Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 37 • Montréal • 15.09.2007

ARCHIVE

Émilie Andrewes
Eldon d’or (fr)
Clara Ness
Genèse de l’oubli (fr)
Felicia Mihali
La reine et le soldat (fr)

September 2007

Alto - Rentrée 2007

Christine Eddie

Les carnets de Douglas

Lui est le rejeton d’une riche famille, le mouton noir d’un clan qui l’ignore. Elle, a perdu sa mère et fuit la violence de son père. Déracinés tous les deux, ils se trouvent, s’aiment, puis se perdent. Les années passent, la modernité fait ses ravages, les mentalités évoluent, mais la passion persiste. Première oeuvre pour adultes d’une écrivaine à la prose délicate et sincère, Les carnets de Douglas est un roman d’une grande tendresse à l’imaginaire subtil. Une belle variation sur les questions de la responsabilité et de l’engagement.

Christine Eddie vit à Québec. Lauréate du Prix Arcade au féminin 1995 et du concours de nouvelles XYZ 1998, elle a déjà publié un roman pour enfants : La croisade de Cristale Carton (Hurtubise HMH).

Sébastien Chabot

Le chant des mouches

Un immense Trou divise le village de Sainte-Souffrance. Rongés par leur haine respective, les Flotteurs et les Torpilleurs se disputent, chacun de leur côté, la vérité sur les origines du Trou. Ce n’est qu’après l’échec du Pont de la Réconciliation que l’on comprendra toute la terrible vérité entourant la naissance tragique de jumeaux séparés à la naissance et qui auraient pu tout changer. Un récit empreint de poésie et de folie. Un univers rabelaisien, noir et burlesque.

À 30 ans, Sébastien Chabot, qui a été révélé grâce à Ma mère est une marmotte (Point de fuite) et L'angoisse des poulets sans plumes (Trois-Pistoles, Prix Jovette-Bernier 2006), est d’ores et déjà considéré comme l’une des plus belles promesses de la jeune littérature québécoise.

www.editionsalto.com

Octobre

September 2007

Rentrée automne 2007 - Mémoire d’encrier

Une aiguille nue, de Nuruddin Farah

UN GRAND ROMAN DU GRAND ÉCRIVAIN SOMALIEN
Un extrait de la préface d’Abdourahman A. Waberi
« … l’une des clefs de la grande réussite des romans farahiens : la force du romancier de nous emmener par la main avec douceur et fermeté, de faire en sorte qu’on se projette sur des individus qui demeurent intemporels. »

Né en 1945 à Baidhabo en Somalie, Nuruddin Farah se signale dès 1968 comme le premier romancier de langue anglaise et… de langue somalie. Il a remporté de nombreuses distinctions littéraires parmi lesquelles figure le prestigieux prix Neustadt [1998]. Nuruddin Farah compte parmi les plus grands noms de la littérature africaine. Engagé dans la lutte pour les droits des femmes, il est surtout le témoin critique de la plongée vers le chaos de la Somalie. Il a dû s'exiler à l'étranger après avoir été condamné à mort par contumace pour le contenu critique de son roman Une aiguille nue, paru en anglais en1976.

Ce roman équitable vient de paraître chez Mémoire d’encrier, dans la collection «Terres d’écritures», en co-édition avec des éditeurs du Nord et du sud, mis en place par l’Alliance des éditeurs indépendants.

Livre équitable : livre édité solidairement , par des éditeurs du sud et du Nord et dont le prix de vente est adapté au pouvoir d’achat de chaque pays.

Traduit de l’anglais par Catherine Pierre-Bon, préfacé par Abdourahman A. Waberi
260 pages, 20 $

Livre équitable

13 nouvelles vaudou, de Gary Victor

L’ouvrage Treize nouvelles vaudou explore l’imaginaire dans ses mystérieux labyrinthes. Une manière propre à l’écrivain Victor de sillonner le vaudou avec humour, force et passion. Ce jeune maître du fantastique va très loin, en puisant dans son quotidien les armes pour mieux voir la réalité. Le résultat est que dans ces nouvelles discrètes et subtiles, tombe la frontière entre réel et imaginaire, le visible et l’invisible. Les dieux et les hommes se mêlent à la même histoire loufoque qui s’appelle VIVRE.

Romancier, scénariste et journaliste, Gary Victor est né en 1958 à Port-au-Prince. Il est l’écrivain le plus lu de son pays. Ses livres sont publiés en France, au Canada et en Haïti. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont Le prix du livre insulaire à Ouessant (2003), le Prix RFO du livre (2004). Il a déjà publié chez Mémoire d’encrier Chroniques d’un leader haïtien comme il faut (2006).

Préface d’Alain Mabanckou

130 pages

Poésie

Il est grand temps de rallumer les étoiles,  de Gary Klang

Il est grand temps de rallumer les étoiles, sixième livre de poésie de Gary Klang, marque un tournant dans son évolution. De la nostalgie et du retour au pays natal, il habite désormais le monde. Le poète joue avec ses fantasmes et, de cette matière, il extrait la beauté. Comme le sculpteur tire l’harmonie du marbre informe, Gary Klang rallume les étoiles et donne sens à l’obscur.

Né en Haïti, Gary Klang est docteur ès lettres de la Sorbonne avec une thèse sur Proust. Auteur de poèmes, de romans, de nouvelles, d’essais et d’une pièce de théâtre. Membre du PEN Club international et de l’Union des écrivains québécois, et président de la société des Écrivains francophones d’Amérique, section de Montréal. Gary Klang vit à Montréal depuis 1973.

Il est grand temps de rallumer les étoiles,  de Gary Klang

80 pages - 15 $

September 2007

Pleine lune – Rentrée 2007

À FEU ET À SANG ou LE DÉSIR BRÛLANT, de Kristian Frédric.

Essais

Théâtre

Cet ouvrage  se trouve à cheval entre l’autobiographie et des réflexions sur l’art et le théâtre, écrit dans un style alerte et vif, qui se lit comme un roman, car la vie et le parcours artistique de Kristian Frédric sont atypiques et très singuliers : fils de la rue et ancien boxeur, Kristian Frédric utilise le théâtre comme une arme pour dénoncer « un monde amnésique et inhumain ». Dans un univers fantasmagorique, il suggère et souligne la force de l’imagination. Le théâtre est une rédemption pour lui, un lieu sacré où tout doit se dire.

Kristian Frédric
Comédien, metteur en scène, animateur radio, journaliste, technicien de théâtre, Kristian Frédric est le directeur artistique de la compagnie Lézards qui bougent (Bayonne) fondée en 1989. Depuis cette date, il a produit vingt-quatre créations, signé quatorze mises en scène et coproduit également de nombreux spectacles. Il s’engage aussi activement à faire découvrir de nouveaux auteurs contemporains. On se souvient de sa mise en scène de La Nuit juste avant les forêts, de Bernard-Marie Koltès interprétée par Denis Lavant dans un décor de Enki Bilal, qui fut présentée à l’Usine C en mai 2004. En avril dernier, la pièce Big Shoot prenait également l’affiche à l’Usine C : « Nous pourrions être sur les bords du Jourdain ou encore dans Sarajevo assiégé, nous pourrions nous retrouver dans cet endroit du monde où la mort devient un spectacle, une mise en scène de notre propre démission. » En septembre prochain, lors de la sortie du livre À feu et à sang ou Le Désir brûlant, la pièce « Moitié-Moitié », mise en scène par Kristian Frédric, prendra l’affiche à l’Usine C, avant de partir en tournée jusqu’en juin 2008 (Ottawa, Genève, Lausanne, Troyes, Vesoul, Dijon, Marseille, Le Mans, Paris). (Le lancement du livre est donc prévu à l’Usine C.) Lauréat de la Villa Médicis Hors Les Murs 2005, Kristian Frédric partage son temps entre Bayonne et Montréal, quand il n’est pas en tournée ailleurs… Il enseigne aussi occasionnellement à l’École nationale de théâtre du Canada.

Le livre

Abondamment illustré de photos de spectacles.
Préfacé par Jean-Pierre Siméon, poète et dramaturge.
Divisé en trois parties :
1. Des fragments à jamais totalement retrouvés… L’auteur raconte sa vie et son parcours.
2. Ma famille recomposée. Il s’agit d’une galerie de sept portraits de personnes l’ayant marqué : Mohammed Ali, le sous-commandant Marcos, Mendela, Giacometti, Koltès, Jean-Pierre Siméon, Dominique Burucoa.
3. Carnet de voyage d’un hors les murs ou La genèse de Big Shoot. Ses impressions sur Montréal et les étapes de la création du spectacle (les répétitions, les acteurs, le choc des cultures).

À FEU ET À SANG ou LE DÉSIR BRÛLANT, de Kristian Frédric.

196 pages, 23,95 $

Romans

Virginia Pésémapéo Bordeleau

L’Ourse Bleue

Ce roman, dont l’action se déroule aujourd’hui, pose un regard tendre et lucide sur la société crie. L’auteure réussit à y rendre vraisemblable la dimension spirituelle et chamanique de la culture amérindienne. C’est un roman très loin du folklore qui resitue la société amérindienne dans le contexte de la modernité, avec ses forces et ses déchirements, et qui met en lumière le profond humanisme de cette culture, à travers une quête identitaire qui, par son authenticité, rejoint l’universel.

 

Poète et peintre, Virginia Pésémapéo Bordeleau a participé à de nombreuses expositions au pays et à l’étranger et reçu plusieurs prix pour ses toiles. Elle a vécu plusieurs années dans la ville de Québec et  réside présentement en Abitibi, plus près de son pays cri.

L’Ourse Bleue

144 pages, 20,95 $, parution octobre

September 2007

Jean Désy

La Poune ressuscitée

(roman-théâtre)

Ma mère, folle comme un balai !

 « Je n’ai commencé l’écriture de ce texte qu’après la mort de ma mère, il y a quelques années, en son hommage, parce que ma mère vit encore avec moi, dans mon esprit, sur mon épaule, comme un oiseau, folle comme un balai, parfois, et qu’elle m’accompagne dans ma vie, particulièrement quand je ne vais pas bien, quand je ne trouve plus la vie drôle. »

Au moment où débute ce récit, qui est simultanément un roman et une pièce de théâtre, les choses ne vont pas bien pour Paul. Il vient de perdre sa fille Rosalie, morte dans un accident de voiture. Paul en veut au monde entier, et en particulier à son voisin qui, au dire de Paul, a causé la mort de Rosalie. Il conduisait vite et il avait bu. La fureur de Paul est extrême. Heureusement, le voisin s’enfuit. Apparaît alors la mère de Paul, morte depuis un certain temps, grande admiratrice de la Poune et tout aussi vulgaire qu’elle. Elle aime enlever ses dentiers et faire des grimaces. Elle est surtout libre d’esprit et prête à tout pour sauver son fils. « On va guérir tous les deux », dit la mère. Et elle multiplie les facéties, apparaît dans la fenêtre au moment où son fils fait l’amour avec son amie Sonia, est toujours là au mauvais moment, mais en même temps elle plane au-dessus de son fils, maternelle, omniprésente, ricaneuse et bénéfique….

Jean Désy, spécialiste du Grand Nord, perd cette fois-ci le nord dans La Poune ressuscitée. Il nous livre ici un texte carnavalesque où se retrouvent un mélange de genres (récit et théâtre), l’affrontement du burlesque et du sacré, la célébration de la vie et de la mort, tout cela mis en valeur par un personnage caricatural, la mère, dans une vision essentiellement tragicocomique de l’existence.

L’auteur :
Né au Saguenay en 1954, Jean Désy vogue entre le Sud et le Nord, entre les mondes de la haute montagne et de la toundra, entre la ville et la forêt, entre l’écriture et l’enseignement, entre ses enfants et ses amours, tous éparpillés au gré de leur propre nomadisme. Sa dernière parution : Âme, foi et poésie, un essai publié
chez XYZ éditeur en 2007.

Jean Désy,
La Poune ressuscitée,
roman-thèâtre,
Montréal, XYZ éditeur,
coll. « Étoiles variables »,
septembre 2007, 132 p., 21 $.
ISBN 978-2-89261-497-8

Photo: Guy Saint-Martin

September 2007

Alain Ulysse Tremblay

La valse des bâtards

Ils sont six. Ils sont jeunes. Pour la plupart. Ils s’appellent Lena, Bob, Lex, Mo, Fred et Frank. Six voix, un seul destin : l’abandon. Ils sont de Laval, de Rivière-des-Prairies, de Westmount, de Québec ou de la Côte-Nord, ou encore du Centre-Sud de Montréal. Ils sont tous les six en quête d’une vie et ils se croisent, fatalement, à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent, dans le parc Émilie-Gamelin ou encore sous un viaduc de l’autoroute Ville-Marie.
Un romanchargé de vérité, celle qu’on préfère ne pas regarder en face. Et ce, même si elle se joue là, directement, sous nos yeux, tous les jours…

 L’AUTEUR

Alain Ulysse Tremblay est né en 1954, à Saint-Siméon, dans Charlevoix. En plus d’écrire, de peindre et d’avoir été journaliste, il a aussi été, entre autres, graphiste, travailleur de rue, marin, bûcheron et musicien. Il possède une maîtrise en communications, option médias et il enseigne les techniques d’écriture à l’École des médias de la Faculté de Communication de l’UQAM.
Avant La valse des bâtards, il a publié neuf romans pour la jeunesse à La courte échelle, chez Soulières éditeur et chez Bayard, de même que deux romans pour adultes, Ma paye contre une meilleure idée que la mienne (La courte échelle, 2001) et La langue de Stanley dans le vinaigre (La courte échelle, 2003).

La valse des bâtards, d’Alain Ulysse Tremblay
Coups de tête no4

112 pages –  4 ¼ x 7 po
10,95 $
ISBN : 978-2-923603-03-02   

 

Déjà parus : Élise, Michel Vézina ; La gifle, Roxanne Bouchard ; L'Odyssée de l'extase, Sylvain Houde.
A paraître en octobre : Les territoires du nord-ouest, Laurent Chabin.

September 2007

Varia – Rentrée 2007

Jacques Lévesque

Le retour de la Russie.

Entrevue de Jean-Frédéric Légaré-Tremblay.
12,95 $ - près de 100 pages - Parution  novembre.

Jacques Lévesque est professeur au département de science-politique de l’UQÀM dont il a été le directeur-fondateur en 1969. Il est un spécialiste de la Russie et de l’Europe de l’Est. Sa grande expertise lui a enfin valu la décoration de l’Ordre national du Québec, de l’Ordre du Canada et de la Légion d’Honneur.

Bernard Bernier

Le Japon à la croisée des chemins

Entrevue de Vincent Mirza.
12,95 $ - près de 100 pages - Parution  novembre

COLLECTION ENTRETIENS

La collection ENTRETIEN porte un regard lucide et original sur les grands enjeux politiques et économiques internationaux en donnant la parole à des personnalités et des acteurs importants d’un monde en constante évolution.

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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