haut de page
Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 27 • Montréal • 15.11.2006

ARCHIVE

 

Sortie : 3 novembre 2006

Shut up and Sing

Durée : 1h 39min

Distribution : Dixie Chicks, Nathalie Maines, Martie Maguire, Emily Robison


Réalisation : Barbara Kopple, Cecile Peck


Production : Etats-Unis

 

Par Tina Armaselu

Photo : www.allianceatlantis.com

 

Shut up and sing est un film sur la musique, la liberté de la parole et les conséquences que cette liberté peut avoir sur ceux qui l’exercent. Les protagonistes sont les trois membres du groupe américain de musique country, Dixie Chicks, Nathalie Maines, Martie Maguire et Emily Robison, ayant gagné sept Grammy Awards et vendu plus de 30 millions de CD. En 2003, au sommet de leur carrière, le commentaire de la soliste principale du groupe, Nathalie Maines, à-propos du président Bush et de la guerre en Iraq, produit une forte vague de réactions de la part du public, des médias et des chaînes de diffusion américaines, entraînant d’un côté, le blâme, les insultes, le boycott, et d’un autre, l’admiration et le support des fans.

Réalisé comme une série de reportages qui suit les trois artistes dans leur vie professionnelle et personnelle pendant une période de trois ans, de 2003 à 2006, avec des va et vient entre différents moments de cet intervalle, le film nous révèle, à travers la musique, l’alchimie interne de la maturation du groupe. Mais, en même temps, le film semble également adresser l’audience, par l’avis sous-entendu que le langage de l’art et de la politique ne sont pas nécessairement les mêmes.

Sortie : 10 novembre 2006

Harsh Times

Durée : 1h 56min

Distribution : Christian Bale, Freddy Rodriguez, Tammy Trull, Eva Longoria

Scénario et réalisation : David Aver


Production : États Unis

 

par Tina Armaselu

Photo : www.allianceatlantis.com

 

Harsh Times raconte l’histoire de deux amis, Jim (Christian Bale) et Mike (Freddy Rodriguez), à la recherche d’emploi dans le trépidant et imprévisible Los Angeles. Tempérament instable et agressif, Jim est un ancien soldat de la guerre du Golfe, irrémédiablement marqué par ce qu’il a vécu pendant la guerre, et qui, en dépit de ses bonnes intentions, ne réussit qu’à entraîner ses proches et soi-même dans une suite de mésaventures.

Malgré le langage cru et la violence des scènes, il est à remarquer le réalisme du jeu et l’enchaînement dramatique des évènements qui incite à la réflexion. Est-ce que le retour à une vie normale est-il vraiment possible après avoir passé par l’expérience traumatisante de la guerre ?

Sortie : le 20 octobre 2006

The Queen

Durée : 1h 39min

Distribution : Helen Mirren, Michael Sheen, James Cromwell, Alex Jennings, Helen McCrory


Réalisation : Stephen Frears


Scénario : Peter Morgan


Production : Grande Bretagne, France, Italie

 

par Tina Armaselu

Photo : www.allianceatlantis.com


Tissu autour du moment de la mort de la princesse Diana, survenue en août 1997, le film essaie de retracer, de la perspective de la famille royale, le fil des événements produits entre la disparition tragique de la princesse et ses funérailles. La figure centrale est celle de la reine Élisabeth II (Helen Mirren), dont le portrait, d’abord présenté comme symbole des prérogatives officielles (la scène de début nous montre la reine posant pour un tableau officiel), laisse peu à peu entrevoir le côté humain, vulnérable d’un monarque traversant une période difficile. Le principal défi de cette conjoncture, décrite comme une véritable période de crise, est la réconciliation entre les principes austères de la maison royale, d’un côté, et d’un autre, la politique de l’image du nouveau premier ministre Blair (Michael Sheen), les réactions fulminantes des médias et le chagrin de toute une nation, provoqués par la mort de la princesse.

La tentative de dépeindre des personnes en vie et de telle envergure n’est pas cependant sans risques. La question n’est pas particulièrement de plaire ou déplaire aux personnages qui ont inspiré l’histoire, mais de bien déterminer le moment où l’imitation de la réalité doit céder la place à la fiction et à l’imagination. Par un mélange d’images d’archive et de reconstitutions, le film arrive à capter non pas sans ironie (mais peut-être parfois avec un peu trop de soucis pour la ressemblance avec les modèles) la tension d’un des moments des plus dramatiques de l’histoire récente de la monarchie britannique.

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

annuaire