Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 29 • Montréal • 15.01.2007

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Du 16 janvier au 10 février 2007 à 20 h

Théâtre Prospero

Mise en scène Carmen Jolin

Antilopes,
D’Henning Mankell

Avec Gabriel Arcand, Danielle Lépine et Paul Doucet

Communiqué de presse

On retrouve un couple (Gabriel Arcand et Danielle Lépine), au dernier soir de leur séjour en territoire africain, au moment de l’arrivée d’un nouvel ingénieur (Paul Doucet), venu les remplacer. Antilopes traite, d’une façon subversive, de l’état d’esprit d’européens bien intentionnés. Les personnages sont implantés en Afrique pour des raisons humanitaires et travaillent avec un organisme international afin d’y construire des puits d’eau potable. Ils se dévouent donc à l’amélioration des conditions de vie du continent et des Africains en général. Leur difficile rapport avec ce qui les entoure et leurs frustrations existentielles, humanitaires et personnelles nous renvoient à La danse de mort de Strindberg, tant par la structure que par l’intensité et la tension qui règnent dans ce couple de la cinquantaine. L’homme et la femme tentent de régler leurs comptes à coups de souvenirs blessants et font un bilan amer de leur incompréhension de l’Afrique. Cette pièce présente des thèmes troublants comme celui de l’attitude bienveillante, mais souvent inappropriée, des occidentaux.

« Les aidons-nous à vivre ou les aidons-nous à mourir ? »

Une question qui vient hanter les personnages. Et l’Afrique leur rend une réponse.

« Antilopes est une oeuvre bien singulière qui emprunte à plusieurs univers théâtraux : réaliste, psychologique, fantastique, absurde. Cet objet étonnant se présente toutefois sous la forme classique de dialogues serrés, bien construits, incisifs et souvent très spirituels. Entrecoupée de silences soudains, de bruitages très particuliers et d’apparitions inattendues proposés par l’auteur, la pièce développe une tension dramatique audacieuse sur la seuil parfois de l’excentricité.

Henning Mankell

Le parcours littéraire complexe de Henning Mankell passe par des romans à saveur sociale et politique, des essais, des polars et des oeuvres de littérature. Les livres de Mankell ont été publiés dans 33 pays, traduits dans 27 langues et vendus à plus de 20 millions d’exemplaires ; plusieurs d’entre eux ont obtenu d’importants prix littéraires. La série de romans policiers constitue la part la mieux connue de l’oeuvre de cet auteur. Henning Mankell est l’auteur d’une vingtaine de pièces de théâtre en suédois dont quatre ont été traduites en français. Ténèbres (2005), Antilopes (2005) et L’assassin sans scrupules… (2003) ont été publiées tandis que Jeune chien fou est encore à l’étape de manuscrit. À partir de 1985, Henning Mankell s’installe à Maputo au Mozambique. Depuis 1996, il y dirige le Teatro Avenida et travaille avec le Mutumbela Gogo, seule troupe de théâtre professionnelle du pays, pour laquelle il écrit et met en scène. «L’Afrique a fait de moi un meilleur Européen […] À présent, j’ai une tour d’observation en Europe et une autre en Afrique. Ça me permet de voir le monde plus clairement, surtout l’Europe ».

L’équipe de création

Carmen Jolin a fait des études en littérature à Trois-Rivières et son parcours artistique l’amène à développer ses habiletés pour la musique, la chanson et le théâtre. En 1982, elle découvre parmi l’équipe du Groupe de la Veillée des artisans du théâtre inspirants qui proposent des approches différentes. Elle y travaille depuis et collabore activement à son développement. Elle occupe actuellement le poste d’adjointe à la direction artistique. On se souvient de sa performance dans Parade sauvage, spectacle de poésies chantées, créé sous la direction artistique de Téo Spychalski. Elle a également travaillé comme actrice dans plusieurs productions de la Veillée et elle signe ici sa cinquième mise en scène après Mlle Else, adaptée d’une nouvelle d’Arthur Schnitzler, Les Bonnes de Jean Genet, Trois femmes grandes d’Edward Albee et Ferdydurke de Gombrowicz, l’an passé.

Gabriel Arcand, fondateur du Groupe de la Veillée, a offert des interprétations marquantes dont Nijinski dans Till l’Espiègle / Le Journal de Nijinski, Michkine dans l’Idiot de Dostoïevski, Artaud, dans Artaud-tête-à-tête, Porfiri Petrovitch dans Crime et châtiment, Feuerbach dans Moi,Feuerbach de Tankred Dorst, Teja dans Le Professionnel de Dusan Kovacevic, actuellement en tournée au Canada. Parallèlement à son travail au théâtre, Gabriel Arcand joue au cinéma. Il participe notamment au film Le déclin de l’Empire américain de Denys Arcand (1986, prix Génie, interprétation), et aux films plus récents : Post Mortem de Louis Bélanger (1999), pour lequel il remporte le Jutra du meilleur acteur, et plus récemment, La vie secrète des gens heureux (2006) de Stéphane Lapointe et Congorama (2006) de Philippe Falardeau.

Danielle Lépine, actrice bien connue du public, a joué, de 1983 à 1993, dans plus d’une vingtaine de pièces. Chez la compagnie Jean-Duceppe, elle interprète Laura dans Le Père (1994) de Strindberg, elle est de la distribution de La mort d’un commis voyageur (1999), d’Arthur Miller, et de celle d’Après la pluie (2002) de Sergi Belbel. Elle joue le rôle de madame de Marchmont dans Le mari idéal (1999) d’Oscar Wilde, celui d’Anna dans Mambo Italiano (2002) de Steve Gallucio, de Mary dans La mémoire de l’eau (2004) de Shelag Stephenson. C’est sa première participation à une production théâtrale du Groupe de la Veillé. Au cinéma, elle participe au tournage de Jésus de Montréal de Denys Arcand et C’t’à ton tour Laura Cadieux de Denise Filiatrault. À la télévision, elle joue dans plusieurs séries dont Le Grand remous (de 1989 à 1991), réalisation de Lorraine Pintal et Constance Paré, Réseaux, Fred-dy, Bunker,le cirque.

Paul Doucet, détenteur d’un baccalauréat en interprétation de l’UQAM depuis 1994, Paul Doucet poursuit son travail sur le jeu de l’acteur auprès de John Strasberg depuis plusieurs années, Il s’est fait connaître à la télévision dans son rôle-titre de la série Jean Duceppe. On l’a vu dans Fortier 1-2-4, Le Bleu du ciel, puis plus récemment dans October 70, une production de la CBC. Il a travaillé au cinéma, entre autres dans Sur le seuil (2003) d’Éric Tessier, Ma vie en cinémascope (2004) de Denise Filiatrault, Maurice Richard (2005) de Charles Binamé, et Les trois petits cochons (2006) de Patrick Huard.

Traduction de Gabrielle Rozsaffy
avec la collaboration de Bernard Chartreux


Scénographie Jean-François Labbé
Lumières Marie-Michelle Mailloux
Montage sonore Euterke
Billetterie (514) 526-6582 Admission (514) 790-1245

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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