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ARCHIVE
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Du 17 janvier au 4 février 2006
1371, rue Ontario Est
LE GROUPE DE LA VEILLÉE présente
FERDYDURKE, de Witold Gombrowicz dans sa version finale
Adaptation et mise en scène Carmen Jolin
Avec François Trudel, Jean Turcotte, Vincent Magnat, Frédéric
Lavallée,
Claire Gagnon, Bernard Carez et Carmen Jolin.
Communiqué de presse
Ferdydurke raconte l’histoire grotesque d’un homme qui
devient un enfant à force d’être traité
comme tel. Condamné à retourner sur les bancs d’école,
le narrateur va faire l’expérience de l’immaturité,
replonger dans l’adolescence et se retrouver tiré vers
le bas. Privé de toute autonomie, il sera maintenu contre sa
volonté dans un état d’infantilisme. Une oeuvre
mordante et cynique, rabelaisienne. L’écrivain y mène
à la fois le procès de la culture et de l’enseignement.
Un grand livre inclassable écrit en 1937 et qui contient en
lui tout l’oeuvre ultérieur de Gombrowicz. Ferdydurke,
texte capital du corpus romanesque contemporain, est considéré,
à juste titre, par Milan Kundera comme l’un des quatre
grands romans du vingtième siècle.
Cette création, présentée sous forme d’esquisse
dans le cadre de l’Automne Gombrowicz en 2004, est dessinée
sur le mode du grotesque. Elle présente les scènes essentielles
du roman ou une douzaine de personnages sont évoqués.
La version finale de l’adaptation propose une nouvelle section,
un nouvel acte, le passage de Jojo chez la famille Lejeune, férue
de modernisme. Nouvelles péripéties, nouveaux visages
de la galerie de Gombrowicz. De plus, deux nouveaux acteurs joignent
l’équipe initiale.
Witold Gombrowicz (1904 – 1969) – romancier, dramaturge,
essayiste Lauréat du Prix international des éditeurs
pour Cosmos en 1967 et proposé pour le prix Nobel l’année
de sa mort. Né en Pologne en 1904, licencié en droit,
rejeton d'une famille de nobles, Gombrowicz est venu pour la première
fois en France dans les années 1920. Le 1er août 1939,
invité à participer au voyage inaugural du transatlantique
Chroby, il s’embarque pour l’Argentine, en vue d’un
court séjour. Il y restera pendant 24 ans. Au cours de cette
période, il publiera l'essentiel de son œuvre littéraire,
Trans-Atlantique et La pornographie, avant d'élire de nouveau
domicile en France après un bref intermède berlinois.
Parmi ses oeuvres mentionnons également Bakakaï, Ferdydurke,
Yvonne Pincesse de Bourgogne, Le mariage, Cosmos, Les envoûtés,
Journal, Opérette.
Carmen Jolin oeuvre au sein du Groupe de la Veillée depuis
1982. Elle réalisait en 1997 sa première mise en scène
avec Mademoiselle Else qu’elle a adaptée de la nouvelle
d’Arthur Schnitzler. En 2000, elle dirigeait la pièce
Les bonnes de Jean Genet et en 2003, Trois femmes grandes, d’Edward
Albee. Elle a également créé, en collaboration
avec Téo Spychalski, le spectacle de poésie chantée
Parade sauvage et, en 1990, elle a réalisé l’adaptation
de Penthésilée de Heinrich von Kleist dont elle a interprété
le rôle-titre. En tant que comédienne, elle a participé
à plusieurs autres productions de la compagnie telles Un bal
nommé Balzac, Créanciers de Strindberg, Le roi se meurt
de Ionesco, Les démons d’après Dostoïevski.
Elle est actuellement adjointe à la direction artistique de
la compagnie.
Éclairages David Perreault Ninacs
Du 16 au 26 février
2006
Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE à la
7e édition
Marie Chouinard, Arielle Dombasle, Momix, Nuevo Ballet
Español, Yann Perreau,
Pink Martini, Sophie Milman, Dave St-Pierre, Michel Rivard et bien d’autres
Communiqué de presse
Si rigoureux que soient nos hivers, le vigoureux Festival MONTRÉAL
EN LUMIÈRE en fait fi et nous fouettera le sang une fois de
plus, du jeudi 16 au dimanche 26 février prochain, lors de
sa 7e édition. Le volet Les Arts La Financière Sun Life
dévoile sa riche programmation et entend bien chasser la grisaille
de la saison froide et faire briller l’éclectisme en
danse, en chansons, en théâtre et en musique classique
! Montréalais et touristes pourront maintenant planifier plusieurs
sorties au fil des soirs de la mi-février se partageant ici,
entre autres avec la compagnie de danse de la chorégraphe québécoise
Marie Chouinard, qui assume, avec Arielle Dombasle, la coprésidence
d’honneur de ce volet culturel, ou bien le Nuevo Ballet Español,
Momix, Pornographie des âmes, L’hygiène de l’orateur,
ou encore A Doll House. D’autres opteront pour les Pink Martini,
Michel Rivard, Sophie Milman, Yann Perreau, Gianmaria Testa, Daniel
Taylor et Emma Kirkby. D’autres apprécieront les airs
immortels de Mozart avec l’Ensemble Arion ou avec Autour de
la flûte qui invite le Quatuor Franz Joseph. Les billets pour
tous les spectacles du volet Les Arts La Financière Sun Life
seront en vente à compter de samedi, 3 décembre 2005,
à midi. De chaudes soirées en perspective également
en gastronomie avec les Plaisirs de la table ou en festivités
gratuites avec la Fête de la lumière Hydro Québec
et la Nuit blanche à Montréal, dont les programmations
respectives seront dévoilées en janvier prochain. C’est
un rendez-vous, du jeudi 16 au dimanche 26 février 2006.
MARIE CHOUINARD et ARIELLE DOMBASLE,
coprésidentes d’honneur et leurs spectacles
Deux très grandes artistes assurent, encore cette année,
la présidence d’honneur du volet du Festival consacré
aux arts de la scène : Marie Chouinard, fondatrice et chorégraphe
de la Compagnie de danse qui porte son nom, ainsi qu’Arielle
Dombasle, chanteuse et comédienne française au long
parcours de théâtre et de cinéma.
Marie Chouinard, bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG
Marie Chouinard compte parmi nos plus grandes chorégraphes.
Elle présente, en ouverture du Festival, bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG,
performance d’une dizaine de danseurs dont les mouvements s’articulent
autour et avec des articles insolites, tels des béquilles,
des cannes, des prothèses… Une gestuelle inusitée
d’où se dégage parfois une tension sexuelle inattendue.
Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE est fier d’être
l’un des coproducteurs internationaux de cette création
déjà acclamée en Allemagne, en Italie, en Autriche,
aux États Unis et au Canada. Une première québécoise
en spectacle d’ouverture, présentée par Hydro
Québec en collaboration avec la Télévision de
Radio Canada, les jeudi 16 et vendredi 17 février, au Théâtre
Maisonneuve de la Place des Arts.
Arielle Dombasle, Amor Amor
Arielle Dombasle déballe ses boléros mexicains et cubains
et nous livre un spectacle aux couleurs sépia d’antan.
Elle froufroute ses ritournelles latines avec une sensualité
sublime. Accompagnée d’un orchestre latino, elle réinvente
les Que reste-t-il de nos amours ?, Rhum and Coca Cola et Besame mucho.
Un spectacle qui ne manquera pas d’Amor Amor… Spectacle
de clôture du Festival présenté par La Financière
Sun Life, en collaboration avec ARTV, les vendredi 24 et samedi 25
février, au Théâtre Maisonneuve de la Place des
Arts.
Le Festival aime la danse
Depuis sa création, en 2000, le Festival MONTRÉAL EN
LUMIÈRE a un faible pour la danse, sous toutes ses formes,
du flamenco au ballet classique, de la danse-performance au tango
argentin traditionnel. Les grands chorégraphes Édouard
Lock, Maurice Béjart et Ginette Laurin ont d’ailleurs
assumé, à tour de rôle, la présidence d’honneur
du volet des arts de la scène. Cette année, Marie Chouinard
ouvrira le bal et sera suivie de quatre autres spectacles de danse.
La Pornographie des âmes, une création de Dave
St Pierre
Spectacle présenté sous forme de tableaux féroces
et décapants, où se déclinent de A à Z
les interdits et les non-dits. La Pornographie des âmes est
une œuvre du jeune et audacieux chorégraphe Dave Saint-Pierre
qui frappe en plein cœur. L’œuvre sera enfin de retour
à Montréal après avoir connu un succès
exceptionnel ici même en 2004, ainsi qu’à l’étranger
– Munich, Berlin, Wolfsburg, Salzbourg, Amsterdam et Francfort
où elle a remporté le prix du Meilleur spectacle l’an
dernier. Présenté en collaboration avec ARTV, les jeudi
16, vendredi 17 et samedi 18 février, au Théâtre
Outremont.
Nuevo Ballet Español
Nuevo Ballet Español provoque, depuis 1995, une onde sismique
flamenco d’une troublante beauté partout sur son passage,
en Italie, en Finlande, en France, aux États Unis, en Belgique,
en Allemagne, au Portugal et… bientôt au Québec.
Chorégraphie d’Angel Rojas et de Carlos Rodriguez, dont
on a déjà pu apprécier le talent dans Don Juan
alors qu’ils avaient signé les superbes chorégraphies
qui ont fait le succès du spectacle. Présenté
le samedi 18 février, à la Salle Pierre Mercure du Centre
Pierre Péladeau.
Opus Cactus, de Momix
Momix est enfin de retour à Montréal avec une nouvelle
création. Reconnue internationalement pour son exceptionnelle
inventivité et la plasticité de ses performances, la
troupe Momix transfigure ses danseurs-illusionnistes-acrobates en
bestioles hallucinantes, en fleurs du désert ou en capteurs
de rêves dans Opus Cactus. Présenté les mardi
21 et mercredi 22 février, au Théâtre Maisonneuve
de la Place des Arts.
L’hygiène de l’orateur, de Mia maure danse
La compagnie Mia maure danse crée un univers dadaïste
et naïf dans L’hygiène de l’orateur, une danse
pneumatique joyeusement délirante, qui mêle arts visuels,
vidéo en direct, voix, jeu et danse. Chorégraphie de
Jacques Brochu et de Marie Stéphane Ledoux. Présenté
du jeudi 23 au samedi 25 février, chez Tangente, Agora de la
danse.
Le volet Les Arts La Financière Sun Life comporte également
une programmation riche en musique, en voix et en chanson.
En chanson…
Michel Rivard
Après des années de tournée en spectacles «
intimes » et « assis », Michel Rivard nous revient
« debout » avec une réincarnation de son bon vieux
Flybin Band – Mario Légaré, Rick Haworth, Jean
Sébastien Fournier et Sylvain Clavette. Répertoire revisité,
nouvelles chansons et beaucoup de plaisir. Présenté
en collaboration avec la Télévision de Radio Canada,
les vendredi 24 et samedi 25 février, au Spectrum.
Yann Perreau
Notre Yann Perreau promet une soirée de fusion atomique avec
son nouvel album et spectacle Nucléaire. Une musique abrasive
et délirante aux allures urbaines et modernes qui sied parfaitement
à notre bouillant auteur-compositeur. Présenté
en collaboration avec MusiquePlus, le jeudi 23 février, au
Spectrum de Montréal.
Lynda Thalie présente De neige ou de sable
Dans un spectacle spécialement conçu pour MONTRÉAL
EN LUMIÈRE, l’auteure-compositrice-interprète
québécoise d’origine algérienne Lynda Thalie
nous transportera dans un univers musical riche et exotique, De neige
ou de sable. Présenté le samedi 25 février, au
Théâtre Outremont.
Pink Martini
L’irrésistible groupe Pink Martini revient à Montréal,
après leur chaud succès – à guichets fermés
– lors du dernier Festival de jazz. Ils sont dix musiciens sur
scène autour de la sublime China Forbes et ils nous transportent
dans un univers musical unique, de jazz, lounge, world, latin et rétro.
Divin ! Présenté en collaboration avec Couleur Jazz
91,9 FM et MusiMax, les lundi 20 et mardi 21 février, au Métropolis.
Thomas Hellman
Né au Québec d’un père texan et d’une
mère française, le jeune auteur-compositeur-interprète
Thomas Hellman possède un genre bien à lui. Son tout
nouveau DC, L’appartement, est déjà considéré
par les critiques comme l’un des albums de chanson francophone
les plus marquants des dernières années. Rien de moins
! Présenté le vendredi 17 février, au Lion d’Or.
Gianmaria Testa en duo avec Gabriele Mirabassi
L’auteur-compositeur-interprète italien Gianmaria Testa,
dont la popularité ici ne se dément pas – il était
de la programmation du Festival l’an dernier alors que l’Italie
du Nord était la région à l’honneur –,
vient nous présenter son nouveau spectacle en duo avec le réputé
clarinettiste italien Gabriele Mirabassi. Saveurs multiples de tango,
de bossa, d’habanera et de jazz. Présenté en collaboration
avec Couleur Jazz 91,9 FM, le vendredi 24 février, au Club
Soda.
Sophie Milman
La jeune interprète de jazz qui avait connu un succès
monstre l’été dernier au festival montréalais,
Sophie Milman, revient nous séduire avec sa voix typée,
chaude et douce. C’est un véritable plaisir de l’entendre
interpréter les classiques du jazz. Comme un réconfort
pour l’âme ! Présenté en collaboration avec
Couleur Jazz 91,9 FM, le samedi 18 février, au Spectrum de
Montréal.
Mathieu Lavoie présente Avaler le vent
Lauréat, catégorie Interprète, du Festival international
de la chanson de Granby, en 1995, puis chanteur des Quidam et Varekaï
du Cirque du Soleil, voici Mathieu Lavoie pour la première
fois en spectacle solo, avec son premier album Avaler le vent. Présenté
le jeudi 16 février, au Studio Théâtre de la Place
des Arts.
Michel Louvain
Le chanteur de charme et idole de nombreuses Québécoises
effectue un retour très attendu sur cette même scène
où il avait présenté son spectacle à guichets
fermés pendant huit mois. Succès, dites-vous ? À
compter du 10 janvier, au Cabaret du Casino de Montréal.
et en musique…
Autour de la flûte présente Autour de Mozart
L’ensemble de musique ancienne sur instruments d’époque,
Autour de la flûte, invite le Quatuor Franz Joseph et la flûtiste
baroque Mika Putterman pour présenter Autour de Mozart, un
concert constitué des plus belles pages de la musique de chambre
de cette époque. Présenté le vendredi 17 février,
à la Chapelle Notre Dame de Bon Secours.
Soirée faste chez Mozart avec l’Ensemble Arion
L’Ensemble Arion compte parmi les meilleures formations canadiennes
de musique classique. Pour célébrer le 250e anniversaire
de naissance de Mozart, l’Ensemble nous convie à une
Soirée faste chez Mozart, sous la baguette de la chef invitée
Monica Huggett. Présenté les vendredi 24 et samedi 25
février à la Salle Redpath de l’Université
McGill et le dimanche 26 février au Centre Canadien d’Architecture.
Daniel Taylor et Emma Kirkby
Daniel Taylor, notre haute-contre de réputation internationale
est de retour au Festival en compagnie de la grande spécialiste
de musique ancienne Emma Kirkby. Au programme, Stabat Mater, œuvre
magistrale qui assura la gloire posthume du brillant Pergolese. Présenté
le mercredi 22 février, à l’Église Saint
Léon de Westmount.
Place au théâtre et au design…
A Doll’s house
La célèbre pièce du Norvégien Henrik Ibsen,
A Doll’s House, demeure toujours criante d’actualité,
plus de 100 ans après sa création. Mise en scène
de Peter Hinton, homme de théâtre des plus respectés
au Canada. Présenté du dimanche 5 au mercredi 22 février,
au Théâtre du Centre des Arts Saidye Bronfman.
Expo Design Made in Africa
Voici une trentaine de designers africains dont les créations
reflètent les courants actuels qui traversent leur continent.
Présentée grâce au soutien de la Ville de Saint
Étienne, de Saint Étienne Métropole et de l’Association
Française d’Action Artistique (AFAA), au Centre de design
de l’UQAM, du jeudi 12 janvier au dimanche 26 février.
Entrée libre.
La programmation du volet gastronomique et vinicole de même
que celle des activités gratuites présentées
dans le cadre de la 7e édition du Festival MONTRÉAL
EN LUMIÈRE seront dévoilées en début d’année.
L’événement aura lieu du jeudi 16 au dimanche
26 février 2006. Soyez y ! C’est le rendez-vous hivernal
le plus chaleureux.
Du 10 janvier au
4 février 2006
Espace GO
Adaptation et mise en scène d’ANDRÉ
MELANÇON
La Promesse de l’aube, de Roman Gary
Avec Maxim Gaudette, Patrick Goyette, Sharon Ibgui, Andrée
Lachapelle, Paul Savoie, Gabriel Favreau / Aliocha Schneider
Communiqué de presse
« J’ai été formé par le regard
d’une femme, moi, je veux bien et j’en redemande.
» Romain Gary
Au moment où janvier fige Montréal dans la glace, ESPACE
GO nous offre un ticket à destination des mers chaudes. Les
deux pieds dans le sable de Big Sur, le narrateur amorce son récit
et la célèbre plage américaine se transforme
en une vaste scène qui fait revivre une page de l’Histoire
du XXe à travers le courage d’une femme en marche vers
une Terre de justice où élever son fils.
« …où les plus belles histoires du monde arrivent
vraiment; où tous les hommes sont libres et égaux
»
Depuis son enfance sur les routes de l’exil jusqu’à
la Libération, conduit par une mère à la confiance
inébranlable, l’écrivain Romain Gary se raconte.
Gary jongle avec les décors de sa Russie natale, la Lituanie,
la Pologne, et, enfin, Nice, où flottent des parfums de Méditerranée.
En bon illusionniste, il recrée les dialogues avec tous ces
gens qui ont croisé son chemin et surtout avec Nina, qui ne
voit rien de moins chez son garçon, qu’un nouveau Yehudi
Menuhin, un Nijinski, …Victor Hugo !
Voilà le tour de force que la remarquable adaptation de LA
PROMESSE DE L'AUBE par André Melançon réussit
: faire apparaître sous nos yeux le monde de Romain Gary à
travers la parole généreuse de cet immense romancier.
« …Ma mère avait du talent et je ne m’en
suis jamais remis. »
LA PROMESSE DE L'AUBE est plus un retour d'ascenseur qu'une autobiographie
classique. Gary traînait depuis longtemps dans ses bagages cette
promesse faite à sa mère de lui rendre un jour l'hommage
qu'elle méritait. Dans LA PROMESSE DE L'AUBE, elle tient le
premier rôle d'un voyage dans le temps, chargé d'amour,
d'humilité et de reconnaissance. Sans cette femme qu'aucun
coup du destin n'a réussi à affaiblir, jamais Romain
Gary n'aurait trouvé la force de s'insérer dans le monde,
de devenir un homme... et d'écrire.
LA PROMESSE DE L'AUBE VUE PAR ANDRÉ MELANÇON
André Melançon a su extraire l'essence du roman pour
faire vivre devant nous un Gary complexe, fascinant et fragile. Sa
mise en scène donne un accès direct aux paroles de Nina,
aux questions de l'enfant, du pilote de guerre à la recherche
de lui-même. Autour de lui, le narrateur voit graviter des personnages
qui incarnent, dans des tableaux colorés, des souvenirs nets
dont il comprend de mieux en mieux le caractère quasi prophétique.
Car Nina, Gary à 6 ou à 22 ans, Adèle ou Monsieur
Zaremba ont bien été des «personnages»,
des humains plus grands que nature, qui parcouraient l'existence avec
une lucidité aussi enchanteresse que dépourvue de toute
arrogance. Ils apparaissent sur scène aux côtés
du narrateur et on assiste en observateur privilégié
à la touchante rencontre d'un homme avec ce qu'il a été,
avec ce qu'il est devenu. Les tableaux sont d'autant plus justes qu'ils
sont tracés par la plume d'un Gary qui n'a plus rien à
se prouver et qui, fait rare, ne cherche pas à régler
ses comptes avec une humanité qu'il respecte. Ce sont toutes
ces subtiles beautés, et les fatalités aussi, qu'André
Melançon et les comédiens qui l'entourent parviennent
à illustrer. On ressort émus par ce récit, les
lèvres amusées et les yeux éblouis par autant
d’admiration pour une mère qui sut élever si haut
dans l’esprit de son fils l’honneur d’être
un homme.
LA PROMESSE DE L'AUBE s'anime à l'ESPACE GO pour 24 représentations,
du 10 janvier au 4 février 2006. Et pour chausser les souliers
d'aussi grandes pointures, ESPACE GO se réjouit de pouvoir
compter sur une distribution dont l'expérience et l'aplomb
permettent de ficeler parfaitement un spectacle où les défis
d'interprétations sont nombreux. Aux Maxim Gaudette, Patrick
Goyette, Andrée Lachapelle, Sharon Ibgui, Paul Savoie, se joignent
en alternance Gabriel Favreau et Aliocha Schneider, qui font résonner
avec justesse la voix du jeune Roman Kacew.
ANDRÉ MELANÇON
André Melançon évolue dans le monde du cinéma
depuis près de 40 ans et il y a remporté de nombreuses
et de prestigieuses distinctions. Tout comme c’était
le cas pour ses productions cinématographiques, l’adaptation
et la mise en scène de LA PROMESSE DE L’AUBE représentent
pour lui un défi. C’est lors d’une relecture de
LA PROMESSE DE L’AUBE, que se fait le déclic : il doit
en faire une adaptation pour le théâtre. À mesure
que le projet prend forme, il constate dans son travail la présence
de préoccupations récurrentes : la relation entre l’adulte
et l’enfant, le rêve, l’espoir et la dignité.
LA PROMESSE DE L’AUBE, est également une collaboration
exceptionnelle, dans l’univers de Romain Gary, avec les comédiens
Patrick Goyette et Andrée Lachapelle. C’est à
eux qu’a pensé André Melançon, dès
la première version de l’adaptation de la pièce,
pour le rôle de Romain Gary-narrateur et de Nina, sa mère.
André Melançon les connaît bien. Ainsi, il a travaillé
avec Patrick Goyette, pour la première fois, lors du film DANIEL
ET LES SUPERDOGS (2003). Et c’est la première fois qu’il
dirige à la scène sa compagne de vie, Andrée
Lachapelle, la comédienne idéale, dira-t-il, pour incarner
le rôle de Nina : une femme très forte qui rêve
que son fils se réalise pleinement et qui représente
l’extravagance, la folie et la tendresse d’une mère.
ROMAIN GARY
Romain Gary est né le 8 mai 1914 à Wilno, en Lituanie.
Il arrive en France, à Nice, avec sa mère, à
l’âge de 13 ans. En France, il fait son droit et s’engage
dans l’aviation; il termine la Seconde Guerre mondiale comme
compagnon de la Libération et commandeur de la Légion
d’honneur. Le succès de son premier roman ÉDUCATION
EUROPÉENNE, prix des Critiques en 1945, coïncide avec
son entrée au Quai d’Orsay. En poste à Sofia,
Berne, New York et La Paz en tant que diplomate, il continue à
écrire, et c’est avec LES RACINES DU CIEL qu’il
remportera son premier Prix Goncourt en 1956. Il quitte la vie diplomatique
en 1961 à l’âge de 47 ans. En 1973, Romain Gary
a déjà écrit dix-neuf romans et il éprouve
le sentiment de ne plus surprendre personne. Commence alors l'aventure
Émile Ajar. Sous ce pseudonyme, Romain Gary publie un nouveau
roman, LA VIE DEVANT SOI (1975), qui se mérite le Prix Goncourt.
Ce deuxième Goncourt fait de Romain Gary le seul auteur à
avoir deux fois reçu la prestigieuse récompense. Le
2 décembre 1980, Romain Gary met fin à ses jours. La
supercherie quant à la réelle identité d’Émile
Ajar ne fut jamais découverte du vivant de l’auteur qui
la révèle dans le document posthume VIE ET MORT D’ÉMILE
AJAR (1981).
LA PROMESSE DE L’AUBE
TEXTE de Romain Gary
ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE d’André Melançon
Avec Maxim Gaudette, Patrick Goyette, Sharon Ibgui, Andrée
Lachapelle, Paul Savoie, Gabriel Favreau / Aliocha Schneider
Assistance à la mise en scène et régie : Manon
Bouchard
Scénographie : Guillaume Lord
Lumières : Éric Champoux
Costumes : Ginette Noiseux
Musique : Catherine Gadouas
Accessoires : Normand Blais
Maquillage : Jacques-Lee Pelletier
Du 17 janvier au 11
février 2006
Théâtre du Nouveau Monde
Mise en scène de CARL BÉCHARD
Le Malade Imaginaire, de Molière
Avec Alain Zouvi et Pascale Montpetit dans les rôles
principaux.
Communiqué de presse
MALADE? PEUT-ÊTRE. FESTIF? SÛREMENT!
Qu’on se le dise : Le Malade imaginaire du TNM sera une grande
fête théâtrale. Grâce à la férocité
burlesque de la mise en scène de Carl Béchard, ce classique
s’avèrera un véritable tourbillon comique. Comédiens
et musiciens, joyeusement réunis, feront de ce Molière
une réjouissance à ne pas manquer. Cette belle foire
puisera avec allégresse à la source d’une multitude
de traditions théâtrales. On peut difficilement imaginer
plus belle première rencontre entre un metteur en scène
comme Carl Béchard et le génie des planches que fût
Molière.
MOLIÈRE UN JOUR, MOLIÈRE TOUJOURS.
Un classique, c’est une pièce qu’on monte toujours
pour la première fois. On a beau la relire, la revoir, la refaire,
elle arbore à chacune de ses créations un tout nouveau
visage, car un classique interpelle chacune des périodes à
laquelle il s’attaque. Peu importe notre âge, notre rang
ou les temps incertains qui sont les nôtres, Molière
demeure toujours notre contemporain. En montant à l’assaut
des baudruches malveillantes de son époque, ce sont les nôtres
qu’il pourfende.
UN PROVOCATEUR-NÉ
Face aux pouvoirs, Molière savait fort bien comment se comporter.
Entre se soumettre ou se rebeller, son choix s’est très
vite fait. Il faut dire que c’était un provocateur-né.
Il fallait l’être pour vivre à la cour et se moquer
sans cesse de ceux qui le faisaient vivre.
COMBATTRE LE FEU PAR LE FEU.
Le Malade imaginaire est la grande aventure d’un monomaniaque
terrorisé à l’idée d’être bien
portant. C’est aussi celle d’un homme en deuil qui n’aime
rien de plus au monde que les médecins, à part peut-être
les pharmaciens. Le Malade imaginaire est donc un homme victime de
son délire qu’on guérira finalement par la force
du délire (ce bon vieux Freud n’est pas très loin).
C’est aussi, et c’est surtout, une charge féroce
et grotesque contre les hypocrites, tous les imbus d’eux-mêmes,
et autres esprits malveillants. Bref, c’est une belle attaque
en règle contre l’obscurantisme et la pédanterie.
QUAND MOLIÈRE RENCONTRE JARRY
Pour sa toute première mise en scène dans l’enceinte
du TNM, le comédien Carl Béchard a choisi de nous présenter
cette pièce dans toute son intégralité, c’est-à-dire
en incluant les intermèdes chantés et dansés.
Il a en effet décidé de faire de ce Molière un
spectacle total, aussi baroque que séduisant, puisant sa force
et son comique dans ce que Le Malade imaginaire possède de
plus moderne et de plus dissonant. De la part d’un homme ayant
travaillé tout autant avec Denis Marleau que Denise Filiatrault,
on peut être assuré que l’entrechoquement burlesque
de toutes les différences sera au rendez-vous. Molière,
on le comprendra, n’est pas très éloigné
de la férocité jouissive d’Alfred Jarry, de Raymond
Queneau ou de Boris Vian.
DISTRIBUTION ET DÉMESURES
C’est l’exceptionnel Alain Zouvi qui incarnera Argan,
ce pauvre malade voulant marier sa fille à un médecin
pour s’assurer de toujours en avoir un sous la main. Ce grand
rôle ouvert à toutes les démesures nous confirme
une fois de plus toute l’étendue de son savoir-faire.
Autour de lui, une distribution aussi joyeuse que délinquante,
métamorphosera avec verve et talent ce spectacle en un carnaval
aussi drolatique que festif.
Seront ainsi de la partie : Marie-Ève Beaulieu, Mélanie
Bélair, Gary Boudreault, Mathieu Campeau, Alexandre Castonguay,
Pierre Chagnon, Guillaume Champoux, Patrice Coquereau, Benoît
Dagenais, Bénédicte Décary, Pascale Montpetit,
Gérard Poirier, Monique Spaziani et Mélanie Vaugeois.
L’équipe des concepteurs est pour sa part composée
de Geneviève Lizotte (décor), Marc Senécal (costumes),
Martin Labrecque (éclairages), Normand Blais (accessoires),
Louise Lussier (chorégraphies), Jacques-Lee Pelletier (maquillages)
et Louis Bond (coiffures et perruques).
La musique sera assurée par des membres du groupe de musique
TUYO, dirigé par Carol Bergeron, qui donneront à l’ensemble
sa juste dissonance. L’assistance à la
mise en scène et la régie seront assumées par
Claire l’Heureux.
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