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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 21 • Montréal • 15.06.2006 |
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Otilia Tunaru L’ensemble folklorique Fagarasul à Montréal À la fin du mois avril la communauté roumaine a reçu la visite d’ensemble folklorique roumain Fagarasul. Pendant leur tournée montréalaise, les artistes ont présenté des spectacles dans de petites sales. Le soir de 28 avril, ils ont offert une grande représentation dans la salle de théâtre Émile Legault du Collège St Laurent. Les danseurs professionnels et les interprètes de musique populaire ont été accompagnés d’un petit orchestre. Des instruments traditionnels ont donné une note de charme à la manière d’interprétation des mélodies. La joie des danses a alterné avec la mélancolie des chansons. Les vers parlaient de l’ennui pour la terre natale et du regret à l’égard de temps qui passe : « Fleurs de lilas,/ Tout dans ce monde vient et puis passe/ Mes années passent aussi/Comme les fleurs de tilleul. » La variété des costumes et les danses de différentes régions de Roumanie ont reconstitué l’atmosphère des fêtes roumaines. Catalin Caldeaza, un jeune danseur et interprète particulièrement talentueux, raconte qu’il a commencé sa carrière à l’âge de 12 ans comme danseur amateur. À travers les années, son intérêt pour le folklore s’est transformé en passion et il a passé tous les examens pour devenir un professionnel. En même temps, il est étudiant dans le programme Relations internationales et études européennes à l’université de Sibiu. Sa sœur Andreea s’est ajoutée au groupe et maintenant tout les deux voyagent partout en Europe en participant aux nombreux concours et festivals. Dernièrement, le groupe Fagarasul a gagné la première place au Festival de Skopje en Macédoine. Le secret de leur succès est le travail depuis des années, la pratique intensive et la recherche de nouveaux éléments de folklore qui enrichissent leur répertoire. Catalin nous a dévoilé comment se passent les répétitions dans les voyages : « Aussitôt qu’on faisait un arrêt dans un stationnement, peu importe qu’on soit dans une ville ou au bord d’une autoroute, notre instructeur nous demandait de pratiquer. Doté d’un tambourin, il battait le rythme et nous dansions encore et encore, pour toucher à la performance qu’il envisageait. Des passagers amusés nous regardaient, mais nous continuions notre pratique pour être les meilleurs dans le concours qui nous attendait. » L’instructeur Stefan Gheorghiu est en même temps le chorégraphe des spectacles. Il a confié qu’il élève en dansant les jeunes -parfois dès l’âge de 4 ans- pour qu’ils soient aujourd’hui de grands danseurs. « Ce n’est pas facile de courir la performance, les résultats se voient au bout des plusieurs ans » conclut-il. Les fioritures des costumes et la vigueur des danses roumaines ont réjoui les cœurs des Roumaines qui vivent loin de leur pays. Une délégation de la ville de Fagaras a participé à cette tournée à Montréal. Le témoignage du président Mihai Giurisanu et les chansons ont apporté une vibration de patriotisme. La ville de Fagaras est un foyer de spiritualité roumaine situé sur la rive gauche de la rivière Olt et entouré par des montagnes de 430 mètres altitudes. PHOTO : Costumes populaires de la région de Fagaras, Roumanie. Catalin Caldeaza et sa sœur Andreea - par Otilia Tunaru |
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