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Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 38 • Montréal • 15.10.2007

ARCHIVE

 

Sortie: 26 octobre 2007

Control

Durée : 2h01

Distribution : Sam Riley, Samantha Morton, Craig Parkinson, Alexandra Maria Lara

Réalisation : Anton Corbijn

Scénario : Matt Greenhalgh, d’après le livre de Deborah Curtis « Touching From a Distance »

Production : Grande Bretagne

Photo : www.allianceatlantismedia.com

Par Tina Armaselu

Le film raconte l’histoire de Ian Curtis, poète et chanteur du groupe britannique Joy Division des années ’70, qui s’est suicidé à l’âge de 23 ans. Marié très jeune et père de famille, Ian (Sam Riley) se voit confronté à une double difficulté: d’un côté, son nouvel amour pour une journaliste belge, amour qui pousse son mariage au seuil du divorce, d’un autre côte, la popularité croissante du groupe et les sollicitations des fans qui affaiblissent sa constitution déjà très fragile.

Comme le suggère le titre inspiré par une des chansons du groupe, « She’s lost control », le film pose la question du contrôle dans des circonstances limites, qui échappent en effet à toute forme de contrôle. En plus de sa note « rétro », la touche en blanc et noire rend plus palpable le sentiment de tourment et de malaise très bien nuancé par le jeu du protagoniste.

Sortie : 2 Novembre 2007

Martian Child

Durée : 1h48

Distribution : John Cusack, Amanda Peet, Sophie Okonedo, Oliver Platt

Réalisation : Menno Meyjes

Scénario : Seth E. Bass et Jonathan Tolins, d’après le livre « The Martian Child » de David Gerrold

Production : Etats-Unis

Photo : www.allianceatlantismedia.com

par Tina Armaselu

David Gordon (John Cusack) est un écrivain de science fiction qui, après la mort de sa fiancée, décide d’adopter Dennis (Bobby Coleman), un enfant de six ans. Le choix semble bon mais Dennis prétend d’être venu de la planète Mars et se comporte en conséquence …

Bien que l’histoire ne manque pas d’une certaine originalité, surtout dans la manière de toucher aux relations parents-enfants et aux problèmes d’adaptabilité et d’intégration dans la société, le filme n’est pas totalement libéré de clichés et les personnages semblent plutôt schématiques. Cependant, il est à noter l’inédit de la perspective de Dennis sur les actions des autres et sur le monde qui l’entoure.

Sortie : Novembre 2007

Surviving my mother

Comment survivre à sa mère

Durée : 1h35

Distribution : Caroline Dhavernas, Ellen David, Adam J. Harrington, Véronique Leflaguais

Réalisation : Emile Gaudreault

Scénario : Steve Galluccio

Production : Canada

Photo : www.allianceatlantismedia.com

par Tina Armaselu

Surviving My Mother est une comédie dramatique sur les relations complexes entre mères et filles. Dans ses derniers instants, la mère de Clara lui déclare qu’elle « veut apprendre à [la] connaître ». Cette révélation trouble cette dernière profondément. En effet, comment sa mère peut-elle affirmer ne pas la connaître, cette femme pour qui Clara a relégué au second plan ses désirs, sa fille Bianca et son mari Richard ? Dès cet instant, Clara se promet de ne pas répéter cette erreur avec sa propre fille : elle fera tout pour comprendre qui est la jeune femme de 21 ans qu’est devenue Bianca. Mais alors qu’elle traque la vie de sa fille, Clara découvre une réalité troublante. Pourra-t-elle accepter qui est vraiment Bianca ?

Novembre 2007

Festival du Film Brésilien de Montréal : au-delà des clichés

Par Lucie Poirier

Journaliste-analyste

Du 14 au 17 décembre le public montréalais aura la chance de voir 5 films de fictions, 6 documentaires, des courts métrages d’animation tous réalisés au Brésil et le plaisir de savourer des produits offerts par Caipirisima lors des projections et d’une exposition de photos de Jorge Camarotti.

J’ai rencontré Leticia Godinho, co-productrice du Festival qui existe depuis 10 ans à Paris mais dont c’est la 1e édition à Montréal. Leticia veut faire connaître le cinéma brésilien : « C’est une sélection éclectique, un panorama. Il y a une nouvelle vague de réalisateurs, une production actuelle. Entre autres, on veut faire découvrir ce qui se passe à la plage et qui était le musicien de Samba, Cartola. »

Ce festival représente une rare occasion de voir un cinéma peu diffusé et peu connu certes mais il permet aussi de constater le travail de femmes cinéastes. En effet, avec Antonia la réalisatrice, Tata Amaral,  montre, à travers une fiction, l’amitié de 4 jeunes femmes qui rêvent de réussir dans le monde machiste de la musique.

Deux réalisatrices, Daniela Kallmannn et Flavia Lins de Silva, ont élaboré le documentaire Meet you at the beach-Frontières de sable-Faixa de areia. Elles ont filmé la diversité des gens qui fréquentent ce lieu idéalisé en démontrant qu’il ne s’agit pas d’un endroit démocratique puisque des sections sont réservées selon les classes sociales.

Malu de Martino en réalisant Mulheres do Brasil- Women from Brazil  a réuni fiction et documentaire. Ce film a obtenu de nombreux prix dans de précédents festivals dont celui du Public au 3e Festival de Campo Grande et celui du Jury au 10e Festival de cinéma brésilien de Miami.

Dans Olhar estrangeiro-Regards d’ailleurs Lucia Murat s’est intéressée aux clichés véhiculés par des cinéastes étrangers lorsqu’ils filment le Brésil.

Le documentaire Cartola est consacré au sambiste et grand compositeur brésilien, Angenor de Oliveira, appelé Cartola, qui enregistra son 1er disque à 65 ans. Il composé plus de 500 chansons.

Dia de festa-Jour de Fête présente 4 femmes dans leur démarche pour trouver un logement. Après le travail rural, abandonnées par leur mari, elles constatent qu’à la ville elles doivent réclamer. Leur manifestation dans le mouvement social et politique  Sans toit du Centre rappelle celui des Sans terre; comme les gens qui n’ont pas un bout de terre à cultiver, elles réclament un minimum de qualité de vie dans un contexte de pauvreté. À Sao Paulo, elles vont jusqu’à occuper 7 immeubles vacants du centre ville. Ce documentaire a obtenu une mention d’honneur de l’Association du Documentaire Brésilien en 2006.

Dans Mestre Bimba, a capoeira iluminada, la biographie et l’héritage du lutteur de capoeira sont  accompagnés de 54 chants. Le Mestre Bimba, Manuel dos Reis Machado (1899-1974), un afro-brésilien analphabète, a inventé la capoeiria moderne et l’a enseignée dans l’école qu’il avait fondée. La capoeira, art martial spectaculaire, emprunte aux danses des esclaves africains du Brésil; elle nécessite surtout les pieds car les mains des esclaves étaient enchaînées.

D’autres titres constituent le programme dont les séances de 19 heures seront avec sous-titres en français alors que celles de 21 :30 h. auront des sous-titres en anglais.

Lors du Festival, un nouveau système appelé Rain, imitant le HD, pour une plus grande qualité de projection, sera utilisé.

Le Festival du Film Brésilien de Montréal se particularise par une programmation qui concerne la réflexion sociale et l’information politique tout en sollicitant l’appréciation artistique et la dégustation gastronomique.

Festival du Film Brésilien de Montréal 2007 su 14 au 20 décembre au cinéma du parc 3575 avenue du Parc Montréal.
Pour informations : www.brazilfilmfest.net

 

A maquina : changer sa vie

 

Le récit d’un vieux monsieur sur la création du monde, par Dieu qui s’ennuyait, débute le film A maquina- La Machine réalisé par Joao Falcao d’après le livre A maquina de Adriana Falcao.  Le narrateur enchaîne sur la naissance d’Antonio, 13e fils d’une famille sans père de Nordestina. Pendant 5 ans il pelure sans cesse jusqu’à ce que le ciel pleure à sa place ce qui convainc l’enfant qu’il est le fils du Temps.

Jeune adulte, Antonio est amoureux de Karina qui déclare : Chacune de mes pensées devient chansons ».  Tous les lundis un fourgon amène ceux qui quittent Nordestina à jamais. Karina répète pour devenir actrice et Antonio veut inventer chaque jour une nouvelle étoile pour elle.

Le réalisateur a tourné en studio ce monde où les rêves et les désirs influent sur la réalité des gens, déterminent leurs décisions. Antonio et Karina sont filmés en ombre chinoise derrière un cercle fissuré avec les chiffres d’une montre (ce qui n’est pas sans rappeler les montres molles du peintre Salvador Dali).

Les allégories et les symboles, les costumes et les masques, les chansons et les danses disséminés dans le film en font un univers de conte merveilleux.  Joao Falcao utilise les procédés particuliers au langage cinématographique pour accentuer la magie inhérente au personnage d’Antonio : répétitions, flash-back, scènes au ralenti, en accéléré, caméra objective, étalonnage.

Falcao maîtrise l’aspect technique qu’il met au service de l’onirisme de  l’histoire et de ses insertions critiques sur la publicité, la télévision, les vidéo-clips, les soaps, regardés sans penser et qui participent à la manipulation des peuples.

La recherche de l’authenticité est confrontée aux incitations à la consommation, l’être et l’objet s’opposent, l’amour défie le conformisme. Puisque Karina veut partir voir le monde, Antonio va lui apporter le monde en cadeau et la garder près de lui à Nordestina.

Mais « tout dans le monde mène à la télévision », il faut absolument augmenter les cotes d’écoute et Antonio offre sa vie aux téléspectateurs en mourant, de façon impressionnante pour les hommes et apeurante pour les femmes, déchiqueté par une machine avec 700 lames giratoires qui jetteront son cœur au public. À moins qu’il ne parvienne à savoir l’avenir, à changer sa vie, à faire triompher l’Amour.

A maquina- La machine réalisé par Joao Falcao en 2005 75 min couleur avec Gustavo Falcao,  Mariana Ximenes, Paulo Autran.
Nombreux Prix au Festival de Rio, de Natal et de Goiania.
Version originale avec sous-titres en françias le vendredi 14 décembre à 19h et avec sous-titres en anglais le mercredi 19 décembre à 21 h
Au cinéma du Parc

 

Cartola : une vie dédiée à la samba

La samba a débuté dans la transgression de l’interdiction; des policiers confisquaient les instruments des sambistes. Cette musique, chantée et dansée, fut célébrée par un compositeur émérite malgré une vie aussi contrariée que vouée à sa passion créative.

Dans le documentaire Cartola, un garçon incarne Angenor de Oliveira né le 11 octobre 1908 et qui, encore enfant, se retrouva seul et errant. À 14 ans, il composait avec Carlos Cachaca. À 17 ans, pauvre, affamé, avec des MTS, il devient l’amant d’une femme mariée et se joint à un groupe de musiciens donnant des spectacles.

L’ouverture de son école de samba dans les années 20 confère une respectabilité à cette musique. Elton Medeirons rappelle l’engouement rapide pour les chansons dès leur création et Xangô de Mangueira souligne que pour le public elles étaient inoubliables.

Les chansons d’Angenor de Oliveira, appelé Cartola, sont populaires mais il n’en tire aucun profit; des gens s’approprient ses compositions et les vendent à son insu ou après lui avoir donné un montant dérisoire  comparativement à l’argent généré ensuite. Il doit exercer divers métiers dont celui de maçon alors qu’il porte un chapeau, un cartola dit-on, ce qui entraînera son surnom.

Il fréquente Donalia dont le fils vend de la drogue, il quitte la ville, cesse de faire des spectacles et en 1945 on le croit mort. Zinta le ramène à Mangueira. Il se marie. Devient veuf et se lie à une veuve, Dona Zica. Ils prendront soin de plusieurs enfants.

Alors que Cartola travaille à laver des autos dans un garage, Sergio Porto dans les années 50 favorise sa carrière artistique. Avec sa guitare, il chante : « I am Samba the voice of the hillside that’s me Sir I want to show the world that I have value I’m the king of the place I am Samba ».

En 1963, Cartola et Zica jouent de petits rôles dans un film réalisé par Cacâ Diegues qui déclare : «  I know few people in the Brazilian culture who had such a pricelly behavior, such a noble attitude facing life ».

Zia et Cartola, en 1964, ouvrent un restaurant, ZiCortola’s, où ils chantent et invitent plusieurs sambistes à présenter des spectacles avant de fermer l’endroit en croulant sous les dettes. Il devient serveur de café au ministère de l’agriculture.

Pelao, Jc Botezelli, en 1974, lui fait enregistrer un disque; Cartola a 65 ans et il y consacre 5 mois de travail. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il participe à des émissions de télévision.  Il doit avoir une opération au nez que le chirurgien ne termine pas. Puis, alors qu’il est devenu célèbre, sa santé décline. Son cercueil sera porté à travers une foule d’admirateurs en larmes le 30 novembre 1980.

Le documentaire a l’avantage d’inclure des extraits de films de fiction, d’archives d’événements politiques, d’entrevues avec Cartola, Zica et plusieurs personnes qui l’ont connu, de nombreuses photos et surtout différentes interprétations de ses chansons permettant ainsi d’apprécier l’originalité et la richesse de sa créativité.

En valorisant son répertoire, ce documentaire est un hommage à cet artiste à la fois humble et fier, attachant et impressionnant, qui s’est dédié et a consacré sa vie à sa passion pour la samba. Il savait exprimer ses sentiments avec des paroles belles et rares de sincérité. Il parlait des difficultés de la vieillesse, des excès d’alcool, de sa tristesse secrète, de sa félicité évidente et de sa dévotion amoureuse : « Roses simply exhale the perfume they steal from you ».

Cartola, musica para os olhos documentaire de Lirio Ferreira et Hilton Lacerda  réalisée en 2006, 88 min,  noir et blanc et couleurs, Sélection officielle du Festival de Rio en 2006
Version originale avec sous-titres anglais le samedi 15 décembre à 21h
Et avec sous-titres français le lundi 17 décemmbre à 19h au cinéma du Parc.

Pour informations : www.brazilfilmfest.net

Novembre 2007

War made easy : la guerre-spectacle

Par Lucie Poirier

Journaliste-analyste

Aux États-Unis, Loretta Alper et Jeremy Earp de la Media Education Fondation ont écrit et réalisé le documentaire : War made easy en s’appuyant sur le livre de Norman Solomon : War made easy : How presidents and pundits keep spinning us to death.

Passant des images en noir et blanc aux scènes en couleurs, les séquences d’archives nous amènent de la 2e guerre à la guerre en Iraq pour souligner que depuis 50 ans le gouvernement américain, avec l’appui des médias, a entretenu une propagande apeurante afin de maintenir l’enthousiasme pour la guerre.

La crédulité du peuple est telle que l’idée d’une guerre utilisée pour la paix est acceptée. Bombarder devient un acte de générosité. En accordant ainsi sa confiance, le peuple encourage la coalition médias-gouvernement à mentir encore.

Solomon intervient dans le documentaire en déplorant l’utilisation du mensonge, de la manipulation, à travers les ans. Ainsi, on a menti sur le Golfe du Tonquin pour partir en guerre au Vietnam comme Colin Powell a menti sur les armes de destruction massive pour faire la guerre en Iraq. Les stratégies gouvernementales, relayées par les médias, insistent, par la répétition.

De plus, les experts, des militaires, s’expriment sur la nécessité de guerroyer. À cela, on ajoute des démonstrations de la technologie tueuse. L’animateur tient un modèle réduit comme un enfant tient un jouet, une blondinette ébahie interview un pilote avec son manche entre les cuisses pour démontrer son fonctionnement.

Cette docilité des médias qui transforment la guerre en spectacle est contraire à l’éthique journalistique. Phil Donahue, un animateur, était contre la guerre et il a perdu son émission.

La manipulation concerne aussi la transmission des faits. Les journalistes ont été avisés que toute nouvelle relative à l’Afghanistan et à l’Iraq doit être montrée avec la mention que les attaques et les morts là-bas sont une réponse aux attentats du 11 septembre 2001.

L’absence d’analyse est absolue tout comme l’absence d’opposition. On qualifie d’anti-patriotique toute opinion dérogeant à l’esprit guerrier. Barbara Lee, la seule à voter contre la guerre, s’est fait dire qu’elle dépassait son temps de parole lorsqu’elle a tenté de s’exprimer.

Cette idolâtrie de l’armement et de la mise en scène a poussé un bulletin de nouvelles en 2003 à retenir les services d’un designer d’Hollywood afin de créer le décor pour les experts militaires.

Toute cette insouciance nie la réalité des victimes de la guerre. Les journalistes se joignent aux soldats sur le terrain, ils ne relatent pas le vécu de la population envahie. Or, quand on tue à 300,00 pieds de hauteur en larguant des bombes du haut d’un avion, on ne tue pas de la même façon que les gens qui se font sauter avec une ceinture contenant une bombe. Il y a une désinvolture dans la tuerie.

Et qui sont ces victimes qui assument ailleurs les conséquences du 11 septembre 2001? Entre autres, des bébés qui n’étaient pas nés à l’époque. En effet, 10% des personnes tuées pendant la 1e guerre étaient des civils, 50% pendant la 2e guerre, 70% pendant la guerre du Vietnam et 90% depuis le début de la guerre en Iraq.

Il est tabou de montrer la souffrance humaine causée par les Etats-Unis. On vend au public la nécessité d’attaquer, de gagner la guerre du Golfe pour effacer la honte de la défaite au Vietnam, de tuer en Iraq pour venger les morts du 11 septembre.

Pourtant, la désapprobation du peuple existe mais aucun journal ne fait sa manchette avec les sondages qui prouvent que 30% des gens seulement veulent continuer cette guerre.

Or, quand la guerre devient impopulaire, les États-Unis se retirent et laissent aux alliés le fardeau de continuer.

La propagande guerrière est élaborée dans le déni complet de toute forme d’analyse, d’argumentation et même de logique. On n’a droit qu’à la véhémence de politiciens belliqueux qui refusent toute nuance, qui occultent la complexité des causes véritables de la guerre liées, entre autres, à l’économie, à des calculs géopolitiques.

Pourquoi la décision d’aller en guerre appartient-elle au Président et pas au peuple? Déjà, Wayne Morse en 1964 questionnait cette prérogative politique. Qu’est-ce qui contribue à l’absence d’esprit critique dans la population bernée? Pourquoi les médias, qui devraient être neutres, acceptent-ils d’être à la solde de la Maison Blanche?

Norman Solomon dans le documentaire relève la distorsion presque schizophrène des politiciens et des médias qui trahissent le langage pour mieux nier la réalité, transformer la vérité : « pour gagner et conserver l’appui du public, les élites lui parlent avec des mots simples comme liberté et démocratie ».

La vie existe sur la Terre depuis des millions d’années; en un siècle, nous avons compromis l’avenir de la planète. Pourquoi rendre la guerre et la mort acceptables et spectaculaires quand la nature et l’humanité représentent tant de possibilités d’épanouissement et de fascination?

War made easy, Vendre la guerre États-Unis 2007 de Loretta Alper et Jeremy Earp. Narration de Sean Penn. Participation de Nomran Solomon. 73 min. v.o. anglaise avec sous-titres français
Jusqu’au 22 novembre 07 au cinéma du Parc.
Pour informations :
www.cinemaduparc.com
 www.warmadeeasythemovie.org

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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