Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 21 • Montréal • 15.05.2006

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Spectacle bénéfice Solidarité pour Bandama Kéké

Mai 2006

La danse sur le toit

Festival Accès Asie présente

Printemps Nancéiens pour le solo 30x30
de Paul-André Fortier

Communiqué de presse

Paul-André Fortier présente pour quelques jours encore son Solo 30x30 (trente minutes pendant trente jours), à Nancy, en France, où il est accueilli par le Centre chorégraphique national – Ballet de Lorraine et le Centre Culturel André Malraux, Scène Nationale de Vandoeuvre. Cette aventure, débutée le mois dernier à Newcastle et qui l’emmènera dans 5 villes et sur 3 continents en 2006, se déroule particulièrement bien dans la capitale historique de la Lorraine.

«Il ne s’agit pas d’une danse de rue improvisée, mais de l’inscription dans la cité et dans la durée d’une proposition chorégraphique élaborée. Cette présence répétée chaque jour à la même heure et au même endroit permet que se tisse au-delà des rencontres fortuites, de multiples liens entre la population et la danse.» - Figures libres, avril 2006

«À 18h précise, il est apparu au haut de l’échelle et s’est hissé sur le toit d’une baraque de chantier installée sur le parking de la SNCF, près du Pont des Fusillés à Nancy. Le danseur canadien, Paul-André Fortier, a débuté, hier, son «marathon» dansant qui va durer un mois.» - L’Est Supplément, 8 avril 2006

Le chorégraphe a d’abord dû conquérir ce lieu, destiné initialement à tout sauf à l’art. Situé au terminus des autobus, cette baraque, que Paul-André Fortier surnomme «sa cabane», est en fait le local des chauffeurs. Au début surpris, ceux-ci l’ont adopté: ils assistent quotidiennement à la performance, et de temps en temps y participent en klaxonnant. Non loin, la prison de Nancy laissait parfois échapper les vociférations de prisonniers, curieux de savoir ce qui attirait la foule sur le pont. La douceur du printemps permet à Paul-André Fortier de danser sous un climat plus clément que celui de l’Angleterre au mois de mars. Rarement, quelques bruines froides se sont abattues à l’heure du solo. En revanche, le vent qui souffle en permanence dans ce couloir urbain pousse le danseur à confronter son équilibre à cette force impalpable. Les citadins nancéiens se montrent fort intéressés par la démarche de Paul-André Fortier, et chaque jour, bon nombre de personnes sont au rendez-vous, accoudés sur la rembarde du Pont des Fusillés surplombant le lieu de performance. Deux genre de publics cohabitent : ceux passant par là par hasard, et ceux venus pour le solo ; car Paul-André a su séduire un auditoire d’habitués.

« Les passants ont été sensibles à cette frêle silhouette effectuant des mouvements très précis, parfaitement réglés, empruntés au taï chi, à la danse asiatique, aussi bien qu’à des formes plus occidentales de la danse contemporaine. Des gestes aériens, effectués avec de grosses chaussures de randonnées (...) Totalement concentré, l’artiste était à l’écoute des bruits de la ville, unique musique d’accompagnement de son solo. » - L’Est Supplément, 8 avril 2006

Photo :Daniel Denise

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

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