Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 32 • Montréal • 15.04.2007

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Otilia Tunaru
Interview avec Shola Doummar (fr)

Avril 2007

Un musicien polyvalent et passionné, avec plein d’imagination.

La Musique du monde avec MUNDO

« La musique est un art qui dure juste le temps de l'interprétation… »

par Luz Garcia de Zielinski

 

Je suis allée voir l’artiste dénommé Mundo à l’un de ses concerts, il y a quelques semaines, à l’Association grecque au 5350, rue Parc où il a joué sa belle musique, à l’occasion du premier anniversaire de l’existence de l’Association des Femmes d’affaires péruviennes. Il a délecté le public avec sa musique et sa voix et il a mis l’ambiance lors de cette magnifique soirée. Son nom, Mundo, veut dire en espagnol le monde et il l’a choisi puisqu’il symbolise, entre autre, la variété musicale de Montréal. Mundo est un artiste qui veut rapprocher son public avec sa musique qui est variée mais également par la diversité d’instruments qu’il sait jouer, que ça soit la guitare acoustique, électrique, la flûte transversale ou de pan, en passant par le piano, le clavier, les congas, etc.. De plus, il chante en français, en espagnol et en anglais.

Son répertoire musical est riche et varié, il peut interpréter la musique folklorique mexicaine, sud-américaine mais également la musique pop française, québécoise, américaine ou espagnole. Mundo a commencé sa profession depuis le plus jeune âge et, contrairement à beaucoup d’artistes, il a été appuyé dans sa démarche par sa mère et le reste de sa famille. Artiste autodidacte, il s’est formé en écoutant la musique des autres, en l’assimilant et en la pratiquant. Il ne peut pas concevoir sa vie sans jouer de la musique, sans partager sa passion avec le public. Depuis quelques années, il se produit ici et à l’extérieur chaque semaine, que ça soit dans les salles de spectacle, des clubs privés, des cafés, des bars prestigieux de Montréal ou simplement dans des fêtes privées. Les connaisseurs le classent comme un musicien polyvalent et passionné, avec plein d’imagination.

Ce grand artiste tenait à partager avec vous certaines de ces expériences personnelles et professionnelles et je suis allée le rencontrer pour lui poser quelques questions.

LUZ : Comment avez-vous su que la musique fera partie de votre vie ?

Mundo : J'ai commencé à chanter chez moi en écoutant la radio. J'ai dit à ma mère que je voulais chanter dans un endroit où les gens pouvaient m'écouter, elle m'a conseillé d'aller à la chorale de l'église de mon quartier.

L. : Quelqu’un dans votre famille vous a-t-il inspiré ?

M.: Non, il n’y a personne dans ma famille proche ou dans mon entourage qui fait de la musique. Je pense que j'ai un don naturel.

L. : De quel pays venez-vous ?

M. : Du Mexique, la ville de Mexico, mon petit village d’environ 30 millions d'habitants !

L. : Est-ce qu’il a été facile de vous intégrer à Montréal comme artiste ?

M. : Non, il y a beaucoup de concurrence à Montréal, de très bons musiciens qui viennent de partout, des gens très talentueux, je considère que je n'ai pas encore fini de me tailler une place à Montréal. Malheureusement, peu de gens me connaissent à date.

L. : Racontez-nous une expérience où la musique vous a sauvé d’une situation ou qu’elle a joué un grand rôle dans votre vie ?

M. : Quand je suis arrivé dans la ville de Québec, car j'ai déjà vécu pendant 8 ans dans cette ville magnifique, la première année fut terrible et très difficile pour moi. Je n'avais ni d’emploi, ni beaucoup d’amis, ni d'argent, en plus, je ne parlais pas le français ! Tous ces éléments m'ont conduit à une forte dépression, à tel point que j'ai fait une tentative de suicide. Je pense que le manque de soleil a joué également un rôle important. J'arrivais de Cancun où j'avais vécu pendant 4 ans. Alors le contraste a été frappant. Heureusement, je n'ai pas réussi à m'enlever la vie. J'ai du être en convalescence pendant des mois, cependant, je n’ai pas arrêté de faire de la musique, et mes amis m’ont forcé à continuer à respecter les contrats où j’étais engagé. La musique me permettait d'oublier mes problèmes, car interpréter une chanson exige une grande concentration, un ancrage dans le moment présent. De toute façon, je ne pense pas que je pourrai arrêter de jouer. C'est un besoin immense et profond, le fait de partager ma musique. C’est thérapeutique.

L. : Depuis quand pratiquez-vous votre musique ?

M. : Depuis l'age de 8 ans, donc ça fait environ 26 ans, que je n'ai pas arrêté de faire de la musique.

L. : Avez-vous une préférence pour un instrument ou une sorte de musique ?

M. : J'aime beaucoup jouer de la flûte Kena, les instruments à vent ont la particularité de transformer le souffle vital en musique. La musique qui en résulte, vient du fond du musicien et j’aime jouer de la guitare également puisque ça me permet de m'accompagner quand je chante.

L. : Avez-vous déjà enregistré des CD’s ?

M. : Oui, six environ, mais je ne les ai pas mis encore sur le marché. Je me prépare pour en mettre un CD qui sera une sélection de tout ce que j'ai déjà enregistré.

L. : Durant votre récent voyage au Pérou, avez-vous joué avec d’autres musiciens là-bas ?

M. : Oui, avec un quatuor de jazz que j'ai rencontré dans un bar de la ville de Cuzco. J'avais mon inséparable flûte Kena et j'ai joué et improvisé avec eux. J'ai rencontré d'autres musiciens à différents endroits, ils étaient surpris de voir un Mexicain qui connaissait la musique péruvienne.

L. : Quel type de musique avez-vous joué au Pérou et où exactement ?

M. : J'ai joué en solo au "Mandela bar", un bar dont la propriétaire, Lesley, est une amie très proche. J'ai interprété une sélection des chansons de l'Amérique latine et des textes des auteurs comme Violeta Parra, José Alfredo Jiménez , Chabuca Grande, Silvio Rodríguez, Francis Cabrel et bien d'autres. Mais l’un de mes plus beaux souvenirs est la rencontre avec Walter, un Péruvien, qui est devenu mon ami et qui tenait un petit restaurant très mignon à la ville de Cusco. Nous nous sommes rencontrés chez mon amie africaine Lesley. Elle nous a présentés et presque tout de suite, nous nous sommes mis à jouer et comme nous n’avions qu’une seule guitare (la mienne) chacun joué et chantait une ou deux chansons, à son tour. Nous avons continué à chanter jusqu'à quatre heures du matin. L’expérience fut inoubliable. C'était superbe !

L. : Est-ce que vous avez-déjà gagné de prix ici, au Mexique ou ailleurs ?

M. : Oui, dans la ville de Québec, j’étais le gagnant lors d’un concours, mais le jour de la remise des prix, j'étais pris pour faire un spectacle. Alors je ne suis jamais allé le réclamer. De toute façon, le plus important pour moi que d'avoir un prix, c'est le fait d'avoir un public qui puisse écouter ma musique.

L. : Pratiquez-vous un autre art ?

M. : J'aime beaucoup la danse, je danse surtout la salsa, mais je le fais juste pour m'amuser.

L. : Allez-vous enregistrer d’autres C.D.’s ?

M. : Oui, je pense que j'ai l’obligation de partager ma musique avec le public. La musique est un art qui dure juste le temps de l'interprétation, contrairement à la peinture, qui est là, imprégnée sur une toile de façon plus concrète. Alors la seule façon de préserver la musique c’est en l'enregistrant. Je pense que pour la fin de 2007 j'aurai quelque chose à proposer.

L. : Pensez-vous faire de tournées au Québec ?

M. : On m’a demandé justement si j'étais disponible pour aller jouer à la ville de Québec cet été. Alors, pas une tournée comme telle, mais quelques spectacles certainement en dehors de Montréal.

L. : Est-ce que vous jouez avec des groupes également ?

M. : Pour l'instant je me produis surtout en solo, mais j'ai déjà participé à un projet très intéressant cet hiver. J'ai joué avec le groupe « Reflejos ». Une formation dont les intégrants sont des plusieurs origines: chilienne, australienne, canadienne et mexicaine. Pour le moment, deux des quatre musiciens de la formation sont parties en Australie. Ils devraient être de retour au mois de juillet 2007 et on devrait reprendre le projet.

L. : Voulez-vous partager quelque chose d’autre avec nos lecteurs et nos lectrices ?

M. : Oui, j'ai parlé d'une tentative de suicide ratée (heureusement !). Je pense que tout le monde passe par de moments difficiles au cours de sa vie. La leçon que j'ai retenue de cette tentative de suicide est que les moments difficiles et les moments heureux ne sont jamais éternels. Alors dans les pires moments, il faut garder l'espoir, il faut s'accrocher et ne pas hésiter à demander de l'aide. Il ne faut jamais abandonner ! Je pense que si j'avais réussit ma tentative de suicide, j'aurais manqué tellement des belles expériences mais aussi de moins belles. Mais la vie est faite ainsi, avec des hauts et des bas. Maintenant, j'apprécie énormément chaque jour, je profite au maximum du temps qui me reste. J'ai appris à aimer la vie d'avantage…

L. : Merci MUNDO pour votre générosité, pour votre belle leçon de vie et bonne continuation avec votre belle musique….

M. : Merci pour cette opportunité de partager avec le public une parcelle de ma vie.

Photos: Mundo à Perou en mars 2007

Avril 2007

Il faut une vie saine pour réussir sur la scène. Je fais souvent une analogie entre la vie d’un chanteur et celle d'un sportif professionnel.

Interview avec le ténor d’origine roumaine Corneliu Montano

par Otilia Tunaru

Parmi les  stars académiciens de 2004, le Roumain Corneliu Montano s’est fait remarquer par son style qui côtoie le classique de style pop. Sa voix qui s’élance audacieuse a impressionné le jury et a ému le public qui a apprécié cette nouvelle approche musicale. Malgré son jeune âge, il s’est vite affirmé; la même année, il a préparé son premier album avec des chansons en français, en anglais et en italien. Il ajoute un plus d’émotion aux chansons classiques; sa voix ennoblie par une exécution juste et vibrante.  

        Corneliu a étudié le chant au Canada, aux États-Unis et en Europe; il a interprété sur scène des rôles  de premier à l’opéra. Le jeune ténor a partagé la scène avec plusieurs artistes de renommée internationale; pendant l’été 2005, il a été l’artiste invité dans les spectacles canadiens du pianiste Richard Clayderman. En mai 2006, Corneliu a fait son début au prestigieux Carnegie Hall de New York; suite à cet événement, il a commencé une collaboration avec M. John Kiehl, Producteur et Fondateur des Studios Soundtrack à New York et Boston. Lors du concert de Noël 2006, Corneliu a interprété des « colindes »;  sa voix unique a enveloppé comme une cape de soie l’intensité des textes et des mélodies populaires roumaines. Sa vie est un voyage continuel entre New York et Montréal, entre les études et les spectacles, entre les grands classiques et autres rythmes qu’il aborde avec aplomb.

        Présentement, Corneliu Montano se prépare à jouer dans la revue musicale «Luis Mariano - Le coeur qui chante », qui mettra en vedette 14 artistes, chanteurs, danseurs, comédiens et musiciens. Il aura pour covedette Meggie Lagacé, son amoureuse, elle-même une star académicienne.

       Prochainement, le 19 avril 2007, Corneliu fêtera son 24e anniversaire. Ses fans peuvent lui adresser des souhaits sur son site officiel : www.corneliumontano.mu

Bonne fête Corneliu Montano et bonne route sur le chemin du succès! Le côté agréable de ta personnalité, ton talent et surtout ton travail acharné sont tes meilleurs guides pour arriver à bon port ! 

OTILIA TUNARU : Vous détenez le rôle principal dans le spectacle Luis Mariano, le cœur qui chante, qui sera présenté au Centre Culturel de Joliette au début de l’été. Pourquoi un spectacle sur Luis Mariano et comment a débuté ce projet? 

CORNELIU MONTANO : On m'a abordé pour le projet de Luis Mariano l'automne dernier. Robert Vinet et Mouffe ont eu l'idée de recréer la vie de Luis Mariano en spectacle. Mouffe ayant l'expérience avec Elvis Story ainsi que Dalida, a eu une très bonne idée sur la façon d'illustrer ceci. Présentement, l'opérette "Le Chanteur de Mexico ", est très populaire à Paris et Roberto Alagna a sorti un disque intitulé "C'est Magnifique " qui a un grand succès en Europe. Donc, je crois qu'il y a là une belle opportunité d'offrir au public sa vie en spectacle.  

O.T. : Vous incarnez Luis Mariano, le ténor basque qui a été, à la scène comme à l'écran, le prince de l'opérette. Comment vous êtes-vous préparé pour interpréter ce rôle?

C.M. : Ce rôle est très exigeant, puisqu'il s'agit d'un répertoire difficile.  Je dois apprendre le répertoire d'un des plus grands ténors des années 50-60 et réussir à rendre cette belle musique en une soirée. Il faut beaucoup de travail vocal et une discipline extraordinaire pour y arriver.  Je travaille avec des répétiteurs à Montréal ainsi qu'avec mon professeur de voix à New York.  Je suis encore jeune et ne veux pas avoir de problèmes vocaux après ce projet.  C’est un projet qui s'étale jusqu'en 2008.  Nous commencerons les présentations à Joliette pour la saison estivale et ferons une tournée en province par la suite! 

O.T. : Le ténor est né en 1914 en Espagne et est mort en 1970 à Paris. Pendant une dizaine d'années, il a dominé le monde de la chanson et de l’opérette. Sur quelle période et sur quel aspect de sa vie sera mis l’accent?

C.M. : Le spectacle est présenté en 22 tableaux qui illustrent sa vie  depuis son arrivée en France jusqu'à sa dernière opérette. Nous n'avons pas de points précis, mais nous ferons un vrai voyage à travers sa vie et ses chansons.   

O.T. : Dans ce spectacle vous chantez, vous dansez, vous jouez du théâtre. Avez-vous participé à la conception du spectacle ou à l’arrangement musical?

C.M. : On pourrait bien dire que c'est un "One man show".  Il y a une quinzaine de chanteurs, choristes, comédiens et musiciens sur scène, mais ça tourne autour du personnage principal.  J'ai beaucoup participé à la création musicale du spectacle Nous faisons un clin d'oeil aux années ‘50, mais les arrangements sont très contemporains.  J'ai intégré, avec le directeur musical Stéphane Aubain, des passages classiques d'opéras, de musique française.  J'ai été très impliqué dans la création musicale. 

O.T. : Dans vos choix de musique, vous passez du style classique au style pop. À quel public vous adressez-vous?

C.M. : Mon public est assez large, je crois. C'est certain qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, mais l'important c'est de croire en ce que l'on fait.  C'est impressionnant de voir qu’il y a des petits enfants de 7 ans comme des adultes qui viennent me serrer la main pour ce que je fais! 

O.T. : Pour arriver à de telles performances, quels sont les sacrifices à faire et quel est le secret de votre évolution?

C.M. : Premièrement j’ai une vie très disciplinée. Il faut une vie saine pour réussir sur la scène. Je fais souvent une analogie entre la vie d’un chanteur et celle d'un sportif professionnel. Il faut faire des vocalises tous les jours et faire très attention à sa voix. On ne peut pas aller dans les extrêmes. Il faut aussi avoir une diète adéquate. Par exemple, je dois faire attention aux produits laitiers avant un spectacle. 

O.T. : Le succès fulgurant à l’émission populaire Star Académie en 2004, vous a changé ou vous êtes toujours resté le même?

C.M. : L'émission Star Académie a certainement changé ma vie. Par contre, je ne pense pas vraiment avoir changé au fond de moi-même. C'est plutôt le monde autour de moi qui a changé. J'ai acquis beaucoup d'expériences sur scène et à la télévision. J'ai aussi appris comment vivre avec le stress. 

O.T. : Est-ce que vous envisagez sortir un nouvel album prochainement? Quels sont vos projets d’avenir?

C.M. : Suite à mes débuts à Carnegie Hall, en mai dernier, j'ai rencontré des producteurs à New York avec qui je travaille depuis. Nous travaillons sur le répertoire de mon deuxième album.  C'est un processus délicat, mais je suis très chanceux d'être aussi bien entouré! Le 28 avril, je ferai partie du spectacle intitulé "Les Étoiles Roumaines de l'Opéra" offert a l'église Saint Nicolas à Montréal.

Nouveau spectacle musical 
 
Écrit et mis en scène par MOUFFE

Comédie égocentrique 
écrite par 
 
Stéphane E. Roy  
Avec

Corneliu  
dans le rôle de  
Luis Mariano

Du 20 juin au  
25 août 2007

 
au Cabaret Telus de  
la salle Rolland-Brunelle

à la salle de l'Envol 
(1270, rue Ladouceur, Joliette)

 
Les mercredis, jeudis,  
vendredis et samedis à 20h30

www.ccultjoliette.qc.ca

BIOGRAPHIE

Corneliu Montano est à la fois charmeur et blagueur, optimiste et jovial, sérieux et posé. Il a beaucoup d’ambition et s’investit avec passion dans tous les projets qu’il entreprend.

Né à Bucarest, en Roumanie, Corneliu Montano a étudié le chant au Canada, aux États-Unis et en Europe. Si sa vie est partagée entre New York et Montréal, et c’est au Québec qu’il a choisi de s’installer. Il a étudié notamment auprès de Richard di Renzi, qui le conseille encore aujourd’hui, et avec la grande soprano Virginia Zeani, de même qu’au prestigieux Purchase Conservatory de New York, au Conservatorio di Mantova, en Italie, et à l’Académie de musique de Bucarest. Corneliu Montano a été ténor soliste et a, entre autres, interprété sur scène des premiers rôles dans des opéras de Gounod, Menotti et Verdi avec le Purchase Conservatory.

Après s’être classé parmi les finalistes de Star Search et American Idol, c’est Star Académie 2004 qui lui a donné sa chance de percer lorsqu’il a été sélectionné parmi plus de 6700 candidats pour participer à la populaire émission. Au printemps  2004, il a eu le plaisir de partager la scène avec plusieurs artistes de renommée internationale tels que Lara Fabian, Samantha Fox et Les Gypsy Kings.  Avec les autres artistes de Star Académie, il s’est produit sur les plus grandes scènes du Québec et de l’Ontario dans le cadre de La Tournée Star Académie 2004, l’été dernier.

Corneliu a été invité au Festival d’été de Québec 2004, pour se produire  sur la scène avec Helmut Lotti et Gino Quilico. Il a chanté également avec Nathalie Choquette à quelques reprises  et avec l’Orchestre Symphonique des Laurentides.

En novembre 2004, Corneliu lançait son premier album solo. Un album éponyme qui reflète bien ses goûts éclectiques et l’aisance avec laquelle il passe de la musique pop au répertoire vocal plus classique. 

À l’été 2005, il était l’artiste invité pour les spectacles canadiens de la tournée internationale du pianiste Richard Clayderman, à Québec, Montréal et Toronto.

En mai 2006, Corneliu a fait ses débuts au prestigieux Carnegie Hall de New York en compagnie de la soprano Patricia Danzig.  Suite à cet événement, Corneliu a commencé une collaboration avec M. John Kiehl, Producteur et Fondateur des Studios Soundtrack à New York et Boston. 

Présentement, Corneliu se prépare pour le rôle de Luis Mariano dans la comédie musicale Luis Mariano, « Le Cœur qui chante »,  dont Mouffe assure la mise en scène.

Crédit biographie : www.corneliumontano.mu

Photo : Corneliu Montano dans la revue musicale «Luis Mariano - Le coeur qui chante»

Credit photo : www.ccultjoliette.qc.ca

Avril 2007

Comme les peintres impressionnistes, elle aime bien capter le  moment…

Francine Bertrand - Femme attachante et artiste passionnée

« La peinture m’a sauvé la vie, c’est une thérapie où j’y mets toute mon émotion… »

par Luz Garcia de Zielinski

 

     J’ai eu le plaisir de connaître Francine Bertrand il y a déjà quelques années : depuis, elle est restée aussi attachante comme artiste que comme personne.  J’aimerais vous la faire découvrir à travers cette rubrique et partager ce qu’elle m’a confié lors de cette entrevue.

Mme Bertrand est une personne très impliquée dans son milieu : j’ai eu le bonheur de collaborer avec elle, il y a environ 5 ans, lors de l’organisation d’une des nombreuses activités où elle a participé.  Elle a aidé à concrétiser une panoplie de projets à Verdun et dans le sud-ouest, comme la « Journée interactive » en 2002 à Verdun, les échanges entre des artistes réalistes  et des enfants aux Terrasses de Verdun et plusieurs expositions organisées à Verdun et ailleurs.

C’ est une artiste multidisciplinaire qui fait partie de trois groupes d’artistes du sud-ouest : « Groupe d’artistes réalistes de Verdun », « Festive -art » et « Les Argoulets ».  Ce qui frappe chez elle, c’est sa simplicité, sa réserve et le fait qu’elle préfère être en « arrière plan ».  Toutefois, son talent et sa créativité la mettent à l’avant et lui ont valu plusieurs prix et mentions depuis 2003.  La même année, elle s’est vue décerner le prix du public suivi par l’acquisition de ses tableaux par la Ville de Verdun. L’année suivante, elle s’est mérité le prix du « Pinceau d’argent » parmi plusieurs œuvres en compétition.  En 2005, elle a gagné le prix tant désiré par beaucoup d’artistes de Verdun et du sud-ouest : « Le Pinceau d’or ».  Son talent a été reconnu et son tableau primé comme étant  la meilleure peinture présentée en 2005 : celle-ci orne actuellement l’un des murs de l’Édifice de l’Hôtel de Ville à Verdun. Ses tableaux font partie de plusieurs collections privées ici et ailleurs.

Son amour pour cet art remonte à 1993, quand une de ses connaissances lui a suggéré de commencer à peindre. Suivant ce conseil, elle s’est  procuré le matériel  - toiles, pinceaux, couleurs, - c’est ainsi qu’elle a débuté.   À cette époque là, elle ignorait  qu’elle avait un talent inouï et un don naturel pour la peinture. À sa grande surprise, elle a constaté qu’effectivement, elle avait du talent et qu’elle adorait peindre.

Suite aux encouragements de son entourage et au bien être que ça lui procurait,  elle a décidé de suivre un cours privé de quelques mois et depuis, elle n’a pas cessé de créer!  Plusieurs expositions, concours, activités, festivals et symposiums s’enchaînent, à Montréal et à l’extérieur ! 

En 2003, lors d’une exposition collective, un marchand d’art lui a proposé de présenter ses œuvres en France notamment, mais elle a refusé   tenant à rester ici, son pays natal.

Son style est résolument figuratif et très coloré. Elle a une touche impressionniste  et comme les impressionnistes, « elle aime bien capter le moment présent et l’impression qu’il génère».  Parmi ses sujets préférés figurent la nature morte, les paysages, les portraits et, plus généralement, la beauté de la vie, car « la vie est courte et il faut s’attarder aux belles choses que la vie nous offre».  Dans ses tableaux, il y a toujours une belle lumière qui représente, pour elle, l’espoir d’un monde meilleur. Son médium préféré est l’huile, pour sa texture et son odeur.

La peinture pour Mme Bertrand a été décisive dans sa vie et comme elle me l‘a confié : « la peinture m’a sauvé la vie, c’est une thérapie où j’y mets toute mon émotion, tout en ayant le souci du détail.  La peinture m’aide à exprimer tout ce qui est à l’intérieur de moi.  C’est plus qu’une profession ou qu’un passe temps : c’est une passion, c’est ma passion! »

Depuis quelques années, elle enseigne à LaSalle où elle est aimée et respectée de ses élèves : des enfants auxquels elle réussit à transmettre son amour et sa passion pour la peinture! 

LUZ : Mme Bertrand, quelle a été votre première sensation quand vous avez tenu les pinceaux dans vos mains?

Francine Bertrand : Franchement, ce fut  un coup de foudre!  Quand j’ai eu les pinceaux et la palette de couleurs dans mes mains, tout de suite, j’ai su que nous n’allions plus nous quitter!

L :    Vous préférez peindre, seule ou en groupe?

FB : J’aime beaucoup peindre seule dans mon atelier parce que la création demande de la solitude et de la concentration. Je partage ma passion en exposant mes oeuvres, j’adore échanger avec d’autres artistes et avec le public.

L :    Est-ce que vous vous attachez beaucoup à vos tableaux?

FB : Au départ, c’était difficile pour moi de les vendre,  je voulais tous les conserver.  C’étaient mes bébés mais maintenant, je n’ai plus cet attachement.  Je sais qu’ils vont être en bonne main avec des personnes qui vont les apprécier.

L :    Préparez-vous des expositions solo ou en groupe dans l’immédiat?

FB : Je viens d’exposer à l’ACSO (Association Culturelle du Sud-Ouest) et je vais participer à d’autres expositions et événements, surtout dans le sud-ouest mais également à l’extérieur. Normalement, durant l’été, je participe à plusieurs symposiums et activités et cette année ne fera pas exception.

L :   À part vos prix individuels, avez-vous gagné  des prix de groupe?

FB : Effectivement, avec mon groupe Artistes-réalistes des Terrasses (ART) de Verdun, nous avons gagné le Prix Méritas en 2005 avec « L’amitié n’a pas d’âge » pour notre participation bénévole au rapprochement des générations. À travers l’art, nous créons des échanges entre les jeunes et les aînés. De ce projet est né le groupe « Les Amis des Arts » qui consacre du temps bénévolement à ces jeunes. 

L :   Dans quel sens l’art vous a-t-il sauvé la vie?

FB : Il m’aide à dire et à exprimer tout ce que je ne peux pas dire à travers les mots, il m’aide à croire à la beauté de la vie et à un lendemain meilleur malgré les choses difficiles que nous devons vivre! Sans l’art, je ne serais pas la personne que je suis, l’art m’a donné beaucoup d’espoir dans la vie. 

L :    Aimez-vous enseigner aux enfants?

FB : J'adore enseigner aux enfants, ils sont le futur de la planète. C’est très important de bien les entourer dès leur tendre enfance!

L :   Quel projet artistique aimeriez-vous réaliser?

FB : Une grande fresque avec d'autres artistes. Peut-être un jour, je pourrai la réaliser avec les membres de l’un des groupes dont je fais partie.

L :   Avez-vous autre chose que vous aimeriez partager avec nos lecteurs et nos lectrices?

FB : Oui, de rêver et de ne jamais abandonner.  Rappelez-vous que les rêves risquent de se réaliser!

L :   Quelle femme passionnante vous êtes!  Merci et félicitations, Mme Bertrand. Continuez votre merveilleux travail, pour nous, pour vous, pour les enfants…

FB :    Merci à vous et à la revue Terra Nova!

 

1er photo prise par LUZ Garcia : Francine Bertrand et sa « charlotte »

2ème : Nature à Verdun.

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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