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ARCHIVE
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Du 14 au 24 juillet
La 9e edition de COMEDIA
La cinémathèque
du rire au Montréal
par Tina Armaselu
A une conférence de presse tenue le 5 juillet au Café du Monument National, le Festival Juste pour rire en association avec Labatt Bleue a annoncé le programme de la 9e édition de COMEDIA, le volet cinéma du festival, qui se déroulera du 14 au 24 juillet à Montréal. Un événement à ne pas manquer qui comportera une sélection de 125 courts métrages comiques provenant de 15 pays, des premières de longs métrages et des rencontres inédits entre les festivaliers, les réalisateurs et les comédiens. Tout cela dans une ambiance festive animée par les services bar et bien arrosée par la bière Labatt Bleue.
Dans la catégorie longs métrages, le festival propose une série de premières canadiennes et mondiales parmi lesquelles : « Wedding Crashers », le film d’ouverture mettant en vedette Owen Wilson et Vince Vaughn; « L’horloge biologique » le très attendu deuxième long métrage du réalisateur québécois Ricardo Trogi ; « The Aristocrats », un des films les plus choquants, mi-documentaire, mi-fiction, de l’histoire du cinéma ; « Family Guy Presents Stewie Griffin : the Untold Story ! » le premier grand DVD non censuré de Seth MacFarlane ; « The Comedians of Comedy », l’histoire d’un groupe de comédiens à la recherche des salles pour leurs spectacles; « Quand la mer monte » le film de clôture, gagnant du César 2005 pour le meilleur film et la meilleure actrice (Yolande Moreau), et beaucoup d’autres.
La section des courts métrages présente les programmes « Eat My Shorts », « Eat My Twisted Shorts », « Eat My Nasty Shorts », « Tout Court !» et « Carte Blanche Clermont-Ferrand”, un menu bien assorti composé des meilleurs courts humoristiques. Parmi les courts de cette année on retrouve : « Cashback » qui a remporté le Prix du meilleur court métrage à plusieurs festivals dont ceux de Chicago, Bruxelles et Brest ; « The Big Empty » réalisé par Steven Soderbergh et produit par George Clooney, ainsi que « Foutaises », un court métrage de Jean-Pierre Jeunet, le réalisateur du « Fabuleux destin d’Amélie Poulin ».
Il faut mentionner la collaboration de COMEDIA avec les festivals Clermont-Ferrand, le deuxième festival le plus important en France après Cannes, avec le festival SXSW, « South By Southwest » d’Austin (Texas), avec la « Cinémathèque québécoise » pour un hommage rendu à Jean Lapointe, et la présence des collectifs locaux Kino et Kidnapper Films pendant deux soirées du festival.
Un prix du public sera accordé au meilleur long métrage. Quant aux courts métrages en anglais, ils seront éligibles pour le prix « Eat My Shorts Award for Best Short Film » et ceux en français pour le « Prix du public Tout Court ! ».
Alors, un été très chaud pour la cinémathèque du rire à Montréal !
Pour plus de détails sur l’horaire et le coût des billets, voir :
http://www.hahaha.com/fr/2005/festival/comedia/comedia.html
Sortie: 8 juillet
Aurore
« Ça nous intéresse mais ça ne nous regarde pas … »
par Tina Armaselu
Durée: 1h50
Distribution: Marianne Fortier, Serge Postigo, Hélène Bourgeois-Leclerc, Yves Jacques, Rémy Girard, Stéphanie Lapointe
Scénario / Réalisation: Luc Dionne inspiré du livre Aurore par André Mathieu
Au début du siècle, à Sainte-Philomène de Fortierville, un petit village à mi-chemin entre Québec et Trois-Rivières, une petite fille de 11 ans succombe aux mauvais traitements infligés par ses parents. Après la mort de sa femme, Télesphore Gagnon (Serge Postigo) se remarie avec sa belle cousine Marie-Anne Houde (Hélène Bourgeois-Leclerc) en lui confiant ses quatre enfants. Aurore (Marianne Fortier), la plus jolie d’entre eux et qui ressemble beaucoup à sa mère, devient la cible de la haine de la marâtre décidée de se débarrasser d’elle à tout prix.
L’histoire vraie d’Aurore, la petite martyre de Sainte-Philomène de Fortierville, est restée gravée dans l’imaginaire québécois, en inspirant plusieurs ouvrages dont le livre d’André Mathieu, des pièces de théâtre et un film réalisé en 1952. Au-delà du drame d’Aurore, victime de la violence de sa belle-mère et de l’ignorance et de l’incompréhension de son père, le réalisateur et scénariste Luc Dionne essaie de créer l’image d’une communauté où règne la loi du silence. Dans un village où le curé n’est qu’un philosophe pour lequel la vie et les gens sont des catégories abstraites et où les affaires de famille représentent de véritables tabous, la vie d’un enfant sans défense face aux abus des adultes peut facilement devenir un calvaire. Il s’agit alors d’un problème toujours actuel, celui de l’injustice envers les plus vulnérables que la société accepte en se taire, idée bien exprimée par une réplique du film : « Ça ne nous regarde pas ... Ça nous intéresse, mais ça ne nous regarde pas…. ».
Sortie: 22 juillet
Me and You and Everyone We Know
par Tina Armaselu
Durée: 1h30
Distribution: Miranda July, John Hawkes, Miles Thompson, Brandon Ratcliff
Scénario / Réalisation: Miranda July
Gagnant du prix Caméra d'Or au festival de Cannes 2005 et du prix spécial du jury à Sundance Film Festival 2005, le film de début de la réalisatrice et scénariste Miranda July nous transporte dans un univers où la réalité acquiert une dimension poétique. La candide et excentrique Christine Jesperson (Miranda July) essaie de transformer en réalité ses attentes romantiques et ses aspirations d’artiste. Elle rencontre Richard Swersey (John Hawkes), vendeur de chaussures et père de deux garçons, séparé de sa femme qui, comme Christine, attend que des événements hors du commun changent tout dans sa vie. Mais une fois les dés jetés, il s’avère qu’il n’est pas facile de transformer une simple rencontre en une vraie relation.
Le film de Miranda July n’est pas pourtant un conte romantique. Il s’agit plutôt d’une transposition du quotidien qui, filtré par la sensibilité de l’artiste, se charge dans ses menus détails de significations particulières : un petit poisson doré oublié dans un sac en plastique sur la capote d’une voiture, le tableau d’un oiseau accroché dans un arbre, le disque orange du soleil à l’aube. C’est un monde où les choses, les situations, les destins apparemment disparates sont en effet connectés entre eux par des fils invisibles. Dans un mélange d’ironie douce-amère, d’introspection et de sympathie, July fait interférer l’histoire de Christine et de Richard avec d’autres histoires. Elle crée une sorte de collage de scènes, de personnages, de situations qui ont du sens seulement considérés ensemble. Un univers à petite échelle qu’on retrouve synthétisé dans le dessin que le garçon aîné de Richard dédie à son petit frère et qu’il appelle : « toi et moi et tout le monde qu’on connaît ».
Sortie : 10 juin
Wedding Crashers
A chacun sa moitié
par Tina Armaselu
Durée: 1h59
Distribution: Owen Wilson, Vince Vaughn, Christopher Walken, Rachel McAdams, Isla Fisher, Jane Seymour
Réalisation: David Dobkin
Scénario: Steve Faber, Bob Fisher
Deux médiateurs en divorce, John Beckwith (Owen Wilson) et Jeremy Klein (Vince Vaughn), ont comme hobby de participer à des mariages où ils ne sont pas invités, en quête d’aventures d’une nuit. Mais lors d’un mariage apprécié comme l’événement social de l’année, ils rencontrent deux filles qui bouleversent complètement les règles de leur jeu, jusque là pratiqué avec beaucoup de succès.
Wedding Crashers est une parodie des mœurs actuelles, aux accents de satire sociale. Les personnages, aux traits le plus souvent caricaturaux, composent une galerie bigarrée de portraits où on retrouve l’escroc sentimental, les femmes seules en quête d’époux, le politicien omnipotent, le fiancé de « sang bleu », la « grande dame » qui aime flirter avec des hommes plus jeunes. Tout cela dans une suite de situations cocasses qui n’exclut pas le conflit et la leçon moralisatrice de la fin : « A chacun sa moitié ».
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