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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 28 • Montréal • 15.12.2006 |
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The Nativity Story Durée : 1h42 Distribution : Keisha Castle-Hughes, Oscar Isaac, Shohreh Aghdashloo, Ciarán Hinds Réalisation : Catherine Hardwicke Scénario : Mike Rich Par Tina Armaselu Photo : www.allianceatlantis.com
Inspiré par les évangiles d’après Mathieu et Luc, « The Nativity Story » raconte l’histoire de la naissance de Jésus et du voyage de Marie (Keisha Castle-Hughes) et de Joseph (Oscar Isaac) de Nazareth à Bethléem. Il s’agit d’une transposition sur la pellicule du mot des évangiles - l’annonciation, la crèche, l’adoration des mages et des bergers, le massacre des innocents - avec un souci particulier pour le détail de la vie de tous les jours des habitants de Judée, au temps du roi Hérode. Little Children Durée : 2h17 Distribution : Kate Winslet, Jennifer Connelly, Patrick Wilson, Jackie Earle Haley, Noah Emmerich, Gregg Edelman, Phyllis Somerville Réalisation : Todd Field Scénario : Todd Field, Tom Perrotta, d’après le roman « Little Children » de Tom Perrotta par Tina Armaselu Photo : www.allianceatlantis.com
Sarah (Kate Winslet) et Brad (Patrick Wilson) se rencontrent sur le terrain de jeu où leurs enfants jouent ensemble. Cette rencontre, à la première vue sans importance, prend peu à peu une tournure inattendue qui révèle une partie jusque là inconnue d’eux-mêmes, en mettant dans une lumière différente leur propre vie de famille et leurs relations avec les autres. La petite communauté est en même temps bouleversée par le retour dans le quartier d’un maniaque sexuel, Ronnie (Jackie Earle Haley), qui devient le « loup-garou » des mères gardant les enfants dans les lieux publics et le bouc émissaire des fautes et des frustrations collectives. En effet, tout semble graviter autour de l’idée de maternité, parfois aux accents comiques, parfois tragiques, la plupart des personnages étant des mères et leurs enfants. Un deuxième plan touche aux relations de famille, avec des références directes à Madame Bovary, aux frustrations et aux désirs passés sous silence, ainsi qu’au jugement des autres et de sa propre culpabilité. Mais la partie la plus intéressante est la manière dans laquelle le spectateur est placé dans une position à la fois de proximité et de distance par rapport aux personnages. Certaines scènes et la « voix off » du commentateur, intervenant de temps en temps, créent une sorte de détachement ironique. Le spectateur devient un observateur qui sait, comme dans un jeu des apparences, qu’il ne doit pas prendre au sérieux le tourment ou la gravité des situations dont il est témoin. D’autres fois, il est pris dans le jeu, en sympathisant, de manière surprenante, avec les personnages. Le final ne manque pas de suspense et d’une certaine ambiguïté qui laisse de la place pour plusieurs interprétations. Est-ce que la vie, n’est qu’un jeu de grands enfants ? Bobby Durée : 1h51 Distribution : Anthony Hopkins, Harry Belafonte, William H. Macy, Sharon Stone, Freddy Rodriguez, Demi Moore, Emilio Estevez, Helen Hunt Scénario et réalisation : Emilio Estevez par Tina Armaselu Photo : www.allianceatlantis.com Le film retrace l’histoire d’un jour dans un des hôtels de Los Angeles. C’est le jour de 5 juin dans l’hôtel Ambassador où, peu après le minuit, le sénateur Robert Kennedy fut assassiné, en 1968. Estevez crée une sorte de collage entre les histoires de 22 personnages, la plupart fictionnels, travaillant ou logés à l’hôtel, et les éventements réels, rendus en écho par les discours du sénateur contre la violence: la guerre en Vietnam, l’assassinat de Martin Luther King Jr. et la mort du sénateur même, avec des connotations plus récentes. Ces entrelacements de récits, qui surprennent dans une vue
kaléidoscopique plusieurs protagonistes (employés de
l’hôtel, journalistes, responsables de la campagne électorale,
visiteurs, artistes), et de vraie histoire convergent inévitablement
vers le dénouement tragique et lourd de conséquences,
de la nuit du 5 vers 6 juin. Le choix de la chanson « The Sound
of Silence» de Simon et Garfunkel comme fond sonore n’a
pas été probablement aléatoire. |
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