haut de page
Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 14 • Montréal • 15.10.2005

 

ARCHIVE

Du 3 au 13 novembre 2005

CINEMANIA - 11ième EDITION

À l’affiche : 22 films dont 6 premières nord-américaines et 8 premiers films

 

 

Fort du succès de son 10ième anniversaire, CINEMANIA se déroule du 3 au 13 novembre 2005 au Musée des beaux-arts de Montréal. CINEMANIA offre une occasion unique de découvrir les meilleurs crus du cinéma francophone de l’année et ce, dans une atmosphère conviviale de ciné-club.

Proposant une grande variété de genres et de nombreux gagnants aux festivals internationaux, cette importante sélection contient autant de comédies (dramatiques, romantiques et noires) que de drames romantiques et intimistes, de suspenses, de polars, de road movies et de films d’aventures, ainsi que de films controversés qui polariseront et le public, et la critique.

Le comité de programmation a judicieusement choisi 22 longs métrages (44 projections au total), dont 8 premiers films ; 6 œuvres inédites, présentées pour la première fois en Amérique du Nord; 2 premières canadiennes ; 8 films projetés pour la première fois au Québec, ainsi que 6 longs métrages ayant déjà connu (ou connaissant toujours) du succès sur les écrans, et qui seront projetés pour la première fois avec sous-titres anglais.

Le public de CINEMANIA pourra voir autant les plus récentes œuvres de grands réalisateurs tels Claude Chabrol, Alain Corneau et Bernard Rapp, que les premiers longs métrages de jeunes réalisateurs tels Olivier Nakache, Antony Cordier et Kamal Dehane; ces deux derniers d’ailleurs seront à Montréal afin de présenter leur film au public de CINEMANIA.

Le public pourra également admirer les prestations d’acteurs reconnus, notamment Gérard Depardieu, Sandrine Bonnaire, Alain Chabat, Daniel Auteuil, Sergi Lopez, André Dussollier, Roschdy Zem, Marie-Josée Croze et Yves Jacques (ces deux Québécois nous faisant honneur sur la scène internationale) ainsi que Laura Smet, Eva Green, Vahina Giocante et Olga Kurylenko, les étoiles montantes du cinéma francophone.

Rappelons que les 22 films présentés seront en compétition pour le prix « Mel Hoppenheim Prix du Public », d’une valeur de 5 000$.

Afin de favoriser l’interaction entre le public et les artistes (comédiens et réalisateurs) CINEMANIA propose cette année une table ronde intitulée : Le rire est-il sans frontières ? Cette table ronde sera animée par André Lavoie, critique de cinéma au quotidien Le Devoir, en présence de Yves Jacques, Christopher Hall (Télé-Québec, Radio-Canada) et Kevin Laforest (Voir).

Le Festival CINEMANIA se déroule donc dans une atmosphère conviviale de ciné-club qui favorise l’interaction entre le public et les invités du Festival. Outre les tables rondes, les cinéphiles peuvent participer à des discussions avec les invités après chaque projection, animées par André Lavoie, critique de cinéma au journal Le Devoir. Les cinéphiles peuvent également échanger avec les invités au café du Festival.

Film d’ouverture et de clôture :

Pour ouvrir la 11ième édition de CINEMANIA au Cinéma Impérial, Maidy Teitelbaum et Geneviève Royer, respectivement présidente et directrice générale, en collaboration avec Films Séville, proposent en première québécoise VA, VIS ET DEVIENS du réalisateur Radu Mihaileanu qui sera à Montréal pour cette occasion. Rendue de façon très juste par les interprètes principaux (dont Roschdy Zem et Yaël Abecassis), cette émouvante et tendre épopée humaine explore de façon très sensible des thèmes aussi vastes que l’identité, l’intégration culturelle, l’amour parental et le racisme. Récipiendaire de trois prix au Festival de Berlin et proclamé tout récemment Meilleur Film International par le public du Festival de Vancouver 2005, VA,VIS ET DEVIENS est un film incontournable qui touchera le cœur de chacun. Une deuxième projection du film aura lieu le dimanche, 6 novembre au Musée des beaux-arts de Montréal, lieu de la tenue du Festival.

Mettant en vedette la toujours lumineuse Sandrine Bonnaire, ainsi que Philippe Torreton et Grégori Derangère, le film L’ÉQUIPIER (en première québécoise) clôturera cette 11ième édition du Festival de films CINEMANIA (en collaboration avec Christal Films) au Musée des beaux-arts. Réalisé par Philippe Lioret, ce drame rétro a reçu trois mises en nomination aux Césars 2005 dans les catégories : meilleur acteur, meilleur second rôle féminin et meilleure musique. Balayé par une intensité brûlante, L’ÉQUIPIER est une histoire d’amour intemporelle, tout en poésie et en passion torride, défendue par des acteurs au sommet de leur art.

Programmation :

CINEMANIA 2005 nous offre six oeuvres inédites, présentées pour la première fois en Amérique du Nord : LES MOTS BLEUS, un drame réalisé par le grand Alain Corneau, avec Sylvie Testud, Sergi Lopez et Camille Gauthier ; UN PETIT JEU SANS CONSÉQUENCE, une comédie réalisée par Bernard Rapp, avec Sandrine Kiberlain, Yvan Attal et Jean-Paul Rouve ; TROIS COUPLES EN QUÊTE D’ORAGES, un drame de Jacques Otmezguine, mettant en vedette Aurélien Recoing, Samuel Labarthe, Claire Nebout, Philippine Leroy-Beaulieu et Hippolyte Girardot ; LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE, une comédie enjouée réalisée par Julie Lipinski (premier long métrage), avec Hélène de Fougerolles, Jonathan Zaccaï et Marisa Berenson ; CAVALCADE, un drame de Steve Suissa, mettant en vedette Titoff, Marion Cotillard, Bérénice Bejo et Richard Bohringer et LE DÉMON DE MIDI, une comédie hilarante de Marie-Pascale Osterrieth, mettant en vedette Michèle Bernier, Simon Abkarian et Zinedine Soualem.

Deux films seront présentés pour la première fois au Canada, soit PAPA, un road movie / comédie dramatique réalisé par Maurice Barthélemy, avec Alain Chabat, Martin Combes, Yaël Abecassis et Judith Godrèche, et JE PRÉFÈRE QU’ON RESTE AMIS, d’Éric Toledano et Olivier Nakache (premier long métrage), mettant en vedette Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu et Yves Jacques.

Outre le film d’ouverture, VA, VIS ET DEVIENS, et le film de clôture, L’ÉQUIPIER, la programmation de CINEMANIA 2005 contient six excellents films jamais présentés au Québec auparavant : LA PETITE CHARTREUSE, drame réalisé par Jean-Pierre Denis, avec les acteurs québécois Marie-Josée Croze et Yves Jacques , Olivier Gourmet et Bertille Noël-Bruneau; LA DEMOISELLE D’HONNEUR, un suspense réalisé par Claude Chabrol, avec Benoît Magimel, Laura Smet et Aurore Clément ; LILA DIT ÇA, un drame de Ziad Doueiri, mettant en vedette Vahina Giocante, Mohammed Khouas et Karim Ben Haddou ; L’ANNULAIRE, un drame de Diane Bertrand, mettant en vedette Olga Kurylenko, Marc Barbé et Stipe Erceg ; DOUCHES FROIDES, un drame intimiste d’Antony Cordier (premier long métrage), mettant en vedette Johan Libéreau, Salomé Stévenin et Pierre Perrier ; et ARSÈNE LUPIN, un film d’aventures réalisé par Jean-Paul Salomé, avec Romain Duris, Kristin Scott Thomas, Pascal Greggory et Eva Green.

Également au rendez-vous, six films présentés pour la première fois avec sous-titres anglais dont 36 QUAI DES ORFÈVRES, un thriller policier réalisé par Olivier Marchal, mettant en vedette Daniel Auteuil, Gérard Depardieu et André Dussollier ; LA PETITE JÉRUSALEM, un drame de Karin Albou (premier film), avec Fanny Valette, Elsa Zylberstein et Bruno Todeschini ; TENJA, un road movie réalisé par Hassan Legzouli (premier long métrage), mettant en vedette Roschdy Zem dans le rôle principal ; LES SUSPECTS, un drame de Kamal Dehane (premier long métrage), avec Nadia Kaci, Kamel Rouini et Sid Ali Kouiret (prix du meilleur acteur au Festival Panafricain du cinéma de Ouagadougou 2005) ; QUAND LA MER MONTE, une comédie dramatique réalisée par Yolande Moreau et Gilles Porte (premier long métrage), mettant en vedette Yolande Moreau, Wim Willaert et Olivier Gourmet et LA NEUVAINE, un drame de Bernard Émond, avec Élise Guilbault, Patrick Drolet et Denise Gagnon (Prix du Meilleur interprète masculin, Prix Œcuménique et Prix du Jury des Jeunes au Festival de Locarno 2005). Bernard Émond viendra présenter son film en personne au public de CINEMANIA.

Lieu du Festival :

Le Festival de films CINEMANIA attend son public à l’Auditorium Maxwell-Cummings du Musée des beaux-arts de Montréal, situé au 1379, rue Sherbrooke ouest (métro Guy-Concordia).

Billets :

Les prix des billets sont : 9,50$ (admission générale), 7,00$ (étudiants et âge d’or) et 10,00$ pour le gala d’ouverture. Un laissez-passer pour 6 films peut être obtenu au coût de 36,00$ (6,00$ chaque film).

Tous les billets, les laissez-passer (6 films) et les billets pour le film d’ouverture (10,00$) seront en pré-vente à l’auditorium du Musée des beaux-arts le mercredi 2 novembre et le jeudi 3 novembre de 16 h à 20 h.

De plus, le public pourra acheter les billets pour le film d’ouverture le jeudi 3 novembre à la billetterie du Cinéma Impérial, dès 18 h 30.

Les billets et les laissez-passer (6 films) pour tous les films seront en vente tous les jours à l’entrée de la salle une heure avant le début des représentations de la journée.

Catalogues et mini-guides :

Les catalogues et les mini-guides du Festival, toujours gratuits, sont à la disposition du public au Musée des beaux-arts.
Des mini-guides sont également distribués un peu partout à Montréal.

Site internet :

Le site web de CINEMANIA sera en ligne cette semaine et vous pourrez y accéder via l’adresse suivante : www.cinemaniafilmfestival.com

Téléphone :

Info-festival : (514) 878-0082

Du jeudi 27 au dimanche 30 octobre

Vieux Montréal

Deux bals lugubres et nuits d'épouvante dans le Vieux-Montréal lors de la 2e édition

La Grande Mascarade -
La Fête de l'Halloween

Les deux bals auront lieu à la salle de la Commune du Marché Bonsecours (325, rue de la Commune Est)

 

 

Dans environ trois semaines, la Ville des festivals sera à nouveau hantée par La Grande Mascarade - La Fête de l'Halloween, présentée par Loto Québec, commanditaire principal de l'événement mis en terre l'an dernier par Les Productions L'Entracte, de concert avec L'Équipe Spectra. Cette troublante célébration, qui a attiré près de 75 000 visiteurs et créatures diverses dès sa première édition, en 2004, reviendra ensorceler le Vieux-Montréal - principalement la place Jacques-Cartier et le Marché Bonsecours - du jeudi 27 au dimanche 30 octobre prochains. Notamment à se mettre sous les incisives, deux grands bals ainsi que diverses activités dans l'antre du Vieux Montréal dont l'ambiance s'avérera effrayante. Tout un week-end de cauchemar en perspective… À vos déguisements !

 

Deux bals et des vampires

Ils étaient plusieurs dizaines à faire la file, toute la nuit durant, sous la pluie battante. C'était l'an dernier, devant les portes du Marché Bonsecours où avait lieu la toute première Nuit du sacrifice. Quel succès ! Les organisateurs ont même été contraints de refuser des gens. Face à cette belle réussite, La Grande Mascarade - La Fête de l'Halloween convie cette année les vivants à non pas un mais deux bals. Organisées sous des thématiques totalement différentes l'une de l'autre avec performances artistiques inusitées, ces deux soirées morbides proposeront une ambiance inquiétante dont on risque de ne jamais revenir ! Les deux bals auront lieu à la salle de la Commune du Marché Bonsecours (325, rue de la Commune Est). À noter que les deux soirées s'adressent aux personnes de 18 ans et plus.

 

L'horreur et la culture gothique lors de La Nuit du sacrifice!

Vendredi 28 octobre, de 22 h à 3 h (au petit matin du samedi 29 octobre)

Vous êtes assoiffés de mauvais sang? Dame Violette, vampires, démons et damnés accueilleront pour l’occasion le Cirque Éloize, le Club Sin, le Théâtre Sans Fil, D.J. Mini, D.J. Kaotik, D.J. Mr. Black, ainsi que les VJ thisisnotdesign. Et, en guise de dessert, le sacrifice humain live d’une victime…

 

Mountain Dew Alerte Noire présente la science-fiction et les super-héros avec Le Théâtre de l’infini!

Samedi 29 octobre, de 22h à 3h (au petit matin du dimanche 30 octobre)

Autre bal autres mœurs ! En cette seconde nuit, Dame Violette sera cette fois entourée de robots, de super-héros et de mutants pour accueillir sur scène D.J. Champion et ses G Strings, le Cirque Éloize, le Théâtre Sans Fil, D.J. Frigid, les VJ thisisnotdesign et K-Motion. Ainsi qu’une collaboration spéciale des Productions Carmagnole!

 

Le Vieux-Montréal transfiguré

Complètement transfiguré, le Vieux-Montréal offrira à ceux et celles qui s’y aventureront une ambiance incroyable, effroyable ! Plusieurs activités y seront proposées, de la naissance à l’enterrement de cette deuxième édition, notamment :

 

Les Fantômes du Vieux-Port!

Tout en participant aux festivités de La Grande Mascarade – La Fête de l’Halloween, les Fantômes du Vieux-Montréal seront, du 27 au 31 octobre prochains, pour la toute première fois sur le site du Vieux-Port de Montréal. Un nouveau périple en perspective!

 

La Randonnée contée aux flambeaux

Dans le cadre du Festival interculturel du conte du Québec, Oyez Oyez Production présente, le 29 octobre, à 21 h, des histoires à faire peur ! Les conteurs Jean Marc Chatel (Québec) Coralia Rodrigez (Cuba), Francis Désilet Québec), et Michel Corigan (Bretagne) invitent le public à prendre part à la Randonnée aux flambeaux. Le départ s’effectuera au Cabaret du Roy (363, rue de la Commune Est), beau temps… mauvais temps. Allumez vos lanternes !

 

Cortège et Sortilèges

Le Musée Marguerite Bourgeois, le Musée du Château Ramezay et le lieu historique national du Canada de Sir-George-Étienne-Cartier invitent les vivants les 21, 22, 27, 28, 29 et 30 octobre à un circuit théâtral se déroulant… la veille de la Toussaint de l’année 1885. Tout au long du trajet, des rencontres intrigantes souligneront les origines historiques de la fête de l’Halloween. Départ à partir du Musée Marguerite-Bourgeois – il y aura un départ en anglais (à 18 h) et deux en français (à 19 h 30 et à 21 h).

 

Billetterie

Les billets pour les activités payantes de la 2e édition de La Grande Mascarade – La Fête de l’Halloween seront mis en vente ce jeudi 6 octobre 2005, à midi. 

Bal – La Nuit du sacrifice

Bal – Le Théâtre de l’infini

15 $ (taxes et frais de service en sus) – 18 ans et plus

Les billets en vente à compter de ce jeudi 6 octobre 2005, à midi, sur le réseau Ticketpro – achats téléphoniques: (514) 908 9090 (sans frais au 1 866 908 9090) – www.ticketpro.ca

Les Fantômes du Vieux-Port! : 15$ (taxes incluses) – 12$ (étudiants), 7$ (enfants de 12 ans et moins).

Réservations : (514) 868-0303 ou au fantom.montreal@videotron.net.

La Randonnée contée aux flambeaux : 10 $ (taxes incluses)

Les billets actuellement en vente par téléphone au (514) 907-9000, poste 21.

Cortège et Sortilèges : 12 $ (taxes incluses) – 9 $ (étudiants aînés et groupes)

Les billets actuellement en vente par téléphone au (514) 861-3708.

L’ensemble de la programmation de La Grande Mascarade, incluant les activités qui se dérouleront sur le site d’animation extérieur gratuit aménagé au cœur du Vieux Montréal, sera dévoilé le 12 octobre prochain. Frissons et sueurs froides garanties dans l’obscurité troublante de cette ambiance théâtrale, avec animation continuelle et performances.

Octobre 2005

 

Les premiers concerts de la série Jazz à l’année 2005-2006

Victor Wooten, Kelly Joe Phelps, Wynton Marsalis, Daniela Mercury

Un mois d'octobre aux couleurs jazz

Ce volet automnal du Festival International de Jazz de Montréal met à l’affiche, en octobre, l’étonnant François Richard Quartet Ad Infinitum, l’hallucinant bassiste de Bela Fleck, Victor Wooten, Kelly Joe Phelps le magnifique avec, en première partie, Michale Jerome Brown solo, le renommé trompettiste Wynton Marsalis et la l’explosive Daniela Mercury avec, en première partie, l’ensemble multiculturel montréalais Gaïa.

Victor Wooten (présenté par Groupe Spectacles Gillett) – samedi 15 octobre, à 20 h, au Spectrum

Kelly Joe Phelps (première partie : Michael Jerome Browne solo) – vendredi 21 octobre, à 20 h, au Théâtre Outremont

Wynton Marsalis – samedi 22 octobre, à 20 h, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la PdA

Daniela Mercury (première partie : Gaïa) – vendredi 28 octobre, à 20 h, au Métropolis

Suivront, en novembre, au Spectrum, Alex Bellegarde Quartet / Dawn Tyler Watson / Kobayashi, Odd / Samina / Happy House, John Cale avec Patrick Watson en première partie et, en février, Colin James. En tout dix concerts seront présentés au cours des prochains mois, dont neuf d’ici les fêtes, dans le volet automne/hiver 2005-2006 de la série Jazz à l’année. Dix concerts… pour l’instant ! Car d’autres rendez-vous s’ajouteront, le printemps prochain, à ce copieux menu musical, incluant celui de Cesaria Evora, le samedi 8 avril à la Salle Wilfrid-Pelletier de la PdA.

Les billets individuels et le forfait « Cent pour 100 $ jazz » actuellement en vente.

Fidèle à sa politique d’accessibilité, le Festival offre aux amateurs désireux d’assister à plusieurs concerts de la série Jazz à l’année (automne/hiver 2005) un forfait permettant de réaliser une économie pouvant atteindre plus de 36 % sur le prix régulier des billets. Ce forfait est offert à la billetterie du Spectrum et du Théâtre Outremont.

Le forfait « Cent pour 100 $ jazz » est offert à 100 $ (plus taxes et frais de service). Il comprend les spectacles de John Scofield, de Colin James, de Kelly Joe Phelps, de Daniela Mercury, d’ODD/Samina/Happy House et d’Alex Bellegarde quartet/Dawn Tyler Watson/Kobayashi.

Les billets pour les concerts inscrits à ce premier volet de la série Jazz à l’année 2005-2006 sont actuellement en vente chez Ticketpro – au www.ticketpro.ca, (514) 908 9090 ou 1 866 908 9090 –, de même qu’aux guichets du Spectrum de Montréal – situé au 318, rue Sainte Catherine Ouest et du Théâtre Outremont – situé au 1248, avenue Bernard Ouest ou au www.spectrumdemontreal.com.

Octobre 2005

 

Danse

La revue Jeu a lancé son nouveau numéro

JEU 116

Dossier : METTRE EN SCÈNE AUJOURD’HUI

 

Dans ce dossier, Jeu prend le pouls de la mise en scène au Québec. La pratique du théâtre se métamorphose considérablement depuis une vingtaine d’années et devient un territoire difficile à circonscrire. Les metteurs en scène, expérimentant de nouvelles formes et méthodes de travail, puisent dans les autres arts – danse, cirque, musique, arts visuels, multimédia – des moyens d’expression qui font déborder le théâtre de son cadre traditionnel.

Tout d’abord, Frédéric Thibaud propose une synthèse de l’évolution de la mise en scène depuis 1980 en identifiant des tendances et des figures marquantes. Désormais, le métier de metteur en scène s’apprend sur les bancs d’école ; lors d’une Entrée libre animée par Michel Vaïs, des finissants et professeurs des diverses institutions se sont penchés sur cette question : « Former des metteurs en scène : pourquoi ? comment ? » Pour sa part, Guy Cools signe un texte sur le rôle du conseiller dramaturgique auprès des chorégraphes, fonction encore émergente dans le milieu de la danse. Deux articles soulignent la polyvalence de metteurs en scène qui, comme François Girard auquel s’intéresse Frédéric Maurin, cumulent les rôles de metteur en scène au théâtre, à l’opéra et au cinéma, ou représentent leurs propres textes, tels les jeunes créateurs qu’a interrogés Christian Saint-Pierre. La parole est bien sûr laissée aux metteurs en scène eux-mêmes, qui ont pris la plume ou nous ont confié leurs réflexions sur leur métier : Quelle place accordent-ils à la direction d’acteurs, au texte, aux autres disciplines artistiques ? Ont-ils eu des modèles, ou des maîtres ? Des portraits de Gervais Gaudreault et d’Alexandre Marine s’ajoutent à ces témoignages. 

Finalement, histoire de dépasser le constat, nous publions d’une part le très ambitieux code d’éthique des metteurs en scène espagnols, qui saura peut-être en inspirer plus d’un. D’autre part, Étienne Bourdages s’interroge sur la manière de présenter les classiques aux étudiants et Louis-Dominique Lavigne jette un pavé dans la mare de la mise en scène québécoise en plaidant pour une « mise en scène invisible », ce en quoi il rejoint le « souverain qui s’efface » que décrivait Bernard Dort.

Ce dossier, abondamment illustré, comporte exceptionnellement huit pages de photos couleur constituant un aperçu en images des mises en scène des cinq dernières années.

Également dans ce numéro

En éditorial, Sylvain Schryburt plaide pour la tenue d’états généraux. Enfin, comme à l’habitude, plusieurs spectacles de théâtre, de danse et de cirque font l’objet de comptes rendus critiques, de même que le nouveau festival jeunes publics, Petits bonheurs.

En éditorial, Sylvain Schryburt plaide pour la tenue d’états généraux. Enfin, comme à l’habitude, plusieurs spectacles de théâtre, de danse et de cirque font l’objet de comptes rendus critiques, de même que le nouveau festival jeunes publics, Petits bonheurs.

Octobre-novembre

Préambule au Festival Montréal Metropolis Bleu

Série littéraire Metropolis bleu 2005-2006.

Des conférences tenues par : Julian Barnes, Chava Rosenfarb, Thomas Lynch

 

En attendant le prochain Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu (du 5 au 9 avril 2006) découvrez les grandes lignes de la Série littéraire Metropolis bleu 2005-2006. À compter d'octobre 2005, La Série littéraire Metropolis bleu 2005-2006 vous propose une série d'événements littéraires à Montréal, Capitale Mondiale du Livre qui met en vedette plusieurs invités prestigieux de la scène littéraire d'ici et d'ailleurs.

 

Jeudi 27 octobre 2005

Lecture publique de Julian Barnes

En collaboration avec la série Writers Read at Concordia
Lecture publique du romancier anglais Julian Barnes. Il est l'auteur de England, England, Dix ans après, Love, etc. et Metroland, pour ne nommer que ses ouvres les plus connues. Il a notamment été récipiendaire des Prix Médicis et Femina. Université

Concordia, à 19 h 30
Atrium du bâtiment Samuel Bronfman
1590, Dr. Penfield
En anglais, entrée gratuite

 

Vendredi 4 novembre 2005

Crossing the Frontier: a Yiddish Writer Reflects on Translation

En collaboration avec l'Université Concordia et avec le soutien financier du Conseil des Arts du Canada

Conférence de l'écrivaine juive Chava Rosenfarb au congrès de l'Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada et de l'American Literary Translators' Association. Survivante de l'Holocauste, Chava Rosenfarb écrit tous ses poèmes, nouvelles et romans en langue Yiddish.

Hôtel Omni, à 20 h
En anglais

 

Samedi 5 novembre 2005

Féminin pluriel

En collaboration avec le Festival du monde arabe

Dans le cadre du Festival du monde arabe, soirée-découverte où des écrivaines québécoises d'origine arabe viendront partager leurs expériences avec le public. Avec Abla Farhoud, Nadia Dahan, Nadia Ghalem, May Telmissani, Mona Latif Ghattas et Oro Arahony.

Auditorium de la Bibliothèque nationale du Québec, 475, de Maisonneuve Est À 18 h
En français, entrée gratuite

 

Mercredi 16 novembre 2005

Lecture des lauréats des Prix du Gouverneur général

Avec le soutien financier du Conseil des Arts du Canada

Metropolis bleu a l'honneur de présenter au public une soirée de lecture avec les lauréats des Prix du Gouverneur général, lesquels seront annoncés la journée même. Exceptionnellement cette année, la lecture des lauréats se déroule à Montréal, désignée « Capitale mondiale du livre » par l'UNESCO.

Auditorium de la Bibliothèque nationale du Québec, 475, de Maisonneuve Est À 19 h.
En français et en anglais, 8$ / 5$ pour les membres Metropolis bleu.
Cash bar

 

Du 17 au 21 novembre 2005

Metropolis bleu au Salon du Livre de Montréal

Metropolis bleu présentera une série d'événements littéraires en plus d'avoir un kiosque d'information sur ses différentes activités tout au long de l'année.

Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure
Dates et heures à déterminer

 

Vendredi 3 février 2006

Lecture publique de l'auteur Thomas Lynch

En collaboration avec la série Writers Read at Concordia

Thomas Lynch est poète, essayiste et. directeur funéraire. Son ouvre, un mélange insolite de sérieux et d'humour noir, a notamment inspiré Alan Ball pour sa célèbre série télévisée Six Feet Under.

Université Concordia, à 19 h 30
Cinéma de Sève
En anglais, entrée gratuite

 

Photo Julian Barnes : Isolde Ohlbaum

Du 4 au 29 octobre

Espace Go

FAIRY QUEEN, d'Olivier Cadiot

mise en scène par Ludovic Lagarde

ESPACE GO ouvre sa saison sur les chapeaux de roue !
Ça crisse et ça file en effet avec Fairy Queen, d’Olivier Cadiot, mise en scène par Ludovic Lagarde. Pièce brillante, trépidante et échevelée, Fairy Queen décoiffe les spectateurs par sa langue pétillante et son rythme infernal, pour nous entraîner dans l’univers parfaitement ludique d’une fée invitée à manger chez … Gertrude Stein ! Présentée en première mondiale au Festival d’Avignon à l’été 2004, Fairy Queen nous fait débarquer dans un appartement parisien où, de la fenêtre, souffle le vent puissant de l’Amérique…

Il y avait de l’électricité dans l’air de cet appartement qu’habitaient Gertrude Stein et Alice B. Toklas, au 27 rue de Fleurus à Paris, dans le premier tiers du XXe siècle ; les peintres et la peinture d’avant-garde, de Matisse à Picasso, y avaient leurs quartiers, et les jeunes écrivains en quête de reconnaissance, tel Ernest Hemingway, venaient se frotter aux expérimentations artistiques du temps. Gertrude Stein trônait au centre de cet univers, tenant salon et développant son écriture cubiste, qui reste encore aujourd’hui si déroutante. Et c’est là qu’intervient le duo Cadiot - Lagarde, plongeant une fée-poète au cœur d’une langue qui refait le parcours de l’invention artistique dans ce lieu intemporel d’une rencontre imaginaire.

Mais nous sommes au XXIe siècle, et même le XXe siècle ne trouve plus son souffle dans la cadence effrénée de l’information sous toutes ses formes : films, télé,  radio, journaux, vidéo-clips, publicité, divertissement, histoires et fin de l’histoire, rock and roule ! La poésie éclate dans un feu d’artifice prenant acte d’un esprit du temps sur-stimulé et joyeux. On peut penser ici à un écho aux belles heures du ludisme d’un Boris Vian ou d’un Réjean Ducharme, concentré dans un spectacle réglé au quart de tour.

Fairy Queen
Qu’est-ce que la reine des fées peut bien venir faire aujourd’hui sur une scène de théâtre - sinon prendre la place du poète, de l’artiste ? La fée, déesse des destinées, est là pour se mesurer à Stein. Conseil chaleureux, théories littéraires, engueulade royale, surprise-partie, musique indienne attendent Fairy Queen dans le salon de Gertrude Stein où on espère d'elle un «petit happening» pour divertir les invité-es. Et la voici lancé comme une fusée dans unevirevoltante performance. «Yessss! A wop bop a loo, a lop bam boum!

Fairy Queen a ici la grâce de la jeune Valérie Dashwood. Gertrude Stein et Alice B Toklas, ce sont les deux excellents comédiens Philipe Duquesne et Laurent Poitrenaux, drôle et sérieux  comme des papes.  Le langage n’a pas de sexe – du moins, il n’en a plus, depuis que Gertrude Stein s’est efforcée de ruiner sa logique grammaticale et sa structure patriarcale.

Après avoir été applaudi au Festival d’Avignon en 2004, au Théâtre de la Colline à Paris au printemps dernier et avant de s’envoler pour New-York , Fairy Queen sera au théâtre Espace GO pour 22 représentations du 4 au 29 octobre 2005. À Montréal, la faune bigarrée du salon de Gertrude Stein est incarnée par toute une nouvelle génération de comédien-nes fraîchement sorties des écoles : Sylvie de Morais-Nogueira, Ève Gadouas, Guillaume Girard, Marc-Antoine Larche, Jade Léveillé, Ève Presseault et Guillaume Tellier.

Olivier Cadiot
Arrivé au théâtre par le biais de la poésie, Olivier Cadiot est avant tout cet esprit vif et espiègle qui joue avec (et de) la littérature. De là son intérêt pour Gertrude Stein. Depuis son premier recueil L’ART POETIC’ (1988), il poursuit son travail d’exploration des virtualités de la langue, de l’imagination et d’une rythmique endiablée, au travers d’une _expression polymorphe où s’entrecroisent poésie, roman, opéra et théâtre, ce qui a donné notamment Roméo et Juliette (1989), Futur, ancien, fugitif (1993), et Retour définitif et durable de l’être aimé (2002), pièces publiées chez P.O.L. Il collabore également avec des musiciens et chanteurs (Alain Bashung, Rodolphe Burger) dans l’écriture de chansons. Le Festival d’Avignon avait accueilli à l’été 2004 deux de ses pièces, ainsi que sa traduction de Yes is For a Very Young Man (Oui dit le très jeune homme), de Gertrude Stein.

ESPACE GO avait accueilli à l’automne 2000 sa pièce Le Colonel des zouaves, également mise en scène par Ludovic Lagarde, très bien accueillie autant par la critique que par le public.

Ludovic Lagarde

Metteur en scène ayant entraîné Olivier Cadiot vers l’univers théâtral, Ludovic Lagarde est lui-même inspiré avant tout par le rapport au langage et à l’écriture. Après une formation d’acteur, il entreprend des expériences de mise en scène qui le mènent vers Beckett (Solo, Last Time, Cette fois, L’impromptu de l’Ohio), Brecht (Le Cercle de craie caucasien), puis à la rencontre de Olivier Cadiot. Il adapte les écrits de ce dernier pour la scène, à partir d’une première commande qu’il lui passe et qui donnera Sœurs et frères (1993). Tout le processus de création s’établit pour lui autour d’une démarche d’expérimentation du spectacle à venir, où interviennent tous les membres de l’équipe (lumières, son, costumes, comédiens). Il a réalisé également plusieurs mises en scène d’opéras (Cadmus et Hermionne, Actéon, Les Arts florissants).


Du 12 au 30 octobre 2005

La Maison Théâtre présente

 

Une création du Théâtre de l’OEil

Le Porteur, de Richard Lacroix, André Laliberté et Richard Morin

Pour enfants de 5 à 10 ans

 

Ouvrez grand les yeux et laissez-vous transporter au-delà des étoiles...

Du 12 au 30 octobre 2005, la Maison Théâtre présente Le Porteur, une création du Théâtre de l’OEil qui séduit immanquablement par sa grande poésie visuelle.
Spectacle sans paroles et sans frontières, Le Porteur se promène sur les scènes du monde entier depuis 1997. Nul besoin de mots pour exprimer toute la fantaisie de cette histoire. Son langage est entièrement fait d’émotion et d’émerveillement. Avec des marionnettes finement ciselées, au son d’une musique qui souligne brillamment la poésie du récit, l’épopée du Porteur se déroule comme un rêve, comme une constellation d’images et de sensations. Jouant sur les contrastes et s’inspirant des techniques cinématographiques, André Laliberté et quelques-uns de ses plus fidèles collaborateurs font preuve dans ce spectacle d’une grande ingéniosité. La finesse des enchaînements et la manipulation soignée des marionnettes donnent à l’ensemble une véritable impression de merveilleux.

Alors qu’il est en train d’illuminer le ciel nocturne, Pierrot fait tomber une étoile par inadvertance. Heureusement, Pretzel s’en aperçoit et la recueille aussitôt dans son grand panier. Mais que d’aventures pour aller la remettre à sa place ! Sa quête vers le ciel le mènera à s’élancer sur un fil d’araignée, à traverser le corridor du sommeil, à plonger au fond de l’océan à la poursuite du poisson perle et à résister au charme envoûtant du dompteur de bulles. Un voyage extraordinaire qui connaîtra son dénouement grâce à une dame centenaire.

Le Théâtre de l’OEil est une compagnie de création en marionnettes qui, depuis 1973, propose des spectacles misant sur le pouvoir évocateur des images. Pour chaque nouvelle production, la compagnie vise à mettre en relation les spectateurs avec un art multiforme, universel et plusieurs fois millénaire. Ses propositions artistiques cherchent à solliciter toujours plus la capacité d’émerveillement du spectateur, jeune comme adulte, en offrant divers niveaux de compréhension. Les nombreux prix qui ont été décernés à la compagnie
témoignent de sa maturité et de sa maîtrise dans l’art de la marionnette. Son spectacle Le Porteur / The Star Keeper en est un exemple éloquent. Cette œuvre est notamment récipiendaire du Prix d’excellence en art de la marionnette de UNIMA-USA (2005), du Prix Chalmers pour les pièces de théâtre canadiennes pour jeune public (2001), et de trois Masques de l’Académie québécoise du théâtre (1999).

Scénario : Richard Lacroix, André Laliberté, Richard Morin

Mise en scène : André Laliberté

Interprétation : Jean Cummings, Olivier Perrier, Graham Soul, Jean-Francois St-Arnault

Jeudi 24 novembre - Montréal
V endredi 25 novembre - Québec

En tournée à travers le Canada

TRAIN 64,
2e album de DR. DRAW

 

Alchemy Entertainment est fière de présenter le 2e album de Dr. Draw, TRAIN 64, qui sera disponible en magasin dès le 22 novembre prochain. Après avoir vendu plus de 7000 copies de son cd précédent, THE CITY, ce nouvel opus du violoniste électronique d’origine russe est un des albums indépendants les plus attendus de l’automne. Avec sa fougue électrisante, le jeune virtuose charme la foule partout où il passe.

Dr. Draw propose un mélange de genres explosifs : musique classique, rock&roll, folk, blues et musique électronique. Ses performances survoltées, alliant les hymnes classiques aux plus furieuses envolées électriques du 21e siècle, lui ont permis de se faire connaître auprès du public, qui en redemande toujours. Avec THE CITY, son 1er album, le jeune musicien de 23 ans relevait déjà le défi avec brio et nous proposait un heureux mariage entre musique classique, musique populaire et nouvelles sonorités électroniques.

Dans TRAIN 64 on retrouve neuf pièces originales de Dr. Draw ainsi que quelques reprises dont le Requiem de Mozart. Pour présenter son nouvel album au public, Dr. Draw a préparé un spectacle avec la complicité de plusieurs musiciens dont le guitariste Pierre-Luc Rioux (gagnant de plusieurs prix internationaux) et Marie Michèle Beausoleil à la harpe électrique.

Du 17 novembre au 2 décembre, le spectacle sera présenté dans 8 villes à travers le pays :

17 novembre – Halifax - Casino Nova Scotia, Schooner Room*

20 et 21 novembre – Toronto - Hugh's Room*

23 novembre – Ottawa - Zaphod Beeblebrox*

24 novembre – Montréal - Café Campus*

25 novembre – Québec – Maurice Night Club*

29 novembre – Vancouver – Richards*

1er décembre – Edmonton - Sidetrack Café*

2 décembre – Calgary - Ironwood Stage & Grill – à confirmer

*billets déjà en vente

Le premier single tiré de TRAIN 64 sera livré aux radios à la fin du mois d’octobre et l’album (Rayberg Music) sera disponible partout au Canada dès le 22 novembre. La distribution aux États-unis a été confiée à 101 Distribution.

Dr. Draw (Eugene est son vrai nom) est né à Moscou en 1982 et c’est à l’âge de 9 ans qu’il s’installe au Canada avec sa famille. Eugène découvre le violon avec une telle passion qu’il le pratique de trois à six heures chaque jour. En plus des leçons privées, Eugène s’inscrit au Conservatoire royal de musique. Dès l’âge de treize ans, le bagage musical du jeune virtuose est tel qu’il délaisse l’enseignement formel pour se consacrer à des spectacles dans les rues de Toronto. C’est là que le surnom de Dr. Draw lui est donné. Avec sa musique, il soignait, du moins pour quelques instants, le blues des passants. Inspiré à la fois par Chopin, Pink Floyd, Peter Gabriel ou David Bowie, le violoniste s’éloigne des démarches académiques pour s’approcher du public. Reconnu pour sa présence sur scène endiablée, la feuille de route de Dr. Draw est impressionnante non seulement au Canada mais aussi aux
États-Unis et en Europe.

“There is no single word that will do justice to the 23 year-old performance artist, violinist and potential rock star Eugene Draw. But “intense” comes close.”
-Stephen Pedersen, The Chronicle Herald, Halifax

“Think a funkier Josh Groban playing violin instead of crooning.” - B.Rankin, Edmonton Journal

“Traffic-stoppingly excellent rock violinist.” - Shinan Govani, National Post

Du 4 au 12 novembre

Usine C

 

Une création du Théâtre des Bouffes du Nord

Isabelle Huppert dans le spectacle 4.48 Psychose, de Sarah Kane

mise en scène : Claude Régy

 

En première canadienne l’Usine C accueille deux voix puissantes de la douleur humaine, Sarah Kane, l’enfant terrible du théâtre londonien et Isabelle Huppert, la comédienne française célèbre pour ses rôles de femmes au bord de la folie. Deux artistes dont le travail a pour dessein de déranger, réunies dans une mise en scène du grand homme de théâtre Claude Régy.

Créée en octobre 2002 au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, cette mise en scène de 4.48 Psychose fut acclamée par la critique française lors de sa création parisienne et de sa tournée en France, en Europe et au Brésil. 4.48 Psychose est une création exceptionnelle réunissant des êtres d’exceptions qui aiment défier les conventions théâtrales : l’homme de théâtre Claude Régy, aujourd’hui âgé de 80 ans, à qui l’on doit des lectures fascinantes de maints auteurs et dramaturges qu’il a souvent aidé à faire connaître en France et en Europe dont Edward Bond, Jon Fosse et Tom Stoppard; et la comédienne Isabelle Huppert qui, en plus d’une feuille de route cinématographique impressionnante (Godard, Schroeter, Hanecke, Chabrol,…) a incarné au théâtre plusieurs rôles illustres dans la Médée de Jacques Lassalle, le Orlando de Bob Wilson et la Mary Stuart de Howard David au Royal National Theatre de Londres. Isabelle Huppert a déjà joué sous la direction de Claude Régy Jeanne au bûcher à l’Opéra Bastille en 1992. 4.48 Psychose est la septième pièce en vingt-cinq ans de carrière qui amène Isabelle Huppert à remonter sur les planches. En épousant du dedans l’expérience endurée par Sarah Kane, Claude Régy et Isabelle Huppert fascinent par tant de rigueur dans l’intensité suggérée sans aucun sacrifice à quelque théâtralité de convention que ce soit. En choisissant de monter Sarah Kane, Claude Régy veut montrer l’immense poète qu’elle est. Et pour cela il avait besoin d’une actrice capable de franchir les frontières qui nous emmène vers la folie tout en restant lucide et clairvoyante.

 Quelques semaines avant son suicide, Sarah Kane annonçait ses couleurs : Dire la vérité me tue. Élevée dans une famille catholique profondément croyante, elle termine ses études universitaires en art dramatique par la création de sa première pièce, Blasted, au Royal Court de Londres, en 1995. Elle y présente des images provocantes et pose des questions relatives aux atrocités de notre monde souvent barbare. Issue de la classe moyenne, Sarah Kane en connaissait les vicissitudes et, sans doute à cause de ses parents journalistes, elle savait que l’aspect scabreux des faits-divers nourrit l’imaginaire des spectateurs. Qualifiée de ”mauvaise fille du théâtre britannique”ß, cette écorchée vive préférait risquer une overdose de brutalité au théâtre plutôt que dans la vie. Par la forme chaotique et fracturée de ses récits, elle a révolutionné le théâtre contemporain et ses pièces ont été jouées à travers toute l’Europe. L’oeuvre de sa courte vie compte cinq pièces qui portent la marque de la cruauté et de l’amour. Dès sa première pièce, Sarah Kane porte un coup de butoir à l’écriture moderne, posant de véritables questions de mise en scène. Les didascalies doivent entraîner les metteurs en scène du côté de l’imagerie poétique disséminée tout au long de son oeuvre. Elle s’impose ainsi comme l’une des figures marquantes d’un théâtre qui cherche de nouvelles formes d’expressions. En 1999, Sarah Kane se suicidait à l’âge de 28 ans en se pendant avec ses lacets dans les toilettes de l’hôpital psychiatrique où elle venait d’être internée. Son oeuvre ultime, 4.48 Psychose, a été mise en scène après sa mort.

Atteinte d’une indicible maladie, insatisfaite chronique, marginalisée et masochiste, Sarah Kane refuse tout mensonge. Physiquement et psychologiquement au bout du rouleau, Sarah Kane entame, avec 4.48 Psychose, une course contre la mort dont on connaît à présent le triste résultat. Pantin hurlant désoeuvré et tourmenté, l’auteur offre ici un éloquent témoignage des effets de la folie qui la ronge. Incarnation saisissante de la souffrance nue, de maux en mots, d’un désespoir qui s’abat sur son corps et viole son esprit exigu. 4.48 Psychose constitue le terrifiant manifeste d’une jeune femme déprimée, en mal d’amour, réclamant une vie décente. Dans cet éclair de lucidité, Sarah Kane choisit la mort. Inexorable, elle demeure la seule échappée face à la douleur qui pulse en elle-même. Impossible de tempérer cette colère : la peau suinte la haine, le dégoût de soi. 4.48 Psychose est un appel au secours emprunt d’une fatale honte. Honte qui contamine le spectateur d’oser voir et entendre sans pouvoir répondre à l’appel. L’implacable issue que 4.48 Psychose tisse au fur et à mesure de la déchéance de Sarah Kane fait sourdre un profond malaise, dont le spectateur subit les assauts. Cette écriture cruelle et implacable abreuve un diagnostic amorcé dès la première ligne : Mort ”hypo-volontaire”. Le simple et terrible codicille de ce testament poétique est : regardez-moi disparaître. Jouant des mots comme d’un archer sur la corde du désespoir, Sarah Kane a créé un univers d’une violence poétique sans retour possible. 4.48 est l’heure à laquelle l’esprit est le plus vulnérable. Sarah Kane disait de la forme qu’elle était le sens et voulait que le poème devienne un acte théâtral. Poème et prière, ce texte dit à quel point vivre peut devenir une véritable souffrance, une lutte de tous les instants. 4.48 est l’heure où la maladie de la mort prend le dessus sur le désir de la vie.

Isabelle Huppert incarne ce cri tout à fait pur et terrible. Une femme parle de sa souffrance, de sa recherche vaine du bonheur et de l’amour, de sa solitude traversée de pensées violentes et folles. À partir d’un chiffre médical mystérieux, 4.48, le retour à la normale semble impossible. C’est l’enfer de la douleur, de l’incompréhension, du rejet, que la démence tend à rejoindre mais qu’éclairent, faiblement mais obstinément, les besoins d’aimer et d’être aimé. Il y a des amis et un amant dans la vie, ou du moins dans la pensée de cette femme, qui se soigne en vain avec sa complainte. Claude Régy place Isabelle Huppert au centre de la scène et, derrière un rideau translucide sur lequel s’inscriront des chiffres et des lettres – symboles d’un cerveau en désordre – qui la sépare de son partenaire, Gérard Watkins, psychiatre à qui elle tourne le dos et qui ne peut qu’essayer maladroitement de l’apaiser avec des mots banals. Tout repose sur la présence immobile de l’actrice, une difficulté d’expression poussée jusqu’à ses limites. Le visage en arêtes coupantes, les yeux en détresse, Isabelle Huppert incarne un personnage qui est déjà de l’autre côté. Le corps est soumis, mais pas l’esprit. Les bras sont raides, mais parfois les mains luttent contre l’ankylose. Hormis les mouvements des doigts et des lèvres, Isabelle Huppert ne bouge pas, pendant deux heures. Une âme parle dans ce corps corseté par la souffrance. Des révoltes, des confidences, des attendrissements partent de ce bloc de douleur. Isabelle Huppert réinvente la diction mécanique que Claude Régy impose avec grand art à ses interprètes. Le timbre pourrait être impersonnel, mais Isabelle Huppert le transforme dans une dépossession de paroles bouleversantes.

Ce grand spectacle blessé et blessant est foudroyant.

18 octobre au 12 novembre à 20 h

Dans le cadre du cycle Territoires Balkaniques
Le Groupe de la Veillée présente

AMERIKA, suite, de Biljana Srbljanovic
avec la collaboration de Michel Bataillonv

Mise en scène : Dragan Milinkov Fimon

 

Avec :
François Trudel, Marie Charlebois, Julie Duchastel, Patrick Baby, Frédéric Lavallée, Sonia Auger-Guimont, Pier Paquette et Marco Ledezma

Concepteurs
Scénographie : Michel Casavant
Costumes : Valentina Komolova
Éclairages : David Perreault-Ninacs
Bande sonore : Jean-Luc Thievent

Joué pour la première fois sur le continent nord-américain Amerika, suite présente une vision percutante et vitriolique de l’Amérique.

New York.

Les deux tours ont disparu, la poussière est retombée, enfin presque. Dans un luxueux appartement de l'Upper West, vit seul, Karl Rossman. Est-ce ce même Karl Rossman que Franz Kafka faisait accoster en Amérique, à bord d'un paquebot au début du siècle? Non, ce serait plutôt son petit ou arrière petit-fils, ou simplement un clin d'oeil de l'auteure. Karl fait dans les affaires avec succès. Seul avec son immense réussite et quelques amis dans les parages. Mais voilà qu'il perd son unique rempart, sa situation dans la haute finance. Est-ce un drame? Oui, une catastrophe énorme. “Big Apple” lui fait voir son autre visage, caché derrière les façades ordonnées et les amitiés forcées. Les lumières de Noël scintillent et dans les chics restaurants, les serveurs exigent implacablement leurs pourboires, les Delicatessen vendent leur impitoyable jambon bio pendant que les mendiants sont charitablement admis près des rames de métro qui émettent des bruits accablants. Elles foncent à toute allure et deviennent une obsession invitante pour l'arrière-petit-fils juif de Kafka. Celui-ci ferme pour ainsi dire sa boutique new-yorkaise définitivement. Il prend son dernier train.

Dans un clin d’oeil à L’Amérique de Kafka, « Biljana Srbljanovic dévoile magistralement la profonde solitude et le désarroi de l’être humain dans une société régie par les médias et le marketing, par l’industrie de la distraction et de l’apparence. Dans ce monde où tout est devenu " portable et jetable ", l’auteur signe l’un de ses meilleurs textes, qui laisse planer l’amertume, la peur de notre devenir, notre avenir. » Regard du traducteur, Ubakva Zaric, sur la pièce. Source : Catalogue de la Maison Antoine Vitez.

Dans le cadre de collaborations théâtrales en cours et à venir avec les pays des Balkans, Le Groupe de la Veillée a invité le metteur en scène Dragan Milinkovic, compatriote de Biljana Srbljanovic, à créer pour la première fois sur notre continent, avec une équipe d’acteurs d’ici, cette pièce venue de l’autre côté du monde.

À suivre, Le Groupe de la Veillée organise dans le cadre des Territoires Balkaniques une RENCONTRE/DÉBAT : LE THÉÂTRE DES BALKANS, AUJOURD’HUI le 22 octobre.

Invités : Dominique Dolmieu de la maison d’édition l’Espace d’un instant, à Paris, spécialiste de la littérature des Balkans, Alisa Stojanovic, metteure en scène et professeure d’art dramatique à l’Université de Belgrade et Dragan Milinkovic, metteur en scène et professeur à l’Université de Cetinje, Monténégro.

du 9 au 20 novembre 2005

La Maison Théâtre présente

Mika, l’enfant pleureur

Pour les enfants de 7 à 12 ans

À la Maison Théâtre, du 9 au 20 novembre 2005, nous prenons la route. Nous accompagnons pas à pas Mika, l’enfant pleureur dans sa quête pour éteindre les volcans, pour apaiser la fureur du monde. Mika, l’enfant pleureur est une histoire d’amitié, de solidarité et de courage. En ces temps inquiétants où la guerre sévit aux quatre coins de la planète, il fait bon croiser le chemin de Mika, un garçon rempli d’espoir, prêt à soulever les montagnes pour sauver la terre et les hommes. L’auteur, Pascal Chevarie, nous livre dans un texte tout en finesse un propos fort et universel qui a immédiatement séduit Jasmine Dubé.

La cofondatrice et directrice artistique du Théâtre Bouches Décousues (TBD) souhaitait depuis longtemps faire une place à une nouvelle voix au sein de la compagnie. Sa rencontre avec ce jeune auteur a fourni l’occasion idéale de le faire. Mika, l’enfant pleureur, la douzième création du TBD, a été créée en janvier 2005.

Un énorme volcan menace le pays où vivent les hommes. On dit que seules toutes les larmes du monde pourraient arriver à l’éteindre. Mika, un enfant triste et rêveur, est convaincu que sa peine peut suffire à sauver la terre. Et qui sait, peut-être pourra-t-il enfin essuyer toute l’eau qu’il a dans le cœur ? Voilà donc Mika, l’enfant pleureur, qui prend la route... Sur son chemin, il connaîtra la guerre, l’amitié et le doute, mais ne perdra jamais foi en sa mission.

Le développement de la dramaturgie jeune public fait partie de la mission de TBD. Pascal Chevarie apporte donc un souffle nouveau tout en poursuivant la réflexion de la compagnie fondée en 1986. À l’instar des autres productions de TBD, Mika, l’enfant pleureur campe à la fois l’imaginaire et le réel et aborde des sujets graves dont le traitement poétique et théâtral démontre un grand respect des enfants. Parmi les autres spectacles que la compagnie a présentés à la Maison Théâtre, nommons La Bonne Femme, Le Bain, Le Pingouin et La Mère Merle.

Photo : Camille McMillan

Du 3 au 13 novembre 2005

Cinéma Parisien (480 rue Sainte-Catherine Ouest)

image+nation

Festival de cinéma lgbt de Montréal
fête ses 18 ans du 3 au 13 novembre

 

IMAGE + NATION, Festival international de cinéma gai et lesbien de Montréal, présente sa 18e édition du 3 au 13 novembre prochain au Cinéma Parisien (480 rue Sainte-Catherine Ouest). Depuis bientôt deux décennies le festival œuvre pour la promotion du cinéma queer venu du monde entier et, grâce à une programmation audacieuse, est devenu l’un des rendez-vous incontournables de la métropole pour la communauté gaie tout autant que pour le grand public.

De l’ouverture à la clôture…

C’est au Cinéma Parisien, le jeudi 3 novembre que l’équipe d’IMAGE+NATION donnera le coup d’envoi de sa 18e édition sur une note délicieusement frivole avec la comédie canadienne Whole New Thing. Le film nous transporte en Nouvelle Écosse où vit Emerson (Aaron Webber) avec ses parents, Kaya (remarquable Rebecca Jenkins) et Rog (Robert Joy), dans une maison écologique à la campagne. À l’école rurale, Emerson fait la rencontre de Don (Daniel MacIvor), son professeur d’anglais. Provocante comédie sur la découverte sexuelle et le désir d’intimité, Whole New Thing illustre brillamment les rites de passage à l’âge adulte et de la quarantaine. Le réalisateur Amnon Buchbinder, avec la complicité du coauteur (MacIvor) signe un film à la fois intelligent et drôle.

Le dimanche 13 novembre, pour clore sa 18e édition, IMAGE+NATION vous invite à un voyage dans une Barcelone de fin de siècle. Inconscientes (Unconscious) est un film qui mêle intrigues familiales et sexuelles, tabous freudiens, hystérie et hypnose. Alma (Lenor Watling, La Mala Educación), femme résolument progressiste, est complètement déconcertée par le comportement de son mari, le docteur Leon Pardo (Alex Brendemühl), psychiatre et ardent disciple de Freud. Le réalisateur espagnol de renom Joaquín Oristrell propose ici un scénario et des dialogues riches et pleins d’esprit pour arriver à une comédie sans faille.

Une programmation attrayante

Avec près de 140 œuvres au programme venant de partout dans le monde et tous formats confondus, courts métrages et longs métrage de fiction ou documentaire, la programmation cette année aborde des thèmes très variés mais toujours touchants, révoltants, drôles ou choquants. Parmi les films présentés on retrouve : le long métrage Show Me de la réalisatrice canadienne Cassandra Nicolaou, intense thriller mettant en vedette Katharine Isabelle, Michelle Nolden, et Kett Burton; le jeune réalisateur français Gaël Morel qui étonne avec Le Clan, portrait de trois frères en trois chapitres : Marc, 22 ans, le cadet, Christophe, 26 ans, de retour de prison et Olivier, 17 ans, le benjamin. Trois portraits contrastés, l'histoire de trois frères que les circonstances obligeront à se positionner définitivement l'un par rapport à l'autre. Gaël Morel a été révélé comme acteur dans Les roseaux sauvages d’André Techiné. Le Clan est son 3e film comme réalisateur; mais aussi l’acteur américain Peter Paige, une des vedettes de la série culte Queer as Folk qui viendra à Montréal pour présenter son 1er film comme réalisateur, Say Uncle; le film français Ma mère, de Christophe Honoré, mettant en vedette Isabelle Huppert; ainsi que des films venant de l’Inde (The Journey, My Brother Nikhil), de Serbie (Take a Deep Breath), de Suède (Illusive Tracks), de l’Argentine (Un Año sin Amor) et de l’Allemagne (Sommersturn, Wanted!).

Un programme de courts métrages viendra également souligner le 30e anniversaire du Groupe Intervention Vidéo, un centre d’artistes voué à la production et à la distribution de vidéos réalisées par des femmes.

Hommage à Daniel MacIvor

Auteur prolifique, metteur en scène, interprète et directeur artistique de da da kamera, compagnie de théâtre plusieurs fois primée, Daniel MacIvor a également écrit et réalisé des courts et longs métrages. IMAGE+NATION présente une sélection de ses oeuvres et des films dans lesquels il joue tel le film d’ouverture Whole New Thing et Wilby Wonderful dont il signe également la réalisation. Daniel MacIvor offre une contribution importante au théâtre et au cinéma canadien et international en créant des images et des personnages intenses qui parlent avec éloquence de l’identité distinctement canadienne. Daniel MacIvor sera à Montréal pour le festival du 3 au 7 novembre.

Réflexion et renouvellement

2 thèmes constituent le fil conducteur de la programmation qu’IMAGE+NATION propose cette année : réflexion et renouvellement. Au chapitre de la réflexion sur notre passé collectif, les films présentés se penchent sur deux époques charnières dans l’histoire des mouvements gais en Occident : la Deuxième Guerre mondiale et les années 1970. L’époque de la guerre, qui constitue probablement la dernière fois dans l’histoire de la culture occidentale où les homosexuels ont été persécutés de façon aussi systématique, fait l’objet du programme Focus « 1945-2005 », qui comprend des longs métrages tels que Un amour à taire et Napola (Before the Fall) ainsi que de fascinants documentaires comme Paragraph 175 et Heroes and Gay Nazis. En abordant la vie des homosexuels de l’époque et le traitement qu’ils ont subi pendant la guerre, ces oeuvres jettent un nouvel éclairage sur une série de questions délicates et analysent de façon fort pertinente leurs répercussions dans le présent. Célébrant la liberté sexuelle des années 1970, les deux longs métrages documentaires That Man: Peter Berlin et Gay Sex in the 70s ainsi que le programme de courts métrages intitulé « LGBtv » reviennent sur le climat de sexualité débridée et la présence ostentatoire d’une sensibilité ouvertement gaie qui ont caractérisé la décennie.

Présentation spéciale

Fingersmith, la plus récente aventure saphique de la romancière Sarah Waters, est la digne suite de son brillant Tipping the Velvet, dont l’adaptation à l’écran avait ravi les festivalières en 2003. Série réalisée pour la télévision et dont le festival présentera l’intégrale, Fingersmith est une palpitante fresque victorienne tissée de désirs et d’intrigues qui se déroule dans les bas-fonds de Londres, où les destinées de deux jeunes femmes très différentes se rencontrent, entraînant de sinistres conséquences. La vie de Sue, membre d’une bande de petits voleurs et de charlatans dont Madame Sucksby (impressionnante Imelda Staunton, en nomination pour un Oscar l’année dernière pour son rôle dans Vera Drake) est la matriarche, prend une tournure dramatique lorsque Richard Rivers, dit « le gentleman », la convainc de l’aider à se gagner les faveurs de Maud Lilly, une riche héritière dont il convoite la fortune. Sue se fait donc engager comme bonne auprès de Maud et s’installe au manoir. Regorgeant d’émotions fortes, de trahisons, de passion et de mystère, Fingersmith est une réalisation de la BBC. À voir absolument!

La programmation complète de cette 18e édition est déjà disponible sur le site web du Festival (www.image-nation.org) et la pré–vente des billets débutera ce samedi le 29 octobre et jusqu’au mercredi 2 novembre au Parking Lounge (1285 rue Amherst).

IMAGE+NATION tient a remercier son commanditaire principal Famous Players et ses partenaires médiaFugues, Artv, Musique Plus, Musimax, Ici et Mirror. Le Festival est rendu possible grâce à la participation du Conseil des arts et des lettres du Canada, le Ministère des affaires municipales et régions du Québec, l’arrondissement Ville-Marie de la Ville de Montréal, la Ville de Montréal et le Conseil des arts de Montréal.

13 octobre 2005

Usine C

sylvain émard danse

«Temps de chien», nouvelle création et second volet de Climatologie des corps du chorégraphe Sylvain ÉMARD

PREMIÈRE MONDIALE, Représentations : 14, 15, 19, 20, 21 et 22 octobre 2005

Montréal, le 19 septembre 2005 - La saison 2005-2006 nous livre la nouvelle création de Sylvain Émard, une œuvre forte, servie par des interprètes exceptionnels.

Second volet du cycle Climatologie des Corps amorcé en 2004 avec le magnifique duo Pluie, la nouvelle création de Sylvain Émard, intitulée Temps de chien est interprétée par Éric Beauchesne, Kate Holden, Laurence Lemieux, Manuel Roque, Heidi Strauss et Darryl Tracy. La pièce explore les incertitudes, les malaises et les désirs générés par un environnement de plus en plus instable.

À l’aide d’une scénographie incorporant la vidéo, le langage gestuel rigoureux de Temps de chien met en relief l’humanisme et la sensualité des corps témoins de ces transformations. Pour cette nouvelle œuvre, Sylvain Émard s’est entouré de Ginelle Chagnon, conseillère artistique et répétitrice, des compositeurs Michel F. Côté et Tim Hecker, du scénographe Richard Lacroix, du vidéaste Effe, de l’éclairagiste Etienne Boucher, de François St-Aubin pour les costumes et d’Angelo Barsetti pour le maquillage.

Accueillie en résidence de création au Banff Centre durant trois semaines en août 2005, la compagnie y a présenté une version non-achevée de la pièce en avant-première, le 3 septembre dernier au Eric Harvie Theatre.

Présentation à Ottawa.
Temps de chien sera également présenté au Centre national des Arts en juin 2006, dans le cadre du Festival Danse Canada.

Sylvain Émard Danse a 15 ans !
À l’occasion de cet anniversaire, le lobby de l’Usine C accueillera une exposition-rétrospective retraçant les quinze années d’existence de la compagnie. Les spectateurs pourront voir photos, maquettes et vidéos, durant toute la durée des représentations à l’Usine C.

Depuis plus de 15 ans, l’univers raffiné des œuvres de Sylvain Émard ravit les spectateurs et a permis au chorégraphe de s’imposer comme un artiste majeur de la scène chorégraphique canadienne.

Ayant commencé sa carrière comme danseur pour des chorégraphes de renom tels Jean-Pierre Perreault, Jo Lechay et Louise Bédard, Sylvain Émard se tourne vers la chorégraphie en 1990 et fonde sa propre compagnie, Sylvain Émard Danse.

Ses créations, régulièrement accueillies sur les scènes nationales et internationales distillent un vocabulaire chorégraphique complexe et raffiné dont le langage gestuel touche d'abord les sens tout en interpellant l'intelligence du corps tout entier.
Depuis Ozone, Ozone (1987), sa première oeuvre solo, jusqu'à sa plus récente pièce, Temps de chien (2005), Sylvain Émard explore le territoire de la nature humaine à travers la puissance du corps. Artiste prolifique de notoriété internationale, il a créé plus d'une vingtaine d’œuvres originales au cours des quinze dernières années. Son style unique et ses qualités de créateur rigoureux et inventif lui permettent également d’œuvrer à titre de chorégraphe invité dans le milieu du théâtre, de l’opéra et du cinéma, ainsi que dans des institutions d’enseignement de la danse réputées. En 2004, Robert Lepage a invité Sylvain Émard à chorégraphier l’opéra 1984, dont la première eut lieu sur les prestigieuses planches du Covent Garden de Londres.

Récipiendaire du prix Jacqueline-Lemieux du Conseil des Arts du Canada (1991) et du prix Jean A.Chalmers de chorégraphie (1996) pour l’ensemble de son œuvre. Sylvain Émard est également lauréat en danse au Grand Prix du Conseil des arts de la communauté urbaine de Montréal (1996) pour Rumeurs.

11 octobre -5 novembre

Théâtre du Nouveau Monde présente

ANTOINE & CLÉOPÂTRE - THÉÂTRE MUSICAL

Livret et musique LEWIS FUREY d’après le texte de William Shakespeare
Adaptation française : JEAN-MICHEL DÉPRATS
Mise en scène : LEWIS FUREY
Chorégraphies : CLAUDE GODIN

 

Rencontre artistique de haut niveau pour lancer la nouvelle saison : l’auteur, compositeur et metteur en scène LEWIS FUREY signe une relecture inspirée de la plus actuelle des pièces de Shakespeare, qu’il a mise en musique. Une oeuvre d’une pertinence inégalée en ces années de croisades guerrières!

Lewis Furey, qui a joué un rôle important dans l’univers du spectacle musical, notamment par ses réalisations scéniques avec Carole Laure, allie ici l’essentiel de son génie de musicien et de son imaginaire théâtral débridé. Puisant aux sources du théâtre brechtien, il élabore un théâtre musical aux accents d’opéra moderne. Vaste portrait géopolitique et amoureux tracé avec énergie et nervosité, ce chef-d’oeuvre du répertoire élisabéthain se déroule sur dix ans de guerre fratricide!

 

ANTOINE & CLÉOPÂTRE, LA PIÈCE.

Parmi les quatre pièces du cycle romain de Shakespeare (les autres étant Titus Andronicus, Jules César et Coriolan) Antoine et Cléopâtre est la plus contemporaine, selon Lewis Furey. EIle nous plonge au cœur de l’éternel conflit entre l’Occident et l’Orient, entre le pouvoir et l’art, entre la guerre et l’amour. Le librettiste, compositeur et metteur en scène a donc revisité l’œuvre avec la collaboration de Jean-Michel Déprats. À l’époque d’Antoine et de Cléopâtre, Rome est encore une république dirigée par un triumvirat d’hommes d’État ambitieux : Octave César, Lépide et Marc-Antoine. « En fait, une demi-douzaine de grandes familles contrôlent
Rome depuis des années, explique le metteur en scène. Elles forment une espèce de board of directors qui décide du sort de l’Occident. Ces familles ressemblent étrangement aux familles à la tête de nos multinationales, les empires d’aujourd’hui.» « La Rome brutale, écrasante et arrogante d’Octave César peut faire penser aux États-Unis, poursuit-il. Alors que la sensuelle et culturelle Égypte, cherchant non pas tant à conquérir et à dominer mais à vivre mieux, évoque une certaine idée de l’Europe.»

 

LEWIS FUREY

Depuis plus de 30 ans, Lewis Furey mène sa carrière en ignorant les frontières entre les genres. Compositeur, chanteur, violoniste, pianiste, comédien, cinéaste et metteur en scène, il touche à tout. Mais l’artiste demeure constant dans une chose. De ses débuts comme musicien classique, à ses premiers disques au son de cabaret pop-rock; en passant par ses clins d’œil au countrywestern et au techno avec sa muse et partenaire Carole Laure, ou encore par ses films et ses mises en scène à la théâtralité unique, Lewis Furey demeure constant en ceci : il laisse toujours filtrer un parfum de poésie et d’avant-garde dans tous ses projets.

 

ANTOINE & CLÉOPÂTRE, LA TROUPE.

Une troupe d’interprètes polyvalents qui maîtrisent à la fois l’art du jeu, du chant et de la danse, entoure Lewis Furey. Sylvie Moreau, une comédienne au talent aussi exceptionnel que varié, incarnera Cléopâtre. Après la provocante Sally Bowles de Cabaret et l’aguichante Circée de L’Odyssée (un des grands succès du TNM), l’actrice trouve avec Cléopâtre un rôle à sa démesure. Le comédien et excellent chanteur Jean Maheux (L’Homme de la Mancha, L’Opéra de Quat’Sous) possède à la fois l’autorité et la tendresse d’Antoine. Comédien fougueux et charismatique, Renaud Paradis, révélé dans Les Parapluies de Cherbourg, (Les Joyeuses Commères de Windsor, Les Feluettes) donnera des accents de vérité à son Octave César, alors que le talentueux Sylvain Scott (Les Parapluies de Cherbourg, L’Homme de la Mancha) incarnera Énobarbus, officier et ami d’Antoine.

Roxanne Hegyesy, David Laurin, Violaine Paradis, Julien Compagne, Donald Taruc, de jeunes comédiens formés dans des disciplines variées, complètent cette distribution aux côtés du musicien David Cronkite et du pianiste Stéphane Aubin qui assure également la direction musicale. L’équipe de création est formée de Claude Godin aux chorégraphies, Alcibiade Minel à l’édition musicale, Anick La Bissonnière et Alain Lortie à la conception de l’architecture lumineuse; Michèle Hamel et Georges Lévesque aux costumes; Patrick Dockrill à la conception du personnage de Lépide, Angelo Barsetti aux maquillages et Lou Arteau à l’assistance à la mise en scène et à la régie.

Octobre

Cerasela Nistor

Printemps roumain à Lille

Au début de cette année, en France, à Lille, les étudiants roumains se sont constitués dans une organisation, "Printemps roumain". L'objectif est de faire connaître la création artistique roumaine contemporaine par un programme "multi-horizont" (littérature et cinéma, peinture et photographie, tout comme un festival de musique rock roumain-français). Les organisateurs proposent, au cours de ces 18 jours, un marathon des arts, des rencontres littéraires, des projections de films et des soirées de rock. Les invités sont des jeunes roumains en début de carrière, souvent même pas bien connus dans leur pays d'origine où des noms tels Lidia Bodea (la directrice éditoriale de la maison d'édition Polirom), Angelo Mitchevici co-auteur du livre Un monde disparu, publié en 2004, chez Polirom et Cristian Mungiu, cinéaste connu surtout pour son film "Occident", sélectionné par plusieurs festivals de profil.

L'action du mois d'octobre est la première de cette ampleur, mais elle ne fait qu'annoncer le début des autres, similaires, ayant comme but une meilleure connaissance de la culture roumaine en France, au contexte de l'intégration européenne.

Sambata, 15 octombrie 2005

Comunicat din partea ARC

Adunarea generala bienala ARC

Adunarea Generala a Asociatiei Romane din Canada de alegere a unui nou comitet director va avea loc la Centrul Comunitar Côte-des-Neiges (5347, chemin de la Côte-des-Neiges), sambata, 15 octombrie 2005, incepand cu ora 11:00 a.m.  In debutul acestei adunari vor fi prezentate :

- raportul de activitati ;

- raportul financiar pentru perioada septembrie 2003 - septembrie 2005.

In conformitate cu Statutul Asociatiei, numai membrii care si-au achitat cotizatia pentru anul in curs pot vota in cadrul acestei adunari. 

Cei care doresc sa participe sunt rugati sa-si confirme prezenta prin :
telefon la (514) 735-9139
e-mail la info@arcanada.org

Nota Terra Nova:
Actualul comitet director este compus din :
          Presedinte: Cristian Bucur 
          Vicepresedinte: Ionel Taranu 
          Secretar: Simona Pogonat 
          Consilier in comunicare: Liviu Dospinescu 
          Consilier in resurse si fezabilitate : Remus Pasca 
          Consilier noi imigranti (S.A.R.C.) : Mihai Popescu  
          Consilier responsabil de probleme juridice si istoric : George Rusu 
          Cenzori : Rodica Manole si George Sava

Presedintele sau, Cristian Bucur se afla, cu mari sanse de a-l obtine, in fata unui al doilea si ultimul mandat succesiv pe care ar putea sa-l aiba, conform statutului ARC. Un mandat este de doi ani.

(Sursa partiala : www.arcanada.org)

création et réalisation par Cristian Nistor

Droits de reproduction et de diffusion réservés © TERRA NOVA 2005. Tous droits réservés