Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 33 • Montréal • 15.05.2007

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Du 17 mai au 2 juin

Théâtre Prospero

Production Le Groupe de la Veillée

Trans-Atlantique,
de Witold Gombrowicz

Adaptation et mise en scène :
Téo Spychalski

Communiqué de presse

Résumé de l’action 

L’action débute à l’arrivée de l’écrivain Gombrowicz, à bord d’un paquebot, dans le port de Buenos Aires en 1939. En accostant, il apprend que la Pologne est envahie et que la guerre est aux portes de l’Europe. L’équipage du bateau décide de reprendre la mer immédiatement. Gombrowicz, déchiré par des sentiments de trahison et de liberté, choisit finalement de demeurer à terre, en Argentine. Dans cette métropole inconnue, étranger sans le sou, il se trouve naturellement aspiré par la communauté des expatriés polonais. Il y fait la rencontre de gens étranges : hommes d’affaires louches, ambassadeur ampoulé et ses sbires, aristocrates pompeux, patriotes fanatiques ; puis il fait la connaissance d’un riche Argentin du nom de Gonzalo, dandy homosexuel à la recherche continuelle de jeunes proies. Soirée littéraire, duel et séquestration se succèdent : notre voyageur se voit mêlé à une suite d’histoires loufoques et déconcertantes. 

Mot du metteur en scène 

«Danser Gombrowicz»

Le Groupe de la Veillée propose une rencontre avec Gombrowicz. Gombrowicz avec ses mazurkas irrévérencieuses, ses polonaises blasphématoires et ses tangos peu orthodoxes. Un Gombrowicz nouveau, plus exotique, principalement connu hors de sa Pologne natale pour sa première pièce Yvonne princesse de Bourgogne, ou encore Opérette, toutes deux trop injustement apparentées au théâtre de l’absurde. Gombrowicz, maître du langage. Redoutable maître dans la multitude de façons de dire les choses, maître de la parodie et des références savoureuses. Et avec ça, il est toute limpidité, toute transparence ! Son aisance quasi illimitée, et en quelque sorte diabolique, à discerner et nommer le ridicule qui imprègne les façons de nous comporter ou de nous exprimer avec nos atavismes, nos miasmes et résidus d’immaturité, nous incite à voir dans ses écrits une littérature satirique du plus haut niveau. C’est juste, mais elle n’est pas que comique et satirique. Gombrowicz touche à la source inconsciente et involontaire de l’élément comique pour ensuite l’incarner dans les détails de son univers. Il ne nous dit pas seulement voilà comme c’est comique, mais il montre comment on devient comique, et ensuite ridicule, et puis pathétique. Gombrowicz est naturellement, comme on dit « de naissance », subversif. Mais cette perversité n’est pas descriptive ou démonstrative ; il sort l’homme du placard en en sortant lui-même et en y revenant : une jambe en avant, et puis un pas en arrière, et en avant et en arrière – une valse-hésitation – dehors et dedans, dévoiler et cacher, admettre et nier… et ainsi da capo tant qu’on est en vie.

Dansons un peu cette danse avec lui. 

Téo Spychalski 

Extraits de presse  

Ce roman d’apprentissage, aux confins de l’absurde et du surréalisme… Téo Spychalski le transpose judicieusement à la scène. Heureuses ellipses, qui en préservent vives les idées les plus fortes … je suggère grandement d’entreprendre la traversée à ceux et celles qui aiment voir les lieux communs battus en brèche. — Hervé Guay, Le Devoir 

C’est une satire, une critique de la société polonaise, mais c’est en même temps du divertissement. Il y a des moments absolument fabuleux, presque tous les personnages sont chorégraphiés, il y a des chants, de la musique…

Denis Gravereaux qui joue Gombrowicz, nous tient vraiment dans sa main…

Marc Zammit qui est fabuleux, a une voix à nous jeter par terre… Gabriel Arcand dans le rôle d’un père est impeccable. — André Ducharme, Radio-Canada 

Ce roman initiatique est porté par une langue absolument truculente… Téo Spychalski semble avoir compris qu'une parole aussi adroite mérite la sobriété. Il concentre ses efforts sur une traduction scénique des pulsions animant les protagonistes de cette folle aventure. Ainsi, semblant obéir à une désopilante mazurka, les acteurs exécutent une savante chorégraphie de tics, sautillements et empoignades. — Christian Saint-Pierre, Voir 

Étrange, mais envoûtant Gombrowicz… une belle découverte… toute la place aux acteurs et à la parole de cet auteur singulier. — Ève Dumas, La Presse 
 

Avec :

Denis Gravereaux, Marc Zammit,

Gabriel Arcand, Georges Molnar, Bernard

Carez, Richard Lemire, Michel-André

Cardin, Philippe Cyr et Marc Beaudin. 

Les 17, 18, 19 et 23 mai 2007 à 20 h

Les 25 et 26 mai à 20 h

Les 27 et 30 mai à 16 h

Les 31 mai et 1e juin à 20 h

Le 2 juin à 18 h 

1371, rue Ontario est

Relations de presse : Linda Soucy

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création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

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