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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 20 • Montréal • 15.04.2006 |
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D’après le roman homonymes de Gilles Courtemanche Un dimanche à Kigali, de Robert Favreau Avec: Luc Picard, Fatou N'Diaye Comminiqué de presse Entre réalité et fiction Lucky Number Slevin Durée : 1h49 Distribution : Josh Hartnett, Bruce Willis, Lucy Liu, Morgan Freeman, Sir Ben Kingsley, Stanley Tucci Réalisation : Paul McGuigan Scénario : Jason Smilovic Production : Etats Unis Par Tina Armaselu Slevin (Josh Hartnett), un jeune homme sympathique et malchanceux, est entraîné, apparemment malgré lui, dans une dangereuse affaire de réglage de comptes entre deux chefs de gang new-yorkais, Juifs et Noirs américains, Rabbi (Ben Kingsley) et Boss (Morgan Freeman). Pour sauver sa peau, il doit faire preuve d’habileté surtout parce qu’il est constamment surveillé par le détective Brikowski (Stanley Tucci) et par le fameux tueur à gages Goodkat (Bruce Willis), qui joue un double rôle hardi auprès des deux chefs. Le film raconte une histoire de crime et de vengeance qui ne manque pas d’élément surprise. A un bon dosage du suspense et de la surprise s’ajoute une technique qui joue sur la superposition d’images et sur la stylisation des décors pour suggérer la complicité, la menace ou l’angoisse. Cependant le profile des personnages reste assez schématique et la violence de certaines scènes, reprises parfois plusieurs fois et renforcées par les effets sonores, ne semble justifiée que par l’intention de servir au spectateur une surdose de sensations fortes, bien garnie de coups de poigne et de pistolet. Bien qu’à certains endroits le propos parodique ne soit pas absent, il n’arrive pas à contrebalancer de manière convaincante ce côté un peu trop chargé du film. La rage de l’ange Durée : 1h48 Distribution : Alexandre Castonguay, Isabelle Guérard, Patrick Martin, Dan Bigras, Lulu Hughes, Pierre Lebeau, Marina Orsini, Patrice Godin, Serge Postigo Scénario et réalisation : Dan Bigras Production : Canada par Tina Armaselu Amis depuis leur enfance, Francis (Alexandre Castonguay), Lune (Isabelle Guérard) et Éric (Patrick Martin) sont trois adolescents menés à vivre dans la rue à cause d’une série de conflits de différentes natures avec leurs propres parents. Entraînés dans des affaires de drogues et de prostitution, impliquant des gangs rivaux du monde interlope montréalais, les trois protagonistes doivent apprendre une leçon tragique. C’est-à-dire que la rage, même d’un ange, n’aide pas à la réconciliation avec soi-même, ni avec les autres, ce qui peut avoir parfois des conséquences irrémédiables. Véritable fable moralisatrice, le premier long métrage de fiction du réalisateur Dan Bigras se veut à la fois une leçon pour les jeunes et pour les moins jeunes, tout en se penchant sur un problème d’ordre social assez délicat : la vie des marginalisés de la société et les possibles causes qui les ont y menés. Le message du film est assez clairement exprimé et les scènes d’une grande sensibilité ne manquent pas, comme celle où le Pape (Pierre Lebeau), le poète du clan, dédie un beau poème d’amour à Sandra (Lulu Hughes), l’amie plus âgée de Lune. Cependant, le spectateur pourrait sentir parfois le besoin d’un plus de cohésion entre certaines scènes ou de profondeur dans le développement de certains personnages. Brick Durée : 1h50 Distribution : Joseph Gordon-Levitt, Nora Zehetner, Lukas Haas, Noah Fleiss, Matt O’leary, Emilie De Ravin Scénario et réalisation : Rian Johnson Production : Etats Unis par Tina Armaselu Brick est un film s’inscrivant dans la série « noir mystery » mais dont l’action se passe dans un milieu inhabituel pour ce genre d’histoire, un lycée d’une petite ville de la Californie du Sud. Le protagoniste Brendan (Joseph Gordon-Levitt) essaie de résoudre à l’aide de son ami, Brain (Matt O’Leary), le mystère de la disparition de son ex-bien aimée Emily (Emilie de Ravin). L’investigation se transforme peu à peu en une aventure dangereuse qui tourne autour d’un groupe d’élèves aux préoccupations non moins dangereuses et qui semble avoir l’allure d’une véritable organisation secrète. Pour résoudre l’énigme, le protagoniste, et avec lui le spectateur, se voit confronté à un véritable monde cryptique dont le langage même est un code qui invité à être déchiffré. Des scènes hallucinantes qui évoquent le célèbre Twin Peaks de David Lynch, des intérieurs sombres et étranges, des personnages bizarres comme le mystérieux Pin (Lukas Haas), la sophistiquée Laura (Nora Zehetner) ou le violent et presque incontrôlable Tugger (Noah Fleiss), créent un atmosphère pleine de suspense qui entraîne le spectateur dans l’histoire, en dépit de certains côtés obscures qui ne semblent pas totalement élucidés même après la fin du film. |
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