Communiqué de presse
Ferdydurke raconte l’histoire grotesque d’un homme qui
devient un enfant à force d’être traité
comme tel. Condamné à retourner sur les bancs d’école,
le narrateur va faire l’expérience de l’immaturité,
replonger dans l’adolescence et se retrouver tiré vers
le bas. Privé de toute autonomie, il sera maintenu contre sa
volonté dans un état d’infantilisme. Une oeuvre
mordante et cynique, rabelaisienne. L’écrivain y mène
à la fois le procès de la culture et de l’enseignement.
Un grand livre inclassable écrit en 1937 et qui contient en
lui tout l’oeuvre ultérieur de Gombrowicz. Ferdydurke,
texte capital du corpus romanesque contemporain, est considéré,
à juste titre, par Milan Kundera comme l’un des quatre
grands romans du vingtième siècle.
Cette création, présentée sous forme d’esquisse
dans le cadre de l’Automne Gombrowicz en 2004, est dessinée
sur le mode du grotesque. Elle présente les scènes essentielles
du roman ou une douzaine de personnages sont évoqués.
La version finale de l’adaptation propose une nouvelle section,
un nouvel acte, le passage de Jojo chez la famille Lejeune, férue
de modernisme. Nouvelles péripéties, nouveaux visages
de la galerie de Gombrowicz. De plus, deux nouveaux acteurs joignent
l’équipe initiale.
Witold Gombrowicz (1904 – 1969) – romancier, dramaturge,
essayiste Lauréat du Prix international des éditeurs
pour Cosmos en 1967 et proposé pour le prix Nobel l’année
de sa mort. Né en Pologne en 1904, licencié en droit,
rejeton d'une famille de nobles, Gombrowicz est venu pour la première
fois en France dans les années 1920. Le 1er août 1939,
invité à participer au voyage inaugural du transatlantique
Chroby, il s’embarque pour l’Argentine, en vue d’un
court séjour. Il y restera pendant 24 ans. Au cours de cette
période, il publiera l'essentiel de son œuvre littéraire,
Trans-Atlantique et La pornographie, avant d'élire de nouveau
domicile en France après un bref intermède berlinois.
Parmi ses oeuvres mentionnons également Bakakaï, Ferdydurke,
Yvonne Pincesse de Bourgogne, Le mariage, Cosmos, Les envoûtés,
Journal, Opérette.
Carmen Jolin oeuvre au sein du Groupe de la Veillée depuis
1982. Elle réalisait en 1997 sa première mise en scène
avec Mademoiselle Else qu’elle a adaptée de la nouvelle
d’Arthur Schnitzler. En 2000, elle dirigeait la pièce
Les bonnes de Jean Genet et en 2003, Trois femmes grandes, d’Edward
Albee. Elle a également créé, en collaboration
avec Téo Spychalski, le spectacle de poésie chantée
Parade sauvage et, en 1990, elle a réalisé l’adaptation
de Penthésilée de Heinrich von Kleist dont elle a interprété
le rôle-titre. En tant que comédienne, elle a participé
à plusieurs autres productions de la compagnie telles Un bal
nommé Balzac, Créanciers de Strindberg, Le roi se meurt
de Ionesco, Les démons d’après Dostoïevski.
Elle est actuellement adjointe à la direction artistique de
la compagnie.
Éclairages David Perreault Ninacs