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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 29 • Montréal • 15.01.2007 |
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Arthur and the Invisibles Durée : 1h34 Distribution : Freddie Highmore, Mia Farrow, Ronald Crawford et les voix de Madonna, Jimmy Fallon, Robert De Niro, Emilio Estevez, David Bowie Réalisation : Luc Besson Scénario : Céline Garcia, Luc Besson Production : France, Etats-Unis Photo : www.allianceatlantismedia.com Par Tina Armaselu
Arthur (Freddie Highmore) est un petit garçon de dix ans, décidé de s’aventurer au royaume des Minimoys pour trouver le trésor caché et sauver la maison, convoitée par un promoteur sans scrupule, de sa grand-mère (Mia Farrow). Selon les indices laissés par son grand-père, disparu mystérieusement quelques années auparavant, les Minimoys étaient des êtres minuscules, si minuscules qu’ils paraissaient invisibles, vivant dans un monde souterrain accessible du jardin de la maison. Mais le moyen d’y accéder n’était pas si simple et même pas possible, sans un peu de magie ou, bien plus, de fantaisie … En combinant les scènes filmées avec la technologie d’animation 3D, Luc Besson nous introduit, avec Arthur, dans l’univers fantastique des Minimoys, où il y a bien sûr un roi, une belle princesse, une épée à l’attente de son Arthur, le méchant Maltazard et ses soldats, et beaucoup d’autres personnages bizarres. C’est une invitation à se laisser porter par l’imagination, qui ne manque pas d’originalité (à l’exception peut-être des scènes de combat évoquant, dans une certaine mesure, les clichés des jeux vidéo, ou les bataillons des orcs de « Lord of the Ring »). Miss Potter Durée : 1h32 Distribution : Renée Zellweger, Ewan Mcgregor, Emily Watson, Barbara Flynn, Bill Paterson Réalisation : Chris Noonan Scénario : Richard Maltby Jr. Production : Grande Bretagne, Etats-Unis Photo : www.allianceatlantis.com par Tina Armaselu
Née en 1866 à Kensington, Londres, Beatrix Potter provient d’une famille aisée de la classe moyenne. Dès son enfance elle montre un penchant singulier pour le dessin et la peinture, en s’intéressant surtout aux petits animaux qu’elle observe dans leur milieu naturel ou qu’elle garde chez soi et prend comme modèles. Quelques années plus tard, ces amis d’enfance deviennent des personnages de livres, comme Peter Rabbit, Jemima Puddle-Duck ou Mrs. Tittlemouse, bien connus et aimés par générations et générations d’enfants, depuis là et jusqu’à nos jours. « Miss Potter » reprend une période de la vie de cette femme, écrivaine et peintre, qui a connu à la fois le succès à la taille de son talent, l’amour et la souffrance. Le film se veut également une fresque en miniature de la société de l’époque victorienne, avec un souci particulier pour le détail, les intérieurs, l’éclairage, les coutumes, les échos de la révolution industrielle. Un film à voir pour la beauté des images et la façon dont il recrée un monde pas si éloigné en temps du notre et pourtant si différent. Mais ce qui apporte une note d’inédit et de fraîcheur à l’ensemble est la manière par laquelle le spectateur est introduit dans l’univers animé et plein de couleur de l’imagination de l’artiste. Roméo et Juliette Durée : 1h42 Distribution : Jeanne Moreau, Thomas Lalonde, Charlotte Aubin, Pierre Curzi, Gilles Renaud, David Michaël Réalisation : Yves Desgagnés Scénario : Normand Chaurette Production : Québec, Canada Photo : www.allianceatlantis.com par Tina Armaselu L’histoire de Roméo et Juliette est tellement enracinée dans notre fond culturel commun, que probablement toute histoire d’amour qui finit mal produit dans notre sous-conscient une sorte de lien implicite avec le célèbre drame shakespearien. C’est en tout cas l’hypothèse qui semble ressortir de la nouvelle version cinématographique d’Yves Desgagnés et Normand Chaurette. Roméo (Thomas Lalonde) et Juliette (Charlotte Aubin) sont deux beaux adolescents, de 17 et 15 ans, provenant de deux milieux montréalais opposés. L’un est le fils de Réal Lamontagne (Gilles Renaud), accusé du meurtre d’un enfant, l’autre est la fille de Paul Véronneau (Pierre Curzi), juge de la Cour Supérieure du Québec, qui préside le procès Lamontagne. Les deux jeunes tombent inévitablement amoureux l’un de l’autre, sous l’oeil complice de Laurence (Jeanne Moreau), la grand-mère de Juliette, et les prémisses d’une histoire « à la Roméo et Juliette » semblent accomplies. Mais est cela vraiment suffisant ? Le film se veut une transposition du drame shakespearien dans le monde de nos jours, en mettant un accent particulier sur la question de l’amour et de la sexualité aux jeunes. Cependant, les personnages restent plutôt schématiques, la trame comporte par endroits des tournures invraisemblables ou un peu trop sensuelles, sinon embarrassantes, pour adresser un public si jeune. Il y a également une tendance de remplacer les dialogues par de longues séquences musicales, à partir probablement de l’hypothèse que c’est au spectateur, si familier avec le thème, de remplir les « trous » de l’histoire. Il est à noter toutefois le jeu de Jean Moreau dans le rôle de Laurence, peut-être le plus développé de tous les personnages. |
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