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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 20 • Montréal • 15.04.2005 |
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Émilie Andrewes Eldon d’or Communiqué de presse Que retient-on de la vie quand elle a été toute vécue et qu’il faut en dresser un bilan ? Peu de chose en réalité. Quelques pans qui brillent plus que d’autres et le sentiment que nous sommes tous comme les Rois mages : il suffit d’une étoile pour que notre vie soit changée. En novembre 2005, l’Académie des lettres du Québec annonçait qu’Émilie Andrewes était finaliste au prix Ringuet pour son premier roman, Les mouches pauvres d’Ésope. Cette annonce confirmait qu’Émilie Andrewes, dans la jeune vingtaine, méritait toute la considération qu’on lui avait manifestée. Son deuxième roman, Eldon d’or, renoue avec le ton du premier. Émilie Andrewes affectionne l’insolite, le surréel même. Elle résume son roman de la façon suivante : « Gratz a soixante-douze ans. Ce qui lui reste en mémoire n’est pas ce qu’il avait prévu. Il n’a qu’à observer son petit-fils Eldon qui dort sur le plancher de béton de son appartement pour que tout lui revienne en mémoire, mais sous la forme trouble d’objets et de détails. Surtout les femmes qu’il a aimées. Pour apercevoir des oies bleues qui choient du ciel à la douzaine, il lui faudra descendre dans la pénombre, dans le puits, et ramener à la lumière ce qui lui tombe sous la main, en évitant les balles perdues. Il lui reste très peu de temps. Il n’a d’autre solution que de plonger dans l’obscurité et de nager, nager au plus vite vers le point de départ. » L’auteure Émilie Andrewes est née à Montréal en 1982 et y réside. Elle a un baccalauréat en anthropologie, avec spécialisation en archéologie. Écrire et fouiller sont deux actions qu’elle n’arrive pas à départager. Son premier roman, Les mouches pauvres d’Ésope (XYZ, 2004), a été finaliste au prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec. (roman) Photo : Catherine Andrewes Clara Ness Genèse de l’oubli Communiqué de presse Clara Ness, qui a été encensée pour son premier
roman, Ainsi font-elles toutes, rapplique dans des habits tout neufs.
Genèse de l’oubli rompt avec la manière «
Philippe Sollers » pour s’aventurer, sur un ton souvent
caustique, Quel bagage historique traînons-nous dans nos veines ? Qu’est-ce que notre passé familial nous lègue d’obligations et de devoirs, de loyautés invisibles ? Genèse de l’oubli est le roman de deux arbres généalogiques qui se rencontrent. Forcés de quitter leurs familles, Hadrien et Ariane réalisent avec un égal effroi qu’un pacte familial, même silencieux, même ignoré, ne peut se rompre aussi facilement. Alors que les liens familiaux semblent être au plus bas, Genèse de l’oubli s’intéresse à ce que nous refusons trop souvent d’admettre comme toujours vivante : la part cachée de nos origines. Genèse de l’oubli, c’est aussi un va-et-vient entre deux cultures : celle de l’Europe et celle de l’Amérique; un jeu de balancier entre une parole figée et un son nouveau, un son qui fait battre le monde entier à son propre rythme… L’auteure Clara Ness a vingt-trois ans. Son premier roman est finaliste au Prix littéraire des collégiens et au prix Soroptimist de la Romancière francophone (France). Elle est étudiante en maîtrise de Lettres, Arts et Pensée contemporaine à l’Université Paris VIIDenis Diderot. Genèse de l’oubli est son deuxième roman publié chez XYZ. Photo Clara Ness : Nicolas Urlacher |
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