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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 24 • Montréal • 15.08.2006 |
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“ Je fais appel à ce qu’il y a de beau en nous. Nous sommes ce que nous voyons, ce que nous écoutons, ce que nous mangeons ” José Parra : un univers de couleurs, musique, lumière et passion de l’âme latino-américain Par Otilia Tunaru Version en espagnol par Marc St-Onge et José Parra La Galerie Art’Américas nous a choyé cet été. À travers quatre vernissages et une exposition collective, le public montréalais a découvert l’exotisme de l’art latino-américain, une mosaïque à plusieurs facettes. Le dernier vernissage, le 27 juillet , fut un vrai régal. José Parra, un jeune artiste qui a remporté beaucoup de succès au Mexique et aux États-Unis, s’est déplacé à Montréal pour cet événement. Ses tableaux s’inspirent de l’univers mythologique et de la musique. Selon les explications de l’artiste, il est le metteur en scène de chaque tableau qui a l’éloquence et l’entrain d’une séquence de film. Le 17ième siècle ressurgit à travers la vision fantastique de l’artiste. La beauté du corps humain, l’une des plus belles choses de la création, est projetée dans chaque scène. Une luminosité irréelle et une chaleur humaine touchante caractérisent cette exposition, qui représente un scénario bien structuré. Jusqu’au 4 septembre 2006, laissez-vous submerger par cet univers de couleurs, musique, lumière et passion de l’âme latino-américaine. OT: Comment avez-vous commencé à peindre? JP: J’ai commencé à peindre depuis que je suis tout petit. Mon père avait l’habitude de me prêter un de ses chandails, qui en ce temps-là me servait de tablier. Ce fut dans son studio que j’ai commencé à faire des cercles, des pommes, des jarres, et à jouer avec les couleurs et les formes. Plusieurs de ces dessins se retrouvèrent à l’endos des tableaux de mon père. C’est vers 16 ans, après m’être éloigné pour un temps du monde de la peinture, que j’ai demandé à mon père de me réapprendre à peindre, et une fois relancé je n’ai pas pu m’arrêter. OT: Combien d'années faut-il étudier pour devenir artiste peintre? JP: La carrière est une chose très personnelle. Il n’y a pas de diplômes, de graduation ni de notes; le chemin est interminable, je crois qu’au moment où l’on croit être arrivé c’est alors que tout prend fin. Je définis comme « professionnel » le moment où finalement on compte sur les ressources techniques pour pouvoir s’exprimer de manière libre, organisée, planifiée et en toute connaissance de cause… en fait cela comprend les années, l’école, les livres, les voyages et le contact avec les maîtres, les galeristes, les curateurs et les critiques. Écouter et observer, apprendre de ceux qui savent comment faire les choses. On ne peut pas rompre les règles si on ne les connaît pas. OT: Votre style est un mélange réussi du baroque et du maniérisme avec une touche contemporaine. Comment avez-vous choisi ce style? Ou bien c'est peut-être le style qui cherche l'artiste? JP: Je crois que c’est une excellente question, de fait je ne sais pas encore qui rencontra qui puisque l’artiste fonctionne comme une antenne qui capte les émotions, les vibrations, les images, et se transforme en outil de l’art. Une fois que l’on compte sur les outils techniques l’on doit écouter ce que la peinture souhaite nous dire. Dans mon cas, ma préparation s’est passée dans un studio d’art baroque ibéro-américain, je suis issu d’une culture et d’une éducation intensément baroque, complexe en moralité, coutumes et façon de s’exprimer. Le baroque m’enchante pour son drame, sa théâtralité, sa capacité de transmettre les émotions d’une manière héroïque, tragique, toujours intense, ne laissant jamais indifférent. OT: Quelle est votre touche personnelle qui est la plus importante? JP: L’usage chaleureux de la couleur, l’interaction constante et la cohérence entre les arrière-plans et les premiers plans, la recherche de l’expression à travers l’anatomie, l’exagération des attitudes des personnages, la théâtralité, la combinaison dans des rendus quotidiens d’endroits communs et de situations fantastiques. L’idéalisme, les suppositions sur la réaction humaine face à un milieu fantastique, différent et qui garde tout à la fois des similitudes de caractère symbolique avec la réalité. OT: Quels sont les artistes qui vous inspirent? JP: En peinture, Rubens, Rembrandt, Caravage, Murillo, Raphaël, Michelangelo, Da Vinci, Vermeer, Géricault, Ingres, Delacroix, Turner, Jacques Louis David, Gustav Klimt, Monet, Renoir, les sculptures de Michelangelo, L’extase de Sainte-Thérèse de Gianlorenzo Bernini, le Ex Nihilo de Frederick Hart. Quelques-unes des peintures qui m’ont inspiré sont L’Apothéose de Henri IV de Rubens, Judith de Klimt, Le radeau de la Méduse de Géricault, les autoportraits de Rembrandt, entre autres. Autre source importante d’inspiration est la musique, peut-être est-ce le détonateur initial des images, la vibration d’une certaine façon plus pure qui plus tard s’étale sur le canevas. OT: Comment expliquez-vous le succès de votre carrière? JP: Une fois quelqu’un fit le commentaire suivant au sujet de mes peintures: “C’est comme je m’imaginais les choses lorsque j’étais enfant” – je crois que cela en tient en partie de cela. Chaque œuvre raconte une partie d’une histoire que le spectateur développe, le contenu et le style font appel à une partie de l’enfant que nous gardons à l’intérieur de nous-mêmes, le combinant avec le drame et l’introspection. OT: Il me semble que les personnages de vos tableaux viennent plutôt de l'Espagne et de l'Italie, pas de l'Amérique Latine. Pourquoi et comment vous les trouvez? Sont-elles seulement des personnages imaginaires? JP: Tous les modèles pour les personnages de mes œuvres sont des Mexicains, plus spécifiquement de Guadalajara. Jusqu’à maintenant je n’ai pas peint qu’une seule personne d’Angleterre. Plusieurs de ces personnages sont des amis, des parents ou des personnes que je connais. La grande majorité ont des caractéristiques physionomiques caractéristiques de la région, qui en un temps passé fut la Nouvelle Galicia, avec une grande influence espagnole. Les personnages présentent des traits et une couleur de peau allant du bronzé naturel au ton olive clair, caractéristiques de la région. Il n’y a pas d’autre explication, la beauté se retrouvant dans toutes les variantes du genre humain. Si j’étais né dans une autre région, les personnages présenteraient des traits différents. OT: Quels sont en général vos sujets préférés? JP: Celles qui permettent d’exploiter l’expression humaine à travers le corps, les gestes et les mains. Thèmes d’histoires qui n’ont pas encore été racontées, laissant l’imagination s’évader dans des mondes nouveaux, sans restrictions, en référant à l’intemporalité de quelques personnages de référence mais sans attaches a des mythes établis, cette liberté me permet d’y revenir selon les circonstances quand l’œuvre l’exige. Toute liberté dans le figuratif, tout en maintenant une certaine logique dans la composition de la scène. OT: Je suis personnellement impressionnée par l'expressivité des visages. Avez-vous fait des études sur les traits distinctifs, la direction du regarde et des autres techniques du portrait? JP: Je crois que j’ai réussi à acquérir cette technique grâce aux enseignements de mes maîtres, amis et des livres, en particulier grâce aux techniques apprises à l’École des Arts de l’Université de Guadalajara et à la Art Student’s League de New York, mais surtout grâce à l’un de mes meilleurs instructeurs, le maître Carlos Vargas Pons. Néanmoins, il nous faut toujours rester vigilent. On peut apprendre en tout temps et l’information peut venir de partout. OT: Le mains aussi sont toujours expressives et les gestes délicats. Cherchez-vous à créer dans vos tableaux la perfection de l'être humain? JP: Définitivement il s’agit d’une recherche de la perfection. Il ne s’agit pas de recréer des modèles de magazines, de fait plusieurs des modèles n’ont pas ce qu’il faut pour faire les couvertures de revues de mode, je fais plutôt allusion au respect de la stature et des proportions strictes associées au modeling. Néanmoins, l’idée se développe progressivement jusqu’à la rencontre de ce que le modèle a de meilleur pour le présenter de d’une façon idéale. Il s’agit de faire en sorte que Blanche Neige soit plus attractive et sensuelle que la Sorcière. Et oui, définitivement ma recherche est d’atteindre l’idéal – certains diront le contraire, qu’il faut peindre le monde tel qu’il est, toutefois le monde est aussi ainsi et il existe en nous. Je fais appel à ce qu’il y a de beau en nous. Nous sommes ce que nous voyons, ce que nous écoutons, ce que nous mangeons. J’essaie d’offrir des images enrichissantes et belles, cela c’est vrai… mais jamais de jolies images. OT: À mon avis, la nudité est l'une des caractéristiques de vos tableaux. Ça me fait penser aux nus de la Renaissance. Ce n'est pas trop? Ça demande du courage à exposer des nus? JP: Ce n’est jamais trop lorsqu’il s’agit d’aborder la nature humaine, de plus c’est abordé avec un autre langage et d’autres références. L’art a tourné notre regard plus d’une fois vers les classiques, ce fut ainsi durant la Renaissance, ce fut ainsi durant le néo-classique, et c’est parce que personne n’a pas eu comme les classiques cette capacité d’observation et d’étude envers eux-mêmes. De cette façon, chaque fois que nous revenons à cette approche, nous nous retrouvons dans une autre époque, dans un autre contexte, et nous pouvons nous comparer et en apprendre plus sur nous-mêmes. OT: Une autre observation: vous ne peignez pas des femmes nues. Pourquoi? C'est plus difficile de surprendre la beauté féminine? JP: Nous, les êtres humains, venons en deux représentations de base, l’homme et la femme, et pour ma part je me suis retrouvé de genre masculin - aussi je sens une meilleure connexion avec la peinture à travers le nu du genre auquel j’appartiens, me permettant de projeter des questions personnelles dans mon œuvre, c’est un reflet très direct de ce que je suis et j’offre une introspection plus intense. Dans mes œuvres, en fait, on peut apprécier des femmes élégamment vêtues accompagnées d’hommes dénudés, interchangeant les rôles du Déjeuner sur L’herbe de Manet. Les femmes dans mon œuvre ont un rôle de pouvoir et d’autorité, laissant voir un côté féminin qui est peu abordé dans l’art. J’aime présenter d’autres aspects essentiels de la féminité, sa force, sa nature capricieuse, son halo de divinité, je ne souhaite pas la présenter de façon traditionnelle comme simple objet de beauté, cela pourrait mener au machisme. Il est temps que les rôles se voient de manière différente plutôt que pour simplement changer ou retrouver un équilibre. Je préfère la femme dans le rôle de Judith ou de Lucrèce plutôt que dans celui des « jolies » et « snobs » nymphes de certains artistes anglais de la fin du XIXe - début du XXe. OT: C'est la première fois que vous exposez à Montréal? Comment trouvez-vous le public? JP: Je crois que c’est un public qui s’ouvre toujours plus à l’art et à ses possibilités. Il me semble que c’est une ville qui a beaucoup grandi dans son offre artistique, et cela répond à un public qui demande des propositions nouvelles et qui est disposé à ce que ces dernières pénètrent et enrichissent encore plus à cette ville multiculturelle. OT: Comment trouvez-vous le milieu culturel de Montréal et du Canada en général, en comparaison avec votre pays et les États-Unis? Voulez-vous revenir au Canada, spécifiquement à Montréal? JP: Si je le compare à celui de Guadalajara, peut-être ont-ils plusieurs points communs; il y a une grande offre artistique, beaucoup d’espaces culturels, beaucoup d’interaction, de festivals, etc. En ce qui concerne les États-Unis, il s’agit d’un très grand marché pour l’art, il y a beaucoup de temps que les artistes ont cessé de peindre pour la noblesse et qu’ils commencèrent à accepter des commandes de la bourgeoisie en croissance qui s’est convertie dans la nouvelle aristocratie. Les États-Unis comptent sur une des plus importantes concentrations de cette aristocratie et c’est pour cela un marché très important pour quelque artiste que ce soit. Montréal est une ville fascinante, pour sa structure, sa diversité, sa richesse culturelle, ses bonnes vibrations, il y a plusieurs raisons pour y revenir, et nous planifions déjà quelque chose pour juin prochain. OT: Quels sont vos projets en présent et d'avenir? JP: Dans l’immédiat, la présentation d’un catalogue à Guadalajara pour le mois de novembre prochain, le dévoilement d’une œuvre commandée très spéciale en Arizona aux alentours du mois d’avril de l’an prochain. Une exposition au Musée d’Art Contemporain de Colima, au Mexique à la fin de 2007 ou au début de 2008, et une exposition coordonnée par la Galerie Minerva, de Asheville, an Caroline du Nord, en 2008. OT: Merci d'avoir répondu aux questions. Permettez-moi d'exprimer mon admiration pour votre travail et de vous souhaiter bon continuité et beaucoup de succès dans tous vos projets! JP: Je vous remercie beaucoup pour l’occasion de présenter mes idées dans ton médium. Je te souhaite également toute la chance et le succès du monde. ----------------------------------------------------------------------------------- Galerie Art’Américas 1907, rue Amherst (coin Ontario) Montréal H2L 3L7 Métro Berri-UQAM Source : Marc St-Onge, directeur général Art’Américas Informations : 514 523-9655 1 456 934-8718 514 804-4321 www.artamericas.ca *** José Parra est né en 1975, à Guadalajara, México. Études : École d’Arts plastiques, Université de Guadalajara. Medium : huile sur toile. Expositions individuelles : 2006 - Espace d’Art, Forum de la chaine TV nationale TELEVISA, Guadalajara; 2005 - Musée de l’Hôtel de Ville, San Miguel de Allende, Guanajuato, México; El Continente Perdido, Minerva Gallery, Asheville, North Carolina, USA; 2004 - Cuentos y Caprichos, Casa Vallarta, Guadalajara; 2003 - Harlequin’s Tales, Belenky Gallery, New York, USA; Harlequin’s Tales, Galería Parrech, Guadalajara; 2001 - The Subway Sessions, Belenky Gallery, New York,, USA Expositions collectives : 2004 - Montréal en Arts, Montréal, Canada; Galerie Berenson, Montréal, Canada; 2001 - God Bless America, Belenky Gallery, New York, USA; Gruen Galleries, Chicago, USA; Galerie 2000, Montréal, Canada; 2000 - Le Monde Mystérieux, Belenky Gallery, New York, USA José Parra travaille présentement sur une importante pièce murale pour la Reiley Collection, Tucson, Arizona – travail qui lui coûtera près d’un an de travail Vous pouvez trouver la biographie détaillée de l’artiste
(y compris son historique familial) en anglais et espagnol sur son
site www.joseparra.com. Vous pouvez lire aussi la variante en espagnol de cette entrevue,
traduction faite par Marc St-Onge et José Parra “Apelo a lo bello que existe dentro de nosotros. Somos lo que vemos, lo que oímos, lo que comemos” OT: Como empezó a Pintar? JP: Comencé a pintar desde pequeño. Mi padre solía prestarme una de sus playeras, que en ese entonces me quedaba como bata para pintar, fue en su estudio donde comencé a hacer círculos, manzanas, jarritos y a jugar con el color y las formas. Muchos de esos dibujos quedaron en el dorso de cuadros de mi padre. Fue a los 16 años cuando después de haberme alejado por un tiempo del mundo de la pintura, me acerqué a mi padre y le pedí que me enseñara de nuevo a pintar, una vez empezando no lo pude dejar. OT: Cuantos años tiene uno que estudiar para volverse pintor profesional? JP: Esta carrera es un proceso muy personal. No hay diplomas de graduación ni calificaciones, el camino es interminable, creo que en el momento que uno cree que ha llegado es cuando todo termina. Entendiendo por “Profesional” ese momento en el que uno finalmente cuenta con los recursos técnicos para poder expresarse de manera libre, organizada, planeada y con un verdadero conocimiento de causa… bueno lleva años, lleva escuela, libros, viajes y contacto con maestros, galeristas, curadores y críticos. Escuchar y observar, aprender de los que saben como hacer las cosas. No se pueden romper las reglas si no se conocen. OT: Su estilo es una mezcla exitosa de barroco y de manierismo con un toque contemporáneo. Cómo seleccionó este estilo? O mas bien , es el estilo el que busca al artista? JP: Creo que esta es una excelente pregunta, de hecho aún no sé quien encontró a quien ya que el artista funciona como una antena que capta emociones, vibras, imágenes, y funciona como una herramienta del arte. Una vez que uno cuenta con los recursos técnicos debe escuchar lo que la pintura te quiere decir. En mi caso mi preparación fue en un estudio de arte barroco iberoamericano, vengo de una cultura y educación sumamente barroca, compleja en su moral, costumbres y maneras de expresarse. El barroco me encanta por su drama, su teatralidad, su capacidad de transmitir emociones de una manera heroica, trágica, siempre intensa, nunca indiferente. OT: Cual es su toque personal mas importante? JP: El uso cálido del color, la continua interacción y congruencia de fondo y primer plano la búsqueda de la expresión a través de la anatomía, la exageración de las actitudes de los personajes, la teatralidad la combinación de modelos cotidianos en parajes y situaciones fantásticas. El idealismo, la suposición de la reacción humana ante un ambiente fantástico, diferente y a la vez que guarda similitudes de carácter simbólico con la realidad. OT: Cuales son los artistas que le inspiran? JP: En pintura: Rubens, Rembrandt, Caravaggio, Murillo, Raphael, Miguel Angel, Da Vinci, Vermeer, Géricault, Ingres, Delacroix, Turner,Jacques Louis David, Gustav Klimt, Monet, Renoir, Las esculturas de Miguel Angel, El Extasis de Sta. Teresa de Gianlorenzo Bernini, El Ex Nihilo de Hrederick Hart. Algunas de las pinturas que me han inspirado han sido: La Apoteosis de Enrique IV de Rubens, Judith de Klimt, La Balsa de la Medusa de Gericault, los autoretratos de Rembrandt, entre muchas otras. Otra gran fuente de inspiración ha sido la música, tal vez sea la que detona en primer lugar las imágenes, es la vibración en un sentido más puro, que mas tarde se plasma en el lienzo. OT: Cómo explica el éxito de su carrera? JP: Una vez comentó una persona acerca de las pinturas: “Es como yo me imaginaba que eran las cosas cuando era niña” creo que parte tiene que ver en eso. Cada pintura cuenta una parte de una historia que el espectador va armando, el contenido del estilo apela a una parte del niño que llevamos dentro, combinándolo con drama y un carácter introspectivo. OT: Me parece que los personajes en sus pinturas provienen de España o Italia más que de América Latina, porqué y cómo los encuentra? JP: Todos los modelos para los personajes de las pinturas son mexicanos, más específicamente de Guadalajara. Hasta ahora sólo he pintado a una persona de Inglaterra. Muchos de estos personajes son amigos, familiares y conocidos. La gran mayoría tienen características raciales propias de la región, que en un momento fue la provincia de la Nueva Galicia, con una gran influencia española. Los personajes presentan facciones mestizas con un tono de piel del bronceado natural al tono oliva claro, propios de la región. No hay otro motivo, la belleza se encuentra en todas las versiones de ser humano. De haber nacido en otra región los personajes presentarían rasgos distintos. OT: Cuáles son sus temáticas favoritas? JP: Aquellas que permitan explotar la expresión humana a través del cuerpo, de los gestos, las manos. Temas de historias que aún no se han contado, que la imaginación se dispare a nuevos mundos, sin restricciones, con referencia en al atemporalidad de algunos personajes de referencia mas sin ataduras a mitos establecidos, esta libertad permite regresar a ellos en ciertas circunstancias, cuando la obra lo pida. Total libertad en lo figurativo mientras se mantenga una lógica en la estructura de la escena. OT: Estoy personalmente muy impactada por al expresividad de las caras. Ha estudiado alguna técnica especial relacionada al retrato? JP: Creo que esto se ha ido logrando gracias a la instrucción de mis maestros, amigos y libros, sobre todo a las técnicas aprendidas en la Escuela de Arte de la Universidad de Guadalajara, El Art Student´s League de NY y sobre todo a uno de mis mejores instructores, el maestro Carlos Vargas Pons. Sin embargo uno debe estar siempre atento. Se puede aprender en cualquier momento y la información puede venir de cualquier parte. OT: Las manos también están siempre expresivas y los gestos delicados. Los cuerpos tienen una belleza perfecta. Está buscando crear en sus pinturas la perfección del ser humano? JP: Definitivamente se trata de una búsqueda en la perfección. No se trata de poner modelos de revista, de hecho muchos de los modelos no cuentan con lo necesario para salir en una portada de de moda, me refiero a estatura y proporción estricta para modelaje. Sin embargo la idea se va moldeando hasta encontrar lo mejor del modelo y presentarlo en una forma ideal. Se trata de hacer que Blanca Nieves sea mas atractiva y sensual que la Bruja. Y si, definitivamente mi apuesta es hacia el idealismo, habrá quienes digan lo contrario, que hay que pintar el mundo como es, sin embargo el mundo también es así y existe en nosotros Apelo a lo bello que existe dentro de nosotros. Somos lo que vemos, lo que oímos, lo que comemos. Trato de ofrecer imágenes enriquecedoras y bellas eso si… jamás bonitas. OT: Desde mi punto de vista la desnudez es una característica de su obra, me hace pensar en los desnudos del renacimiento. No es demasiado? Se necesita valor para exponer desnudos? JP: Nunca es demasiado cuando se trata de abordar a la naturaleza humana, además, se está abordando con otro lenguaje y otras connotaciones. El arte ha vuelto la mirada mas de una vez a los clásicos, se dio en el renacimiento, se dio en el neoclásico, y es porque nadie como los clásicos habían tenido esa capacidad de observación y estudio hacia ellos mismos. De esta manera cada que retomamos esto nos redescubrimos en otra época, en otro contexto y nos comparamos y aprendemos más de nosotros mismos. OT: Otra observación. No pinta mujeres desnudas. Porque? Es más difícil descubrir la belleza femenina? JP: Los seres humanos venimos en dos presentaciones básicas, hombre y mujer, a mi me tocó el género masculino, mediante el desnudo del genero que me tocó siento una mayor conexión hacia la pintura, al proyectar cuestiones personales dentro de ella, es un reflejo muy directo y una introspección mas intensa. En las pinturas de hecho se pueden apreciar mujeres elegantemente vestidas acompañadas de hombres desnudos, cambiando los papeles del Déjeuner Sur L´herbe de Manet. Las mujeres tienen un papel de poder y autoridad, dejando entrever una parte femenina que pocas veces se toca en el arte, me gusta presentar otras partes esenciales de la feminidad, su fuerza, su naturaleza caprichosa, su halo de divinidad, no la quiero presentar en la forma tradicional de mero objeto de belleza, creo que eso puede llegar a ser machista. Es hora que los papeles se vean de manera diferente, mas que para cambiar, para equilibrar, prefiero a la mujer en el papel de Judith o Lucrecia a una de las “bonitas” y cursis ninfas de algunos de los artistas ingleses de finales del 1800 y principios del 1900. OT: Es la primera vez que expone en Montreal? Como encuentra al público local? JP: Creo que es un público que se abre cada vez más al arte y sus posibilidades, me parece que es una ciudad que está creciendo enormemente en su oferta artística, y eso responde aun público que demanda propuestas y que está dispuesto a dejar que éstas permeen y enriquezcan mas a esta multicultural cuidad. OT: Como describiría el entorno cultural en Montreal y Canadá en comparación con el de su país y el de E.U.? Quiere regresar a Canadá, específicamente a Montreal? Cuando? JP: Comparándolo con la escena Local en Guadalajara tal vez tenga muchos puntos en común, hay una gran oferta artística, muchos espacios, mucha interacción, festivales, en fin. En cuanto a Estados Unidos representa un gran mercado para el arte, hace mucho tiempo que los pintores dejaron de pintar para los nobleza y comenzaron a tomar comisiones para la creciente burguesía que se ha convertido en la nueva aristocracia. E.U. tiene una de las mayores concentraciones de esta aristocracia y es por tanto un mercado muy importante para cualquier artista. Montreal es una ciudad fascinante, por su estructura, su diversidad, su riqueza cultural, su buena vibra, hay muchas razones para regresar, ya andamos planeando algo para el próximo junio. OT: Cuales son sus proyectos a corto y mediano plazo? JP: Por lo pronto la presentación del catálogo en Guadalajara para el mes de Noviembre, la presentación de una comisión muy especial en Arizona alrededor del mes de Abril del Próx. Año. Una exhibición en el Museo de Arte Contemporáneo de Colima, Mexico a finales del 2007, principios del 2008 y una exhibición coordinada por Gallery Minerva de Asheville en 2008. OT: Gracias por contestar a las preguntas… le deseo buena continuación y mucho éxitoen todos sus proyectos JP: Muchas gracias por la oportunidad de poder expresar ideas en tu medio. Te deseo también toda la suerte del mundo y todo el éxito.
Maria Dabuleanu - Delta Dunarii si flori din Romania par Eva Halus Un tablou dupa natura incepe cu o incursiune in mijlocul naturii, iar natura este profesorul, dupa cum spune dna. Dabuleanu : « Imi arata exact ceea ce trebuie sa lucrez- culoare, compozitie. Nu mai trebuie sa simplific nimic. » Culorile folosite le-am numit culori adevarate pentru ca compun cu maiestrie balansul dintre lumina, volume si umbra, reproducind foarte exact natura romaneasca. Dinsa foloseste tehnica mixta in pictura – pensula, cutit, deget si revine asupra tablourilor pina ce le considera terminate. Cinci dintre peisaje au ca tema Delta Dunarii, caci pictorita este originara din Braila. Dinsa ne spune : « Delta Dunarii este o rezervatie naturala unica in Europa care merita explorata de orice om de pe glob » In aceste picturi ea surprinde colturi de Delta cu barci, aerul dens plin de insecte pe deasupra papurei si canale aievea pictate. « Natura este o minune si nu contenesc sa ma minunez de dimineata pina seara. Trebuie sa ai harul de a vedea frumusetea daruita de Dumnezeu. » Trebuie adaugat ca optimismul din caracterul pictoritei este exprimat in toate aceste tablouri luminoase. Balansul fin al compozitiilor este cautat si interpretat , ca de exemplu in alt tablou « Muntele » unde pata luminoasa a pantei « vine din sinceritate » dupa cum spune dna. Maria, dind o dinamica originala compozitiei. Am cautat impreuna un punct comun in pictura dupa natura, discutia cu o peisagista din Romania fiind interesanta si pentru mine, pictorita de flori pe hirtie de orez japoneza. Si raspunsul sau este : « Ne exprimam asa cum sintem conceputi ». Iar eu completez : « Incercam sa adaugam din gingasia florilor in viata cotidiana din Romania sau Canada. » La intrebarea « Sinteti in vizita in Canada ? » doamna Maria Dabuleanu a raspus: “Da. Pentru prima data si sint incintata, Canada e un paradis » Intilnirea noasta s-a incheiat la sugestia dnei. Dabuleanu cu un schimb de tablouri. Doamna Maria Dabuleanu s-a nascut la Braila in 1943. A studiat la
Scoala Populara de Arta Braila si absolvit in 1961. Face parte din
Asociatia Artistilor Plastici din Bucuresti incepind din anul 1980
si din Asociatia Artistilor Plastici Feroviari din Europa din anul
1993. A expus in Germania, Ungaria, Franta, Belgia, Elvetia si in
Canada prin prezenta expozitie. Vernisajul expozitiei de pictura a dnei. Maria Dabuleanu a avut loc la 29 iulie, ora 14 , la Galeria Inter Pallas. Ansamblul de picturi cuprinzind in jur de 30 tablouri este o initiere in arta peisajului. |
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