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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 16 • Montréal • 15.12.2005 |
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2345, rue Jarry Est
Daredevil Opera Company de Toronto arrive à Montréal Cirkus Inferno Lucky - de loin le clown le plus dangereux au monde ! - et sa comparse Lady prennent d’assaut la TOHU. Communiqué de presse Après avoir semé la bonne humeur de l’Écosse
à l’Australie et de Taïwan aux États-Unis,
en passant par Macau, la Colombie et 14 villes de notre grand pays,
la Daredevil Opera Company de Toronto arrive en ville ! Du
20 au 31 décembre, Lucky - de loin le clown le plus
dangereux au monde ! - et sa comparse Lady prennent d’assaut
la TOHU. Pour bien finir l’année, la Cité des arts du cirque accueille cette troupe de choc pour un show qui fera des étincelles ! La Daredevil Opera Company nous présente ses clowns complètement fous — et même un peu casse-cou ! — qui nous font voir leur métier sous un angle tout à fait nouveau. Qu’on se le dise : Cirkus Inferno nous mènera aux portes de 2006 dans le rire et la bonne humeur. Dans une esthétique aux allures de B.D., les colorés personnages de Cirkus Inferno s’inspirent du cirque, du vaudeville et de la mythologie pour nous entraîner dans une aventure complètement folle. Ukulélé extrême, patin à roulettes de haute fantaisie, effets pyrotechniques et explosions en tout genre donnent à l’ensemble un souffle (d)étonnant ! Les rires fusent et explosent de partout. Oubliez les clowns tristes. Avec la complicité de leur directeur musical, Paul Weir, Jonah Logan (Lucky) et Amy Gordon (Lady) sont les descendants directs de Lucille Ball, Buster Keaton et Laurel & Hardy quand vient le temps d’exercer leur art. Résultat ? Du cirque qui explose ! Qui grince et qui pétarade ! Des numéros qui s’enchaînent à vitesse grand V dans la version revisitée de Cirkus Inferno. Jonah Logan a fait crouler de rire les foules de Broadway et exercé son art au Cirque du Soleil et dans plusieurs productions aux quatre coins du monde avant de fonder la Daredevil Opera Company. Amy Gordon se joint à lui en 2001 après avoir, elle aussi, foulé les planches de Broadway et la piste de nombreux cirques. La Daredevil Opera Company a bourlingué pendant quatre ans sur les routes du monde avec ce « cirque infernal », mais cette année, pour les représentations à la TOHU, la compagnie a choisi de donner un coup de jeune au spectacle. C’est à René Bazinet qu’on a confié cette tâche. Artiste de renommée internationale, ce dernier a été clown, metteur en scène et mime, et ce, au cirque (Cirque du Soleil et autres), au cinéma, au théâtre, au cabaret et à l’opéra, aux quatre coins du monde. Depuis le début de sa courte existence, la TOHU relève le défi de nous présenter des gens de partout, fous de cirque et prêts à tout pour nous faire passer une soirée du tonnerre. La Daredevil Opera Company ne fait pas exception. Les membres de cette troupe torontoise le disent tout de go : rien ne les rend plus heureux que de rigoler un bon coup avec des gens de tous âges et de partout. Le rire, c’est comme un chant sacré, connu de tous, qui fait du bien à l’âme, au corps et à l’esprit. Allez ! Laissez vos idées noires au vestiaire et retombez en enfance. Cirkus Inferno sera présenté du mardi 20 au vendredi 23 décembre puis du lundi 26 au vendredi 30 décembre à 19 h 30, et le samedi 31 décembre en après-midi, à 15 h. Finir l’année en riant, c’est quand même un beau projet, non ? Les billets, au coût de 21 $ ou 25 $ pour les adultes et de 12,75 $ ou 20 $ pour les enfants (moins de 12 ans), sont en vente maintenant à la billetterie de la TOHU au (514) 376-TOHU (8648) ou encore via le réseau Admission au (514) 790-1245 ou 1-800-361-4595 ou www.admission.com. Information : www.tohu.ca Pour s’y rendre : Du 17 janvier au 4 février 2006 1371, rue Ontario Est
LE GROUPE DE LA VEILLÉE présente FERDYDURKE, Adaptation et mise en scène Carmen Jolin Communiqué de presse Ferdydurke raconte l’histoire grotesque d’un homme qui devient un enfant à force d’être traité comme tel. Condamné à retourner sur les bancs d’école, le narrateur va faire l’expérience de l’immaturité, replonger dans l’adolescence et se retrouver tiré vers le bas. Privé de toute autonomie, il sera maintenu contre sa volonté dans un état d’infantilisme. Une oeuvre mordante et cynique, rabelaisienne. L’écrivain y mène à la fois le procès de la culture et de l’enseignement. Un grand livre inclassable écrit en 1937 et qui contient en lui tout l’oeuvre ultérieur de Gombrowicz. Ferdydurke, texte capital du corpus romanesque contemporain, est considéré, à juste titre, par Milan Kundera comme l’un des quatre grands romans du vingtième siècle. Cette création, présentée sous forme d’esquisse dans le cadre de l’Automne Gombrowicz en 2004, est dessinée sur le mode du grotesque. Elle présente les scènes essentielles du roman ou une douzaine de personnages sont évoqués. La version finale de l’adaptation propose une nouvelle section, un nouvel acte, le passage de Jojo chez la famille Lejeune, férue de modernisme. Nouvelles péripéties, nouveaux visages de la galerie de Gombrowicz. De plus, deux nouveaux acteurs joignent l’équipe initiale. Witold Gombrowicz (1904 – 1969) – romancier, dramaturge, essayiste Lauréat du Prix international des éditeurs pour Cosmos en 1967 et proposé pour le prix Nobel l’année de sa mort. Né en Pologne en 1904, licencié en droit, rejeton d'une famille de nobles, Gombrowicz est venu pour la première fois en France dans les années 1920. Le 1er août 1939, invité à participer au voyage inaugural du transatlantique Chroby, il s’embarque pour l’Argentine, en vue d’un court séjour. Il y restera pendant 24 ans. Au cours de cette période, il publiera l'essentiel de son œuvre littéraire, Trans-Atlantique et La pornographie, avant d'élire de nouveau domicile en France après un bref intermède berlinois. Parmi ses oeuvres mentionnons également Bakakaï, Ferdydurke, Yvonne Pincesse de Bourgogne, Le mariage, Cosmos, Les envoûtés, Journal, Opérette. Carmen Jolin oeuvre au sein du Groupe de la Veillée depuis 1982. Elle réalisait en 1997 sa première mise en scène avec Mademoiselle Else qu’elle a adaptée de la nouvelle d’Arthur Schnitzler. En 2000, elle dirigeait la pièce Les bonnes de Jean Genet et en 2003, Trois femmes grandes, d’Edward Albee. Elle a également créé, en collaboration avec Téo Spychalski, le spectacle de poésie chantée Parade sauvage et, en 1990, elle a réalisé l’adaptation de Penthésilée de Heinrich von Kleist dont elle a interprété le rôle-titre. En tant que comédienne, elle a participé à plusieurs autres productions de la compagnie telles Un bal nommé Balzac, Créanciers de Strindberg, Le roi se meurt de Ionesco, Les démons d’après Dostoïevski. Elle est actuellement adjointe à la direction artistique de la compagnie. Éclairages David Perreault Ninacs
Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE Marie Chouinard, Arielle Dombasle, Momix, Nuevo Ballet
Español, Yann Perreau, Communiqué de presse MARIE CHOUINARD et ARIELLE DOMBASLE, Deux très grandes artistes assurent, encore cette année, la présidence d’honneur du volet du Festival consacré aux arts de la scène : Marie Chouinard, fondatrice et chorégraphe de la Compagnie de danse qui porte son nom, ainsi qu’Arielle Dombasle, chanteuse et comédienne française au long parcours de théâtre et de cinéma. Marie Chouinard, bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG Marie Chouinard compte parmi nos plus grandes chorégraphes. Elle présente, en ouverture du Festival, bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG, performance d’une dizaine de danseurs dont les mouvements s’articulent autour et avec des articles insolites, tels des béquilles, des cannes, des prothèses… Une gestuelle inusitée d’où se dégage parfois une tension sexuelle inattendue. Le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE est fier d’être l’un des coproducteurs internationaux de cette création déjà acclamée en Allemagne, en Italie, en Autriche, aux États Unis et au Canada. Une première québécoise en spectacle d’ouverture, présentée par Hydro Québec en collaboration avec la Télévision de Radio Canada, les jeudi 16 et vendredi 17 février, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Arielle Dombasle, Amor Amor Arielle Dombasle déballe ses boléros mexicains et cubains et nous livre un spectacle aux couleurs sépia d’antan. Elle froufroute ses ritournelles latines avec une sensualité sublime. Accompagnée d’un orchestre latino, elle réinvente les Que reste-t-il de nos amours ?, Rhum and Coca Cola et Besame mucho. Un spectacle qui ne manquera pas d’Amor Amor… Spectacle de clôture du Festival présenté par La Financière Sun Life, en collaboration avec ARTV, les vendredi 24 et samedi 25 février, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Le Festival aime la danse Depuis sa création, en 2000, le Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE a un faible pour la danse, sous toutes ses formes, du flamenco au ballet classique, de la danse-performance au tango argentin traditionnel. Les grands chorégraphes Édouard Lock, Maurice Béjart et Ginette Laurin ont d’ailleurs assumé, à tour de rôle, la présidence d’honneur du volet des arts de la scène. Cette année, Marie Chouinard ouvrira le bal et sera suivie de quatre autres spectacles de danse. La Pornographie des âmes, une création de Dave
St Pierre Nuevo Ballet Español Opus Cactus, de Momix L’hygiène de l’orateur, de Mia maure danse Le volet Les Arts La Financière Sun Life comporte également une programmation riche en musique, en voix et en chanson. En chanson… Michel Rivard Yann Perreau Lynda Thalie présente De neige ou de sable Pink Martini Thomas Hellman Gianmaria Testa en duo avec Gabriele Mirabassi Sophie Milman Mathieu Lavoie présente Avaler le vent Michel Louvain Autour de la flûte présente Autour de Mozart Soirée faste chez Mozart avec l’Ensemble Arion Daniel Taylor et Emma Kirkby Place au théâtre et au design… A Doll’s house Expo Design Made in Africa La programmation du volet gastronomique et vinicole de même que celle des activités gratuites présentées dans le cadre de la 7e édition du Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE seront dévoilées en début d’année. L’événement aura lieu du jeudi 16 au dimanche 26 février 2006. Soyez y ! C’est le rendez-vous hivernal le plus chaleureux. Du 24 novembre 2005 au 5 janvier 2006 La Maison Théâtre
Une création du Théâtre des Confettis Wigwam, Pour les enfants de 4 à 9 ans Communiqué de presse Du 24 novembre 2005 au 5 janvier 2006, venez écouter le vent du nord. La Maison Théâtre présente Wigwam, une création du Théâtre des Confettis qui nous ouvre les yeux sur la riche et vaste mythologie des peuples autochtones. Jean-Frédéric Messier signe le texte, la mise en scène et la musique de cette vingtième création du Théâtre des Confettis. Récipiendaire du Prix de la critique 2005 remis par l’Association québécoise des critiques de théâtre dans la catégorie jeune public, Wigwam réussit habilement à nous faire comprendre les rapports étroits qu’entretenaient les peuples autochtones avec la nature. Aux côtés de Dave Jenniss et d’Édith Paquet, Valérie Descheneaux interprète avec une grande justesse la petite Nanabush, une enfant qui, pour grandir, devra apprendre les secrets que peuvent lui transmettre ses ancêtres. Valérie Descheneaux est une jeune comédienne qui connaît un début de carrière impressionnant. Elle a reçu le Prix du public au Théâtre Denise-Pelletier pour son rôle dans Iphigénie ou le péché des dieux, ainsi que le Prix des abonnés du Théâtre du Trident pour son interprétation dans La bonne âme de Setchouan de Bertolt Brecht. Nanabush : « Je veux savoir pourquoi il y a de la neige partout sur la toundra, de quoi elles parlent les outardes quand elles font bek bek bek bek bek toutes ensemble et pourquoi ce n’est pas le jour qui tombe et la nuit qui se lève. » N’tetumek tshiueten etetakuesh (Écoutez le vent du nord) Le pays où Nanabush est née se nomme « le pays de la neige partout ». Petite fille bien décidée à grandir, Nanabush suivra pour la première fois son frère Kino et sa sœur Tya jusqu’à leur campement de chasse. Mais il n’est pas question qu’elle quitte le wigwam pour aller elle-même chasser le caribou, elle est encore trop petite. Pour devenir grande, elle doit surmonter ses peurs et apprivoiser un monde rempli de secrets et de mystères : les astres qui bougent, le tonnerre qui gronde, la neige qui tombe, le vent qui chante... Théâtre des Confettis Né de la complicité artistique de deux comédiennes, Hélène Blanchard et Judith Savard, et d’un scénographe, Réal Sasseville, le Théâtre des Confettis a été fondé à Québec en 1977. Les créations de la compagnie ont été présentées au Québec, ailleurs au Canada, aux États-Unis et en Europe. Devant plus de 545 000 spectateurs, au-delà de 2 400 représentations ont été données. Intéressée depuis ses débuts à découvrir de nouvelles voix en théâtre jeune public, la compagnie fait appel à des dramaturges, des concepteurs et des comédiens provenant de différents horizons. Wigwam marque la troisième collaboration de Jean-Frédéric Messier à titre d’auteur avec la compagnie. C’est lui qui avait écrit les spectacles Un éléphant dans le cœur et Partie de quilles chez la Reine de cœur, respectivement récipiendaires du Masque de la Production Jeunes publics en 2000 et du Masque des Enfants terribles en 2001. L’équipe Du 10 janvier au 4 février 2006 Espace GO
Adaptation et mise en scène d’ANDRÉ MELANÇON La Promesse de l’aube, Avec Maxim Gaudette, Patrick Goyette, Sharon Ibgui, Andrée Lachapelle, Paul Savoie, Gabriel Favreau / Aliocha Schneider Communiqué de presse « J’ai été formé par le regard d’une femme, moi, je veux bien et j’en redemande. » Romain Gary Au moment où janvier fige Montréal dans la glace, ESPACE GO nous offre un ticket à destination des mers chaudes. Les deux pieds dans le sable de Big Sur, le narrateur amorce son récit et la célèbre plage américaine se transforme en une vaste scène qui fait revivre une page de l’Histoire du XXe à travers le courage d’une femme en marche vers une Terre de justice où élever son fils. « …où les plus belles histoires du monde arrivent vraiment; où tous les hommes sont libres et égaux » Depuis son enfance sur les routes de l’exil jusqu’à la Libération, conduit par une mère à la confiance inébranlable, l’écrivain Romain Gary se raconte. Gary jongle avec les décors de sa Russie natale, la Lituanie, la Pologne, et, enfin, Nice, où flottent des parfums de Méditerranée. En bon illusionniste, il recrée les dialogues avec tous ces gens qui ont croisé son chemin et surtout avec Nina, qui ne voit rien de moins chez son garçon, qu’un nouveau Yehudi Menuhin, un Nijinski, …Victor Hugo ! Voilà le tour de force que la remarquable adaptation de LA PROMESSE DE L'AUBE par André Melançon réussit : faire apparaître sous nos yeux le monde de Romain Gary à travers la parole généreuse de cet immense romancier. « …Ma mère avait du talent et je ne m’en suis jamais remis. » LA PROMESSE DE L'AUBE est plus un retour d'ascenseur qu'une autobiographie classique. Gary traînait depuis longtemps dans ses bagages cette promesse faite à sa mère de lui rendre un jour l'hommage qu'elle méritait. Dans LA PROMESSE DE L'AUBE, elle tient le premier rôle d'un voyage dans le temps, chargé d'amour, d'humilité et de reconnaissance. Sans cette femme qu'aucun coup du destin n'a réussi à affaiblir, jamais Romain Gary n'aurait trouvé la force de s'insérer dans le monde, de devenir un homme... et d'écrire. LA PROMESSE DE L'AUBE VUE PAR ANDRÉ MELANÇON André Melançon a su extraire l'essence du roman pour faire vivre devant nous un Gary complexe, fascinant et fragile. Sa mise en scène donne un accès direct aux paroles de Nina, aux questions de l'enfant, du pilote de guerre à la recherche de lui-même. Autour de lui, le narrateur voit graviter des personnages qui incarnent, dans des tableaux colorés, des souvenirs nets dont il comprend de mieux en mieux le caractère quasi prophétique. Car Nina, Gary à 6 ou à 22 ans, Adèle ou Monsieur Zaremba ont bien été des «personnages», des humains plus grands que nature, qui parcouraient l'existence avec une lucidité aussi enchanteresse que dépourvue de toute arrogance. Ils apparaissent sur scène aux côtés du narrateur et on assiste en observateur privilégié à la touchante rencontre d'un homme avec ce qu'il a été, avec ce qu'il est devenu. Les tableaux sont d'autant plus justes qu'ils sont tracés par la plume d'un Gary qui n'a plus rien à se prouver et qui, fait rare, ne cherche pas à régler ses comptes avec une humanité qu'il respecte. Ce sont toutes ces subtiles beautés, et les fatalités aussi, qu'André Melançon et les comédiens qui l'entourent parviennent à illustrer. On ressort émus par ce récit, les lèvres amusées et les yeux éblouis par autant d’admiration pour une mère qui sut élever si haut dans l’esprit de son fils l’honneur d’être un homme. LA PROMESSE DE L'AUBE s'anime à l'ESPACE GO pour 24 représentations, du 10 janvier au 4 février 2006. Et pour chausser les souliers d'aussi grandes pointures, ESPACE GO se réjouit de pouvoir compter sur une distribution dont l'expérience et l'aplomb permettent de ficeler parfaitement un spectacle où les défis d'interprétations sont nombreux. Aux Maxim Gaudette, Patrick Goyette, Andrée Lachapelle, Sharon Ibgui, Paul Savoie, se joignent en alternance Gabriel Favreau et Aliocha Schneider, qui font résonner avec justesse la voix du jeune Roman Kacew. ANDRÉ MELANÇON André Melançon évolue dans le monde du cinéma depuis près de 40 ans et il y a remporté de nombreuses et de prestigieuses distinctions. Tout comme c’était le cas pour ses productions cinématographiques, l’adaptation et la mise en scène de LA PROMESSE DE L’AUBE représentent pour lui un défi. C’est lors d’une relecture de LA PROMESSE DE L’AUBE, que se fait le déclic : il doit en faire une adaptation pour le théâtre. À mesure que le projet prend forme, il constate dans son travail la présence de préoccupations récurrentes : la relation entre l’adulte et l’enfant, le rêve, l’espoir et la dignité. LA PROMESSE DE L’AUBE, est également une collaboration exceptionnelle, dans l’univers de Romain Gary, avec les comédiens Patrick Goyette et Andrée Lachapelle. C’est à eux qu’a pensé André Melançon, dès la première version de l’adaptation de la pièce, pour le rôle de Romain Gary-narrateur et de Nina, sa mère. André Melançon les connaît bien. Ainsi, il a travaillé avec Patrick Goyette, pour la première fois, lors du film DANIEL ET LES SUPERDOGS (2003). Et c’est la première fois qu’il dirige à la scène sa compagne de vie, Andrée Lachapelle, la comédienne idéale, dira-t-il, pour incarner le rôle de Nina : une femme très forte qui rêve que son fils se réalise pleinement et qui représente l’extravagance, la folie et la tendresse d’une mère. ROMAIN GARY Romain Gary est né le 8 mai 1914 à Wilno, en Lituanie. Il arrive en France, à Nice, avec sa mère, à l’âge de 13 ans. En France, il fait son droit et s’engage dans l’aviation; il termine la Seconde Guerre mondiale comme compagnon de la Libération et commandeur de la Légion d’honneur. Le succès de son premier roman ÉDUCATION EUROPÉENNE, prix des Critiques en 1945, coïncide avec son entrée au Quai d’Orsay. En poste à Sofia, Berne, New York et La Paz en tant que diplomate, il continue à écrire, et c’est avec LES RACINES DU CIEL qu’il remportera son premier Prix Goncourt en 1956. Il quitte la vie diplomatique en 1961 à l’âge de 47 ans. En 1973, Romain Gary a déjà écrit dix-neuf romans et il éprouve le sentiment de ne plus surprendre personne. Commence alors l'aventure Émile Ajar. Sous ce pseudonyme, Romain Gary publie un nouveau roman, LA VIE DEVANT SOI (1975), qui se mérite le Prix Goncourt. Ce deuxième Goncourt fait de Romain Gary le seul auteur à avoir deux fois reçu la prestigieuse récompense. Le 2 décembre 1980, Romain Gary met fin à ses jours. La supercherie quant à la réelle identité d’Émile Ajar ne fut jamais découverte du vivant de l’auteur qui la révèle dans le document posthume VIE ET MORT D’ÉMILE AJAR (1981). LA PROMESSE DE L’AUBE Avec Maxim Gaudette, Patrick Goyette, Sharon Ibgui, Andrée
Lachapelle, Paul Savoie, Gabriel Favreau / Aliocha Schneider Du 17 janvier au 11 février 2006 Théâtre du Nouveau Monde
Mise en scène de CARL BÉCHARD Le Malade Imaginaire, Avec Alain Zouvi et Pascale Montpetit dans les rôles principaux. Communiqué de presse MALADE? PEUT-ÊTRE. FESTIF? SÛREMENT! Qu’on se le dise : Le Malade imaginaire du TNM sera une grande fête théâtrale. Grâce à la férocité burlesque de la mise en scène de Carl Béchard, ce classique s’avèrera un véritable tourbillon comique. Comédiens et musiciens, joyeusement réunis, feront de ce Molière une réjouissance à ne pas manquer. Cette belle foire puisera avec allégresse à la source d’une multitude de traditions théâtrales. On peut difficilement imaginer plus belle première rencontre entre un metteur en scène comme Carl Béchard et le génie des planches que fût Molière. MOLIÈRE UN JOUR, MOLIÈRE TOUJOURS. Un classique, c’est une pièce qu’on monte toujours pour la première fois. On a beau la relire, la revoir, la refaire, elle arbore à chacune de ses créations un tout nouveau visage, car un classique interpelle chacune des périodes à laquelle il s’attaque. Peu importe notre âge, notre rang ou les temps incertains qui sont les nôtres, Molière demeure toujours notre contemporain. En montant à l’assaut des baudruches malveillantes de son époque, ce sont les nôtres qu’il pourfende. UN PROVOCATEUR-NÉ Face aux pouvoirs, Molière savait fort bien comment se comporter. Entre se soumettre ou se rebeller, son choix s’est très vite fait. Il faut dire que c’était un provocateur-né. Il fallait l’être pour vivre à la cour et se moquer sans cesse de ceux qui le faisaient vivre. COMBATTRE LE FEU PAR LE FEU. Le Malade imaginaire est la grande aventure d’un monomaniaque terrorisé à l’idée d’être bien portant. C’est aussi celle d’un homme en deuil qui n’aime rien de plus au monde que les médecins, à part peut-être les pharmaciens. Le Malade imaginaire est donc un homme victime de son délire qu’on guérira finalement par la force du délire (ce bon vieux Freud n’est pas très loin). C’est aussi, et c’est surtout, une charge féroce et grotesque contre les hypocrites, tous les imbus d’eux-mêmes, et autres esprits malveillants. Bref, c’est une belle attaque en règle contre l’obscurantisme et la pédanterie. QUAND MOLIÈRE RENCONTRE JARRY Pour sa toute première mise en scène dans l’enceinte du TNM, le comédien Carl Béchard a choisi de nous présenter cette pièce dans toute son intégralité, c’est-à-dire en incluant les intermèdes chantés et dansés. Il a en effet décidé de faire de ce Molière un spectacle total, aussi baroque que séduisant, puisant sa force et son comique dans ce que Le Malade imaginaire possède de plus moderne et de plus dissonant. De la part d’un homme ayant travaillé tout autant avec Denis Marleau que Denise Filiatrault, on peut être assuré que l’entrechoquement burlesque de toutes les différences sera au rendez-vous. Molière, on le comprendra, n’est pas très éloigné de la férocité jouissive d’Alfred Jarry, de Raymond Queneau ou de Boris Vian. DISTRIBUTION ET DÉMESURES C’est l’exceptionnel Alain Zouvi qui incarnera Argan,
ce pauvre malade voulant marier sa fille à un médecin
pour s’assurer de toujours en avoir un sous la main. Ce grand
rôle ouvert à toutes les démesures nous confirme
une fois de plus toute l’étendue de son savoir-faire.
Autour de lui, une distribution aussi joyeuse que délinquante,
métamorphosera avec verve et talent ce spectacle en un carnaval
aussi drolatique que festif. L’équipe des concepteurs est pour sa part composée
de Geneviève Lizotte (décor), Marc Senécal (costumes),
Martin Labrecque (éclairages), Normand Blais (accessoires),
Louise Lussier (chorégraphies), Jacques-Lee Pelletier (maquillages)
et Louis Bond (coiffures et perruques). Monument-National (1182, boul. Saint-Laurent) Projection des meilleurs courts métrages de la planète Prends Ça Court! Décembre 2005 Les portes ouvriront à 19 h et la projection débutera
à 20 h 15. Communiqué de presse PCC profite de cette soirée pour offrir des cadeaux à son public qui lui est fidèle depuis six ans. Sous le sapin : les premières nord américaines des films J'AI VOMI DANS MES CORNFLAKES (France) de Pierrick Servais, PANTHER MARTIN (Norvège) de Terje Rangnes, l'animation ZERO DEGREE (Iran) d’Omid Khoshnazar, RIEN D'INSOLUBLE (Belgique) de Xavier Seron et DADDY'S LITTLE HELPER (Royaume-Uni) de Daniel Wilson. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, ajoutons que le chef d'œuvre d'animation FATHER AND DAUGHTER du hollandais Michael Dudok de Wit (lauréat de nombreux prix dont un Oscar) sera également présenté. Pour présenter ce petit bijou, Normand Roger (compositeur musique) Jean-Baptiste Roger (directeur artistique du son) seront présents au Monument National le 20 décembre. Deux premières canadiennes font également partie de l’alléchant programme de la soirée : THE FAN AND THE FLOWER, film d’animation de Bill Plympton, avec la participation de Paul Giamatti (Cinderella Man, Sideways, American Splendor) et le film britannique HIBERNATION de John Williams. Le mardi 20 décembre sera l’occasion de voir ou revoir deux courts québécois qui font leur marque ici comme à l'international: RADIO de Patrick Boivin (Prix Meilleur réalisation - FIFM 2005, Prix du public - Espace Vidéo / Festival Rouyn-Noranda 2005, Prix OFQJ - Festival du Film Court de Victo 2005 et sélection officielle - Festival Clermont-Ferrand 2006), et LE ROUGE AU SOL de Maxime Giroux (sélection officielle - RESFEST 2005, Toronto International Film Festival 2005 et bientôt du Festival Sundance 2006). PCC, sous la direction de Danny Lennon, est une présentation de Télé-Québec, en co-diffusion avec le Monument-National. L'événement est également rendu possible grâce à la généreuse participation de l'INIS, Vision Globale, Belle-Gueule, Concept Audio Visuel et Infoculture.ca PCC présente mensuellement, depuis 2000, des projections des meilleurs courts métrages de la planète dans un environnement de style cabaret à Montréal. Des projections pour promouvoir le court métrage international et soutenir le cinéma québécois. La série poursuit son mandat de présenter des films qui animeront l'imaginaire du public québécois en plus de contribuer à la promotion des artistes et artisans du court métrage canadien avec plus de 600 courts présentés par année. La série contribue également à la présentation de courts métrages dans nombreux festivals au Canada (Montréal, Québec, Îles-de-la-Madeleine, Saguenay, Rouyn-Noranda, Sherbrooke, Victoriaville, Toronto, Winnipeg et Vancouver), aux États-Unis, en Suisse, en Italie, au Royaume-Uni, en Belgique, au Portugal, en Espagne, en Albanie, en Grèce et en France. Tout juste de retour du festival de Sienne (Italie), PCC a profité la semaine dernière de l'invitation du Tirana Film Festival (www.tiranafilmfest.com) et de son directeur pour assister et participer à titre de jury international à l'édition 2005 ainsi que préparer la rétrospective Canadienne de l'édition 2006 de ce festival fort populaire. Cinéma Parallèle (Ex-Centris)
L’Office national du film du Canada présente Country le dernier film de Carole Laganière Communiqué de presse L’Office national du film du Canada est fier de présenter Country, le tout dernier film de Carole Laganière. L’été, au Québec, une centaine de festivals country rassemblent de cent à deux cent mille personnes en région. Carole Laganière, fascinée par cette faune colorée et attachante qui parcourt le Québec en roulotte, d’un festival à l’autre, l’a filmée. Ce documentaire a été présenté cette année avec succès aux Rencontres internationales du documentaire, qui offraient un portrait de la réalisatrice, et montré aussi à la Maison du cinéma à Sherbrooke. Cow-boys, musiciens, chanteurs ou simples amateurs, ils se déplacent de villes en villages pour vivre au rythme du country. Au-delà du plaisir de la chanson, de la danse et même des messes country, il y a ce besoin universel de faire partie d’une communauté. Dans ce film produit par Alain Corneau (Les Productions de la Chasse-Galerie) et Jacques Turgeon (ONF), Carole Laganière, à cheval entre le comique et l’émotion pure, nous fait partager et comprendre la passion de ces mordus de la musique western. Carole Laganière, cinéaste depuis plus de vingt ans, parle des oubliés et des laissés pour contre pour leur donner une voix, les faire connaître, les mettre en lumière. Elle remporte le Gold Award du meilleur documentaire canadien au Festival Hot Docs de Toronto deux années de suite, en 2002 et en 2003, avec La fiancée de la vie, puis Un toit, un violon, la lune dans la catégorie court et moyen métrage, en 2003. Elle réalise ensuite Vues de l’est, un film sur des enfants du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal viennent de lui rendre hommage par une rétrospective de ses œuvres, dont Country. L’ONF en bref Depuis sa création en 1939, l’Office national du film du Canada a produit plus de 11 000 films et remporté plus de 4 500 prix, dont 11 Oscars®. En tant qu’organisme public voué à la production de films au Canada, l’ONF produit et distribue des œuvres audiovisuelles distinctives, audacieuses et pertinentes. Celles-ci reflètent la diversité culturelle du pays et présentent au Canada et au reste du monde un point de vue authentiquement canadien. Pour de plus amples renseignements sur l’ONF ou pour commander des films, allez à <www.onf.ca> ou appelez au 1 800 267-7710. Crédit photo : Alain Corneau |
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