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| Magazine mensuel de dialogue culturel | Depuis 2001 • No 15• Montréal • 15.11.2005 |
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Pure Les enfants de la nature Durée : 1h20 Distribution : Laura Jordan, Gianpaolo Venuta, Karen Simpson, Tim Rozon Réalisation : Jim Donovan Scénario : Eugene Garcia Production : Canada Par Tina Armaselu Partagée entre son passé de « party girl »
et sa passion pour les études botaniques, Misha (Laura Jordan),
une fille de 22 ans, rencontre Josh (Gianpaolo Venuta), un garçon
sensible et introverti dont la pureté du regard change complètement
la direction de sa vie.
De battre mon cœur s’est arrêté Un trajet initiatique Durée : 1h47 Distribution : Romain Duris, Niels Arestrup, Linh-Dan Pham, Aure Atika, Emmanuelle Devos Réalisation : Jacques Audiard Scénario : Jacques Audiard, Tonino Benacquista Production : France par Tina Armaselu Tom (Romain Duris) est un jeune homme qui approche la trentaine mais qui est encore en quête de sa propre identité. Fils d’un marchand véreux (Niels Arestrup) du milieu de l’immobilier, Tom se trouve à un moment charnière, autant dans sa vie d'homme que dans sa vie professionnelle. Une rencontre inattendue le pousse à abandonner le monde douteux des affaires immobilières de son père afin de devenir pianiste concertiste, un rêve de jeunesse qu’il rattache à l'image de sa défunte mère. C’est à l’aide de Miao-Lin (Linh-Dan Pham), une jeune pianiste d’origine asiatique qui ne parle que sa langue maternelle, qu’il essaie de préparer une audition. Adaptation du film américain « Fingers », écrit et réalisé par James Toback dans les années 70, « De battre mon cœur s’est arrêté » se penche sur le trajet initiatique du protagoniste au seuil de la maturité, tout en opposant deux univers : le monde violent et détraqué des marchands de biens, dépeint par des touches sombres évoquant le film noir, et le monde harmonieux de la musique, né de l’entente entre la main et le clavier et d’un langage sans paroles. Le film d’Audiard tente ainsi d’aborder un moment particulier de la vie d’un homme, ce moment où les pères deviennent vulnérables, en ayant besoin de la protection de leurs fils dans une sorte d’inversion de rôles, et celui où les fils découvrent que leurs pères sont mortels. D’autres rapports sont également mis en lumière de manière oblique, les relations fils-mère, mère-père, masculin-féminin, de la perspective d’un personnage qui arrive graduellement à comprendre et à valoriser le monde qui l’entoure. Par une méthode de tournage en « plans séquences », la caméra à l'épaule, qui suit partout le protagoniste, Audiard nous transpose dans le monde trépidant et conflictuel de Tom, en nous faisant saisir les émotions, les « battements de cœur » du personnage, aux rythmes d’une musique « psychologique », comme l’appelle le réalisateur-même, alternant les accords aux accents « electro » et la Toccata en mi mineur de Bach.
The Life and Hard Times of Guy Terrifico Durée : 1h25 Distribution : Matt Murphy, Kris Kristofferson, Ronnie Haukins, Levon Helm, Merle Haggard, Natalie Radford Réalisation et scénario : Michael Mabbot Production : Canada par Tina Armaselu Dans la même lignée que « It’s all gone Pete Tong » du réalisateur canadien Michael Dowse, « The Life and Hard Times of Guy Terrifico » est un film se penchant sur le sujet du talent et de l’excès. Le « légendaire » chanteur de musique country des années 70, Guy Terrifico (Matt Murphy), dont la passion pour la musique est égalée seulement par sa passion pour l’alcool, disparaît énigmatiquement après avoir été la victime d’un attentat pendant un de ses spectacles. Trente ans après l’évènement, un nouvel album de Terrifico voit le jour ce qui place sous le signe de l’interrogation sa mort prématurée. Par une suite d’entrevues avec la femme du chanteur (Natalie Radford) et avec ses anciens collaborateurs, parmi d’autres, Kris Kristofferson, Ronnie Haukins, Levon Helm, Merle Haggard, interprétés dans le film par eux-mêmes, Mabbot essaie de déchiffrer le mystère, en retraçant la vie de Jim Jablowski, devenu plus tard le « fameux » Guy Terrifico, depuis son enfance en Alberta, à travers sa carrière météorique et jusqu’à sa disparition controversée. En alternant les séquences-entrevues de type documentaire, les photos de famille et les images d’archive marquées par la « patine du temps », le film fait dialoguer la musique, la comédie et le drame dans un mélange qui tente de créer l’impression d’authentique et de réalité reconstituée. Gagnant du Prix du meilleur premier film au Festival international de Toronto 2005, « The Life and Hard Times of Guy Terrifico » est en effet une tentative de suspendre l’incrédulité du spectateur en l’entraînant dans un monde où les personnages réels et fictionnels coexistent et qui estompe les frontières entre la réalité et la fiction. |
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