Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 27 • Montréal • 15.11.2006

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Du 9 janvier au 10 février

ESPACE GO

Forêts

écrite et mise en scène par Wajdi Mouawad

Communiqué de presse

En première nord-américaine, l’ESPACE GO présente FORÊTS, une oeuvre dramatique écrite et mise en scène par Wajdi Mouawad. Le public montréalais pourra enfin voir la pièce qui a fait courir le tout-Paris et qui a reçu un accueil délirant partout où elle a été jouée. Objet de critiques dithyrambiques, FORÊTS sera présentée du 9 janvier au 10 février 2007 à 19h, dates qui incluent la 100e représentation de la pièce. C’est donc le moment où jamais d’assister à ce spectacle qui « repousse les frontières et nous rappelle pourquoi le théâtre importe ». The Financial Times

FORÊTS prendra ensuite la direction du Théâtre du Trident à Québec, puis celle du Théâtre français du Centre national des Arts du Canada, avant d’entamer sa deuxième tournée européenne.

« Un vrai labyrinthe, avec Minotaures, enfants adoptés, meurtres et incestes, et pourtant Forêts irradie d’énergie joyeuse. On reste scotché à son fauteuil, quatre heures durant! Il y a belle lurette qu’on n’avait pas vu de spectacle qui suscite autant de ferveur que Forêts, de Wajdi Mouawad. Retenez bien son nom. » Le Nouvel Observateur

La création de FORÊTS débutait en mai 2005 à l’occasion d’un Chantier présenté à l’ESPACE GO dans le cadre du Festival de Théâtre des Amériques. Près d’un an plus tard, le 7 mars 2006, la pièce était créée à Chambéry, en France. Suite sensible plutôt que narrative de LITTORAL et d’INCENDIES, FORÊTS est le troisième volet d’une tétralogie qui culminera avec la création de CIELS. Riche et dense, FORÊTS conjugue les déchirantes trajectoires de plusieurs générations de femmes. Il s’agit d’une longue odyssée « qui narre l’histoire d’une famille sur plusieurs générations. La question de l’héritage est au coeur de ces trois pièces, à une nuance près puisqu’il s’agit cette fois de l’héritage de l’inconscient, passé sous silence. Comment construire l’avenir sans connaître la vérité du passé? […] Cela commence suivant le principe du retour en arrière, au Québec, le jour de la chute du mur de Berlin, pour s’achever à Metz alors possession allemande, à la fin du XIXe siècle. Onze interprètes, tous habités, prêtent vie à ce grouillement tribal hérissé de drames, à la fois intimes et historiques. […] D’ores et déjà, [Forêts] s’offre comme une réussite à marquer d’une pierre blanche ». L’Humanité Wajdi Mouawad insiste également sur la notion de temps. « Nous fabriquons du temps, dit-il. Les secondes, les unes sur les autres, nous servent de ciment pour monter des murs de minutes qui deviendront les heures dans lesquelles nous habiterons. Nous fabriquerons du temps et le temps fabriqué nous sert à construire nos vies. Il arrive cependant qu’une seconde ancienne, après avoir prononcé son tic et son tac, décide de ne pas mourir. Elle reste là, insupportablement immortelle, altérant notre existence. Comment faire alors pour la retrouver, cette seconde, enfouie quelque part dans les replis de notre vie? […] Une jeune fille d’aujourd’hui sera forcée d’aller voir où se trouve cet instant qui refuse de mourir en elle et qui déchire son être. […] Comment faire lorsque l’on comprend que cette seconde qui détruit tout est cachée quelque part, non pas dans notre passé mais dans nos ténèbres? Comment fait-on, à 16 ans, pour aller dans les ténèbres? »

« Sa puissance narrative et poétique laisse les spectateurs de Forêts - à Malakoff et comme ce fut le cas pendant toute la longue tournée en France - bouleversés, en larmes, ovationnant longuement le spectacle. Reconnaissants de ce que ces odyssées du temps présent ébranlent dans leur histoire intime. » Le Monde

Pour incarner les personnages de la bouleversante pièce-fleuve de Wajdi Mouawad, on retrouve les acteurs Jean Alibert, Olivier Constant, Véronique Côté, Jean-Sébastien Ouellette, Linda Laplante, Patrick Le Mauff, Marie-France Marcotte, Bernard Meney, Anne-Marie Olivier, Marie-Ève Perron, Emmanuel Schwartz.

WAJDI MOUAWAD
Auteur et metteur en scène,Wajdi Mouawad obtient son diplôme de l’École nationale de théâtre du Canada en 1991. De 1990 à 1999, il codirige avec Isabelle Leblanc la compagnie Théâtre Ô Parleur. De 2000 à 2004, il dirige le Théâtre de Quat’Sous à Montréal. En 2005, il fonde au Québec, avec Emmanuel Schwartz, Abé carré cé carré, compagnie de création et, en France, Au Carré de l’hypoténuse, compagnie de création. Emblématiques d’une aventure théâtrale franco-québécoise porteuse d’avenir, les deux organismes se répondent d’une rive à l’autre de l’Atlantique. À partir de 1991, Mouawad met en scène ses propres textes – LITTORAL (1997), WILLY PROTAGORAS ENFERMÉ DANS LES TOILETTES (1998), RÊVES (2000), CE N’EST PAS LA MANIÈRE QU’ON SE L’IMAGINE QUE CLAUDE ET JACQUELINE SE SONT RENCONTRÉS (coécrit avec Estelle Clareton 2000), INCENDIES (2003). Il fait aussi la mise en scène de plusieurs autres textes : AL MALJA (1991) et L’EXIL (1992) de Najil Mouawad, MACBETH de Shakespeare (1992), TU NE VIOLERAS PAS d’Edna Mazia (1995), TRAINSPOTTING d’Irvine Welsh (1998), ŒDIPE ROI de Sophocle (1998), DISCO PIGS de Enda Walsh (1999), LES TROYENNES d’Euripide (1999), LULU LE CHANT SOUTERRAIN de Frank Wedekind (2000), READING HEBRON de Jason Sherman (2000), LE MOUTON ET LA BALEINE de Ahmed Ghazali (2001), SIX PERSONNAGES EN QUÊTE D’AUTEUR de Pirandello (2001), MANUSCRIT TROUVÉ À SARAGOSSE, un opéra de José Evangelista sur un texte d’Alexis Nouss (2001), LES TROIS SOEURS de Tchekhov (2002) et MA MÈRE CHIEN de Louise

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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