![]() |
![]() |
| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 33 • Montréal • 15.05.2007 |
|
Selon Charlie Durée : 2h10 Distribution : Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon, Benoît Magimel, Patrick Pineau, Ferdinand Martin Réalisation : Nicole Garcia Scénario : Jacques Fieschi, Frédéric Bélier-Garcia, Nicole Garcia Production : France Photo : www.mongrelmedia.com/press/Selon_Charlie/index.html Par Tina Armaselu Charlie (Ferdinand Martin) est un enfant de 11 ans, passionné par la Préhistoire et le boomerang, mais en même temps et malgré lui, il est le témoigne silencieux de la relation extraconjugale de son père (Vincent Lindon). Sa manière d’agir a l’effet d’un boomerang, avec des répercussions sur lui mais en frôlant les destins entrecroisés d’autres personnages. Le film est une incursion dans l’univers mouvementé de 6 hommes dont les actions, au début disparaîtes, tentent de converger vers une image kaléidoscopique d’ensemble. Même si parfois les connexions entre les personnages semblent un peu déconcertantes, le spectateur découvre au fur et à mesure des liens entre les trajets solitaires des protagonistes qui forment une sorte d’échantillon humain étudié avec une certaine finesse. Le tout sous le signe de l’homme préhistorique Dirk - le sujet des conférences que le scientifique Matthieu (Patrick Pineau) présente dans la ville - qui d’après toutes les apparences avait quitté sa tribu pour mener sa mystérieuse et fatale quête solitaire.
Fracture Durée : 1h55 Distribution : Anthony Hopkins, Ryan Gosling, David Strathairn, Rosamund Pike, Embeth Davidtz Réalisation : Gregory Hoblit Scénario : Daniel Pyne, Glenn Gers Production : Etats-Unis Photo : www.allianceatlantismedia.com par Tina Armaselu Ted Crawford (Anthony Hopkins) est un brillant ingénieur, spécialiste en aéronautique et mécanique de fracture, capable, selon lui, de détecter les points faibles de tout système, mécanique ou autre. En découvrant que sa femme, Jennifer (Embeth Davidtz), le trompe, il décide de la tuer et met au point un plan pour le « crime parfait ». Après avoir avoué sa tentative au policier arrivé sur les lieux de la tragédie, il est arrêté et appelé en justice. Mais les choses ne sont pas si simples comme le croit à la première vue le jeune et ambitieux procureur Willy Beachum (Ryan Gosling), chargé de résoudre le cas. Le procès se transforme en un jeu de chat et souris entre les deux, chacun essayant de trouver et d’utiliser à son avantage le point faible de l’autre. Si le film n’est pas complètement dénué de clichés (la confrontation entre deux personnages charismatiques - qui constitue en effet l’axe central d’intérêt, le déroulement plan - crime - procédure judiciaire, le jeu de séduction entre Beachum et sa future patronne), il y a cependant deux choses qui retiennent aussi l’attention. L’une est la technique de capture de la lumière, produisant des effets inattendus sur les personnages et les objets qui semblent entourés parfois d’une aura bizarre. L’autre est la présence (dès le générique) d’une machinerie étrange, une invention de Crawford, dédiée à l’étude des déviations et du mouvement des boules translucides de verre, à travers un système intriqué de trajets préétablis. Symbole de la minutie du plan du protagoniste ? Le mécanisme peut également paraître comme symbole du film même. Car si certains points de la trame semblent susceptibles de controverses, c’est alors au spectateur de trouver les « failles dans le système ».
Hot Fuzz Durée : 2h01 Distribution: Simon Pegg, Nick Frost, Jim Broadbent, Timothy Dalton Réalisation : Edgar Wright Scénario : Edgar Wright, Simon Pegg Production : Grand Bretagne Photo : www.allianceatlantismedia.co par Tina Armaselu Pour son excès de zèle et ses qualités exceptionnelles, Nicholas Angel (Simon Pegg), un policier à Londres, est transféré par ses supérieurs à une unité de Sandford. C’est un petit village où les seuls événements à noter sont l’air blasé des policiers locaux, la disparition d’un cygne et la vente de breuvages alcooliques aux consommateurs sous l’âge légal. Mais comme les apparences sont toujours trompeuses et une suite d’incidents étranges commence à se produire, le très diligent officier Angel a l’occasion de déployer ses talents sous le regard admiratif de son nouveau collègue et ami Danny Butterman (Nick Frost). Inspiré par des films policiers du genre Bad Boys II (que les protagonistes regardent d’ailleurs dans une des scènes), Hot Fuzz semble parodier en effet les productions américaines supra saturées de « guns » et de super héros. Assez violent et peut-être un peu exagéré (ce qui fait penser plutôt à une déviation imaginaire par endroits) et un peu trop bruyant à son point culminant, le film ne manque pas cependant d’un certain humour dans son ensemble. |
| Littérature | Poesie | Essai | Prose | Livre | Politique | Arts Vis | Événements | Archives | Musique | Contact | Interview | ||||
Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés |
|||||||||||||||
|
|