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Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 36 • Montréal • 15.08.2007

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Août 2007

Maxime Dross

Bouche

dégoulinante rouge
Sucrée tiède vulgaire criante
Eclats blancs volés dents
Serrées les lèvres sur les dents
Serrées les dents sur les lèvres
Expressives en mouvement rouge
Danse légère balancée sulfureuse
Pulsions tièdes mordantes
Convulsion chant muet symphonie
Chaleur étouffe cri incolore
Odore frais chauds plissements
Langue mouillée humecte lèvres
Essoufflées vigoureuses griffant
Cygnes feutre velours pêche
Rouge sang éclats blancs
Tonnerre foudre orage rouge
Ensoleillé rouge mûr rouge
S’accrochent, se collent, s’entrechoquent
Passion soupir enchevêtrement
Enchevêtrement du néant des lèvres
Rouge dégoulinante bouche sublime
Rage rouge éclats blancs

Foulards sur mes yeux.

 

Credo Quia Absurdum

Le ciel est une fourrure flottante
Veloutée et luisante
Coulée d’éclat et de nuit.

 

NYMPHEAS CELESTA

 

Rubis, envie, amphi
Crucifix
Novillada de l’au-delà
Félidés déliés
Supernova
Celui, ci, MERCI !

 

ABYSSUS ABYSSUS INVOCAT

 

L’œil enclos fixe le ciel
Succombe aux soleils
Fantasme aux dynasties aveuglantes
A l’érosion de bassins gelés
Où sautilleraient dames de satin
Moulin rouge clairsemé
Au fond d’une voie lactée.
………………………..
Constellation de pensées
Ouragans de boues noires
…………………….

 

FIAT LUX !

 

Je suis étendu sur un lit de lotus
Sur le flot tiède d’une mer enneigée
Me voyez-vous aux ailes de sirènes
Sourire, rire, valser aux étoiles ?
MEHR LICHT !

Aspirez mon navire
A la proue une néréide !
Les ciels tombent
Les eaux se hissent
Geysers enflammés
Flambeaux de vagues ultimes !

QUIS, QUID, UBI,
QUIBUS AUXILIS,
CUR, QUOMODO,
QUANDO ???????

La nuit est mon lit
Le ciel mon tombeau
Il est minuit et je meurs
Ma passion rouge explose
Mes regards fulgurent
Pléiade mortelle
Le noir se déchire
Fondre, Ecume, Fondre
Ruissellement de magma
Mon sang s’envole
Impesanteur du souffle
Je suis astrologue
Je suis Œil et Logue
Je suis, je suis, je suis
Suis suie, suis suie,
Suiiiiiiiiiiiiii
Oui !!!!!

PLAUDITE, CIVES !!

 

Cinéma.

je est projecteur

 

Un homme assis au centre de sièges, cuir rouge sur fond noir. Seul, orbites fixés sur l’écran, tout cela blanc, pur, innocent.

……………………………………………………………………………………………

Je suis là. Je pends au plafond et regarde cet homme. Il me dérange. M’intéresse.
Je descends :

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Monsieur ne parle pas.

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Rien.

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Je plonge :

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(…) ma main bouge vers un carton rempli de sucre pâteux solide je respire je souffle je cligne des yeux des yeux des yeux je bois du sucre le cuir languit sous mes jambes l’écran cavale d’une lumière sucrée on bouge on rie on pleure un bruit à côté de moi sec horrible insupportable horreur désarroi panique ! des milliers de tête – frissonnement stressant de cheveux désordonnés – partout différentes partout encombrantes suffocantes ! J’ETOUFFE !

……………………………………………………………………………………………

Au plafond :

……………………………………………………………………………………………

Un homme assis au centre de sièges, cuir rouge sur fond noir. Seul, orbites fixés sur l’écran, tout cela blanc, pur, innocent.

……………………………………………………………………………………………

Qu’est ce que ces clones défectués tout à l’heure ( ?! ) je ne les connais pas, tous étrange, tous fixaient de leur paire de tâches noires des images, des images, des horreurs ( ! ) je bougeais mes bras pris au conditionnement humain, mécanique, théorique ( . ) enfermer dans un corps indéformable, fragile mortel ( ! ) dans une multiplication, dédoublement infini de corps, corps saignants, saignants, et chauds ! Cette chair enchaîne. Me dérange. Je préfère pendre à mon plafond, seul dans mes abysses aériennes.

 

……………………………………………………………………………………………

… cet homme que j’observe, là, ne me ressemble pas. Enfin… je tâche de m’y associer. il faut bien… Sans çà, je ne rencontre personne, je n’évolue, je me consume. [ Je est moi et moi suis il. ] Ainsi. Deux personnalités pour une vie rattachés – Quel ménage ( !!! ) - : Je hais les unions éternelles de couples pourrissants… ! il faut dire : Que ma liberté est plus grande que la sienne : je vogue : nage sur son ambition et chante ses rêves. Lui marche et me représente : il me porte à l’humanité matérialiste. [ Moi est je et je suis autre. ] - un autre et non cet autre / un autre attribué par naissance auquel l’on m’a associé – Soit.
Mêlons les deux. Agitons. Décantons :

……………………………………………………………………………………………

Je parle :

……………………………………………………………………………………………

« …Salut, comment tu vas ?… Ohhh… C’est vrai ?!… aaaaahh… Qu’est-ce que je t’aime toi !... oui, oui… Tais-toi !... je t’en prie… Adieu !... »

……………………………………………………………………………………………

Impressionnant :

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[ …la béatitude ne peut que me crucifier face à une prouesse si éclatante… ] :

……………………………………………………………………………………………

Je me décroche de mon pendoir :

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je crois… qu’il… me regarde… je crois… qu’il dit… que… son regard… reprend vie… et je.. il.. enfin.. nous.. où je… ou je… je…

……………………………………………………………………………………………

Je crois que je me suis endormi ! Qu’est ce que j’ai soif… !

 

 

 

Maxime DROSS    - Biographie

Né le 12 Septembre 1990 à Metz, Lorraine.

Très jeune, il rentre au conservatoire de musique d’Amnéville et pratique le théâtre dans un atelier de création collective. Dès l’âge de 10 ans, Maxime Dross participe déjà à différents festivals de littérature pour enfants, tel le festival amateur enfants "Poch’Théâtre" de Yutz.
 
En 2003, lors d’un concours annuel de l’Association des Membres des "Palmes Académiques", il  est lauréat de plusieurs prix d’écriture. Un essai littéraire sur un  "Spleen" de Charles Baudelaire lui vaudra un premier prix régional,  ainsi qu’un prix national.
En 2003 et 2004, il participe aux "Poémiennes", concours de poésie régional, et "La Résistance," concours national,  participations qui lui apportent plusieurs prix littéraires.
En 2007, sa participation à différents concours poétiques lui rapporte plusieurs prix, dont le plus important est le premier prix jeune de la ville de Calais.

En octobre 2006, Maxime Dross participe au festival national « Lire en fête », à Metz. En novembre, il est invité au Festival international de performances poétiques "Teranova" et fait des lectures à l’hôtel de ville de Metz, à l’université, au lycée, etc. Son invitation à ce festival est renouvelée pour l’édition de 2007.
En Mai 2007, Maxime Dross est invité à lire ses poèmes à la Fnac de Metz dans le cadre du Festival international d’art multimédia.

Maxime Dross est publié dans plusieurs revues de littérature. En effet, deux de ses poèmes apparaissent dans le numéro de Mars à Juin 2007 de la revue nationale de littérature et de poésie « Poésie Première ». Plusieurs de ses textes sont en ligne sur le site Artistasalfaix, dans le cadre de la « Revue d’Art et de Littérature, Musique » franco-espagnole.

Depuis mai 2006, il fait partie de l’atelier d’écriture dirigé par l’écrivaine francophone  Rodica Draghincescu et poursuit ses lectures dans les collèges, médiathèques, soirées littéraires ou restaurants tout en participant à plusieurs concours.

Actuellement Maxime Dross est  lycéen à la cité scolaire "Julie Daubié "de Rombas, où il prépare un baccalauréat scientifique.

Août 2007

Michael Astner

balada plinuţei popesco

în ziua cu brumă, plinuţa se sculă
cu o jumătate de ceas mai devreme
ca de obicei, astfel încît să nu fie
tentată de ştirile de la ora

şase. îşi făcu o cafea mică
şi neagră, o sorbi ascultînd
acordurile ţevilor în trezire, apoi,
la ora şase fix, ieşi din locuinţă.

o luă agale spre gara internaţională.
ajunse, intră în sala de aşteptare,
se aşeză pe banca liberă - cealalta
era ocupată de-o fiinţă zdrenţuită

ce-şi dormea încovrigată
somnul raţiunii. plinuţa
îşi scoase batista chinezească,
îşi suflă nasul, apoi, punînd la loc

batista chinezească, se gîndi
la crizantemele din vasul de lut,
rămase cu apa neschimbată
în sufrageria goală. visul,

mereu acelaşi, năvăli în haine
de coşmar cristalin în încăperile
minţii translucide: stătea
înconjurată de geamuri blindate,

iar pe cele două uşi ale sălii -
de aşteptare, desigur - se lăfăia
cîte un afiş alb-negru, pe care
scria negru pe alb: De vânzare!

în clipa aceasta fiinţa de pe banca
a doua îşi  ridică puţin capul
şi-o privi cu ochii lipiţi
pe plinuţa popesco. ea se-nspăimîntă,

se ridică imediat şi părăsi hăituită
sala de aşteptare a gării internaţionale.
la ieşire descoperi o tăbliţă mică,
alb-neagră, pe care scria, negru pe alb:

De vânzare! - ajunsă afară, o luă
spre centrul oraşului. trecea pe lîngă
multele magazine, toate cu firme
alb-negre, pe care scria negru pe alb:

Magazin de Produse -. toate erau închise.
plinuţa se-ndreptă spre parcul central.
acolo se aşeză pe unica bancă pe care
nu scria nimic - pe toate celelalte

se putea citi, negru pe alb, desigur:
”n urma tradiţionalei licitaţii de vară,
această bancă a fost cumpărată de
Banca Basarabia Felix -. pe blocul

de vizavi trona o imensă reclamă
luminoasă: Cumpăraţi Produse numai
de la Magazinele de Produse! - plinuţa
simţi cum deodată în mintea ei defilau fraţi

dupa fraţi, de la fraţii Grimm la fraţii Jderi,
de la fraţii Petreuş la fraţii Karamazov,
nemaivorbind de fraţii Kennedy şi fraţii
Păunescu -. şi uite aşa, încetul cu-ncetul,

zorii se crăpaseră-n două şi ziua-şi arătă
limba despicată: Votaţi, urlau difuzoarele,
Partidul! - plinuţa se ridică şi-şi porni
paşii înapoi spre casă. între timp

Magazinele de Produse deschiseseră
şi femei şi bărbaţi bine deja ieşeau
cu sacoşele pline de Produse.
pe străzi era de-acum mişcare multă

şi larmă. ajunsă-n faţa blocului bătrîn,
în care se afla apartamentul ei,
plinuţa popesco văzu cum un ins
cu figură de administrator - era

chiar el, Administratorul! - tocmai
bătea în două cuie o tăbliţă
alb-neagră, pe care scria,
negru pe alb: Vândut!

piţipoanca şi ţiparul

- lied de vară -

piţipoanca se culcă-ntr-o seară
în pielea goală. adormi-ntr-o clipită
şi căzu-ntr-un vis torid de vară,
în care prinse un ţipar: ce ispită!

se prinse-n joc cu el, dar într-o clipă
de neatenţie-i scăpă-ntre picioare
ţiparul: i-auzi, noapte, cine ţipă?
uluită, piţi se trezi c-o doare

în mod ciudat. o trecură fiorii.
ţiparu-naintă abil spre pîntecul-
izvor. ajuns, se dezlipi din zorii
zilei un oftat. şi gata cîntecul.

destin european

născut la Pula (Croaţia)
decedat la Condom (Franţa)

 

michael astner -Biografie

 

Născut pe 1 septembrie 1961 la Apoldu de Sus, judeţul Sibiu. Studiul germanisticii şi-al  anglisticii la Universitatea „Al. I. Cuza“ din Iaşi. Scrie-n germană şi-n română. A debutat cu volumul „despre calitatea unui timp“ (Outopos, Iaşi, 1999). Prezent cu poezii în reviste şi/sau antologii din Austria, Germania şi România. Trăieşte ca traducător şi publicist liber-profesionist la Iaşi.

foto pe http://www.fotocommunity.fr/pc/pc/extra/search

Août 2007

Lucie Poirier

Les longs chemins

air respirable et inaccessible
possibilité de déploiement
dernier refuge des âmes entravées
fragile peau originelle de la naissance
intimité du couple préservé dans la neige tournoyante
or immarcescible du ciel aveugle et battu
union fusionnelle des danses du feu
rosée secrète des confidences pleines de ferveur
pudeur du cœur qui cède à l’élan vers la confiance
exactitude des mots imprégnés d’idéal
poussière lumineuse jetée sur les visages ouverts
eau pour la soif des esprits purs et maltraités
recours acharné des démunis qui réclament la lune
insondable espoir des sourires mouillés et des mains terreuses
éveil insoumis qui perdure dans les saisons retorses
crachat et vomissure ensanglantés sur la veulerie des puissants criminels incondamnables
opposition volontaire dans la nuit ivre, l’aurore effrontée, le jour massacré et le crépuscule silencieux
vision soluble et charnue aux épines attrayantes défiant la perfection des êtres et des accomplissements
ampleur des gestes et des revendications égalitaires au nom des autres qui viendront affamés, ébahis, déterminés et beaux de désirs
Sur les murs et sur nos épaules, nos images délavées, nous serons la transparence, la limpidité, le rayonnement et l’accession parce qu’enfin nous serons libres

Prix de poésie au 1er Festival international du texte court de Sherbrooke en 2006

Reflets et Parfums

Il y a là des cadavres         

certains avec des mouches           
d’autres avec des vers
Et des restes humains        
fétides  
Des mains coupées   
comme des feuilles caduques
De disparates fragments de grandes espérances
et de larges pans d’extrêmes découragements
Des traces de larmes amères
pleines de fiel et de saveurs anciennes
Des pierres sèches
et des mèches de rêves ébouriffés
avec des couleurs criardes
pour appeler le retour
la répétition
le recommencement
le début
le cœur même du soleil brûlant
aveuglant
anesthésiant
guérisseur
Et les sons de la fatalité
aussi graves qu’une impossibilité assumée
sordide et nue et noire et pure
pour être désaltérée
abreuvée
rassérénée
ressuscitée
qu’un souvenir d’enfant triste
que j’ai vu dans tes yeux
dans tes regards
dans ta souffrance
dans ta sensibilité
dans l’or sur tes doigts
Je suis la terre et j’ai mal pour toi.

Consécration

Avec l’ocre et le carmin, dessine le rêve d’un univers d’où s’envolent des élans de bonté.

Cherche les mots rythmés de roses, de perles et de diamants pour créer le poème révélant la beauté de l’esprit.

Implore et contemple, découvre et ressens, la transformation de l’être.

Prosternes-toi, déployé et humble, pour recevoir l’eau de l’extase, pour t’y baigner ébloui,pour la boire à grandes lampées d’ivresse et pour la garder jusqu’à ce qu’elle devienne toi et que tu sois elle.

Voyage loin du néon clignotant, de la toupie tonitruante, du capharnaüm pollué de la ville frivole et mesquine qui crache rouge et dévore vivant dans une folie incessante et inassouvie.

Dans l’or du bocage où danse l’âme portée par le temps,où croît la joie donnée par la connaissance, ouvre ton regard et ton cœur pour accueillir et répandre la voix qui scintille d’amour.

Alors tu seras nommé et innombrable.

Le Rêve et la libellule

Au petit matin, dans un sourire, sur un souffle
pour le souvenir qui permet l’espoir
prière pâle et pleine
avec des lèvres sages et sensibles
demande muette et triste sous les yeux affolés
déchirure intérieure à la douleur lente
en circonvolutions lancinantes
chagrin de neige rose aux pétales disséminés
opale aux reflets de folie
dans l’incandescence neuve et absolue
la vitalité, invocation délicate et profonde
eau de roche et de mousse au bord des paupières
l’apprentissage, œuvre multiple
parole de perles et de diamants
arabesques de dentelles diaphanes enthousiasme pur dans un rêve devenu réalité

Août 2007

Cerasela Nistor

Chill out

Am cautat usor izul de tutun. Mi-am pus obrajii pe rind in palme... cind
inchid ochii, luna se rupe usor in multe fisii in valurile st-laurent...
farul din lachine... o pasare imensa si greoaie trece prin noapte... vase de
croaziera se pierd tacute. Pe punte, oamenii-si toarna discret vin in
pahare, luminile stralucesc, muzica zboara... pe fisia de nisip cade noaptea
senina... amanti rataciti intra in luna.... un cor nebunesc si stringeri de
mina.... chill out, my friend, chill out... as mai putea sa te rup din zi,
sa te proiectez uneori  in visare... spune-mi ca vii cu mine, citeodata mi-e
frica. nu stii ce pasari imense te pot rapi. nu stii ce cosmaruri te pot
innebuni. nu stii ce intuneric te poate inghiti.. si eu sint acum mai bine..
ca astazi soarele nu a iesit, cred ca o sa-mi numar secundele una si una.
Invirtind telecomanada. Zapind posturi vesele triste. News, razboi.
Cutremur. a crescut radioactivitatea marina. Planeta iar s-a incalzit.
Cercul polar se fringe. Veveritele isi cauta cuib in ierburile ude. O pasare
sfirtecata imi apare in cale. Invadata de furnici. Vesele nunti aristocrate.
Vizitiul si calul lui imbracat in flori. Boabe de orez ma ating si pe mine
in aer. Turla bisericii sfirteca cerul. Si cintecul de clopot sparge tacerea.
In ziua fara de soare, doar pasii mi-i numar. Unul si unul. Pe strazile mici
frantuzesti. Bistrouri fara clienti. Furtuna vintura ziare. Chil out, my
friend. Inchide ochii si hai sa fumam....

Août 2007

Cristina Montescu

Hard light, by Michael Crummey

Michael Crummey is a poet, short story writer and novelist. He was born in 1965 in Buchans (Newfoundland) and he began to write, first of all poetry, during his English studies at Memorial University.  The most popular book by Michael Crummey is the novel River Thieves, published in 2001, who explores the complex relationships between the European settlers and the last of the Beothuk (aboriginal people of the island of Newfoundland). However, even before this novel, Crummey was interested in the exploration of the traces of Newfoundland inhabitants. Hard Light, a poetry book published in 1998 and nominated for the Milton Acorn People's Poetry Award, shapes the stories of his father and other relatives into an enigmatic picture of an old style of life.

I enjoyed a lot reading Hard Light and I will try to propose a possible interpretation of this book.

Hard Light contains three different parts:

- “Little Stories”, tales told to Michael Crummey by numerous relatives and bordered by the four essential elements of life: water, earth, fire, air;

- “Discovering Darkness”, poems inspired by the diary of Newfoundlander Captain John Froude (1863-1939);

- “A Map of the Islands”, poems born from a trip on the Labrador in the company of his father.  

These parts share an introduction poem, Rust, who let the reader see the father’s hands like silent witnesses of the past, marked by “time’s dark, indelible scar”.

“The boy watches his father’s hands. The faint blue line of veins rivered across the backs, the knuckles like tiny furrowed hills on a plain. A moon rising at the tip of each finger.
Distance. Other worlds.

They have a history the boy knows nothing of, another life they have left behind.

The entire book develops the theme of bringing memories to light. Fragments of every day life, bad or good actions, legal documents and sea travels are the general frame to catch memories. Nevertheless, almost all the characters, like the father from Rust, are silent. They move, they do actions, they build the stories, but they keep silence. Only their bodies wear the scars of the time. Like the fisherman’s hands who are tattooed by the sea:

“What the water does to your hands when you’re fishing, well there’s no telling it really. Blisters, open sores, cracks webbed around the knuckles, the salt water burning like iodine on a paper cut. Sometimes the skin roughs up, thickens into leather around the joins, you can barely close your hand to make a fist. ” (Acts of God)

I could say that Michel Crummey’s poems are remarkable by the effective absence of humans. They are like inside of a net of loneliness and they cannot reach out to one another:

“He sat reading a paper until eleven,
  knocked out his pipe,
  doused the lamp.
  His wife already in bed
  he undressed in the darkness,
  folding his clothes across
  a chair back.
  Around midnight he turned out
  to get his knife,
  his wife sitting up to see
  what he was about.

  He had two daughters
  the eldest screamed Daddy Daddy
  look what you have done
 and he ran out of the house
  to the canal where he drowned himself.
  Who can understand the heart of a man.’(1907)

Because the humans are silent, the objects and the outbuildings can also wear the scars of the time and they can show memories:

“The church on the South side hills torn down one warped board of the time, the old lumber broken up for firewood and burnt. His lifetime of tools sold off but for the one handsaw your father took from the workshop wall to remember him by.
The middle initial on the handle still a mystery to you. ” (The Burnt Woods)   

One of the characters, the Captain John Froude, had sailed on the ocean to look for knowledge, “expecting to be changed”. However, in his old age nobody believes his stories. After all, even the testimony is a kind of silence if nobody listens, and remembering is not equivalent to the truth; it is only one of its variants:

“It’s an old sailor’s portion
  to be disbelieved so often
  that he begins to doubt  himself;
  the best part of my life has passed
  as a shadow, and shadows are what
  I am left with-
  perhaps every place I have ever been
  is imaginary, like the Equator
  or the points of a compass.

  Don’t ask me what is real
  when you hear me talk,
  I can only tell you
  what I remember.

  Look down at the table.
  The map has already disappeared.
‘An old sailor portion’ (1932)

Instead of conclusion, I will only say that Hard Light could be read like a unit of measurement of man’s efforts and his results. Maybe, what remains after a man’s life, “time’s dark, indelible scar” is the measurement of his live:

“What you'd imagine the sound of
 an orchestra tuning up might look like,
cacophony of silver and black at your feet.
Spawning capelin washed onto
grey sand beaches in the hundreds
of thousands like survivors of a shipwreck,
their furious panic exhausted into
helpless writhing while boys scoop them
into buckets with dipnets.
They migrate all the way
from the Carribean for this,
each wave rolling onto the shore
like another bus stuffed with
passengers bound for oblivion,
limbs and heads hanging recklessly
through the open windows. ” (Capelin Scull)
 

Michael Crummey,Hard Light, London, Ontario, Brick Books, 1998, p. 9

Ibidem, p. 18

Ibidem, p. 93

Ibidem, p. 33

Ibidem, p. 100

Ibidem, p. 112

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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