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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 30 • Montréal • 15.02.2007 |
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Le labyrinthe de Pan Durée : 1h59 Distribution : Ivana Baquero, Mirabel Verdú, Sergi López, Ariadna Gil Scénario et réalisation : Guillermo del Toro Production : Espagne Photo : www.allianceatlantismedia.com Par Tina Armaselu Ofelia (Ivana Baquero), une jeune fille éprise des contes
de fées, vient de s’établir avec sa mère
enceinte (Ariadna Gil) dans la maison de son nouveau beau-père,
l’impitoyable capitaine Vidal (Sergi Lopez). C’est là qu’elle
découvre, près de la maison, un mystérieux labyrinthe
qui devient dans son imagination le reflet ténébreux
et inquiétant d’un monde inconnu, hostile et cruel,
dominé par la violence et les confrontations sanglantes. Brillamment mis en scène et interprété, le film crée un équilibre parfait entre le volet réel et fantastique par un mélange inouï de drame réaliste - parfois aux accents d’une dureté extrême, de mythologie païenne, de conte traditionnel et de fable à clé moralisatrice. Sur la trace d’Igor Rizzi Durée : 1h31 Distribution : Laurent Lucas, Pierre-Luc Brillant, Emmanuel Bilodeau, Isabelle Blais Scénario et réalisation : Noël Mitrani Production : Canada Photo : www.surlatracedigorrizzi.com par Tina Armaselu Après la mort de sa bien aimée d’origine montréalaise, Jean-Marc (Laurent Lucas), un français, ancien joueur de football, vient s’installer à Montréal. Hanté par le regret de ne pas lui avoir avoué son amour, il espère, en habitant sa ville, de raviver la présence de la femme aimée et de se réconcilier avec soi-même. Le désespoir et le manque de l’argent l’emmènent pourtant à une affaire obscure, sur le point de tuer un certain Igor Rizzi, dont il ignore la faute et l’identité précise. Conçu pour la plupart sous forme de monologue ou de passages silencieux, « Sur la trace d’Igor Rizzi » suit le protagoniste, parfois avec une vague note d’ironie, sur la trace de sa propre conscience. Le thème récurrent de la ville couverte de neige renforce l’idée de solitude, de découragement et de désorientation par manque de repères, sans exclure toutefois l’alternative du salut. Une tentative intéressante qui reste cependant peut-être un peu trop schématique pour être entièrement convaincante. Venus Durée : 1h35 Distribution : Peter O’Toole, Vanessa Redgrave, Leslie Phillips, Jodie Whittaker Réalisation : Roger Michell Scénario : Hanif Kureishi Production : Grand Bretagne Photo : www.allianceatlantis.com par Tina Armaselu Maurice (Peter O’Toole) et Ian (Leslie Phillips) deux anciens acteurs à la retraite, voient leurs vies bouleversées par l’arrivée de Jessie (Jodie Whittaker), la petite-nièce de Ian. Blasée et apparemment indifférente aux besoins des autres, Jessie commence peu à peu à changer sous l’influence attentive et courtoise, sinon un peu perverse, de Maurice, grand connaisseur et admirateur du beau sexe. Aux connotations de conte chaucérien et rappelant, dans une certaine mesure, le Pygmalion de Bernard Shaw, « Venus » n’est pas toutefois un remake « à la lettre » de ces thèmes. Bien nuancé par le jeu du protagoniste, il s’agit plutôt d’un regard « non-cosmétique » sur la condition humaine, frisant parfois le tragique, parfois le comique, même le grotesque, et évoquant la quête ancienne de la beauté et de la jeunesse éternelle. |
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