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Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 20 • Montréal • 15.04.2006

ARCHIVE

Sortie : le 12 avril

D’après le roman homonymes de Gilles Courtemanche

Un dimanche à Kigali, de Robert Favreau

Avec: Luc Picard, Fatou N'Diaye

Comminiqué de presse

Entre réalité et fiction

L'histoire née de la plume de Gilles Courtemanche se situe entre la réalité et la fiction. Elle témoigne toutefois de véritables faits politiques et sociaux du génocide rwandais.


SYNOPSIS
Printemps 1994. Kigali, capitale du Rwanda, au cœur de l'Afrique. Partagé entre l'espoir et la désillusion, Bernard Valcourt y tourne un documentaire sur le sida, alors que les tensions raciales entre Tutsis et Hutus s'amplifient. À l'hôtel des Milles-Collines, quartier général des expatriés occidentaux, Valcourt tombe amoureux fou de Gentille, une jeune serveuse rwandaise, aussi belle que farouche. L'attirance est réciproque mais les premiers pas sont hésitants. Ils sont si différents : elle, si jeune, lui, si " Blanc "…

Malgré tout ce qui les sépare, Gentille et Valcourt s'abandonnent à l'amour et se marient. Mais lorsque le génocide éclate dans une flambée de haine collective, ils sont brutalement séparés. Gentille disparaît et Valcourt est obligé de fuir ce pays à feu et à sang.

Quelques mois plus tard, alors que près d'un million de Rwandais ont été massacrés, Valcourt revient à Kigali et recherche désespérément la femme qu'il aime. Au terme de cette quête acharnée, retrouvera-t-il Gentille? Et s'ils sont réunis, leur amour survivra-t-il aux blessures d'une guerre fratricide?

Témoins de l'horreur

Onze ans après le génocide qui a fait quelque 800 000 morts en 100 jours, les Rwandais on dû en quelque sorte revivre les horreurs de 1994, pour les besoins du film.

Des scènes dures ont dû être tournées, recréant par exemple des barrages ou encore des endroits où des dizaines de cadavres s'amoncellent. Certains figurants travaillant au tournage du film ont initialement vécu ou été témoins de telles horreurs.

Réalisation: Robert Favreau
Distribution :Luc Picard, Fatou N'Diaye, Céline Bonnier, Alexis Martin, Jean Fayolle, Makka Kotto, Mireille Métellus, Louise Laparé, Luck Merville et Erwine Veche

Sortie : le 7 avril 2006

Lucky Number Slevin

Durée : 1h49

Distribution : Josh Hartnett, Bruce Willis, Lucy Liu, Morgan Freeman, Sir Ben Kingsley, Stanley Tucci

Réalisation : Paul McGuigan

Scénario : Jason Smilovic

Production : Etats Unis

Par Tina Armaselu

Slevin (Josh Hartnett), un jeune homme sympathique et malchanceux, est entraîné, apparemment malgré lui, dans une dangereuse affaire de réglage de comptes entre deux chefs de gang new-yorkais, Juifs et Noirs américains, Rabbi (Ben Kingsley) et Boss (Morgan Freeman). Pour sauver sa peau, il doit faire preuve d’habileté surtout parce qu’il est constamment surveillé par le détective Brikowski (Stanley Tucci) et par le fameux tueur à gages Goodkat (Bruce Willis), qui joue un double rôle hardi auprès des deux chefs.

Le film raconte une histoire de crime et de vengeance qui ne manque pas d’élément surprise. A un bon dosage du suspense et de la surprise s’ajoute une technique qui joue sur la superposition d’images et sur la stylisation des décors pour suggérer la complicité, la menace ou l’angoisse. Cependant le profile des personnages reste assez schématique et la violence de certaines scènes, reprises parfois plusieurs fois et renforcées par les effets sonores, ne semble justifiée que par l’intention de servir au spectateur une surdose de sensations fortes, bien garnie de coups de poigne et de pistolet. Bien qu’à certains endroits le propos parodique ne soit pas absent, il n’arrive pas à contrebalancer de manière convaincante ce côté un peu trop chargé du film.

Photo: www.allianceatlantismedia.com

Sortie : le 31 mars 2006

La rage de l’ange

Durée : 1h48

Distribution : Alexandre Castonguay, Isabelle Guérard, Patrick Martin, Dan Bigras, Lulu Hughes, Pierre Lebeau, Marina Orsini, Patrice Godin, Serge Postigo

Scénario et réalisation : Dan Bigras

Production : Canada


par Tina Armaselu

Amis depuis leur enfance, Francis (Alexandre Castonguay), Lune (Isabelle Guérard) et Éric (Patrick Martin) sont trois adolescents menés à vivre dans la rue à cause d’une série de conflits de différentes natures avec leurs propres parents. Entraînés dans des affaires de drogues et de prostitution, impliquant des gangs rivaux du monde interlope montréalais, les trois protagonistes doivent apprendre une leçon tragique. C’est-à-dire que la rage, même d’un ange, n’aide pas à la réconciliation avec soi-même, ni avec les autres, ce qui peut avoir parfois des conséquences irrémédiables.

Véritable fable moralisatrice, le premier long métrage de fiction du réalisateur Dan Bigras se veut à la fois une leçon pour les jeunes et pour les moins jeunes, tout en se penchant sur un problème d’ordre social assez délicat : la vie des marginalisés de la société et les possibles causes qui les ont y menés. Le message du film est assez clairement exprimé et les scènes d’une grande sensibilité ne manquent pas, comme celle où le Pape (Pierre Lebeau), le poète du clan, dédie un beau poème d’amour à Sandra (Lulu Hughes), l’amie plus âgée de Lune. Cependant, le spectateur pourrait sentir parfois le besoin d’un plus de cohésion entre certaines scènes ou de profondeur dans le développement de certains personnages.

Photo: www.allianceatlantismedia.com

Sortie : le 7 avril 2006

Brick

Durée : 1h50

Distribution : Joseph Gordon-Levitt, Nora Zehetner, Lukas Haas, Noah Fleiss, Matt O’leary, Emilie De Ravin

Scénario et réalisation : Rian Johnson

Production : Etats Unis


par Tina Armaselu

Brick est un film s’inscrivant dans la série « noir mystery » mais dont l’action se passe dans un milieu inhabituel pour ce genre d’histoire, un lycée d’une petite ville de la Californie du Sud. Le protagoniste Brendan (Joseph Gordon-Levitt) essaie de résoudre à l’aide de son ami, Brain (Matt O’Leary), le mystère de la disparition de son ex-bien aimée Emily (Emilie de Ravin). L’investigation se transforme peu à peu en une aventure dangereuse qui tourne autour d’un groupe d’élèves aux préoccupations non moins dangereuses et qui semble avoir l’allure d’une véritable organisation secrète.

Pour résoudre l’énigme, le protagoniste, et avec lui le spectateur, se voit confronté à un véritable monde cryptique dont le langage même est un code qui invité à être déchiffré. Des scènes hallucinantes qui évoquent le célèbre Twin Peaks de David Lynch, des intérieurs sombres et étranges, des personnages bizarres comme le mystérieux Pin (Lukas Haas), la sophistiquée Laura (Nora Zehetner) ou le violent et presque incontrôlable Tugger (Noah Fleiss), créent un atmosphère pleine de suspense qui entraîne le spectateur dans l’histoire, en dépit de certains côtés obscures qui ne semblent pas totalement élucidés même après la fin du film.

Photo: www.allianceatlantismedia.com

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés

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