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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 36 • Montréal • 15.08.2007 |
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Du 18 Septembre au 2 Octobre 2007
À la Galerie Mosaikart dans le cadre du Festival International du Film Haïtien de Montréal Esclaves au paradis Exposition qui nous fait découvrir les conditions d’esclavage contemporain dans lesquelles vivent les coupeurs de canne Haïtiens en République Dominicaine Communiqué de presse L’exposition internationale « Esclaves au Paradis » de la photographe franco-péruvienne, Céline Anaya Gauthier, nous interpelle dans notre responsabilité de citoyen(ne) du monde. À travers 58 clichés, l’exposition « Esclaves au Paradis », démontre et prouve - n’en déplaise à certains - l’existence d’un esclavage permanent qui se poursuit depuis des décennies sous le regard absent ou indifférent de millions de touristes ignorants, malgré eux, d’une tragédie humaine et contemporaine. « Il est clair que le gouvernement dominicain est hors-la-loi mais que dire des autorités haïtiennes qui se taisent depuis si longtemps sur le sort de leurs travailleurs utilisés, manipulés, exploités, sans aucun droit ? » Ces braceros, zombifiés, mais encore vivants, valent bien quelques efforts de notre part, pour oser faire passer un message : la voix des sans voix, des chants contre les champs, sur une plateforme idéale, Montréal, carrefour de l’Amérique du Nord francophone. La Fondation Fabienne Colas espère, de tout cœur, à travers l’exposition internationale «Esclaves au Paradis » pouvoir contribuer, sous le Haut Patronage de Droits et Démocratie, à engendrer, sinon trouver, dans le cœur des Québécois(es) et des Canadien(ne)s une solidarité internationale pour que l’appel des braceros Haïtiens en République Dominicaine puisse faire écho…et susciter, tout être humain digne de ce nom, à réfléchir sur l’origine du sucre sur sa table, qui est fait de sang et de sueur. Nancy Roc [1] Christophe Wargny, « Esclaves au Paradis » Présentation Esclaves en République Dominicaine Nombre de ces migrants restent pris dans ce système et passeront le reste de leur vie dans des bateys* insalubres. Les braceros** travaillent quinze heures par jour, sans garantie de salaire ; les plus expérimentés parviennent à couper une tonne et demie de canne, payée à peine $2 cad en ticket de rationnement. Les femmes, elles, tentent d’assurer la survie du batey, tandis que les enfants d’Haïtiens nés en République Dominicaine ne sont reconnus par aucun des deux gouvernements. On estime à 250 000 les enfants apatrides en République Dominicaine. La photographe Céline Anaya Gautier et Esteban Colomar ont pu s’introduire clandestinement dans ces plantations grâce à deux prêtres : Christopher Hartley et Pedro Ruquoy, qui ont, durant 30 ans, travaillé quotidiennement sur le terrain pour accompagner et défendre ces hommes réduits en esclavage. Depuis, menacés de mort par les grandes familles sucrières, ils ont été «expulsés» de la République Dominicaine il y a deux ans… À travers 58 clichés inédits, « Esclaves au Paradis » vous emmènera dans l’enfer des bateys pour découvrir les conditions d’esclavage contemporain dans lesquelles vivent les coupeurs de canne Haïtiens. * Bateys : campements destinés à l’origine aux coupeurs de cannes. PHOTO DANS LE CADRE D EL’EXPOSITION Esclaves au paradis : Certaines familles ont pris racine depuis plusieurs générations dans les bateys. Sans identité, elles survivent de petits travaux et de dons extérieurs. Ateliers / Conférences Dans le cadre du 3e FIFHM, une conférence internationale se tiendra sur deux jours dans les locaux de Radio-Canada : Ce grand colloque international accueillera des spécialistes de plusieurs pays pour débattre de la question en vue d’arriver à des pistes de solution. Le programme complet sera disponible sur ce site dans les jours qui suivent. |
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