Avec Alain Zouvi et Pascale Montpetit dans les rôles
principaux.
Communiqué de presse
MALADE? PEUT-ÊTRE. FESTIF? SÛREMENT!
Qu’on se le dise : Le Malade imaginaire du TNM sera une grande
fête théâtrale. Grâce à la férocité
burlesque de la mise en scène de Carl Béchard, ce classique
s’avèrera un véritable tourbillon comique. Comédiens
et musiciens, joyeusement réunis, feront de ce Molière
une réjouissance à ne pas manquer. Cette belle foire
puisera avec allégresse à la source d’une multitude
de traditions théâtrales. On peut difficilement imaginer
plus belle première rencontre entre un metteur en scène
comme Carl Béchard et le génie des planches que fût
Molière.
MOLIÈRE UN JOUR, MOLIÈRE TOUJOURS.
Un classique, c’est une pièce qu’on monte toujours
pour la première fois. On a beau la relire, la revoir, la refaire,
elle arbore à chacune de ses créations un tout nouveau
visage, car un classique interpelle chacune des périodes à
laquelle il s’attaque. Peu importe notre âge, notre rang
ou les temps incertains qui sont les nôtres, Molière
demeure toujours notre contemporain. En montant à l’assaut
des baudruches malveillantes de son époque, ce sont les nôtres
qu’il pourfende.
UN PROVOCATEUR-NÉ
Face aux pouvoirs, Molière savait fort bien comment se comporter.
Entre se soumettre ou se rebeller, son choix s’est très
vite fait. Il faut dire que c’était un provocateur-né.
Il fallait l’être pour vivre à la cour et se moquer
sans cesse de ceux qui le faisaient vivre.
COMBATTRE LE FEU PAR LE FEU.
Le Malade imaginaire est la grande aventure d’un monomaniaque
terrorisé à l’idée d’être bien
portant. C’est aussi celle d’un homme en deuil qui n’aime
rien de plus au monde que les médecins, à part peut-être
les pharmaciens. Le Malade imaginaire est donc un homme victime de
son délire qu’on guérira finalement par la force
du délire (ce bon vieux Freud n’est pas très loin).
C’est aussi, et c’est surtout, une charge féroce
et grotesque contre les hypocrites, tous les imbus d’eux-mêmes,
et autres esprits malveillants. Bref, c’est une belle attaque
en règle contre l’obscurantisme et la pédanterie.
QUAND MOLIÈRE RENCONTRE JARRY
Pour sa toute première mise en scène dans l’enceinte
du TNM, le comédien Carl Béchard a choisi de nous présenter
cette pièce dans toute son intégralité, c’est-à-dire
en incluant les intermèdes chantés et dansés.
Il a en effet décidé de faire de ce Molière un
spectacle total, aussi baroque que séduisant, puisant sa force
et son comique dans ce que Le Malade imaginaire possède de
plus moderne et de plus dissonant. De la part d’un homme ayant
travaillé tout autant avec Denis Marleau que Denise Filiatrault,
on peut être assuré que l’entrechoquement burlesque
de toutes les différences sera au rendez-vous. Molière,
on le comprendra, n’est pas très éloigné
de la férocité jouissive d’Alfred Jarry, de Raymond
Queneau ou de Boris Vian.
DISTRIBUTION ET DÉMESURES
C’est l’exceptionnel Alain Zouvi qui incarnera Argan,
ce pauvre malade voulant marier sa fille à un médecin
pour s’assurer de toujours en avoir un sous la main. Ce grand
rôle ouvert à toutes les démesures nous confirme
une fois de plus toute l’étendue de son savoir-faire.
Autour de lui, une distribution aussi joyeuse que délinquante,
métamorphosera avec verve et talent ce spectacle en un carnaval
aussi drolatique que festif.
Seront ainsi de la partie : Marie-Ève Beaulieu, Mélanie
Bélair, Gary Boudreault, Mathieu Campeau, Alexandre Castonguay,
Pierre Chagnon, Guillaume Champoux, Patrice Coquereau, Benoît
Dagenais, Bénédicte Décary, Pascale Montpetit,
Gérard Poirier, Monique Spaziani et Mélanie Vaugeois.
L’équipe des concepteurs est pour sa part composée
de Geneviève Lizotte (décor), Marc Senécal (costumes),
Martin Labrecque (éclairages), Normand Blais (accessoires),
Louise Lussier (chorégraphies), Jacques-Lee Pelletier (maquillages)
et Louis Bond (coiffures et perruques).
La musique sera assurée par des membres du groupe de musique
TUYO, dirigé par Carol Bergeron, qui donneront à l’ensemble
sa juste dissonance. L’assistance à la
mise en scène et la régie seront assumées par
Claire l’Heureux.