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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 35 • Montréal • 15.07.2007 |
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« Le Québec prend des forces » Entretien avec Gilles Duguay, le candidat conservateur dans Outremont par Iulia-Anamaria Salagor Arrivée au Canada en automne 2004, je me suis dit qu’il faut connaître, comme immigrante, tous les aspects de la vie dans une nouvelle société. Ma curiosité m’a amenée à chercher pas seulement sur Internet, mais aussi de suivre un cours pour mieux comprendre la législation canadienne. Canada- le système politique Le système politique au Canada, connu sous le nom de système de Westminster, fut adopté par le Parlement britannique dans l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique de 1867, aujourd'hui connue sous le nom de Loi constitutionnelle de 1867. Ce n'est qu'en 1982 que le Canada se dota d'une constitution propre ne nécessitant aucune consultation et officialisation de la part du Parlement britannique. De plus, la tradition veut qu'au moins trois des neuf juges de la Cour suprême soient québécois. On s'assure ainsi que la Cour a suffisamment d'expérience en droit civil, pratiqué seulement au Québec. À l'exception près de trois gouvernements de courte durée, dont un minoritaire, les premiers ministres du Canada sont des députés du Québec depuis 1968. Ils ont eu des gouvernements libéraux et progressistes-conservateurs. Comme en Belgique, la question linguistique est très sensible au Canada. Auparavant, l'identité canadienne-française se définissait par la religion romaine catholique, maintenant, elle repose plus sur des bases linguistiques. Pour la paix sociale, le bilinguisme a été déclaré au niveau fédéral. J’ai lu sur Wikipedia : « La politique canadienne est en évolution constante. Le service public est ressenti comme une branche opérationnelle du gouvernement. De plus, la charte canadienne des droits et libertés continue de porter des jugements en Cour sur la législation, ce qui amène de plus en plus le Canada vers une démocratie constitutionnelle plutôt qu'un système parlementaire » . J’habite à Montréal, donc au Québec. Je parle français, mais je me débrouille aussi en anglais. Je ne suis pas parfaitement bilingue, mais je peux dire trilingue. J’ai la capacité de m’adapter aux nouvelles situations, mais les racines vont toujours « parler » en moi : « C’est joli votre accent. Vous venez d’où? »… À qui donner son vote? À titre de résidente permanente, je n’ai pas encore le droit de vote au Canada. Je peux seulement observer le « jeu politique » aux élections, regarder les débats télévises et lire les journaux. Le 23 janvier 2006, le Parti conservateur du Canada a été élu pour former un gouvernement minoritaire et son chef, Stephen Harper, est devenu le premier ministre canadien. Les autres trois partis représentés à la Chambre des Communes sont :Parti libéral du Canada ayant comme chef Stéphane Dion, le Bloc québécois dirigé par Gilles Duceppe et le Nouveau Parti démocratique du Canada avec Jack Layton comme chef. Gilles Duguay est prêt à représenter les citoyens d’Outremont Comme diplomate, Gille Duguay a eu un parcours très intéressant et son expérience professionnelle s’est formée sur trois continents. Admis au Barreau du Québec en 1959, Gilles Duguay a aussi étudié à l’Université Northwestern à Chicago, ainsi qu’à l’Université d’Oxford (G.-B.), comme boursier Rhodes. En septembre 1967, il est reçu au Ministère des Affaires étrangères, où il fut notamment : Deuxième secrétaire à Dakar, au Sénégal; premier secrétaire à l’Ambassade du Canada, en Turquie; chargé d’affaires et Conseiller régional en Afrique ; conseillé à l’Agence de coopération culturelle et technique à Paris; conseillé culturel à l’ambassade du Canada, à Paris. Gilles Duguay a également été Ambassadeur du Canada au Cameroun, au Maroc, ainsi qu’en Roumanie, Bulgarie et Moldavie. ( voir plus des détails www.gillesduguay.ca). Ses liens avec la Roumanie sont plus profonds. Il est l’auteur d’un ouvrage historique « Joe Boyle et la Reine Marie de Roumanie » et il a rencontré sa femme roumaine dans ce pays de l’Europe de l’Est. Le 25 juillet dernier, le Lieutenant politique du Parti conservateur pour le Québec, l’honorable Lawrence Cannon, a présenté Gilles Duguay comme candidat officiel du Parti conservateur du Canada dans la circonscription d’Outremont pour les élections partielles du 17 septembre. Tout au long des derniers jours, le candidat conservateur dans Outremont a rencontré des membres de différentes communautés culturelles. Le dimanche 9 septembre, à 17 heures, Gilles Duguay a eu une rencontre avec la communauté roumaine dans une petite salle sur l’avenue Gatineau. À cette occasion, il a rappelé son engagement ferme à se battre pour la reconnaissance des diplômes étrangers. Il a rappelé les efforts récents du gouvernement conservateur en ce sens, dont notamment le Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers. Gilles Duguay a été professeur invité au département de science politique de l’Université de Montréal et à l’Université McGill. En 2005 il été aussi chargé de cours au département des sciences politiques à l’Université de Concordia : « J’enseigne les relations internationales spécifiques du Canada et Québec. Contrairement à plusieurs, à cause de mon expérience de 40 ans comme diplomate, je ne crois pas à la formation théorique. Je ne suis pas amoureux des doctrines politiques…Dans la réalité de tous les jours comme diplomate, il y a des petites, de moyens et de grands problèmes. Plus c’est petit, plus est à vous de le régler, car on peut pas appeler Ottawa à tout quart d’heure. Les théories politiques –libéralisme, marxisme, structuralisme - sont importantes quand vous êtes à l’université, pour passer les examens. En réalité, c’est - je pense que c’est Churchill qui l’a dit - ‘Le merveilleux chaos du quotidien.’ Il y a eu plusieurs raisons qui amènent Gilles Duguay à prendre la décision de se porter candidat conservateur : « Je n’en mentionnerai que quelques-unes : la motion du premier ministre Stephen Harper reconnaissant la nation québécoise, le règlement historique sur le déséquilibre fiscal, et la promotion du rôle du Québec au sein de l’UNESCO. Je suis convaincu que Stefan Harper est capable à remplir ses promesses.» |
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