Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 33 • Montréal • 15.05.2007

ARCHIVE

Émilie Andrewes
Eldon d’or (fr)
Clara Ness
Genèse de l’oubli (fr)
Felicia Mihali
La reine et le soldat (fr)

Mai 2007

La fin de l’alphabet, de CS Richardson

par Felicia Mihali

L’aventure d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi est une histoire improbable, mais tout à fait possible : un homme découvre qu’il est atteint d’une maladie incurable et qu’il ne lui reste qu’un mois à vivre. Que ferait-on à sa place? S’apitoyer sur son sort?  Se ruer sur la rédaction finale du testament? Ni l’un ni l’autre. Accompagné de sa femme, la très sage Zip, Ambroise décide de transformer le dernier mois qui lui reste à vivre dans un voyage initiatique. Plaisir ou découverte? Commencement ou aboutissement de ligne? Tout ce qu’on sait au début est que leur trajet ne suivra ni plus ni moins que l’ordre des lettres de l’alphabet : A pour Amsterdam, B pour Berlin, C pour Chartres, et ainsi de suite. À partir de la lettre K, cependant, le couple décide brusquement de retourner chez eux, dans un quartier paisible de Londres, pour finir leur voyage dans une maison qui porte en elle l’accomplissement de leur vie. C’est ici qu’Ambroise doit continuer son périple, parmi des objets et à côté de visages familiers. En compagnie de ces deux excentriques, on découvre qu’une fois en route, on n’arrête jamais, car tout parcours transcende la vie et la mort. Tel que l’alphabet, un voyage met de l’ordre dans ce qui semble aléatoire dans la vie d’un être humain. Même arrivé au bout, la fin de l’alphabet n’est pas la fin d’Ambroise, car quelqu’un est là pour prendre la relève.  

En cette période de l’année où les maisons d’édition sont en compétition pour nous proposer des bouquins de vacances, le livre publié chez Alto ne représente pas vraiment un ouvrage à emporter dans nos bagages à la plage. Le livre de CS Richardson a ce grand péché de finir trop vite.

Mai 2007

L’Islam entre tradition et modernité

Un regard lucide sur l’islam avec Sami Aoun

par Felicia Mihali

Au Québec, ce ne sont que ceux qui n’ont jamais ouvert la télé pour suivre les nombreuses nouvelles du Moyen-Orient qui ne savent qui est Sami Aoun. À leur égard, je résume en leur disant qu’il est quelqu’un à qui on peut faire confiance en ce qui concerne les questions du monde arabo-musulman. Professeur titulaire au département de science politique de l’Université de Sherbrooke, Sami Aoun se remarque par son ton calme et par son regard lucide sur les problèmes qui font la une des journaux depuis plusieurs années. La même impression est dégagée par le livre récemment publié aux éditions Varia, un entretien avec Sami Aoun mené par Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, journaliste indépendant et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études diplomatiques et stratégiques à l’UQAM. Sous le titre, L’islam entre tradition et modernité, ils nous offrent un bref aperçu sur le pourquoi et le comment de l’islamisme. Évidemment qu’aucun livre ne pourra jamais répondre exhaustivement à toutes nos interrogations concernant par exemple le terrorisme islamique ou l’avenir du monde arabo-musulman à l’ère de la globalisation. Cependant, la version de Sami Aoun représente une interprétation viable et pleine de sagesse sur les différends du monde arabe, sur leurs rapports avec la civilisation moderne, sur le rôle et l’avenir des États-Unis par rapport à leur ex ou actuels alliés. L’islam entre tradition et modernité est un livre qu’on lit d’un seul trait, d’autant plus que la compréhension de l’islam est une question qui nous concerne tous et sans délai.

Mai 2007

C S Richardson

La fin de l’alphabet

Traduit de l’anglais (Canada) par Sophie Voillot

Toute cette histoire est assez improbable. L’aventure d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi, alias Zip, aurait pu commencer un charmant dimanche matin baigné par un soleil d’avril, entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps et, peut-être, se terminer dans l’allégresse au crépuscule. Mais ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit. Ce jour-là, Ambroise Zéphyr échoue à son examen médical annuel. Le verdict est terrible : il est atteint d’une maladie inconnue et incurable qui ne lui laisse que trente jours à vivre. Fasciné depuis l’enfance par les abécédaires et les caractères d’imprimerie, ce graphiste féru d’art et d’histoire décide de prendre le large et de s’offrir un dernier (et merveilleux) périple autour du monde avec celle qu’il aime. Premier arrêt : A pour Amsterdam, puis B pour Berlin, C pour Chartres... Mais qu’arrivera-t-il lorsque viendra la lettre Z, la fin de l’alphabet ?

La traduction de The End of the Alphabet est signée Sophie Voillot, lauréate du Prix littéraire du Gouverneur général (catégorie traduction) pour Un jardin de papier (Alto, collection Coda). La conception graphique a, quant à elle, été confiée à Pascal Blanchet, jeune prodige de l’illustration québécoise ayant publié aux Éditions La Pastèque La Fugue, Rapide Blanc et Bologne (mai 2007). Une dizaine d’éditeurs internationaux, de l’Allemagne à l’Italie en passant par l’Angleterre et les États-Unis, ont prévu la publication de ce premier roman enchanteur à la narration inventive, best-seller au Canada depuis sa sortie en janvier 2007, et que les Éditions Alto sont heureuses de traduire en français, juste à temps pour les vacances estivales.

L’auteur

Récipiendaire de nombreux prix internationaux de design, C S Richardson est directeur du département graphique de la maison d’édition Random House à Toronto. Globe-trotter curieux et grand amateur d’art, il travaille présentement à l’écriture de son second roman.

« Ce livre est un bijou… l’écriture [de Richardson] possède une telle intensité visuelle et affective qu’à la fin de la lecture, tout nous pousse à recommencer. » The Globe and Mail

« Sublime, rien de moins. Un bref roman intense, articulé autour du magnifique cul-de-sac qu’est l’alphabet lui-même… Une histoire irrésistible… Évocateur, inoubliable, il parvient à donner à la fois le désir de voyager et celui de rentrer chez soi. »
Calgary Herald

« ... d’une humanité et d’une honnêteté si immédiates, et en même temps d’un tel romantisme, que le livre palpite d’émotion dans les mains du lecteur. »

The Edmonton Journal

Mai 2007

Sylvain Houde

L’odyssée de l’extase

Un centre culturel underground de Montréal est la cible d'un tueur en série. D'abord un bouncer, puis un bussboy, puis une serveuse… et plusieurs tombent.

Un enquêteur est chargé de l'affaire. Nous l'appellerons l'ECA. Habitué à la tristesse d'une vie avec femme et téléviseur, il sera le premier surpris de se découvrir une sexualité qu'il ne s'imaginait pas.

L'enquête de l'Odyssée de l'extase changera sa vie. Il plongera corps et âme dans les profondeurs d'un univers extatique qui s'ouvre à lui. Et il comprendra que sa vie ne sera jamais plus la même. 

L’auteur

Sylvain Houde a longtemps été disc-jockey aux Foufounes électriques. Il a collaboré à plusieurs émissions culturelles et littéraires de radio et de télévision en tant que chroniqueur, journaliste, recherchiste ou animateur. À titre de musicien, il a été membre des groupes électroniques Les Jardiniers et Pat & Thick. En 2002, il a publié le roman Ils iront au firmament et, en 2000, Un petit bleu bourgogne, recueil de « romans brefs » où on pouvait lire une première version de L’Odyssée de l’extase.

Mai 2007

Roxanne Bouchard

La gifle

 

Au Québec, on se contentait jadis de mornifles, de claques ou de taloches. C'est seulement en 1973, dans une petite communauté italo-québécoise du Bas-du-fleuve, que la première gifle fit son apparition parmi nous.

Un soir de noce, François Levasseur, peintre en femmes de tous âges et charmeur invétéré, s'embourbe dans une série de quiproquos pour le moins inconfortables.

Entre sa mère, sa petite amie, sa maîtresse et la mère de la jeune mariée, la joue du peintre se transforme peu à peu en cible de choix pour une main vengeresse.

La gifle constitue une leçon de vie exquise pour tous les giflés-nés, mais surtout un mode d'emploi incontournable pour les giflantes naturelles.  

L’auteure

Roxanne Bouchard enseigne la littérature au cégep de Joliette. Passionnée par la culture québécoise, la musique folklorique et la tradition orale, elle s’enthousiasme devant les univers ruraux, les personnages colorés et les surprises de toutes sortes qu’ils suscitent. Elle sculpte son crayon dans une correspondance hyperactive et elle publie, à l'occasion, des nouvelles dans la revue Moebius. Son premier roman, Whisky et Paraboles (VLB éditeur) a remporté le prix Robert-Cliche 2005.

Mai 2007

Sami Aoun

L’islam entre tradition et modernité

Entrevue de Jean-Frédéric Légaré-Tremblay

L’islam est au coeur de l’actualité internationale la plus fébrile : tensions au Moyen-Orient, terrorisme islamiste, régimes islamiques en déficit démocratique, etc. Cette civilisation jadis puissante et prospère, et cette religion qui fait chaque jour plus de nouveaux adeptes qu’aucune autre, traversent aujourd’hui une crise existentielle dont la compréhension exige une réflexion allant bien au-delà de l’actualité. Que s’est-il passé? Quels sont les événements historiques qui ont entraîné le déclin de la civilisation musulmane? Quels sont les fondements théologiques de l’islam et en quoi influencent-ils ses rapports avec la politique, la démocratie, la laïcité, la violence, l’Occident et les autres civilisations ou religions? Quel est le poids respectif des courants réformistes et fondamentalistes dans les régimes islamiques? Quelles sont les origines de l’islamisme et comment celui-ci manifeste-t-il? Et qu’en est-il des minorités musulmanes au Québec et au Canada?

Sami Aoun fait figure d’autorité au Québec sur les questions arabo-musulmanes. Il est régulièrement appelé à en commenter l’actualité dans les médias. Professeur titulaire au département de science politique de l’Université de Sherbrooke et spécialiste reconnu du Moyen-Orient et de l’islam, Sami Aoun discute avec nous des enjeux d’une civilisation et d’une religion prises entre tradition et modernité

Jean-Frédéric Légaré-Tremblay est journaliste indépendant et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études diplomatiques et stratégiques à l’UQAM.

Mai 2007

Hélène Koscielniak

Marraine

À l’insu de son mari Gilles, Normande, qui vit à Kapuskasing, s’inscrit à Secours aux Démunis, un organisme de charité qui parraine des enfants à travers le monde, et devient marraine de Jolino, un Dominico-Haïtien de dix ans. Travaillant dans le domaine de la construction, Gilles doit se rendre, quelques mois après le début du projet secret de Normande, en République dominicaine, à titre d’invité d’un riche entrepreneur avec qui il fait affaire. Cette nouvelle suscite de l’excitation pour Normande qui y voit l’opportunité de rencontrer l’enfant qu’elle soutient et sa mère, Gabriella, avec qui elle entretient une correspondance assidue. Mais, ce qui peut sembler chose acquise pour le Nord-Américain peut vite prendre le chemin du cauchemar ailleurs… Bien qu’étant un personnage résolu à affronter tout obstacle, Normande réussira-t-elle à concrétiser son rêve ? Comment faire et où trouver l’aide dont elle a besoin pour mener à bien son grand projet, à l’insu de son mari ?

Dans ce premier roman, Hélène Koscielniak nous fait découvrir les conditions de vie dans un batey, une agglomération pour travailleurs agricoles, ces braceros forcés d’y vivre encore aujourd’hui comme les esclaves d’antan. Marraine est aussi un roman qui sonde le coeur de deux femmes, si différentes par leur culture et si semblables
par leur condition féminine.

Avant de se consacrer à l'écriture, Hélène Koscielniak a assumé plusieurs fonctions relatives au milieu scolaire de l'Ontario. De 1996-2001, elle fut surintendante du Réseau de formation et de programmation du nord au Ministère de l'Éducation de l'Ontario, puis, de 1998 à 2001, agente de supervision pour le Conseil scolaire catholique du district des Grandes Rivières.

Les Éditions L’Interligne

Mai 2007

Hélène Rioux

Mercredi soir au Bout du monde

Roman

 « Le Bout du monde est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tous les jours de l’année, même le jour de Noël. On entend le nom, on le répète dans sa tête, on ferme un instant les yeux. S’il neige aujourd’hui, s’il pleut des cordes, qu’importe ? Le bout du monde existe ailleurs avec d’autres climats. Défilent alors derrière les paupières plage de sable fin, palmiers bercés devant une mer émeraude, île paresseuse au large, hameau dans la savane, parsemé de huttes étiques. »

Quelle heureuse idée a eue Hélène Rioux d’utiliser un lieu – un restaurant plutôt minable appelé Le Bout du monde —, pour construire un roman d’où tout part et où tout revient. Une idée simple, mais combien efficace, car il suffit d’un petit lien pour que l’imaginaire s’embarque sur un nouveau voilier et file vers des horizons qui sont parfois bouchés, parfois sans fin… Avec un savoir-faire extraordinaire, Hélène Rioux tisse un récit hybride qui nous captive sans cesse. Des femmes au parfum vulgaire cèdent leur place à des artistes qui ont lu tous les livres. Ailleurs, des musiciens réchauffent leurs vieux os sur les rives de la mer Noire. Et puis, on voyage du nord au sud et d’est en ouest. On croise le beau, celui des livres, celui des films, beautés si intenses qu’elles nous coupent le souffle. L’instant d’après, on écoute une conversation qu’on voudrait ne pas entendre : une femme dans la cuisine et le sentiment que la pauvreté et la misère suintent du plancher. Désolant et criant de vérité… Venez au Bout du monde. Le monde vous attend !

L’AUTEURE
Née à Montréal, Hélène Rioux a publié de la poésie, des nouvelles, des récits et cinq romans. Gagnante de plusieurs prix littéraires et finaliste à trois reprises au Prix du Gouverneur général du Conseil des Arts du Canada, Hélène Rioux est incontestablement « un véritable écrivain, un de ceux qui comptent au Québec aujourd’hui », pour reprendre le jugement de Gilles Marcotte paru dans L’actualité. Elle est aussi traductrice.

Photo: Kèro

Mai 2007

Anne Coleman

Sept étés de ma jeunesse

Souvenirs de North Hatley
(récit traduit par Hélène Rioux)

Elle, quatorze ans, lui, la quarantaine. Il est un écrivain célèbre. Il s’appelle Hugh MacLennan.

 « Je vois presque la main de M. MacLennan s’approcher et entourer ma cheville. Mais il ne le fait pas. Il ne traverse pas les quelques centimètres qui nous séparent. Je perçois néanmoins quelque chose de farouchement retenu dans l’air, une impression d’énergie refoulée. On dirait que nous retenons tous deux notre souffle. »

Qu’est-ce que la séduction sinon le sentiment pour une jeune fille de pouvoir percevoir dans l’oeil de l’autre un trouble qui s’appelle le désir? Anne fait la rencontre de Hugh MacLennan à North Hatley. Elle a quatorze ans. Elle veut devenir écrivain. Elle lit Tolstoï, les soeurs Brontë. Il est un écrivain célèbre, l’auteur de Deux solitudes. Il est incroyablement séduisant. Et puis, il l’écoute. Avec attention. Elle sait qu’elle est loin d’être sotte en plus d’être très belle. Pas de doute, M. MacLennan cherche par tous les moyens sa compagnie. Et cela la bouleverse. Car elle aime cet homme. Comme une jeune adolescente peut aimer un homme d’âge mûr. En silence. Dans l’effroi. Surtout ne pas faire de geste déplacé. « Sinon, dit-elle, il n’aurait pas continué à m’aimer. » Dans ce très beau récit, nous assistons à la naissance d’une idylle qui durera sept ans. Quelque chose comme un désir exacerbé et le sentiment que la puissance et la beauté de cet amour reposent sur l’interdit. Mais cela n’empêche pas la sensualité de suinter de partout. Deux corps se cherchent et se fuient. Se perdent à tout jamais. Et cela est infiniment touchant tout autant que parfaitement intolérable.

L’AUTEURE
Anne Coleman est née à Toronto. Elle a partagé son enfance, son adolescence et les débuts de sa vie adulte entre l’Ontario et le Québec. Bachelière ès Arts de l’Université McGill, elle a obtenu, par la suite, sa maîtrise en littérature anglaise de l’Université Bishop. Elle a enseigné à Westmount pendant cinq ans avant de se rendre en Colombie-Britannique où elle a été professeur pour le reste de sa carrière au collège universitaire de Cariboo à Kamloops. Elle habite actuellement à Victoria, où elle s’adonne à l’écriture et à la sculpture tout en étant une passionnée de la nature.

Photo : Robert Destrubé

Mai 2007

Michel Vézina

Élise

 

On dira qu’ils sont un peu sauvages, mais ils vivent dans un monde qui l’est encore plus qu’eux.  Montréal se meurt et Élise et Jappy rêvent de partir. Loin. En orbite. Sur une base spatiale, sur la Lune. Parce que dans Élise, la conquête de l’espace est au centre de tous les espoirs.  Élise et Jappy vivent en marge d’un monde qui a tué la dissidence. Élise a fait une connerie. Une grosse connerie. Jappy, amoureux fou, protecteur, capable de tout, risque sa vie pour elle et son salut.  Il est même prêt à acquérir un statut social! C’est tout dire…

L’auteur

Michel Vézina est chroniqueur à l’hebdomadaire culturel ICI, au journal d’opinion Le Mouton Noir et à l’émission littéraire Vous m’en lirez tant. Il a publié le roman Asphalte et vodka et deux recueils de nouvelles, Les contes de l’inattendu et Acid Run et il a traduit Negrophobia de Darius James. Il a été clown avec Bérurier noir, comédien forain et opérateur de machine à orgueil avec Le Cochon Souriant, théâtre ambulant dont il est le fondateur. Il a aussi coréalisé Singing Bridges et Le 2116, André Fortin, cinéaste, deux long métrages documentaires. C’est lui qui est l’instigateur et le directeur littéraire des Coups de tête.

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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