![]() |
![]() |
| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 20 • Montréal • 15.04.2006 |
|
Rencontre Oana Suteu et ses points de fuite Par Felicia Mihali Au café Second Cup coin Saint-Denis et Maisonneuve où je dois la rencontrer, Oana m’attend d’un air détaché. C’est la première fois que je la vois et je me l’imaginais, je ne sais pourquoi, plus haute de taille et plus grosse. En réalité, avec ses yeux et cheveux noirs et ses écouteurs aux oreilles, elle à l’air d’une jeune étudiante. Elle sirote tranquillement son café en attendant une inconnue qui lui a demandé une interview, chose assez nouvelle dans sa vie. Toutefois, le prix pour la meilleure oeuvre canadienne qu’elle a gagné lors du 24ème Festival International des Films sur l’Art avec le documentaire Point de Fuite va sûrement changer sa vie sinon d’une manière spectaculaire du moins assez pour sentir la différence. Après avoir étudié en Multimédia à l’Académie de Théâtre et Film de Bucarest, à l’âge de 20 ans, Oana arrive à Montréal où elle s’inscrit en production cinématographique et multimédia à l’Université Concordia de Montréal: c’était il y a treize ans. Ses études une fois terminées, elle a trouvé sans problème du travail dans différentes maisons de production comme monteuse et artiste vidéo. En même temps, à l’aide de quelques bourses de création, elle s’est consacrée aussi à ses propres films. Son cas est un exemple heureux de la manière dont un métier complète et stimule la vocation artistique : en faisant le montage des films des autres, elle s’y ressource pour se propres films. Étant concernée directement par la question d’identité, ce portrait-interview porte surtout sur la double identité et culture des gens comme Oana Suteu. Ce à quoi elle doit répondre est comment des artistes comme elle se redéfinissent après leur arrivée dans un nouveau pays par rapport au nouveau contexte. «Dans le lieu d’origine, on n’est pas très conscient de qui l’on est, du fait que nous appartenons aussi à une culture cosmopolite et soumise à plusieurs influences au cours des siècles. Qu’on soit des descendants des Dacs et des Romains, qu’on ait dans la famille une grand-mère arménienne et une autre juive, cela n’est pas nécessairement révélateur de son identité. En Roumanie je n’aurais jamais pensé me pencher sur des légendes ou mythes que je traitais peut-être à l’époque comme un peu vétustes. À Montréal, j’ai commencé à juger autrement l’importance et l’apport de cet héritage sur ma personnalité. Depuis, mon questionnement ne concerne pas uniquement mes racines biologiques mais aussi mes racines spirituelles. Je juge la complexité identitaire en terme de richesse. » Qu’est-ce qui est fondamental pour un artiste afin qu’il réussisse, malgré la concurrence et la qualité des voix qui ne manquent pas dans cet espace ? « Je crois que ce qui est essentiel est de te construire ton profil à toi, personnel et distinctif, de bâtir ton chemin. Je pense que nous nous trouvons dans un pays où ceux qui ont de bonnes idées peuvent les appliquer, et qu’ils ne doivent pas se placer nécessairement du côté commercial de l’industrie pour exister. Mon cas témoigne peut-être de la flexibilité canadienne et de son ouverture vers différents modèles. »
Oana a toujours été fascinée par le mouvement, par la combinaison du film et des arts visuels. Ses documentaires parlent plus au moins de ces sujets. Son dernier film Point de fuite porte sur la danse mais il parle fondamentalement de l’idée de sacrifice illustré par une ancienne légende roumaine, La légende du Maître Manolé. Celui-ci est un maçon qui avait emmuré vivante sa femme enceinte afin d’achever la construction de l'église à laquelle il travaillait vainement. Ce qui est nouveau dans la carrière d’Oana est que ce film marque vraiment une rupture par rapport aux autres car il utilise amplement le texte. Ce film a réconcilié Oana avec son identité trilingue; elle réalise finalement que la clarté d’une oeuvre ne dépend pas de l’accent avec lequel on parle. « Peut-être que la lutte existe encore entre les deux corps, celui roumain et celui canadien, » explique Oana en riant » mais mon travail m’a appris comment intégrer l’un dans l’autre. » Quelles sont les autres passions d’ Oana dans le peu de temps libre qui lui reste? Le thé vert, le kayac sur mer, les films de Kieslowski, Coppola, Tarkovski, Zanusi, et de Marker, les haïkus, les livres de Borges, Joyce, Huxley, et de Tremblay. Ses films font appel à de multiples sources et la qualité de ces sources se réflète dans le travail d’ Oana. Actuellement, Oana Suteu travaille sur un documentaire pour le Cirque du Soleil et sur un autre projet qui met le papier au centre de ses préoccupations. La seule chose qu’elle nous dévoile est que ce dernier projet lui permettra de valoriser ses racines de l’Europe de l’Est. OANA SUTEU Bio-filmographie Ses courts-métrages Un Train (1994), Le Passage (1995), Déjeuner du Matin (1998), M for Motion (1999), Embodied Lines (2000), Passare (2002), Traccia (2004) et Coppia (2004), font le tour des festivals au Canada, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud et sont diffusées sur les chaînes de télévision canadiennes, allemandes, hongroises et roumaines. En 2002 le Moving Pictures Festival of Dance on Film and Video de Toronto lui décerne le Prix Cinédance pour la Meilleure Réalisation d'un Film Canadien sur la Danse. En 2005 elle écrit et réalise Point de Fuite (chorégraphié et co-scénarisé par Ginette Laurin) pour lequel on lui attribue le Prix de la Meilleure Oeuvre Canadienne lors du 24ème Festival International des Films sur l’Art. Depuis 1994, Oana œuvre également dans le domaine de la photographie et de l’installation vidéo notamment avec La Fondation des Arts Visuels de Bucarest et avec la compagnie O Vertigo pour laquelle elle conçoit en 2004 la vidéographie du spectacle Passare. Aussi à mentionner une première exposition personnelle à Montréal en 2000, la participation à l’exposition La Résonance du Double de Ginette Laurin au Musée d’Art Contemporain de Montréal, ainsi que l’installation Casino Adagio avec le compositeur Timothy Brady et le quartet Molinari. Enfin, Oana Suteu a été membre de jurys, dont celui de Conseils des Arts du Canada.
La recherche de la vérité et de la justice Interview avec Gil Courtemanche, l’auteur des fresques historiques et sociales Par Otilia Tunaru Enveloppé par la fumée de sa cigarette, regard rêveur et sourire doux-amer, Gil Courtemanche répond court, d’un ton sentencieux. On dirait qu’il veut garder les mots pour ses écrits. Pas de détails, juste l’essentiel et la vérité tranchante. Emportée par le zèle journalistique et par l’écho de l’adaptation cinématographique de son best-seller, je lui demande de raconter le plus bouleversant moment auquel il a assisté lors de ses démarches journalistiques. Il refuse tout court. Je suis allée plus loin et je lui ai demandé : Vous avez trop vu? Il me répond plus. Son silence est plus éloquent que les mots. J’ai compris que j’avais commis un acte presque indécent. On ne parle pas de nos douleurs, on ne raconte pas nos malheurs. Car le spectre de la famine, le génocide, le sida, les morts de guerre, les cris de désespoir qu’il a lancé par ses reportages - tout cela est devenu son vécu. Expérience de vie ou fardeau?... À la fin, il m’avoue qu’il ne donne pas d’interviews ces temps-ci, puisqu’ il préfère laisser les gens qui ont produit le film sortir en avant. Il a fait une exception pour la beauté d’une rose que mon enfant lui avait donnée. Il s’éloigne pressé en me laissant ébranlée par ce témoignage et par l’intensité de tout l’entretien. Je vous invite à partager le privilège d’une entrevue due à une rose. Gil Courtemenche nous l’a offerte un jour de printemps, quand la nature se réveille comme un souvenir lointain. O.T.- Le roman Un dimanche à la piscine à Kigali, témoignage lucide des événements d'avril 1994 en Rwanda, vient d'être porté au grand écran. Vous êtes content de l’adaptation filmique du cinéaste Robert Favreau? G.C.- Oui, je suis très content. Je n’ai pas écrit le scénario, mais j’ai collaboré au scénario, j’ai été conseiller en fait. O.T.-Vous êtes allé au Rwanda lors du tournage? G.C.- Oui, durant le tournage, mais aussi deux ans avant parce que les gens ne connaissaient pas Kigali et les lieux. Alors, on est parti ensemble : M Favreau, la productrice; on a fait du repérage de ce pays, du Kigali, des lieux. O.T.- C’était difficile à surprendre l’atmosphère de l’époque du génocide? G.C.- On a eu beaucoup de difficultés surtout parce qu’il n’y a pas une industrie de film là-bas. On a apporté tout par avion : des clous, des vices, des déguisements. Mais tout a fonctionné merveilleusement bien. Les Rwandais qui ont travaillé avec nous ont été super efficaces. O.T.- Lors de la première du film, l'émotion était palpable. Plusieurs personnes réagissaient par des pleurs aux scènes de massacre. Ceux qui ont assisté à la première du film sont ressortis bouleversés. Vous étiez là, qu’est-ce que vous avez à commenter? G.C.- C’est toujours satisfaisant de voir que les gens sont émus par quelque chose qu’on vient de créer. J’avais vu le premontage. C’était vraiment émouvant. J’étais surtout soulagé pour ceux qui ont travaillé le film parce que moi, j’ai écrit le roman, mais eux, ils ont travaillé durant cinq ans pour réussir, c’était un soulagement de voir que les spectateurs ont apprécié le film. O.T.- Cinq ans pour réaliser un film? G.C.- Exactement, quatre ans et neuf mois, entre le moment quand on a vendu les droits en juillet 2001. O.T.- Ce film québécois, qui suit le fil narratif du livre, nous fait réfléchir longtemps après son visionnement. Et on peut être fiers; c'est du québécois, de l'écriture à la réalisation du film. Serait-il une réussite québécoise, un succès comme le livre sur le plan international? G.C.- C’est un film québécois parce qu’il est fait par des Québécois, mais l’histoire n’est pas québécoise. Cette histoire pourrait être vécue par un journaliste français ou espagnol. Mais il n’y a pas d’autres caractéristiques québécoises. À mon avis, on a atteint un niveau de compétences qui est de niveau international. Le succès, on ne sait jamais comment ça va fonctionner. La création est une bouteille à la mer. O.T.- Votre premier roman a été un succès international. Vous vous y attendiez? G.C.- C’était arrivé comme ça. Il y a toujours une partie de hasard; la chance on ne peut pas la contrôler. Je ne savais pas qu’il serait traduit en roumain ou en chinois. Je suis tombé sur les bonnes personnes dans le bon moment. C’est la même chose au cinéma. Si on trouve un bon distributeur qui tombe en amour avec le film en France, ça serait peut-être un succès. O.T.- Le roman Un dimanche à la piscine à Kigali, couronné de nombreux prix littéraires, transmet l’émotion d’une réalité vécue. C’est pour ça que tout le monde résonne lors de sa lecture? G.C.- C’est parce qu’il s’agit d’une histoire qui rejoint tout le monde, c’est une histoire universelle de la rencontre entre deux personnes au moment où les gens font la guerre. Ça pourrait se passer pendant la Deuxième Guerre ou à Sarajevo. Les personnages et les détournements historiques touchent les gens qui se disent à la fin: ce sont des gens comme moi qui ont été tués. O.T.- Vous avez traduit et publié votre roman en Roumanie. Avez-vous l’intention d’aller dans ce pays? G.C.- J’attends l’invitation… (il sourit) J’ai rencontré des écrivains roumains en France à l’automne qui m’ont dit que le livre a été bien reçu, mais je n’ai pas vraiment de détails. Ça prend beaucoup de temps en général. O.T.- Le livre ainsi que le film lancent des critiques virulentes à l’adresse de la communauté internationale et aux diplomates canadiens. G.C.- Même Kofi Annan a reconnu que l’aide internationale est la plus grande faillite dans l’histoire des Nations Unies. Alors, il n’y a rien de neuf là-dedans. Moi, je l’ai écrit avant qu’il le dise, avant qu’il l’admette. C’est une grande honte pour la communauté internationale d’avoir laissé tuer 800 000 personnes! O.T.- Dans Un dimanche à Kigali la mort est partout, chaque jour est vécu comme le dernier, mais il y a beaucoup d’amour de vivre. Dans le deuxième roman, Une belle mort, on est à l’antipode, c’est la dégradation de l’être humain figé par la vieillesse et la maladie. Quelqu’un disait qu’on a un problème avec les immortels dans notre société. C’est vrai? G.C.- Le contraste est surtout que dans les mœurs des Africaines, à Kigali, les gens conservent leur dignité jusqu’à la fin, même s’ils vivent quelque chose de très atroce. Dans le roman qui parle d’une belle mort, l’homme qui va mourir n’a aucune dignité, il l’a perdu. Il y a quelques personnes autour de lui qui tentent de lui donner une belle mort, ça veut dire une mort dans le respect de soi. Étant donné qu’on prolonge tellement la vie chez nous maintenant, surtout dans les maladies dégénératives, les gens deviennent des esclaves soit de leur famille, soit des médecins. C’est ça la perte de la dignité, on ne prend pas des décisions, surtout pour un homme qui a été orgueilleux et dictateur comme Stalin. Essayons de nous imaginer Ceausescu qui est obligé de se faire essuyer la bouche par quelqu’un, ça peut être un geste d’humiliation absolue. O.T.- Vous avez déclaré au sujet de votre deuxième roman : « Dans ce théâtre de la dégradation de leur ancien dictateur, il n’y a que lui qui existe, comme dans Le Roi se meurt de Ionesco.» C’est l’image du chef de famille dans la société québécoise? G.C. - Oui, les pères de cette génération des grandes familles étaient des tyrans. Bon, il y a des tyrans en peu plus gentils que d’autres. Mais les femmes, les enfants n’avaient pas des droits parce qu’ils ne prenaient aucune décision. Tout passait par le père, c’était lui qui tenait l’argent et qui donnait la permission. C’est ça qui rend le sort de ces personnes en fin de vie encore plus atroce. C’est le fait qu’ils avaient tellement le contrôle toute leur vie que c’était leur seule raison de vivre. Et tout à coup ils deviennent des enfants, des bébés nourris à la cuillère. O.T.- Vous faites une vraie analyse du dictateur, du chef de famille au président de pays : « Ils exigeaient de leur femme et de leurs enfants la fidélité absolue, alors qu’eux étaient libres de tout faire. Pour eux, leur famille était leur peuple. Staline était comme ça, et Duplessis aussi. » Comment expliqueriez-vous ce phénomène? G.C.- Toute culture religieuse, soit catholique ou islamique, a donné tous les droits à l’homme. C’est l’évolution historique, ce n’est pas spécifique québécoise. Je pense qu’en Roumanie s’est passé la même chose. O.T. - Vous soulignez la fin d’une époque? G.C.- C’est terminé il y a quarante ans. Présentement, même dans les familles avec plusieurs enfants, la mère travaille, les enfants vont à la garderie et à l’école. Alors, il y a plusieurs sources de pouvoir qui sont en concurrence avec le pouvoir du père. O.T.- Le roman Une belle mort, peut-il être considéré comme un roman sociologique, une fresque de la société québécoise? G.C.- On s’appuie toujours sur une réalité sociologique, en fait les romans sont moindrement faits de la réalité. O.T.- C’est un grand changement dans un délai assez court. Les hommes et les femmes de la société québécoise actuelle ont changés? Qu’est qu’ils sont devenus? Sont-ils sur la bonne voie? G.C.- On peut dire que les familles monoparentales sont sur la bonne voie? Loin d’être certain qu’une famille de trois enfants qui sont élevés par une mère qui travaille soit sur la bonne voie. Ça change les rapports, mais on n’est pas sûr que c’est préférable à l’ancienne voie. O.T.- Des sujets graves comme le racisme, le génocide, la propagation du sida, l’indifférence des autorités ou de l’être humain, vous tiennent à cœur. En dénonçant les injustices, peut-on changer quelque chose dans ce monde? G.C.- Non, on ne change pas le monde. On ne se fait pas d’illusions sur la puissance d’écriture. Mais il y a des gens qui se font changés par la lecture d’un bouquin et ils vont changer quelque chose autour d’eux ou dans leur monde à eux. On peut changer des personnes. Combien? On ne le sait pas… O.T.- Vous êtes journaliste, polémiste et analyste politique. Comment a commencé cette aventure d’écrivain de nature intimiste? G.C.- Un certain moment on s’est rendu compte qu’il n’y a pas assez d’espace dans le journal et à la télé pour dire ce qu’on veut et dans la manière qu’on la souhaite. Lui, le livre, donne l’entière liberté, que ce soit quand on écrit des essais ou quand on écrit des romans. On a plus de liberté, pour s’attaquer aux problèmes fondamentaux avec une démarche de manœuvre qui est beaucoup plus grande que dans le journalisme ordinaire. O.T.- Quelle est la posture que vous aimez de plus? Celle de journaliste qui relate une situation ou celle de l’écrivain qui rend les événements plus humains? G.C.- Pour moi, c’est devenu un peu la même chose. Pour moi, écrire des romans c’est une forme de journalisme, c’est un moyen de décrire des choses que j’ai vues et de les rendre plus humaines que dans les gros articles sérieux dans Le Devoir. O.T.- Quelle est la situation la plus dangereuse dans le monde actuel? G.C.- La situation en Irak a des conséquences absolument tragiques sur le plan du Moyen- Orient. Les conflits racistes au nom de la religion sont reliés à ce conflit. On ne peut pas séparer la question de l’islamisme de ce qui se passe en Israël, en Palestine, en Irak, en Iran, en Arabie Saoudite, tout ça fait un énorme melting pot des problèmes sociaux. O.T.- Quels sont vos projets d’avenir? Un autre livre, un autre projet journalistique? G.C.- Je travaille sur trois romans, mais je n’aime pas en parler. C’est toujours la même chose : des gens sont pris à des situations exceptionnelles et j’essaie de voir comment ces gens-là se débrouillent, s’ils demeurent des êtres humains dignes. O.T.- Vous êtes-vous dédié entièrement à la littérature? G.C.- À l’écriture en général. Maintenant, je travaille sur le scénario d’Une belle mort plus que sur les romans. On peut écrire n’importe où, mais si je suis en Norvège je ne peux pas faire un documentaire sur un autre pays. O.T.- Est-ce qu’il y a une différence entre l’attitude du journaliste et celle de l’écrivain? G.C.- Pour moi, c’est la même démarche, c’est la recherche de la vérité et de la justice. O.T.- En vous remerciant pour le temps accordé pour cette entrevue, je vous souhaite bonne continuité. *** Gil Courtemanche est journaliste depuis 1962. Il a été animateur, analyste et correspondant à différentes émissions radio et télé de Radio-Canada telles que Le 60, Métro Magazine et Présent national, L’Événement, Enjeux, Télémag, Première Page, Le Point. Éditorialiste à la sation CBOT à Ottawa (réseau anglais). En 1978, il a animé et scénarisé le premier magazine d’affaires publiques de Télé-Québec,Contact. Il a aussi été journaliste pour La Presse et a participé à la conception et à la fondation du quotidien Le Jour. Depuis 1986 et encore à ce jour, il collabore à diverses publications, notamment Alternatives, Le Libraire, Le Soleil et Le Droit, en plus de tenir une chronique dans le quotidien Le Devoir. Plusieurs de ses textes sont regroupés dans Chroniques internationales, paru en 1991 au Boréal. Il a coréalisé la série de témoignages Soleil dans la nuit, trente clips produits pour TV5 Europe-Afrique-Canada, à l’occasion du premier anniversaire du génocide au Rwanda. Il a réalisé et scénarisé L’Église du sida (The Gospel of AIDS), documentaire sur le sida au Rwanda (prix du meilleur documentaire du Festival Vues d’Afrique 1993) qui lui fournira la matière de son roman, Un dimanche à la piscine à Kigali, acclamé aussitôt par le public puis par la critique, et aujourd’hui traduit dans plus de 20 langues. Gil Courtemanche a également produit et réalisé divers documentaires et messages publicitaires sur le tiers monde : la lèpre en Haïti, la problématique de l’eau, le développement agricole aux Philippines, le programme de formation d’enfants handicapés en Thaïlande, etc. Coréalisateur et scénariste pour Radio-Canada et TF1 du docu-variétés Roch Voisine l’Idole (prix Félix et Gémeaux de la meilleure émission de variétés 1991), il a aussi réalisé et scénarisé Kashtin: Le Tambour éternel (Kashtin: The Eternal Drum). Commentateur pour diverses émissions d’affaires publiques, animateur durant un an de la série The Editors sur PBS, collaborateur régulier au magazine L’actualité (il y a signé divers grands reportages, dont un numéro spécial sur l’Algérie, en 1998), Gil Courtemanche a remporté en 1998 le National Magazine Award for Political Reporting. DU MÊME AUTEUR : Photo : telequebec.qc.ca |
| Littérature | Poesie | Essai | Prose | Livre | Politique | Arts Vis | Événements | Archives | Musique | Contact | Interview | ||||
Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés |
|||||||||||||||
|
|