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Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 28 • Montréal • 15.12.2006

ARCHIVE

Décembre 2006

Les icônes d’Ofelia Armasu, jardin de la Vierge.

Les colindes roumaines, expression musicale de la fête de Noël

par Otilia Tunaru

 

Samedi, le 16 décembre, dans le décor de l’église roumaine L'Ascension du Christ (Inaltarea Domnului), l’artiste peintre Ofelia Armasu a présenté son exposition d’icônes sur verre. Les œuvres de Mme Armasu sont d’inspiration populaire et rendent hommage à la grâce divine et au pays d’origine, la Roumanie. Tout au long du vernissage, l’émotion et l’accueil chaleureux de l’artiste ont accompagné le public présent à cet événement. « Je veux souligner la beauté spirituelle et la sagesse de mon peuple. Depuis que je suis petite, je m’intéresse à tout ce qui est beau, spécialement au dessin et à l’histoire. Je me suis approchée à la peinture religieuse puisque j’ai traversé des périodes très difficiles dans ma vie. J’ai décidé de focaliser toute ma passion et tout mon amour pour peindre des icônes. Depuis que je suis venue au Canada, j’ai gagné ma liberté de m’exprimer. Je veux offrir à mon public des icônes qui portent la pureté et la beauté de l’esprit roumain.» a avoué Mme Armasu. L’exposition a été intitulée Dans le jardin de la Vierge Marie, car la présence affectueuse de la Vierge illuminait presque toutes les icônes choisies pour cet événement. La mère de Jésus est la mère de tous les opprimés; elle devient ainsi la mère d’un peuple qui n’a pas été épargné par les guerres successives. De plus, la Vierge est le symbole de la maternité; son regard tendre au moment de la naissance et sa souffrance au moment du crucifiement du Christ l’humanisent et l’approchent de tout sentiment maternel. Mme Armasu a rappelé qu’il y a la coutume roumaine de donner à la jeune mariée une icône de la Vierge, qui va prendre soin des futurs enfants de la famille.

Le fait d’humaniser les personnages bibliques représente l’une des forces de l’artiste d’origine roumaine. Leurs regards nous suivent au-delà des tableaux, en inspirant du calme et de la paix divine.

Les cadres des icônes sont confectionnées par l’artiste même, selon le modèle des icônes de Transylvanie. Le bois utilisé -de préférence le bois de sapin-, compte plus de 100 ans. Cet aspect est important parce que tout l’ensemble d’une icône doit porter la belle patine des icônes anciennes; voici une autre caractéristique du style de l’artiste peintre Ofelia Armasu.

Dans quelques icônes, la Vierge est peinte dans les vêtements exigés par les canons religieux. Mais l’artiste ose d’aller un peu plus loin. Avec originalité et bon goût, elle a fait un changement de style par rapport à l’icône. Par exemple, dans certains tableaux, la promotrice du nouveau style «habille» les personnages bibliques dans les costumes populaires roumains ou dans les habits de monarques roumains. Plus encore, elle introduit des monarques ou des paysans roumains dans ses icônes. Des motifs populaires -inspirés par les tapis ou par les broderies faites à la main- rejoignent les symboles religieux.

Le prêtre Nicolae Stoleru, l’hôte de cet événement, a rendu hommage à l’œuvre de l’artiste Ofelia Armasu, en parlant de sa signification religieuse et artistique. Il a conclu à la fin de son allocution : « Les icônes de Mme Armasu représentent des prières qui se reflètent en images, des merveilles pour l’œil et de la joie pour l’âme ».

L’artiste plastique Marc Marinescu Constantin a souligné l’unicité du style promu par Ofelia Armasu : « Elle ne se contente pas à reproduire des icônes selon des modèles. Elle dépasse les canons classiques en réinventant des éléments nouveaux, qui tiennent toujours à l’art populaire et aux coutumes roumaines. Sa technique est traditionnelle, mais le contenu représente sa vision originale ».

Rappelons que l’artiste à offert au Parlement du Québec l’icône La Sainte Trinité, en guise de cadeau de la part de la communauté roumaine, lors d’une rencontre officielle.

<http://www.terranovamagazine.ca/27/pages/artvisuels/artsvisuels.html#otilia>

Le vernissage de cet événement a été le prélude d’une mini exposition d’icônes peintes par les élèves de l’École roumaine. Un spectacle des chansons et des coutumes roumaines a clos la soirée. Depuis que l’église l’Ascension du Christ existe, -à peine un an et quelques mois- de nombreuses activités culturelles et une école ont été mises sur pied. La chorale de l’église, dont le nom en latin est Laudate Dominium, est devenue de plus en plus connue grâce à la manière professionnelle d’interpréter une variété de chansons. La soirée de 16 décembre, le public a écouté les colindes, qui sont des chansons spécifiques pour la période des fêtes de Noël. La chanson Il est né le divin enfant a été dédiée aux amis québécois qui étaient dans la salle. Après les colindes, les spectateurs ont écouté des uraturi (des souhaits en rime), qui se récitent à haute voix le jour de l’An, pendant que les clochettes sonnent. Depuis des décennies, chaque demeure roumaine reçoit la bénédiction de ces souhaits rimés qui emportent du bonheur, de la joie et de la chance pour l’an prochain. La mini chorale Le petit ange a interprété d’autres colindes spécifiques pour le temps de fêtes.

Le soliste Catalin Stoleru et son invitée Ching-Hui Kuo ont interprété l’aria Panis angelicus et d’autres morceaux de la musique classique. La soprano Mioara Cortez a chanté des aires de Giuseppe Verdi et a parfait sa prestation avec l’émouvant chant Ave Maria. À la fin, le Père Noël est apparu dans la salle pour donner des cadeaux à tous les enfants.

Dans la communauté roumaine de Montréal, qui compte approximatif 50 000 personnes, il y a dix églises. Dans toutes ces églises roumaines, il y a une foule d’activités culturelles dédiées aux fêtes hivernales. Le Père Noël, toujours surchargé de cadeaux, ne manque jamais de la fête.

À l’heure quand le nouveau numéro de la revue Terra Nova sort, un grandiose concerte a lieu à l’église Saint Nicolas à Montréal.

http://www.terranovamagazine.ca/27/pages/evenements/evenements.html#craciun

Parmi les artistes invités, on nomme le ténor montréalais d'origine roumaine Corneliu Montano. Accompagné par le flûte et par la guitare du groupe Vagues de soie, il interprétera … devinez quoi? Des colindes … La richesse de ce genre de cantiques est une source intarissable pour les interprètes de musique. Les mélodies sont très douces et le final est triomphal; les vers racontent des scènes religieuses et des fragments d’histoire du peuple roumain. Les auteurs des colindes sont inconnus; donc les colindes sont des œuvres collectives, surgies de la spiritualité du peuple et façonnées pendant 2000 ans.

À travers le Canada et dans le monde, au sein de toutes les demeures où il y a des Roumaines, les mélodies des colindes résonneront et les icônes illumineront la joie des fêtes de Noël.

PHOTO : L'artiste Ofelia Armasu et une partie de ses oeuvres dédiées à la Vierge; par Otilia Tunaru

21 Décembre 2006

La joie des fêtes dans… les cartes de vœux. Le patinage artistique sur… le papier de riz

Vernissage le 21 décembre 2006. Exposition jusqu’au 12 janvier 2007

par Otilia Tunaru

 

J’ai connu Eva Halus lors de son exposition le printemps.
( http://www.terranovamagazine.ca/23/pages/artvisuels/artsvisuels.html#eva)

L’artiste peintre Eva Halus nous invite chaleureusement au vernissage de sa prochaine exposition dédiée aux fêtes hivernales, à la Galerie Nota Bene, le 21 décembre à 18h. Le thème de cette nouvelle exposition c’est Les fleurs de l’année, une ode pour les fêtes de Noël! Des scènes bibliques, reproduites sur les cartes de vœux ou dans les tableaux, rejoignent l’éblouissement floral.

L’intention de l’artiste est de recueillir la beauté de toutes les saisons pour célébrer cette période de réjouissance. Eva Halus nous a confié : « Les fleurs de mon exposition -roses, fleurs de cerisier, chrysanthèmes- symbolisent l’amour pour l’être humain et pour la vie comme dans le tableau L’Attraction magique, la dévotion comme dans les peintures sur papier de riz, la paix comme dans la peinture l’Ange et l’harmonie comme dans toutes les représentations de la Vierge. Le tableau Grâce est une vraie ode à la beauté de la nature. Dans le tableau The Pair, le ficus est l’arbre de l’amour qui ombrage un aspect de vie quotidienne, où deux jeunes sont assis à la table. L’autre tableau, Building castle in the sand, esquisse l’univers de jeux d’enfants au bord de la mer ou de l’éphémère… »

Le tableau intitulé Renaissance est tout à fait remarquable par rapport à sa vision. C’est un tableau sur verre (106 cm X 93 cm), où l’artiste a imaginé une peinture « givrée », en s’inspirant des motifs brodés par le gel sur une fenêtre. Dans le premier registre du tableau, le Saint Joseph tient le bébé Jésus dans ses bras; ils sont regardés tendrement par la Vierge, qui est accompagnée par un ange à l’apparence d’un oiseau. Cette représentation de la Sainte Famille est baignée dans la lumière douce d’un soleil hivernal. Dans le deuxième registre, les bras d’Adam et Ève s’entrelacent, dans une manière à la Michel Ange. Dans le registre plus bas, l’artiste utilise des couleurs chauds - marron et rouge - et des symboles, comme la théière qui représente la demeure.

Une œuvre spécialement conçue pour le Noël 2006 c’est La Bible vivante. Il s’agit de 14 cartons avec d’images qui racontent Noël, disposées en forme de pyramide dont le sommet est un sapin.

La série Miroirs of the world compte des portraits représentatifs pour de différentes cultures du monde. Sur le fond bleu, des personnages allégoriques se projettent vigoureusement. Chacun des portraits - Colombiana, L’Enfant aztèque, des déesses grecque, asiatique, africaine ou indienne-, est le reflet d’une spiritualité façonnée par sa culture et par sa façon de vivre. Pour cette série de portraits, l’artiste à utilisé le bois, un matériel qui est en accord avec la force d’expression des personnages peints. Dans son exposition, l’artiste utilise d’autres supports : papier de riz, toile, carton, verre.

Les peintures sur papier de riz sont prépondérantes. Sur le papier fragile, les gestes deviennent très sensibles et en même temps elles doivent rester précises, nous fait valoir Eva Halus. Les fleurs sur papier de riz - parfois accompagnées par la joie d’un visage ou par la présence des oiseaux et des papillons -, représentent la spécialité de l’artiste. « Ce genre de peinture est une vraie méditation qui détente l’esprit. Je pourrais dire que les gestes de la main comportent la désinvolture du patinage sur glace. Pour moi, c’est la même sensation. Le mouvement et même la respiration suivent les fleurs qui se profilent gracieusement. »

L’artiste Eva Halus est designer et peintre; elle dessine également d’illustrations pour les livres de jeunesse. C’est pour ça qu’elle expose les illustrations pour les livres qu’elle a écrits. « Flower women c’est une merveilleuse histoire allégorique; la deuxième histoire, Le Voyage, nous projette dans l’imaginaire de l’enfance dominé par la présence de l’ordinateur et de la télé. » nous explique Eva. Pour le livre de poésie de George Filip, Les jours de la semaine, « J’ai cherché à suivre la vivacité des vers du poète roumain et sa touche ludique. Pour créer les personnages, je me suis également inspiré de contes populaires roumains; de plus, les habits des personnages sont des costumes populaires roumains. »

Dans son exposition, l’artiste offre une gamme de cartes de vœux spécialement conçues pour les fêtes. Vous pouvez vous procurer des cartes de vœux personnalisés, pour les fêtes et pour de différentes occasions, à coût de 4.50 $ (enveloppe comprise). Vous pouvez faire des au numéro de téléphone : 514 284-6815.

VERNISSAGE
Jeudi le 21 décembre 2006
De 18h00 à 20h00
Galerie Nota Bene
3416 Ave du Parc (près de Sherbrooke)

EXPOSITION jusqu’à 12 janvier 2007, selon l’horaire :
Lundi-Vendredi : 11h00-19h00
Samedi : -11h00-17h00
Dimanche : 12h00-17h00

PHOTO : Carte de vœux de l'artiste Eva Halus

Décembre 2006

«CÉLÉBRER LA VALEUR UNIQUE DE TOUTE PERSONNE »

Exposition Collective des membres du Centre « L’Alizé » : « Voilà ce que Dieu a choisi » du 15 novembre au 5 janvier 2007, au Centre Culturel de Verdun.

par Luz Garcia de Zielinski

Je n’avais jamais entendu parler de L’Arche-Montréal, jusqu’il y a deux semaines, où j’ai eu la chance d’être invitée au vernissage de l’exposition: « Voilà ce que Dieu a choisi ». Cette exposition a été organisée par le Centre Culturel de Verdun et par le centre « L’Alizé » qui fait partie de L’Arche-Montréal. L’exposition a lieu au 5955, rue Bannantyne et se poursuit jusqu’au 5 janvier 2007.

J’étais agréablement surprise par la gaîté et par la légèreté qui se dégage de cette exposition : plein des couleurs, des formes, des personnages! C’est qui m’a frappé le plus c’est le fait de constater que tous les personnages qui apparaissent dans chaque tableau ont un beau sourire aux lèvres, d’une oreille à l’autre. C’est magnifique de voir l’espoir et la joie à travers ces tableaux.

Pour pouvoir comprendre plus l’exposition, il est nécessaire de connaître davantage sur « L’Arche de Montréal », Fédération Internationale de communautés fondée par Jean Vanier. Actuellement, il existe plus de 125 communautés dans 30 pays sur les cinq continents, dont huit au Québec. L’Arche-Montréal, membre de cette Fédération, est incorporée en tant qu’organisme de bienfaisance. En septembre 1977, elle a ouvert à Verdun le premier foyer. Par la suite, la communauté s’est développée dans le sud-ouest de Montréal. L’Arche-Montréal est un partenaire de poids dans le quartier du sud-ouest et il est en lien avec d’autres organismes. Elle propose des formations et de l’animation pour des groupes et pour des personnes ayant une déficience intellectuelle.

En ce qui concerne le centre « L’Alizé », il faut dire que l’atelier a été fondé par L’Arche-Montréal en 1989 pour une douzaine de personnes avec une déficience intellectuelle. Il a été crée afin d’offrir des activités à ses résidents et à d’autres personnes du quartier. L’atelier est marqué, comme ils le disent, par la diversité; diversité des origines, des déficiences, des capacités artistiques et de la maîtrise technique. Plusieurs autres activités, à part la peinture et le dessin, sont proposées au Centre « L’Alizé ». J’ai eu la chance d’aller, personnellement, à leur atelier au 6115, rue Jogues où j’étais très bien accueillie et où je les ai vus au travail. Ils m’ont reçue avec un grand sourire aux lèvres comme dans leurs dessins et leurs peintures. Mme Eliotte, l’une des assistantes et l’une de personnes en charge à l’atelier, m’a expliqué que chaque artiste à son style propre et qu’ils prennent du plaisir à créer avec des techniques accessibles à chacun d’eux, même ceux qui sont plus limités. Elle m’a dit : « pour cette exposition, nous avons privilégié les techniques préservant la fraîcheur et la spontanéité des traits : crayon sur papier couché ou texturé, repris à l’encre de chine ou au feutre fin; couleurs soit à la technique du batik soit au pastel gras essuyé ». Elle m’a expliqué, également, que chaque tableau a été fait d’une manière collective soit par deux, trois ou plusieurs personnes. Ces œuvres associent les artistes soit par complémentarité de leurs interventions (trait, couleur, encrage, assemblage, etc.), soit par l’assemblage de plusieurs éléments personnels, selon un thème, une harmonie ou un symbole décidé en équipe. Certaines des œuvres de l’exposition ont été commencées depuis l’année dernière et, d’une certaine manière, ils rendent hommage à Louise Butkus, l’une des exposants qui est décédée récemment. Les autres artistes sont : Denis Beaupré, Michel Bouchard, Madeleine Ellis, Diane Goulet, Claude Lavarière, Peter Lincoln, Robert Kane, Kathy Nolan, Annie Charboneau, Jadwiga Lukasik, Johanne Parent, Francine Robert, Richard Bernotas et Gaétan Thibault.

Une anecdote qui m’a beaucoup touchée et que l’une des assistantes de l’équipe de l’Alizé, Mme Sandra Dunn, a partagé avec moi, est le fait que l’une des artistes, tout au début des ateliers, dessinait des personnages tristes mais au fur et mesure que les ateliers se déroulaient, a commencé à les dessiner de plus en plus avec des grands sourires. Elle m’a dit également que « ces ateliers leur apportent la joie de vivre» et croyez-moi, nous le sentons quand nous regardons ces peintures avec plein des couleurs chaudes et personnages pleins de vie.

Il faut parler aussi de leur équipe d’assistants qui a collaboré pour que cette belle exposition ait lieu : Patricia Aubé, Paul Barette, Sandra Dunn, Étienne Hainzelin, Ségolène Hartmann et François Pageau.

Si vous voulez avoir plus des détails concernant leurs activités, leurs besoins et la manière dont vous pouvez les appuyer, vous pouvez consuler leur Site-Web : www.larche-montreal.org ou téléphoner au (514) 761-7307. Vous avez jusqu’au 5 janvier 2007 pour aller voir cette exposition et comment ils disent : « Changer le monde un cœur à la fois! »!

 

Photo de Martin Chamberland : L’un d’exposants Michel Bouchard à côté de ses œuvres

Décembre 2006

Combattre l'esclavage et le travail des enfants

Voilà la mission de l’AIPE!

Par Luz Garcia de Zielinski

 

Le mois d’octobre dernier, j’ai assisté au spectacle-bénéfice, qui a eu lieu au Lion d’Or, présenté par l’organisme sans but lucratif : AIPE (Aide International Pour l’Enfance). Il y a eu toute une pléiade d’artistes comme : Tomàs Jensen, Philippe Laloux, Isabelle Blais et le groupe Caïman Fu, le duo Louis et le Voyageur et le groupe de jeunes artistes du Collège Villa-Maria « Maria Super Métal », qui, touchés par la cause, ont collaboré bénévolement pour réussir cet événement.

L’endroit était rempli et ce fut un grand succès! AIPE existe depuis bientôt 6 ans, et c’est sa directrice Roxana Robin qui l’a fondé en septembre 2000. Je tenais à vous présenter cet organisme qui a pour mission principale d’ouvrir des maisons d’accueil à l’intention des enfants victimes d’esclavage ou de tourisme sexuel. Cet organisme offre à ces enfants martyrisés l’accès à l’éducation, à la formation professionnelle, aux soins sanitaires et alimentaires, ainsi qu’au soutien psychologique, afin de permettre leur réinsertion dans la société. À ce jour, deux établissements ont été fondés en Inde, offrant à une soixantaine d’enfants la liberté et l’accès aux soins. Le troisième centre sera bientôt ouvert en Afrique. L’AIPE est également actif au Québec pour combattre l’exploitation des enfants, à tous les niveaux. Parlons un peu de la fondatrice et directrice du centre, Roxana Robin.

Elle est née au Bengladesh en 1973, où sa sœur aînée et elle vécurent dans un orphelinat pendant deux ans, puis elles étaient adoptées par un couple français. Elle a étudié jusqu’à l’âge de 17 ans au Conservatoire national supérieur de danse et de musique de Paris et après avoir obtenu une bourse dans une prestigieuse école de danse à New York, elle laisse tomber pour venir s’installer à Montréal. C’est ici qu’elle commence son long périple et elle découvre, suite à un voyage en Inde où elle est partie faire du bénévolat, sa vocation : aider les enfants défavorisés et victimes d’esclavage.

Les deux centres de réhabilitation ouverts en Inde dans l’État de l’Andra Pradesh, l’un en 2003 et le suivant en 2006, reçoivent actuellement une soixantaine d'enfants, libérés de leur condition d'esclavage avec l'aide de la communauté et d’ARDAR, une ONG locale. Un autre des objectifs de l’AIPE est d’aider ces enfants à surmonter les traumatismes de l’esclavage, en leur offrant une instruction de base et une éducation spécialisée dans les arts comme : théâtre, jeu, danse et chant. Ils apprennent également la couture et le tissage.

L’AIPE soutient financièrement les familles afin de rembourser leurs dettes. L’organisme aide à prévenir le tourisme sexuel et l’exploitation des enfants en aidant, d’une part, les parents, et, d’une autre, en informant et en sensibilisant la communauté, au niveau international, à la problématique de l’esclavage sexuel et du travail des enfants.

L’Aide Internationale pour l’enfance a énormément besoin de soutien pour continuer sa belle mission et a besoin des bénévoles, des collaborateurs et des dons. Tout ce que vous pouvez apporter pour l’aider est le bienvenu. Si vous voulez avoir plus de renseignements à son sujet, visitez son Site-Web au : www.aipe-cci.org.

AIPE
152 rue Notre-Dame Est, suite 402,
Montréal, Qc., (H2Y 3P6
Tél. : (514) 871-8088 Fax. : 871-8084

 

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Photos : Roxana ROBIN et quelques enfants en Inde libérés de l’esclavage

Décembre 2006

Picturile in ulei ale maestrului Ioan Oprut

Par Eva Halus

Consemnari din discursul tinut de dna.avocat Alexandrina Caragioiu despre opera pictorului Ioan Oprut, prezentata la Galeria de arta Inter Pallas in luna noiembrie, decembrie, urmate de note de expozitie ale pictoritei Eva Halus.

Artistul Ioan Oprut a expus lucrarile sale in numeroase expozitii de grup si personale atit in diverse orase ale Romaniei cit si in Franta, Ungaria, Germania, Italia si Canada. Numeroase din lucrarile sale se gasesc in colectii particulare in Europa si Canada.

Lucrarile artistului se inscriu in curentul denumit hyperconceptualism, mai precis in forma sa eclectica numita hyperconceptualism mistic. Principalele caracteristici sint buna cunoastere a artei desenului, studii anatomice aprofundate si arta detaliului.

Tematica care preocupa artistul este bazata pe lucrarea lui Gerald Klein, “ Seniorii razboiului”, o lucrare de literature stiintifico-fantastica scrisa in 1971, care descrie un cimp de batalie al timpurilor, fantastic, atemporal si care reprezinta de fapt cimpul de batalie al vietii. Astfel s-a nascut ciclul de grafica « Aergistal » si cele doua lucrari « ReincarnareI » si « ReincarnareII », care se incadreaza in acelasi timp si in tematica genezei.
Aceasta tematica l-a impresionat si l-a inspirat deoarece de-a lungul naratiunii din aceasta opera literara, personajul principal parcurge mai multe vieti, existenta sa perpetuindu-se de fiecare data intr-un univers diferit dar fiind totusi limitat in spatiu si timp.
Astfel, lucrarile domniei sale de-o maiestrie grafica si picturala cu totul deosebite, sint pline de poezie si prezinta intr-un mod foarte original interactiunea dintre elementele naturii si corpul uman, plantele, animalele cit si trairile lor interioare.

Unul din portretele prezente in tablourile sale , in care omul pare trist si intr-un fel are melancolia inceputurilor ancestrale, regnul animal vine sa se impleteasca cu fiinta umana-
Din urechea personajului sare un peste, acesta fiind si un simbol crestin. Tabloul trebuie privit ca o rememorare a inceputurilor, prin prisma unui ochi de inger si se intituleaza « In prezenta ingerilor ». Este si o intrebare pusa lui Dumnezeu, prin intermediul privitorilor prezenti , iar eu ca privitor i-as da glas : « De ca trebuie sa existe suferinta? »

Simbolurile plastice care se regasesc in mai multe opere, sunt de fapt ideile literare din « Aergistal », care au fost reprezentate de artist metaforic, prin anumite forme geometrice tridimensionale, caracteristice mai multor religii pe linga cea crestina : egipteana, musulmana, indiana si maya.

Tabloul « Sub stele » infatiseaza legenda unui tigru ramas singurul supravietuitor dupa un razboi care a avut loc deasupra si dedesubtul liniei de orizont . El este inconjurat de stele si de o cascada. Hotarindu-se sa impinga o picatura mare de apa in neant, tigrul a declansat evolutia universului. El este infatisat contemplind universul in devenire. Acest tablou ca si alte citeva din operele sale, este inspirat de trairile simtite intr-un vis intens si plin de culoare al artistului, in urma cu citiva ani.

In alte doua tablouri, de data aceasta executate in mine de pix, pictorul se incadreaza in tematica genezei, dupa cum am mentionat mai sus. « Facerea lui Adam », tablou care are multe calitati in executie si in elementele continute, vedem unele elemente de mecanica a universului, Yin si Yang , golul si plinul explicate in mai multe secvente care constiuie intregul. O incercare de constituire a celei de-a patra dimensiune- Copacul vietii din Rai, care se naste in axele 0X, 0Y, OZ, si printr-o maiastra reprezentare a golului-plinului creeaza cea de-a patra dimensiune. In « Facerea Evei », chakrele , centrele secrete ale fiintei noatre rezoneaza cu alte centre secrete ale universului, in ideea ca noi sintem o reprezentare microcosmica a universului.

Artistul este pasionat si de arta afisului unde maiestria sa artistica se impleteste cu tehnica informatica, artistul creeind imaginile cu ajutorul ordinatorului.

Artistul este o personalitate complexa, cu talente multidisciplinare. Alaturi de sotia sa Liana Oprut, maestra la rindul sau in arte martiale, artistul Oprut, un pasionat, a gasit timp si pentru a se dedica artelor martiale, devenind un maestru recunoscut de talie internationala si cistigator a nenumarate trofee nationale si internationale.

Domnia sa este si autorul unei lucrari de referinta in artele martiale, intitulata « Stiluri de lupta », lucrare aparuta in 2003, la editura Marineasa din Timisoara.

Bonzaii sint o alta pasiune a maestrului Oprut, care este preocupat de arta, cultura si sporturile ancestrale practicate in extremul Orient.

Veti putea viziona urmatoarea expozitie a domnului Ioan Oprut , la Montreal, in primavara urmatoare.

Bibliografie

Pictorul Ioan Oprut s-a nascut la 18 martie 1962 in Valea Bistritei, judetul Caras-Severin.

A urmat cursurile Liceului de arta Ioan Vidu din Timisoara, Sectia de arta plastica, absolvind cu brio in promotia 1981.

Dupa terminarea liceului a lucrat ca designer-grafician la Cinema Otelul Rosu, judetul Caras- Severin, intre anii 1981-1983 si 1985- 1986.

Pasiunea pentru arta i-a condus apoi pasii catre Academia de arte vizuale « Ion Andreescu » din Cluj unde a reusit sa ocupe unul din cele trei locuri din Sectia de Grafica, in conditiile in care cele trei facultati din tara ofereau, prin concurs, apx. 9 locuri pe an, la o concurenta de apx. 3000 de candidati.

Dupa terminarea facultatii in 1992, a lucrat ca designer la Fabrica de cosmetice « Farmecul » din Cluj- Napoca.

Dupa aceea, s-a intors in cadrul liceului pe care l-a absolvit la Timisoara, in calitate de profesor de grafica si design unde a lucrat pina in anul2000.

In paralel a predat cursuri de grafica la Universitatea de Vest, Facultatea de arte plastice din Timisoara.

Alexandrina Caragioiu, avocat, este fosta colega de clasa a artistului la Liceul de arta « Ioan Vidu » din Timisoara, sectia de arta plastica, intre 1973 si 1981.

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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