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Magazine mensuel de dialogue culturel Depuis 2001 • No 14 • Montréal • 15.10.2005

 

ARCHIVE

le jeudi 3 novembre

Cinéma Impérial

en présence du réalisateur RADU MIHAILEANU

VA, VIS ET DEVIENS

OUVRIRA
LA 11ème ÉDITION DU FESTIVAL DE FILMS FRANÇAIS CINEMANIA

Les organisateurs du Festival de films français CINEMANIA sont très heureux d’annoncer que le remarquable film VA, VIS ET DEVIENS ouvrira, en grande première québécoise, la 11ème édition du Festival le jeudi 3 novembre au Cinéma Impérial. À cette occasion, le réalisateur Radu Mihaileanu sera présent à Montréal pour rencontrer la presse et le public. Il sera également présent lors d’une deuxième projection du film au Musée des beaux-arts de Montréal au courant du Festival.

« Lyrique et touchant, ce film saura capter le cœur de tous ! », a déclaré Maidy Teitelbaum, présidente du Festival. Pour sa part, Geneviève Royer, directrice générale, a dit : « Nous sommes fiers de présenter en ouverture de CINEMANIA ce grand film œcuménique. Va, vis et deviens est à l’image du cinéma de la francophonie d’aujourd’hui, ouverte sur le monde et les multiples cultures ».

Réalisé avec cœur et intelligence, VA, VIS ET DEVIENS atteint une dimension à la fois religieuse, politique et mythologique en explorant de façon très sensible des thèmes aussi vastes que l’identité, l’intégration culturelle et l’amour parental.

VA, VIS ET DEVIENS a remporté trois prix au Festival de Berlin, dont le Prix oecuménique et le Prix du public. Cette histoire émouvante et puissante rendue de façon très juste par les interprètes principaux (dont Roschdy Zem et Yaël Abecassis) nous habite longtemps après avoir quitté la salle obscure. Un film incontournable qui ravira le cœur de chacun. Également scénariste et écrivain, le réalisateur Radu Mihaileanu n’est pas étranger au public de CINEMANIA puisqu’il y a déjà présenté deux autres longs métrages d’envergure, TRAHIR et TRAIN DE VIE.

La présentation du film VA, VIS ET DEVIENS est rendue possible grâce à Pierre Brousseau de Films Séville.

La 11e édition du Festival de films CINEMANIA aura lieu du jeudi 3 novembre au dimanche 13 novembre 2005. La soirée d’ouverture se tiendra à nouveau cette année au Cinéma Impérial de la rue Bleury, le jeudi 3 novembre. Toutes les autres projections du Festival auront lieu au Musée des beaux-arts de Montréal.

Sortie 7 octobre 2005

Les voleurs d’enfance

Durée : 1h28

Scénario et réalisation : Paul Arcand

Production : Canada

Par Tina Armaselu

« Les voleurs d’enfance » est un documentaire-choc sur un sujet tabou de la société contemporaine : les enfants battus ou négligés, les enfants abusés sexuellement dont l’agresseur n’est pas un inconnu, mais un de ses proches. Paul Arcand, animateur connu au grand public par ses émissions radiophoniques (« Bonjour Montréal ») ou télévisées (« Arcand »), entre ainsi dans le milieu cinématographique par ce documentaire qu’il a scénarisé et réalisé. C’est un film qui dénonce la violence, la perversité et le silence de ceux qui le savent et qui se taisent. Mais ce que Paul Arcand nous montre est quelque chose de plus. Une prise de position sans équivoque contre le système bureautique de l’État qui semble traiter de la même manière la victime et l’agresseur, sans offrir à ces enfants de véritables solutions pour leur intégration dans la société. Un engrenage lourd et touffu où l’essentiel se perd quelque part entre l’indifférence des hauts fonctionnaires, les employés surchargés et les chambres d’isolement.

Sortie 30 septembre 2005

Proof

Durée : 1h40

Distribution : Gwyneth Paltrow, Anthony Hopkins, Jake Gyllenhaal, Hope Davis

Réalisation : John Madden

par Tina Armaselu

En mathématiques les hypothèses peuvent être prouvées par l’application d’une suite de règles précises et de déductions logiques. Dans la vraie vie la recherche d’une solution viable pose beaucoup plus de problèmes, surtout quand on a des difficultés à définir sa propre personnalité. « Proof » raconte l’histoire de Catherine (Gwyneth Paltrow), la fille d’un mathématicien qui relie le génie et la folie (Anthony Hopkins), en quête de son propre chemin dans la vie. Personnalité énigmatique et contradictoire, elle se confronte à une question difficilement à répondre : combien du talent et de l’instabilité de son père a-t-elle hérité ? A partir d’un assemblage de séquences non linéaires de la vie présente et passée de Catherine, le spectateur se voit entraîné dans la résolution de ce puzzle, en même temps que la protagoniste. Il s’agit alors d’un film où les frontières entre le certain et l’incertain, entre le prouvable et l’improuvable, ne sont pas précisément délimitées.

Sortie 23 septembre 2005

An Unfinished Life

Durée : 1h40

Distribution : Robert Redford, Morgan Freeman, Jennifer Lopez, Becca Gardner

Réalisation : Lasse Hallström

Scénario : Mark Spragg

par Tina Armaselu

Einer Gilkyson (Robert Redford) est un homme marqué par la mort de son fils dans un accident de voiture et qui vit dans le passé. Il n’a qu’un seul ami, Mitch (Morgan Freeman), l’aide qui travaille à sa ferme depuis quarante ans. L’arrivée de sa belle-fille (Jennifer Lopez), qu’il n’a jamais pardonné d’avoir produit l’accident, et de sa petite-fille (Becca Gardner) au ranch du Wyoming, bouleverse complètement la vie de cet homme endurci par le malheur. « An Unfinished Life » se penche sur le sujet du pardon et de la réconciliation, avec la vie, avec soi-même et avec les autres. Un film dont la beauté consiste dans le jeu subtil du dit et surtout du non-dit, issu du besoin d’apprendre à guérir ses blessures et de continuer à vivre sa vie tout en s’appuyant sur l’affection de l’autre.

Octobre 2005

Un homme à la recherche de son histoire

Un homme sans histoire, un film de Pierre Mailland

par Felicia Mihali

Le film du réalisateur suisse Pierre Mailland utilise le prétexte du livre de Don DeLillo, Body Art, pour parler d’un échec : l’échec de s’exprimer, l’échec d’aboutir à un projet à cause du trop plein que cela implique. On suit les bas et les hauts d’un réalisateur qui est à la recherche des meilleures solutions, des meilleurs acteurs, des meilleures attitudes pour son nouveau film. Mais chercher le mieux est souvent la descente dans un gouffre. L’embarras de ses choix semble être causé par l’obsession de ses anciennes œuvres. Il ne peut pas trouver le nouveau tant qu’il ne s’est pas libéré du vieux : son imaginaire est toujours hanté par les morceaux de son passé créatif. Des images, des répliques, des conversations se superposent à ce fébrile travail d’invention. L’homme sans histoire est plutôt l’homme à la recherche de son histoire véritable, histoire qui se solde à la fin avec un manque. Ce qui bloque l’artiste est le trou entre le projet intime, tel qu’il est conçu à l’origine, et ce qu’il devient par la suite, filtré par la pensée démesurée et infidèle du lecteur ou du spectateur. Le plus dure à supporter est que l’œuvre ? ne peut pas se défendre contre l’agression des interprétations multiples, et parfois parallèles. Pour toutes ces raisons, le projet est raté, car le réalisateur en cause comprend qu’il n’est pas capable de rendre compte de la nature authentique du livre de DeLillo.

La réussite de ce film et l’état de fatigue et le goût amer de l’impuissance créative qu’il transmet aux spectateurs.

Octobre 2005

From Bulgaria with love

Mila from Mars, un film de Zornitsa Sophia

par Felicia Mihali

Ce titre est aussi bon que celui que je vous propose : Mila from Bulgarie. Savez-vous plus sur la Bulgarie que sur Mars? Eh bien, si cet endroit vous semble tout aussi loin que la planète rouge et tout aussi négligeable pour le cours de notre vie terrestre, sachez que le film de Zornitsa Sophia, qui se passe en Bulgarie, est un bijou. C’est un film construit sur un artifice, mais quel bel artifice! Le sujet n’est pas si compliqué que ça, mais sa réalisation à tous les niveaux, physiques et métaphysiques, est magnifique. Une jeune orpheline tombe dans le pouvoir de son bienfaiteur, Alex, un gangster postcommuniste, qui la nourrit depuis qu’elle est petite avec des gâteux afin de la destiner à une brillante carrière de prostituée. Mais la jeune Mila s’insurge et, un jour, elle disparaît après avoir jeté son cellulaire aux toilettes. En mal d’orientation dans ces lieux dévastés par la guerre, elle se réfugie dans un village désert où seulement quelques vieillards y survivent encore. Des maisons en ruines, des églises brûlées, on est véritablement sur la planète Mars. Ici, la jeune fille devient la babiole des vieillards qui n’ont plus aucune raison de vivre. Le dernier temps, ces vieux sages, qui passent leurs temps au carrefour à la chasse des nouveautés, se sont convertis en cultivateurs de marijuana et en consommateurs. Je n’ai jamais vu une plus grande ironie que ces hommes et femmes aux visages aussi ridés que l’écorce d’un arbre, se passant la dope.

Mila est enceinte de son agresseur, une grossesse symbolique dans cette terre déserte. Le film est même divisé en une période avant et une autre après la naissance du petit Christo. Toutefois, après la naissance de l’enfant béni, la mère passe au deuxième plan. Les vieux ne veulent que de l’enfant, et le souci qu’ils accordent à la mère concerne le bien-être de Christo. Mila s’échappe de sa maison peinte en bleu, pour errer à travers les champs et arriver finalement à une tour en ruine où un autre exclu fait son siècle. L’artifice dont je vous parlais, si vous en avez encore besoin, surgit ici. Le professeur est un ancien terroriste qui, après avoir massacré des hommes et des femmes pendant la conflagration de l’ex-Yougoslavie, se réfugie avec ses livres dans une église en ruine. Il vit suspendu aux cordes, il cuisine et lit en l’air, comme s’il voulait flotter pour toujours au-dessus de la terre. Les deux tombent en amour, un amour qui se passe sur des peaux des moutons comme au temps d’Oedipe. La seule note fausse du film est la passion zen du professeur. Ses séances de médiation me semblent vraiment inappropriées pour la nature originale du film qui n’avait pas besoin de ce cliché pour gagner en intensité. Néanmoins. Un jour, Mila demande au professeur de tuer Alex, afin qu’elle retrouve sa paix. Le problème et que l’agresseur de Mila est un ancien camarade d’armes du jeune homme, qui en plus lui a sauvé la vie. Comment réconcilier les deux sentiments, lequel sacrifier entre amour et amitié? Un happy end, que je ne vous dévoile pas, va vous donner la clé de ces contradictions.

Le nombre des prix remportés par ce film témoigne de l’appréciation de laquelle il a joui jusqu’à date. Je ne vous dis donc pas quelque chose d’inattendu d’aller voir ce film, un clin d’œil sur un monde dévasté qui existe pourtant quelque part, ici, dans notre univers.

Octobre 2005

Entre ses mains, un film de Anne Fontaine

par Felicia Mihali

Le film d’Anne Fontaine, Entre ses mains est un film plutôt bien joué que bon. Les deux protagonistes, une travailleuse dans une compagnie d’assurance et un tueur en série, sont excellemment incarnés par Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde. La réalisatrice s’est inspirée du livre Les kangourous, de Dominique Barberis, pour réaliser un thriller où le côté humain des actants efface un peu de l’horreur. Laurent est un vétérinaire qui se dédie entièrement à ses patients muets, mais qui, de l’autre côté, ne peut pas entretenir des relations normales avec des femmes. Une trame d’enfance se traduit plus tard dans une attitude tordue qui le pousse aux crimes affreux. Il accoste des femmes dans des bars et les tue avec le scalpel qu’il porte toujours sur lui. Dans cette double vie intervient un jour la belle Claire qui le fait tomber en amour et qui change, tragiquement, le cours de sa vie. Un film à voir pour la subtilité de l’interprétation et le naturel du jeu.

Octobre 2005

Something like Happiness, un film de Bohdan Slama

par Felicia Mihali

Le film de Bohdan Slama parle des réalités postcommunistes en Tchéquie, un pays partagé encore entre son passé gris et l’espoir d’une vie lumineuse, incarnée par le rêve de l’émigration. Dans ce paysage désolant des usines polluantes, des maisons délabrées, des chèvres élevées à la périphérie des grandes villes, et des bâtiments en ciment, ce qui rend supportable l’existence des gens est l’amitié et parfois l’amour.

Monika, Tonik et Dasha sont trois amis d’enfance qui grandissent dans le même bâtiment. Ils forment un beau gang jusqu’au moment où la folie de Daska, déclanchée par ses peines d’amour, produit une cassure dans leur couple. Ce qui est remarquable dans le film est que le conflit entre génération est rendu d’une manière très crédible. Au lieu d’exagérer la note, comme on le voit souvent dans des productions venant de cette partie du monde, le réalisateur choisit une manière si discrète de parler de cet écart entre une génération matérialiste, éduquée dans l’esprit de l’hypocrisie communiste, et la nouvelle génération, beaucoup plus sincère. La génération de Monika, Tonik et Dasha est en manque de repères et pour cela leur refuge le représente l’amitié malgré tout. Something like happiness n’est pas seulement une œuvre d’art mais une référence historique aussi.

Octobre 2005

Good night! And, Good luck! un film de George Clooney

par Felicia Mihali

Good night! And, Good luck! est un excellent film noir et blanc, réalisé par George Clooney, sur la liberté d’expression, un droit difficilement acquis partout au monde, même en Amérique. Le fameux acteur converti en réalisateur – il co-signe aussi le scénario - s’inspire de ses souvenirs d’enfance : son père était journaliste et la figure de prou à l’époque était Edward R. Murrow, le personnage central du film. Situé en 1953, époque où le début de la télévision correspond aussi à sa véritable période de gloire, le film rend hommage à ce grand journaliste qui n’hésite pas à lutter contre la démocratie lorsque celle-ci devient une aberration. L’époque du sénateur McCarthy est une époque de peur et de suspicion et ceux qui ont le courage de lever leur voix ont un prix à payer. C’est le cas de Murrow et de son équipe de CBS, dont le show « See it now » est anéanti suite à leur prise de position contre les abus du sénateur. On a de quoi être nostalgique, car comme Clooney le déclare : «Aujourd’hui on est moins informés qu’il y a 15 ans ». Et il ne s’agit pas nécessairement du manque des journalistes capables, mais de la qualité du public dont les goûts sont de plus en plus convertis au divertissement. Le film utilise des séquences authentiques, filmées à l’epoque du conflit Murrow-McCarthy, ainsi que les excellents discours de Murrow. David Strathairn est absolument incroyable dans la peau de cet homme maigre qui, cigarette au coin de la bouche, défie le sénateur de l’écran rond des premiers téléviseurs.

Octobre 2005

Corpse Bride (La mariée cadavérique) de Tim Burton

par Julie Beaulieu

Avec Corpse Bride, un film d’animation à saveur romantique et expressionniste, Tim Burton fait un retour en force sur nos écrans. Quelques semaines après avoir lancé le décevant Charlie and the Chocolate Factory (2005), Burton renoue avec le style de Nightmare Before Chrismas (1993) et nous propose un conte fantaisiste, à la fois dôle et touchant.

Inspiré d’un conte folklorique Juif, Corpse Bride raconte les aventures (et mésaventures) d’un triangle amoureux. Le très nerveux Victor Van Dort (Johnny Depp), fort maladroit, doit épouser la candide Victoria Everglot (Emily Watson), qui rêve d’un prince qui pourra l’aimer la vie durant. Toutefois, Victor se lie par mégarde à Emily (Helena Bonham Carter), la mariée cadavérique, alors qu’il pratiquait ses vœux dans la forêt non loin du château des Everglot. Marié par inadvertance à Emily, Victor est attiré de force dans son monde.

Sans tomber dans le glauque et le macabre, Burton travaille à renverser les symboles culturels dominants en commençant par le monde des morts, qui ne loge plus au ciel. Les personnages du monde des vivants évoluent dans les ténèbres en noir et blanc, situées au-dessus du monde des morts, qui est coloré par la joie de vivre de ses squelettes musiciens et danseurs. Le modèle inversé interroge la croyance populaire selon laquelle les morts montent au ciel. Ici, Victor descend en terre sans pour autant atteindre les profondeurs de l’abysse. Le monde des morts, comme celui de l’Halloween dans Nightmare Before Chrismas, est des plus joyeux et festifs. C’est là qu’il fait bon vivre. Victor n’a donc rien à craindre, hormis la main squelettique d’Emily qui le retient, par amour, et le fait qu’il doive trouver un moyen de rejoindre Victoria, sa réelle promise.

Corpse Bride incorpore les ingrédients ingénieux qui ont fait le succès populaire et critique de Nightmare Before Chrismas tout en proposant une trame narrative nouvelle et inventive. Fantaisiste, l’histoire rejoint un large public. L’esthétique à la fois attrayante et stylisée dans laquelle les ombres et les courbes s’allongent et se replient sur elles-mêmes, les personnages uniques incarnés par des comédiens expérimentés et les séquences musicales et chantantes sont parmi les éléments qui, en plus des répliques astucieuses et loufoques, assurent le succès de ce film. Les amateurs de Tim Burton ne seront pas déçus cette fois-ci.

Du 13 au 23 octobre 2005

34e édition

197 œuvres en provenance de 38 pays

Le 34e Festival du nouveau cinéma de Montréal

13 premières mondiales : 54 premières internationales et nord américaines : 19 premières canadiennes

 Le Festival du nouveau cinéma de Montréal présente sa 34e édition du 13 au 23 octobre. Avec 197 œuvres, venant de tous les coins de la planète (38 pays), le Festival, fidèle à sa mission de promouvoir un cinéma de qualité, réunit les plus grands talents d’aujourd’hui. Avec ses 13 premières mondiales, ses 54 premières internationales et nord américaines et ses 19 premières canadiennes, longs et courts métrages de fiction et documentaire, rétrospective, portraits, rencontres professionnelles et événements feront la part belle aux artistes attendus en grand nombre au Festival. C’est un rendez-vous avec un Festival entier et unique, avec les meilleurs films de l’année pour le public et les professionnels du cinéma du Québec.

Sélection internationale: Prix Louve d’Or

Tremplin pour des premiers, deuxièmes ou troisièmes films de fiction ou documentaire, la sélection internationale programmée par Claude Chamberlan, Dimitri Eipides et Don Lobel rassemble vingt œuvres fortes, originales et inédites. En compétition pour la Louve d’Or, vingt découvertes singulières, vingt films abordant des thématiques très différentes : A Perfect Day, Khalil Joseige, Joana Hadjithomas (France/Liban/Allemagne), All about my dog, collectif de 10 réalisateurs (Japon), Bed Stories, Kirill Serebrennykov (Russie), Cache-cache, Yves Caumon (France), Capote, Bennett Miller (États-Unis), La Couleur des mots, Philippe Blasband (Belgique), Day Break, Hamid Rahmanian (Iran), Iron Island, Mohammed Rasoulov (Iran), Keane, Lodge Kerrigan (États-Unis), Les Yeux clairs, Jérôme Bonnell (France), Mila from Mars, Sophia Zornitsa (Bulgarie), Oublier Cheyenne, Valérie Minetto (France), Peindre ou faire l’Amour, Arnaud et Jean-Marie Larrieu (France), La Petite Jérusalem, Karin Albou (France), Qui a tiré sur mon frère?, German Gutierrez (Québec/Canada), Sangre, Amat Escalante (Mexique/France), Something like Happiness, Bohdan Slama (République tchèque/Allemagne), La Terre abandonnée, Vimukthi Jayasundara (Sri Lanka/France), Un homme sans histoire, Pierre Maillard (Suisse), You bet your life, Antonin Svoboda (Autriche/Suisse).

Présentation spéciale: Cinéma d’aujourd’hui

Avec flair et après avoir parcouru les 5 continents, Claude Chamberlan, Dimitri Eipides, Don Lobel, Philippe Gajan et Julien Fonfrède ont réuni au sein de cette section l’élite du cinéma actuel. Parmi les cinéastes connus et chevronnés, on retrouve d’autres premiers films marquants. Du grand cinéma. Les festivaliers sont choyés avec : Bombon, le Chien, Carlos Sorin (Espagne/Argentine), Breakfast on Pluto, Neil Jordan (Irlande/Royaume-Uni), Caché, Michael Haneke (France), De battre mon cœur s’est arrêté, Jacques Audiard (France), Dear Wendy, Thomas Vinterberg (Danemark / Allemagne / Royaume-Uni / France), Entre ses mains, Anne Fontaine (France), Free Zone, Amos Gitai (Israël / France / Espagne / Belgique), Gabrielle, Patrice Chéreau (France/Italie/Allemagne), Good Night and Good Luck, George Clooney (États-Unis), L’Enfant, Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique/France), Le Filmeur, Alain Cavalier (France), Le Temps qui reste, François Ozon (France), Manderlay, Lars von Trier (Danemark), Mary, Abel Ferrara (France/Italie), Petit Pow! Pow! Noël, Robert Morin (Québec/Canada), Rois et Reine, Arnaud Desplechin (France), Romance and Cigarettes, John Turturro (États-Unis), Takeshis’, Takeshi Kitano (Japon), The Porcelain Doll, Peter Gardos (Hongrie), Three Times, Hou Hsiao-hsien (Taïwan), Tideland, Terry Gilliam (Royaume-Uni/Canada), Vers le Sud, Laurent Cantet (France/Québec/Canada), Water, Deepa Mehta (Canada), 17 Octobre 1961, Alain Tasma (France), 3 Needles, Thom Fitzgerald (Canada), A Year in the Death Of Jack Richards, Benjamin P. Paquette (Québec/Canada), Based on a true Story, Walter Stokman (Pays-Bas), Bienvenue au Conseil d’Administration, Serge Cardinal (Québec/Canada), Commune, Jonathan Berman (États-Unis), Dreaming of Space, Alexey Uchitel (Russie), El Perro Negro – stories from the Spanish Civil War, Peter Forgacs (Pays-Bas), Ghosts, Christian Petzold (Allemagne), I’m ugly but Trendy, Denise Garcia (Brésil), Ici Najac, à vous la terre, Jean-Henri Meunier (France), Les Prisonniers de Beckett, Mishka Saal (France/Canada/Québec), Lève-toi et marche, St. Pierre Yaméogo (Burkina Faso/France/Suisse), Lie with me, Clement Virgo (Canada), Odete, Joao Pedro Rodrigues (Portugal), Pour moi et les autres, Thomas Ladenburger (Allemagne), Pour un seul de mes deux yeux, Avi Mograbi (Israël/France), Sisters in Law, Kim Longinotto, Florence Ayisi (Royaume-Uni), Sleeper, Benjamin Heisenberg (Autriche/Allemagne), Star-Apoplexie, Jean-Louis Tremblay (Québec/Canada), La forêt oubliée, Kohei Oguri (Japon), Workingman’s Death, Michael Glawogger (Autriche/Allemagne).

Temps Ø: Cinémas en mutation

Présentée pour une 2e année au Festival, la section Temps Ø réunit une programmation éclatée et éclatante! Courts et longs métrages se bousculent au sein de la sélection de Philippe Gajan, Julien Fonfrède et Daniel Canty avec en prime des sensations garanties. Un cinéma qui refuse les étiquettes et ouvre les yeux, des cinémas pour définir les standards de demain. Un cinéma qui brouille les cartes entre cinéma d’auteur, cinéma commercial et films cultes.

En ouverture, on retrouve J’adore, la rencontre explosive de Benny Nemerofsky Ramsay (I am a boyband) et Pascal Lièvre (L’Axe du mal), des arts médiatiques et de la culture populaire et la présentation en première mondiale de leur première collaboration, le délicieux Patriotic.

Au programme des réjouissances question longs-métrages, un blockbuster monstre et musical made in Bollywood (Main Hoon Na); le très singulier film de tueur en série (Late Bloomer); deux cryptiques et fascinantes créations (Nuit Noire et 4); un événement pour les fans de “cinéma malaise” (Haze, le nouveau phénomène culte signé Shynia Tsukamoto); la politique trash et drôlement provocatrice d’un nouveau cinéma philippin (The Family That Eats Soil); une comédie sexe de Hong Kong au discours étrangement décalé (A.V.); le baroque art moderne d’un cinéma mexicain dont on ignorait l’existence (Stories of Disenchantement); un cinéma épique et rock’n’roll (Yaji & Kita) comme seul le Japon alterno sait le faire.

70 courts métrages répartis en 11 programmes. Guy Maddin, Laurie Anderson, Pierre Hébert, Bertrand Bonello ou encore Donigan Cumming pour ceux qu’on ne présente plus. Mais aussi des stars de l’expérimental comme Vivian Ostrovsky, Ken Kobland, Vincent Grenier ou Peter Tscherkassky en passant par les cinéastes des « nouvelles images » (ne manquez pas le dyptique Empire et Flesh de Édouard Salier), ou encore les pierres précieuses de l’animation (Théodore Ushev et son extraordinaire Tower Bawher, le peintre Jean Detheux et ses Liaisons), sans oublier l’exceptionnelle cuvée de moyens métrages (Un camion en réparation, Étoile violette ou le magnifique Une chapelle blanche de Simon Lavoie), un ensemble qui dessine les plus vastes territoires du cinéma qu’on puisse imaginer.

Événements / Rétrospectives / Hommage / Fêtes…

Le Festival du nouveau cinéma persiste, signe et remplit sa mission de mettre en lumière toutes les formes de cinéma. De l’Iran au Nollywood du Nigéria en passant par la «Main» de Montréal, de la peinture de Jean Detheux aux vidéo clips de Nexus Productions en passant par le Kino Kabaret d’automne, toutes les cultures se mêlent et se rejoignent dans le volet événements du Festival.

En rafale on y retrouve :

CODE 1520 : Six longs métrages plongeant dans l’univers de la jeunesse actuelle. En première nord-américaine, Final Fantasy VII : Advent Children, Testuya Nomura, Takeshi Nozue (Japon); A.V., Pan Ho Cheung (Hong Kong); Zim & Co, Pierre Jolivet (France); Pure, Jim Donovan (Québec/Canada); Greg & Gentillon, Matthiew Klinck (Québec/Canada); NEXT, a primer on Urban Painting, Pablo Aravena (Québec/Canada).

HOMMAGE – THEO VAN GOGH : Cinéaste engagé, assassiné il y a moins d’un an, son œuvre lui survit. 05/06, Theo Van Gogh (Pays-Bas)

PORTRAITS DE CINÉASTES : Quatre portraits de quatre grands cinéastes actuels. After Frank, portrait du photographe et cinéaste Robert Frank réalisé par Walter Forsyth (Canada); François Girard en 3 actes de Mathieu Roy (Québec/Canada); sur le cinéaste Robert Morin, La Méthode Morin, de Philippe Falardeau (Québec/Canada) A Conversation with Lars von Trier de Eva Ziemsen (Canada).

SPOTLIGHT IRAN : Quatre films surprenants provenant d’un grand pays de cinéma. Day Break, Hamid Rahmanian; Iron Island, Mohammed Rasoulov; Gilaneh, Rakshan Bani-Etemad, Mohsen Abdolvahab; Une Nuit, Niki Karimi.

NOLLYWOOD : La star nigériane Geneviève Nnaji et l’expert Onookome Okome viendront présenter des films produits au Nigéria, dont l’industrie du cinéma est l’une des plus prolifiques au monde. Le phénomène a donné naissance à Nollywood. 4 films seront présentés au Festival. Dogs Meeting, Chika Onu; Emotional Crack et Private Sine, Lancelot Oduwa Imusen; Highway to the Grave, Teco Benson.

LES 100 ANS DE LA MAIN : Pour célébrer les 100 ans du boulevard Saint Laurent, projection du film fétiche de la communauté culturelle Montréal Main, Frank Vitale (Québec/Canada). Événement organisé en collaboration avec la Société de Développement du boulevard Saint Laurent

CINÉWILD: Quatre films saisissants présentés au Cinéma du Parc. Bangkok Loco, Phanchai Hongratnaphra (Thaïlande); George Michael : A different Story, Southan Morris (Royaume-Uni); Metal : A Headbangers Journey, Sam Dunn, Scott McFadyen, Jessica Joy Wise (Canada); Modify, Jason Gary, Greg Jacobson (États-Unis).

RÉTROSPECTIVE ALEXANDRE SOKOUROV: LES VOIX SOLITAIRES : En partenariat avec la Cinémathèque québécoise, l’ensemble des films du plus avant-gardiste des cinéastes russes, dont l’œuvre en compte plus de 40, sera présenté. Toute première rétrospective des œuvres de Sokourov de cette envergure en Amérique du Nord, l’événement présentera notamment son tout dernier film: The Sun.

Open Source : les rencontres de la création

Conçu et programmé par Catalina Briceno et Mylène Chollet, le volet OPEN SOURCE est une véritable plate-forme d'échange entre les professionnels et le public du Festival du nouveau cinéma. L'événement OPEN SOURCE : les rencontres de la création propose du 18 au 20 octobre trois jours d’allocutions, d’ateliers, de concours, de démonstrations et de performances tournés vers les mécanismes de création en cinéma et en médias interactifs. Sous le thème des NOUVEAUX PUBLICS, l'événement cherche à découvrir, mieux connaître et, surtout, être au diapason de cette nouvelle génération d’utilisateurs de médias interactifs et linéaires. Les journées OPEN SOURCE débutent tous les matins à l'hôtel GODIN avec une série de petits déjeuners présentés en association avec l’INIS, où questions, réflexions et débats stimulants, avec des personnalités connues de la scène professionnelle, lanceront le thème de la journée. La programmation de cette année explorera entre autres le phénomène des télénautes, dressera un bilan de la télévision interactive, explorera la conquête du jeu vidéo sur le cinéma et ses créateurs et s’intéressera au cinéma-cellulaire en offrant notamment une "Master Class" avec le cinéaste Don McKellar, qui a récemment réalisé un « pocketfilm ». Les activités offrant une fenêtre d’expression à la relève occupent une place prépondérante dans la programmation d'OPEN SOURCE. Mentionnons, entre autres, l’atelier de créativité animé par Benoît Pelletier, la 7e édition du concours Cours Écrire ton Court organisé en collaboration avec la SODEC ou la toute nouvelle mouture du Cyberpitch « Le Grand Prix Formule i » présenté par le Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias de Bell. OPEN SOURCE c’est aussi des soirées festives au Musée Juste pour Rire avec des activités telles que le lancement de projets de convergence Web-TV (Inuksite produit par POP6 et ADN-X produit par Inpix et Fairplay) ou la soirée Mon premier court, réunissant, dans une ambiance cabaret, des réalisateurs établis tels que Louis Bélanger, Francis Leclerc, Paule Baillargeon, Denis Côté et plusieurs autres venant nous faire (re)découvrir leurs premières oeuvres.

Les Prix

Dans la sélection internationale, la Louve d’Or Prix du meilleur long métrage, le Prix du public Radio-canada (5 000 $) et le Prix du scénario, qui consistera en une bourse de participation aux ateliers éQuinoxe, seront les 3 prix remis cette année.

Le Prix de la critique (AQCC) ira au meilleur film de fiction présenté dans les sections Sélection Internationale et Temps Ø : cinémas en mutation.

Les œuvres de la section Temps Ø : cinémas en mutation seront éligibles au Prix de l’innovation (2 500 $) remis par l’Office National du Film du Canada.

Nouveauté : le Prix de la «Main» (500 $) sera remis par la Société de développement du Boulevard Saint-Laurent à la meilleure œuvre de fiction.

L’événement OPEN SOURCE permettra la remise du Grand Prix Formule i, qui viendra saluer les efforts de la relève grâce à : 5000$ en argent remis par le Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias de Bell, une résidence en création d'une valeur de 5000$ offerte par le Vidéographe, un forfait en service-conseil de Fjord Marketing interactif & technologie pouvant atteindre une valeur de 5000$ et le prix Banff New Media Institute – soit un atelier-formation, tous frais payés, pour l'édition 6.0 du BNMI's Interactive Screen d’une valeur de 2000$. Le concours Cours écrire ton court! se déroulera également lors de l’événement OPEN SOURCE et permettra aux gagnants de recevoir le Grand Prix de 55 000$ remis par la SODEC, TELE-QUEBEC et KODAK CANADA et le Prix de l'écriture cinématographique du Conseil des arts et des lettres du Québec. Seront aussi attribués la mention spéciale SARTeC pour le meilleur scénario de langue française et le Prix du public BÉLANGER/SAUVÉ lors du concours.

Billetterie et informations générales

La pré-vente des billets aura lieu dès le samedi 8 octobre de 12h à 20h à Ex-Centris (3536, boul. Saint-Laurent).Les billets: tarif régulier 10 $, tarif étudiant 7 $ . Carnet de 5 billets à 40$, carnet de 10 billets à 75 $. Les badges : badge Festival à 150 $, donnant accès à toutes les séances du Festival, badge Impérial à 100 $, donnant accès à toutes les séances du cinéma Impérial. Les activités Open Source sont gratuites.

Le catalogue officiel du Festival sera disponible au coût de 5 $ ainsi que l’affiche (5$) dès le samedi 8 octobre. Le programme horaire est gratuit.

Pour plus d'informations, téléphonez à la ligne Info-festival (514) 844-2172, ou encore visitez notre site Internet et organisez votre horaire festival au www.nouveaucinema.ca

Lieux du Festival : Ex-Centris, Cinéma Parallèle, Cinéma Impérial, Théâtre Hall Université Concordia, Musée Juste pour Rire, Cinémathèque Québécoise, Cinéma du Parc.

Le Festival du nouveau cinéma de Montréal est rendu possible grâce à l’aide financière de la SODEC, Téléfilm Canada, le ministère du Tourisme, le ministère des Affaires municipales et des Régions, le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, la Ville de Montréal, Tourisme Montréal et la Fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et les nouvelles technologies. Le Festival remercie également ses fournisseurs officiels et tous les distributeurs pour leur appui à la réalisation de cette 34e édition.

Jurys du 34e Festival du nouveau cinéma

Et le Grand Prix du Festival de San Sebastian à Something Like Happiness

Les Prix et Jurys

Dans la sélection internationale, la Louve d’Or Prix du meilleur long métrage, le Prix du public Radio-canada et le Prix du scénario, qui consistera en une bourse de participation aux ateliers éQuinoxe, seront les 3 prix remis cette année.

Le Jury est composé de : Roland Smith, toujours ardent défenseur du cinéma d’auteur; Réal Chabot, producteur ; Laurent Lucas, comédien (Harry, un ami qui vous veut du bien, Tiresia)

Le Prix de la critique (AQCC) ira au meilleur film de fiction présenté dans les sections Sélection Internationale et Temps Ø : cinémas en mutation.

Le Jury est composé de : Luc Chaput, Pascal Grenier et Jérôme Delgado, tous 3 membres de l’Association québécoise des critiques de cinéma.

Les œuvres de la section Temps Ø : cinémas en mutation seront éligibles au Prix de l’innovation ONF.

Le Jury est composé de : Yumey Besu (Cuba), coordonateur général de la Muestra des nouveux réalisateurs de l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographique; Gilles Alvarez (France), directeur artistique du Festival Némo (images expérimentales internationales); Karim Hussain (Québec), réalisateur, scénariste et producteur. Il vient de terminer la réalisation de son 2e long métrage, La belle bête, adaptation du roman de Marie-Claire Blais mettant en vedette Carole Laure, Caroline Dhavernas et Marc-André Grondin.

La Société de développement du Boulevard Saint-Laurent remettra quand à elle le Prix de la «Main» à la meilleure œuvre de fiction.

L’événement OPEN SOURCE permettra également la remise de nombreux prix détaillés plus tôt dans la semaine.

création et réalisation par Cristian Nistor

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