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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 36 • Montréal • 15.08.2007 |
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Maxime Dross Bouche dégoulinante rouge Foulards sur mes yeux.
Credo Quia Absurdum Le ciel est une fourrure flottante
NYMPHEAS CELESTA
Rubis, envie, amphi
ABYSSUS ABYSSUS INVOCAT
L’œil enclos fixe le ciel
FIAT LUX !
Je suis étendu sur un lit de lotus Aspirez mon navire QUIS, QUID, UBI, La nuit est mon lit
Cinéma. je est projecteur
Un homme assis au centre de sièges, cuir rouge sur fond noir. Seul, orbites fixés sur l’écran, tout cela blanc, pur, innocent. …………………………………………………………………………………………… Je suis là. Je pends au plafond et regarde cet homme. Il me dérange. M’intéresse. …………………………………………………………………………………………… Monsieur ne parle pas. …………………………………………………………………………………………… Rien. …………………………………………………………………………………………… Je plonge : …………………………………………………………………………………………… (…) ma main bouge vers un carton rempli de sucre pâteux solide je respire je souffle je cligne des yeux des yeux des yeux je bois du sucre le cuir languit sous mes jambes l’écran cavale d’une lumière sucrée on bouge on rie on pleure un bruit à côté de moi sec horrible insupportable horreur désarroi panique ! des milliers de tête – frissonnement stressant de cheveux désordonnés – partout différentes partout encombrantes suffocantes ! J’ETOUFFE ! …………………………………………………………………………………………… Au plafond : …………………………………………………………………………………………… Un homme assis au centre de sièges, cuir rouge sur fond noir. Seul, orbites fixés sur l’écran, tout cela blanc, pur, innocent. …………………………………………………………………………………………… Qu’est ce que ces clones défectués tout à l’heure ( ?! ) je ne les connais pas, tous étrange, tous fixaient de leur paire de tâches noires des images, des images, des horreurs ( ! ) je bougeais mes bras pris au conditionnement humain, mécanique, théorique ( . ) enfermer dans un corps indéformable, fragile mortel ( ! ) dans une multiplication, dédoublement infini de corps, corps saignants, saignants, et chauds ! Cette chair enchaîne. Me dérange. Je préfère pendre à mon plafond, seul dans mes abysses aériennes.
…………………………………………………………………………………………… … cet homme que j’observe, là, ne me ressemble pas. Enfin… je tâche de m’y associer. il faut bien… Sans çà, je ne rencontre personne, je n’évolue, je me consume. [ Je est moi et moi suis il. ] Ainsi. Deux personnalités pour une vie rattachés – Quel ménage ( !!! ) - : Je hais les unions éternelles de couples pourrissants… ! il faut dire : Que ma liberté est plus grande que la sienne : je vogue : nage sur son ambition et chante ses rêves. Lui marche et me représente : il me porte à l’humanité matérialiste. [ Moi est je et je suis autre. ] - un autre et non cet autre / un autre attribué par naissance auquel l’on m’a associé – Soit. …………………………………………………………………………………………… Je parle : …………………………………………………………………………………………… « …Salut, comment tu vas ?… Ohhh… C’est vrai ?!… aaaaahh… Qu’est-ce que je t’aime toi !... oui, oui… Tais-toi !... je t’en prie… Adieu !... » …………………………………………………………………………………………… Impressionnant : …………………………………………………………………………………………… [ …la béatitude ne peut que me crucifier face à une prouesse si éclatante… ] : …………………………………………………………………………………………… Je me décroche de mon pendoir : …………………………………………………………………………………………… je crois… qu’il… me regarde… je crois… qu’il dit… que… son regard… reprend vie… et je.. il.. enfin.. nous.. où je… ou je… je… …………………………………………………………………………………………… Je crois que je me suis endormi ! Qu’est ce que j’ai soif… !
Maxime DROSS - Biographie Né le 12 Septembre 1990 à Metz, Lorraine. Très jeune, il rentre au conservatoire de musique d’Amnéville et pratique le théâtre dans un atelier de création collective. Dès l’âge de 10 ans, Maxime Dross participe déjà à différents festivals de littérature pour enfants, tel le festival amateur enfants "Poch’Théâtre" de Yutz. En octobre 2006, Maxime Dross participe au festival national « Lire en fête », à Metz. En novembre, il est invité au Festival international de performances poétiques "Teranova" et fait des lectures à l’hôtel de ville de Metz, à l’université, au lycée, etc. Son invitation à ce festival est renouvelée pour l’édition de 2007. Maxime Dross est publié dans plusieurs revues de littérature. En effet, deux de ses poèmes apparaissent dans le numéro de Mars à Juin 2007 de la revue nationale de littérature et de poésie « Poésie Première ». Plusieurs de ses textes sont en ligne sur le site Artistasalfaix, dans le cadre de la « Revue d’Art et de Littérature, Musique » franco-espagnole. Depuis mai 2006, il fait partie de l’atelier d’écriture dirigé par l’écrivaine francophone Rodica Draghincescu et poursuit ses lectures dans les collèges, médiathèques, soirées littéraires ou restaurants tout en participant à plusieurs concours. Actuellement Maxime Dross est lycéen à la cité scolaire "Julie Daubié "de Rombas, où il prépare un baccalauréat scientifique. Michael Astner balada plinuţei popesco în ziua cu brumă, plinuţa se sculă şase. îşi făcu o cafea mică o luă agale spre gara internaţională. ce-şi dormea încovrigată batista chinezească, se gîndi mereu acelaşi, năvăli în haine iar pe cele două uşi ale sălii - în clipa aceasta fiinţa de pe banca se ridică imediat şi părăsi hăituită De vânzare! - ajunsă afară, o luă Magazin de Produse -. toate erau închise. se putea citi, negru pe alb, desigur: de vizavi trona o imensă reclamă dupa fraţi, de la fraţii Grimm la fraţii Jderi, zorii se crăpaseră-n două şi ziua-şi arătă Magazinele de Produse deschiseseră şi larmă. ajunsă-n faţa blocului bătrîn, chiar el, Administratorul! - tocmai piţipoanca şi ţiparul - lied de vară - piţipoanca se culcă-ntr-o seară se prinse-n joc cu el, dar într-o clipă în mod ciudat. o trecură fiorii. destin european născut la Pula (Croaţia)
michael astner -Biografie
Născut pe 1 septembrie 1961 la Apoldu de Sus, judeţul Sibiu. Studiul germanisticii şi-al anglisticii la Universitatea „Al. I. Cuza“ din Iaşi. Scrie-n germană şi-n română. A debutat cu volumul „despre calitatea unui timp“ (Outopos, Iaşi, 1999). Prezent cu poezii în reviste şi/sau antologii din Austria, Germania şi România. Trăieşte ca traducător şi publicist liber-profesionist la Iaşi. foto pe http://www.fotocommunity.fr/pc/pc/extra/search Lucie Poirier Les longs chemins air respirable et inaccessible Prix de poésie au 1er Festival international du texte court de Sherbrooke en 2006 Reflets et Parfums Il y a là des cadavrescertains avec des mouches Consécration Avec l’ocre et le carmin, dessine le rêve d’un univers d’où s’envolent des élans de bonté. Cherche les mots rythmés de roses, de perles et de diamants pour créer le poème révélant la beauté de l’esprit. Implore et contemple, découvre et ressens, la transformation de l’être. Prosternes-toi, déployé et humble, pour recevoir l’eau de l’extase, pour t’y baigner ébloui,pour la boire à grandes lampées d’ivresse et pour la garder jusqu’à ce qu’elle devienne toi et que tu sois elle. Voyage loin du néon clignotant, de la toupie tonitruante, du capharnaüm pollué de la ville frivole et mesquine qui crache rouge et dévore vivant dans une folie incessante et inassouvie. Dans l’or du bocage où danse l’âme portée par le temps,où croît la joie donnée par la connaissance, ouvre ton regard et ton cœur pour accueillir et répandre la voix qui scintille d’amour. Alors tu seras nommé et innombrable. Le Rêve et la libellule Au petit matin, dans un sourire, sur un souffle Cerasela Nistor Chill out Am cautat usor izul de tutun. Mi-am pus obrajii pe rind in palme... cind Cristina Montescu Hard light, by Michael Crummey Michael Crummey is a poet, short story writer and novelist. He was born in 1965 in Buchans (Newfoundland) and he began to write, first of all poetry, during his English studies at Memorial University. The most popular book by Michael Crummey is the novel River Thieves, published in 2001, who explores the complex relationships between the European settlers and the last of the Beothuk (aboriginal people of the island of Newfoundland). However, even before this novel, Crummey was interested in the exploration of the traces of Newfoundland inhabitants. Hard Light, a poetry book published in 1998 and nominated for the Milton Acorn People's Poetry Award, shapes the stories of his father and other relatives into an enigmatic picture of an old style of life. I enjoyed a lot reading Hard Light and I will try to propose a possible interpretation of this book. Hard Light contains three different parts: - “Little Stories”, tales told to Michael Crummey by numerous relatives and bordered by the four essential elements of life: water, earth, fire, air; - “Discovering Darkness”, poems inspired by the diary of Newfoundlander Captain John Froude (1863-1939); - “A Map of the Islands”, poems born from a trip on the Labrador in the company of his father. These parts share an introduction poem, Rust, who let the reader see the father’s hands like silent witnesses of the past, marked by “time’s dark, indelible scar”. “The boy watches his father’s hands. The faint blue line of veins rivered across the backs, the knuckles like tiny furrowed hills on a plain. A moon rising at the tip of each finger. They have a history the boy knows nothing of, another life they have left behind. ” The entire book develops the theme of bringing memories to light. Fragments of every day life, bad or good actions, legal documents and sea travels are the general frame to catch memories. Nevertheless, almost all the characters, like the father from Rust, are silent. They move, they do actions, they build the stories, but they keep silence. Only their bodies wear the scars of the time. Like the fisherman’s hands who are tattooed by the sea: “What the water does to your hands when you’re fishing, well there’s no telling it really. Blisters, open sores, cracks webbed around the knuckles, the salt water burning like iodine on a paper cut. Sometimes the skin roughs up, thickens into leather around the joins, you can barely close your hand to make a fist. ” (Acts of God) I could say that Michel Crummey’s poems are remarkable by the effective absence of humans. They are like inside of a net of loneliness and they cannot reach out to one another: “He sat reading a paper until eleven, He had two daughters Because the humans are silent, the objects and the outbuildings can also wear the scars of the time and they can show memories: “The church on the South side hills torn down one warped board of the time, the old lumber broken up for firewood and burnt. His lifetime of tools sold off but for the one handsaw your father took from the workshop wall to remember him by. One of the characters, the Captain John Froude, had sailed on the ocean to look for knowledge, “expecting to be changed”. However, in his old age nobody believes his stories. After all, even the testimony is a kind of silence if nobody listens, and remembering is not equivalent to the truth; it is only one of its variants: “It’s an old sailor’s portion Don’t ask me what is real Look down at the table. Instead of conclusion, I will only say that Hard Light could be read like a unit of measurement of man’s efforts and his results. Maybe, what remains after a man’s life, “time’s dark, indelible scar” is the measurement of his live: “What you'd imagine the sound of |
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