![]() |
![]() |
| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 19 • Montréal • 15.03.2006 |
|
À la Cinquième Salle de la Place des Arts
Le 11e Festival International de la littérature présente Jean-Louis Trintignant Dit Apollinaire dans le cadre de Montréal, capitale mondiale du livre. Communiqué de presse En mai 2000, le Festival international de la littérature (FIL) avait eu le plaisir d’accueillir Jean-Louis Trintignant pour la présentation de son spectacle La Valse des adieux de Louis Aragon. Il a souhaité revenir à Montréal pour partager avec nous cette soirée consacrée à la poésie de Guillaume Apollinaire, spectacle créé à l’origine en duo avec sa fille Marie et qu’il a choisi de reprendre seul. « Assis devant une petite table, sur laquelle est posé un cahier, il fait entendre la voix du « mal-aimé » qui connut des amours sublimes. Une ombre l’entoure, deux musiciens l’accompagnent. Il est là tout simplement, dans un dépouillement absolu. Et c’est un grand moment. » (Le Monde). Figure emblématique du renouveau poétique du début du XXe siècle, Apollinaire (1880-1918) vécut avec intensité sa courte vie. Vie de combats, d’amitiés célèbres – Picasso, Max Jacob, Derain – et d’amours passionnés, dont sa liaison avec Louise de Coligny-Chatillon, Lou, au début de la guerre 14-18, où il s’était engagé. Blessé à la tête en 1916, il mourra à Paris, deux ans plus tard, de la grippe espagnole, à 38 ans. Précurseur du surréalisme, initiateur de l’art moderne, sa poésie visuelle n’en rend pas moins les échos d’un temps et d’un coeur tourmentés. Essentiellement composé d’extraits du recueil Alcools (1913) et des Poèmes à Lou, écrits en 1914-1915, où les thèmes de la guerre et de l’amour, de l’érotisme s’entremêlent, le spectacle littéraire Jean-Louis Trintignant dit Apollinaire se veut un hommage sobre et ému à la vie fulgurante et si fragile. « Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule Des troupeaux d’autobus mugissants près de toi roulent L’angoisse de l’amour te serre le gosier Comme si tu ne devais jamais plus être aimé Si tu vivais dans l’ancien temps tu entrerais dans un monastère Vous avez honte quand vous vous surprenez à dire une prière Tu te moques de toi et comme le feu de l’Enfer ton rire pétille Les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie C’est un tableau pendu dans un sombre musée Et quelquefois tu vas le regarder de près Aujourd’hui tu marches dans Paris les femmes sont ensanglantées. C’était et je voudrais ne pas m’en souvenir c’était au déclin de la beauté. » GUILLAUME APOLLINAIRE, extrait de Zone (Gallimard) CE QU’ILS EN ONT DIT… « Il fait comme s’il les lisait ces poèmes, mais il y a longtemps qu’il les sait par coeur ! Sa voix rehausse les nuances. On est dans l’épure, l’extrême simplicité du dire, le dépouillement, la transparence, la palpitation, l’art du suspens discret. L’érudition est précieuse, la diction précise, l’émotion palpable. Quant à l’accordéon aristocratique et au subtil violoncelle, ils donnent une couleur déchirante de jamais plus à ces instants. » Armelle Héliot, Le Figaro « Ultime célébration à trois voix de la
source vive Apollinaire. Revoilà Jean-Louis Trintignant qui,
en 1999, nous avait fait mieux connaître le canonnier Kostrowitzky
(le vrai nom du poète), 38e d’artillerie à Nîmes,
à l’époque où venant d’éprouver
le coup de foudre pour Louise de Coligny-Châtillon, étreinte
huit jours à Nice et à Grasse, culbutée de façon
ravageuse et lyrique dans des chambres d’hôtel, transfigurée
parfois par des fumées d’opium. Huit jours d’empoignades
drues, un univers de rêve dont il s’est nourri pendant
des mois au front. Il s’agit cette fois d’une rare soirée,
incantée par ce veilleur mélancolique, une messe discrète.
» « Spleen berceur et dépouillement absolu. C’est
une brûlure du coeur sous une infinitude de glace; et cette
sérénité rejoint l’innocence de l’enfant
à son pupitre. » Textes de Guillaume Apollinaire Interprète Musiciens Mise en scène Lumières Une production de Scène Indépendante Contemporaine (SIC) - Théâtre de la Madeleine Une présentation du Festival international de la littérature (FIL) en collaboration avec le Studio littéraire de la Place des Arts et le Consulat général de France à Québec dans le cadre de Montréal, capitale mondiale du livre. |
| Littérature | Poesie | Essai | Prose | Livre | Politique | Arts Vis | Événements | Archives | Musique | Contact | Interview | ||||
Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés |
|||||||||||||||
|
|