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Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 35 • Montréal • 15.07.2007

ARCHIVE

Janvier 2007

«Les Posadas et la piñata» : Une tradition typiquement Mexicaine! »

Une Fête inoubliable à Casa C.A.F.I.

par Luz Garcia de Zielinski

Le 16 décembre dernier, dans l’euphorie de Noël et Nouvel an, et parmi une centaine des personnes, j’ai assisté, à Casa C.A.F.I. à Verdun, à une fête typiquement mexicaine : « La Posada »! Il y a eu des plats mexicains comme les traditionnels « tamales, tacos et frijoles », des chants de Noël, de la joie et de la bonne humeur! La directrice Ana Gloria Blanch et l’un des organisateurs Gabriel Garcia ont été très satisfaits de la réussite de cette soirée qui a permis de faire connaître à d’autres cultures de Montréal cette tradition très mexicaine.

Mais, qu’est-ce que c’est la posada??? C’est une fête de fin d’année qui est célébrée au Mexique depuis presque 4 siècles. Elle est d’origine païenne que les anciens Mexicains pratiquaient et qui, avec la venue des Espagnols, s’est chargée du symbolisme chrétien. Les anciens Mexicains représentaient dans les posadas la naissance d’ Huitzilopochtili, l’un de leurs Dieux. Avec l’évangélisation, les posadas représentent le pèlerinage de Joseph et de Maria à leur sortie de Nazareth, afin de trouver une « posada » (auberge) pour que la Vierge puisse donner naissance à Jésus.

On raconte que c’est en 1586 que fray Diego de Soria, du couvent de « San Agustin Acolman », a demandé l’autorisation au Pape Sixte V afin de célébrer les messes du 16 au 24 décembre, période durant laquelle les posadas étaient organisées dans les églises en s’arrêtant à chaque chapelle.

Avec le temps, les costumes se sont transformés et les posadas sont devenues un pèlerinage « à domicile » pendant 9 soirées. Lors de la célébration, il y a une partie des participants qui a le rôle des pèlerins et une autre, des hôtes. La procession est précédée par les figurines de Joseph et Marie sur un âne qui sont placés sur une table et les pèlerins ont des bougiés à la main et chantent les « letanías » pour demander l’abri (ce sont des chants typiquement mexicains). Un groupe de personnes se place à l’intérieur de la maison et une autre à l’extérieur. Les personnes de l’extérieur chantent pour demander d’être reçus par ceux de l’intérieur. À la fin, les gens de l’intérieur ouvrent la porte et les laissent passer avec un grand enthousiasme. Ensuite, ils allument les lumières, puisqu’ils sont presque dans l’obscurité, uniquement illuminés par les bougies. Les pétards et la piñata couronnent la soirée.

La piñata est un autre symbole qui fait partie de la posada, également typiquement mexicaine. Selon certains versions, la piñata représente le MAL, le diable ou l’être humain avec ses 7 pêchés capitaux. La personne qui est invitée à casser la piñata doit avoir les yeux bandés. La bande représente la foi « aveugle » qui est en charge de détruire l’esprit méchant et le morceau de bois avec lequel on va la casser représente la vertu qui va vaincre la tentation. La forme la plus classique de piñata est l’étoile à sept pointes, qui signifient les 7 pêches capitales : la luxure, l’avarice, l’envie, l’avarice, la colère, la paresse et la convoitise.

Actuellement, les nouvelles piñatas ne sont plus faites en argile mais en papier mâché et elles ne sont plus uniquement en forme d’étoile mais de différents héros et personnages importants..

Quand on casse finalement la piñata, tout le mal part et le bien et la bonté, qui sont représentés par les fruits, les bonbons et les cadeaux à l’intérieur, se répandent sur terre et dans les cœurs.

Les bougies représentent l’espoir donc elles doivent rester allumées au long de la posada. Pour beaucoup, la posada reste une tradition païenne sans intérêt et même interdite ou déconseillée dans certains endroits, mais dans la tradition mexicaine, elle est une fête très symbolique et très importante, même si parfois les gens ignorent sa vraie signification. La plupart de Mexicains veulent garder cette tradition et continuer à chanter : « Dale, dale, dale, no pierdas el tino, porque si lo pierdes pierdes el camino…! »

Toute suite après que la piñata est casée, chez les gens les plus religieux, on prie et on chante « el rosario ».

Que ça soit dans la tradition mexicaine ou dans d’autres traditions, les vœux pour les fêtes de Noël et de Nouvel An sont d’habitude les mêmes: Amour, Santé, Prospérité, Joie et Paix… et c’est ça que je vous souhaite à toutes et à tous pour ce Nouvel An qui commence…. Felíz Año Nuevo, Bonne Année, Happy New Year 2007!

Casa C.A.F.I. organisme sans but lucratif pour immigrants
4741, rue Verdun
pour plus d’information sur Casa C.A.F.I. : (514) 844-3340
www.casacafi.org

Photo prise par : Otilia Tunaru. Dans la 1ère photo Brenda Garcia et enfants.

Janvier 2007

«Les élèves des écoles Notre Dame de la
Garde et Chanoine Joseph-Théorêt se distinguent »

Le concours « Je dessine la Carte de Noël de ma Caisse »

Par Luz Garcia de Zielinski

Chères lectrices et chers lecteurs de la revue Terra Nova, je suis très contente de pouvoir vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2007!

J’ai eu la chance d’assister à plusieurs vernissages, expositions et remises de prix, mais c’est celle du concours « Je dessine la Carte de Noël de ma Caisse » de la Caisse populaire Desjardins de Verdun, qui a récompensé les élèves des écoles Notre-Dame-de-la-Garde et Chanoine-Joseph-Théorêt qui m’a le plus touchée.

Pour le premier numéro de cette année, je tenais à vous parler de la relève dans les arts, puisque d’habitude nous nous concentrons uniquement, ou la plupart du temps, sur les adultes or il faut souligner que les enfants ont également beaucoup de créativité et du talent et nous devons les encourager puisqu’ils seront les artistes du futur.

Parmi plusieurs participants des deux écoles, seulement sept élèves, de la première à la sixième année, se sont distingués et ont mérité un prix soulignant leur talent et leur participation. La grande gagnante fut Brenda Garcia Becerril de l’école Notre-Dame-de-la-Garde qui a reçu un diplôme et une mallette d’artiste pour l’encourager à poursuivre son art. Son dessin orne les cartes de vœux de fin d’année qui ont été envoyées aux clients de la Caisse.

Je voulais connaître un peu plus sur Brenda Garcia et sur son dessin, je suis allée donc lui poser quelques questions.

L. : Quel âge as-tu et qu’est-ce que tu peux nous dire sur ton dessin? Qu’est-ce qu’il représente et pourquoi t’avoir inscrit au concours??
B : J’ai onze ans. Sur mon dessin, j’ai représenté une maison qui est emportée par l’esprit des fêtes. Vous pouvez voir un sapin recouvert de neige, un chat qui regarde passer le Père Noël dans le ciel. Je me suis inscrite au concours parce que j’aime beaucoup dessiner et c’était une occasion pour partager ma passion avec les gens.

L. : Quels médiums as-tu utilisés pour faire ton dessin?
B. : Des crayons couleur et des crayons à mine.

L. : As-tu déjà gagné d’autres concours en arts visuels?
B. : Oui, il y a deux ans, j’ai gagné un autre concours de dessin à la même école et mon dessin a été choisi pour faire la couverture de l’agenda scolaire en 2005 qui a été distribuée dans toutes les classes de mon école et tous les élèves l’ont eue.

L. : As-tu pris des cours de dessins???
B. : Non, jamais. J’ai appris toute seule et j’adore ça! Je viens d’une famille où il y a beaucoup d’artistes et ça m’aide et m’inspire beaucoup. J’ai hérité de leur talent!

L. : Pratiques-tu autre sorte d’art et si oui, lesquels??
B. : Depuis petite je pratique différents arts : la peinture, le dessin, la céramique, je fabrique aussi des bijoux que je vends pour me payer mes futurs voyages. J’aime aussi jouer les pièces de théâtre, faire l’animation des spectacles et chanter aussi. J’ai déjà chanté dans des spectacles à l’école et, le mois dernier, j’ai fais partie de la chorale qui a chanté pour la messe de Noël à l’église. J’aime également lire et écrire, d’ailleurs j’ai commencé à écrire un roman, une bande dessinée, un scénario pour un court-métrage et j’ai écrit le texte d’une chanson récemment.

L. : Est-ce qu’il y a un peintre que tu préfères?
B. : Oui, depuis que je suis petite j’admire les peintres comme Picasso, Van Gogh, Leonardo da Vinci et Frida Khalo

L. : Quel type d’art pratiques-tu le plus?
B. : J’aime l’art en général mais c’est vrai que je dessine beaucoup et je chante chaque jour, juste pour m’amuser.

L. : Merci Brenda pour cette entrevue, félicitation encore une fois et bonne continuation dans ton parcours d’artiste!
B. : Merci à vous pour donner la chance aux enfants de s’exprimer et merci à la revue Terra Nova également.

Ce concours de la Caisse en collaboration avec les écoles Notre-Dame-de-la-Garde et Chanoine-Joseph-Théorêt visait à impliquer plus exactement les enfants et à renforcer le lien privilégié que l’institution a avec les écoles de son quartier.

Luz G de Zielinski

Photo de la Caisse Desjardins, dans l'ordre Cong Tri Thien Tang, élève, Nancy Jutras, directrice adjointe de l'École Notre-Dame-de-la-Garde, Cassandra Théroux, l’élève gagnante, Brenda Garcia Becerril, élève, Benjamin Gilbert Draper, élève, Danielle Larivière-Marcoux, directrice générale de la Caisse populaire de Verdun, Sarah Bergeron, élève et Camille Dault, élève.

Décembre 2006

Picturile in ulei ale maestrului Ioan Oprut

Par Eva Halus

Consemnari din discursul tinut de dna.avocat Alexandrina Caragioiu despre opera pictorului Ioan Oprut, prezentata la Galeria de arta Inter Pallas in luna noiembrie, decembrie, urmate de note de expozitie ale pictoritei Eva Halus.

Artistul Ioan Oprut a expus lucrarile sale in numeroase expozitii de grup si personale atit in diverse orase ale Romaniei cit si in Franta, Ungaria, Germania, Italia si Canada. Numeroase din lucrarile sale se gasesc in colectii particulare in Europa si Canada.

Lucrarile artistului se inscriu in curentul denumit hyperconceptualism, mai precis in forma sa eclectica numita hyperconceptualism mistic. Principalele caracteristici sint buna cunoastere a artei desenului, studii anatomice aprofundate si arta detaliului.

Tematica care preocupa artistul este bazata pe lucrarea lui Gerald Klein, “ Seniorii razboiului”, o lucrare de literature stiintifico-fantastica scrisa in 1971, care descrie un cimp de batalie al timpurilor, fantastic, atemporal si care reprezinta de fapt cimpul de batalie al vietii. Astfel s-a nascut ciclul de grafica « Aergistal » si cele doua lucrari « ReincarnareI » si « ReincarnareII », care se incadreaza in acelasi timp si in tematica genezei.
Aceasta tematica l-a impresionat si l-a inspirat deoarece de-a lungul naratiunii din aceasta opera literara, personajul principal parcurge mai multe vieti, existenta sa perpetuindu-se de fiecare data intr-un univers diferit dar fiind totusi limitat in spatiu si timp.
Astfel, lucrarile domniei sale de-o maiestrie grafica si picturala cu totul deosebite, sint pline de poezie si prezinta intr-un mod foarte original interactiunea dintre elementele naturii si corpul uman, plantele, animalele cit si trairile lor interioare.

Unul din portretele prezente in tablourile sale , in care omul pare trist si intr-un fel are melancolia inceputurilor ancestrale, regnul animal vine sa se impleteasca cu fiinta umana-
Din urechea personajului sare un peste, acesta fiind si un simbol crestin. Tabloul trebuie privit ca o rememorare a inceputurilor, prin prisma unui ochi de inger si se intituleaza « In prezenta ingerilor ». Este si o intrebare pusa lui Dumnezeu, prin intermediul privitorilor prezenti , iar eu ca privitor i-as da glas : « De ca trebuie sa existe suferinta? »

Simbolurile plastice care se regasesc in mai multe opere, sunt de fapt ideile literare din « Aergistal », care au fost reprezentate de artist metaforic, prin anumite forme geometrice tridimensionale, caracteristice mai multor religii pe linga cea crestina : egipteana, musulmana, indiana si maya.

Tabloul « Sub stele » infatiseaza legenda unui tigru ramas singurul supravietuitor dupa un razboi care a avut loc deasupra si dedesubtul liniei de orizont . El este inconjurat de stele si de o cascada. Hotarindu-se sa impinga o picatura mare de apa in neant, tigrul a declansat evolutia universului. El este infatisat contemplind universul in devenire. Acest tablou ca si alte citeva din operele sale, este inspirat de trairile simtite intr-un vis intens si plin de culoare al artistului, in urma cu citiva ani.

In alte doua tablouri, de data aceasta executate in mine de pix, pictorul se incadreaza in tematica genezei, dupa cum am mentionat mai sus. « Facerea lui Adam », tablou care are multe calitati in executie si in elementele continute, vedem unele elemente de mecanica a universului, Yin si Yang , golul si plinul explicate in mai multe secvente care constiuie intregul. O incercare de constituire a celei de-a patra dimensiune- Copacul vietii din Rai, care se naste in axele 0X, 0Y, OZ, si printr-o maiastra reprezentare a golului-plinului creeaza cea de-a patra dimensiune. In « Facerea Evei », chakrele , centrele secrete ale fiintei noatre rezoneaza cu alte centre secrete ale universului, in ideea ca noi sintem o reprezentare microcosmica a universului.

Artistul este pasionat si de arta afisului unde maiestria sa artistica se impleteste cu tehnica informatica, artistul creeind imaginile cu ajutorul ordinatorului.

Artistul este o personalitate complexa, cu talente multidisciplinare. Alaturi de sotia sa Liana Oprut, maestra la rindul sau in arte martiale, artistul Oprut, un pasionat, a gasit timp si pentru a se dedica artelor martiale, devenind un maestru recunoscut de talie internationala si cistigator a nenumarate trofee nationale si internationale.

Domnia sa este si autorul unei lucrari de referinta in artele martiale, intitulata « Stiluri de lupta », lucrare aparuta in 2003, la editura Marineasa din Timisoara.

Bonzaii sint o alta pasiune a maestrului Oprut, care este preocupat de arta, cultura si sporturile ancestrale practicate in extremul Orient.

Veti putea viziona urmatoarea expozitie a domnului Ioan Oprut , la Montreal, in primavara urmatoare.

Bibliografie

Pictorul Ioan Oprut s-a nascut la 18 martie 1962 in Valea Bistritei, judetul Caras-Severin.

A urmat cursurile Liceului de arta Ioan Vidu din Timisoara, Sectia de arta plastica, absolvind cu brio in promotia 1981.

Dupa terminarea liceului a lucrat ca designer-grafician la Cinema Otelul Rosu, judetul Caras- Severin, intre anii 1981-1983 si 1985- 1986.

Pasiunea pentru arta i-a condus apoi pasii catre Academia de arte vizuale « Ion Andreescu » din Cluj unde a reusit sa ocupe unul din cele trei locuri din Sectia de Grafica, in conditiile in care cele trei facultati din tara ofereau, prin concurs, apx. 9 locuri pe an, la o concurenta de apx. 3000 de candidati.

Dupa terminarea facultatii in 1992, a lucrat ca designer la Fabrica de cosmetice « Farmecul » din Cluj- Napoca.

Dupa aceea, s-a intors in cadrul liceului pe care l-a absolvit la Timisoara, in calitate de profesor de grafica si design unde a lucrat pina in anul2000.

In paralel a predat cursuri de grafica la Universitatea de Vest, Facultatea de arte plastice din Timisoara.

Alexandrina Caragioiu, avocat, este fosta colega de clasa a artistului la Liceul de arta « Ioan Vidu » din Timisoara, sectia de arta plastica, intre 1973 si 1981.

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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