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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 33 • Montréal • 15.05.2007 |
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Cinémathèque québécoise Une rétrospective présentée en collaboration avec SWISS FILMS Fredi M Murer Le plus sous-estimé des grands cinéastes suisses Communiqué de presse La Cinémathèque québécoise a le plaisir de présenter, du 30 mai au 9 juin, une des plus importantes rétrospectives de l’œuvre du cinéaste suisse Fredi M. Murer : une occasion unique de découvrir l’essentiel de la filmographie de cet auteur injustement méconnu. Expérimentateur à ses débuts, voyageur, observateur, carnets en main, Murer transpose son regard documentariste à la fiction. De ce passage naîtra notamment son grand film, L’Âme sœur, annonçant des films emprunts du réel mais ouverts au fantastique et au spirituel. Son dernier film Vitus sera projeté en ouverture du cycle, le mercredi 30 mai à 20h30. « Qui est Fredi M. Murer ? Peut-être le plus sous-estimé des grands cinéastes vivants. Certainement le secret le mieux gardé du cinéma suisse. Murer, en effet, n’a pas la réputation de ses compatriotes Tanner, Soutter, Schmid ou Goretta. Pourtant, son œuvre inspirante ne souffre aucunement d’être comparée à celles de ces gros noms de la cinématographie helvétique. Au contraire, on serait plutôt porté à affirmer qu’aucun de ceux-là n’a signé un film de l’envergure de L’Âme sœur (1985), cette splendide tragédie montagnarde, ce film dont l’ampleur, la rigueur et l’envolée spirituelle forcent la comparaison avec les plus grands, d’Andrei Tarkovski à Victor Erice. (…) Atypique, l’œuvre l’est d’emblée, les premiers films du cinéaste étant de brillants exercices de style, réalisé avec une grande diversité d’approche. Son premier court métrage, Marcel (1962), tourné en super 8 et monté sur une musique d’Edgar Varèse, évoque l’avant-garde russe des années 1920, Sylvan (1964) se réfère clairement à l’expressionnisme allemand, tandis que Chicorée (1966) joue avec les procédés surréalistes. (…) En 1974, après avoir passé six mois avec les paysans du canton d’Uri à préparer l’adaptation de cinq légendes montagnardes, Murer transforme son projet en un documentaire dans lequel il donne la parole à ces gens peu bavards. Ce n’est pas notre faute si nous sommes des montagnards (aussi connu sous le titre Nous montagnards dans nos montagnes) est ainsi son premier grand film, documentaire majeur dont le propos et le décor annoncent L’Âme sœur. (…)» Marcel Jean, auteur, critique, enseignant. Extrait du texte de Marcel Jean publié dans le numéro 88 de la Revue de Cinémathèque. La Cinémathèque tient à remercier SWISSFILMS ainsi que le Consulat de Suisse à Montréal. Vitus Réal. : Fredi M. Murer [Suisse-All., 2006, 120 min] avec Teo Gheorghiu, Bruno Ganz, Julika Jenkins Des parents se préoccupent de préparer un bel avenir à leur enfant surdoué. À la suite d'une chute, le garçon se retrouve dans le coma. À son réveil, il n'est plus le génie qui faisait la joie de son père et sa mère. " [...] ici, l'enfant est réellement un prodige. Cela permet au metteur en scène de faire de longs plans dans lesquels l'enfant entre dans une salle, s'assied au piano et commence à jouer des pièces éclatantes. C'est l'aspect le plus émouvant et le plus surprenant du film. " (Antonio Mariotti, 2006) (Le film sera précédé d’un court métrage de Fredi M. Murer) |
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