Il sera très proche de William S. Burroughs et il habite toujours les lofts new-yorkais où celui-ci a vécu. John Giorno faisait partie intégrante de cette communauté formée d’Andy Warhol, Lou Reed, Patti Smith et Susan Sontag que William S. Burroughs réunissait dans ce qu’il appelait le Bunker. John Giorno est d’ailleurs l’unique acteur qui a été filmé dormant et rêvant durant huit heures p our le fil m Sleep d ’Andy Warhol.
Du 6 au 16 mars 2008

Lorraine Pintal, porte-parole

26e édition du Festival International du Film sur l’Art (FIFA)

Lorraine  Pintal

René Rozon, fondateur et directeur général du Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est heureux d’annoncer Lorraine Pintal à titre de porte-parole de la 26e édition, qui se déroulera du 6 au 16 mars 2008. Comédienne, metteur en scène, réalisatrice et auteur bien connue, Lorraine Pintal est enchantée de s’associer au FIFA et d’agir en tant qu’ambassadrice du Festival.

Son talent de grande communicatrice et son enthousiasme contagieux sont des atouts qui permettront au FIFA de rayonner davantage auprès des médias et du public : «J’aime le Festival du Film sur l’Art parce qu’il est multiple dans sa forme, ludique dans sa facture, novateur dans son contenu.  Il me procure à chaque fois l’enchantement de l’enfance face à ces artistes créateurs venus de partout dans le monde et qui font de Montréal un ancrage à l’expression prismatique de leur culture.»

Très impliquée au sein de la communauté artistique, Lorraine Pintal est tantôt au théâtre, tantôt à la télévision et même au cinéma. Depuis la saison 1992-1993, elle est directrice générale et artistique du TNM. Du côté de la télévision, elle a réalisé Rachel et Réjean de Anne et Claire Dandurand ainsi que Le Grand Remous de Mia Riddez. Elle a adapté pour la télévisionses mises en scène au théâtre de Hosanna ! de Michel Tremblayet de Tartuffe de Molière. Comme comédienne, elle a occupé la majorité des scènes québécoises sous la direction de metteurs en scène aussi réputés que André Brassard, Jean-Pierre Ronfard, Olivier Reichenbach et François Barbeau.

René Rozon est ravi de pouvoir compter sur Lorraine Pintal : « Le dynamisme, l’enthousiasme et la passion de Lorraine Pintal concordent avec l’essence même du Festival. Je me réjouis d’associer cette personnalité aussi énergique à l’effervescence du 26e FIFA. »

Le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est une société à but non lucratif vouée à la promotion et à la diffusion des meilleures productions mondiales de films sur l’art et d’arts médiatiques. D’une durée de 10 jours et de nature compétitive, le FIFA est l’événement annuel le plus important au monde dans son domaine. Il est le rendez-vous des artistes et artisans du milieu des arts et de la cinématographie ainsi que des amateurs d’art et de cinéma.
Du 29 janvier au 1er février 2008

Usine C

danse d’ailleurs_ première canadienne

fase, four movements to the music of Steve Reich

chorégraphie de Anne Teresa De Keersmaeker
musique de Steve Reich
avec Anne Teresa De Keersmaeker et Tale Dolven

fase

Après son tendre et émouvant solo Once acclamé à l’Usine C il y a 2 ans, Anne Teresa De Keersmaeker, cette figure emblématique de la danse contemporaine, nous fait l’honneur de revenir sur scène aux côtés de Tale Dolven avec Fase, cette oeuvre de répertoire incontournable. À sa création en 1982, Fase fait l’effet d’une bombe. Véritable acte de naissance de cette chorégraphe belge qui la propulse instantanément vers une notoriété qui ne se dément toujours pas. Le compositeur Steve Reich est le compagnon de cette aventure, et de bien d’autres à venir, la musique étant pour De Keersmaeker la force motrice de sa danse, subtil alliage d’un langage chorégraphique personnel à une structure particulièrement forte.

« Fase aura été … le premier pas d’Anne Teresa De Keersmaeker, celui par lequel, hors des chemins balisés, mais sûre d’un itinéraire encore inconnu, elle inventait son propre devenir. » Jean-Marc Adolphe, Mouvement, Paris, mai 07

Fase, « its blunt magnificence illustrates how and why she first gained
international prominence a quarter of a century ago » Allen Roertson, The Times, october 06

Ancienne élève du Mudra, l’école de danse de Maurice Béjart, à Bruxelles, l’interprète et chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker est aujourd’hui connue et reconnue dans le monde entier. Depuis les années 80, elle a profondément renouvelé les rapports entre danse et musique, modelant les ressources d’un dialogue redevenu vivant. Après la création de Fase, four movements to the music of Steve Reich, elle fonde sa compagnie Rosas en 1983, et se fixe trois objectifs : intensifier la relation entre danse et musique, développer un répertoire et fonder une nouvelle école de danse en Belgique, P.A.R.T.S. (Performing Arts Research and Training Studios) créée en 1995.

 Né à New York en 1936, Steve Reich est souvent considéré comme une des figures les plus représentatives du courant musical américain que l'on dit " minimal " ou " répétitif " dans lequel on a également coutume de classer La Monte Young, Terry Riley ou encore Philip Glass. Dans Fase, four movements to the music of Steve Reich, Anne Teresa De Keersmaeker et Tale Dolven dansent sur Piano Phase (1967), Come Out (1966), Violin Phase (1967) et Clapping Music (1972).

« De Keersmaeker n’est pas de ces chorégraphes qui utilisent la musique en tapisserie pour leurs banquets, ni de ces nouveaux riches qui entendent prouver qu’ils ont vibré avec Mahler, ou dîné avec Boulez. La musique n’est pas pour elle un décor, un prétexte, un serviteur. Sa danse dialogue vraiment avec la musique, en épouse les fondements formels, analyse son architecture, éclaircit sa polyphonie. […] La spécificité d’Anne Teresa De Keersmaeker est d’avoir refusé la narration et la disjonction, autant que le rapport de détail. Elle aimait la belle forme, et elle a voulu appréhender la musique comme une forme.» Jean-Luc Plouvier, de l’Ensemble Ictus

UNE PRÉSENTATION DE L’USINE C. UNE PRODUCTION SCHAAMTE, ROSAS & DE MUNT / LA MONNAIE (BELGIQUE)

 

© Herman Sorgeloos

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