Cet été, de l’année 2006, j’ai
été invitée à donner une conférence
à L’institut culturel roumain de Bucarest.
Pour la première fois dans ma carrière d’écrivain,
j’ai vécu une situation ambiguë bien que
très agréable : rentrer au pays d’origine
en tant qu’écrivain étranger. À
présent, mon identité se partage entre le
Canada français, le Québec plus précisément,
et la Roumanie, raison pour laquelle, la partie roumaine,
avec mon accord, a intitulé cette conférence
du 6 juillet 2006, Témoignage d’une écrivaine
franco-canadienne d’origine roumaine, ce qui est assez
correcte. J’utilise l’adverbe assez, car une
telle situation n’est jamais vraie à cent pour
cent. Lorsqu’il s’agit d’une nouvelle
identité, il y a toujours quelque chose d'inclassable
et d’innommable...