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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 22 • Montréal • 15.06.2006 |
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L’icône du coeur de l’enfant Par Otilia Tunaru Le 15 avril, une semaine avant la fête pascale, les enfants de l’école de la Cathédrale Saint Jean Baptiste ont présenté la deuxième édition de l’exposition L’icône du coeur de l’enfant. Ils ont continué les cours d’iconographie initiés l’année passée par la professeur de théologie Adriana Bara. De plus, ils ont appris cette année l’art de la peinture des œufs des Pâques qui a été enseigné par le professeur de dessin Sorin Ioan Lupa. Selon la tradition chrétienne, on peint des œufs le Vendredi Saint, quand le sang de Jésus Christ crucifié s’est écoulé sur les œufs laissés dans un panier en dessous de la croix du sacrifice. Chez les Roumains, la tradition de dessiner sur des œufs est devenue un vrai art qui s’est embellie et perfectionnée à travers des siècles. On utilise des motifs géométriques, floraux ou religieux. Sur la coquille fragile d’œuf on peut recréer la scène de la naissance ou du sacrifice du Fils, l’icône de la Mère Marie ou des Saints. Dans l’église chrétienne orthodoxe, l’icône représente un art liturgique imprégné des symboles ancestraux. C’est une image sacrée, qui favorise la prière et qui fait un lien entre l’humain et le divin. La technique laborieuse de peindre des icônes, la modalité de préparer les matériaux et les couleurs naturelles ont été transmises d’une génération à autre. La professeur Adriana Bara a observé que « surtout l’icône naïve sur verre se ressemble au cœur candide d’un enfant. Leur pureté se reflète dans leurs dessins. » M. Lupa considère que les enfants ont acquis surtout la patience, la responsabilité qui implique la peinture sur la surface cassante d’oeuf et l’importance de la prière avant de commencer à travailler. Pour l’enfant Mihai Raduca, « l’icône représente ma croyance religieuse ». « C’est vraiment beau et un petit peu difficile. » a ajouté avec un sourire ingénu Alexandra Condescu de 10 ans. Après un programme artistique des chansons d’enfants et religieuses, chaque élève a reçu un diplôme et une couronne des fleurs comme récompense pour le travail au long de l’année scolaire. Mais la plus belle récompense c’est le partage des idées et des émotions qui a couronné toute la soirée. PHOTO : Icônes et œufs des Pâques peinturés par les élèves de l’école de la Cathédrale Saint Jean Baptiste, 1841 rue Masson, Montréal - par Otilia Tunaru |
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