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Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 18 • Montréal • 15.02.2006

ARCHIVE

Février 2006

Cristina Iovita

Les maisons de papier

Dans la maison de mon enfance les livres se rangeaient comme les poisons sur les étagères des apothicaires d’antan, selon le degré de danger que leur présence impliquait pour le consommateur. Il y en avait des bénins, des exemplaires des classiques russes et roumains, par exemple, dans l’armoire à vitrine de la salle à manger, que tout le monde pouvait compulser; il y en avait des soporifiques sur le bureau de mon père, comme les traités d’inginiérie et les encyclopédies, et les romans à l’eau de rose sur la table de nuit de maman; enfin, il y avait la cave d’où surgissaient parfois, comme autant de mandragores, les classiques de la littérature universelle, les traités de philosophie pré et post marxistes, les biographies, les mémoires et tout ce qui, en version roumaine, ou française, ou allemande, pouvait gravement nuire autant aux possesseurs qu’aux lecteurs de passage qui auraient feuilleté ces ouvrages. Lorsque désoeuvrée, ou curieuse de ce rangement, j’en demandais la raison, ma grand’mère me contait des histoires faites à dresser les cheveux sur la tête de gens qui avaient été jetés au cachot pour avoir détenu des livres interdits, mon père haussait les épaules en me recommandant d’attendre l’âge de raison pour tout savoir et ma mère m’interdisait tout simplement de toucher au répertoire enseveli par peur des idées inconvenantes sur l’amour que certains des exemplaires cachés exposaient, cette mixture de mystère et d’interdictions diverses m’incitant, naturellement, à violer toutes les consignes et à aller voir par moi-même de quoi il en retournait. La chose aurait passé inaperçue si deux incidents ne se seraient produits arrêtant net les idées fantasques que je m’étais faite de notre bibliothèque familiale, le premier étant lié à la varicelle qui m’obligea de rester au lit pendant une semaine entière et le second à la découverte d’un petit exemplaire de la Bible dans un tiroir à linge où ma grand’mère rangeait les serviettes et les nappes brodées destinées aux grandes occasions. Les taches sur mon visage m’effrayèrent tant que j’avouai avoir lu au complet “La reine Margot” où le pauvre roi Charles IX mourait, tout comme moi, couvert de pustules, pour avoir feuilleté un livre empoisonné; la Bible dans le tiroir fit l’objet des railleries constantes de mon père quant à l’obscurantisme religieux courant dans la partie féminine de notre clan que même les interdictions communistes ne pouvaient achever. J’appris ainsi que les raisons pour cacher certains livres ne tenaient pas de leur pouvoirs magiques en tant que tels, mais plutôt de la puissance de métamorphose que les idées couchées entre leurs pages possédaient ; j’appris, également, que tout pouvoir temporel, craignant la métamorphose, déteste les livres et s’efforce par tous les moyens de contrecarrer leurs effets. Je ne mourus pas de ma varicelle, pas plus que Charles IX de son traité de vénerie empoisonné, paraît-il; avec l’âge, je connus d’autres maisons où les bibliothèques se rangeaient selon les critères du jour et même des maisons qui, entièrement destinées à héberger les livres, s’appelaient bibliothèques, librairies et archives, parmi lesquelles la Bibliothèque Centrale Universitaire de Bucarest me parut obéir aux mêmes lois que celle de la maison de mon enfance, l’architecture de papier entre ses murs exprimant elle aussi le degré de danger des poisons qu’elle contenait.

Il faut dire que cette bibliothèque, située dans un petit palais en face de l’ancien Palais Royal, abritant à l’époque le Parlement de la république socialiste de Roumanie, et flanquée de l’imposante bâtisse en marbre blanc logeant le Comité Central du Parti Communiste, se trouva, petit à petit, fort gênée par cette double proximité, ses balcons à stuccature et ses baies vitrées, à travers lesquelles le soleil déversait sur les pupitres sculptés dans les niches, étant les premiers à en souffrir; l’élégante architecture fut, du jour au lendemain, éborgnée par des volets et des rideaux noirs, puis défendue d’accès entre les heures de travail des deux autres institutions, parfois même transformée en bivouac lors des descentes du dictateur dans l’une ou l’autre des bâtisses avoisinantes, les livres se retranchant eux aussi de plus en plus vers la cave au fur et à mesure que les lieux changeaient d’usage. Pendant quelque temps on put encore consulter les philosophes anciens et modernes, puis ils disparurent, une petite croix noire sur les fiches numérotées dans les classeurs de la grande salle signalant le danger public qu’ils représentaient; suivirent les théoriciens de toute sorte, les anthropologues et les historiens et l’on ne revit jamais les collections de journaux d’avant l’époque Ceausescu, enfin les divers auteurs de romans, poètes et dramaturges, morts ou vivants, roumains ou universels, virent leurs oeuvres s’étamper des croix noires signalant le danger d’empoisonnement en cas d’usage. Seuls les spécialistes eurent accès aux profondeurs de la cave, c’est-à-dire ceux qui, immunisés par leur ignorance foncière, les agents de la police secrète et les activistes du Parti, pouvaient s’en servir sans en être contaminés; le palais de papier devint un désert où les brochures et les journaux du jour flottaient dans les courants d’air sur les corridors comme autant de déchets sur un terrain vague. Quelques réguliers parmi les lecteurs, dont j’eus l’honneur de faire partie, moyennant force prières se firent photocopier les livres favoris qu’on ne pouvait plus trouver nulle part, les nouvelles éditions, affreusement maigres, allant décorer les murs des villas des mêmes ignares, en guise de trophées de cette croisade; je possède encore, quelque part dans mes caisses au sous-sol, un exemplaire photocopié de “L’histoire des religions et croyances religieuses” de Mircea Eliade que je garde en souvenir du petit palais de papier transformé en désert, brûlé ensuite pendant la révolution et récemment restauré, en face du vieux Palais Royal de Bucarest. Le jour où je feuilletai pour la première fois l’original, les soldats envahirent la loggia de la Bibliothèque Centrale et, se postant devant la baie vitrée, pointèrent leurs armes vers la façade du palais. La demeure de mon enfance a été démolie il y a belle lurette et la Bibliothèque Centrale a été partiellement brûlée pendant la révolution de 1989 mais la pharmacopée littéraire s’est reconstituée chaque fois que j’ai vu s’écrouler les murs des bâtisses qui l’avaient abritée, par mes propres efforts et ceux des gens qui me ressemblent. Chacun sa drogue et la mienne étant la littérature, l’histoire des maisons de papier que j’ai habitées m’a paru digne d’être racontée.

Février 2006

Tina Armaselu

La bibliothèque et le livre comme objet partagé

Si je vous disais « Acheter ou emprunter un livre, ce n’est pas la même chose », votre réaction serait probablement : « C’est évident ! L’acheter veut dire se l’approprier en payant, tandis que l’emprunter suppose une appropriation temporaire et l’obligation de le restituer.» Bien sûr, vous aviez raison et votre réponse serait exacte. Cependant, je pourrais y répliquer que cette règle s’applique à toute sorte d’objet acheté ou emprunté, pas nécessairement à un livre. Et, c’est où la différence ? me demanderiez-vous. Eh bien, je crois, il y a une différence.

Le même livre sur l’étagère d’un libraire, d’un antiquaire, d’un bouquiniste, d’un ami ou d’une bibliothèque publique, ce n’est pas le même objet. Un livre sur le comptoir du libraire ne peut pas être dissocié de sa valeur de marchandise : contenu, forme, auteur, maison d’édition, qualité de l’imprimé et du papier, couvertures, prix, etc. Le même livre, parmi les meubles et les objets d’art de l’antiquaire, est regardé tout d’abord comme un objet d’art. Parmi les livres du bouquiniste, il acquiert la valeur de livre d’occasion et la marque du momentané. Je l’achète parce que je me rappelle que c’est un livre que je cherche depuis longtemps ou parce que, à ce moment-là, il me semble intéressant, utile, beau ou tout simplement en accord avec mon état d’esprit de promeneur se réjouissant du beau temps. Chez un ami, le livre que je veux emprunter témoigne le plus souvent une similitude de goûts et, une fois prêté, il renferme un lien d’amitié. Mais, peut-être, c’est sur le rayon d’une bibliothèque que le livre retrouve son caractère primaire, celui d‘objet culturel partagé.

Pour moi, chaque visite à une bibliothèque est une incursion dans un espace et un temps partagés, qui existent en dehors de l’espace et du temps habituels. C’est là où un manuscrit enluminé et avec lui les couleurs, les symboles et les techniques d’un monde disparu depuis longtemps peuvent coexister avec l’univers ahurissant d’un roman de SF du 21e siècle. Dans le temps et l’espace partagés de la lecture, les tomes rangés l’un à côté de l’autre forment un tissu de fils invisibles, reliant les voix, les esprits, les lieux, les époques, autrement impossible de mettre ensemble dans le monde réel. Et moi, le lecteur à la recherche d’un livre sur les rayons de la bibliothèque, le méticuleux artiste dont les enluminures j’admire dans la section des livres rares et l’auteur du roman SF que je feuillette au passage, nous nous retrouvons ensemble dans cet espace-temps suspendu que nous partageons avec d’autres auteurs et leurs lecteurs en train de tourner la page.

En emportant chez moi le livre, j’emporte une partie de la bibliothèque. La feuille de circulation et les dates y inscrites, une phrase soulignée, un mot dans les marges, un coin plié, une fleur séchée et oubliée entre les pages sont des traces des autres lectures. C’est ainsi, que je me suis rendu compte que chaque livre renferme en soi un temps et un espace à part, que nous, les lecteurs, partageons tous au moment de la lecture.

Février 2005

Florin Oncescu

Feluri de cititori

Parerea generala e ca scriitorii sînt, ori macar au fost într-o anumita etapa a vietii lor, cititori avizi. Sînt cu totul de acord cu aceasta parere. Sînt cunoscute, însa, cazuri de scriitori notorii care erau deosebit de pudici cînd li se cerea sa vorbeasca despre lecturile lor. Iar daca spuneau, totusi, ceva, nu pareau interesati sa-si aroge titlul de mare cititor. Un exemplu ar fi William Faulkner, a carui lista declarata de lecturi formatoare era compusa din Biblie si dintr-o piesa (citez din memorie) “numita Hamlet, parca”. Sigur ca o astfel de declaratie poate fi vazuta mai mult ca o dovada a trufiei unui creator caruia i se pare sub demnitatea lui sa se laude cu numarul cartilor citite. Dar ramîne adevarul ca scrisul si cititul sînt doua activitati diferite.

Lecturile scriitorului se supun dorintei lui de a scrie mai bine. El practica lectura orientata. Frecventeaza maniacal scrieri ale autorilor care-i seamana, sau cu care el vrea sa semene. Lectura e parte din munca lui. Lecturile literare ale nescriitorului pot fi vazute ca o modalitate de petrecere a timpului liber, una care se bucura de stima generala, pe picior de egalitate cu mersul la un concert de pian, la un film, la o piesa de teatru, ori la o expozitie de pictura. Daca pentru un nescriitor lectura devine o activitate devoranta, eu am tendinta sa cred ca omul este un scriitor refulat.

Cititorii de literatura, fie ei scriitori ori nescriitori, sînt de doua feluri: cu si fara gust. (Ma poate contrazice cineva?) Cititorii de literatura cu gust prefera autorii cu pana usoara, care ataca, în scrierile lor, faptul aparent insignifiant, rupt din viata pe care o cunoastem cu totii. (Parerea mea…) Cititorul de literatura lipsit de gust prefera cartile “grele”, de comentariu si nu de observatie, care ataca mari teme ale istoriei, ale religiei, ori ale filozofiei. (Idem). El foloseste literatura ca pe-o cale facila de acces la cultura. În definitiv, el dispretuieste literatura. Nu-i recunoaste particularitatea. Din necunoastere, îi neaga dreptul la existenta.

Criteriul de împartire a cititorilor si, implicit, a cartilor de literatura propus de mine trebuie nuantat, desigur. Exista carti cladite pe teme istorice, în care personajele sînt puse în situatii pe care le poate întelege foarte bine cititorul de azi, deci care nu traiesc în primul rînd din interpretari abracadabrante ale misterelor din trecutul îndepartat (cum o face, de exemplu, Dan Brown în Codul Da Vinci). Aceste carti folosesc istoria ca decor si se ocupa, helas, de faptul aparent insignifiant. Unui pedant, acelasi criteriu îi poate parea complet neadecvat. Se stie ca valoarea literara e de gasit nu în “ce spune” o carte, ci în “cum spune”. Altfel spus, în expresie, nu în tema. Dar eu cred în valoarea de adevar a succintului meu criteriu, bazîndu-ma pe considerente statistice. Statistica lecturilor mele.

Un cititor lipsit de gust va ridica din sprîncene daca te aude spunînd ca-l preferi de departe pe Jules Renard (Morcoveata, Parazitul) lui Hermann Hesse (Lupul de stepa, Sidharta, etc). Alt cititor de acelasi fel va încerca sa-si apere un scriitor favorit, încurcînd total borcanele, cu argumentul: “Este un om de cultura!”

În mod normal, subtierea gustului se capata prin lectura. Dar relatia dintre gust si numarul lecturilor nu este una liniara. Mai intervine si talentul de cititor. Unii pur si simplu descopera mai repede ce-i bun. Altii, niciodata. Am întîlnit nescriitori mai bine orientati în lecturi decît unii critici literari cunoscuti.

Cînd e vorba de lectura, lipsa de gust merge mîna în mîna cu vanitatea. Cititorul fara gust este primul care sa-si încarce mintea cu citate. El citeste putin, dar mereu cu gîndul la un folos palpabil, imediat. De exemplu, la posibilitatea de a le spune colegilor de munca inginereasca, la masa de prînz: “Dupa cum spunea Herman Hesse, în Lupul de stepa, bla-bla-bla”.

Cititorul lipsit de gust nu risca. El citeste numai bestseller-urile zilei si, mai rar, carti ale clasicilor. De debutanti si de autori contemporani obscuri n-are timp. Revistele literare le considera publicatii “de specialitate”, deci nefrecventabile. Dar cînd vine vorba de literatura, el are opinii despre orice. “Am citit, spune el, <De ce iubim femeile>. Mi-a placut foaaarte mult!” Cartea laudata de el a fost marele succes de librarie al anului încheiat, dar el îti spune ca i-a placut cu aerul ca a fost singurul ei cititor.

Biblioteca mea… Biblioteca noastra e mai corect spus, chiar daca instinctul de meu proprietar de carti ma împinge sa-i spun “a mea”… Cîteva sute de volume, puse pe rafturi întinse pe un perete de sufragerie, într-un apartament din cartierul bucurestean Militari. Aranjate pe literaturi nationale. În cazul celor, numeroase, de autori români, aranjate pe generatii si genuri literare. Cele mai dragi, mai ascunse privirii.

Mi-au trebuit doua drumuri în tara, la interval de un an, ca sa o desprafuiesc. Prin baterea cartilor, doua cîte doua si una de alta, cu mîinile întinse peste balustrada balconului.

Studentele care, sub supravegherea neamurilor, locuisera trei ani în apartamentul parasit de noi, nu miscasera prea multe volume de pe rafturi. Doua-trei carti nu erau la locul lor. Dintre ele, una, pe care o abandonasem necitita, parea ca încasase multe lecturi febrile. O carte a carei achizitie nu mi se datora si a carei prezenta în biblioteca ma irita, ori de cîte ori aveam vizitatori. Shogun, de James Clavell. Am facut atunci ceea ce ar fi trebuit sa fac demult. Am luat Shogun-ul si l-am vîndut anticarului ambulant de la podul Grozavesti.

Février 2006

Emil Belu

Biblioteca, leac sau otrava?

Omul a citit dintotdeauna. A citit în astrii îndepartati ai noptii si în norii trecatori, a citit în creasta valului si în nisipul desertului, a citit în semnele furtunii si în misterele padurii. O îndeletnicire al carei început ramâne o nebuloasa. Cele doua tablite din argila, de forma dreptunghiulara, încrustate cu câteva semne rudimentare – animale, simbolizate prin câteva linii –, descoperite la Tell Brak (Siria, 1984), si care ar avea o vechime de sase milenii, par a fi cele mai vechi dovezi despre însemnele omului pe rabojul timpului. Sa fi început istoria umanitatii cu aceste doua dreptunghiuri de argila, cum crede Alberto Manguel? În spatele acestor timide încercari, sta un lung exercitiu ce se pierde în negura vremurilor. De la desenele pe stâncile pesterilor, trecând prin vechea arta tipografica chinezeasca, prin papirusurile Egiptului, ajungând la Gutenberg, cel care a revolutionat tiparul, si mai departe, pâna la noile descoperiri ale informaticii, iata drumul anevoios al slovei scrise. Când a aparut prima carte? Sa fi fost preotii egipteni primii „librari”, pentru ca vindeau familiilor îndoliate Cartea Mortilor, pentru a o pune în sarcofag, drept calauza celor plecati în lumea de dincolo? Este o ipoteza a scriitorului argentinian, pomenit mai sus. Si, de ce nu ar fi adevarata!

Argile, papirusuri, tablite din lemn, palimpsesturi uzate de atâtea stergeri si rescrieri, rulouri de pergament si codexuri, iata numai câteva suporturi ce au dainuit pâna în zilele noastre. Multi au trudit pentru a aduce slova din bezna istoriei. Scribi, calugari în obscure manastiri, scoli de copisti, iata numai câteva jaloane ce au marcat drumul spre marile case editoriale de mai târziu, un drum al cartii spre lumina. Lectura, firesc, a mers în paralel cu scriitura. S-a citit în austere sali de manastire si temple religioase, în bibliotecile curtilor regale, cu tavane aurite si carti asijderea, în vestite saloane private, în scoli, în biblioteci si în librarii, în mijloacele de transport în comun.

Nu am uitat prima carte citita. Am mers la biblioteca sa împrumut Robinson Crusoe, iar bibliotecara – întâmplator si învatatoarea mea – mi-a recomandat impresiile de calatorie ale lui G. Calinescu: „Am fost în China noua”. Deceptionat, m-am înhamat, totusi, buchisind la ea o iarna întreaga, spre hazul ironic al parintilor. Trebuia, obligatoriu, citita pâna la capat. La returnarea cartii trebuia povestit subiectul, altfel...

Dupa „dezghetul” din anii saptezeci, au început sa fie reeditati scriitori români interzisi si sa se traduca din marile culturi ale lumii. Acele carti (B.P.T.) – cinci lei bucata, sa cumpere toata lumea! striga un librar din Cotroceni – mi-au umplut rafturile. E drept, calitatile tipografice ale acestei colectii lasau de dorit, dar cele literare rascumparau efortul. Cheltuind ultimii bani, lihnit, aveam iluzia – cum se putea altfel! – ca Paradisul trebuie sa fie o orgie culinara. Nu-i cunoscusem conotatia culturala atribuita de J. L. Borges: „Paradisul trebuie sa fie o biblioteca”. (Poema de los dones.)

Citeam de-a valma: carti politiste si romane ieftine, poezie si literatura fantastica, memorii si biografii celebre. Nu opera nici-o selectie în alegerea lecturii. Un coleg m-a introdus în familia lui, o familie cu solide traditii culturale si o biblioteca ce l-ar face gelos pe oricare iubitor de carte. Chiar si pe Alberto Manguel, cel care are o biblioteca personala de treizeci de mii de volume! Bunicul colegului de facultate a fost primul editor al lui M. Sadoveanu. Îl chema George Filip si învatase meseria de tipograf la Heidelberg. La editura „Minerva”, unde era directorul „Institutului de Arte Grafice”, a initiat mai multe colectii, mult apreciate de cititori. Într-un apartament din centrul Bucurestiului, unde locuiau, mii de volume, aranjate dupa reguli care îmi scapau, tronau pe etajerele ce înlantuiau peretii camerelor. Nu mai vazusem asa ceva într-o casa particulara. Biblioteca fusese si mai mare, dar prin anii cincizeci, povestea un vecin, într-una din zile, s-au prezentat doua persoane – le stiti de unde, cu siguranta! – care au ales cartile cele mai „burgheze”, cele legate în piele de vitel, iesite din celebre tipografii occidentale, le-au facut gramada în mijlocul curtii si le-au dat foc. Gazdele, tata si fiu, „plecate” de acasa de câtiva ani, îmbracasera hainele vargate, construind cu entuziasm socialismul la hidrocentrala de la Bicaz. Zile întregi cartierul a mirosit a piele arsa. Inchizitia rosie îsi facuse, înca odata, datoria.

Modelul bibliotecii îl aveam, lipseau posibilitatile financiare. Încet, încet, cartile au început sa se adune. Gustul evoluase, pretentiile au crescut. Apoi, meseria m-a purtat prin fel de fel de case, unde, tot românul, avea o bruma de carti. Unii chiar o adevarata comoara. Am primit cadou multe carti valoroase, daruind la rândul meu celor împatimiti de lectura. Mânat de obligatiile meseriei, prin toate orasele pe unde am locuit, valiza cu carti m-a urmarit ca o umbra.

În Canada am reusit sa mai aduc câteva dintre cartile lasate în tara. Destul de multe. La fiecare vizita m-am întors cu desaga plina, asemeni lui Badea Cârtan. Le-am dat si altora spre lectura. Cele de suflet, pe care le recitesc cu aceeasi pasiune ca la prima lectura, le-am aranjat în dormitor. Au copertile terfelite, paginile îngalbenite, iar cotoarele s-au zdrentuit. Ar face o proasta impresie estetica în biblioteca din salon, unde troneaza câteva bijuterii tipografice, unele, din pacate, lipsite de valoare literara. Citesc pâna si comentariile însailate pe marginile paginilor. Un cititor „avizat” scrie cu un creion rosu, apasat, la subsolul paginii: „Bati câmpii, tataie!”. Pe pagina de garda a unei alte carti, o mâna tremurânda a scris cu un stilou ce se poticnea la fiecare litera, o fraza antologica: „Timpul, o vorba nascuta din frica de moarte”. Bântui prin anticariate, scotocesc prin cutiile cu carti ale vânzatorilor ambulanti. M-a delectat discutia culturala cu un buchinist de pe malul Senei, iar dintr-o piata de vechituri din Geneva am plecat cu un portbagaj plin cu carti. Am cumparat carti cu valiza, cu bratul, chiar si la metru, la kilogram nu, înca! La nu stiu ce târg de carte bucurestean, s-a facut o evaluare a kilogramului de poezie; e ieftina, asa ca mai sunt sperante.

Nu am cunostinte de biblioteconomie. Modul de aranjare în biblioteca l-am schimbat de nenumarate ori: în ordine alfabetica, dupa autori, dupa cotoarele cartilor, dupa genuri, dupa geometria copertii, dupa originea etnica a autorilor, sfârsind, cum era de asteptat, în haos. Am lasat cartile sa îsi aleaga singure vecinele de etajera. Antagonismul subiectelor pare a fi regula. Danube, grosul tom al lui Claudio Magris („Bavarezii spuneau o rugaciune înaintea taierii unui copac”), s-a nimerit lânga Soljenitîn. (Alioska, îl întreaba pe Suhov: „Iata, Ivan Denisovici, sufletul tau cere sa se roage Domnului. De ce nu-i dai voie, ai?”. La care Suhov, cel trecut prin Iadul terestru, îi da un raspuns lipsit de speranta: „Pentru ca rugaciunile, ca si reclamatiile, ori nu ajung, ori se resping”.) Galosul (Mihail Zoscenko), carte plina de un umor amar si de o sinceritate absoluta („Sa ma scuipi în ochi, draga cititorule, daca exagerez cu ceva realitatea”), sta rezemata de o carte erudita, Muntele vrajit (Thomas Mann). O istorie a Mexicului, pe care am cumparato la Puerto Vallarta, cu o coperta în care un soare arzator pare a topi o piramida mayasa din Yucatan, este asezata deasupra unei epopei a exploratorilor polari, cu o coperta strapunsa de vârfurile unor semete aisberguri plutind în deriva. Exemplele ar putea continua. Sa creeze hazardul afinitati între carti cu subiecte atât de diferite? Sa fie misteriose iubiri? Sau, poate, duhul padurii, de unde ne vin aceste pagini, sa-si instituie propria ordine?

Functia terapeutica a bibliotecii este de netagaduit. „Leacurile” asezate pe etajere fac minuni! Reteta ti-o scrii singur, medic si pacient, în acelasi timp. Vindecarea, de la caz la caz. La mine, boala nu pare a ceda: am amestecat medicamentele, unele le-am luat în supradoze, pe altele le-am neglijat. La multe dintre ele am devenit imun. Voi continua tratamentul în Paradis, în „biblioteca” despre care vorbea J.L.Borges. Daca, bineînteles, voi ajunge acolo.

Février 2005

Felicia Mihali

La Bibliothèque de l’immigrant

Être immigrant implique des renoncements déchirants. Pour un écrivain immigrant, aux innombrables sacrifices, un de taille s’ajoute : la bibliothèque. Évidemment, il y a beaucoup d’immigrants qui ne sont pas écrivains et qui, toutefois, amènent avec eux quelques bouquins pour se rappeler le bon vieux temps. Sous des régimes répressifs, le livre était plus qu’une œuvre de fiction, il jouait aussi le rôle du bulletin de nouvelles au langage subversif, finissant parfois comme preuves irréfutables pour vous mettre en tôle après un séjour dans les bureaux de la Sécurité. Comprenez que personne ne peut se séparer de tels livres, signés par des écrivains dissidents, même si, tardivement, on découvre qu’ils n’étaient pas si dissidents que ça.

Excluons donc l’immigrant ordinaire, un professionnel aux études universitaires, qui transporte dans ses valises parmi les casseroles, serviettes, sous-vêtements, bibelots en porcelaine, la paperasse qui prouve son identité, son expérience de travail, son origine, transporte donc les quelques livres qui ont marqué sa jeunesse étudiante ou le temps passé dans des bureaux fermés, aux tables et aux chaises délabrés, chaleureux en été, glacés en hiver. L’écrivain, lui, particulièrement celui qui a assez confiance dans son art pour penser, même insensément, qu’il pourra le pratiquer dans le nouveau pays, quels livres doit-il insérer dans le bric-à-brac de ses deux valises réglementaires? Que sélectionner d’une bibliothèque qui compte parfois des centaines de volumes? Qu’est-ce qui est essentiel dans ce capharnaüm d’esprit, de déroute, d’intelligence, de folie? Quel auteur, quelle culture et quel genre privilégier? Quel format, quelle édition, quelle maison d’éditions, quelle collection? Quelle époque, quel domaine, quel territoire? Quoi faire avec le reste? Le vendre ou le déposer dans la cave des parents dans l’attente? L’attente de quoi? Du retour?

L’aventure de la bibliothèque ne finit pas avec le premier et grand déménagement. Les quelques livres sauvés du déluge suivront la même carrière tourmentée que leur propriétaire; ils seront eux aussi soumis aux licenciements, aux départs d’un quartier, d’une entreprise, d’une ville et d’une province à l’autre. Les couvertures se déchireront suite aux nombreux emballages et déballages, elles se décoloreront exposées à trop de soleil ou à trop d’humidité. Personne ne les ouvrira, personne ne les regardera. Pareillement au destin de l’immigrant guetté par les fluctuations de la langue et des sentiments, les livres deviendront aussi désuets que le passé enterré outremer. Les émois d’antan seront dépassés et incompréhensibles lorsque l’individu entrera dans le carrousel des nouveaux soucis, le stress des hypothèques, des cartes de crédit trop utilisées. Les livres feront de plus en plus place aux gadgets achetés au Dollarama ou au Village des valeurs. L’immigrant ne se départira pas de sa vocation de collectionneur, car dans son ancienne vie la bibliothèque était une monnaie d’échange. Les livres étant difficiles à collectionner à cause des prix élevés, sa rage de collectionneur se concentrera maintenant sur des petits objets. Peu à peu on commencera à se débarrasser de ce fardeau du passé : on prêtera ses volumes sans tenir compte à qui, on les laissera aux anciens propriétaires lorsque les bagages dégorgeront de meubles, vêtements et appareils électroménagers.

La trahison de la bibliothèque est donc le reflet de ce que l’immigrant devient sous les affres des changements. On oublie le passé, on guérit de sa nostalgie, on apprend à vivre en dehors de soi-même.

Février 2006

Huguette Proulx

La bibliothèque en voyage… ici ou ailleurs

Partir en voyage que ce soit pour des vacances, pour affaires ou pour une mission à plus ou moins long terme en pays étranger, ramène toujours une question au moment de boucler les valises : Qu’est-ce que j’apporte pour lire?

Pour les vacances ou les affaires, souvent on se contentera de quelques revues et quelques livres de poche dont on se départira sur place, sans regret. Il n’en va pas de même pour une mission à long terme dans un pays où la langue parlée et écrite diffère de la nôtre.

Mes séjours à l’étranger, toujours reliés à l’éducation et ce, en pays en développement, font que les livres ont fait partie de mes valises plus que tout autre chose, vêtements inclus, - il est toujours possible de s’en procurer sur place - ce qui n’est pas toujours le cas pour les bouquins. Par conséquent, une des deux valises contenaient un ou deux dictionnaires de format moyen, le trio Bescherelle, ce bon dépanneur, et une foule de documents pertinents à la tâche qui m’attendait. Dans l’autre valise, on trouvait facilement une douzaine de livres, tout genre confondu, pour combler mon appétit avant que je puisse trouver une librairie ou une bibliothèque sur place pour me réapprovisionner.
Tout genre confondu oui, mais avec un peu de recherche tout de même. On y trouvait toujours des auteurs du pays où je devais me rendre, car il est important de connaître leur littérature sachant qu’elle favorisera l’adaptation aux us et coutumes et permettra une meilleure compréhension de leur mode de vie. Le reste se composait de coups de cœur et de cadeaux offerts par la famille et les amis qui connaissent bien ma passion des livres.

Évidemment, cela ne pouvait suffire pour la durée de la mission. Ce sont donc les échanges avec les collègues de travail, provenant également de divers pays, qui une fois sur place me permettait de combler mes besoins. Avec eux, je découvrais aussi un monde littéraire différent du mien. Inutile de dire que j’ai quand même mis les pieds dans les librairies sur place. Cependant, souvent je n’y trouvais que des classiques et je revenais bredouille.

Qu’est-il advenu de tous ces volumes? Tous ceux qui étaient reliés à la tâche furent donnés soit à des personnes ou à des institutions à la fin de mon mandat. Les autres, ceux qui m’avaient accompagnés au départ, ceux que j’ai acquis sur place et au cours de voyages ici et là pendant les semaines de vacances octroyées, ceux qui me sont parvenus par la poste suite à un appel au secours, (eh oui, je suis allée jusque là en période de disette) ont rejoint les rayons de ma bibliothèque personnelle.

Et qu’advenait-il de ma bibliothèque personnelle pendant ces séjours à l’étranger?
Je l’ai essaimée chez des amis, qui choisirent selon leur goût ce qui les intéressait.
Tous savaient cependant qu’il ne s’agissait que d’un prêt à long terme. Il y en a que je ne récupérerai plus, certains ayant quitté cette terre pendant mon absence. Cela fait partie des risques à encourir.

Quoique que je fréquente la bibliothèque municipale, que les livres sont coûteux spécialement lorsqu’on en fait une grande consommation, il m’est quasi impossible de passer devant une librairie sans y entrer et une fois entrée, malgré ma bonne volonté, j’en ressors toujours avec de nouvelles acquisitions. Les livres, c’est une drogue, et je ne puis m’en passer. J’ai souvent consacré l’argent prévu pour remplacer un vêtement usé à l’achat de livres au grand désespoir de mon entourage.

Si un jour, je perdais d’une façon quelconque ma bibliothèque, ou que l’accès aux livres ne m’était plus accessible, ce serait comme quelqu’un qui perd la vue ou l’ouïe accidentellement. Voilà sans doute pourquoi je chéris ma bibliothèque comme la prunelle de mes yeux.

Février 2005

Marius Dobrin

Rafturile cu viata mea

A trebuit sa vina curiozitatile copilului meu despre anii de front ai bunicului sau pentru a realiza eu însumi cât de putine lucruri stiu despre tata. Ce mi-a ramas de la el? În mod sigur câteva rafturi de carti si mai ales dragostea de carte.

Era bucuria mea zilnica sosirea tatei cu ziare si reviste. Parca în ele simteam aerul proaspat. Cartile au intrat în grija mea. Le-am aliniat precum soldateii de plumb. Le-am numerotat, le-am trecut într-un registru. Dupa un timp am schimbat criteriul, am lipit alte etichete pe cotorul lor. Unele, saracele, au ramas mâzgalite pâna azi de la pornirea de a inventaria. Acel timp a ramas marcat de imaginea "Mizerabililor", a volumelor lui Romain Rolland, a muschetarilor. Erau cartile anilor '50. "Cei cinci capitani si racheta" nu mai avea nici coperta si nici pagina de garda. Stiam doar titlul. Dar povestea acelor copii m-a impresionat si am crescut cu ea asa cum cresteam cu teatrul radiofonic. Tin minte când tata a venit cu discretie cu "Litaniile" lui Arghezi. Sau cu acela al lui Eminescu, cu paginile subtiri, delicate. Dar cea mai pretioasa era editia din 1943, Georgescu-Delafras. Ea a fost singura marturie a unei lumi pierdute. Aproape în soapta îmi aratase tata celebra "Doina". A fost apoi fascinatia cartilor lui Karl May si din nou savoarea unor volume recuperate dinainte de razboi, cu hârtia îngalbenita si parca astfel mai pretioase. Tata s-a dus, cartile timpului sau au început usor, usor, sa treaca pe rafturi mai discrete. Viata lor pare a semana cu viata noastra. A urmat generatia cartilor de poezie. Eram la liceu, erau anii cenaclului Flacara. Atunci s-a nascut raftul de poezie.

"Abia inventase Sorescu Descântoteca
iar tinerii, pai tinerii stiau domnule sa se iubeasca
al naibii de frumos"

Da, era 'Descântoteca'. Da, a fost 'Istoria unei secunde'. A venit apoi Dinescu. Si câti altii, de la George Dan, pâna la Nina Cassian, de la clasici pâna la Felix Sima.
Raftul poeziei si-a gasit pereche cu acela al cartilor de teatru. Dragostea irevocabila pentru teatrul românesc interbelic. Mihail Sebastian for ever. Dar si parfumul pieselor atât de putin cunoscute ale lui Kiritescu, ale lui Minulescu, G.M. Zamfirescu, Mihail Sorbul, Felix Aderca. Apoi pofta crescânda cu teatrul universal. Gombrowicz, citit si chiar jucat la Casa Studentilor, acolo unde Patrel Berceanu traia pentru placerea de a ne învata sa traim fascinatia teatrului.

Cartile tatei se înghesuiau tot mai laturalnic pentru ca a venit perioada optzecistilor. "Desant '83" este cartea de capatâi. Era tineretea mea care se regasea în spiritul acelor volume, fie ca era vorba de Sorin Preda, de Sorin Holban, de Smaranda Cosmin, de Alexandra Stanescu, de George Cusnarencu, de Cornel Nistorescu, fie ca era vorba chiar de Radu Cosasu care pentru mine sa pliat perfect pe oferta acelei generatii. Tranzitia dintr-o parte în alta fata de 1989 a asigurat-o Adrian Lustig.

Apoi a venit alt timp istoric. Uluitoarea descoperire a dimensiunii minciunii care ne învaluise a facut sa citesc exclusiv memorialistica, documente, marturii de arhiva. Acum sunt doua rafturi numai cu asa ceva. Monica Lovinescu, Paul Goma, Mircea Zaciu, C. Stere, Carol I, Titu Maiorescu si altii oameni politici al caror cuvânt s-a putut pastra pâna azi, de la P.P. Carp la Marghiloman si desigur Bratianu sau Argetoianu. Cartile de referinta ale lui Ghita Ionescu si mai ales Vladimir Tismaneanu. Savoarea analistilor de azi, precum Andrei Cornea.

Setea de fictiune mi-am astâmparat-o un deceniu întreg mai degraba prin filme. Si asta s-a vazut si în biblioteca mea când am început sa caut cartile care au fost ecranizate, de la Nicholas Evans la "Beautiful Mind".

Acum? Este poate un timp al evaluarilor. Provocarea lansata de Terranova e binevenita. Acum citesc mai putine carti. Citesc mai mult texte printate, texte culese de pe net, texte primite spre lectura. Sunt în primul rând cartile cu dedicatie, o mica vanitate poate, dar în mod sigur placerea de a citi pe Cornel Mihai Ungureanu, sau pe Florina Ilis. Descopar din nou poezia prin Niculina Oprea, Ion Maria si Nicolae Coande. Cartile vin uneori în viata mea dupa chipul si asemanarea a ceea ce traiesc. "Piano man" a lui Stefan Caraman înseamna mai mult "viata" decât "literatura".

Citesc si iar citesc dar de fapt ma caut pe mine. Ma regasesc într-o pagina de carte sau într-o pagina de scenariu de film. Privesc biblioteca si-mi dau seama ca ma uit de fapt la viata mea. Mi-a placut sa pastrez într-o arhiva care sta acum sa se pravale peste mine, tot felul de amintiri. Am acolo prin almanahuri literare câteva povestiri care cu poezia lor m-au construit la un moment dat. Acesta sunt eu, cel de acum.

Într-un colt au crescut rafturile cartilor baiatului meu. Sunt albume ilustrate de geografie, de istorie, de literatura, de tehnica, de anatomie. Mai putin romane. El este generatia Discovery & internet. Rafturile sale cu carti par a fi mai degraba CD-uri si câte alte suporturi de informatie aduce tehnologia. Poate el va stii sa spuna mai multe despre bunicul copilului sau...

création et réalisation par Cristian Nistor

graphique et mise-à-jour Bogdan Malaelea-Toropu

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